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Un papier du quotidien Le Monde que je vous joins ci-dessous, nous apprend que le sommet extraordinaire « de lutte contre le terrorisme » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui s’est tenu samedi 14 septembre, à Ouagadougou, au Burkina Faso a décidé la mobilisation d’un milliard de dollars sur quatre ans (près de 900 millions d’euros) pour combattre le « djihadisme ».

La Cédeao va solliciter la Banque mondiale et le FMI pour que les dépenses sécuritaires soient « considérées comme des investissements » et solliciter les bailleurs de fonds occidentaux et arabes pour mieux lutter contre le djihadisme.

Ainsi, au lieu d’utiliser ces sommes empruntées pour le développement de leurs pays, ces pieds nickelés vont endetter leurs peuples pour faire le sale boulot ordonné par des puissances extra-africaines qui se fichent complètement de l’avenir du continent.

Une affaire de politique intérieur malienne prend ainsi des proportions déraisonnables et dangereuses, et se transforme en déstabilisation de toute l’Afrique de l’Ouest. Si on y ajoute la destruction de la Libye et toutes les actions contre-révolutionnaires en germe en Egypte et en Tunisie depuis 2010, on aboutit à une véritable catastrophe qui provoque des mouvements de populations de grandes ampleurs et un accroissement de l’appauvrissement de populations déjà gravement éprouvées par la sècheresse et désertification.

La cause ? L’incompétence et l’interventionnisme militaire aveugle de puissances étrangères seulement préoccupée par les intérêts de leurs transnationales qui, in fine sous quelques manières qu’on considèrera ces événements, seront à plus ou moins brèves échéances obligées de quitter le territoire africain signifiant ainsi la fin définitive du processus de décolonisation.

Les Français, les Européens et les Américains qui dans les coulisses tirent les ficelles, partiront et emmèneront avec eux les harkis et les corrompus qu’ils ont installés à la tête des Etats africains.

Tout ça pour rien.

Quel gâchis !

Devant quel tribunal ces crimes et ses criminels seront-ils traduits ?

Djeha, L. 16 septembre 2019


Djeha
Mardi 17 Septembre 2019

© AFP Les présidents des pays d'Afrique de l'Ouest lors du sommet de la Cédéao à Ouagadougou le 14 septembre 2019.  Source: https://pressfrom.info/fr/actualite/monde/-248664-afrique-de-l-ouest-un-plan-d-un-milliard-de-dollars-pour-lutter-contre-le-djihadisme.html
© AFP Les présidents des pays d'Afrique de l'Ouest lors du sommet de la Cédéao à Ouagadougou le 14 septembre 2019. Source: https://pressfrom.info/fr/actualite/monde/-248664-afrique-de-l-ouest-un-plan-d-un-milliard-de-dollars-pour-lutter-contre-le-djihadisme.html
Lutte contre le djihadisme : l’Afrique de l’Ouest adopte un plan d’un milliard de dollars

L’argent servira notamment à « renforcer les capacités opérationnelles des armées nationales ainsi que des forces conjointes » qui peinent à lutter dans la région contre le terrorisme.

Le Monde avec AFP et Reuters D. 15 septembre 2019 à 00h42

Un milliard de dollars sur quatre ans (près de 900 millions d’euros) pour combattre le djihadisme : c’est la décision phare du sommet extraordinaire « de lutte contre le terrorisme » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui s’est tenu samedi 14 septembre, à Ouagadougou, au Burkina Faso.

« Les débats nous ont permis d’adopter des décisions très fortes. (…) La conférence (élargie au Tchad et à la Mauritanie) a adopté un plan d’action et de mobilisation de ressources à hauteur d’un milliard de dollars pour la lutte contre le terrorisme », a annoncé Mahamadou Issoufou, le président nigérien en exercice de la Cédéao, à la clôture du sommet.

Le plan et son budget, qui fait appel uniquement à des ressources internes, seront présentés en décembre lors du prochain sommet de la Cédéao dans la capitale nigériane, Abuja, mais l’argent qui sera versé dans un « pot commun » servira notamment à « renforcer les capacités opérationnelles des armées nationales ainsi que des forces conjointes » comme le G5 Sahel ou la Force multinationale mixte du bassin du lac Tchad.

Le sommet extraordinaire « de lutte contre le terrorisme » de la Cédéao s’est tenu, samedi 14 septembre, à Ouagadougou au Burkina Faso.

