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Conflit et génocide rwandais : la République française est-elle «totalement compromise» ?



Vendredi 30 Juin 2017

Conflit et génocide rwandais : la République française est-elle «totalement compromise» ?

Alors que des archives de l'Elysée sur le conflit au Rwanda défrayent la chronique, le flou sur l'implication française subsiste. Pour l'historien Harana Paré, cette situation perpétue la politique «de déni» et de «prédation» de la France en Afrique.

RT France : La revue XXI a publié un article basé sur une archive d'un ordre direct signé de l'Elysée appelant à réarmer les troupes génocidaires au Rwanda en 1994 malgré l'embargo sur les livraisons d'armes dans le pays imposé par l'ONU. Cette révélation vous a-t-elle étonné ?
Harana Paré (H. P.) : Absolument pas. La République française est assise sur des montagnes de mensonges et de dénis des droits des peuples au regard de sa présence et de son influence politique néocoloniale sur le continent africain. 
 
RT France : Quel était l'intérêt pour le gouvernement français de donner cet ordre, enfreignant sciemment l'embargo de l'ONU dans un contexte où les exactions au Rwanda étaient scrutées par l'ensemble de la scène internationale et choquaient l'opinion publique française ?
H. P. : Dans le film «Hôtel Rwanda», on voit bien que ce qui intéressait les Occidentaux et les Français était avant tout d'exfiltrer les populations blanches ou naturalisées du Rwanda, et de laisser les différentes parties du reste de la population se massacrer entre elles. Après quoi les médias pouvaient servir aux opinions publiques la litanie immonde de massacres interethniques entre Africains. Ce qui à vrai dire n’est rien moins qu’un des aspects de guerres impérialistes : elles imposent le délitement des Etats ainsi que la prédation sans fin à des nations faibles et périphériques.
Concernant le réarmement : l'intérêt de la France était avant tout de préserver ses positionnements géostratégiques dans cette région des Grands Lacs
Concernant le réarmement : l'intérêt de la France était avant tout de préserver ses positionnements géostratégiques dans cette région des Grands Lacs. Il se jouait dans cette zone une rivalité avec les Etats-Unis – on dit que les troupes du Front patriotique rwandais étaient soutenues par les Américains. Ainsi, dans la région, le fait que les deux puissances soient alliées dans le cadre de l'OTAN n’a nullement empêché qu’elles se livrent à des rivalités inter-impérialistes, qui se sont entrechoquées avec le conflit et génocide rwandais. Dans ce contexte, la France a pris des décisions qui protégeaient ses intérêts géopolitiques.
Le contrôle de la région des Grands Lacs est une clé pour l’accès à toute l’Afrique orientale et méridionale et son pôle émergent qu’est l’Azanie (Afrique du Sud).
En outre, à l'époque, la France avait l'espoir de s'appuyer sur la République démocratique du Congo ou ex-Zaïre de l’éminent, incompétent et corrompu Mobutu, pour permettre le renversement de la situation dans la région et au Rwanda, dans le sens de ses intérêts. A l'époque, la RDC avait laissé une partie de son territoire comme base arrière aux génocidaires Hutus. Cette zone leur servait autant de base de repli que de point d'accès à des armes. C'est dans ce cadre-là que la France leur a livré des armes, malgré l'embargo de l'ONU. Nombre d’infiltrations d’éléments génocidaires partaient de là pour opérer en interne au Rwanda, le long de la frontière.
 
RT France : Quelles ont été les conséquences de ces livraisons dans le conflit et le génocide ?
H. P. : Cela n'a évidemment rien arrangé. Bien au contraire. Les troupes Hutus, acquises à la politique génocidaire de Juvénal Habyarimana, ont eu un sentiment d'impunité. Elles se sentaient soutenues par la puissance française dans toute sa splendeur néocoloniale et donc invincibles – jusqu'à ce qu'ils comprennent que le pays allait les abandonner sous la pression internationale. Cela a entraîné une augmentation des massacres. En tout entre 800 000 et 1 000 000 de victimes.
 
