Politique Nationale/Internationale

Face à la crise économique mondiale, accroissement du taux de chômage et tensions sociales à travers le monde


Face à la crise économique mondiale, accroissement du taux de chômage et tensions sociales à travers le monde : urgence de repenser un nouveau modèle socio- économique mondial


Professeur des universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL


Abderrahmane MEBTOUL
Mercredi 3 Juin 2020

Face à la crise économique mondiale, accroissement du taux de chômage et tensions sociales à travers le monde

DECROISSANCE, CHOMAGE ET TENSIONS SOCIALES

L’épidémie de coronavirus touche tous les continents où la population totale par zone géographique en 2019, est répartie ainsi : Asie ( 59,7%) avec 4 504 428 000 habitants, l’Afrique (16,6%) avec 1 256 268 000 habitants, l’Europe(9,8%) avec 742 074 000 habitants, l’Amérique du Sud ( 5,3%) plus Amérique du Nord (4,7%) et l’Océanie (0,5%) avec 645 593 000 habitants. Cette crise touche notamment les pays qui tirent la croissance La Chine, les USA et l’Europe. L’Algérie fait partie de ce monde turbulent et instable, largement connectée à l’économie mondiale via la rentre des hydrocarbures, principal ressource en devises, subit de plein fouet cette récession à l’instar de bon nombre de pays du Tiers Monde. comme, je viens de le démontrer dans plusieurs interviews internationaux aux USA et en Europe (American Herald Tribune –USA- 07 mai 2020« Pr Abderrahmane Mebtoul - The World’s Deep Geostretegic Change After the Coronavirus 2020/2030/2040 ». Le monde de demain devrait s’orienter vers un nouveau modèle géostratégique, culturel social et économique 2020/2030, pour ce dernier , fondé sur de nouveaux comportements , plus de solidarité sociale , de nouveaux segments créateur de valeur ajoutée comme l’intelligence artificielle, le digital, les économies d’énergie et le développement des industries écologiques afin d‘éviter une catastrophe planétaire pire que celle du coronavirus. Dans le domaine de l’emploi avec l’arrêt de la machine économique, le taux de chômage explose à travers le monde devant imaginer d’autres mécanismes de régulation et de solidarités sociales pour éviter des implosions sociales Face à cette situation économique et sociale, nous assistons à travers le monde à de vives tensions sociales et à une méfiance vis-à-vis des pouvoirs en place notamment des partis politiques traditionnels qui n’ont pas su s’adapter à ce nouveau monde et donc un divorce Etat-citoyens

