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Comment l'Etat Islamique peut vaincre la pauvreté


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Samedi 23 Mars 2013

Comment l'Etat Islamique peut vaincre la pauvreté

Avant d'entamer cette étude, il apparaît nécessaire de rappeler quelques éléments de la situation économique actuelle. Nous vivons dans un monde où :

 

  • 1% des plus riches détiennent 95% des richesses,

  • 1 milliard d'hommes n'ont pas accès à l'eau courante,

  • 1,5 milliards de personnes n'ont pas accès aux premiers soins,

  • Les 2OO personnes les plus riches du monde ont plus que doublé leur revenu annuel, la somme de leurs revenus est actuellement égale aux ressources des 2,5 milliards de personnes les plus pauvres,

  • 3 milliards d'individus vivent avec moins de 2 dollars par jour (1,3 milliards ont moins d'un dollar),

  • 20% de la population des pays « développés » consomme 86% des richesses du globe...
     

 

Malheureusement les études sur l'évolution de l'inégalité démontrent que le fossé entre les riches et les pauvres ne cesse de se creuser. Partant de cette situation extrême, nous pouvons nous demander comment l'Etat Islamique pourra résoudre le problème de la pauvreté ?

L'appel au retour du Khilafah se fait entendre à travers le monde entier, mais le futur Etat héritera des difficultés causées par les systèmes corrompus appliqués dans les pays musulmans. Les capitalistes pensent que le problème économique a pour origine des besoins illimités pour des ressources qui elles le sont. Afin de diminuer l'écart entre les besoins et les ressources, ils suggèrent donc une augmentation de la production ; cette dernière est un facteur clé pour l'Occident, c'est pour cela qu'ils attachent autant d'importance à des indicateurs tels que le PNB ou le PIB. Malheureusement les dirigeants des pays musulmans imitent leur vision erronée et c'est ce qui explique que les problèmes demeurent irrésolus.

 

En Islam le problème se pose différemment, il s'agit de redistribuer les richesses. D'après certaines statistiques, il y a assez de ressources sur terre pour couvrir les besoins primaires d'environ 60 milliards de personnes. Le problème de la pauvreté ne sera donc pas résolu en augmentant indéfiniment la production, afin que les riches consomment mieux. Mais en s'assurant que les besoins essentiels de tous les individus soient complètement satisfaits, avant de permettre à chaque personne de satisfaire ses aspirations au confort selon ses ressources. Cette façon d'aborder le problème sera la pierre angulaire de la politique économique du Khilafah et comme nous allons le voir, le système islamique encourage la distribution des richesses de bien des manières.

 

 

1. La satisfaction des besoins primaires :

 

Les lois divines (Ahkam Char'iah) mentionnent la nécessité de satisfaire tous les besoins primaires ou essentiels (nourriture, vêtement et logement) pour chaque citoyen de l'Etat Islamique. Dans un premier temps cet objectif est atteint en obligeant, chaque citoyen capable, à travailler afin d'assurer sa subsistance ainsi que celle des personnes sous sa responsabilité.

 

Allah (SWT) dit dans le Coran :

 

هُوَ الَّذِي جَعَلَ لَكُمُ الْأَرْضَ ذَلُولًا فَامْشُوا فِي مَنَاكِبِهَا وَكُلُوا مِن رِّزْقِهِ وَإِلَيْهِ النُّشُورُ

« C'est Lui qui vous a soumis la terre : parcourez donc ses grandes étendues. Mangez de ce qu'Il vous fournit. Vers Lui est la Résurrection ». [67:15]

 

De plus, un grand nombre de hadiths encouragent le musulman à gagner sa propre subsistance. Un hadith rapporte que le prophète (ASWS) serra la main de Sa'ad ibn Mu'adh (RA) et l'a trouva rugueuse. Quand le prophète (ASWS) lui en demanda la raison, Sa'ad dit : « Je creuse avec la pelle pour entretenir ma famille » le prophète (ASWS) embrassa sa main et dit : « (ce sont) deux mains que le Suprême aime » Le prophète (ASWS) ajouta : « Personne ne mangera jamais une nourriture meilleure que celle issue du travail de ses mains ».

