EUROPE

Des ninjas à Bruxelles


Dans la même rubrique:
< >

Mercredi 17 Juillet 2019 - 00:35 La course à la domination de l’Espace



Oleg Severguine
Mercredi 19 Septembre 2012

Des ninjas à Bruxelles

Le chef du service fédéral de sécurité de Belgique (VSSE) Alain Winants a pour devoir de chercher des espions partout. A son avis, où il y en a le plus, bien entendu, c'est à Bruxelles, qui est le siège de nombreuses structures de l’Union Européenne. Les plus dangereux sont ceux de Russie et de Chine.

Les principales fonctions de M. Winants consistent à lutter contre le terrorisme et l’espionnage. Dans son ample interview qu’il a donné il y a quelques jours au portail Internet européen « EUobserver » l’essentiel de l’attention est allé précisément à ce dernier aspect. C’est ce qui explique le titre de l’interview : « Le chef du Renseignement : la capitale de l’UE est celle de l’espionnage ».

Dans un commentaire introduisant l’interview EUobserver cite les propos d’un collaborateur non nommé du groupe de travail de la Commission Européenne pour les relations avec les pays de l’espace postsoviétique. « J’ai renoncé à partager un lunch avec lui, puisqu’il ne faisait que poser des questions, sans rien raconter sur lui », s’est plaint ce diplomate. Il s’agit d’une connaissance de l’ambassade de Russie dudit collaborateur de la Commission Européenne, explique le portail Internet. Autrement dit il faut comprendre que c’était un espion russe sous couvert diplomatique. L’auteur de l’interview fait, il est vrai, cette réserve que sur fond des discussions sur « redémarrage » et des rapports mutuellement avantageux, le mot « espionnage » sonne comme un terme hérité du passé. Mais ajoute-t-il, pas pour Alain Winants.

Comme on le voit, le chef du service de contre-espionnage de Belgique est inquiet pour plusieurs raisons des actions de la Russie. Et encore par celles de la Chine. Il indique que leurs services de renseignement sont parmi les plus « agressifs ». Même s’il reconnait « qu’il serait naïf » de penser que les activités de renseignement sont menées par ces seuls pays. Et comme résumé de l’interview d’Alain Winants il y a cette constatation : son service, comme les services spéciaux de l’OTAN, avec lesquels le VSSE collabore, ne parviennent pas à repérer tous les « ninjas » étrangers, en activité en Belgique. C’est la conclusion à laquelle il fallait s’attendre, estime l’expert militaire et rédacteur en chef de la revue La Défense nationale Igor Korottchenko.

« La tendance est évidente et il convient d’accroître le financement du service du contre-espionnage. D’habitude, de telles interviews ne sont pas publiées sans une raison. J’y entrevois une action informationnelle, concertée avec d’autres services spéciaux de l’OTAN. D’un côté, c’est un avertissement aux services de renseignement étrangers que leurs activités sont sous contrôle. De l’autre, elles visent à rendre les sujets du royaume plus loyaux envers les organes du pouvoir et le service du contre-espionnage ».
En paraphrasant les propos de M. Winants, on peut dire qu’il serait « naïf » de nier l’existence des services de renseignement de Russie. Or leur existence est dicté par les intérêts de la sécurité nationale de la Russie, et non par les phobies datant des temps de la Guerre froide, évoquée on ne sait pour quelle raison mal à propos par M. Winants.

french.ruvr.ru



Mercredi 19 Septembre 2012


Commentaires

1.Posté par AS le 19/09/2012 16:44 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

il a pas tort mais lui meme est une taupe des services militaires americains de l'otan et des israeliens donc assez mal place pour parler ou meme agir ... tu crois qu'ils laisserait une tel ane a ce poste de responsabilite si il n'etait pas a leurs services????

Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES


Publicité

Brèves



Commentaires