EUROPE

Catalogne : 1 d’octobre : Nous avons gagné avec la mobilisation. 3 d’octobre : Grève générale pour mettre fin à la répression ! Nous voulons La République catalane !


La brutalité du régime espagnol des semaines précédentes, avec ses perquisitions, interdictions, saisies et arrestations, a entraîné aujourd'hui une action policière sauvage qui a fait plus de 760 blessés jusqu' à présent. La réponse de tout le peuple a été spectaculaire: des milliers de personnes se sont mobilisé dans les écoles, au moment de l'ouverture des écoles, la défense des urnes,...


Lutte Internationaliste (État espagnol)
Mardi 3 Octobre 2017

Catalogne :   1 d’octobre : Nous avons gagné avec la mobilisation.  3 d’octobre : Grève générale pour mettre fin à la répression ! Nous voulons La République catalane !
Quand l'information de l’action répressive de la police et/ou le nombre de blessés sont arrivé aux écoles, le nombre de personnes en défense des centres ne diminuait pas, bien au contraire augmentait. La jeunesse a été une force imparable, mais aux côtés de grands-parents et de familles entières. C'était une victoire sans précédent pour les gens de la rue. Il n'a jamais été une "collision de trains dans la même voie", de deux personnes égales qui se battent l'une contre l'autre : il a été toujours une lutte inégale, celle de l'appareil de l'État franquiste contre le peuple, et dans ce combat, aujourd'hui, les rues ont été nôtres et nous avons gagné.

Mais quand cela est déjà évident, la nouvelle tromperie apparaît. Les partis politiques Podemos (Pablo Iglesias) ou Les Communs (dirigé par Ada Colau, maire de Barcelone), en soutenant qu'il ne pouvait pas être un referendum contraignant - et maintenant moins, disent-ils -, ils concentrent le problème seulement sur Rajoy. Ils sont à cet égard en ligne avec le PSOE et le PSC (Parti Socialiste Catalan) et les secteurs de CiU (aujourd'hui PdCat, parti de la bourgeoisie). Alors que leurs sympathisants des deux partis, en traînant dans de nombreux cas leurs dirigeants, ont défendu les écoles et aujourd'hui, en votant ou souffrant la repression, ils réduisent le problème au PP. Et ce n'est pas seulement le gouvernement de Rajoy: c'est aussi les procureurs, le Tribunal Constitutionnel, la justice du Tribunal Superieur de Catalogne, les égouts de l'état, la police nationale, et un organisme sous juridiction militaire comme la Garde Civile. Et n'oublions pas que le chef de l'armée est le roi. C'est le régime qui a essayé d'écraser le peuple avec la botte militaire ! Rajoy n'est qu'un de ses instruments. Le droit à l'autodétermination n'est pas naturel pour ce régime " lié et bien ficelé " par Franco sur l'idée que " l'Espagne avant le rouge - de sang - qui fissurée ", et aujourd'hui, il est devenu clair si quelqu'un doutait encore.

C'est pourquoi l'appel lancé par Ada Colau (maire de Barcelone) pour que l'UE impose un dialogue, ou Podemos proposant une motion de censure à Rajoy, de nouvelles élections... pour négocier un référendum convenu qu'ils savent impossible avec la Constitution et les majorités qui la marquent. Ou les secteurs de la bourgeoisie qui veulent revenir à leurs affaires en s'accordant avec Guindos (Ministre d’Économie) sur quelques miettes de plus... C'est terrible parce qu'ils essaient de répéter la trahison grecque, quand le peuple grec a dit non et que Tsipras a couru négocier avec l'UE. Aujourd'hui, le peuple catalan a rompu avec le régime, en s'y opposant et en gagnant beaucoup plus de courage que s'il n'avait voté que par référendum ordinaire. Le lien avec cette volonté de rompre avec le régime ne peut être trahi par qui que ce soit, quelle que soit la manière dont il semble être négocié.