D'autre part l'Islam oblige les enfants ou les héritiers à entretenir leurs parents si ces derniers sont dans l'incapacité de travailler. Actuellement dans beaucoup de pays musulmans les pauvres ne reçoivent aucune aide de l'Etat et vivent bien souvent de la mendicité. Quand les valeurs de l'Islam sont inculquées dans une société islamique, les lois concernant l'aide et le support de la famille deviennent plus évidentes pour les individus, l'adhésion à ces règles est donc accrue.

Si une famille n'a pas les moyens d'aider un de ses membres qui ne peut acquérir un revenu par le travail ou par un autre moyen légal alors l'Etat l'aidera à satisfaire ses besoins. Cela peut être réalisé par diverses mesures :

 

  • Si la personne est dans l'incapacité de travailler en raison d'une déficience physique ou mentale, l'Etat prélèvera de Bait al-mal (Trésor public) les revenus nécessaires à l'individu.

 

  • Si la personne est capable de travailler, mais qu'elle n'a pas trouvé de travail, l'Etat peut alors l'employer dans une des entreprises privées ou publiques. Afin de déterminer ses compétences, le citoyen devra passer un entretien avec un fonctionnaire de l'Etat. Après avoir évalué le citoyen, le fonctionnaire aura la responsabilité de choisir l'une des deux options qui s'offrent à lui :

 

  • Employer l'individu dans une des entreprises publiques dans des secteurs comme le gaz, le pétrole, les transports, le secteur administratif... Cela permettra de bénéficier de main d'oeuvre pour le secteur public et permettra aux personnes de bénéficier d'un revenu.

 

  • Créer un partenariat avec la personne en utilisant par exemple la structure d'entreprise dite : Mudharabah. Dans ce type de structure l'Etat investit dans l'entreprise, le travail est fourni par le citoyen et les bénéfices sont ensuite partagés. Par exemple, l'Etat peut investir dans du matériel agricole pour un individu qui possède une terre et qui a des compétences dans le domaine agricole. Si la personne possède des compétences dans les nouvelles technologies, le Khilafah pourra lui apporter un soutien pour ouvrir une boutique de matériels, de développement de logiciels...

L'Etat peut vouloir encourager un secteur particulier en y investissant, il peut par exemple se concentrer sur le secteur pharmaceutique afin d'offrir sur le marché international des médicaments moins chers.

 

A travers ceci le Khilafah pourra atteindre un double objectif : d'une part garantir à chaque citoyen un revenu minimum lui permettant de satisfaire ses besoins primaires, d'autre part les profits ainsi partagés constitueront une source de revenus pour l'Etat et permettront d'alimenter Bait al-mal.

 

 

  • Si malgré ces mesures une personne demeure sans emploi et n'a pas ses besoins primaires satisfaits, l'Etat versera les fonds nécessaires à partir de Bait al-mal. Il ne sera pas attribué le même montant à chaque individu dans le besoin, mais une étude de chaque cas permettra de fixer un montant en fonction de la situation familiale, financière... Par exemple une personne avec une famille nombreuse bénéficiera d'une aide plus importante qu'un célibataire.

 

L'Etat ne devra pas seulement distribuer une allocation aux personnes sans emploi afin de couvrir leurs besoins immédiats. Son objectif sera de mettre en oeuvre les moyens nécessaires qui permettront à chaque individu de subvenir lui même à ses besoins d'une manière durable.

Le Khalifah n'est pas un homme d'affaires, c'est un protecteur et il doit agir comme tel : cela signifie que l'Etat devra s'investir rapidement dans les projets permettant de résoudre les problèmes conséquents à la pauvreté. Dans de nombreuses grandes villes musulmanes, un nombre important d'individus vivent dans des bidonvilles, alors que bien souvent des logements sont sans locataire. Le Khilafah devra donc prendre en charge ce problème, en encourageant les propriétaires à louer leurs logements aux pauvres, en contrepartie l'Etat paiera tout ou partie du loyer en fonction de la situation de l'individu.

 

2. L'investissement :

 

Le système économique Islamique est basé sur 4 grands principes :

 

  • Les richesses appartiennent à Allah (SWT) :

 

وَآتُوهُمْ مِنْ مَالِ اللَّهِ الَّذِي آتَاكُمْ

Et donnez-leur des biens d'Allah qu'Il vous a accordés. [24:33]

 

 

  • La communauté est l'administratrice des richesses :

 

وَأَنْفِقُوا مِمَّا جَعَلَكُمْ مُسْتَخْلَفِينَ فِيهِ

Et dépensez ce qu'IL a mis sous votre responsabilité [57:7]

 

 

  • L'accumulation des richesses est interdite :

 

وَالَّذِينَ يَكْنِزُونَ الذَّهَبَ وَالْفِضَّةَ وَلاَ يُنفِقُونَهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَبَشِّرْهُمْ بِعَذَابٍ أَلِيمٍ


« A ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier d'Allah, annonce leur un châtiment douloureux » [9:34]

 

Ainsi accumuler les richesses sans dégager l'impôt légal est interdit. De plus le musulman doté d'une foie ferme ne peut avoir comme objectif terrestre la seule accumulation des richesses.

 

  • Faire circuler la richesse est un devoir :

 

مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْ أَهْلِ الْقُرَى فَلِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ وَلِذِي الْقُرْبَى وَالْيَتَامَى وَالْمَسَاكِينِ وَابْنِ السَّبِيلِ كَيْ لاَ يَكُونَ دُولَةً بَيْنَ الأَغْنِيَاءِ مِنْكُمْ

« Ce qu'Allah a accordé sans combat à Son Messager, appartient à Allah, au Messager, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse, afin que cela ne circule pas parmi les seuls riches d'entre vous » [59 :7]

Du fait de l'interdiction de l'intérêt (Riba) et de l'accumulation des richesses, les individus n'auront plus aucune raison de stocker leur argent. Actuellement dans les pays musulmans, les individus épargnent dans des banques afin d'obtenir des intérêts. Ceci a pour conséquence, d'une part, de priver l'économie de ces fonds et d'autre part cela empêche la circulation des richesses. Pire les riches des pays musulmans stockent leur argent dans les banques étrangères, ce qui signifie que la richesse ne demeure même plus dans le pays.

Sous le Khilafah, l'achat d'un bien ou d'un service sera la seule motivation à épargner. Les citoyens dépenseront donc leur argent seulement pour l'achat ou l'investissement. Cela aura pour conséquence de favoriser l'activité économique, qui sera donc normale et forte sous l'Etat Islamique.

En plus d'exiger la circulation des capitaux, l'Islam encourage les propriétaires à rentabiliser leurs terres. Si une terre reste inutilisée pendant plus de 3 ans alors l'Etat a la possibilité de la saisir et de l'utiliser pour la production, ou de la redistribuer.

 

3. Les revenus de Bait al-mal (trésor public):

Comme nous l'avons vu, afin de permettre aux individus de satisfaire leurs besoins primaires ainsi que leurs besoins secondaires, l'Etat a besoin de disposer de fonds qu'il peut dépenser ou investir. Les fonds ainsi réunis constituent le Bait al-mal, ils peuvent provenir de différentes sources :

 

3.1. L'imposition :

 

Un des moyens qui permettra de redresser la situation économique dans les pays musulmans, est l'application des lois islamiques dans ce domaine. Contrairement à l'imposition effectuée dans le système capitaliste les individus sont imposés sur leur patrimoine et non sur leurs revenus.


 

  • La Zakat : Les revenus de la Zakat sont uniquement destinés aux 8 catégories de personnes mentionnées dans le Coran. Cette réserve ne peut être utilisée pour gérer les affaires de l'Etat et le Khalifah doit selon l'opinion qu'il adopte ou selon son propre ijtihad (effort dans le but de déduire une loi qui découle du Coran et de la sounna), l'attribuer aux personnes qui lui semblent correspondre aux 8 catégories. Il peut distribuer des fonds à une ou plusieurs des catégories.


