Sciences et croyances

Anthony Peratt : Bonhomme allumettes gravé dans la pierre



David Talbott
Mercredi 4 Mai 2016

Anthony Peratt : Bonhomme allumettes gravé dans la pierre

Suite de l’affaire Anthony Peratt, 3ème partie
 

    Des données recueillies dans le monde entier, rendent absolument évident qu’au-dessus d’observateurs sur terre, une intense activité électrique donna lieu à de grands efforts collectifs visant à graver ses manifestations dans la pierre. Un thème particulièrement convaincant d'art rupestre est appelé « stickman » [bonhomme allumettes].
 

    Dans l’illustration ci-dessus, une forme de décharge électrique bien documentée en laboratoire (les deux figures en haut à gauche), est comparée à des gravures d'art rupestre étonnamment similaires, provenant de différentes parties du monde.
 

    Les stickmen de l'art rupestre ci-dessus, sont tirés du document de 2003 d’Anthony Peratt, « Transactions on Plasma Science » [Mémoires sur la physique des plasmas] de l’Institut d’ingénierie électrique et électronique (IEEE). Sans détour, Peratt y fait état de sa conclusion : « [Les motifs récurrents des pétroglyphes] sont des reproductions de manifestations du plasma dans l'espace. »
 

    Naturellement, la plupart des experts en art rupestre, en particulier ceux dont l’intérêt premier se porte sur les sources amérindiennes, soutiennent que seules les images du soleil, de la lune et des étoiles reflètent des phénomènes célestes réels. La plupart des autorités affirment qu’en dehors de ce genre d’évocations, il n’existe aucun motif récurrent dans le monde. Ils nous racontent plutôt que les artistes anciens projetèrent dans la pierre le contenu subjectif de transes chamaniques. Au contraire, les recherches de Peratt disent que les motifs les plus fondamentaux de l'art rupestre se répètent à l'échelle mondiale. Selon Peratt, lors de grands travaux prenant apparemment des vies entières, des artistes gravèrent dans la pierre les phénomènes de décharge électrique qu’ils observaient dans les cieux.
 


Stickman d’Hawaii
 

    La configuration « stickman » se produit quand un disque ou un tore [de plasma] semblable à un beignet entourant une colonne de décharge linéaire, est infléchi par les champs magnétiques induits par la circulation de l’intense courant. Du point de vue de l'observateur, les bords du disque supérieur peuvent sembler pointer vers le haut (en formant des « bras ») et ceux des tores inférieurs peuvent sembler pointer vers le bas (en formant des « jambes »). La forme sous-jacente en « sablier », avec ses nombreuses variantes subtiles, se rencontre non seulement dans le monde entier, mais est parmi les plus fondamentales formations qui apparaissent en laboratoire lors de décharges électriques aux énergies les plus hautes.
 

    Pour apprécier l'évolution de la configuration de la décharge, les deux représentations supérieures gauches de l'illustration ci-dessus doivent être visualisées en trois dimensions. Ces illustrations montrent la structure d'une décharge de plasma translucide, dont la configuration en trois dimensions pourrait ne pas être évidente dans un rendu gravé dans la roche. Remarque clef : Pour l'observateur, la rotation de la configuration sur son axe ne changera ni sa forme basique, ni son apparence.
 

    La façon dont nous stylisons les figures géométriques dynamiques simples, montre de légères variations entre les composantes pointant vers le haut et pointant vers le bas, en accord avec les variations ordinaires en laboratoire et dans l'art rupestre. La partie supérieure, en forme de « coupe de champagne », résulte de la distorsion d'un disque [de plasma] dont les bords s’incurvent vers le haut. Dans le gauchissement du disque inférieur, l’incurvation vers le bas s’interrompt à l'extrémité et rebique vers l'extérieur en prenant l’apparence d’une « cloche aplatie ».
 

    Les images d'art rupestre de cette série sont toutes des caractéristiques du plasma lors d’intenses décharges électriques. En l'espèce, la stylisation de la décharge en forme de sablier renforce le rapport visuel entre les deux points ou ronds symétriques et un tore transparent semblable à un beignet vu de profil. Mais beaucoup d'autres différences subtiles de ces configurations de décharge doivent être prises en compte, car la déformation des extrémités vers le haut et vers le bas de la formation en sablier peut produire un nombre quasi illimité de variantes.
 


Pictogramme de Kayenta
 

    Si les conclusions de Peratt sont justes, alors, il y a plusieurs milliers d'années, le ciel terrestre flamboyait sous l'activité électrique. Les conséquences de cette possibilité affecteront radicalement la compréhension des racines culturelles du monde entier. Quel fut l'impact des événements rapportés sur les premières civilisations ? Quel fut le rapport avec les origines de la mythologie mondiale, avec la naissance des premières religions ou avec l’énorme investissement des Anciens dans la construction monumentale ?
 

    Tant les artistes sur roche que les créateurs de mythes avaient à l’esprit de vrais périls. Tandis que les séquences de décharges de plasma passaient par des phases distinctes, certaines d’une céleste beauté, d'autres intensément violentes et terrifiantes, les artistes sur roche gravaient les événements électriques qu’ils voyaient dans le ciel et les faiseurs de mythes les interprétaient.
 

    Les questions les plus essentielles concernent le lien entre des thèmes d'art rupestre apparemment différents. Par exemple, y a-t-il un lien entre le pictogramme de Kayenta, dont nous avons déjà parlé, et l’image du stickman présente dans le monde entier, et pourquoi la forme de Kayenta a été moins gravée que le stickman ? Selon Peratt, il y a de bonnes raisons pour cela. Le pictogramme de Kayenta caractérise un moment critique juste avant que cette formation plus complexe ne se désorganise en prenant la forme plus simple du stickman. Le rayonnement synchrotron précédant cette transition étant fatal, il aurait rendu pratiquement impossible pour les humains de se tenir à l'air libre afin de noter la forme.

***

 


    David Talbott est fondateur et directeur de The Thunderbolts Project. Son livre, The Saturn Myth (1980), a contribué à inspirer le travail de plusieurs autres chercheurs maintenant réunis dans ce projet participatif. En 1996, il a travaillé sur le documentaire Remembering the End of the World du cinéaste canadien Ben Ged Low. Avec le physicien australien Wal Thornhill, il est coauteur de deux livres, Thunderbolts of the Gods et The Electric Universe. Trois épisodes de sa série documentaire long métrage Symbols of an Alien Sky, ont figuré parmi les présentations vidéo les plus populaires de Thunderbolts Project YouTube Channel. Il poste actuellement la série Discourses on an Alien Sky.
 

The Thunderbolts Project, David Talbott, 28 avril 2016

Original : www.thunderbolts.info/wp/2016/04/28/anthony-peratt-3-stickman-on-stone/
Traduction Petrus Lombard

 

Derniers articles apparentés (affaire Anthony Peratt)

 

Anthony Peratt : L’épine dorsale du ciel  : Suite de l’article l’affaire Anthony Peratt par David Talbott.
 

Un simple pictogramme peut-il déclencher une révolution scientifique ?  : Selon Anthony Peratt, spécialiste de la physique des plasmas, le pictogramme de Kayenta, omniprésent dans l’art rupestre mondial, représente un violent phénomène plasmatique reproductible en laboratoire.



Mercredi 4 Mai 2016


Commentaires

1.Posté par Ger le 04/05/2016 17:55 | Alerter
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Très intéressant. Merci à Petrus Lombard pour sa traduction.

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