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Actualités : Enquete : VIANDES HALLAL


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IRLANDE, BELGIQUE, FRANCE, HOLLANDE, ALLEMAGNE,... ET PAYS MUSULMANS
Mosquée d’Evry : de l’assassinat de Ben Barka au faux hallal (3)
Par Amine Merouane Boulanouar


Farid@evhr.net
Mercredi 29 Mars 2006

Article du Quotidien le Soir d'Algérie. Site LeSoirdAlgerie.com



Mosquée ou tombe de Ben Barka, le leader opposant marocain assassiné ? Mosquée ou entreprise mercantilise ? Mosquée ou officine où se réunissent consuls, agents très spéciaux et exécutants de toutes les manipulations ? Mosquée ou refuge destiné aux manipulateurs venant de Rabat pour attribuer billets d’avion et séjours touristiques à des personnages considérés comme influents pour renverser le Conseil français du culte musulman (CFCM).


Mosquée ou paravent pour dissimuler les activistes intégristes qui œuvrent à l’instauration d’un islam en France proche des thèses monarchistes. La mosquée d’Evry, située dans le département de l’Essonne, dans la région parisienne, c’est tout cela à la fois. Grâce à un seul homme, Khalil Meroun, son recteur. Jouissant d’un don d’ubiquité, il est partout. Dans toutes les manœuvres. Dans toutes les combines. Dans toutes les machinations. Dans les intrigues. Dans les tractations. Les magouilles. Les pratiques frauduleuses. Les déstabilisations. Il ne s’agit là ni d’accusations gratuites, ni de calomnies. Mais bel et bien le fruit d’investigations profondes. Lors de notre édition du jeudi 23 février dernier, nous avons évoqué quelques-uns de ses agissements en promettant de revenir sur ce personnage hors du commun. Un comédien hors-pair. Meroun est derrière toutes les intrigues et les manifestations planifiées par les services spéciaux marocains devant l’ambassade d’Algérie ou les consulats pour “exiger la libération des séquestrés de Tindouf”. Derrière toutes les manœuvres de déstabilisation du CFCM ; sa dernière trouvaille consistait à faire accroire à “une guerre maroco-marocaine” dans la persective de paralyser davantage le CFCM pour le discréditer dans la communauté musulmane. Une farce. Derrière toutes les menées dirigées contre la mosquée de Paris connue et reconnue pour l’islam tolérant, moderne et ouvert qu’elle prône. Khalil Meroun est aussi derrière un grand nombre de pratiques frauduleuses (lire nos précédentes éditions) ; de magouilles avec des producteurs de viandes (entreprises, abattoirs, fournisseurs…) qui pratiquent les dessous de table et autres astuces pour pouvoir … pratiquer le faux hallal avec toutes les couvertures nécessaires ; de tromperies qui ont cours dans les grandes surfaces telle celle de Leclerk où une affiche “hallal certifié par la mosquée d’Evry” est collée au présentoir frigorifique depuis… deux ans. Mais alors il est carrément partie prenante et agissante dans toutes les manigances pour faire main basse sur l’islam de France. Il en est le pivot. Et ce n’est pas aisé de pousser à la parole une telle pièce maîtresse. Mais dès qu’il s’agit d’Algérie, le personnage débite à une vitesse V calomnies, mensonges et contrevérités. Cependant, on saisit mieux les buts poursuivis dès qu’on n’oublie plus qu’il est le recteur d’une mosquée dont la réputation est entachée depuis fort longtemps.