 

إِنَّمَا الصَّدَقَاتُ لِلْفُقَرَاء وَالْمَسَاكِينِ وَالْعَامِلِينَ عَلَيْهَا وَالْمُؤَلَّفَةِ قُلُوبُهُمْ وَفِي الرِّقَابِ وَالْغَارِمِينَ وَفِي سَبِيلِ اللّهِ وَابْنِ السَّبِيلِ فَرِيضَةً مِّنَ اللّهِ وَاللّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ

 

« Les Sadaqats ne sont destinées que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner [à l'Islam], l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret d'Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage. » [9 :60]

 

  • La jizya : c'est un droit octroyé par Allah aux musulmans sur les non musulmans comme soumission aux lois divines. Cet argent doit être utilisé pour le bien-être de la communauté. Cet impôt est prélevé tous les ans et ne peut être collecté à l'avance. Aucun montant n'est prévu, il sera donc fixé selon l'ijtihad du Khalifah. Cependant, ce montant ne pourra être supérieur aux possibilités des payeurs.

 

  • L'impôt sur la terre (kharaj) : C'est un droit qui permet aux musulmans de bénéficier des revenus d'une terre conquise aux non-musulmans après une déclaration de guerre, ou suite à un traité de paix qui stipule que la terre appartient aux musulmans. Les anciens propriétaires pourront toujours exploiter la terre en échange d'un kharaj qu'ils devront payer au Khilafah. Le kharaj en arabe signifie location et récolte ou moisson. Chaque terre conquise après une déclaration de guerre est considérée comme une terre kharajia. Si les habitants se convertissent à l'Islam après la conquête, la terre demeure kharajia. L'estimation du montant de l'impôt se fait en fonction des potentialités de la terre. Quand Omar (RA) mit en place le kharaj, il prit en compte le potentiel de la terre en étant juste avec le propriétaire et sans causer de préjudice à l'agriculteur. L'Imam (Khalifah) se réserve le droit d'estimer le kharaj en prenant en considération soit la surface de la terre, la surface de la partie exploitée ou en estimant la production.

 

 

3.2. L'annexion de nouvelles terres :

Naturellement le Khilafah annexera les terres musulmanes ce qui augmentera les revenues de Bait al-mal. Si le Khilafah est ré-instauré au Pakistan par exemple, l'annexion de l'Afghanistan, de l'Ouzbékistan... permettra d'augmenter les ressources et les revenus de l'Etat, sachant que ces pays sont riches en pétrole, gaz et minerais.

 

3.3. Amendes :

Pour le ta'zir (bien de la communauté) ainsi que le mukhallafat (bien de l'Etat) le Khalifah peut adopter un système d'amendes pour sanctionner les écarts faits à l'Islam. Comme au début de l'instauration du premier Etat islamique, les valeurs de l'islam ne seront pas ancrées chez toutes les personnes, les revenus seront peut-être considérables, mais ils seront amenés à diminuer avec le temps.

 

3.4. Revenus des propriétés publiques et des propriétés d'Etat :

Les propriétés publiques sont administrées par l'Etat, car le Khalifah est le gardien de la Oumma et de ses ressources. Des revenus importants seront générés par les ventes de pétrole, de gaz, de phosphate... aux autres pays.

 

3.5. Le recouvrement des fonds et des propriétés dérobés :

Une autre forme de revenu pour l'Etat est l'argent ghulul. Il correspond à l'argent qui aurait du appartenir au Khilafah, et qui est récupéré auprès des dirigeants et des fonctionnaires malhonnêtes. Il s'agit aussi de l'argent d'origine illicite : vols, jeux, intérêts... qui sera confisqué par l'Etat. Ces revenus ne seront pas substantiels.

 

3.6. Les taxes d'urgence :

En cas de force majeure la Chari'a a permis au Khilafah d'imposer une taxe d'urgence sur les personnes très riches, ceci pour permettre de surmonter un problème exceptionnel comme un tremblement de terre, des inondations...

 

3.7. Les autres sources :

  • Les butins de guerre,
  • Les taxes payées par les commerçants harbis qui exportent leurs produits vers le Khilafah,
  • Al-Rikaz : 1/5 de tous les trésors enfouis ainsi que des minerais,
  • Les biens des traîtres,
  • Les biens qui n'ont plus d'héritiers,
  • La vente ou la location des propriétés de l'Etat qui sont inutilisées (bureaux, immeubles...).