Si, depuis 1994, on a autant de mal à faire la lumière totale sur cette affaire, c'est parce que la République française est totalement compromise dans cette affaire
RT France : Cet ordre, signé par le secrétaire de l'Elysée de l'époque, Hubert Védrine, est l'un des premiers documents rendus publics depuis la déclassification en 2015 de 83 documents de l'Elysée sur le conflit rwandais. Malgré la promesse de François Hollande et cette déclassification, l'accès à ces documents est toujours très difficile pour les historiens et chercheurs, la mandataire de ces documents étant Dominique Bertinotti, anciennement chargée de mission pour le gouvernement et proche de François Mitterrand. Comment expliquer cette situation ?
H. P. : Si, depuis 1994, on a autant de mal à faire la lumière totale sur cette affaire, c'est parce que la République française – ses hommes politiques et ses hommes d’affaires au sommet de l'Etat mais également ses forces militaires sur le continent africain – est totalement compromise dans cette affaire. La question des archives est éminemment politique. Ce dossier est sous blocage et sous contrôle. On découvre ici plusieurs choses :
- la mandataire de ces archives serait une proche du gouvernement mis en cause dans cette affaire.
- le successeur de ce gouvernement Mitterrand et héritier en titre de cette deuxième droite sociale-démocrate est François Hollande, c’est-à-dire l’homme qui a promis d'ouvrir ces archives.
- mais, au final, ces dernières s’avèrent difficiles d’accès pour les enquêteurs, les chercheurs et toutes personnes souhaitant faire la lumière sur cette affaire.
En clair, les faits sont très parlants. Cela prouve que la politique française en Afrique reste une politique coloniale de mépris de l’Afrique et des Africains.
La France continue de considérer l'Afrique comme son pré carré, où les nations restent encore des espèces de sous-préfectures françaises. On est ahuri de voir que, depuis 1994, on cherche en vain à faire la lumière sur la vérité relative à ce génocide qui a fait près d’un million de morts en quelques jours et où il existe des doutes, des soupçons quant au rôle joué par les troupes françaises sur place.
Que rencontre t-on devant cette quête de vérité et de justice ? Rien moins que des atermoiements, des fuites en avant, du déni et des mensonges.
Mais qui protège-t-on ? La République et ses élites politiques ou militaires biberonnés aux mythologies juridiques formelles. En plus de soutenir aveuglement et inconditionnellement les satrapes du pré carré. On se doute bien pourquoi la France n’a jamais pressé le pas pour dire la vérité sur ce génocide qui la regarde, ce crime de masse contre l’humanité au Rwanda ! Que cache-t-on, là ?
Cette position de l'Etat français sur le génocide rwandais est non seulement irresponsable et criminelle, mais elle est régie par une sorte de fuite en avant face à la vérité historique
Le régime de Juvénal Habyarimana était un régime non seulement fantoche mais soutenu à bout de bras par la Françafrique. On sait bien que les troupes de Habyarimana étaient entraînées et réarmées par la France contre les troupes du FPR. Et ce sous l'impulsion des Français et des Belges. Ça n’était qu'un secret de polichinelle. Avec le génocide rwandais et la question des archives, on voit là se perpétuer une politique de mensonge, de lâcheté et de mépris à l’égard des populations africaines depuis les premiers temps de la colonisation. Cette position de l'Etat français sur le génocide rwandais est non seulement irresponsable et criminelle, mais elle est régie par une sorte de fuite en avant face à la vérité historique. Les peuples de la région des Grands Lacs ont besoin d'avoir des réponses qui identifient les responsabilités. On ne peut pas cacher la mort de millions de personnes [chercheurs et ONG estiment que le conflit rwandais a entraîné dans son sillage et la fuite de militaires une succession d'autres conflits dans la région des Grands Lacs notamment en RDC et au Burundi tuant plusieurs millions de personnes] derrière le secret défense. C'est une insulte à l'Afrique.
Malheureusement, les réseaux de connivences sont tels entre les élites et politiques occidentaux et africains que les peuples peinent à connaître la vérité qu’on leur doit. Nous sommes ici dans une continuité totale avec le fait colonial. Or, l'Afrique de demain ne peut se construire dans le silence et sans faire le deuil des exactions que le continent a connues.
Un nouveau pouvoir s'installe en France mais il est tout de même héritier d'une situation, d'une histoire et d'enjeux
RT France : Emmanuel Macron, moins lié et attaché à l'image de François Mitterrand que son prédécesseur, peut-il permettre une évolution plus rapide de l'accès à cette documentation ?