A propos de Mehdi Ben Barka : Récemment encore, un hebdomadaire parisien connu pour la rigueur de ses recherches révélant, d’après les confidences d’Antoine Lopez : “Le dernier survivant du crime d’Etat dont a été victime Ben Barka, l’opposant marocain enlevé au cœur de Paris il y a plus de 40 ans (le 29 octobre 1965), révélait donc que le cadavre de Ben Barka se trouvait sur le terrain même, acheté plus tard par le roi Hassan II, où a été construite la mosquée d’Evry. Révélations fracassantes d’autant plus qu’elles étaient corroborées par un témoin qui a “désigné un petit bois près de Courcouronnes, le lieu d’inhumation présumé de Ben Barka”, (Courcouronnes étant le site même de la mosquée d’Evry-Courcouronnes ) . L’hebdomadaire est allé plus loin dans ses recherches en publiant une carte cadastrale “pour prouver que la route bordée de peupliers existait bel et bien en 1965”. Plus loin encore, un journaliste de la publication s’est déplacé au Maroc où il a rencontré un autre témoin sans révéler son identité (tous les observateurs s’accordent à dire qu’il s’agit d’El Hoceïni), un “infirmier”, du général Oufkir, l’ex-ministre marocain de l’Intérieur, co-organisateur (avec Dilmi) de l’enlèvement avec des complices français. A ce jour, aucun élément ne permet de contredire ces révélations selon lesquelles cette mosquée est édifiée sur le cadavre de Mehdi Ben Barka, victime des services spéciaux marocains aidés par des complices du Mossad et autres officines. A propos d’entreprises mercantilistes : Au cours de l’enquête, les investigations ont permis de savoir que la mosquée d’Evry, à travers les signatures de Khalil Meroun, Ali Sedouki, et Abderahmane Ammari, s’adonne à la délivrance de faux certificats hallal tantôt pour des viandes ou volailles tantôt pour des produits élaborés. Faux certificats hallal parce qu’aucun contrôleur (qui doit être rémunéré par la mosquée et non par l’abattoir ou l’entreprise) n’est présent sur le site d’abattage comme il devrait l’être. Les entreprises qui pratiquent le faux hallal avec la bénédiction de Khalil Meroun directement impliqué et donc de la mosquée d’Evry sont nombreuses tant en France qu’en Irlande. Nous citerons particulièrement deux parce que nous avons constaté de visu la fraude. D’abord, à Auchan Noyelles où un employé dans le rayon boucherie collait au vu et au su de tous les consommateurs des étiquettes “hallal” sur des barquettes de viandes importées d’Irlande et certifiées par la mosquée d’Evry. L’étiquetage étant du ressort exclusif du contrôleur musulman, nous avons demandé à cet employé de nous affranchir : “C’est ainsi depuis que nous commercialisons du hallal”, répondra-t-il avant de poursuivre ainsi : “Je suis employé ici à Auchan donc ne je ne sais pas si c’est hallal. Le fournisseur nous livre les étiquettes. Je les colle sur les barquettes…” La sincérité trahit son employeur qui confirme que “les viandes proviennent d’Irlande chez notre fournisseur qui pratique la découpe et la mise en barquettes avant de nous ravitailler. Certificat hallal ? C’est quoi ça ?” !!! Autre entreprise montrée du doigt : Corico. Celle-là n’a pas trouvé mieux que de créer sa propre marque Medina Hallal en prétendant dans ses prospectus publicitaires être la “seule entreprise financière qui vous garantit le strict respect du rite musulman en volailles, découpes et charcuteries”. Plus hallal que moi tu meurs. Nous avons pris contact avec son directeur pour recueillir son commentaire à propos de la déclaration de Hassan Bouod (lire nos précédentes éditions) selon laquelle Corico ne pratique pas le hallal en bénéficiant d’un soutien de la mosquée d’Evry.


