EUROPE

Est-ce que Chypre deviendra un modèle de resolution des problèmes de l’UE ?



Piotr Iskenderov
Samedi 30 Juin 2012

Est-ce que Chypre deviendra un modèle de resolution des problèmes de l’UE ?

Dès le 1 juillet, la présidence dans l'Union Européenne passe à Chypre pour six mois. Ce pays méditerranéen remplacera à ce poste le Danemark, qui exécutait ses fonctions dans les conditions d’une crise financière et économique aiguë ayant embrassé l'Union Européenne. Et aujourd'hui, il n'y a pas de raisons de prévoir une présidence plus tranquille pour Chypre.

D'autant plus que l'île elle-même se dirige précipitamment vers le camp des pays « à problèmes » de l’UE. Il y a quelques jours, l'agence internationale de cotations Fitch a baissé de nouveau la cote de crédit à long terme de Nicosie, l’ayant accompagné de son pronostic sur l'aggravation ultérieure de la situation. Actuellement, trois principales agences internationales de cotation – Fitch, S&P et Moody’s – ont placé les reconnaissances de dette chypriotes sur le niveau de « ne vaut rien ». Notre commentateur Piotr Iskenderov réfléchit à ce que la présidence chypriote promet à l'Union Européenne dans la situation actuelle.

Selon l'expression de l'agence Reuters, l'économie chypriote a atteint la limite au-delà de laquelle « la demande de l'aide financière est inévitable ». Cela signifiera que le pays suivra la voie de crise de la Grèce, avec laquelle il est lié par des liens étroits. Et néanmoins, la solution des problèmes financiers du pays-président, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, est capable de donner une nouvelle impulsion à toute la politique anticrise de l'Union Européenne. En plus, il faut prendre en considération les particularités du fonctionnement du mécanisme de l'octroi de l'aide financière par l'Union européenne à n'importe quel pays qui prévoyait, même en des temps meilleurs, le financement commun exceptionnellement – a rappelé dans l'interview à La Voix de la Russie Nikolaï Kavechnikov, chef de section de l'intégration politique de l'Institut de l'Europe sous l’égide de l'Académie des Sciences de Russie :

« On ne donnera jamais du budget de l'Union européenne à aucun pays toute la somme nécessaire pour la réalisation de n'importe quel projet. L’UE donnera au maximum la moitié de l'argent nécessaire. En conséquence, chaque pays doit trouver le reste quelque part ailleurs. Le même mécanisme agissait déjà avant la crise. Quant à l'aide financière aux pays « à problèmes », son acceptation inflige à l'État-récipient des exigences budgétaires encore plus rigides. C’est bien ce qui s'est passé avec la Grèce ».
Au seuil du sommet actuel de l’UE, les leaders des pays-membres de cette organisation parlaient beaucoup de la nécessité d’une coordination plus étroite des efforts sur la sortie de l'Europe de la crise. Et pour le moment, Chypre doit résoudre ses propres problèmes aggravés par la crise européenne.

french.ruvr.ru



Samedi 30 Juin 2012


Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES


Publicité

Brèves



Commentaires