1-Face à, une crise sans précédent touchant toute la planète , le monde ne sera plus jamais comme avant , la crise de 2020 préfigurant , non pas la fin de la mondialisation, mais une nouvelle architecture des relations entre l’Etat régulateur et le Marché encadré pour certains services collectifs (santé, éducation), et d’importants impacts sur les relations politiques et économiques internationales. En cette période de crise, s’impose la solidarité mondiale et nationale, passant par une moralité sans faille des dirigeants, la compétence et l’expérience de la gestion nouvelle du management politique et économique notamment de nouveaux mécanismes de régulation sociale, en n’oubliant jamais que sans un retour à la croissance durable les mesures conjoncturelles d’injection massive de centaines de milliards de dollars ) à travers l’endettement des Etats ne font que reporter la crise dans le temps. Contrairement au passé, en ce XXIème siècle les nouvelles technologies à travers Facebbok contribuent à refaçonner les relations sociales , les relations entre les citoyens et l’Etat, par la manipulation des foules, pouvant être positif ou négatif lorsque qu’elle tend à vouloir faire des sociétés un Tout homogène alors qu’existent des spécificités sociales des Nations à travers leur histoire. Cela peut conduire à effacer tout esprit de citoyenneté à travers le virtuel, l’imaginaire, la dictature des mots et la diffusion d’images avec pour conséquence une méfiance accrue vis-à-vis des informations officielles par la manipulation des foules, lorsque des responsables politiques formatés à l’ancienne culture ne savent pas communiquer. Cela pose les limites d’une analyse strictement économique renvoyant à l’urgence d’intégrer les comportements au moyen d’équipes pluridisciplinaires complexes pour comprendre l’évolution de nos sociétés et agir sur elle, technologues, historiens, économistes, médecins, anthropologues, psychologues, psychiatres, sociologues, démographes et les juristes pour la codification. Ces analyses renvoient aux théories du désordre où n’existe pas de situations statiques, le monde étant en perpétuel mouvement où au désordre se substitue au bout d’un certain temps un ordre relatif. devant être modeste dans toute déclaration surtout politique, car aucun expert ne peut prédire combien de temps va devoir durer la mise à l'arrêt de fait des différents pays pour contenir le virus. Avec une crise sans pareille, depuis la crise 1928/1929, au moment où l’interdépendance des économies était faible, n’étant pas assimilable à la crise de 2008, aucun expert, pouvant seulement élaborer des scénarios, ne peut prédire si les activités de consommation et d'investissement vont pouvoir rebondir une fois que les quarantaines seront levées. Comparable à une catastrophe naturelle, voire à une guerre avec une ennemi sans visage, l’épidémie du coronavirus et devant la gérer en tant que telle, a un impact sur l’économie mondiale qui connaitra en 2020, trois chocs, un choc de l’offre avec la récession de l’économie mondiale, un choc de la demande du fait de la psychose des ménages, et un choc de liquidité. Mais si les impacts de l’’épidémie du coronavirus sont un danger pour le présent, elles sont porteuses d’espoir pour l’avenir de l’humanité, une opportunité par notre capacité à innover par une autre gouvernance et pour un monde plus juste et solidaire surtout dans un segment, finalité de l’Economique, satisfaire la demande sociale , préserver l’emploi et le pouvoir d’achat. C’est que la situation sociale actuelle est le produit de la récession économique. Selon le Fonds monétaire international (FMI), le produit intérieur brut mondial va reculer de 3 % en 2020, bien plus que lors de la grande récession de 2009, quand il avait baissé de 1,7 %. « A moins qu’on trouve une parade, les conséquences sociales risquent d’être bien pires », selon Michael Marmot, professeur à University College London et auteur d’un rapport de référence sur les inégalités dans la santé au Royaume-Uni. Cette crise n’est pas une affaire de semaines, pas une affaire de mois, mais une affaire d’années, alertait le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. De fait, tous les indicateurs montrent que la crise sanitaire du nouveau coronavirus a déclenché une crise économique et sociale, qui, loin d’être linéaire, pourrait se faire par vagues successives, lesquelles suivront indéniablement le rythme du Covid-19. Et c’est surtout la phase de déconfinement qui préfigurera de l’ampleur de la crise. Ce sera une vague structurelle, certains secteurs d’activité ont une capacité de rattrapage, d’autres non, certains repartant tout de suite, d’autres secteurs doivent attendre encore. Partout à travers la planète, le confinement de plusieurs milliards de personnes est en train de provoquer un gigantesque choc social. La première répercussion visible se trouve dans les soupes populaires et les banques alimentaires. Des millions de personnes qui vivaient sans réserve financière ont basculé en même temps, soudain sans ressources. D’où dans l’urgence, de nombreux pays ont mis en place ou élargi les dispositifs de chômage et les aides sociales, certains économistes et politiques préconisant un revenu minimum universel. C’est que la crise actuelle de 2020 a montré toute la vulnérabilité des économies mondiales face à des chocs externes imprévisibles, surtout des pays reposant sur une ressource éphémère dont le prix dépend de facteurs exogènes échappant aux décisions internes.

