Sciences et croyances

Des sommités universitaires se vendent à l'industrie de la biotechnologie



Mike Adams
Vendredi 11 Septembre 2015

Des sommités universitaires se vendent à l'industrie de la biotechnologie

Kevin Folta, président du département des sciences horticoles de l'université de Floride, fait partie des scientifiques recrutés pour le débat sur les aliments transgéniques.
Crédit Tyler Jones/université de Floride

 

Dans un article du New York Times publié ce week-end, le rédacteur Eric Lipton couvre la scandaleuse tromperie universitaire ayant cours en Amérique : Des « scientifiques » universitaires se prostituent à l'industrie de la biotechnologie.
 

    Il est important que nous, pionniers du mouvement des nouveaux médias de l’information, reconnaissions ce qui le mérite dans les médias traditionnels. Avec cette affaire traitée par Lipton, le New York Times a simplement éclipsé tout le monde dans les médias traditionnels. Les torchons qui se vendent bien, comme le Washington Post – dont le comité de rédaction entier est pratiquement dirigé par Monsanto – n’auraient jamais osé publier un article d'investigation pareil. D'une façon ou d’une autre, le New York Times en est arrivé à réaliser que la fraude académique en faveur de l’industrie de la biotechnologie est trop grosse et véreuse pour la laisser méconnue.
 

    C’est le temps où la vérité finit par sortir. Et à vrai dire, il y a une kyrielle d’universités, de scientifiques et même de journalistes, tous achetés et payés par l'industrie de la biotechnologie. Cette liste commence désormais à apparaître.
 

US Right to Know a fait l'enquête citée par le New York Times

 

    Cette information de dernière heure s’appuie sur le travail d'enquête extraordinaire de Gary Ruskin et de l'organisation US Right To Know, qui pousse à l'étiquetage des OGM et à la transparence totale des « scientifiques » qui affirment avoir des avis « indépendants » sur les OGM. Les lecteurs de Natural News l’ont bien compris maintenant, il n'existe pas de truc du style scientifique pro-OGM indépendant. Tous mercenaires de la science au service de la biotechnologie, ils répètent comme des perroquets la même phrase, « Mes opinions sont les miennes. »
 

    Il s’avère que tout scientifique distinct défendant publiquement Monsanto a des liens directs ou indirects avec l'industrie de la biotechnologie. Et, sortant maintenant, ces courriels secrets entre Kevin Folta et Monsanto révèlent les couches véreuses de profonde collusion et corruption académique qui faussent délibérément le débat sur les OGM en Amérique.
 

    Avec toutes ces sciences fausses, la corruption financière des universités, des institutions et même des revues scientifiques, il apparaît qu’avec Big Biotech tout recommence comme à l’époque de Big Tobacco.
 

Kevin Folta de l'université de la Floride : L’authentique zèbre « de qualité supérieure » qui ment sur l'argent que lui donne Monsanto

 

    Voici juste un petit avant-goût de ce que le New York Times a écrit sur Kevin Folta, crapule de la biotechnologie, prostitué universitaire, dont nous nous occupons juste pour son acceptation de 25.000 dollars de Monsanto, alors qu’il a prétendu être « indépendant » à plusieurs reprises, jusqu'au jour où ses liens financiers ont été révélés. Folta rejoint l’autre crapule de la biotechnologie en la personne de Jon Entine, ancien de Forbes.com, escroc ès diffamation, aussi décrit comme complice de l'industrie biotechnologique dans les documents fournis en lien par le New York Times :
 

    Le Dr Folta fait parti des promoteurs de la biotechnologie les plus agressifs et les plus prolifiques, mais jusqu'à ce que ses courriels aient été diffusés le mois dernier, il n'a jamais reconnu publiquement l'étendue de ses liens avec Monsanto.
 

    ... Quelques semaines plus tard, le Conseil de l'information en biotechnologie – contrôlée par BASF, Bayer, Dow Chemical, DuPont et Monsanto – a demandé au Dr Folta et à d'autres éminents universitaires s’ils participeraient à un nouveau site Internet, GMO Answers, créé pour lutter contre la désinformation sur leurs produits. Le plan étant de poser aux universitaires des questions du public, du genre, « Est-ce que les OGM donnent le cancer ? »
 

    Un dirigeant de Ketchum a écrit au Dr Folta, « C’est un nouveau moyen pour construire dans l'agriculture la confiance, le dialogue et le soutien envers la biotechnologie, qui aidera à expliquer d'une voix indépendante ce que sont les OGM ».
 

