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France : Interdiction de la Burqa…. verte?


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(lorsque la droite était au pouvoir)


Abdelkrim BADJADJA
Mardi 24 Décembre 2013

Source de la photo :  « Pourquoi les chirurgiens ont-ils des blouses vertes ? » http://www.blogg.org/blog-87445-date-2010-11-15-billet-les_blouses_vertes-1270381.html
Source de la photo : « Pourquoi les chirurgiens ont-ils des blouses vertes ? » http://www.blogg.org/blog-87445-date-2010-11-15-billet-les_blouses_vertes-1270381.html
C’est un grand jour à l’hôpital Cochin de Paris : inauguration d’un nouveau bloc opératoire utilisant les dernières technologies en matière d’interventions chirurgicales, et diffusant les images en direct par satellite dans le monde entier ! Vous vous rendez compte ? On n’est pas peu fier de damer le pion pour une fois à ces prétentieux américains, n’est-ce pas monsieur le ministre de l’immigration et de l’identité nationale ? Vous un parfait immigré-intégré franco-maroco-libanais.

Que du beau monde pour cette inauguration. En plus du ministre déjà cité, relevons la présence de prestigieuses personnalités : les présidents de l’assemblée nationale et du sénat, celui du conseil d’état également, les ministres de la santé bien sûr, et de l’intérieur (sans son compagnon occupé à fureter ailleurs), celui des affaires étrangères qui bouscule tout le monde pour apparaître au premier rang « après tout je suis bien french doctor non ? », d’autres illustres inconnus dont l’Histoire bien ingrate n’aura pas retenu le nom, et enfin le préfet de police de la région parisienne dont tout le monde se demande avec quelque anxiété « qu’est-ce qu’il fout là celui-là?, on n’a rien fait non, va voir du coté de Barbès si nous y sommes ! ».

La presse aussi est présente pour cette cérémonie digne des plus grands fastes des pays du Tiers-monde, nous avons tous les mêmes faiblesses : apparaître au premier rang sur les écrans TV, « Hé le french doctor, pousse-toi de là, après tout tu viens de l’autre coté de la barrière où tu aurais mieux fait de rester avec ton compère immigré-intégré ! ».

Le directeur général de l’hôpital, un vrai docteur lui en blouse blanche comme il se doit, conduit tout ce beau monde au premier étage du nouveau bloc opératoire d’où l’on peut suivre à travers une luxueuse verrière aux vitres fumées afin de ne pas perturber les chirurgiens dans leur travail, la première intervention chirurgicale diffusée in live par toutes les chaînes TV de la planète. Tiens, on aurait tout aussi bien pu suivre cet évènement de son propre bureau sans avoir eu à se déplacer en voiture au milieu de ces chauffards parisiens, de vrais grognons français, ne sommes-nous pas le peuple le plus râleur (pour ne pas dire raseur) du monde ? Et ces étudiants imberbes qu’est-ce qu’ils foutent là eux aussi ? Une âme charitable leur fait aimablement remarquer que les étudiants sont là pour leur pain, pardon pour leur cours quotidien, et les vrais intrus ce sont eux « french doctor » en tête. Enfin passons…

Tous les membres de la délégation officielle penchent la tête gravement vers le bloc en contrebas, et arborent une mine studieuse, sourcils relevés, pour suivre avec beaucoup d’attention (TV oblige, alors qu’ils n’en ont rien à foutre) les commentaires du chirurgien en chef appuyés par le directeur de l’hôpital déjà passablement irrité par cette visite ministérielle, alors qu’il a d’autres chats, pardon chirurgiens à fouetter.

Tout à coup :
- Ho ! s’exclame le président de l’assemblée nationale.

- Hé ! appuie de son coté le président du sénat.

- C’est quoi ça ? s’interroge courroucé le ministre immigré-intégré.

- Mais c’est une véritable provocation ! s’indigne la ministre de l’intérieur qui a laissé son compagnon dans un placard.

- Quoi, une infraction flagrante à la loi votée par le parlement ? s’exclame le french doctor qui a rangé au placard lui aussi ses premiers amours.

- Infraction vous avez dit, intervient le préfet de police de la région parisienne qui sort aussitôt son calepin oubliant qu’il ne joue plus les concombres sur les chaussées parisiennes.

- Mais enfin, que se passe-t-il ? s’indigne le directeur de l’hôpital, qui est désormais convaincu qu’il perd vraiment son temps avec ces messieurs en costumes-cravates, et cette dame en pantalon, le même que celui de son compagnon enfermé dans un placard ?

- Ha ha ha, ricane dans sa barbe le président du conseil d’état qui a tout compris, et qui attend son heure pour remettre à leur place ces parlementaires et ministres faussement indignés comme toujours.

- Hé, vous allez nous dire quelles fautes auraient commises les chirurgiens ? interrogent en cœur les représentants de la presse nationale et internationale, en direct s’il vous plaît.

- Mais enfin, vous ne voyez rien, faudrait-il que l’on vous explique à chaque fois ce qui se passe ? répond le président de l’assemblée nationale franchement irrité par cette question inopportune.

- Du calme voyons mon cher collègue, intervient condescendant et olympien le président du sénat du haut de ses 70 ans, il en a vu d’autres.


- Bon, je vais vous expliquer en quoi il y a infraction aux lois en vigueur dans notre pays, consent à intervenir la ministre en pantalon sans son compagnon.

- Nous sommes toutes ouies toutes oreilles madame la ministre, s’exclament en cœur les représentants de la presse nationale et internationale, en direct s’il vous plaît. Tout ce que nous voyons c’est des chirurgiens en blouses vertes en train d’opérer, où est le problème ?

- Le problème, vous venez de l’évoquer, explique doctement la ministre en pantalon (sans son…enfin) : les blouses dont vous parlez, ce sont de véritables Burqas, de couleur verte et non noire c’est vrai, mais de vraies Burqas qui enveloppent entièrement le corps des chirurgiens. Alors que nous venons de voter une loi interdisant le port de la Burqa partout en France, en premier lieu dans toutes les administrations publiques, y compris les blocs opératoires. Maintenant, si l’on commence à violer la loi dans nos hôpitaux, où allons-nous ?

- Mais enfin madame…explose le directeur de l’hôpital.

- Je vous en prie hein, le coupe la ministre en…, « madame la ministre » s’il vous plait, pas de familiarité, c’est quoi cet hôpital ?

- Madame la ministre, soupire le directeur de l’hôpital résigné certes au respect du protocole, mais se cabrant face à cette intrusion dans la gestion de son établissement. C’est le règlement de l’hôpital qui oblige les chirurgiens à se vêtir complètement de blouses médicales entièrement aseptisées, de couleur verte pour tous les médecins hommes et femmes, d’ailleurs le chirurgien en chef qui conduit cette opération est une dame tout aussi honorable que vous madame…la ministre, s’offusque le directeur en appuyant sur le dernier mot.

- Qui a signé ce règlement dont vous parlez ? s’indigne la ministre en…

- Moi bien entendu, en ma qualité de directeur de l’établissement, confirme le directeur intrigué.

- Vous entendez messieurs-dames, s’écrie la ministre en…, voilà plusieurs cas de violations flagrantes de la loi. Monsieur le préfet de police, veuillez notez s’il vous plait : des chirurgiens qui portent la Burqa, encore heureux que le malade lui n’en porte pas, un directeur qui ordonne par voie réglementaire un viol caractérisé des lois de notre pays, et en plus ce monsieur reconnaît publiquement face à la terre entière qu’il a obligé une femme, la chirurgienne en chef, à porter la Burqa alors que ce n’est même pas son épouse ! Ah mais, où allons-nous comme ça !

- Ha ha ha, s’esclaffe le président du conseil d’état, je vous avais bien averti que vous auriez du mal à appliquer cette loi inopportune. Voilà où nous en sommes. Ridiculisés face à la terre entière !


Mardi 24 Décembre 2013


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 24/12/2013 09:55 | Alerter
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Ah, pas mal, l'histoire ! Voila une manière d'une bonne finesse humoristique de montrer le ridicule de nos politiciens, toutes tendances confondues.

Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon ce serait une véritable hécatombe chez nos "élites" !

Dire que notre pays, patrie des droits de l'homme et du citoyen, terre d'accueil il n'y a pas si longtemps, est dirigée par une telle clique d'incapables et d'individus aussi crapuleux que ceux-là ! Quelle tristesse, et quel malheur pour notre beau pays !

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