On n’est jamais mieux servi que par soi-même. C’est aussi la devise de plusieurs entreprises qui ont créé leur propre marque. Un minaret, des qualificatifs à consonance musulmane et le tour est joué. Medina Hallal appartient à Corico, Orient Hallal à Charal, et va tant la cruche à l’eau. Corico et Charal sont montrées du doigt en matière de faux hallal.
“Qu’il l’écrive, alors nous le traînerons en justice une deuxième fois”, rétorque le responsable. Pourquoi une deuxième fois ? “Parce que nous l’avons déjà gagné une première fois pour des factures qu’il n’a pas payées…”, précise-t-il avant de nous renvoyer vers un certain Abou Ali dès que nous avons abordé avec lui la question du hallal. Quelques instants après, c’est ce même Abou Ali qui prendra contact avec nous pour attester, témoigner jurer par tous les saints que “Corico fait 100% hallal”, nous proposons de nous autoriser à visiter Corico. Il donnera son accord, promettra de nous fixer rendez-vous. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Jamais plus, nous n’entendons parler de lui. Cela n’empêchera pas de recueillir, auprès des personnes avisées en matière de contrôle de la viande hallal, des “informations accablantes en matière de “strict respect du rite musulman” dont se prévale Corico. D’abord, et pour saisir l’enjeu financier, il est utile de préciser qu’un responsable de cette société a déclaré à un hebdomadaire français que le contrôle lui “coûterait près de 200 000 euros par an” en passant par la mosquée de Lyon, mais il laisse perplexe lorsqu’il précise qu’il lui revient 5% de plus par la mosquée d’Evry. Mystère et boule de gomme pour les naïfs. Dans un rapport (dont nous avons pu avoir une copie) de la Direction nationale d’enquêtes de la répression des fraudes (établi par trois inspecteurs qui ont procédé à des vérifications chez Corico), il est écrit que “le contrôle de la société S. A. volailles Corico a permis de vérifier que cette dernière semblait respecter le rite religieux, dans la mesure où l’abattage est réalisé par des sacrificaterus agréés par la mosquée”. Complicités ? Négligence ? Complaisance ? Ou incompétence ? Est-il écrit ; en employant un tel verbe les trois inspecteurs craignent-ils de s’engager ? En ont-ils compétence ? Aucune puisqu’il n’existe aucune réglementation légale officielle accordant aux pouvoirs publics, aux autorités religieuses, aux contrôleurs ou aux pseudo-contrôleurs, une qualité ou une compétence pour déclarer que telle viande est hallal ou non. Même si “l’abattage est réalisé par des sacrificateurs agréés…”, rien ne prouve qu’il est hallal étant donné que “ce jugement”, ou cette qualité devrait être accordée par une tierce partie n’étant pas juge et partie, c’est-àdire employée par la société ou l’abattoir. A vrai dire un tel rapport ne veut rien dire. Sinon que de démontrer l’incompétence des services de contrôle. Une incompétnce qui profite aux fraudeurs. Des contrôleurs bien avertis des choses du faux hallal ont refusé (ou se sont retirés) de signer une convention avec Corico. Pourquoi ? Entre autres raisons celles-ci et pas des moindres. - Mise dans la chaîne d’abattage de dindes déjà mortes au cours du transport. Aucun contrôleur de la mosquée d’Evry n’est présent, des certificats hallal vierges sont fournis… - La chaîne d’abattage doit avoir une cadence de 35 à 42 dindes pour permettre au sacrificateur d’égorger licitement les volailles. Cela doit faire l’objet d’un contrôle ; or, il n’y a aucun contrôleur de la mosquée d’Evry. - L’exécution du choc électrique (lire nos précédentes éditions) en ce qui concerne l’électronarcose n’est pas contrôlée. C’est le contrôleur qui doit constater que la dinde est vivante, qu’elle se débat avant son égorgement. Or, celle-ci subissant une violente décharge électrique meurt avant son égorgement, et par conséquent, devient illicite à la consommation par des musulmans (et même par tous les Croyants des gens du Livre). Là encore, aucun contrôleur de la mosquée d’Evry n’est présent. Pourtant, Corico atteste du contraire dans ses prospectus. Le délai séparant le choc électrique de l’égorgement, la mise de la dinde dans l’eau chaude, etc. permettent de soutenir que Corico est loin de pratiquer le hallal. Et Abou Ali que le directeur de Corico nous a présenté comme étant un contrôleur n’est en réalité qu’un salarié chargé de la qualité. Une fois de plus, on a tenté de nous tromper. Nous disposons d’autres données confirmées relatives à l’importation par Corico de matières premières ou d’ingrédients loin d’être hallal… Meroun, le recteur de la mosquée d’Evry, en personnage avisé n’ignore rien de cela. Mais l’argent n’a pas d’odeur surtout lorsqu’il sert à financer des opérations occultes comme celle qui consistait à assassiner l’opposant marocain Mehdi Ben Barka dont le cadavre reposerait là où officie Meroun.
A propos d’officine : C’est à la mosquée d’Evry, sous la houlette de Khalil Meroun, que sont concoctées les opérations de déstabilisation du Conseil français du culte musulman (CFCM). Là, Meroun, suivant les instructions du Makhzen, a instigué à la création du “ressemblement des élus du CFCM” pour renverser le CFCM. Là, a été montée la manifestation devant l’ambassade d’Algérie lors de laquelle Meroun était au premier rang pour exiger la libération des pseudo-“séquestrés de Tindouf”. Là aussi, est planifiée, et exécutée, la création d’associations sous le contrôle et le soutien des autorités marocaines. Plusieurs fidèles, nous ont fait part, lors de notre passage au mois de ramadhan dernier, de leur étonnement de constater, après les prières des Taraouih, que les lumières restaient allumées jusqu’à la prière du sobh à laquelle participaient des individus étrangers.
A propos de refuge : Les investigations confortées par des recoupements et par différentes sources aboutissent au constat suivant qui renseigne bien sur les visées marocaines. Régulièrement, des réunions ont lieu dans cette mosquée sous les auspices — souvent indirects — de Ahmed Tewfiq, ministre marocain bénéficiant de toute la latitude doublement accordée par Sa Majesté et ses services. A titre d’exemple, citons la réunion du 15 mai dernier (à la veille de la réunion du Conseil d’administration de la Fédération nationale des musulmans de France FNMF) au cours de laquelle devait être créée “la coordination des Marocains de France” pour se substituer à la FNMF et donc pour agir au nom des Marocains. Certains estiment qu’il s’agit de diversions marocaines, de guerre maroco-marocaines. Rien de cela. Une pure diversion lors de l’enquête réalisée sur l’islam en France que nous publierons prochainement, nous citerons les noms des principaux manipulateurs et exécutants de ces opérations. En attendant, on n’insistera jamais assez sur le tandem qui cause le plus grand tort et le plus grand retard au CFCM. Tandem Meroun — Boussouf. Qui est Abdellah Boussouf ? Arrivé en 1988, comme étudiant boursier, il est vite pris en charge par le consulat général marocain qui lui procure un poste d’enseignant dans une mosquée gérée par le même consultat dans une banlieue de Strasbourg. Un an après, il en devient le responsable gestionnaire. Il se fait fort d’appliquer la consigne du consulat marocain qui consiste à “barrer la route à tous les projets menés par la communauté algérienne de Strasbourg et d’Alsace” et notamment celui de la construction de la Grande mosquée de Strasbourg dont a été évincé Ali Bouamama, un Algérien à la compétence reconnue universellement. Très proche des socialistes, Boussouf se présente comme recteur d’une mosquée de Strasbourg (qui n’existe pas) et comme un modéré incontournable. En juin 2005, il réussit à se faire élire au CFCM dont il devient vice-président aux côtés de Khalil Boubekeur. Boussouf a notamment dirigé le Mouvement des frères musulmans de Syrie, en France, dont il a été le président. C’est le principal allié du recteur Khalil Meroun. “A eux deux seuls, c’est une armée”, confie, sous le sceau de l’anonymat, une source du CFCM qui précise que “si Meroun est le spécialiste des calomnies contre le recteur de la mosquée de Paris, Boussouf est le spécialiste des coups bas, des coups tordus et des coups d’Etat qu’il entreprend à l’égard du CFCM”. Ce qu’omet de souligner cette source c’est le comportement machiavélique du recteur marocain qui se drape tantôt du manteau d’un humaniste tour à tour aumônier, conseiller, tantôt d’un religieux musulman. Face à nous, il fustigera Dalil Boubekeur : calomnies, contrevérités, mensonges, tout y passe. Mais au CFCM, il lui baisera la tête avec déférence. Un pur cabotin, à donner le tournis.
A propos du paravent : Il est soutenu que c’est dans cette mosquée d’Evry qu’ont été fomentées les entreprises de récupération de l’islam en France et les campagnes de dénigrement contre l’Algérie c’est là qu’a été montée une “opération médiatique” contre Damel Hertzog, un opérateur dans les produits élaborés (steaks hachés, pâtés, cachirs…) qui voulait investir en Algérie. Son entreprise Isladelice a été “descendue” dans un hebdomadaire français qui sera finalement condamné par la justice française”, après avoir été manipulé par le réseau marocain du faux hallal”. (A suivre)
* Lire nos précédentes éditions