Pour tout ce qui s'est passé ces jours-ci et surtout ce week-end, contre la répression brutale, nous les travailleurs, nous devons arrêter les entreprises en grève générale le 3 d’octobre et s'il est nécessaire de continuer les jours suivants. Le régime monarchique est celui des 35 sociétés IBEX (les 15 entreprises espagnoles plus importants), de la Caixa à Bankia, de la réforme constitutionnelle pour payer la dette au détriment de milliers de familles de travailleurs. Il faut, que demain, 2 d’octobre, dans tous les lieux de travail, les comités d'entreprise et les sections syndicales doivent convoquer des assemblées et prendre position en faveur de la grève générale du 3 d’octobre avec évaluation à la fin de la journée pour voir s’il faut continuer le jour suivant et choisir le comité de grève de chaque lieu de travail ou d'étude. Les positions des assemblées doivent être rendus publiques et envoyées aux centrales syndicales, convoquant et exigeant l'adhésion du CCOO et de l'UGT. Les comités de grève au niveau local devraient être coordonnés pour s'assurer que les comités de grève sont en place. La liberté que les camarades d'aujourd'hui ont défendue avec leur corps contre les attaques de la police du régime est en jeu. Le nouveau pas doive être au service des travailleurs.

Parce que aujourd'hui, il a aussi été clair que ce régime monarchique de 1978, héritier du franquisme, ne nous laissera même pas voter. Pour ce faire, nous devons d'ores et déjà faire la Déclaration Unilatérale d'Indépendance (DUI), seule expression politique qui nous pouvons faire. Ce n'est pas question de changer Rajoy pour Iglesias (Podemos) ou Sánchez (PSOE), parce que ce n'est pas un problème de gouvernement mais de structure étatique. Et nous devons laisser clair qu’il y a une alternative à ces deux options : aujourd'hui, la seule solution possible est la République Catalane, qui doit être au service des travailleurs, des milliers de jeunes qui ont défendu les urnes aujourd'hui. Le 3 d’octobre, comme le programme électoral de Junts per Si (ex-Convergence Démocratique de Catalogne) l'a exposé si l’État ne laisser pas voter, comme le programme CUP-CC l'a fait dit bien avant, le Parlement doit proclamer l'indépendance avec la majorité qu'il détient. Et il faut aussi que CSQEP (coalition des anciens communistes i le partit d'Ada Colau) se définisse : il doit être au côté de ceux qui se sont battus aujourd'hui ou s’ils veulent continuent à jouer à être le secteur de gauche du régime qui prétend battre. C'est comme les grèves : quand les gens sortent dans la rue, ça ne vaut pas la peine de leur dire de retourner travailler comme disent les patrons pour arriver a un accord avec les syndicats CCOO et l'UGT... Le deputé Coscubiela (CSQEP) comme ancien secrétaire général du CCOO en Catalogne a beaucoup d’expérience dans ce sens. Et maintenant, de quel côté se trouve la direction politique de Podemos et Les Communs? Ses militants et sympathisants sont clairement à la rue, mais et leurs directions? Le 3 d’octobre on le verra.

Et il faut, autant que dans ces jours précédents, le soutien d'hier à Bilbo (Pays Basque) et aujourd'hui à Madrid et dans d'autres capitales, doit permettre faire taire aux fascistes qu’ont animé l’arrivée de nouveaux effectifs de la Police National espagnole et de la Garde civile à Catalogne. Parce que l'agression d'aujourd'hui n'était pas contre contre les catalans mais contre tout le monde. Ce soir, les organisations qui se réunissent pour définir les prochains jours ne peuvent pas être faibles : la grève générale de mardi 3 d’octobre, doit pousser le vote dans la grande partie de centres de travail, les comités locaux de grève et proclamer la DUI le même jour, en soutenant cette nouvelle république au service de ceux qui sont sorti a la rue aujourd'hui et que le 3 d’octobre feront la Gréve Générale le 3 d’octobre, les travailleurs, les jeunes et les secteurs populaires.

Lutte Internationaliste (État espagnol)

1 d’octobre de 2017


Mardi 3 Octobre 2017


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