H. P. : Un nouveau pouvoir s'installe dans le pays mais il est tout de même héritier d'une situation, d'une histoire et d'enjeux qui font que le rapport à l'Afrique de la France ne peut pas évoluer. Les symboles guerriers n'ont d'ailleurs pas manqué. Lors de son investiture, Emmanuel Macron s'est présenté à la foule sur un véhicule militaire. Il a nommé un ministre non pas de la Défense mais des Armées. C'est une nuance qui en dit long. Nous somme dans un contexte où les bases militaires françaises essaiment sur l'ensemble du continent africain – tout comme les bases américaines. La France en dispose en Côte d'ivoire, au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso, au Tchad, en Centrafrique, à Djibouti. Le Niger abrite une base de drones américains. On voit bien que toutes ces présences armées ne sont pas là pour garantir la souveraineté et l’indépendance des pays qui les abritent. Elles ne sont pas un facteur de paix, mais plutôt servent de point d’appui à des opérations de contrôle et de prédation armées.
Tous les trémolos déployés par les élites assurant vouloir défendre la démocratie et ses valeurs ne sont qu'entourloupes. Ce n'est qu'une exportation de la guerre sans fin avec des visées de prédation économique
Le fait qu'Emmanuel Macron nomme un ministre des Armées est également très parlant quant aux visées et missions de reconquête colonialiste désormais assignées à l’armée française. La sémantique est importante car un ministère de la Défense est nommé pour défendre la nation et le peuple sur son propre territoire. Pour Emmanuel Macron, comme pour bien d'autres tenants de l'élite occidentale qui exportent désormais la démocratie à coups de bazooka et de missiles, la nation n'a plus de sens. Il n'y a donc plus besoin d'un ministère de la Défense mais bien d'un ministère des Armées. On entre ici de plain-pied dans la sous-traitance affairiste des guerres néo-impérialistes et des armées comme du temps de la guerre de trente ans en Allemagne, au XVIIe siècle. En clair, il faut s’attendre à voir l'armée française devenir une armée à laquelle on sous-traite les objectifs des intérêts américains ou allemands.
Tous les trémolos déployés par les élites assurant vouloir défendre la démocratie et ses valeurs ne sont qu'entourloupes. Ce n'est qu'une exportation de la guerre sans fin avec des visées de prédation économique. Il faut bien comprendre que la France ne peut pas faire l'économie de la Françafrique. C'est de cette mainmise et de son réseau d'influence qu'elle tient son enracinement et son rôle central en Europe. C'est aussi de cela qu'elle tient sa place au sein des Nations unies. Quoi que la France propose dans cette instance caporalisée par les Américains, c’est une myriade d'Etats faillis africains qui votent comme un seul homme les résolutions françaises.
Il n’y a aucune illusion à se faire, car ces tribunaux internationaux sont aux mains des puissances occidentales
RT France : Pensez-vous qu'un jour les responsables français puissent être jugés par un tribunal international pour son implication dans le génocide rwandais ?
H. P. :Si les Rwandais se mobilisent sur cette question, si l'opinion de l'ensemble du continent et si l'Union africaine se mobilisent sur cette question – et que tout ce mouvement est relayé par des forces de progrès en Occident – cela peut effectivement faire basculer la donne. On pourrait alors voir des politiciens occidentaux conduits devant des tribunaux internationaux. Mais il n’y a ici aucune illusion à se faire, car ces tribunaux sont aux mains des puissances occidentales. Ce sont les élites occidentales qui tiennent, encadrent et animent les soubassements institutionnels et juridico-idéologiques de ces tribunaux qui sont, à vrai dire, des tribunaux coloniaux.
Est-ce que l'opinion africaine est capable de traîner devant de tels tribunaux un Bush, un Clinton ou un Sarkozy ? Je ne crois pas cela possible. Ici en droit, la loi est celle des puissants et des Etats forts. C’est le mode antique.
Quant à l'opinion en France, elle est avant tout celle des classes dominantes françaises. Ce sont les médias dominants qui donnent le la dans cette affaire-là. Or face à cette classe concernée par cette affaire, je ne vois aucune force d'opposition et de progrès assez forte, organisée et mobilisée. Les opinions qui pourraient effectivement faire contrepoids et demander de façon ferme la justice ne trouvent ici quasiment pas ou peu d'écho dans les médias qui sont tenus par l'oligarchie qui martyrise le continent africain. Mais jamais, il ne faut désespérer à l'idée que des femmes et des hommes courageux soient capables de faire jaillir la lumière de l’obscurité relativement à ce génocide au Rwanda en 1994. C'est-à-dire forcer le pays à faire toute la lumière sur l’affaire et son histoire. 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.



https://francais.rt.com/opinions/40367-conflit-genocide-rwandais-republique-francaise-est-elle-totalement-compromise



Vendredi 30 Juin 2017


Commentaires

1.Posté par Christian SÉBENNE le 04/07/2017 18:02 | Alerter
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Réponse à Harana Paré,

L’information sur le Rwanda répond à une stratégie dictée par certains démons sataniques tels George Soros, Kissinger, Albright, Brzeziński, Wolfowitz etc… stratégie reprise en boucle par tous les media dont Radio Canada, et chantée en chœur par une pléthore d’associations nourrie au lait et au miel des subventions perfusées par l’UE sous contrôle de ses agents sionistes.

Pour essayer de voir clair dans les propos de l’historien Harana Paré qui plus est, militant à l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (Afaspa) ainsi qu'au collectif communiste Polex (Politique extérieure), son commentaire est semble t’il un réquisitoire à l’encontre de la France et son Armée.

Depuis 1994, nombreux sont les personnes qui ont excellé pour faire de la désinformation sur le génocide du Rwanda, mais, plus de 20 ans après le drame, peu de personnes sont capable de comprendre les tenant et aboutissant du génocide, et ceci est le fait d’une rhétorique parfaitement orchestrée pour brouiller les pistes et désigner le coupable qui serait la France.

Essayons de rendre lisible ce qui semble abscons, en commençant par un bref historique chronologique de la problématique du Rwanda au pays des Grands Lacs.

Pour mémoire, le 6 avril 1994, l’avion Falcon 50, qui transportait le Président du Rwanda Juvénal Habyarimana de l’ethnie Hutu et son homologue du Burundi voisin le Président Hutu Cyprien Ntaryamira étaient victimes d’un attentat (hypothèse de vidéo montage de l’attentat), celui-ci faisait en tout douze victimes dont l’équipage de l’avion. Ce drame selon les observateurs déclenchait un monumental règlement de comptes dont la Saint Barthélémy fait pâle figure à côté.

(hypothèse de vidéo montage de l’attentat, voir mon article à ce sujet)
http://www.armee-media.com/2013/07/21/lhonneur-du-capitaine-barril-ne-doit-pas-etre-bafoue-par-christian-sebenne/

Les Etats concernés du Rwanda, du Burundi, de la République Démocratique du Congo et de l’Ouganda forment ensemble une région volcanique appelée communément Pays des Grands Lacs, dont la beauté de ceux-ci font partie de la Genèse de notre Humanité, et leur particularité demeure de détenir la source du Nil.

Le Rwanda est peuplé, était surpeuplé le mot conviendrait mieux, de trois ethnies ; les Hutus à 85 %, les Tutsis de 15 % et une troisième ethnie constituée des Twa, environ 1 %. Pour schématiser, ce pays était sous la domination des Belges qui partant du principe que pour régner il vaut mieux diviser, prirent l’initiative de tirer parti de l’ethnie des Tutsis et décrétèrent celle-ci comme étant la race supérieure désignée pour diriger le pays ; le Peuple Élu d’Afrique était né…!!! L’officialisation du Peuple Élu Tutsi se verra concrétiser planétairement en 1996 à Jérusalem avec Shimon Peres, Tzipi Livni et Benyamin Netanyahou par l’accueil réservé à Paul Kagamé à Yad Vashem .

Autrement dit, pour nous résumer, la population Rwandaise était dirigée par une minorité ; les 15 % de Tutsis dominant l’ethnie des Hutus qui eux représentaient 85 % de la population de ce pays. Ce cliché d’importance reflète relativement le standard mis en place dans bien des pays dans le découpage du monde.