2-Concernant le monde du travail, il est établi qu’en période de crise économique, les mobilisations autour des syndicats traditionnels sont plutôt défavorables. Dans le secteur privé, les syndicats et les salariés vont être mis sous pression par la baisse de l’activité économique et exposés à un chantage à l’emploi peu propice pour porter des revendications d’améliorations des conditions de travail et des salaires d’où le risque de revendications spontanées sans encadrement . La reprise est partielle, plusieurs secteurs n’ont pas pu rouvrir et des salariés ne peuvent pas reprendre non plus leur activité, parce qu’il sont malades, à risque, ou qu’ils ont des enfants. Par ailleurs, en sortie de confinement, de nombreuses entreprises notamment les petites PMI/PME qui étaient déjà en difficultés avant la crise se retrouvent à court de liquidités, et là encore les prêts garantis par l’État sont insuffisants et nous devrions assister à de nombreuses faillites et des redressements judicaires . « L’impact du Covid-19 sur l’emploi est profond, d’une grande portée et sans équivalent », selon l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les ravages sanitaires et sociaux du Covid-19. Sur une population active de 3,3 milliards de personnes, plus de quatre sur cinq sont affectées par la fermeture totale ou partielle des lieux de travail, évalue l’OIT. La pandémie provoque un double choc économique d’offre et de demande, sous l’effet du confinement et de l’arrêt des chaînes de production. En France les demandes d’autorisation de chômage partiel sont passées de 12,4 millions à 11,8 millions en avril d’après les chiffres publiés mercredi 20 mai par le ministère du travail, signant le début « d’une décrue », selon la ministre du travail, Muriel Pénicaud, interrogée sur CNews. Les chiffres sont effrayants aux États-Unis avec 10 millions de nouvelles inscriptions en deux semaines entre mars et avril 2020 ,bien plus que le pic de 800.000 atteint en 2008 ! Idem au Canada avec 2,13 millions d’inscrits aussi sur la quinzaine. En Grande-Bretagne, le nombre - 950.000 nouvelles demandes entre le 16 et le 31 mars - est dix fois plus important que la normale. Dans une Europe plus protectrice qui dispose de filets de sécurité, la part du chômage partiel explose. En Allemagne, près de 500.000 entreprises ont fait la demande en mars, c’est vingt fois plus qu’après la crise financière sur un mois. « Du jamais vu ! Le choc est immédiat, ponctue Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi et affaires sociales de l’OCDE. Pendant la crise de 2008, l’augmentation du chômage, aussi très importante, a pris du temps » L’inquiétude est d’autant plus forte, insiste l’OIT, qu’une part significative de la main-d’œuvre travaille dans l’économie informelle dans ces pays, jusqu’à 90 % en Inde. Or, ces travailleurs « au noir » n’ont quasiment pas de protection sociale, pas d’allocation-chômage et peu accès aux infrastructures de santé. Cela touche les secteurs les plus à risque, le transport, les services d’hôtellerie et de restauration, l’industrie manufacturière, et le commerce de détail. Cela concerne 1,25 milliard de travailleurs exposés à des licenciements, pertes d’activité et de revenus.. La crise aux USA a détruit 20,5 millions d’emplois au mois d’avril 2020 , du jamais vu en si peu de temps, et le taux de chômage a bondi à 14,7 %, au plus haut depuis les années 1930, selon les données du département du Travail et le nombre de personnes sans emploi est passé de 15,9 millions à 23,1 millions. Par ailleurs, le nombre de personnes qui occupent un emploi à temps partiel pour des raisons économiques a presque doublé, et atteint 10,9 millions. En mai 2020 Le taux de chômage aux États-Unis devrait connaître un niveau historique , le pays ayant enregistré 3 millions de nouvelles demandes d’allocation en une semaine, alors qu’il en recevait 200 000 à 250 000 avant la crise sanitaire.

