Sciences et croyances

Autre façon de voir le Soleil


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Stephen Smith
Vendredi 31 Octobre 2014

Autre façon de voir le Soleil

Région de transition de la chromosphère.
Crédit : NASA/IRIS/Pereira.
Agrandissement.


Thunderbolts, Stephen Smith, 29 octobre 2014


    Des observations solaires récentes confortent le modèle électrique.


    Le 28 juin 2013, la NASA a lancé la sonde Interface Region Imaging Spectrograph (IRIS), afin d'étudier la couronne solaire et aider à savoir pourquoi elle est bien plus chaude que la photosphère. Entre autres caractéristiques identifiées par les nouvelles informations de l'IRIS, les ainsi nommées « bombes de chaleur », censées expliquer la variance thermique dans l'atmosphère du Soleil.


    Les spécialistes en physique solaire ont été surpris de voir dans la chromosphère, des formations semblables à des « mini-tornades ». Ils se demandent si ces structures sont à l’origine du transfert de l'énergie thermique nécessaire au réchauffement de la couronne. L’IRIS a aussi détecté des « fontaines de plasma » provenant de trous coronaux ; peut-être bien la source du vent solaire, ce torrent de particules chargées éjectées depuis le Soleil jusqu’à parvenir à la limite du Système solaire, à des milliards de kilomètres.


    Tel que l’a déclaré Jeff Newmark, directeur par intérim de la Division Héliophysique du siège de la NASA à Washington : « Ces résultats révèlent une région solaire plus compliquée qu'on ne le pensait. »


    Selon le modèle du Soleil thermonucléaire, transmutant l'hydrogène en hélium au centre du Soleil, d’immenses quantités d'énergie sont libérées. La température du centre est estimée faire 15 millions de degrés Celsius, sous une force de compression 340 milliards de fois plus forte que la pression atmosphérique terrestre. Métaphore commune, imaginez des millions de bombes H explosant toutes à la fois dans un espace confiné : 700 millions de tonnes d'hydrogène sont dites converties en hélium à chaque seconde.


    La surface du Soleil est connue sous le nom de photosphère. Au-dessus de cette couche superficielle, il y a la chromosphère, et au-dessus, partie la plus externe de l'atmosphère visible du Soleil, la couronne. La température moyenne de la photosphère fait 6000°C, tandis que celle de la couronne peut monter jusqu’à deux millions de degrés ! Voilà le grand mystère qui embarrasse les chercheurs. Comment se fait-il que la région la plus chaude du Soleil commence à une altitude de 4000 km et se prolonge au-dessus de sa surface sur un million de kilomètres sans baisse significative de température ? D’après le modèle de la fusion thermonucléaire, la température devrait baisser en s’éloignant de la surface. C’est une simple question mécanique d’émission thermique : la température diminue avec le carré de la distance.


    Avant le lancement d’IRIS, certains groupes de recherche pensaient que l'augmentation de la température était due à la « réorganisation des lignes de champ magnétiques », autrement connu sous le nom de « reconnexion magnétique ». Les observations des satellites SOHO et TRACE montrant de petites évolutions rapides des régions magnétiques à la surface du Soleil, il a été suggéré que « les événements de reconnexion » dans ces champs fluctuants chauffent en permanence la couronne solaire. Or, comme l’a souligné à maintes reprises le Professeur Donald Scott, défenseur de l'Univers électrique, personne n’a jamais vu des lignes de champ magnétique se reconnecter et personne n’en verra jamais.


    Le comportement de la décharge électrique dans le plasma modélise mieux l'activité solaire. En laboratoire, des expériences avec une sphère chargée positivement montrent qu'un tore de plasma se forme au-dessus de l’équateur. Des décharges électriques relient le tore aux latitudes moyennes et inférieures de la sphère. Les spicules sont en accord avec le principe des « aigrettes anodiques », un effet de décharge de plasma auquel on s’attend dans le cas d’un soleil électrique chargé positivement. Les mini-tornades observées par l’IRIS dans la chromosphère sont des spicules.


    La chromosphère solaire est une gaine de plasma, ou région de double couche, dans laquelle est contenu le gros de son énergie électrique. Si le courant circulant dans la gaine de plasma du Soleil augmente au-delà d'un seuil critique, elle peut aussi déclencher une libération soudaine d'énergie, provoquant éruptions et gigantesques proéminences solaires.


    Les forces électriques engendrées dans la charge de la double couche au-dessus de la surface solaire, provoquent le phénomène des températures observées. Le modèle du Soleil électrique prévoit le gradient de température inverse et décrit pourquoi il en est ainsi. S’il n’y avait pas cette irrégularité de température, il y aurait un problème. Le gradient de température inverse du Soleil correspond au modèle de décharge luminescente, mais s’oppose à l'idée de l'énergie de fusion nucléaire tentant de s’échapper des profondeurs du Soleil



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/10/29/a-changing-view/
Traduction de Petrus Lombard



Dernier apparenté traduit

Projet d'étude de l'énergie sombre : L'expansion de l'Univers est dite s’accélérer.




Vendredi 31 Octobre 2014


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