Arrive la vague des indépendances des années 1960, et là, « patatra » changement de décors, la règle dite démocratique inverse la situation ; les 85 % de Hutus majoritaires tentent de faire accéder l’ordre démocratique, mais prennent le pouvoir sur les 15 % de Tutsis, ceux-ci devenant de fait les subalternes de ceux qu’ils avaient dominé pendant des siècles (400 ans).
Autant vous dire que cette pilule amère ne fut jamais, mais jamais digérée par les Tutsis, dès cet instant, tout, absolument tout fut mis en œuvre pour reprendre la main pour le contrôle du pays. Le zénith de cette haine intestine trouvera ni plus ni moins son point culminant lorsque les deux Présidents Hutus ; du Rwanda, Juvénal Habyarimana et son homologue du Burundi voisin le Président Hutu Cyprien Ntaryamira perdirent la vie, alors que l’avion présidentiel à bord duquel ils avaient pris place fut abattu par deux ou trois missiles, lors de sa phase d’approche d’atterrissage à l’aéroport de Kigali. Les jours et les semaines qui suivirent ce drame au cours duquel les deux présidents Hutus du Rwanda et du Burundi venaient d’être exécutés, changèrent irrémédiablement la donne.

Cet assassinat des deux Présidents Hutus (et ce n’est pas rien, deux Présidents) poussait au paroxysme les tensions régnant entre les ethnies, mais plus encore, il faut voir que depuis 400 ans les Hutus avaient vécu sous la férule armée sans pitié des Tutsis, ayant subi déjà tellement d’exactions et d’atrocités dans leur chair se tinrent à peu près ce langage ; « décidément nous ne serons jamais comme tout le monde… » cette réaction malheureusement humaine si on essaie de la comprendre, donna lieu à des massacres de masse, massacres de masse que certaines sources autorisées ou non, dénomment Génocide. Rappelons ici que l’article 35 de la Constitution Française donne les mêmes droits, en cas de manquement grave du pouvoir ; le Droit inaliénable et imprescriptible à la Révolution.

« En aparté, précisons de suite, que compte tenu de l’historique de son passé ethnico dramatique, le Rwanda avait signé des accords de défense avec la France, le président Juvénal Habyarimana était libre de choisir ses partenaires dans les accords de défense. »

Chacun y allant de sa plume dressera un tableau apocalyptique des événements qui suivirent, faisant en quelques jours près d’un million de morts, la communauté internationale chargeant les Hutus tous désignés de génocidaires ainsi que les troupes Françaises qui bien naturellement furent taxées de complicité de toutes ces atrocités.
Ben voyons donc !!!
Il est si facile de stigmatiser et de juger à des milliers de kilomètres lorsqu’une Presse « aux ordres » acquise aux plans diaboliques du Nouvel Ordre Mondial, qui sous l’égide de son égérie Colette Braekman se mit à donner le « La » et d’aboyer à l’unisson pour désigner le bourreau. Or, à la lumière des révélations des pseudos attentats du WTC du 11 Septembre 2001 à New York et des montagnes de mensonges construits à cet effet par les sionistes, là aussi pour justifier l’injustifiable dans le but unique de voler le pétrole en Irak, il y avait bien évidemment lieu d’y regarder à deux fois.

Il ne m’appartient pas ici de juger les accords de défense ou de coopération militaire comme bon vous semblera de les appeler et qui liaient le Rwanda à la France, mais de comprendre la raison qui pousse à salir invariablement l’armée Française. Or, la guerre souterraine, médiatique et psychologique que livra et livre les Etats-Unis à la France qui déboucha sur les indépendances africaines de 1960, ne fut motivée par l’oncle Sam que par une seule règle et une seule ; « Ote toi de là que je m’y mette », et tous les moyens ont été et sont bons pour retourner l’opinion dans le sens idoine.