M. KHELIL MEROUN (RECTEUR DE LA MOSQUEE D'EVRY)
L’homme du Makhzen

Il est partout. Dans toutes les combines et conspirations. Dans le faux hallal. Dans les complots contre le CFCM. Dans les calomnies. Dans la création d’associations culturelles dépendant des consulats marocains. Dans les manifestations contre l’Algérie. Dans la constitution d’un islam monarchiste en France… Machiavélique, il est aussi un manipulateur hors pair. Il dénigre à outrance son rival et lui baise la tête un instant après. Meroun se targue d’appartenir à la smala royale et de jouir du soutien “de l’attaché militaire marocain”.

Certaines sources signalent en France un vaste trafic de viandes dites hallal. Comment, selon vous, est organisé ce trafic. Qu’avez-vous observé vous-même ?
Je suis parmi les premiers qui avaient suggéré avec M. Dalil Yousuf Leclerk la création d’une association du hallal dont l’intitulé est Ettayibete dont AVS a récupéré les moyens pour pouvoir travailler lorsqu’il n’y avait rien sur le terrain. A une époque, nous avons constaté à Rungis même que certains pour exporter le… poisson indiquaient qu’il était égorgé selon le rite musulman. La fraude a commencé par le mensonge. J’ai toujours affirmé que nous ne pouvons pas pratiqué le hallal sans la participation et l’apport des mosquées qui ont un rôle moral, qui ont un pouvoir moral. Il est indispensable qu’il existe un rigoureux contrôle et surtout une association de défense des consommateurs. La transparence et le sérieux doivent être de mise. Même pour le poisson dites-vous ?
Oui, oui. Il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui, le trafic scandaleux dont je suis témoin au même titre que la presse est celui de la viande avariée. Cette viande destinée à la destruction a été vendue dans les boucheries musulmanes. Il y a 3 ans, une circulaire destinée à toutes les préfectures mettait en garde la population sur les dangers à consommer les produits Shahia appartenant à Bouod. Cette circulaire a été adressée à toutes les mosquées, à Evry nous l’avons affichée… Sincèrement, je constate que les musulmans sont incapables de s’organiser. Même pour le pèlerinage. C’est même le ministère français du Tourisme qui défend la communauté musulmane en ce qui concerne le pèlerinage ! (1)
Certains affirment que les mosquées et les abattoirs pratiquent le racket en ce qui concerne la viande dite hallal…
Pas du tout. En ce qui nous concerne à la mosquée d’Evry, tout est transparent. Les Français qui nous consultent pour signer avec nous des conventions peuvent en témoigner (2). Nous ne faisons pas du prosélytisme. Nous ne nous mettons pas à leur recherche. Ce sont eux-mêmes qui font la démarche en notre direction… Il existe plusieurs associations de contrôle… C’est un manque à gagner pour la communauté musulmane. Il y a aussi un manque de transparence financière. C’est pour cela que j’ai toujours préconisé au sein du CFCM à ce que nous nous organisions en créant un label unique… Nous pouvons mettre l’expérience que nous avons acquise au service de la communauté musulmane, je ne réclame que le paiement des charges de la mosquée et des employés.
Des observateurs relèvent que cette communauté musulmane est prise en otage…
Les musulmans attendent le fruit sur un plateau d’or. Je pense que le musulman doit participer à dénoncer la fraude et la tromperie comme indiqué par l’islam.
Vous n’avez pas répondu à la question de savoir…
