Sciences et croyances

De bien « étranges » rafales de rayons gamma



Stephen Smith
Mercredi 20 Mai 2015

De bien « étranges » rafales de rayons gamma

Crédit : NASA/Swift/Stefan Immler et collègues.
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The Thunderbolts Project, Stephen Smith, 19 mai 2015
 

    Certaines salves de rayons gamma présentent des caractéristiques inhabituelles.
 

    Accélérées dans un champ électrique, les particules chargées émettent un rayonnement synchrotron produisant des rayonnements X et gamma – un fait démontré par des expériences de laboratoire. Les rayons gamma appartiennent à une classe de particules électromagnétiques « théoriques » appelées photons, censées exister à la fois sous forme d’ondes et de particules. Les photons sont « sans masse », selon la définition de la masse des astrophysiciens, mais se déplaçant avec une vélocité énorme (jusqu'à 299.300 km/s), de soi-disant « effets relativistes » entrent en jeu. Cette vitesse formidable accroît suffisamment leur inertie pour qu’en frappant des atomes, ils arrachent des électrons.
 

    Parmi les trois types de radioactivité naturelle, les rayons gamma sont les plus énergétiques, dotés de forces 1015 fois plus grandes que la lumière visible. Ils ont aussi de courtes longueurs d'onde, inférieures à 0,1 nm dans certains cas.
 

    Comme les rayons gamma sont capables de pénétrer dans l'espace interatomique, les cristaux denses leurs servent de détecteurs. Les rayons gamma ionisant les particules de la matrice cristalline, par un processus connu sous le nom de diffusion de Compton, celles-ci émettent alors des électrons. Ce sont ces électrons qui sont détectés, pas les rayons gamma eux-mêmes.
 

    Selon un récent communiqué de presse, les astronomes surveillant le satellite Swift ont reçu une alerte d’éclatement (burst alert), indiquant qu’une rafale de rayons gamma (GRB, gamma ray burst) venait de se produire. Les astrophysiciens décrivent les GRB comme le rayonnement à haute fréquence issue de fusion d’étoiles à neutrons ou de puissantes explosions de supernovae. Or, des chercheurs de l'université de Leicester ont trouvé que ce GRB se comportait « autrement que prévu ». Tel que l’a écrit le Dr Klaas Wiersema du Département de physique et d'astronomie : « Nous pensons que cette détection signifie que la plupart des théories actuelles sur la façon dont les électrons sont accélérés dans les rémanences, doivent être réexaminées. »
 

    Dans la vision conventionnelle, la méthode principale pour accélérer les électrons est l'onde de choc se propageant vers l'extérieur des supernovae. En d'autres termes, des forces cinétiques transmises aux électrons « les repoussent » à grande vitesse. Leur vitesse étant acquise, les GRB sont dits rayonner durant quelque temps dans de nombreuses longueurs d'onde lumineuses, y compris visibles et ultraviolettes.
 

    Le Dr Klaas Wiersema a mesuré la polarisation de la lumière du GRB 121024A à l’aide du Très Grand Télescope de l'Observatoire Européen Austral. Ils ont eu la « surprise » de constater que la lumière de la rémanence du GRB était polarisée circulairement. Quand des ondes lumineuses se déplacent sur deux plans, dont la phase diffère de 90°, elles sont polarisées circulairement. La lumière « naturelle » n’étant pas polarisée, la conclusion était inattendue. L'équipe de l'université de Leicester en a conclu que la théorie actuelle de l'accélération des électrons doit être fausse.
 

    L'intensité d'un GRB est considérée dépendre de sa distance. Les premières salves gamma ont été constatées dans des galaxies à grand redshift, dénotant des distances de pas moins de 12 milliards d'années-lumière. S’ils étaient réellement aussi éloignés, leurs énergies surclasseraient les possibilités des supernovae. Comme cela a déjà été rapporté, une entité cosmique hypothétique connue sous le nom d’hypernova, a été imaginée pour tenter de préserver la théorie redshift=distance [dont dépendent les théories de l’Univers en expansion et du Big Bang, ndt].
 

    Toutefois, comme le postulent les spécialistes en cosmos de l’Univers électrique, l’autre explication de l'intensité des GRB est que le redshift n’est pas réellement un indicateur de distance, les rafales gamma se produisant dans le voisinage galactique proche, de sorte qu'elles ne sont pas incroyablement puissantes, et ne proviennent pas des confins d’un imaginaire continuum espace-temps en expansion. Si les émissions gamma sont situées à proximité, ce sont des décharges de plasma moins énergiques, sous forme d'explosion de doubles couches capable de projeter des rafales gamma selon des modes pouvant être explorés par des expériences de laboratoire. Plutôt que compter sur des fantômes mathématiques du style hypernova, pourquoi ne pas élaborer des théories naturelles, testables, et travailler dessus avec de véritables modèles physiques ?
 

    Comme cela a été relevé par le passé, Hannes Alfvén pensait que les « doubles couches explosives » devraient être considérées comme une nouvelle classe d'objet céleste. Dans les filaments de plasma, les zones comprimées par striction longitudinale électromagnétique produisent des plasmoides qui se développent en étoiles et galaxies. L'électricité est à l’origine de la naissance des étoiles, et quand la densité de courant devient trop forte, les doubles couches des circuits électriques relâchent de manière catastrophique leur excédant d'énergie, ce qui se manifeste sous forme de rafales gamma, rayons X ou flamboiement de lumière ultraviolette.
 

    « De ce qui a été dit, il est évident que l'astrophysique court le risque de devenir trop spéculative, à moins qu'elle ne tente très fortement de rester en contact avec le laboratoire de physique. Il est effectivement essentiel de souligner que l'astrophysique applique avant tout aux phénomènes cosmiques les lois de la nature découvertes en laboratoire. Il découle de ceci que tout champ particulier de l'astrophysique sera inapte à l’approche scientifique tant que la physique expérimentale n’aura pas atteint un certain stade de développement. » – Hannes Alfvén
  Original : (Circular Afterglow) https://www.thunderbolts.info/wp/2015/05/18/circular-afterglow-3/
Traduction Petrus Lombard

 

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Mercredi 20 Mai 2015


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