Sciences et croyances

En ces temps tordus


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Stephen Smith
Vendredi 2 Mai 2014

En ces temps tordus

Pulsar de la nébuleuse du Crabe, une hypothétique étoile à neutrons.
Crédit : NASA/CXC/ASU/J. Hester et ses collègues.


Thunderbolts, Stephen Smith, 1er mai 2014


    Un communiqué de presse de l'université du Michigan annonce : « L’espace-temps est tordu » autour d'une prétendue « étoile à neutrons ». Est-ce que l’électricité pourrait fournir de meilleures explications ?


    S'agissant d'expliquer l'Univers, des lignes spectrales d’atomes de fer rayonnant fournissent aux astronomes de la NASA et de l'université du Michigan une autre énigme à dénouer. XMM-Newton et JAXA/NASA, des observatoires du rayonnement X, ont détecté en orbite autour de Serpens X-1, des particules à grande vitesse semblant indiquer des effets relativistes. Selon Sudip Bhattacharyya du Goddard Space Flight Center de la NASA :

    Il s’agit de physique fondamentale. Il pourrait y avoir des types exotiques de particules ou d’états de la matière, comme la matière de quarks, au centre des étoiles à neutrons, mais il est impossible de les créer en laboratoire. La seule façon de le savoir, c’est de comprendre les étoiles à neutrons.


    Une partie de ce qu'ils essaient de comprendre, c'est l'observation de raies spectrales d’« atomes de fer rayonnant », qui semblent en orbite près de la surface de l'étoile à neutrons. Interprétés par la théorie classique, les spectrogrammes indiquent que certains matériaux se déplacent à plus de 40 pour cent vitesse de la lumière. Comme les atomes de fer rayonnent certaines fréquences optiques quand ils sont à l'état incandescent, il devrait y avoir des lignes sombres à l'intérieur de la distribution spéculaire des bandes colorées du spectre. Ces bandes, appelées lignes de Fraunhofer, marquent l’emplacement de chaque matériau dans le spectre : à l'intérieur de la bande colorée produite par un prisme, une ligne sombre apparaît là où l'énergie émise par le matériau est absorbée.


    Étant censées se produire à des fréquences précises, identifiées dans le spectre au type d'élément qui les absorbe, si des lignes de Fraunhofer se trouvent à une place différente, c’est qu’elles ont été décalées par effet Doppler dû à l’accélération de l’élément. Cela forme l'épine dorsale du calcul des distances à l’échelle galactique et de la supposée vitesse d’éloignement que montrent les galaxies.


    Grâce à ce système de « redshift », certaines galaxies sont estimées s'éloigner incroyablement vite de la Terre : à 90 pour cent de la vitesse de la lumière. Cette vitesse supposée est dérivée de la version d’un cosmos régi par la seule gravité. Un objet supermassif composé de neutrons serrés, serait le seul mécanisme capable de fournir la force gravitationnelle nécessaire pour accélérer des ions de fer à de telles vitesses orbitales.


    Dans un article précédant de notre série Picture of the Day, une analyse des étoiles à neutrons a révélé que la science sous-tendant leur existence hypothétique n’assume même pas l'idée de ces objets. Comme écrit précédemment, tout concept fondateur en physique nucléaire doit être un « bloc immuable ».


    Dans tout noyau d’élément, le dénombrement des neutrons par rapport aux protons montre que le ratio est d'environ 1 à 1 pour les éléments légers et un 1,5 à 1 pour les lourds. Tout noyau atomique s’écartant de cela se désintégrera spontanément pour revenir à une configuration stable et rester en équilibre. S'il n'y a pas assez de neutrons, l'atome émettra des protons pour se stabiliser, et vice-versa. Tout noyau – ou astre – uniquement composé de neutrons, serait tout à fait instable et se désintégrerait promptement.


    Le fer rayonnant détecté autour du phénomène stellaire Serpens X-1, résulte certainement de l'action des décharges électriques sur et autour de l'étoile. Les étoiles se présentant comme des anodes dans les circuits galactiques, la majorité d’entre elles flamboient en mode arc. Aucun « millions d'explosions de bombe H ininterrompues » ne pètent au cœur de celles-ci, les données de l'observation amenant à conclure qu’il s’agit en réalité de gigantesques boules de plasma. Les informations glanées par la sonde Hinode et d’autres observations scientifiques du Soleil, ont confirmé cette façon de voir.


    Quand des suppositions improvisées sont inventées pour sauver des théories qui n'expliquent pas entièrement les dernières observations, la recherche de la vraie nature de l'Univers s’en trouve entravée.



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/04/30/a-bend-in-time-3/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



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Vendredi 2 Mai 2014


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