RELIGIONS ET CROYANCES

21ème parole – Saïd Nursi Bediuzzaman


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Hür Adam Bediüzzaman Said Nursi (le film biographique, extrait)


Saïd Nursi Bediuzzaman
Jeudi 9 Juin 2011

21ème parole – Saïd Nursi Bediuzzaman

« Alors que dans ce monde tu sers inlassablement dans des tâches les plus pénibles de peur d’être incarcéré , la crainte d’une condamnation éternelle comme l’Enfer ne t’encourage-t-elle pas un tant soit peu à un service des plus légers et des plus agréables? »

 

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

La Prière demeure, pour les croyants, une

prescription, à des temps déterminés.[1]

Une fois, un homme grand d’âge, de physique et de rang me dit: « La prière, c’est bien. Mais la faire cinq fois tous les jours, c’est trop. Parce qu’on n’en finit pas, elle devient fastidieuse. »

Quelques temps après, j’écoutai mon âme et j’entendis les mêmes propos. Je la regardai et vis que, prêtant l’oreille à la paresse, elle recevait de Satan la même leçon. Je compris alors que cet homme avait parlé ainsi comme au nom de toutes les âmes instigatrices, ou bien on l’avait fait parler de la sorte. A ce moment-là je me dis: « Puisque mon âme me commande le mal et que celui qui ne se corrige pas ne peut corriger autrui, alors je commencerai par moi-même. « 

Je dis: « Ô mon âme!.. Entends de moi ces cinq avertissements en réponse à ce discours que tu prononças dans une ignorance très profonde, sur le lit de la paresse, plongé dans le sommeil de l’insouciance…

Premier avertissement : Ô mon âme malheureuse! Crois-tu que ta vie soit éternelle? As-tu la preuve absolue que tu vivras jusqu’à l’année prochaine ou peut-être même jusqu’à demain? Ce qui t’ennuie, c’est que tu t’imagines étemelle. Tu chicanes pour le plaisir comme si tu allais vivre éternellement ici-bas. Si tu avais compris que ta vie est courte et qu’elle se consume inutilement.tu verrais qu’il n’est pas fastidieux, mais que cela éveille un désir sérieux et un plaisir agréable que de consacrer une de ces vingt-quatre heures à un service si beau, si agréable et si confortable et si miséricordieux qu’il procure le bonheur dans la vie étemelle.

Deuxième avertissement : Ô mon âme avide! Tous les jours tu manges du pain, tu bois de l’eau, tu respires l’air. Cela te contrarie-t-il? Certainement pas -le besoin se renouvelant, tu y trouves du plaisir et non de la lassitude?

Dès lors, la prière qui est la nourriture de mon coeur et l’eau de jouvence de mon âme subtile, n’a pas à t’ennuyer parce qu’elle attire et sollicite le zéphir de mes facultés divines qui sont tes amis dans la demeure de mon corps.

En effet, la nourriture et la force d’un coeur qui subit des chagrins et des peines infinis qui le captivent, qui est attaché aux délectations et désirs infinis, on ne peut les obtenir qu’en frappant par la prière à la porte du Miséricordieux Généreux Omnipotent. Ce n’est qu’en se tournant par la prière vers la fontaine de miséricorde d’un Bien- Aimé Eternel équivalent à tout qu’on peut se désaltérer à l’eau de jouvence d’une âme qui quitte ce monde transitoire très rapidement, en poussant des lamentations dues à la séparation et qui a des liens avec la plupart des créatures .

Un principe conscient de l’être humain et une faculté dominicale lumineuse ont évidemment grand besoin de respirer dans les conditions mélancoliques, écrasantes, angoissantes, transitoires et ténébreuses et étouffantes de ce monde, ce principe et cette faculté qui désirent naturellement l’éternité et qui furent créés pour elle et qui sont le miroir d’un Être Eternel et qui se trouvent être infiniment délicats et subtiles. Ils ne peuvent respirer qu’à travers la fenêtre de la prière.

Troisième avertissement : Ô mon âme impatiente! Est-il tant soit peu raisonnable d’angoisser aujourd’hui en pensant aux épreuves du culte et aux peines de la prière et aux troubles causés par les malheurs des jours passés? Et est-il raisonnable de s’impatienter en actualisant le devoir du culte et le service de la prière à venir ainsi que la douleur des malheurs futurs?

Tu ressembles, dans ton impatience, à ce commandant imbécile qui envoie à l’aile droite une de ses principales forces et affaiblit le centre alors que l’aile droite ennemie s’est ralliée à ses forces de droite, leur apportant ainsi une force nouvelle, puis qui envoie une grande force à l’aile gauche alors qu’il ne s’y trouve pas encore de soldats ennemis, et qui ordonne de faire feu, affaiblissant ainsi totalement le centre. L’ennemi comprend la situation, attaque le centre et le déroute.

En effet, tu ressembles à cela. Car les peines des jours passés se sont transformées en grâces aujourd’hui. Leurs douleurs se sont dissipées, leurs plaisirs demeurent. Leurs peines se sont transformées en prodige et leurs difficultés en récompenses. Alors, il faudrait non pas s’en ennuyer mais en tirer un nouvel enthousiasme, un nouveau goût et un effort sérieux pour persister. Quant aux jours à venir, puisqu’ils ne sont pas encore arrivés, s’en embarrasser et s’en inquiéter dès maintenant est une folie comme celle de se lamenter et de gémir en pensant à la faim et à la soif que tu éprouveras à l’avenir. Cela étant la vérité, si tu es intelligent, ne pense qu’au jour présent en matière de culte et dit: « Je passe une heure de ce jour à un service agréable, plaisant et élevé dont la récompense est très grande et la gêne moindre ». Alors ton désespoir douloureux se transformera en un doux effort.

ô mon âme impatiente! Tu es chargée d’une patience à trois aspects:

-l’un est la patience dans l’obéissance, -l’un dans l’abstention du péché et -l’autre face aux malheurs. Si tu es raisonnable, tiens pour guide la vérité exprimée dans ce troisième avertissement. Dis bravement: « Ô le Très Patient! », et épaule cette triple patience. A condition que tu ne le dissipes pas dans le mauvais sens, le pouvoir de la patience que Dieu t’a donné est assez large pour surmonter toutes les difficultés et tous les malheurs… Et résiste-leur grâce à ce pouvoir!

Quatrième avertissement : Ô mon âme imbécile! Ce devoir du culte est-il vanité? Sa récompence est-elle si modeste qu’il t’ennuie? Et pourtant si quelqu’un te donne quelqu’argent ou qu’il t’intimide, jusqu’au soir il te fait travailler. Et tu travailles sans relâche. La prière est-elle vaine, elle qui est la nourriture et la richesse de ton impuissant et pauvre coeur dans cette auberge qu’est le monde, une nourriture et une lumière dans la tombe, ta station certaine, un document et un acquittement lors du Jugement Dernier, ton tribunal inévitable, une lumière et une monture sur le Pont de Sirat, un passage obligé? Ou bien la récompense est-elle moindre?

En te promettant un présent de cent lires, un homme te fait travailler pendant cent jours. