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Alors qu’Obama se prépare pour envoyer des troupes en Syrie, le gouvernement des États-Unis planifie déjà son prochain coup majeur…



folamour
Mercredi 4 Mai 2016

Dilma Rousseff
Dilma Rousseff
La traduction du jour avec un éclairage différent des médias main stream, sur ce qui se passe actuellement au Brésil...
Un coup d'État non violent pour destituer un président démocratiquement élu, et installer un des politiciens les plus corrompus – qui, d’une façon qui ne doit rien au hasard  se trouvent être préférés par l'establishment politique américain est actuellement en cours au Brésil. Comme l'attention du public est au niveau zéro et qu’il est focalisé sur les préparations pour le déploiement des troupes en Syrie, le gouvernement des États-Unis a été en mesure de prêter tranquillement son approbation au mouvement dévié et sans fondement visant à évincer le président brésilien Dilma Rousseff. 
En effet, à travers la controverse sur le fait de quintupler les troupes terrestres américaines en Syrie en dépit des vœux de l'administration Obama, qui a dit au moins 16 fois qu’il n’y aurait « pas de bottes sur le terrain » ce qui constitue, certes un débat valable et pertinent, mais qui ne peut pas être autorisé à masquer ce qui se passe au Brésil.
Pour comprendre l'importance du tumulte en cours, il vous suffit de regarder ce qui a de l’importance, à la foi pour le Brésil et pour les élites politiques américaines et ce ne sont clairement pas les 54 millions de personnes qui ont réélu la première femme présidente du Brésil, il y a seulement 18 mois.
En fait, le département d'État américain a affirmé publiquement son soutien à l'usurpation du pouvoir par le centre droit social du parti démocrate du Brésil (PDSB) – peut-être – parce que, comme cela a été suggéré par beaucoup, les empreintes digitales des États-Unis sont dans le coup. Quelle meilleure façon de contrecarrer les transactions réussies du Brésil avec la Russie et la Chine, dans le cadre de l'alliance économique BRICS, que d'insérer un leader oligarchique, dont le parti favorise fortement les intérêts américains.
Premièrement, il est nécessaire de revoir la mécanique du coup d'État, ainsi que la controverse entourant les personnes impliquées.
La Chambre basse du Congrès du Brésil a voté le 17 avril pour destituer Rousseff sur la base de sa complicité présumée dans une affaire (quoique) relativement mineure de corruption. Mais le véritable élan pour le retrait de Rousseff, contrairement à la narration défendue par les médias main stream du Brésil, est d’une transparence évidente quand on regarde ceux qui la réclament – et celui qu’il souhaite pour la remplacer.
Bruno Araújo, un membre du Congrès qui a été impliqué comme pouvant avoir reçu des fonds d'un géant de la construction, impliqué dans un scandale de corruption, a contribué à faire pencher le vote de mise en accusation plutôt ce mois-ci. Araújo, comme l’a rapporté l’Intercept, appartient au même parti PDSB qui a perdu quatre élections consécutives face au Parti des travailleurs de Rousseff (PT).
« La chose la plus importante pour comprendre la véritable nature anti-démocratique de ce qui se passe » explique Glenn Greenwald de l'Intercept, c'« est de regarder la personne que les oligarques brésiliens et leurs organes de presse tentent d'installer en tant que président : le vice-président Michael Temern qui est l’incarnation de la contamination par la corruption au service des oligarques, et qui est surtout profondément impopulaire. »
Pour toute l’attention négative placée sur Rousseff, l'image impopulaire et les relations fourbes de Temern sont pires, et pourraient être dignes de ses propres procédures de mise en accusation. Et il n’est pas le seul.
« Au total, 60 pour cent des 594 membres du Congrès du Brésil font face à des accusations graves comme de la corruption, de la fraude électorale, de la déforestation illégale, des enlèvements et homicides », comme le rapporte le New York Times qui a cité les chiens de garde de la corruption, Transparency Brésil.
Mais le PDSB cherche à contourner ce détail (pas vraiment mineur) par la destitution de Rouseff qui, en cas de succès, mettrait automatiquement Temer au pouvoir à la grande satisfaction du gouvernement des États-Unis.
A savoir, une autre figure importante fait pression pour le retrait de Rousseff, le sénateur Aloysio Nunes, qui a voyagé à Washington DC, le jour après le vote de destitution pour consulter le troisième plus puissant fonctionnaire du Département d'État, Thomas Shannon, dans une réunion à huis clos.
En tant que co-directeur du Centre pour la recherche économique et politique, Mark Weisbrot, a expliqué dans un article pour le Huffington Post, que Shannon n’avait aucune obligation de rencontrer Nunes – mais ce faisant il envoyait un message clair d'au moins l'acceptation tacite de la procédure de destitution par la Maison-Blanche.
Le soutien américain au coup d'État actuel fait écho à celui du coup d’État précédent au Brésil, en 1964 – une usurpation violente du pouvoir par un dictateur proche des États-Unis, au cours de laquelle Dilma Rousseff, elle-même, est devenue une victime de torture physique.
Mais peut-être l'indication la plus révélatrice du soutien américain à la destitution de Rousseff peut être trouvée dans le détail du récent voyage de Nunes à Washington. Où, comme l’explique l’Intercept dans un entretien avec Andrew Fishman dans Democracy Now, Nunes a été invité à un déjeuner privé lancé par l'Albright Stonebridge Group – une société cofondée par l'ancien PDG de Kellogg et Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État sous Bill Clinton.
« Un des principaux conseillers affilié à l'Albright Stonebridge Group », Fishman, qui se trouve au Brésil, a noté, qu’il « est le leader d'une organisation qui est très impliquée ici dans la poussée contre le gouvernement Dilma. »
Il a ajouté qu’« alors que le gouvernement américain n'a pris aucune position officielle » sur la destitution imminente de Rousseff, « leur position semble assez évidente ainsi que le côté qu’ils soutiennent ou soutiendraient ».
 
Source(s) : Crashdebug.fr via  Thefreethoughtproject.com sur la piste de Blacklistednews.com
Traduction : ~ folamour ~
Corrections : ~ chalouette ~
 

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Mercredi 4 Mai 2016


Commentaires

1.Posté par Aldamir le 04/05/2016 11:43 | Alerter
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Citations à méditer :

Si j’étais le président, je pourrais arrêter le terrorisme contre les Etats-Unis en quelques jours. Définitivement. D’abord je demanderais pardon - très publiquement et très sincèrement - à tous les veuves et orphelins, les victimes de tortures et les pauvres, et les millions et millions d’autres victimes de l’Impérialisme Américain. Puis j’annoncerais la fin des interventions des Etats-Unis à travers le monde et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51ème Etat de l’Union mais - bizarrement - un pays étranger. Je réduirais alors le budget militaire d’au moins 90% et consacrerais les économies réalisées à indemniser nos victimes et à réparer les dégâts provoqués par nos bombardements. Il y aurait suffisamment d’argent. Savez-vous à combien s’élève le budget militaire pour une année ? Une seule année. A plus de 20.000 dollars par heure depuis la naissance de Jésus Christ.
Voilà ce que je ferais au cours de mes trois premiers jours à la Maison Blanche.
Le quatrième jour, je serais assassiné.
William Blum

Le plus grand crime depuis la deuxième guerre mondiale a été la politique étrangère des Etats-Unis.
Ramsey Clark
Ministre de la Justice des Etats-Unis sous la présidence de Lyndon Johnson

"Jamais je ne demanderais pardon au nom des Etats-Unis - quelles que soient les raisons."
Président George Bush (père)
après qu’un avion de ligne régulière Iranien ait été abattu par un missile américain
Georges Bush père : Si les gens devaient découvrir ce que nous avons fait, nous serons pourchassés dans les rues et lynchés. Cité par Sarah McClendon (reporter à la Maison Blanche) dans sa lettre d’infos datée de Juin 1992

Noam Chomsky : Si les lois de Nuremberg étaient appliquées, chaque président des Etats-Unis de l’après -guerre auraient été pendu.

Amnesty International - : C’est un paradoxe que la nation qui a tant fait pour intégrer les droits de l’homme dans ses documents fondateurs se soit toujours opposé à la mise en place d’un cadre international pour protéger ces mêmes principes et valeurs. – « United States of America – Rights for All » Octobre 1998.

Robert MacNamara : Les Etats-Unis eux-mêmes, par leur tendance croissante à agir de manière unilatérale et sans respect pour les préoccupations d’autrui, sont devenus un Etat Voyou .- Secrétaire à la défense US de 1961 à 1968, paru dans l’International Herald Tribune , 26 Juin 2000.

« La démocratie et les droits de l’homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l’homme nous importaient, nos ennemis seraient l’Indonésie, la Turquie, le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celle de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque »
Wayne Smith, ancien chef de la Section des Intérêts Américains à La Havane (SINA) sous l’administration Reagan

"Nous avons tiré sur un nombre considérable de personnes et en avons tué beaucoup, et pour autant que je sache, aucune de ces victimes ne représentait une menace établie pour nos forces".
Stanley McChrystal, ex Commandant des forces armées U.S en Afganistan
(Propos publiés dans l’hebdomadaire "Época" , Brésil, n° du 12 avril 2010).

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