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Crise de la zone euro: Merkel minimise l'influence de S&P


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Ria Novosti
Mardi 6 Décembre 2011

Crise de la zone euro: Merkel minimise l'influence de S&P
La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé mardi l'imminence de réformes de la zone euro, tout en minimisant l'impact de l'annonce faite lundi par l'agence de notation Standard&Poor's de placer les notes d'endettement à long terme de 15 des 17 pays de la zone euro "sous surveillance négative".
"Nous prendrons des décisions nécessaires pour la zone euro jeudi et vendredi. J'ai toujours dit que c'était un long processus, qui durera encore un certain temps. Nous continuerons sur le chemin des réformes (…) Les actions de l'agence de notation relèvent de sa propre responsabilité", a indiqué Mme Merkel.
L'annonce de Standard & Poor's vise tous les pays de la zone euro notés jusqu'ici "AAA" (la meilleure note possible), c'est-à-dire l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.
Lundi soir, la France et l'Allemagne se sont mises d'accord pour prendre de nouvelles mesures en Europe à la veille d'un sommet européen prévu à Bruxelles les 8 et 9 décembre. Selon le président français Nicolas Sarkozy, ces mesures prévoient la signature d'un nouveau traité européen par les 27 membres de l'UE ou par les 17 pays de la zone euro.
"Nous avons besoin de changements structurels, d'un nouveau traité", a indiqué Mme Merkel.
Les propositions franco-allemandes seront soumises au président du Conseil européen Herman van Rompuy, qui les présentera aux dirigeants de l'Union européenne jeudi soir, a ajouté M.Sarkozy.


Mardi 6 Décembre 2011


Commentaires

1.Posté par moi le 07/12/2011 17:37 | Alerter
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Comment les banques manipulent leurs résultats




Comment les banques manipulent leurs résultats
12 nov

La publication des résultats trimestriels des banques françaises est l'occasion de s'arranger un peu avec la vérité des chiffres. Voici un article de Philippe Herlin qui remet les pendules à l'heure…

Par Philippe Herlin – Les banques françaises publient en ce moment leurs résultats trimestriels, une certaine “opération vérité” se produit sur la dette grecque, dont la valeur est ramenée à son prix de marché. Ainsi BNP Paribas annonce une baisse de 71% de son bénéfice net sur le troisième trimestre, à 541 millions d'euros. Mais le groupe s'empresse aussitôt d'ajouter qu'en faisant abstraction de cet élément exceptionnel, le bénéfice se serait élevé à 1,952 milliard d'euros, en hausse de 2,4% sur le trimestre précédent. Voilà qui semble rassurant. Mais lorsque l'on regarde les comptes plus en détail, on découvre un élément pour le moins étonnant, une “réévaluation de la dette propre” qui concourt aux résultats à hauteur de 786 millions d'euros. Ce mécanisme est couramment utilisé par les banques américaines et européennes, et il est d'une profonde perversité. Expliquons-en le fonctionnement.
Entourloupe

Si vous voulez emprunter de l'argent, vous allez voir votre banquier. Vous empruntez 100, et vous remboursez au cours du temps 100 + les intérêts : logique. Mais une grande entreprise ou une banque peut s'y prendre autrement : elle émet des obligations. Elle émet 100 d'obligations sur le marché, elle empoche donc 100 en cash, et s'engage à verser un coupon (les intérêts) tous les ans et à rembourser les 100 à l'échéance. Ces obligations sont cotées sur les marchés financiers (ce sont les “obligations corporates”, d'entreprises), tout comme celles des Etats. Mais si les investisseurs doutent de la capacité de la banque à rembourser les obligations qu'elle a émises, leur prix va chuter. Et l'obligation, au lieu de valoir 100, ne vaut plus, mettons, que 60. Et là commence la stupéfiante entourloupe : la banque a donc émis, et empoché, 100. L'obligation ne vaut plus que 60, elle la rachète à ce prix, et réalise donc un bénéfice net de 40. C'est magique !

Mais en réalité ça ne se passe même pas comme cela. Si le prix de sa dette baisse autant, cela signifie que la banque connaît de graves difficultés, et c'est effectivement le cas depuis la crise de 2008. Les bilans sont remplis d'actifs toxiques et de créances douteuses, et c'est tellement vrai que les banques ne se prêtent plus d'argent entre elles (le marché interbancaire est quasiment bloqué) et se refinancent auprès de la BCE. Conséquence, la banque n'a même pas les moyens de sortir 60 en cash pour racheter sa dette. Pas grave, elle fait “comme si” et inscrit 40 en recettes dans son compte de résultat ! Enorme.
Plus tu perds, plus tu gagnes

C'est comme si la Grèce, constatant que sa dette de 350 milliards d'euros ne cote plus que la moitié sur les marchés, décidait d'inscrire 175 milliards de recettes à son budget. Ca ferait rire tout le monde, et c'est pourtant ce que font les banques américaines et européennes depuis la crise de 2008 pour enjoliver leurs résultats, et accessoirement verser des bonus au passage. Avec ce mécanisme, plus la situation de la banque se détériore, plus elle peut augmenter ses recettes avec de l'argent virtuel. C'est le capitalisme inversé, plus tu perds, plus tu gagnes ! Cette véritable manipulation est bien sûr avalisée par les “normes comptables internationales”, et l'on voit une fois de plus comment la collusion entre le big business, les normes étatiques et l'ingénierie financière détruisent le capitalisme de l'intérieur.

Ce procédé devrait être interdit. En réalité, BNP Paribas n'aurait pas dû annoncer un bénéfice de 541 millions d'euros mais une perte de 245 millions d'euros (541 – 786). C'est moins joli bien sûr. Et cela interdit le versement de bonus aux dirigeants. Très embêtant effectivement. Cela veut surtout dire que la situation réelle des banques dans le monde est bien plus grave qu'elles ne le disent. (Source)

C'est une escroquerie institutionnelle…

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