Bien des années ont passé, maintenant que la poussière semble s’être estompée, à la lumière de révélations d’officiers Tutsis telles celles du lieutenant Abdul Ruzibiza qui accusa directement Paul Kagamé d’être l’auteur de l’attentat, mais reviendra sur ses dépositions certainement au regard de « pressions… » exercées par le pouvoir Tutsi, et qui confirmera ses premières accusations avant sa mort, mort pour le moins suspecte…? D’autre part, les officiers ; Patrick Karegeya Ancien chef des services de renseignement extérieur du Rwanda, ainsi que le Général Faustin Kayumba Nyamwasa, ils accusent le président Kagamé d’être responsable de l’attentat qui le 6 avril 1994 a coûté la vie au Président Juvénal Kabyarimana et au Président Hutu Cyprien Ntaryamira : « Nous savons d’où les missiles sont partis » !

En aparté, l’une des techniques utilisée pour rendre illisible cette affaire et brouiller les pistes afin que l’opinion ne comprenne rien au problème fut le suivant ; dès lors on voulait charger quelqu’un de tyrannicide ou de génocidaire, le mot Hutu était immanquablement prononcé, mais si l’un, ou plusieurs Tutsis étaient en « difficultés » on n’utilisait jamais le mot Tutsi mais le mot Rwandais, cette subtilité de langage a permis de charger un maximum les Hutus, et le quidam sera toujours maintenu dans l’impossibilité de faire le distinguo. Cet enchaînement du drame du 6 avril 1994 entraina les massacres d’un million de Rwandais.

Or, depuis le 11 septembre 2001, nos voisins américains nous ont tellement surpris, ne reculant devant rien, nous obligent à relire l’histoire alors qu’ils nous demandaient de l’avaler jusqu’à la gerbe. Ces multitudes de mensonges nous font tomber de haut un peu plus chaque jour, qu’il a fallu s’habituer à disséquer, à défragmenter la diarrhée merdiatique qu’il nous était demandé d’ingurgiter.

Par ailleurs, dans cet écheveau, il y a lieu de prendre en compte toutes les données géopolitiques du problème. Les forces militaires partenaires en présence, étant formées des exilés Tutsis de la trilogie ; l’Ouganda de Yoweri Museveni , le Burundi et Rwanda constituant le FPR sous l’autorité de Paul Kagamé. Qui a formé qui…? Les élites militaires Tutsis ayant été formatées par les USA, ce pouvoir sous influence et dans quel but…? Par ailleurs à qui aurait profité le crime…? Si certains y trouvent leur miel, on est en droit de se poser des questions.

La conclusion de ces massacres donnait le jour à une soif de conquêtes mal dissimulées, orchestrées par les « américano-Tutsi » promus en « judéo-Tutsi » depuis l’accord de Yad Vashem en 1996. Ce fait est loin d’être anodin sur la lecture du dossier. Ceci plus cela apporte une certaine forme de lisibilité sur la politique du prosélytisme Tutsi en tant que 14ème tribu d’Israël (la 13ème étant celle des Khazars) qui mit tout en œuvre pour prendre d’assaut le pouvoir au Congo voisin, à l’aide de ses clones de Sayanims infiltrés ; les Banyamulengue.

En jetant une nouvelle fois l’opprobre sur Paul Barril, cet abcès de fixation permet de focaliser les animosités et rancœurs sur ce dernier, de donner par ce biais les coudées franche à Paul Kagamé qui peut avec tout ce que la planète comporte comme despérados en mal de pillage de dépecer la République Démocratique du Congo tout en entamant sa partition.

Or, l’interview donnée ce 13 juillet au quotidien argentin La Nacion par le journaliste américain Glenn Greenwald travaillant pour le Guardian, et qui a révélé l’affaire Snowden, affirme que l’ancien consultant de la NSA détiendrait d’autres informations sur le gouvernement américain susceptibles de causer en une minute plus de dommages qu’aucune autre personne n’a jamais pu le faire dans l’histoire des Etats-Unis. En outre, il est très intéressant d’apprendre que des centaines de satellites américains nous observent en continu, ceux-ci peuvent voir un microbe au centimètre près, conséquence de quoi, dès lors, en »rétro-analyse » des films de l’époque, il est d’une facilité enfantine de voir d’où furent tirés les missiles qui abattirent l’avion présidentiel, et d’en conclure qui ou quel parti tirèrent ces roquettes.

