Sciences et croyances

Comètes, chaos planétaire, mytologie, plasma et pétroglyphes


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Peter Mungo Jupp
Vendredi 1 Août 2014

Comètes, chaos planétaire, mytologie, plasma et pétroglyphes

Comète anonyme fonçant vers le Soleil.
Crédit : SOHO (ESA & NASA)


Thunderbolts, Peter Mungo Jupp, 30 juillet 2014


    Thomas Short a écrit au 18ème siècle la chronique de nombreuses calamités qui ont décimé l'humanité sur plus de quatre mille ans.


    Fléaux, séismes, sécheresse, peste et inondations incroyables. Tout en lisant le curieux livre de Short, on est frappé par les apparitions de brillantes comètes, en nombre inégalé dans la période moderne.


    Les comètes sont invariablement associées à des catastrophes majeures ! Jusque dans les années 1800, de nombreuses sources vibrent de la peur infligée à l'humanité par les « comètes ». Des archives chinoises montrent les nombreuses formes que peut adopter une comète. Sont-elles dans le vrai ? Curieusement, avec la venue de l’« âge de raison », le nombre de comètes visibles visitant la Terre chuta considérablement. Par la suite, à la fin du 20e siècle, advint le dogme scientifique de l’inoffensive boule de neige sale, que seraient les comètes.


    Ensuite, deux événements renversants survinrent. Ils forcèrent à réévaluer ce scénario bénin. En 1994, la comète Shoemaker-Levy 9 éclata en 23 morceaux, qui, un par un, lancèrent des éclairs bien au-dessus de la surface de Jupiter, la planète géante. Le résultat fut dévastateur ! Chaque zone touchée avait la taille de la Terre, avec des marques de destruction persistant plus d'un an. Pour la première fois, l'homme moderne a constaté la brutalité dont pouvait être capable l’innocente comète.


    La deuxième surprise est venue, grâce aux instruments modernes, de l'observation des comètes plongeant dans le Soleil. Immédiatement après, des éruptions (éjections de masse coronale, CME) géantes ont été vues s’épanouir sur la face opposée du Soleil. Wal Thornhill, le théoricien de l’Universe électrique, croit que cela dévoile la nature électrique du Soleil. Les éruptions résultantes étant plus grandes encore que le Soleil lui-même, comment un objet aussi petit qu’une comète peut-il manifester une telle puissance ?


    Selon Wal Thornhill : « Nous ne comprenons pas vraiment les comètes, ni leurs origines ». Pourtant, de nouveaux instruments ont permis aux scientifiques de mettre en doute bon nombre de leurs notions antérieures sur les comètes. Tout d'abord, ce ne sont pas des « boules de neige poussiéreuses ». Semblables, en fait, à des astéroïdes, ce sont des corps solides. Ensuite, comme l’explique Wal Thornhill dans le film qui accompagne cet article, les comètes chargées négativement se ruent vers un Soleil chargé positivement. Tout en se rapprochant, elles commencent à se décharger dans ce qu'il croit être une « décharge cathodique froide ». Quoi qu’il en soit, Wal relève également que l'homme primitif a documenté la première apparition d'une comète : la protoplanète Vénus. Écrivant vers 700 avant notre ère, Hésiode note qu'elle est née de la tête de Jupiter.


    Que ce soit chimérique ou réel, nous n’en saurons jamais rien. Mais il ne fait aucun doute que Vénus a été décrite sous la forme d’une majestueuse comète. Beaucoup de chroniques anciennes notent des caractéristiques, comme sa barbe [chevelure], attribués en général aux astres cométaires. Dans cet état, elle a fait subir de formidables préjudices à la race humaine. Des preuves nombreuses ont été présentées par Immanuel Velikovsky, férocement critiqué [par les astronomes], qui a affirmé que Vénus voyageait jadis sur une orbite erratique. Le chaos, décrit par Velikovsky, a donné lieu à des décharges électriques entre planètes, Terre incluse.


    Des chapitres de l'Iliade homérique sont cités par Velikovsky comme exemples de ces « batailles » entre Vénus, Mars et d’autres planètes. Que nous soyons d'accords ou non avec les idées de Velikovsky, il ne fait aucun doute que d'énormes bouleversements survinrent sur Terre à cette époque. Des sources égyptiennes, comme les papyrus Ipuwer et Harris, témoignent de ces âges de destruction. Venant d’archéologues comme Claude Schaeffer, des preuves moderne montrent que six couches de destruction séparent les civilisations depuis l'âge du bronze jusqu’à l'âge du fer. Ces destructions, croit-il, touchaient le monde entier.


    Elles sont à l’origine de tremblements de terre, famines, fléaux et migrations de masse des êtres humains arc-boutés pour survivre. Le brusque effondrement dramatique des premières civilisations de l’âge du bronze, vers 2200 avant notre ère, a laissé perplexes de nombreux archéologue. Des universitaires hautement considérés, comme Kathryn Kenyon et John Garstung, se sont étonnés de ces phénomènes inexpliqués. L’opinion consensuelle des universitaires constate que, non seulement il a été soudain et dramatique, mais il a aussi été généralisé : de l'Europe, en passant par l'Asie Mineure, jusqu’à la vallée de l'Indus et au-delà, en Chine. D’autres preuves du scénario catastrophique de Velikovsky viennent des archéologues Amos Nur et Harvey Weiss. Ils ont scientifiquement évalué ces temps tumultueux, où abondaient les tremblements de terre, la famine, les dépôts de strates et de cendres, la désertification et l'abandon de sites.


    Des échos de ces interférences cosmiques perdurèrent au cours de l'époque romaine et grecque. De nombreux séismes dévastateurs furent relevés, à commencer par la citation de Thucydide sur la destruction d'Athènes par des tremblements de terre et la peste. Si, comme le pense Wal Thornhill, les tremblements de terre sont des orages souterrains, une comète a peut-être alors le potentiel de susciter des courants telluriques souterrains. Des apparitions de comètes suivies par des tremblements de terre meurtriers sont souvent évoquées dans les chroniques de Thomas Short.



Phénomène dans le plasma et pétroglyphe squatter man.
Agrandissement.


    Pour finir, venons en aux preuves fournies par les gravures rupestres connues sous le nom de pétroglyphes. Des figures gravées, comme la forme humaine squatter man, ressemblent aux instabilités dans les tubes de plasma d’Anthony Peratt, spécialiste de la physique des plasmas, et à ses simulations informatiques. Ses études ont révolutionné l’interprétation des pétroglyphes. Les manifestations électriques étant identique à toutes les échelles, Peratt a supposé que les pétroglyphes furent tracés par admiration pour de formidables turbulences dans le plasma du ciel. La cause précise de ces impressionnantes démonstrations ne peut qu’être conjecturée. S’agissait-il de Vénus ? Du résultat d'une interférence cométaire ? De phénomènes électriques dont nous n'avons pas encore été témoins ces derniers siècles ? Nous ne sommes sûrs de rien, mais réalisons que, puisqu’ils s’adaptent à l’échelle cosmique, les effets électriques fournissent un principe permettant de formuler des théories bâties sur des faits et non pas sur l’imaginaire, comme les fameuses boules de neige sales ! Le débat filmé entre Wal Thornhill et moi approfondi un peu plus ce sujet nébuleux.



Original et https://www.thunderbolts.info/wp/2014/07/30/comets-planets-in-chaos-and-plasma-mythology/
Traduction Petrus Lombard




Vendredi 1 Août 2014


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