RELIGIONS ET CROYANCES

À MON FRÈRE BENOÎT XVI


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PARLER DE L'ÉGLISE NOUS OBLIGE CONSTAMMENT À PRÉCISER CHAQUE FOIS S'IL S'AGIT DE L'ÉGLISE DE LA FOI OU DE CELLE DE L'INSTITUTION ECCLÉSIALE AYANT PIGNON SUR RUE AU VATICAN ET DANS TOUS LES SERVICES LIÉS À UN ÉTAT DONT CEUX DES NONCIATURES APOSTOLIQUES ET DE SES DIVERS MINISTÈRES. LA QUESTION SE POSE À SAVOIR QU'EN EST-IL DEVENU DE JÉSUS DE NAZARETH ET DES ÉVANGILES? COMMENT Y RECONNAÎTRE L'ESPRIT DES PREMIÈRES COMMUNAUTÉS CHRÉTIENNES?


oscar fortin
Mercredi 9 Février 2011

À MON FRÈRE BENOÎT XVI
Cher frère,  

Je me permets cette lettre dans l’Esprit de celui qui nous unit et dans
cette foi qui fait de nous des êtres nouveaux, des témoins du Règne du Père
sur terre. La voie par laquelle nous le sommes est celle qui nous a été
tracée par Jésus de Nazareth lui-même, cet homme sans lequel aucune église
chrétienne ne saurait exister. Il est « Dieu avec nous », la réplique
parfaite du Père. «Qui me voit, voit le Père» disait-il à ses disciples.
Nous savons que la volonté de ce Père était pour lui un absolu non
négociable.

Les Évangélistes nous ont laissé de nombreux témoignages de cet absolu
dans la vie de Jésus. Il y en a toutefois deux qui ne prêtent à aucune
équivoque : celui des trois tentations au désert et cet autre au Golgotha.
Dans le premier cas, au désert, nous voyons un Jésus qui, bien qu’affaibli
par un jeûne de quarante jours, ne laisse place à aucune concession, à aucun
compromis avec son interlocuteur qui dispose pourtant d’un plein pouvoir sur
toutes les nations de la terre. Pour Jésus, la voie choisie par le Père,
n’est pas celle qui passe par des alliances avec les puissances qui dominent
les peuples et les nations, alliances qui comportent inévitablement des
compromis Dans le second cas, au Golgotha, Jésus est confronté également à
un choix terrible entre la volonté de son Père qui le conduira inévitablement
à la mort de la croix et certains arrangements et compromis, toujours
possibles, lui permettant d’éviter ces souffrances et cette fin douloureuse.
Là encore son dernier mot est « que ta volonté soit faite et non la mienne
».N’est pas ce Jésus, fidèle à la Volonté de son Père, qui fonde
l’Église dans ce qu’elle est et dans ce qu’elle fait?  

En tant que successeur de Pierre ne vous incombe-il-pas, en ces temps que sont
les nôtres, de faire en sorte que l’Église soit la plus transparente
possible à cet esprit et à cette fidélité de Jésus à son Père? Je
reconnais avec vous que nous héritons d’une Église qui a traversé plus de
20 siècles d’histoire, y laissant bien des traces, des bonnes et des moins
bonnes. Si de nombreux témoins en ont assuré toute la vitalité et la
transparence en assumant pleinement les impératifs évangéliques du règne du
Père que sont la justice, la vérité, le partage, la solidarité, la
compassion, la miséricorde et l’amour, d’autres, par contre, en ont faite
la maison des grands et des puissants de ce monde.

Mieux que moi, vous connaissez toute cette histoire de la transformation des
premières communautés chrétiennes, vivant des dons de l’Esprit, soutenues
et orientées par les apôtres et les disciples. Elles ont été progressivement
transformées en une institution ecclésiale, en tout similaire aux institutions
royales et impériales du quatrième et cinquième siècle. D’une Église de
service et de communion, d’entraide fraternelle et de solidarité avec les
plus nécessiteux, elle est alors devenue une Église de pouvoir,
hiérarchisée, centralisée. La foi qui était un vécu, est devenue une
doctrine (dépôt) qui n’a cessé de se développer tout au long des siècles
alors que sa pratique s’est transformée en cultes. Dans cette Église
hiérarchisée et professionnalisée, plus de place pour les prophètes et les
voix discordantes. Même l’Esprit Saint doit dorénavant passer par cette
autorité ecclésiale pour y distribuer ses dons, ne disposant plus de la
liberté de le faire comme bon il l’entend. L’autorité dont vous a investi
l’institution ecclésiale n’a-t-elle pas concentré dans la fonction que
vous occupez tous les pouvoirs, tant ceux de l’Esprit-Saint que celui des
prophètes dont vous seul pouvez en assurer le discernement? Ainsi, les voix
discordantes doivent trouver refuge ailleurs ou faire aman honorable.

Vous conviendrez avec moi que l’Église, à la tête de laquelle vous ont
placés vos frères cardinaux, n’est plus une référence à cette manière
d’être et de vivre, inaugurée en Jésus de Nazareth et témoignée par les
premières communautés chrétiennes. Le pasteur n’est-il pas devenu un
personnage avec ses titres et habillements, les disciples, des fonctionnaires
répondant aux impératifs du culte, alors que la moralité, telle que définie
par l’institution, devient le code permettant de classifier le bien et le mal?
Dans tout cela, que sont devenus l’Évangile et Jésus de Nazareth? S’il
n’y aucun doute que l’Église soit vraiment dans le monde, comme l’a
demandé Jésus, il y en a, par contre, beaucoup qui doutent quant à savoir si
elle s’en est vraiment protégé. « Je ne te demande pas de les ôter du
monde mais de les garder du mauvais. » (Jn. 17,15). Or, l’église que je vois
dans le cadre de ses institutions, dans ses réseaux de nonciatures apostoliques
et d’évêques, que je vois dans ses célébrations cultuelles et ses
alliances avec les grands de ce monde, est non seulement dans le monde, mais
elle en fait partie. Comment voulez-vous que le souffle de l’Esprit puisse y
passer si elle est à ce point liée à ce monde, celui-là même que Jésus de
Nazareth est venu dénoncer et dont le livre de l’Apocalypse nous dit le sort
qui lui est réservé?  