Dans un tel contexte, fort des déclarations du Canadien le Général Roméo Dallaire qui mettait en cause l’attitude des Forces Armées Belges, on voit mal comment on peut imputer de tels crimes à fortiori de Génocide au Capitaine Paul Barril, il est vrai que dans cette débauche de « qualificatifs élogieux » contre les Forces Françaises, certains n’ont pas hésité à salir le Colonel Hogard et le Général Didier Tauzin, que seul le double langage d’une noria acquise aux idéaux du Nouvel Ordre Mondial et à la désintégration de la France peuvent justifier de telles attitudes, fallait-il que cette information tomba un 14 Juillet pour démolir des Patriotes… on s’en bouche le nez.

Depuis de nouveaux éléments ont vu le jour :
http://reseauinternational.net/genocide-du-rwanda-les-medias-mensonges-politiques-enfin-demasques/

Plus que de longs discours, je joins ici un extrait d’un article de l’ancien ministre Canadien Richard Le Hir intitulé « Un embarras Total », qui passe en revu les assassinats ciblés dans le domaine du pétrole par les USA et confirme que le président Juvénal Habyarimana et son homologue du Burundi le président Cyprien Ntaryamira ont bel et bien été exécutés par les Etats-Unis et leurs officines, confirmant ainsi l’enquête de la BBC.

Notamment, un journaliste d’enquête américain réputé, Wayne Madsen, ancien officier de la marine américaine et spécialiste des questions de sécurité nationale, invité à plusieurs reprises à témoigner en tant qu’expert par la Chambre des représentants aux États-Unis, le Tribunal pénal international pour le Rwanda, et une commission judiciaire française sur le terrorisme, passait récemment en revue les cas où les États-Unis avaient délibérément orchestré des accidents aériens pour se débarrasser de personnalités politiques gênantes, et encore tout récemment d’Eduardo Campos, le colistier de Dilma Rousseff lors de la dernière campagne présidentielle au Brésil.

Sa liste des victimes des États-Unis est un véritable « Who’s who » de la politique internationale et nationale des États-Unis des soixante dernières années. On y retrouve en effet les noms de Dag Hammarskjold, secrétaire général des Nations Unies dans les années 1960, Juvénal Habyarimana, président du Rwanda, Cyprien Ntaryamira, président du Burundi, en 1994, Francisco sá Carneiro, premier ministre du Portugal, en 1980, Muhammad Zia Ul-Haq, président du Pakistan, en 1988, Sanjay Gandhi, candidat au poste de premier ministre de l’Inde, en 1980, et même des personnalités américaines comme Walter Reuther, président du très puissant (et très redouté par la droite) syndicat des Travailleurs unis de l’automobile, en 1970, l’ancien sénateur du Texas John Tower qui avait à plusieurs reprises osé défier l’extrême droite du parti Républicain, en 1991, et Paul Wellstone, sénateur du Minnesota, coupable du même délit de lèse-extrême-droite, en 2002.

Selon Madsen, tous ces « accidents » d’avion portaient la signature d’au moins une des seize agences états-uniennes de renseignement, et visaient à éliminer des personnalités dont les agissements menaçaient les fondements de l’Empire Américain.

Un article paru il y a quelques jours sur le site WikiStrike prétend en outre que les Russes en seraient arrivés à conclusion que Christophe de Margerie aurait été assassiné par la CIA. En effet, leur agence de renseignement, le FSB, aurait (…)


http://www.vigile.net/Un-embarras-TOTAL

Depuis 1994, Paul Kagamé essaie de s’acheter une virginité qu’il n’aura jamais, posez vous la question : « à qui profite le crime dans la région des Grands Lacs…? ». Le drame du Rwanda aura fait couler énormément de sang et d’encres, Paul Kagamé a fait assassiner tellement de monde et de témoins dérangeants qui contrecarraient sa version mensongère des faits. De même, le drame vécu par le chanteur Rwandais Corneille Nyungura qui émigra au Québec, est une preuve supplémentaire comme une multitude d’autres versées au dossier contre Paul Kagamé et sa clique, mais de grâce n’invoquez pas de pseudo preuve comme le film « Hôtel Rwanda », qui comme d’autres ne sont que de la propagande pour dédouaner le « Judéo-Tutsi-Power » de leurs crimes.

http://vigile.quebec/Le-chanteur-quebecois-Corneille-77765

Christian Sébenne
Ancien propriétaire du magazine Africa International

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