A l’instar de la Dimension septentrionale, le Partenariat oriental et le Voisinage Sud ont un caractère géopolitique plus distinctif.

La « dérive » des priorités de la Grèce qui préside l’UE dans la région du Sud traduit l’intention d’Athènes de jouer un rôle plus actif et complexe. En même temps, face aux questions cruciales, l’UE lance actuellement un « réexamen des valeurs », a annoncé à La Voix de la Russie Nadejda Arbatova, experte du département des études politiques européennes de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie.

« L’UE réexamine ses points de repère en vue de sortir de la crise. Les désaccords au sein de l’organisation portent un caractère non idéologique, mais plutôt institutionnel. Multiples sont les approches de la politique Merkel-Sarkozy qui dominait dans la politique budgétaire en vue de sortir de la crise économique et financière. »

L’échec du Partenariat Occidental a eu un impact considérable sur la politique étrangère de l’UE. Malgré les efforts accomplis dans ce domaine, l’UE n’est pas parvenue à faire l’Ukraine signer l’accord d’association. C’est une défaite géopolitique majeure de ces dernières années. En ce qui concerne la Grèce, le pays favorise toujours les rapports constructifs avec la Russie. D’où son opposition à accélérer les travaux de réalisation programme Partenariat oriental.

Dans cette dynamique, les idées de la revue The Financial Times apparaissent intéressantes. Selon la revue, l’UE « doit employer tous les efforts » afin de ne pas fixer sur le continent de nouvelles frontières entre l’Orient et l’Occident. En réalité, l’algorithme proposé par The Financial Times prévoit que l’UE refuse la politisation de ses programmes politiques et que Bruxelles commence une coopération constructive avec ses partenaires, notamment la Russie. La présidence grecque de l’UE pourrait être l’occasion de réalisation de ces idées.