Aujourd’hui, de nombreux Français qui ne sont pas musulmans sont disposés à faire du hallal… Le défaut vient de chez nous. Un exemple je suis sûr que si les entreprises Carrefour, Auchan désirent faire du hallal, elles le feront sérieusement. (NDLR : c’est tout le contraire qui se produit puisque des entreprises pratiquent en toute connaissance, la fraude et l’escroquerie avec la bénédiction de cette même mosquée d’Evry). Alors que des boucheries musulmanes ne font pas du hallal même si elles affichent hallal sur leurs vitrines. Il existe des boucheries sérieuses victimes de cette tromperie. Une personne non sincère avec Dieu, non sincère avec elle-même ne peut pas l’être avec les musulmans. Aujourd’hui encore, des personnes achètent quelques carcasses hallal afin de bénéficier d’une facture qui leur permet de vendre des carcasses non hallal à moindre frais. Comment remédier à cette situation ? Il faudrait réduire les associations de contrôle qui n’ont pas de structure religieuse. Le consommateur musulman doit s’organiser pour solliciter ensuite la justice lorsqu’il constate la fraude et la tromperie.
Comment les autorités françaises devraient-elles y remédier ?
Elles ont tenté de le faire en créant le CFCM lequel est paralysé. Je suis membre du bureau national et donc je parle en connaissance de cause. Le CFCM est paralysé par cette guerre interne entre les fédérations (3). Nous, les mosquées qui sommes membres du bureau national, nous avons la faiblesse de regarder se battre ces fédérations…
Revenons si vous le permettez à l’enjeu dans ce trafic.
Aujourd’hui les associations bénéficient de la taxe hallal sur les viandes. Où est cet argent ? Où est-il investi ? C’est un danger. De plus, cette situation crée la suspicion. Ceux qui refusent un label unifié sous l’égide du CFCM ont un intérêt personnel. Ils ne cherchent pas l’intérêt général.
La mosquée de Lyon délivre des habilitations aux sacrificateurs. Il en est de même pour votre mosquée. Cependant la mosquée de Lyon procède elle-même au contrôle des viandes hallal. Pourquoi vous ne faites pas de même ?
Nous ne cherchons pas à faire de l’argent. Personnellement, je suis un recteur bénévole. La plupart de mes collaborateurs sont des bénévoles. La mosquée d’Evry n’a pas de société. Or, la mosquée de Lyon a une société qui lui permet de recueillir de l’argent. Nous nous demandons une contribution minimum pour ne pas rendre cette viande plus chère (4). Nous revendiquons toujours un travail en commun avec les mosquées de Lyon et d’Evry et d’autres structures sérieuses.
Pourquoi le CFCM n’a pas réagi à cette situation ?
Au lieu d’entreprendre des actions en faveur des musulmans, le CFCM en est encore à savoir qui va être le chef, qui va être le seigneur de la communauté musulmane qu’elle cherche les hommes efficaces à son service.
Le CFCM a créé une commission hallal qui devait se réunir en mars 2005. Quelles ont été ses conclusions ?
(Rires) Comme toutes les commissions qui se réunissent. Elles décident d’actions qu’elles ne mettent pas en œuvre. C’est aussi valable pour les congrès. L’UOIF a décidé de résolutions jamais appliquées.
Au cours du mois de février 2005, le conseil d’administration du CFCM s’est réuni. Avez-vous réussi à proposer une procédure de certification ?
Lors de cette réunion, j’ai proposé ce que j’ai dit auparavant, à savoir la mise en place d’un label unifié. Depuis, c’est le silence. Cela signifie que ma proposition dérange (5).
Quels sont les blocages auxquels le CFCM fait face ?
Les blocages sont connus : le bureau de CFCM n’est pas élu démocratiquement, il n’a aucune légitimité. On n’en serait pas là si les hommes avaient été élus démocratiquement.
Quel commentaire faites-vous à propos des activités du CFCM ?