Le sommet extraordinaire « de lutte contre le terrorisme » de la Cédéao s’est tenu, samedi 14 septembre, à Ouagadougou au Burkina Faso. ISSOUF SANOGO / AFP
Pas de « funérailles » pour le G5

« Le G5 est loin d’être mort. Le communiqué final [du sommet] montre bien le soutien de la Cédéao au G5 Sahel et à la Force multinationale mixte du bassin du lac Tchad », a souligné le président nigérien, alors que de nombreux observateurs annonçaient « les funérailles » du G5 au cours du sommet de Ouagadougou.

« Dans l’immédiat, ce sont elles [les forces G5 Sahel et bassin du lac Tchad] qui sont sur le terrain », a insisté M. Issoufou, alors que le communiqué final évoque le « leadership de la Cédeao » et le recours à la force en attente de la Cédéao. « Ça, c’est à terme », a précisé M. Issoufou. Ça prendra du temps. Nous sommes face à une menace pressante, il faut la contenir. »

Des groupes liés à Al-Qaida et à l’organisation l’Etat islamique ont renforcé leur présence dans la région du Sahel cette année, rendant de vastes territoires ingouvernables et attisant la violence ethnique locale, en particulier au Mali et au Burkina Faso.

Dès l’ouverture du sommet, le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Brou, a planté le décor en évoquant les « 2 200 attaques ces quatre dernières années, les 11 500 morts, des milliers de blessés », « des millions de déplacés », une « activité économique considérablement affectée », des « conflits intercommunautaires exacerbés » au Sahel et une menace qui s’étend au Sud.
« Aucun pays n’est à l’abri »

Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, a souligné que « les menaces transcendent les frontières ». « Aucun pays n’est à l’abri », a-t-il ajouté, rappelant que « l’escalade de la violence a déclenché une crise humanitaire sans précédent » au Sahel et que « des écoles et infrastructures de santé (ont été) fermées et des symboles de l’Etat détruits » dans son pays. Au moins une trentaine de Burkinabés ont été tués dans de nouvelles attaques cette semaine au Burkina Faso.



Burkina Faso : deux attaques font au moins 29 morts

Le Monde avec AFP

Un camion de transport a sauté sur un engin explosif et un convoi de vivres a été attaqué dans le nord du pays, ...


La force multinationale G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad), qui devait comprendre 5 000 hommes, a donc été au centre des interrogations du sommet. L’idée de cette force, poussée par la France, était de faire monter en puissance les armées régionales pour épauler, voire à terme remplacer l’armée française, qui conduit au Sahel l’opération « Barkhane » (4 500 militaires) contre les djihadistes depuis 2014 dans le prolongement de l’intervention menée dans le Nord malien l’année précédente.

Or, les résultats du G5 sont pour le moment très minces, selon plusieurs analystes. « Quel est le résultat opérationnel du G5 ? Le peu qui a été décaissé (en sa faveur) a servi en frais de réunion, d’hôtels, de fonctionnement… Le G5 est presque à genoux », soulignait avant le sommet Mahamadou Savadogo, chercheur au Cerrad (Carrefour d’études et de recherche d’action pour la démocratie et le développement).

« La Minusma [Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali, 13 000 hommes] et le G5 Sahel ne suffisent pas. Nous devons trouver des moyens de coordination plus élargis et plus efficaces », avait estimé le président ivoirien, Alassane Ouattara.
Mandat plus « offensif » pour la Minusma

Dans les conclusions du sommet, la Cédéao réclame d’ailleurs aux Nations Unies « un mandat plus offensif de la Minusma », mandat qui « puisse permettre de lutter contre le terrorisme », a dit M. Issoufou. « La communauté internationale a des devoirs vis-à-vis du Sahel : c’est la communauté internationale qui est à la base de la crise libyenne », a-t-il estimé. « La communauté internationale ne peut détourner le regard et doit assumer ses responsabilités », ajoute-t-il.

La Cédeao va aussi solliciter la Banque mondiale et le FMI pour que les dépenses sécuritaires soient « considérées comme des investissements » et solliciter les bailleurs de fonds occidentaux et arabes pour mieux lutter contre le djihadisme.

La Cédéao ne veut pas que d’une réponse « militaire », jugée nécessaire mais pas suffisante. Celle-ci est « vaine sans un développement durable, inclusif et équitable », selon le président Kaboré.


Lundi 16 Septembre 2019


Commentaires

1.Posté par Ayad le 17/09/2019 14:46 (depuis mobile) | Alerter
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C'est un moyen de chasser la Chine de l'Afrique , c'est une recolonisation.

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