Vous n’êtes évidemment pas l’unique responsable de cette Église dont
vous héritez comme Pape. Il vous appartient toutefois de briser les chaînes
qui la rattachent aux puissances de ce monde et, à ouvrir ses portes aux
prophètes qui proclament un retour à ce Jésus de Nazareth, à la bonne
nouvelle d’un règne nouveau aux humbles et aux exclus de la terre. De partout
des voix s’élèvent et, encore tout récemment en Allemagne, votre terre
natale, des théologiens vous ont écrit pour que le pouvoir retourne dans les
communautés chrétiennes, que les évêques se remettent à leur écoute et
qu’ensemble, ils redeviennent lumière du monde. Nombreux sont ceux qui
demandent que le sacerdoce soit repensé en fonction des services exigés par la
communauté et que cette dernière décide de ceux ou celles qui en assumeront
les fonctions, qu’ils soient ou non mariés, indépendamment du sexe qui les
définit. Croire que le Christ est toujours celui qui édifie son Église et que
l’Esprit y distribue ses dons comme bon il l’entend, c’est croire
inévitablement en leur présence dans ces communautés. La volonté du Père
n’exige-t-elle pas de vous cet acte de foi, comme il l’a exigé de Jésus au
désert et au Golgotha?

Vous ne serai pas seul. Vous y découvrirez des communautés de partout à
travers le monde, portées par l’Esprit et les impératifs évangéliques, qui
vous y accueilleront comme l’authentique successeur de Pierre. Vous y
retrouverez de nombreux théologiens et prophètes, particulièrement fascinés
par la figure de Jésus de l’histoire, par ses engagements de vie et ses
solidarités humaines. Ils sont allés là où il allait, c'est-à-dire auprès
des pauvres, des malades, des exclus, des ouvriers, des mineurs, des pécheurs,
des incrédules et des croyants. Ils se mirent à l’écoute de tous ces gens.
Ils y ont fait entendre le Jésus de l’Histoire, mais aussi le Jésus
Ressuscité, toujours là auprès d’eux. Ils ont repris ses paroles
d’espérance, parlant de l’homme nouveau, parlant des béatitudes, du règne
du Père, dénonçant l’hypocrisie, la tricherie, le mensonge, la cruauté des
puissants à l’endroit des faibles et de ceux et celles qui se portent à leur
défense. Vous y découvrirez l’Église toujours vivante et libre, capable de
soutenir les faibles et de dénoncer ceux et celles qui mettent sur le dos des
autres des fardeaux qu’ils ne sauraient porter eux-mêmes.  

Je m’arrête ici, frère bien aimé, vous assurant de mes prières.
Puissent-elles être entendues et vous donner cette foi qu’a eue Jésus au
désert et au Golgotha. Votre intelligence et votre sagesse qu’admire le
monde, dissimule, je n’en doute pas, quelque chose d’encore plus grand et de
plus précieux en vous : un cœur et une foi qui n’arrivent malheureusement
pas à se libérer de cette rationalité, faite de postulats, de logique,
d’abstraction de subtilité. C’est d’ailleurs cette rationalité qui vous
conduit à ajuster les Évangile aux besoins des doctrines ainsi que les Lettres
et Messages apostoliques aux besoins des alliés que vous vous sentez obligé de
« ménager ».  

Mon souhait est que vous vous retrouviez dans ce que vous avez de plus
précieux, l’homme de cœur et de foi, enfin libéré et pasteur pour de vrai
au service de Jésus et de son Royaume. Vous serez alors un juste et fidèle
successeur de Pierre.

En toute fraternité

Oscar Fortin
Québec, le 7 février 2011

http://humanisme.blogspot.com


Mercredi 9 Février 2011


Commentaires

1.Posté par AS le 09/02/2011 17:05 | Alerter
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des israeliens ont affilie et le decrive comme etant d'ascendance 'juive'... le type a aussi ete dans les jeunesses htileriennes... sacre bonhomme ... et franc macon en plus... chapeau !

2.Posté par Saber le 09/02/2011 17:10 | Alerter
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Non il faut pas critiquer le saint père puisqu'il a reçu la visite du Roi alsaoud comme caution islamique.

3.Posté par AS le 09/02/2011 19:28 | Alerter
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le roi alyahood ?

4.Posté par Jamaal le 09/02/2011 20:45 (depuis mobile) | Alerter
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Mubarak ferait aussi mieux d'aller chercher la bénediction du "saint père" pour la pérénité de sa dictat

5.Posté par Saber le 09/02/2011 21:04 | Alerter
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3.Posté par AS le 09/02/2011 19:28

le roi alyahood ?

Oh! lala ! c'est un blasphème contre un roitelet sans couronne .
S'il cligne de l'œil, vous risquez la peine capitale.
Il est sans pitié, il faut voir avec quel mépris, il ignore les musulmans non rois à guantanamo.

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