Sciences et croyances

Charon et la Lune


Dans la même rubrique:
< >


Stephen Smith
Lundi 20 Juillet 2015

Charon et la Lune

Première image en gros plan de Charon.
Crédit : NASA/Laboratoire de Physique appliquée de l’université Johns Hopkins/Southwest Research Institute
Agrandissement

 

The Thunderbolts Project, Stephen Smith, 17 juillet 2015
 

    Charon et notre Lune présentent une ressemblance frappante.
 

    Charon, la lune de Pluton, fut découverte le 22 juin 1978 par l'astronome James Christy. À l’époque, il remarqua sur le disque de Pluton une « bosse », qui fut ensuite retrouvée dans des photos de télescopes remontant jusqu’à 1965. Glaciale, Charon est une tombe desséchée dans un monde dont la température tourne en moyenne autour des -220°C. Comme le révèle l'image ci-dessus, il se pourrait bien que sa plus proche cousine soit notre Lune, même si au moins une de ses particularités de surface rappelle le Mont Sharp dans le cratère Gale de Mars.
 

    Les théories modernes suggèrent que tôt dans son histoire, la Lune ait connu une activité tectonique intense. Les effondrements cernés de failles, connus sous le nom « graben  » sur la Lune, sont dits résulter de lents mouvements de la croûte semblables à ceux à l’origine des séismes terrestres. Cette théorie implique que la Lune est née il y a de longs siècles, il y a sans doute au moins plusieurs milliards d'années, et n'a guère changé depuis lors. Suggérons que l’analyse de Charon par l'équipe de New Horizons invoquera des processus similaires.
 

    Puisque les théories scientifiques sont par nature largement inspirées par ce qui est familier – ce qui est observé sur Terre servant à modéliser les formations observées ailleurs sur d’autres corps célestes –, les indices ne résultant pas des forces géologiques classiques ne sont pas reconnus. Rien ne prouvant que la Lune ou les autres petits astres du Système solaire ont connu autrefois une activité tectonique, recourir à ce genre de notion implique l’absence de discernement. La théorie de l'Univers électrique, par contre, avance que les structures découvertes dans l'espace doivent servir à modéliser ce qui est sur la Terre.
 

    Charon présente aussi des gouffres et des sillons. On pense que les grabens lunaires sont apparus au moment où la croûte s’est déchirée en s’étendant. Produisant deux failles parallèles, cet « étirement » aurait donné lieu à la formation d’une vallée par effondrement du terrain situé entre elles. Des formations similaires sont observées partout où regardent télescopes et satellites. Une hypothèse raisonnable démontrera comment les corps gelés sans atmosphère sont comparables aux planètes chaudes et humides comme la Terre. Les opinions dominantes ne croyant guère à l'électricité, le seul recours est le choc thermique ou l’expansion de la croûte, même si ces forces ne sont rien par rapport aux effets des décharges électriques de plusieurs milliards de joules.
 

    La physique des plasmas dit que, plongés dans des champs électriques, les objets chargés développent des gaines de Langmuir, du nom d’Irving Langmuir, pionnier dans le domaine des plasmas. À l'intérieur des doubles couches, les gaines de Langmuir isolent entre eux les objets chargés. Si les objets chargés sont des planètes ou des lunes, elles peuvent arborer des doubles couches formant plasmasphère. N'ayant point de plasmasphère, Charon est inactive électriquement en cette époque de son histoire. Toutefois, cela ne signifie pas qu'elle n'a point été enveloppée dans une gaine de charge à un moment du passé.
 

    Des expériences de laboratoire montrent que la collision de gaines de charges produit des claquages électriques [des arcs entre gaines, NdT]. Tout flux de charge suffisant initiera un arc électrique. Si en laboratoire les petites gaines de charge se comportent d'une certaine façon, les plus vastes gaines planétaires peuvent occasionner des éclairs gigantesques. Ces décharges interplanétaires ont la capacité de mettre en pièces les strates rocheuses, de sculpter les sols avec un effet de « torche » de plasma, et de créer une chaleur intense par induction électromagnétique.
 

    Sur Charon et sur la Lune, plutôt que l'étirement ou l'effondrement, les sillons, cratères et grabens ont pu être taillés par des décharges électriques à un moment particulier dans le passé récent.
  Original : www.thunderbolts.info/wp/2015/07/17/moon-to-moon/
Traduction Petrus Lombard

 

Dernier article apparenté traduit

Le Soleil électronique  : Seuls des diagnostics très subtils permettent de comprendre la complexité des phénomènes plasmatiques.



Lundi 20 Juillet 2015


Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires