Reflexion

BARAK OBAMA danse les Claquettes!


Dans la même rubrique:
< >

Jeudi 25 Octobre 2018 - 11:16 La barbarie commence seulement

Jeudi 11 Octobre 2018 - 21:00 Le rêve du pape François


Cette volte face nous rappelle que sur les fondamentaux de, bientôt, deux milliards de Musulmans de par le monde, l’Amérique n’a jamais cessé de franchir le Rubicon.


Cide
Lundi 30 Mai 2011

BARAK  OBAMA danse les Claquettes!
Le Président Obama est un artiste connu et reconnu de tous. Il nous a déjà
tant enchantés  par son talent de chanteur de Blues. Talent qui, souvent,
devant un auditoire conquis au charme d’un artiste hors norme, s’est
exprimé sans retenu partout de par le monde. Du Caire à Washington en passant,
étrangement,  par Stockholm, Obama a chanté tout et son contraire. Et, à tour
de rôle,  la paix, la guerre, la justice et l’impérialisme furent
malicieusement évoqués dans le même discours à l’instar de celui de son
prix Noble de la Paix.  
Il faut dire que le contenu du discours n’importait peu. Nul n’est venu en
réalité pour entendre. Tout le monde est plutôt venu pour voire ce Président
au parcours déroutant au plus d’un titre.  
En fait, comme avec John Lee Hooker, la voix, la guitare ainsi que la “
gueule” de l’artiste font passer des paroles, souvent, moins digestibles.  

Puis, subitement, le rythme s’est accéléré. La jeunesse s’est invitée
à la partie. Les révolutionnaires tunisiens et égyptiens ont imposé leur
musique. Et la révolution,  soleil dans le brouillard, après avoir refait
l'homme- disait le vieux Hugo-refaisait l'art. Et son art n’est plus aux
mots, ils est aux faits, uniquement les faits. Du coup, notre artiste s’est
mis à la danse. Aux claquettes plus précisément. Et tel un Fred Astraire en
pleine gloire, il passe d’un pas à l’autre sans montrer aucun signe de
fatigue ou d’essoufflement. De ce fait, il nous dit un jour qu’il est pour
un État palestinien sur les frontières de 1967. Le jour suivant il nous dit
que son pays sera contre la reconnaissance par les Nations-Unis de ce même
État palestinien. En fait, tout dépendra du pied sur lequel l’artiste danse
et, surtout, de son auditoire. Devant l‘AIPAC, l’artiste est suffisamment
lucide pour se rendre compte que, d‘une part, il doit se montrer plus
israélien que Natanyahu et, d‘autre part, qu’il doit sacrifier sur
l’autel du fanatisme et de l’arrogance tous les droits du peuple
palestinien.  

C’est donc un danseur de claquettes qui, sur une marche funèbre à trois
temps, sonne le glas d’une situation que l’on savait depuis longtemps
désespérée a plus d’un égard. Pour la Palestine, ce glas nous annonce que
l’Amérique, quelle que soit le locataire de la maison blanche, reste ce
qu’elle fut toujours, à savoir un empire arrogant et meurtrier peu soucieux
de droits des peuples ou des individus. Pour Israël, l’encerclement
géographique et l’isolement politique nous montrent, eux, qu’on est
pleinement dans le syndrome de Massada , autrement dit, retranchement jusqu’à
que fin s’en suive. En fin, qu’il chante ou qu’il danse, le Président
Obama, nous rappelle brusquement que sans la restitution des lieux saints de
Jérusalem le casus belli avec le monde musulman demeure en vigueur. Il nous
rappelle, en somme, que sur les fondamentaux de, bientôt, deux milliards de
Musulmans de par le monde, l’Amérique n’a jamais cessé de franchir le
Rubicon.


Lundi 30 Mai 2011


Nouveau commentaire :

Coup de gueule | Croyances et société | Reflexion | insolite, humour, conspiration...


Publicité

Brèves



Commentaires