3.-L’OIT souligne que sur une population active de 3,3 milliards de personnes, plus de quatre sur cinq sont affectées par la fermeture totale ou partielle des lieux de travail, évalue l’OIT. La pandémie provoque un double choc économique d’offre et de demande, sous l’effet du confinement et de l’arrêt des chaînes de production. Le sous-emploi devrait lui s'accroître de manière significative au fur et à mesure que les conséquences économiques de l'épidémie se traduiront par des réductions des horaires de travail et des salaires. La crise économique provoquée par l'épidémie de coronavirus pourrait, selon les différents scénarios, détruire des millions d’emplois dans le monde venant grossir les rangs mondiaux des chômeurs estimés à 190 millions. Nous avons le scénario optimiste 5,3 millions le scénario intermédiaire 13,0 et le scénario pessimiste 24,7 millions en référence au chiffre de base de 188 millions en 2019. L’OIT pointe les secteurs les plus à risque, le transport, les services d’hôtellerie et de restauration, l’industrie manufacturière, et le commerce de détail, concernant 1,25 milliard de travailleurs exposés à des licenciements, pertes d’activité et de revenus. La baisse du nombre d'emplois entraînera des pertes massives en matière de revenus pour les travailleurs.. L'organisation appelle donc à des mesures urgentes pour la protection des travailleurs sur leur lieu de travail, la relance de l'économie et de l'emploi ainsi que le soutien aux emplois et aux revenus. Ces mesures nécessitent l'élargissement de la protection sociale, un soutien en matière de maintien des emplois (comme par exemple le travail partiel, les congés payés ou d'autres aides) ainsi qu'un allégement fiscal et financier, y compris pour les microentreprises et les petites et moyennes entreprises. Pour l’Asie ,l’Amérique latine et l’Afrique dont le nombre d’emplois dans la sphère informelle est élevé seront les zones les plus touchées. Ll’OIT estime que 6,7 % des heures de travail dans le monde pourraient disparaître au deuxième trimestre, soit 195 millions d’équivalents temps plein pour une semaine de 48 heures, dont 125 millions en Asie, 24 en Amérique et 20 en Europe. Ce ne sont que la conséquence des chaînes d’approvisionnement régionales et mondiales qui ont été perturbées avec le déclin de l’activité économique et les contraintes pesant sur la circulation des personnes ont une incidence sur le secteur des services, tourisme, les voyages et le commerce de détail qui sont particulièrement fragiles et une première évaluation du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) prévoit une chute des arrivées internationales jusqu’à 25 pour cent en 2020 qui mettrait en danger des millions d’emplois. Les pertes globales de revenu du travail devraient se situer entre 860 et 3 440 milliards de dollars. Mais ce sont surtout les couches les plus fragiles , certaines estimations d’institutions internationales qu’il pourrait y avoir 8,8 millions de travailleurs pauvres de plus dans le monde que prévu à l’origine (c’est-à-dire un recul global de 5,2 millions de travailleurs pauvres en 2020 contre un recul estimé à 14 millions avant le COVID-19). Dans le cadre des scénarios moyen et pessimiste, il y aurait entre 20,1 et 35,0 millions de travailleurs pauvres de plus que dans l’estimation faite pour 2020 avant le COVID-19. Ces études identifient plusieurs groupes: les personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents et les personnes âgées ont le plus fort risque de développer de graves problèmes de santé ; les jeunes, qui connaissent déjà de forts taux de chômage et de sous-emploi, les femmes sont surreprésentées dans les secteurs les plus touchés (comme les services), l’OIT estimant qu’à travers le monde 58,6 pour cent des employées travaillent dans le secteur des services, contre 45,4 pour cent des hommes, où les femmes ont aussi moins accès à la protection sociale ; les travailleurs non protégés, dont les travailleurs indépendants, les travailleurs précaires et ceux de l’économie des petits boulots, n’ayant pas accès aux dispositifs de congé maladie et de congés payés, et sont moins protégés par les mécanismes conventionnels de protection sociale et autres formes de stabilisation des revenus et enfin les travailleurs migrants. Toujours selon l’OIT , un jeune sur six à travers le monde privé d’emploi en raison de la pandémie Selon l’OIT les moins de 29 ans qui ont conservé leur emploi ont vu leur temps de travail diminuer de 23 %. De plus, environ la moitié des jeunes étudiants font état d'un « retard probable » dans la réalisation complète de leurs études, tandis que 10 % d'entre eux s'attendent à ne pas être en mesure de les terminer. Avec un taux de 13,6 % en 2019, le chômage des jeunes était déjà plus élevé que dans tout autre groupe de population. Environ 267 millions de jeunes étaient sans emploi tout en étant ni scolarisés ni en formation. Et les 15-24 ans qui travaillaient occupaient généralement des formes d'emploi les rendant plus vulnérables, soit parce qu'il s'agissait d'emplois mal rémunérés ou d'emplois informels, soit du fait de leur statut de travailleurs migrants. Concernant justement l’informel, selon les rapports du FMI et de l’OIT, les taux d’informalité varient considérablement d’un pays à l’autre, allant de 30 % dans divers pays d’Amérique latine à plus de 80 % dans certains pays d’Afrique subsaharienne ou d’Asie du Sud-Est. Avec l’épidémie du coronavirus, est posée toute la problématique de la population occupée dans cette sphère sans protection sociale, vivant au jour le jour, notamment en Asie, Amérique latine et en Afrique où nous assistons à des images révoltantes lors du confinement. Si la crise économique venait à durer, nous assisterons à des révoltes sociales avec des incidences politiques sur les régimes en place sans légitimité populaire. La crise frappe en particulier les femmes - plus durement et plus rapidement que les autres groupes de population. Toujours selon l’OIT, un dépistage rigoureux entraîne beaucoup moins de perturbations sur le marché du travail et au plan social que les mesures de quarantaine et de confinement. Dans les pays qui testent massivement la population et organisent de vastes opérations de dépistage, la diminution moyenne des heures de travail est ainsi réduite jusqu'à 50 % pour trois raisons les tests et le dépistage réduisent la nécessité d'appliquer des mesures de confinement strictes ; ils favorisent la confiance du public, encourageant la consommation et contribuant à soutenir l'emploi ; et ils permettent de réduire au minimum les perturbations opérationnelles sur le lieu de travail.