Quelles activités ? Les seules activités sont que ses membres se réunissent pour se chamailler et, ensuite, ils se séparent. D’ailleurs au début, la presse s’intéressait au CFCM, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour ces deux premières années, j’accordais au CFCM l’âge de l’enfantillage et de l’adolescence. Je pensais qu’il serait mature pour le deuxième mandat afin de répondre aux besoins de la communauté. Hélas. Interrogez les musulmans ; ils ne savent pas ce qu’est le CFCM. C’est quoi l’urgence ? Quand on constate que le président du CFCM va à l’encontre de la décision de Sarkozy, ministre de l’Intérieur qui voulait remédier à la loi de la laïcité pour répondre aux besoins de la construction des mosquées, cela veut tout dire. Au lieu de consulter le bureau du CFCM et d’œuvrer pour réparer les injustices à l’égard de l’islam, le président estime qu’il faut perdurer dans cette situation. En 1905, le législateur français a négligé l’islam dans cette loi de la laïcité. Sinon, les musulmans auraient bénéficié d’avantages. Par exemple, la mosquée d’Evry est victime de la politique des deux poids, deux mesures, ainsi la cathédrale d’Evry a bénéficié de 13 millions de francs alors que la mosquée d’Evry n’a pas bénéficié d’un franc (6).
Comment comptez-vous réagir ?
Réagir ? Nous sommes cinq mosquées fondatrices du CFCM et membres de son bureau mais nous comptons pour des prunes. Les fédérations raflent la majorité en négligeant les compétences des mosquées.
Selon des sources sérieuses et selon nos investigations, les viandes ovines, bovines et de volailles en provenance de Belgique et de Hollande ne sont pas issues d’animaux égorgés selon le rite musulman. Des faux certificats hallal sont disponibles dans les abattoirs en vue de fraudes et de tromperies. Comment comptez- vous préserver la communauté musulmane ?
Je ne peux pas mettre en doute les viandes ovines et bovines parce que je ne dispose d’aucun moyen pour vérifier si les animaux ont été abattus selon le rite musulman. En tant que musulman et homme de foi, je ne dois pas douter des autres. Par contre, toute la volaille en provenance de Belgique abattue avec une disquette n’est pas hallal. De plus, cette volaille est nourrie de grains enrobés de graisse. Ce n’est pas de la viande hallal. Les prix sont révélateurs, les 10 kilogrammes de cuisses de poulet en provenance de Belgique coûtent 10 euros alors que les 10 kg de cuisses de poulet français qui se nourrit que de grains coûtent environ 22 euros. Je regrette de dire que lorsque je m’entretiens avec le recteur de la mosquée de Paris, M. Dalil Boubakeur, il se déclare prêt à faire un travail unificateur mais dès qu’on délègue deux personnes pour entamer le travail c’est le blocage… Je regrette de le dire, malgré le respect que j’ai pour M. Chérif Kriouche, qu’il est le seul à nous faire venir de la volaille de Belgique, à travers sa société SFCVH, qui n’est pas hallal. Il s’est avéré que cette volaille est alimentée par des grains enrobés de graisse animale et probablement porcine.
Ne pensez-vous pas que ces organismes de contrôle sont à l’origine de la fraude ?
On ne peut pas être, à la fois, juge et partie. C’est condamnable. Fournir des certificats signés et vierges constitue une fraude (7).
Où va l’argent provenant des viandes dites hallal ?
En ce qui concerne la mosquée d’Evry, je sais bien où il va. Mais je n’ai rien à dire à propos des autres mosquées.
Est-il avéré que vous avez attribué à l’entreprise de distribution Carrefour des certificats de viande hallal pour vendre de la viande lors de l’Aïd El Kebir ?
Non. Ce n’est pas vrai. Je suis allé rectifier une erreur à Carrefour Evry où une liste de 305 acheteurs musulmans a été établie. Je leur ai demandé d’arrêter cette liste et de ne pas abattre les bêtes avant 9h30, c’est-à-dire avant la prière de l’Aïd. C’est exactement ce que Carrefour fait. C’est Carrefour qui nous a sollicités. Je leur ai précisé qu’en prévision de l’année prochaine, il faudra réunir tous les musulmans de l’Ile-de-France pour travailler en concertation avec un cahier des charges. Donc Carrefour Evry a arrêté une liste de 305 agneaux qui ont été sacrifiés après la prière. Je n’ai donné aucun certificat de viande hallal. D’ailleurs, nous attribuons ces certificats au cours de l’année mais pas pour l’Aïd. Pour cet Aïd, Carrefour Evry m’a demandé des conseils, alors j’ai conseillé.
Propos recueillis par A. M. B.

