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Comprendre le fiqh de la destruction de l’Islam – Du fiqh al aqaliyyat au fiqh des moustad’afines (du fiqh des minorités au fiqh des faibles) – Partie 2


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Aissam ait yahya
Jeudi 28 Février 2013

Comprendre le fiqh de la destruction de l’Islam – Du fiqh al aqaliyyat au fiqh des moustad’afines (du fiqh des minorités au fiqh des faibles) – Partie 2

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بسم الله الرحمن الرحيم

Au nom de Dieu, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux

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Partie II : le fiqh destructeur de l’Islam

Dans la première partie, nous avons expliqué comment s’était mise en place la création de nouvelles dénominations pseudo-juridiques pour qualifier l’espace mondial contemporain.
Avec une justification par le fait, qui a commencé par revoir et rejeter la notion de Dar al Koufr, puis adopter une vision minimaliste du Dar al Islam, et finissant par une combinaison-fusion des deux, qui aboutira à la totale acceptation par les musulmans abusés d’un seul et unique Dar mondialisé.

Toutefois, rappelons qu’au départ c’est la nécessité -voir l’exigence- de répondre à certaines problématiques qui a poussé ces nouveaux penseurs et imams, intellectuels et théologiens, à créer ces nouveaux principes. Nouveaux principes totalement inacceptables, non pas seulement car les résultats sont faux et même dangereux pour l’intégrité de l’Islam, mais parce que toute la méthodologie de réflexion et d’analyse des problèmes est elle-même gravement erronée.

Ce postulat de départ est de prendre pour fait acquis, la présence de plusieurs millions de musulmans en Occident, issus de l’immigration, immigrés ou convertis (Près de 16 millions en Europe et 3 millions en Amérique du Nord). Or vivant en dehors du monde musulman, il fallait donc des réponses à leurs interrogations et questions nouvelles que suscitaient cette présence. Bien entendu, ces imams-théologiens, à la méthodologie innovée, en plus de ne pas être foncièrement enracinés sur le terreau du dogme musulman (condition pour voir fleurir un fiqh islamiquement cohérent), ont de manière très évidente cherché à légitimer d’office et absolument cette présence musulmane en Occident.

Sans jamais en discuter les raisons historiques ou la légalité islamique autrement que de manière superficielle et simpliste, en balayant d’emblée les fondements, pour se jeter sur les ambiguïtés, en faisant des cas exceptionnels et leurs permissions (roukhssa) une règle générale, et la règle générale si exceptionnelle qu’elle devient une théorie utopique jamais appliquée (telle la shari’a elle-même)…

Pour cela, ils développèrent l’idée d’un fiqh spécialement adapté aux minorités musulmanes vivant en Occident : le fiqh al aqaliyyat (de qalil signifiant peu). Prenant pour modèle le Prophète lui-même (sallalah ‘alayhi wa salam) à la Mecque et ceux des premiers émigrés musulmans en Abyssinie, ce fiqh fait des versets mecquois la base de son existence.

Il ne s’agit pas de remettre foncièrement en cause celui-ci, mais de montrer comment ce genre de fiqh dans des mains « professionnelles » (théologiquement parlant) qui n’ont pas la conscience et l’éthique que suppose cette tache, peut causer bien plus de mal qu’autre chose.

Principes méthodologiques de la déconstruction de l’Islam par le fiqh al aqaliyyat occidental

Tout d’abord, ils partent du postulat ‘alamiyat al islam: l’universalité de l’Islam. Notion fondamentale issue de la croyance musulmane : l’Islam est une vérité adoptable et applicable en tout temps et tout lieu (fi koulli makan wa koulli zaman).

Pourtant chez eux, lorsque l’on analyse leurs discours, leurs prises de positions et les résultats de leurs « efforts de jurisprudence » (ijtihad) on remarque très aisément que toutes les modalités sont complétements inversées en absolue défaveur de l’islam et de ce qu’il recouvre. Puisque l’Islam est universel finalement c’est donc à l’Islam de faire l’effort doctrinal et aux musulmans de faire des concessions dans le temps et l’espace où ils vivent.
Il faut préciser ce point : on ne remet pas en cause l’idée que le musulman ne peut pas vivre pleinement son Islam et sa pratique dans un pays non-musulman.

Certes, il est évident qu’il y a toujours compromission entre ce que l’on doit faire et ce que l’on peut faire. Seulement ces compromis doivent être légaux d’un point de vue de l’Islam, dans le but visé et dans son essence, et surtout ne pas amorcer de logique perverse et contre-productive pour l’Islam (ce qui n’est pas le cas avec le fiqh al aqaliyyat de nos nouveaux juristes).

Inutile donc de revenir sur les multiples situations schizophréniques de cette situation, qui de toute façon est islamiquement anormale. C’est notre point de divergence avec eux, puisqu’eux n’y trouvent fondamentalement aucune contradiction. Car c’est que le principe de ‘alamiyat al islam va les aider à alléger le fiqh musulman traditionnel. Trop lourd, trop rigide selon eux. Rendre plus aisé à pratiquer les rites du culte et les autres obligations liés à l’Islam : c’est la notion de tayssir al fiqh (faciliter le fiqh).

C’est de cette manière qu’ils ouvrent ici la boite de Pandore, car c’est donner à un espace historiquement et culturellement non musulman la capacité et le droit d’influer sur la pratique de la religion elle-même. Non pas de manière temporaire, non pas de manière exceptionnelle, limitée dans le temps, non pas de manière circonstanciée : mais de manière absolue et légale puisqu’à la base, on considère légitime la présence musulmane en Occident (qui n’est plus considéré comme un vrai Dar al Koufr).

Finalement ces derniers en arrivent même à accepter l’idée d’un ‘urf gharbi: des coutumes occidentales ”musulmanes” intégrées au fiqh de l’islam lui-même. Alors qu’à la base et en réalité, nous avons une culture non musulmane, sécularisée postchrétienne, avec ses valeurs, son mode de vie et ses pratiques, intégrée et légitimée pour la faire entrer dans les modalités même de définition des règles du culte. Ce n’est donc plus le culte qui définit la culture : mais la culture dominante [occidentale] qui règle le culte de la minorité [musulmane].

Voilà en somme comment on facilite l’assimilation absolue des musulmans aux valeurs conformes et comment on occidentalise l’islam. C’est ainsi qu’on comprend que cette notion de ‘alamiyat al islam est une parole véridique par laquelle ces nouveaux théologiens n’obtiennent que le faux, du fait de leurs conceptions et compréhensions erronées (kalimatoul haqq youridou biha al batil).

Naissance d’un nouveau fiqh : comment le fiqh al aqaliyyat se transforme en fiqh al moustad’afine

Dans tout environnement politique et social dans lequel une minorité exogène perd sa cohésion intracommunautaire, l’assimilation est la règle, elle finira par adopter valeurs et pratiques dominantes. Or dans un environnement coercitif, exigeant de se délester d’une partie de son identité pour faire symboliquement partie d’une communauté nationale, qui plus est, restrictive en terme de liberté, alors le processus d’assimilation radicale est d’autant plus renforcé. Que dire quand cette communauté perd les fondamentaux protecteurs qui définissent son identité et utilise des outils qui lui permettent de s’autodétruire ?

Dans ce genre de société -telle la France- le fiqh al aqaliyyat qui allège prétendument le fiqh est condamné à n’être qu’une suite perverse de concessions, les unes à la suite des autres. L’ordre politique ne négocie pas (surtout pas avec les musulmans considérés comme les derniers représentants de l’ordre ancien à convertir à la modernité). Dans ce cas de figure, ce fiqh n’est qu’un fiqh du fait accompli, incapable de donner de vraies solutions, il permet simplement de faire accepter la situation aux musulmans. Ce fiqh al aqaliyyat devient même un instrument privilégié du pouvoir dans le processus d’assimilation de ces minorités musulmanes.
Il y a une création d’un nouvel islam sur mesure avec des outils traditionnels de fiqh.

- Le principe de maslaha wa masfada est inversé : la maslaha est celui du système, ce sont ses seuls intérêts qui sont pris en compte en réalité, ses seules vues et objectifs qui constituent la référence derrière toute la fumée qui sert à embrouiller la vision du musulman. Et revenir à la réalité de l’Islam est justement la masfada, la corruption, le trouble à l’ordre public.

- La règle Ad darouratou toubihou al Mahdhourat, stipulant que la nécessité permet exceptionnellement les interdits, est la panacée suprême permettant de rendre licite l’illicite. Dans notre société débridée ultra libérale, individualiste ou la surconsommation est la règle, tout devient nécessaire et tout est nécessité… En réalité, la nécessité de vivre comme les ”autres” est finalement la vraie nécessité qui peut et pourra tout permettre.

- Le principe de akhafou adararayn consistant dans une situation problématique imposée à choisir le moindre mal de deux maux, devient une règle qui ne repose sur plus aucune logique de hiérarchie du mal. Justement car la mashala et la mafasda sont elle-mêmes inversées : le mal absolu est donc la solution la plus authentiquement islamique et le moindre mal est la solution ambiguë et innovatrice. Avec leurs conceptions le mal est ce qui va à l’encontre de ce que souhaite le système, le moindre mal est d’accepter les solutions du système, ses règles du jeu, alors même que les musulmans ont la possibilité et la liberté de choisir d’autres solutions islamiquement plus licites et rationnellement plus viables.

- Le principe de maqassid ash shari’a était un outil servant à déterminer les buts et les objectifs (qasd) généraux de la shari’a, afin de pouvoir trouver des solutions à des problèmes, des indications pour montrer la voie (shari’a) à suivre pour les nouveaux ijtihads. Mais dans leurs mains déterminer ces buts et objectifs devient la cause ultime pour annuler la shari’a elle-même. Ils croient avoir saisi ces objectifs, donc il devient inutile de garder cette shari’a comme voie législative à suivre.

- Le principe de fiqh al waqi‘, lui aussi est mal compris : cet outil permet de comprendre la réalité présente à travers les yeux de l’Islam, afin que les juristes aient la compréhension globale du monde contemporain ou plus précise d’un contexte particulier, pour émettre des solutions en absolue pertinence avec les sources islamiques. Ce principe dans cette compréhension innovatrice devient un des moyens pour que l’islam intègre en son sein la réalité contemporaine quelle qu’elle soit sans la remettre en cause. Ainsi, l’islam assimile son époque sans pouvoir influer sur cette époque. Et pire : ce n’est plus l’Islam qui comprend son temps, c’est le temps présent qui détermine la compréhension de l’Islam.

On pourrait multiplier ce genre d’examen critique et citer d’autres principes, pour montrer que tout cet ensemble au sein du fiqh al aqaliyyat transforme une minorité musulmane en minorité faible incapable de faire face avec son Islam à la réalité contemporaine.

Une minorité sous pression qui tombe dans une logique de concession conscientisée par ce fiqh, servant à lui donner bonne conscience : ne sachant pas que ce fiqh les condamne à la faiblesse éternelle et même à la disparition de leurs identités spécifiques. Ou du moins la disparition des vrais marqueurs de cette identité. Le fiqh al aqaliyyat n’est en réalité, ici dans cette méthodologie déviée, qu’un fiqh al mostad’afine.

Le problème est beaucoup plus grave, car ici, cela ne concerne pas que le fiqh en matière rituelle, cultuelle, vestimentaire ou alimentaire. Mais implicitement, il a touché, touche et touchera davantage le dogme lui-même en ayant des répercussions gravissimes. C’est comme si cette idée de tayssir al fiqh se transformait aussi au fur et à mesure de son application dévoyée en tayssir al ‘aqida. Le dogme lui-même est allégé, amputé et modifié, par ce fiqh al aqalliyat qui donne naissance par son ‘urf gharbi a une aqida al aqalliyat occidentalo-compatible.

Ici, je pourrais prendre des dizaines de cas (fatawas ou déclarations), extrêmement polémiques pour démontrer méthodiquement tout ce processus (les plus perspicaces feront très rapidement les déductions et les liaisons eux-mêmes) mais cela est inutile : il suffit de comprendre tout le mécanisme et d’en vérifier soi-même la validité.

Du fiqh al aqaliyyat pour l’Occident au fiqh de la destruction de l’Islam

Rappelons que tout ce fiqh prévalait pour les minorités musulmanes du monde occidental, ce fiqh al aqaliyyat, son tayssir al fiqh et son ‘urf gharbi, tout cela déjà conditionné par le refus d’utiliser la notion de Dar al Koufr et d’en tirer les conclusions qui en découlent. Pourtant, lorsqu’on sait que le phénomène de Mondialisation est un euphémisme pour ne pas dire Occidentalisation du monde, un autre phénomène extrêmement pervers se réalise.

Le monde occidental domine indubitablement le monde depuis au moins deux siècles. La démocratie, les droits de l’homme, le libéralisme, la laïcité, le positivisme, le darwinisme, le socialisme (entre autres) sont toutes des philosophies clairement nées et façonnées dans le monde occidental. Et aujourd’hui elles constituent toutes des valeurs universelles, car l’occident s’est imposé universellement au monde. Le monde occidental constitue donc l’absolue référence de toutes les anciennes ères de civilisation.

Or le fiqh al aqaliyyat et toutes ses funestes implications, développé à l’origine uniquement pour le monde Occidental, tend à dépasser son cadre d’origine, et s’étend aussi dans le monde musulman.
Car comme l’Occident constitue la référence absolue, un modèle que tous tendent à suivre : l’islam occidental devient lui-même une référence pour les musulmans censés vivre dans des pays musulmans, au sein de sociétés musulmanes régies par des états musulmans.

Cet islam crée en Occident, donc totalement occidentalo-compatible : il a été créé dans leurs laboratoires et il s’exporte par le phénomène de Mondialisation. On se rappelle d’ailleurs les paroles de certains hommes politiques français qui disaient bien que l’Islam de France, est un projet qui dépasse même les frontières françaises.

C’est ainsi que l’islam acceptable dans le monde occidental devient le seul islam que l’Occident accepte pour le monde musulman. Or les musulmans n’ont pas les moyens de s’y opposer puisqu’ils ont adopté et intériorisé le fiqh de la faiblesse.

Ce qui est cynique dans ce processus, c’est que par le phénomène de Mondialisation, les musulmans du monde arabo-islamique se sécularisent massivement et deviennent des croyants et des adeptes des religions séculières. Finalement, les musulmans authentiquement musulmans deviennent une minorité au sein de leurs propres pays, eux-mêmes prêts à avaler ce fiqh al aqaliyyat finissant par son tayssir al ‘aqida

C’est un véritable cercle vicieux destructeur de la réalité de l’Islam et de la réalité de ce que recouvre l’identité musulmane qui se met en place. La logique de ce processus veut que nous allions tout droit vers l’acceptation par les musulmans d’un Dar Mondialisé qui n’est pour eux ni un Dar al koufr ni un Dar al Islam sans même qu’ils ne s’en soucient.

L’adoption d’un fiqh pervers qui ne se sert d’outils qu’à des fins de contorsions idéologiques et de manipulations scientifiques des sources authentiques et des règles véritables.
Un phénomène de tayssir al ‘aqida, qui créé une nouvelle religion toujours dénommée islam mais complétement vidée de sa substance originelle et acceptable par le nouvel ordre politique mondial.

La création de musulmans ”nominaux”, adeptes en réalité de religions séculières, refusant et combattant eux-mêmes les points les plus fondamentaux du dogme islamique.

Qui sont les musulmans qui résisteront à ce phénomène, et comment le combattront-ils efficacement, sont les deux seules inconnues de toutes ces évidences.

 

Aïssam pour Anâ-Muslim



Jeudi 28 Février 2013


Commentaires

1.Posté par Abdelkader Dehbi le 28/02/2013 17:54 | Alerter
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Certes, c'est tout à l'honneur de l'auteur de cet article – M. Aïssam Aït-Yahia – de nous faire partager les inquiétudes qu'il éprouve, quant aux dérives du fiqh au sein des communautés musulmanes installées en Occident. Mais le musulman basique que je suis, trouve ses propos alarmistes et infondés, surtout quand il affirme :

""Le problème est beaucoup plus grave, car ici, cela ne concerne pas que le fiqh en matière rituelle, cultuelle, vestimentaire ou alimentaire. Mais implicitement, il a touché, touche et touchera davantage le dogme lui-même en ayant des répercussions gravissimes... """


En effet, l'essentiel, du dogme – al'aqiida – en Islam, c'est l'ancrage du Musulman à l'Unicité absolue du Dieu Unique, Créateur et Souverain Suprême de l'Univers. ; une Unicité absolue, maintes fois proclamées dans le Coran, en particulier dans la Sourate n°112, intitulée Al-Ikhlas (la Pureté absolue) qui élève Dieu au-dessus de toute association ou d'apparentement, contrairement aux blasphèmes des Juifs qui prétendent que 'Uzair" est "fils" de Dieu ou aux Chrétiens proclamant pour leur part, que Jésus est le "fils" de Dieu. (Sourate Al-thaoubah Verset n°30)
وَقَالَتِ ٱلۡيَهُودُ عُزَيۡرٌ ٱبۡنُ ٱللَّهِ وَقَالَتِ ٱلنَّصَـٰرَى ٱلۡمَسِيحُ ٱبۡنُ ٱللَّهِ‌ۖ ذَٲلِكَ قَوۡلُهُم بِأَفۡوَٲهِهِمۡ‌ۖ يُضَـٰهِـُٔونَ قَوۡلَ ٱلَّذِينَ ڪَفَرُواْ مِن قَبۡلُ‌ۚ قَـٰتَلَهُمُ ٱللَّهُ‌ۚ أَنَّىٰ يُؤۡفَڪُون – سورة الثوبة الآية رقم 30َ
En tant qu'algérien résidant en Algérie, mais ayant des attaches familiales et amicales avec beaucoup de nos expatriés maghrébins, je trouve que leur foi dans l'Islam est loin d'être menacée par qui que ce soit, ni en quoi que ce soit ; et ceci bien entendu, par-delà les contingences d'une islamophobie orchestrée, ici, par les lobbies sionistes, là, par des "Dupont-la-joie" nostalgiques de l'Algérie de papa, le tout soutenu par un appareil médiatique quasi totalement aux bottes de l'Ordre néo impérialiste dominant. Et c'est tout à l'honneur de nos correligionnaires.

