Sciences et croyances

Bienvenue dans la nouvelle ère géologique de l’Idiocène



Jonathan Duhamel
Jeudi 31 Décembre 2015

Bienvenue dans la nouvelle ère géologique de l’Idiocène

 La nouvelle ère de l'Idiocène est l’époque où le bon sens est sorti de la planète. Elle est caractérisée par la trouille du réchauffement global. Des particuliers, des organisations et des gouvernements sont sous l'emprise de cet épouvantail.
 

    D’après le Président Obama, le réchauffement lunatique est bien plus dangereux que le terrorisme islamique radical. Des pays et des régions évitent les sources d'énergie peu coûteuses et abondantes, au profit de sources d’énergie non fiables, coûteuses, prétendument « vertes ». C’est une époque de débilité et d'hypocrisie – aux nombreuses conséquences imprévues.
 

    Le 5 décembre 2015, à la mascarade climatique de Paris, environ 178 pays ont signé un accord visant à réduire les émissions de gaz carbonique, avec l'objectif de maintenir dans l’avenir le réchauffement lunatique sous les 2°C.
 

    Tablant sur la participation volontaire, cet accord de l'ONU est pratiquement inapplicable. Il est caractérisé par des plafonds d’émissions, des bilans de progrès volontaires, aucune supervision internationale de quelque progrès volontaire, et des contributions volontaires à la caisse noire gérée à l'ONU pour atténuer le changement lunatique.
 

    Le Secrétaire d'État John Kerry a déclaré :
 

    Le fait est que même si chaque citoyen étasunien allait travailler à bicyclette – la voiture mise en commun pour l'école –, utilisait juste des panneaux solaires pour alimenter sa maison ; si nous plantions chacun une douzaine d'arbres ; si d’une façon ou d’une autre nous éliminions toutes les émissions nationales de gaz à effet de serre ; devinez quoi : Cela ne suffirait toujours pas à compenser la pollution carbonée du reste du monde.

    Si toutes les nations industrielles abaissaient à zéro leurs émissions – rappelez-vous ce que je viens de dire, toutes les émissions industrielles réduites à zéro – cela ne suffirait pas ; pas quand plus de 65% de la pollution carbonée du monde provient du monde en développement. (voir la vidéo)

 

    Si réduire de 35% les émissions n’aura aucun effet bénéfique, je me demande ce qui vous fait penser que des réductions supplémentaires en auront ?
 

    Quelques exemples de ce cirque :
 

    La Grande-Bretagne coupe les subventions à l'énergie renouvelable. (Daily Mail)
 

    L'Inde prévoit de doubler la production de charbon d'ici 2020 et de dépendre de cette ressource dans les décennies à venir. (The Guardian)
 

    Le Japon et la Corée du Sud se sont engagés à réduire les émissions de gaz carbonique, mais les deux prennent de l’avance avec des projets de lancement de dizaines de nouvelles centrales à charbon. (Japan Times - )
 

    La Chine a autorisé la construction de 155 nouvelles centrales à charbon. (Daily Caller)
 

    Le gouvernement très vert de Californie intensifie son attaque sur les énergies renouvelables. (WUWT)
 

    Un professeur belge qualifie l'accord de Paris de « grande illusion », d’« échec retentissant » et de « vœux pieux » des pays riches. Il dit que l’objectif des 2,0°C de réchauffement est « irréaliste » – de ne pas s’inquiéter de l'objectif de réchauffement de 1,5°C, qualifié de « risible » dans l'interview. (Blog NoTricksZone)
 

    Le Dr Craig Idso écrit dans le Washington Examiner  :
 

    L’une des affirmations les plus bizarres sortie de la conférence, est l’assertion selon laquelle la montée des températures mondiales doit être maintenue à seulement soixante-quinze centièmes de degré Celsius (0,75°C) au-dessus des valeurs actuelles (la montée totale des températures depuis l'époque préindustrielle doit être maintenue à 1,5°C), sinon il en résultera l’Armageddon climatique. Le narratif inclut la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, la montée du niveau océanique, les côtes inondées, les ouragans plus fréquents et plus graves, les sécheresses, les inondations et autres types d'événements météorologiques extrêmes, les mauvaises récoltes, les extinctions animales et végétales, la souffrance humaine généralisée, les maladies et la mort.

    Les affirmations de ce genre sont absurdes. Cela n’existe que dans les résultats dérangés des projections de modèles informatiques qui dérivent de scénarios futurs les plus extrêmes et les plus fous. Les données et les observations ne donnent pas le moindre indice de l’arrivée de ce genre de catastrophes si le monde se réchauffait encore de 0,75°C ou plus. Les températures étaient probablement au moins aussi chaudes, si ce n’est plus, il y a mille ans au cours de l’Optimum climatique médiéval, et encore mille ans avant pendant l’Optimum romain. Par ailleurs, les températures mondiales étaient environ 2°C plus chaudes qu'aujourd'hui il y a environ 5000 ans, pendant le pic de chaleur de la période interglaciaire actuelle. Or, à ces époques, aucun Armageddon climatique ne s’est produit.

 

    James Hansen, parrain du réchauffement lunatique, a même qualifié de supercherie la conférence et son bilan. Le professeur Bjorn Lomborg, expert en économie, a écrit sur Twitter que l'accord sera « extraordinairement coûteux », et qu'il « aura des résultats insignifiants, plutôt que de freiner le réchauffement lunatique » (blog NoTricksZone)
 

    Racontant « la meilleure chance que nous ayons pour sauver la seule planète que nous avons, » Obama fait mousser l'accord
 

    Le physicien Lubos Motl écrit : « étourdissant analphabétisme scientifique derrière l’objectif des 2°C de Paris. »
 

    L'accord « définitif » de la COP21 de Paris compte 31 pages, et c’est en tant qu’attestation de folie et d'hystérie que ce texte délirant demeurera dans l'histoire.
 

    Il y a quatorze mois, Victor et Kennel ont publié dans Nature un article expliquant les raisons pour lesquelles les « objectifs de température », comme les 2°C visés, doivent être abandonnés puisque ce type d’objectif est mal défini, vide de sens, sans conséquence, inaccessible, ... et tout simplement idiot. Ce que reprochent Victor et Kennel, c’est que la température moyenne globale n’a aucun sens utile en lien avec la santé de notre planète.
 

    Mais l'hystérie climatique n’a plus aucun contact avec la science. Les centaines de mammifères stupides des six coins du monde qui se sont réunis à Paris ne lisent pas la revue Nature. Bien entendu, c’est bien pire que ça. Ils ne parlent pas non plus à ceux qui ont de vagues notions en science. Ils se sont endoctrinés à croire que la température du réchauffement global doit être un nombre précis bien défini et, ce qui est encore pire, ils peuvent en faire la réclame dans toutes les directions qu’ils veulent en répondant à leurs collègues mammifères et en signant des déclarations vides de sens.
 

    Inutile de dire que préciser des objectifs comparatifs de température à la fraction de degré ne peut servir de base à aucun comportement ou planification de particulier, d’entreprise ou nationale. Cette forme de conception est absurde pour au moins 5 raisons absolument essentielles. Lire la suite
 

    Voir aussi: Température mondiale moyenne : Vide de sens & trompeuse
 

    Ainsi va la nouvelle Idiocène.
 

    Le terme « Idiocène » a été inventé par Carbon Sense Coalition  :
 

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WryHeat, Jonathan Duhamel, 29 décembre 2015

Original : www.climatechangedispatch.com/welcome-to-a-new-geologic-era-the-idiocene.html
Traduction Petrus Lombard



Jeudi 31 Décembre 2015


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