“Certificat hallal” pour l’éternité fourni par la mosquée d’Evry à Mondial Viande Service qui dispose d’un atelier de découpe dans les abattoirs de Douai. Un tel certificat simplifie les opérations de faux hallal en ce sens que ni l’entreprise MUS, ni la mosquée d’Evry ne s’encombrent de paperasse ou de procédures. De quel “délégué permanent” s’agit-il ?

(1) Comme le lecteur peut le constater, le recteur de la mosquée d’Evry ne répond pas à la question. Pour lui, le seul “trafic scandaleux… est celui de la viande avariée”. On ne peut pas trouver meilleur amalgame pour noyer le poisson dans l’eau, la viande avariée n’est qu’une goutte dans le trafic océanique de la viande dite hallal.
(2) Il s’agit là de conventions qui n’arrangent que la mosquée d’Evry et les entreprises contractantes. Ce sont des conventions souvent valables une année qui permettent aux entreprises de débourser une somme forfaitaire annuelle et de se débarrasser de la présence gênante des contrôleurs. Toute la fraude est consommée à ce niveau : pour certifier hallal des viandes, le contrôleur doit être présent physiquement, et en permanence à l’abattoir, car le contrôle ne peut pas, ne doit pas être autrement que visuel et oculaire. Ce n’est pas le cas pour la mosquée d’Evry et pour des “sociétés de contrôle” qui ferment les yeux en délivrant des certificats hallal vierges qui seront signés par en sacrificateur et l’abattoir (qui deviennent ainsi juge et partie) qui n’ont ni qualité, ni compétence légale pour le faire. Ces “sociétés de contrôle” ne disposent même pas de 5 employés et se déclarent “contrôler” la production de nombreux producteurs éparpillés en Europe… Il est évident que les entreprises font la démarche en direction de la mosquée d’Evry et le font dans leurs propres intérêts ; trouveront-elles meilleur partenaire que celui qui attribue des certificats hallal” sans contrôle effectif…
(3) Grâce aux bons soins des Meroun et consorts, il n’est plus le cas au sein du CFCM de “guerre entre les fédérations, c’est plutôt une pseudo-guerre maroco-marocaine concoctée pour pénaliser et déstabiliser le CFCM afin qu’il ne traite pas les importants dossiers tel celui du hallal qui concernent la communauté musulmane.
(4) “Contribution minimum” ? A combien s’élève celle des établissements Corico ? Des grandes surfaces distributrices ? Celles d’Irlande et de Nanterre ? Celle de la fédération des grossistes en viande d’Ile de France dont le président confiait à un hebdomadaire qu’il faisait “un don chaque année à la mosquée d’Evry”. Un pour racket accepté par celui-ci qui aura les coudées franches pour transformer le faux hallal en hallal.
(5) Proportion qui dérange qui ? Au CFCM, toutes composantes confondues, les Marocains sont majoritaires. Il ne s’agit là que d’une tactique.
(6) Il s’agit là de contrevérités et d’allégations mensongères à l’égard du recteur de la mosquée de Paris. Meroun tente de le pousser à se départir de sa modération. La mosquée d’Evry n’est pas la seule à ne pas bénéficier de subventions de la part des collectivités locales.
(7) C’est exactement ce que fait M. Meroun. Il a même innové ou a pris exemple sur les autres “sociétés de contrôle” en délivrant des “certificats de conformité” valable pour… l’éternité.

Amine Merouane Boulanouar.
























Jeudi 30 Mars 2006


Commentaires

1.Posté par m(çammi le 14/08/2007 16:50 | Alerter
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Miame, Miame, Miame, Les pauvres musulmans victimes des affairistes "musulmans" et non musulmans en conivence avec l'état, qui laisse faire...Nous avons le Devoir de dire STOP et FIN pour les magouille en demandant à toutes personnes qui raisonnent, aux associations, et surtout d'interpeler nos ambassades pour ne plus tolérer la présence ni l'acceptation des représentants fantoches CFCM avec à leurs tete David Boubeker crée par Sarko pour sarko...(CORIF...devenu CFCM)...Mobilisons-nous, RAMADHAN est pour bientot...

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