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Au Boulot, Feignasses Rouges !


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Sébastien Fontenelle
Mercredi 9 Février 2011

Au Boulot, Feignasses Rouges !
Les juges, donc, lassé(e)s qu’il n’en finisse décidément jamais de leur vider sur l’occiput des tombereaux d’un épais guano, sont désormais « vent debout contre Sarkozy » [1], dont les affidé(e)s voient dans ce « mouvement de grogne des magistrats » [2] l’invisible (mais soviétoïde) main des syndicats, suivant le non-dit (mais si fort pensé qu’on l’entend jusqu’à Saint-Pierre-und-Miquelon) théorème qu’aux tous cas où des enc... Des gens protestent contre les vilenies que leur fait le régime pourri dont les caciques volent aux frais de l’indigénat d’outre-Méditerranée, ces gens sont manipulés par des communistes, aaah, l’infecte vermine, et comme nous manquent là des revels.
Dans ce rude combat contre l’hydre Большеви́к, le gouvernement peut (comme souvent) compter sur le renfort (et le soutien) du fidèle Barbier, directeur de l’hebdomadaire chocdescivilisationneux L’Express, qui ne hait rien tant que l’insoumission d’entiers pans de la populace (fussent-ils vêtus d’hermine) aux dogmes d’époque (et de patronat) dont il est, cela fut scientifiquement prouvé, l’un des plus fanatiques tambourineurs.
Dans « l’éditorial de Christophe Barbier », dissertation mercredique où se condensent dans trois feuillets quarante siècles d’hallucinée propagande capitaliste, on lit ainsi, dès ce matin, que la révolte des magistrats (contre l’insane régime dontزين العابدين بن علي jalouse dit-on la survie, et comme on le comprend) - que la révolte des magistrats, disais-je, « comme toujours en notre pitoyable folklore, (...) s’enflamme et s’embourbe à la fois dans nos deux hypocrisies préférées : la polémique politicienne et la grève ».
Car en effet : « Quand Nicolas Sarkozy [3] violente » par ses propos les juges, « promettant la foudre disciplinaire aux “dysfonctionnaires” [4], il ne parle pas en président, mais en candidat ».
Mais de l’autre côté, à Leningrad : « Quand les syndicats ripostent par la grève des audiences, ils n’agissent pas pour le bien de la justice, mais pour les intérêts de la corporation ».
(Si qu’un gars te met une baffe, et si que tu t’offusques, et si que tu réponds ?
C’est que t’es confit(e) dans tes intérêts catégoriels, désolant(e) bureaucrate.)
On voit ici (le moyen de faire autrement ?) que l’appliqué Barbier dit bel et bien la propagande régimaire, où les juges con(ne)s sont manipulé(e)s par les syndicats.
On voit ici que Barbier (qui n’a toujours pas, qu’on sache, dit le montant de l’émolument global que lui vaut son immersion (jusqu’aux racines des veuches) dans les complaisances & connivences de la corporation des endogaméditocrates) continue de considérer que toute résistance aux menées du gouvernement de guerre (des classes) qui prétend régner sur nos vies relève d’un laid corporatisme - et que la grève, pour le dire plus simplement, c’est l’horreur, mâme Dupont : une atrocité qu’il faudrait pouvoir plus vertement réprimer, ah, si j’avais, mâme Dupont, un tonfa et deux compagnies républicaines de sécurité (non-grévistes), en sus de mon écharpe et de mon stylo, je vous promets que ça filerait doux, croyez m’en, les syndiqueux plieraient le dos.
Surtout : le gars planque sous le tapis la réalité - qui est que Sarkozy, en même temps qu’il s’obsessionne à les salir, dépossède les magistrats des moyens d’assurer leur mission de service public, et que par conséquent, et dans la vraie vie, Sarkozy, contrairement à ce qu’en dit le nicheux Barbier, se comporte précisément, non pas (du tout) « en candidat », mais « en président » acharné à piétiner l’institution judiciaire (où l’impudence est il est vrai montée jusqu’à deux fois condamner l’un des plus représentatifs colonels (CR) de l’irréprochable république).
Mais Barbier, embossé en Orwellie, n’en démord pas : « Ce n’est pas le président », sluuurp, ni « les juges qui sont ici à blâmer, c’est toute la société ».
Donc, mâme Dupont : c’est quand même un peu (beaucoup) les juges, car enfin, pourquoi c’est que ces gens font la grève anti-président, slurp, si « le président », sluuu-uuu-uuurp, n’a rien fait ?
Confirmation immédiate : « Les magistrats n’aiment pas la modernité ».
La preuve : « Jamais, ni dans leurs tenues, ni dans leurs équipements, ils n’ont cultivé le dernier cri ou intégré la technologie ».
(Vazy, Montgolfier, comment que t’es même pas sur Facebook.)
C’est triste à dire, mâme Dupont, mais, dans les tribunaux : « L’impératif de tradition l’a toujours emporté sur celui d’efficacité » - qui nous fait une riche rime avec « modernité », puis avec aussi marché, maintenant que j’y pense.
(Et avec Barbier, natürlich.)
Mâme Dupont : n’écoutez plus je vous prie les menteux juges soviétards en vieux pulls qui vous disent qu’on - slurp - les prive sciemment des moyens de bien s’acquitter de leur(s) tâche(s).
La vérité, ma petite mâme, c’est que ces gens (peut-on même les regarder comme d’entiers êtres humains ?) sont des branleurs anti-modernes.
Adoncques : cessons-là d’importuner « le président », sluuuuuuuuuuuuuuurp, et disons crûment qu’« il revient aux juges d’inventer une nouvelle justice », durant qu’on (slurp) leur bousille l’ancienne - mais de l’inventer, surtout, « sans exiger postes supplémentaires et procédures nouvelles » comme font encore trop les dinosaures du servicepublicolithique (au cul, les revendications d’un autre âge) mais « en travaillant autrement ».
Au boulot, tas de feignasses : fermez vos gueules et bossez donc.
Je vous laisse, mâme Dupont : je dois confirmer que j’accepte un poste supplémentaire dans une émission à la con - vu que moi, n’est-ce pas, je suis moderne dans mes tenues, et dans mon équipement.

Notes

[1] J’aime, des journaleux, ces constants clichetons.
[2] J’aime vraiment.
[3] Dont nous verrons bientôt, mâme Dupont, qu’il n’est, dans cette affaire, pas moins innocent que George Davis naguère dans une autre.
[4] Christophe Barbier, dont la drôlerie fait pâmer dans les clubs de bingo de l’Indre-et-Loire (mais pas que), a trouvé ici, on l’aura compris, un mot d’esprit dont nous devinons qu’il fera de l’usage aux bouffeurs de fonction publique, non mais gade, Raymond, gade si c’est hilarant, « dysfonctionnaire », putain, mais où qu’y va chercher tout ça ?


Mercredi 9 Février 2011


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