International

De nouvelles sanctions du sénat américain contre l'Iran



IRIB
Jeudi 19 Juin 2008

Le sénat américain a entamé, hier, l'examen du projet de loi sur les nouvelles sanctions contre l'Iran. Ce projet de loi intitulé, "sanctions de l'Iran 2008", doit être adopté par le Congrès, puis par le Président, après le sénat, pour être applicable. L'objectif de cette démarche du sénat est d'augmenter les pressions sur l'Iran, afin de le contraindre à arrêter ses activités nucléaires pacifiques. L'examen des articles de ce projet de loi montre qu'il ne contient pas, en fait, de nouveaux points et qu'il est une répétition des sanctions appliquées contre l'Iran, depuis trois décennies, à savoir, le gel des avoirs de la RII, aux Etats-Unis, les sanctions à l'encontre des compagnies américaines qui coopèreraient avec l'Iran, par le biais de sociétés-écrans, hors des Etats-Unis, et des restrictions pour les pays qui ont des relations économiques et commerciales avec l'Iran. La décision du sénat américain de prolonger les sanctions contre l'Iran met en évidence leur inefficacité. Par ailleurs, ce projet de loi prouve, également, que l'objectif de Washington n'était pas seulement l'arrêt des activités nucléaires pacifiques iraniennes, puisque ces sanctions sont en vigueur, depuis près de trois décennies, et ont été adoptées, bien avant la mise en avant de la question nucléaire. Washington prétend que les activités nucléaires iraniennes sont menaçantes, alors que les rapports des inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique et même des services de renseignements américains disent le contraire. Une telle démarche américaine ne peut être considérée que comme une manière de camoufler son hostilité viscérale envers Téhéran. Les nouveaux agissements américains contre l'Iran, et, notamment, la tournée européenne de Bush en Slovénie, en Allemagne, en France, en Grande Bretagne et en Italie, pour créer une coalition, afin d'intensifier les pressions sur l'Iran, viennent à l'appui de cette affirmation. Mais Bush n'a obtenu que des soutiens verbaux de la part des leaders européens. L'examen du nouveau projet de loi au sénat, juste après la tournée de Bush, révèle, également, que les Etats-Unis, déçus par le manque d'enthousiasme de l'Europe, cherchent à appliquer, unilatéralement, les sanctions contre l'Iran.


Jeudi 19 Juin 2008

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