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FMI: Fonds de la «magouille» internationale, le cas Algérien


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Le Fonds monétaire international (FMI) revient à la charge en recommandant à l’Algérie de lever l’interdiction du crédit à la consommation et de réviser la règle du 51/49.


Z.M.
Mercredi 14 Novembre 2012

FMI:  Fonds de la «magouille» internationale, le cas Algérien
Le FMI, après avoir puisé dans les réserves algériennes la colossale somme de 5 milliards de dollars, vient s’immiscer dans les affaires du pays. L’objectif est de laisser couler dans les veines des banques privées la liquidité de la Banque centrale, d’une part.

Libérer l’actionnariat. Le 100% étranger souhaité, d’autre part. Ces recommandations évoquent une certaine période de méfiance dans la mémoire des Algériens : ajustements structurels, service de la dette, dévaluation de la monnaie nationale, hausse des taux d’intérêt, réduction des dépenses publiques, démolition des sociétés nationales, blocage des salaires, endettement sans cesse accru n’ont qu’un sens dans la mémoire des Algériens : FMI.

Le Fonds monétaire international (FMI) revient à la charge en recommandant à l’Algérie de lever l’interdiction du crédit à la consommation, décidée par le gouvernement en 2009 pour freiner l’explosion des importations.

Le chef de la mission du FMI, Zeine Zeidane, en visite de quelques jours en Algérie, a plaidé pour le retour du crédit à la consommation, en soulignant ainsi la position de l’institution financière mondiale qui s’est toujours opposée à cette mesure, depuis sa parution dans l’article 75 de la loi de finances complémentaire pour 2009.

Dans ses rapports précédents, le FMI a toujours préconisé la levée de l’interdiction du crédit à la consommation, considérée comme «un obstacle au développement du secteur financier « et un frein à la croissance du commerce international et à la libre circulation des marchandises.

L’Algérie répliquait à chaque fois, par le biais de son ministre des Finances, que l’adoption de cette loi est «une décision souveraine du pays» qui entend protéger l’économie nationale, d’autant plus que le crédit à la consommation a toujours profité aux opérateurs étrangers au détriment des producteurs nationaux.

M. Karim Djoudi avait donné l’exemple des constructeurs automobiles français et asiatiques qui parvenaient à écouler leurs marques sur le marché algérien, en dépit de la crise économique de 2008 qui étouffait l’Europe et les Etats-Unis.

Le ministre leur reprochait alors leur engouement accru pour les opérations commerciales et leur désengagement absolu pour l’investissement productif qui devait se baser sur l’instauration d’usines de montage et permettre la création d’emplois et un transfert de savoir-faire.

Malgré la hausse effrénée des dépenses, la fragilité de l’économie algérienne de par sa quasi-dépendance des hydrocarbures (97 %), l’institution de Bretton Wood’s insiste à chaque fois sur la levée de l’interdiction du crédit à la consommation dans la perspective de persuader le gouvernement algérien de revenir sur cette mesure «anti-importation», décidée dans l’urgence pour contrer un déficit de la balance commerciale. Pour l’expert international, Malek Serrai, le FMI souhaite vivement le retour du crédit à la consommation car l’institution financière internationale pense avant tout aux intérêts des multinationales.

«Car octroyer du crédit aux ménages pour l’achat des produits importés c’est financer les usines étrangère à partir de l’Algérie», a-t-il soutenu. L’Algérie rétablira le crédit à la consommation mais d’une manière restrictive Cet économiste a salué par ailleurs l’intention du gouvernement d’instaurer un crédit à la consommation restrictif, limité strictement à l’achat de produits nationaux et de produits de marques étrangères fabriqués localement en partenariat avec les entreprises algériennes.

Outre le secteur financier, le représentant mauritanien de l’institution de Bretton Wood’s s’est prononcé sur la loi relative à l’investissement en Algérie, en exhortant les autorités algériennes à revoir la règle 49/51% relative au IDE. Il a proposé aux pouvoirs publics de «limiter l’application de cette règle aux secteurs jugés stratégiques par l’Etat tels que le secteur des hydrocarbures et d’exclure les autres secteurs de cette règle jugée restrictive pour les opérateurs étrangers.

Là encore, le docteur Serrai affirme, en tant que membre de la Commission nationale de la relance de l’industrie, que la règle 49/51% est intouchable «ni dans le fonds ni dans la forme» notamment pour les secteurs stratégiques.

Il a assuré par contre qu’il y aura un assouplissement sur le plan technique pour «les petits projets de partenariat», qui concerne les PME et les PMI. «Mesure protectionniste, certes, mais elle existe même dans les pays ultralibéraux qui prônent le libéralisme», juge t-on.



Mercredi 14 Novembre 2012


Commentaires

1.Posté par Al Damir le 14/11/2012 17:41 | Alerter
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Il faut abolir et dissoudre les institutions financières tel le FMI, la Banque Mondiale, le FED, l'OMC et d'autres qui sont des instruments aux mains d'Organisation , des pouvoirs financiers et des multinationales.

2.Posté par gjingis le 14/11/2012 18:07 | Alerter
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tous le moyens sont bons . les sionistes veulent á tout prix l'asphyxie .reveillez vous du profond sommeil !!!!

3.Posté par Saber le 14/11/2012 19:40 | Alerter
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Là encore, le docteur Serrai affirme, en tant que membre de la Commission nationale de la relance de l’industrie, que la règle 49/51% est intouchable «ni dans le fonds ni dans la forme» notamment pour les secteurs stratégiques.

La liberté de décider est sacré. Bravo !!!

4.Posté par Patrice le 14/11/2012 23:38 | Alerter
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Les institutions internationales agissent comme des lobby, leur seul but et de rendre les populations encore plus esclaves et moins en santé pour s,assuré de garder le pouvoir sur les gens...

5.Posté par Depositaire le 15/11/2012 10:47 | Alerter
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Ce serait oublier un point pourtant fondamental : L’Algérie est un pays musulman. Les crédits à la consommation ne sont qu'une farce créé par les banquiers pour s'enrichir sur le dos de la population avec "l'argent dette", et qui plus est, dans le cas de l'Algérie, enrichir les multinationales tout en appauvrissant la population algérienne. Hors tout cela, est totalement et radicalement incompatible avec l'Islam ! De plus ces fameux crédits à la consommation sont assortis d'intérêts élevés, autre incompatibilité avec les principes fondamentaux de l'Islam.

Le gouvernement algérien devrait bien prendre en compte cette donnée avant de seulement prêter l'oreille au FMI qui n'a strictement rien d'une société philanthropique !

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