AlphaCoin, FastCoin, Peercoin… tous sont plus ou moins des copies du Bitcoin, tout aussi virtuels que le premier. Les mêmes principes ont été utilisés lors de leur création. Dans le fond, ce ne sont pas des valeurs garanties. Il n’y a tout simplement pas de centre de contrôle. Les valeurs « travaillent » de façon autonome et sont soumises à seulement quelques algorithmes. Et elles essaient de rencontrer le même succès que leur prédécesseur. Cependant, les investisseurs qui se sont décidés à placer de l’argent dans ces nouveautés doivent être conscients des risques. Pour Viktor Dostov, président du directoire de l’association « Argent électronique », ces nouvelles monnaies virtuelles ne sont pas assurés d’avoir le même succès que Bitcoin.

« Les monnaies virtuelles se différencient par le fait que plus longtemps elles existent, plus il est difficile de s’en procurer dans l’espace virtuel et plus il devient difficile de s’enrichir. L’avantage de Bitcoin est que c’est une valeur contrôlée, qui a un cours très spéculatif et qui suscite de grandes attentes. Cela veut dire que si vous arrivez tant bien que mal à en obtenir, vous pourrez les revendre très cher. La situation des nouvelles monnaies est totalement inverse. Si vous lancez une nouvelle valeur, alors vous pourrez profiter du privilège de la première arrivée et créer assez rapidement un petit pactole, mais il n’est pas certain que quelqu’un voudra vous les acheter parce que personne ne sait comment assurer leur liquidité ».

Parmi les nouvelles monnaies virtuelles, celle qui semble avoir le plus de succès est Litecoin. Il est possible de les échanger quatre fois plus rapidement que les Bitcoin. Les investisseurs parlent déjà d’une concurrence et de la possibilité de gagner de l’argent. Cependant, ce dernier est plus efficace et il y en a beaucoup plus en circulation. Le calcul est rapide : pour Bitcoin, il s’agirait d’environ neuf milliards d’euros ; pour Litecoin, il s’agirait de 130 millions d’euros. Pour Veronika Tchekina, analyste de l’organisme de placement Infina, il n’y a qu’un seul choix possible.

« S’il fallait choisir maintenant parmi les nombreuses cryptovaleurs qui existent (AlphaCoin, Bibicoin, il y en a beaucoup)… sur le principe, si quelqu’un souhaite faire du commerce et gagner grâce aux cryptovaleurs, je lui recommanderais Bitcoin. »

Néanmoins, il y a des joueurs qui croient en l’avenir d’autres valeurs virtuelles. Ils sont convaincus qu’investir sur elles pourrait rapporter de solides dividendes d’ici 2-3 ans. Viktor Dostov est d’un autre avis.

« Je pense qu’elles vont toutes disparaitre, à l’exception, probablement, de Bitcoin. Il y aura peut-être une deuxième monnaie de remplacement. Habituellement, il n’existe qu’un ou deux, maximum trois grands acteurs. D’ici quelque temps, il n’y aura qu’une paire de joueurs, et la vie va se concentrer autour d’eux. »

Jusqu’à récemment, peu de personnes connaissaient Bitcoin par exemple. Aujourd’hui, il est possible d’effectuer de grandes transactions, voire même d’acheter des entreprises, avec des Bitcoins. De plus, la liste d’entreprises acceptant cette monnaie comme paiement augmente régulièrement.   N