    Mais Ketchum a fait plus que fournir des questions. À plusieurs reprises, il a aussi donné au Dr Folta l’idée des réponses, que ce dernier a ensuite reprises pratiquement mot à mot, une chose qu'il dit être maintenant une erreur.
 

    ... Monsanto, la plus grande compagnie semencière du monde, et ses partenaires industriels ont refondu leur stratégie de lobbying et de relations publiques, de façon à mettre en vedette un petit groupe des défenseurs exceptionnels : des universitaires, enrôlés pour le prestige de l'impartialité et le poids de l'autorité qui accompagnent le pedigree d'un professeur.
 

    ... Mais même certains des universitaires ayant accepté de « subventions spéciales illimitées » ou fait des voyages financés par les multinationales pour aider à faire avancer leur ordre du jour à Capitol Hill, disent regretter d'être embringués dans cette désagréable bataille alimentaire.
 

    ... Sous les noms d’éminents universitaires, l'industrie de la biotechnologie a publié des dizaines d'articles, ayant parfois été rédigés par des consultants de l'industrie.
 

    ... Monsanto et ses partenaires industriels ont aussi distribué une somme non divulguée de subventions spéciales à des scientifiques comme Kevin Folta, président du département des sciences horticoles de l'université de Floride, afin de contribuer au « rayonnement de la biotechnologie », et pour voyager dans le pays afin de soutenir la défense des aliments génétiquement modifiés.
 

    ... D’après les courriels, le Dr Folta est rapidement devenu membre d'un cercle de conseillers de l'industrie ; des lobbyistes et des cadres qui ont conçu la stratégie sur la façon de bloquer les tentatives de l’État visant à rendre l'étiquetage des OGM obligatoire, et, plus récemment, sur la façon d'amener le Congrès à adopter une loi empêchant tout État d’adopter ce genre de mesure.
 

    ... Les compagnies de biotechnologie ont réglé ses voyages pour qu’il aille témoigner en Pennsylvanie et à Hawaii ...
 

    ... Août 2014, Monsanto a décidé d'approuver une subvention de 25.000 dollars pour le Dr Folta, afin de lui permettre de voyager beaucoup plus pour donner des conférences sur les produits de l'industrie des aliments génétiquement modifiés.
 

    ... D’après les courriels, fin 2011, [Monsanto] a donné en subvention une somme non divulguée à M. Bruce Chassy, professeur émérite à l'université de l'Illinois, afin qu’il soutienne « les activités de sensibilisation et d'éducation à la biotechnologie ».
 

    Dans le même courriel, dans lequel le Dr Chassy a négocié le déblocage des fonds de la subvention, il a discuté avec un membre de Monsanto de l’effort sur un mois visant persuader l'Agence de protection de l'environnement (EPA) de renoncer à sa proposition de renforcement de la réglementation sur les pesticides utilisés sur les semences résistantes aux insectes.
 

    ... Par la suite, avec l'aide d'un lobbyiste de l'industrie, le Dr Chassy a organisé une réunion avec l'EPA, et en fin de compte, l'agence a laissé tomber sa proposition.
 

    ... En 2013, Monsanto a aussi demandé à David R. Shaw, vice-président de la recherche et du développement économique à l'université d'État du Mississippi, d'intervenir auprès du ministère de l'Agriculture pour aider à le persuader d'homologuer un nouveau type de soja et de graines de coton génétiquement modifiés conçus par la compagnie.
 

    Convaincus que l'approbation des nouvelles semences conduira à accroître le recours à des herbicides potentiellement dangereux, les agriculteurs biologiques sont opposés à cette démarche. Monsanto voulait que le Dr Shaw – qui, au cours de la dernière décennie, a reçu de l'entreprise au moins 880.000 dollars de subventions de recherche pour des projets qu'il aidait à superviser – réfute les arguments révélés par les courriels.

 

    Lire ici l’article entier du New York Times.
 

Natural News, Mike Adams, 8 septembre 2015
  Original : www.naturalnews.com/051098_Monsanto_influence_academic_prostitutes_New_York_Times.html
Traduction Petrus Lombard



Vendredi 11 Septembre 2015


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