2.Posté par BAB le 28/02/2013 18:01 | Alerter
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@Aïssam

Il faut bien une solution.

Quelle solution préconisez-vous?

3.Posté par AS le 28/02/2013 19:35 | Alerter
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tres bonne analyse...

une bonne reflexion sur le sujet serait a engager publiquement ...car ca vole pas tres haut dans nos rangs en ce moment

4.Posté par Columbo le 28/02/2013 21:12 | Alerter
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Pour une bonne compréhension il faudrait des exemples entre ce qui EST , et qui DEVRAIT ETRE.

5.Posté par BAB le 01/03/2013 00:59 | Alerter
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Personnellement, il me semble que le problème soulevé ici n'est pas uniquement musulman car les Chrétiens aussi, sous les coups d'un tappage médiatique incessant, semble perdre le sens du sacré et des valeurs religieuses authentiques, y compris au sein la Curie de l'Eglise Catholique.
Que faire ?

6.Posté par BAB le 01/03/2013 01:19 | Alerter
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Je suis d'accord avec Columbo.
Pour une meilleure compréhension de la pensée de l'auteur, donner des exemples concrets faciles à comprendre pour ceux qui ne sont pas théologiens.

D'ailleurs en Occident tout n'est pas mauvais, il y a aussi de bonnes choses.

7.Posté par Depositaire le 01/03/2013 12:06 | Alerter
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Lors de la parution du premier article sur le sujet, j'avais émis de sérieuses réserves quant au contenu et émis de sérieux soupçons de l'appartenance de l'auteur à la mouvance wahhabite.

Ce deuxième article, en complément du premier paru sur le sujet, ne m'a pas permis de trancher en ce sens. Ce n'est pas essentiel. Mais en analysant son article, il apparait malgré tout quelques évidences fort gênantes.

S'il est permis de dénoncer un certain laxisme chez les musulmans, surtout ceux vivant en Occident, dont beaucoup se considèrent comme tels simplement parce qu'il sont issus d'une famille musulmane, ou d'autres, la majorité, se contentent de jeûner durant le mois de Ramadan comme toute pratique, tout en ayant un comportement consumériste qui n'est pas tellement en harmonie avec les préceptes de l'Islam, il n'en demeure pas moins que la solution et la cause du problème ne se situe nullement dans l'abandon du fiqh fondamental, considéré comme base juridique en Islam, et il y a lieu de rappeler ici qu'à l'origine le fiqh n'avait strictement rien de juridique. Ses principes étaient d'ordre spirituel. Et ce n'est que par une dérive fâcheuse qu'il en est arrivé à n'avoir que cette signification.

Manifestement, pour l'auteur, la seule chose qui est vraiment importante pour les musulmans, c'est de suivre des prescriptions alimentaires, dévotionelles, et vestimentaires. De plus s'il s'étend longuement sur le fait de la pratique de l'Islam en Occident comme non conforme à ce qu'elle devrait être, il n'en explique pas pour autant en quoi elle devrait consister. Bien des musulmans pourraient à juste titre se poser la question en quoi leur pratique n'est pas conforme à ce qu'elle devrait être ? L'auteur ne l'explique pas. Il se noie dans des considérations juridiques avec des termes compliqués, mais reste toujours dans le vague.

En ce qui me concerne, je suis tout à fait d'accord avec le commentateur @ Abdelkader Dehbi. Le principe fondamental, c'est le Tawhid, l'Unicité divine. Tout doit être orienté par rapport à cela. Y compris les actes de dévotions qui ne sont pas faits pour eux-mêmes mais pour se rapprocher du divin.