 

 

4. Les dépenses publiques :

En plus d'assurer la satisfaction des besoins et de favoriser l'emploi, l'Etat devra se concentrer sur la construction des infrastructures de base. La plupart des pays musulmans ont en effet un manque dans ce domaine, les routes ne sont remises en état que lors des visites officielles, et seuls les tronçons empruntés par les personnalités bénéficient de ce traitement de faveur.

Les dépenses publiques, en raison de l'augmentation du niveau de vie, seront plus importantes qu'à l'époque du Prophète (ASWS), des Khoulafahs après lui et même supérieures à celles de l'époque Ottomane. Le domaine de l'armement, par exemple a atteint un niveau tel qu'il constituera un pôle important du budget. C'est aussi le cas pour les dépenses concernant les différents services de l'Etat, la compensation des dirigeants, le salaire des fonctionnaires, la construction et l'entretien des écoles, des mosquées, des hopitaux... En parallèle l'Etat devra dépenser pour le jihad : préparation d'une armée, production d'armes modernes...

 

En conclusion, le Khilafah devra faire face à un véritable défi quand il s'attaquera aux problèmes économiques et à celui de la pauvreté en particulier. Cependant, l'analyse de la situation et de la Révélation s'y rapportant, permet de mettre en évidence plusieurs dispositions que l'Etat pourra exploiter, ou devra exploiter (pour les lois à caractère obligatoire). De plus, un nombre croissant de musulmans sincères travaillent sur ces questions, il sera judicieux pour le futur Etat d'intégrer ces individus ainsi que leurs idées. Actuellement les Etats laïcs imposés aux musulmans abordent le problème d'un point de vue capitaliste, en incluant dans leurs calculs une part de bénéfice réservé à l'Occident. C'est pour cette raison qu'ils sont incapables de résoudre ce fléau. Croire que l'augmentation de la croissance permettra de lutter contre la pauvreté est une utopie. Par contre, une mise en place sincère du système économique islamique permettra d'en venir à bout de manière permanente.

http://albadil.edaama.org



Samedi 23 Mars 2013


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 24/03/2013 11:27 | Alerter
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Article intéressant dans le sens où il détaille les mesures au niveau économique d'un État appliquant les règles de l'Islam.

Cependant, il y a deux poins qui mériteraient d'être expliqués dans le détail.

Tout d'abord, la notion de Khalifa ne doit pas être une copie conforme du passé. les temps ont changé. de ce fait, il convient d'agir en fonction du temps présent, tout en s'inspirant des principes fondamentaux de l'Islam. Pas en appliquant aveuglément une Sharia déconnectée du temps présent.

L'autre point sur lequel des explications détaillées mériteraient d'être faites, c'est que l'auteur de l'article ne parle que du volet "économique". Ce faisant, il ne fait qu'imiter l'Occident et son paradigme absurde. Qu'en est-il de l'éducation ? Qu'en est-il du respect de la nature ? Du Social ? des relations avec les autres religions ? De la science ? Va t-on appliquer aveuglément les principes de la science occidentale avec toutes ses dérives et basée surtout sur un consumérisme effréné ? Voila toute une série de questions auxquelles il serait bien d'apporter des réponses concrètes.

De même, comment les dirigeants de cet "État islamique" seraient nommés ? Et pour quelle durée ? En cas d'actes contraires aux principes constitutionnels de l’État, quel moyen sera mis en œuvre pour prévenir les dérives des dirigeants et, le cas échéant, les destituer s'ils agissent en sens contraire des besoins de la population ? Quelle sera leur rémunération ? Quel contrôle sera mis en place pour éviter un enrichissement illicite de ces dirigeants ? Comme on le voit, ce n'est pas aussi simple.

2.Posté par isma le 03/04/2013 07:52 | Alerter
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L'etat fondamental islamique .
Celui qui dirigera un etat islamique doiten posséder les qualités requise du point de vue islamique
on es loin de la demagogie vide de sens , des discours malhonnete qui ne sont pas l'apologie de notre religion
etre le calife de l'etat islamique ça se merite

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