International

En marge du rapport Petraeus-Crocker



Vendredi 11 Avril 2008

David Petraeus, commandant en chef des forces armées ‎américaines en Irak, dans son deuxième rapport au Congrès ‎américain, a qualifié l'Irak de pays qui connaît encore de ‎sérieuses difficultés pour assurer sa propre sécurité. Rayan ‎Crocker, ambassadeur US à Bagdad a pour sa part estimé que les ‎progrès faits en Irak étaient encore faibles et infimes, prétendant ‎que le retrait des forces américaines aurait pour conséquence la ‎recrudescence des violences confessionnelles dans le pays. ‎ Le rapport Petraeus-Crocker au Congrès trace une perspective ‎sombre et en grisaille de l'Irak et met l'accent sur le maintien du ‎contingent américain dans le pays. Ce rapport défend, comme ‎prévu, la politique de George Bush et son bilan en Irak. Il semble ‎donc que ce dernier, dans ses prochains discours et prises de ‎décision s'y référera et soulignera encore la nécessité de la ‎présence des troupes US sur le terrain. Et ce d'autant plus que ‎Petraeus-Crocker ainsi que les autres autorités américaines ‎évoquent les récents affrontements entre les forces ‎gouvernementales irakiennes et les miliciens de Moqtada Sadr. Les ‎autorités et les médias américains qui par tous les moyens ‎cherchent à attiser le feu de la discorde et de la division entre les ‎groupes et les factions politiques de l'Irak qualifient ce genre ‎d'affrontements de risques de guerre interconfessionnelle. En tout ‎cas, le rapport Petraeus-Crocker sur l'Irak a suscité des réactions ‎aux Etats-Unis et en Irak. Les démocrates cherchent à exploiter ‎l'échec de Bush en Irak pour la prochaine présidentielle ‎américaine. Pour cette raison, les personnalités de haut rang du ‎parti démocrate parlent de la nécessité de fixer un calendrier précis ‎pour le retrait des troupes Us de l'Irak. A l'intérieur de l'Irak, le ‎rapport Petraeus-Crocker a provoqué des critiques de la ‎population et des partis politiques. Ce rapport montre bien la ‎stratégie de l'administration américaine pour stabiliser la situation ‎en Irak et préparer une présence militaire de longue durée dans ce ‎pays, ce qui pourrait avoir pour conséquence l'intensification de la ‎résistance populaire aux forces d'occupation. Par ailleurs, les ‎mécontentements parmi les soldats et les militaires US enregistrent ‎une augmentation croissante. De l'avis des analystes politiques, le ‎rapport Petraeus-Crocker n'a pu répondre aux attentes du peuple et ‎du gouvernement irakiens ni à celles des militaires US basés en ‎Irak et il n'a été rédigé que sous un regard purement politico-‎sécuritaire, celui qui a le gouvernement Bush au sujet de l'Irak.


Vendredi 11 Avril 2008

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