4.-En résumé, le monde traverse une très grave crise économique, d’où l’urgence de trouver des solutions réalistes et innovatrices pour éviter de vives tensions sociales qui touchent en premier lieu les pays les plus vulnérables mais également de larges couches des pays développés. Ce qui se passe actuellement aux Etats Unis d’Amérique après la bavure policière, avec la marginalisation des minorités, est également, la conséquence de la grande fracture des inégalités sociales. Les tensions sociales ne sont donc pas propres à un pays mais avec une spécificité de pays dépendant pour ses ressources en devises d’une ressource éphémère, les hydrocarbures ou autres matières premières, dont le prix est fonction d’un retour à la croissance de l’économie mondiale. A titre d’exemple, mais pouvant être généralisé à la majorité des pays en voie de développement, l’Algérie essaie avec ses faibles moyens, de surmonter cette crise sanitaire et économique, étant un petit pays avec 180 milliards de dollars de PIB pour une population au 01 janvier 2019, 43 millions d’habitants, mais un pilier stratégique de stabilité de la région. Si l’on prend en référence l’année 2019, à titre de comparaison nous avons pour les pays riches , sur un PIB mondial de 84.740 milliards de dollars , 20.494 milliards de dollars de PIB pour les USA (à prix courant) pour 328 millions d’habitants, la Chine 13407 milliards de dollars pour une population de 1,39 milliard d’habitants, le Japon 4971 milliards de dollars pour une population de 126 millions , la Russie 1600 milliards de PIB pour une population de 147 millions , la Grande Bretagne un PIB de 2855 milliards de dollars pour une population de 65 millions, l’Union européenne 18.750 pour une population de 513 millions, dont 2762 milliards de dollars la France pour 67 millions d’habitants et 4000 milliards de dollars pour l’Allemagne pour une population de 83 millions. Mais l’exemple le plus frappant sont les pays à faible population comme la Hollande un PIB 914 milliards de dollars pour une population de 17 millions d’habitants , la Belgique avec un PIB de 532 milliards de dollars pour une population de 11,5 millions d’habitants et la Suisse pour un population de 8,5 millions d’habitants un PIB de 703 milliards de dollars de PIB. Or, pour l’ensemble des pays du Maghreb avec environ 100 millions d’habitants le PIB ne dépasse 400 milliards de dollars,( Algérie 180, Maroc 118, Libye 43, Tunisie 39 et Mauritanie 5 milliards de dollars), montrant le long chemin à parcourir pour l’intégration maghrébine dont les échange intra ne dépasse pas 3%. Les expériences historiques montrent clairement que les richesses naturelles n’ont pas d’effets directs sur le niveau de développement et que les deux fondamentaux sont la bonne gouvernance et le savoir. D’où l’importance d’une gouvernance centrale et locale rénovée, fondée sur une société plus participative autour de grands pôles régionaux mondiaux et locaux, afin de s’adapter à la crise actuelle. Le modèle mondial socio-économique actuel à moyen et long terme devrait être plus social, loin de tout étatisme bureaucratique et qui devrait connaitre une profonde transformation entre 2020/2030 avec des incidences politiques.

01 juin 2020 ademmebtoul@gmail.com


Mercredi 3 Juin 2020


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