Les histoires de tenue vestimentaires, de nourriture hallal, c'est très bien en pays musulman et même naturel. En Occident, surtout au niveau vestimentaire, c'est du folklore ! Quand à la viande hallal, avec tous les scandales qui y sont liés de nos jours, et l'indication récente de la Commission Européenne d'autoriser à nouveau les farines animales, et on sait que les volailles industrielles seront nourries avec de la farine de porc, et que pour ce qui est de la filière hallal, il n'y a aucune garantie que les animaux abattus selon le rite musulman, aient été nourris avec de la nourriture saine, comment peut-on encore s'y fier ? A moins 'élever soi-même les animaux dont on veut consommer la viande.

Alors quelle devra être l'attitude des musulmans ? Manger quand même hallal alors que la viande des animaux qu'ils mangeront sera celle d'animaux nourris avec du porc ? sans compter que les animaux en question étant par nature végétariens, le fait de les nourrir avec des farines provenant de cadavres d'autres animaux les transformeront en carnivores et même en nécrophages ! Quelles en seront les répercussions, aussi bien sur la santé de ces animaux, que sur la santé humaine ? N'y aura t-il pas une répercussion psychique également à long terme ?

S'il y a un "combat" à mener, c'est dans ce domaine, certainement pas dans des arguties pinailleuses juridiques pour savoir si les musulmans en Occident ne risquent pas de contaminer les "purs" qui vivent au "bled". De plus, puisque l'auteur se veut agir pour un Islam rigoureux et pur, pourquoi n'argumente t-il pas sur l'affaiblissement considérable de la spiritualité en Islam ? Il y a là toute une éducation à revoir. L'Islam, c'est dans le cœur, dans la relation avec le divin que ça se passe, pas dans une tenue vestimentaire, une pratique cultuelle ostentatoire ou se nourrir exclusivement de nourriture hallal !

Si l'auteur de l'article veut vraiment œuvrer pour éveiller la conscience des musulmans, c'est par là qu'il devrait commencer. Le spirituel avec toutes ses implications. Après on pourra discuter du bien fondé de certains éléments juridiques en fonction des circonstances et des lieux.

8.Posté par BAB le 01/03/2013 12:56 | Alerter
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Je conseille à tout le monde, y compris aux musulmans, de ne plus manger de viande du tout, comme ça il n'y a pas de risque de manger du porc. Mais si on ne peut s'en passer, alors prendre des animeaux élevés naturellement au grand air.

C'est aussi par respect pour Dieu car il est écrit dans la Bible:

La Bible –Genèse –27,31.

Et Dieu créa l'homme à son image; il le créa à l'image de Dieu; homme et le femme il les créa.
Et Dieu dit: Voici je vous donne toute plante portant semence à la surface de la terre et tout arbre qui a en lui du fruit portant semence; que cela soit votre nourriture,
Et à toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel et à tout ce qui rampe sur la terre ayant souffle de vie (je donne) toute herbe verte pour nourriture, et cela fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici que cela était très bon.
Et il y eut un soir et il y eu un matin, le sixième jour.
-------------------------------------------------------------------------

On peut noter que Dieu nous donne pour nourriture les plantes, les végétaux et les fruits mais non pas les animaux, qui ne sont pas cités dans la Genèse comme étant une nourriture pour l’espèce humaine.

On peut en conclure qu’on peut ne pas manger de viande, et que c’est même préférable.
,

9.Posté par Saber le 01/03/2013 14:39 | Alerter
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Cet article est frappé de nullité du fait même qu'il ne verse aucun verset du noble coran mais aussi par le fait qu'il présente l'auteur comme un concentré de la science islamique vue sous un angle biaisé par l'absence du
"tanbih " pour s'éclairer et illuminer le chemin vers le fiqh.


10.Posté par Maicha le 02/03/2013 22:33 | Alerter
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Je suis tout à fait d'accord avec Dépositaire et le fait de vivre en Occident ne fait pas de nous des musulmans "light",bien au contraire!

Des musulmans qui ne pratiquent pas ne sont pas l'apanage de l'Occident ,par je ne sais quel mimétisme.Il y a aussi dans les pays à majorité musulmane ,des gens qui pratiquent peu ou pas du tout.

Les musulmans sont des gens comme les autres :il y a de simples déistes ,des croyants sans pratique ,des croyants et pratiquants et aussi des croyants et pratiquants mais dont la pratique n'est pas en conformité avec ce qui est demandé ,soit parce que ça les arrange ,soit par ignorance.

Cet article pèche par manque d'exemples pour étayer la démonstration

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