Sciences et croyances

De nouvelles planètes "habitables" : prometteuses... mais lointaines


Dans la même rubrique:
< >


OBS
Mercredi 7 Janvier 2015

De nouvelles planètes "habitables" : prometteuses... mais lointaines
La quête pour une jumelle de la Terre se poursuit : cette fois, les astronomes du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics viennent d'annoncer non pas une ou deux planètes situées en zone habitable autour d'une autre étoile, mais huit, découvertes grâce au télescope spatial Kepler.

Ce n'est pas la première fois qu'une annonce spectaculaire est faite autour des trouvailles réalisées grâce à ce merveilleux satellite. Déjà, en février dernier, la NASA avait lâché une petite bombe en annonçant la découverte de 715 exoplanètes vérifiées, dont quatre situées dans une zone potentiellement propice à la vie. Deux mois plus tard, on apprenait l'existence de Kepler 186f, une "presque jumelle" de la Terre avec une taille (et une masse) comparable à celle de notre bonne vieille planète.
Deux planètes de "type Terre" ?

Parmi les huit planètes annoncées hier lors du colloque de l'American Astronomical Society à Seattle, deux sont considérées comme particulièrement prometteuses par les astrophysiciens d'Harvard : Kepler 438b et Kepler 442b. Toutes deux sont en "zone habitable", bien sûr, leurs tailles sont assez proches de celles de la Terre, et il s'agirait apparemment de planètes rocheuses. Autant de conditions nécessaires, sinon suffisantes. Elles sont également toutes deux en orbite autour de naines rouges, étoiles moins lumineuses que le Soleil, mais susceptibles d'être hospitalières pour des planètes de type terrestre.

Kepler 438b est située à 470 années-lumière de nous, et a un diamètre supérieur de 12% à celui de notre planète. Les chances qu'elle soit rocheuse seraient de 70%. Elle tourne autour de son soleil en 35 jours, ce qui veut dire que l'année doit y être un peu courte : en comparaison, l'année mercurienne est d'environ 88 jours, et celle de Vénus de 225 jours. 438b reçoit 40% de rayonnement solaire en plus que nous en avons sur Terre (moins que sur Vénus, qui en reçoit deux fois plus), ce qui lui donne, selon l'équipe d'Harvard, 70% de chances de se trouver dans la zone habitable de son étoile.

Kepler 442b, elle, est à 1100 années-lumière, et son diamètre est supérieur de 33% à celui de la Terre, et aurait 60% de chances d'être une planète rocheuse. Elle effectue une révolution autour de son astre en 112 jours. Elle recevrait les deux tiers de la quantité de rayonnement que reçoit la Terre du Soleil, ce qui lui donnerait, toujours selon les astrophysiciens d'Harvard, 97% de chances d'être en zone habitable.

Ces données devraient donc leur permettre de "détrôner" Kepler 186f au sommet de la hiérarchie des planètes potentiellement habitables : cette dernière a en effet une taille de 1,1 fois celle de la Terre et reçoit 32% du rayonnement que nous avons sur notre planète.


Habitable ne veut pas dire habitée

Il faut cependant se méfier du vocabulaire technique. Lorsqu'on parle de planètes "en zone habitable", ou dans la "zone Goldilocks", on évoque des planètes qui se situent à une distance de leur étoile compatible avec l'existence d'eau à l'état liquide. Cette distance dépend donc de la luminosité du soleil autour duquel elles tournent, puisque la chaleur théorique à leur surface est fonction de la quantité de rayonnement qu'elles reçoivent. Dans notre système solaire, la "zone habitable va de l'orbite de Vénus à la ceinture d'astéroïdes (entre Mars et Jupiter).

On peut mettre plusieurs bémols à cela, le principal étant l'exemple de Vénus. Selon une étude récente, il y aurait en effet dans la partie inférieure de la zone habitable une sorte de "zone vénusienne" qui prédisposerait aux conditions assez infernales présentes sur Vénus.

Il faut également préciser que ce n'est pas parce qu'une planète pourrait théoriquement posséder de l'eau à l'état liquide qu'elle en a vraiment. Nous ne possédons pas encore les moyens de détecter une telle présence sur des planètes rocheuses de taille comparable à la Terre, de même que nous ne pouvons ni savoir si elles ont une atmosphère, ni si celle-ci posséderait de l'oxygène (sans parler d'abriter de la vie). En gros, il peut y avoir des tas de planètes en "zone habitable" qui ne soient que des grosses boules de rocher comparables à la Lune...



15-004_0.jpgReste que ces détections sont très importantes. "Avec chaque nouvelle découverte de ces petits mondes, peut-être rocheux, notre confiance se renforce pour déterminer la fréquence réelle de planètes comme la Terre", explique l'un des auteurs de l'étude, Doug Cadwell, chercheur au centre Ames de la NASA. "On voit venir à l'horizon le jour où nous saurons à quel point les planètes rocheuses et tempérées comme la Terre sont répandues".

http://espace-temps.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/01/06/de-nouvelles-planetes-habitables-prometteuses-mais-lointaine-551953.html

Et comme la NASA prévoit la disparition de notre civilisation, espérons qu'au moins une de ces planètes soit accueillante ...

http://2ccr.wordpress.com/2014/04/26/la-nasa-prevoit-la-disparition-de-notre-civilisation/


Mercredi 7 Janvier 2015


Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires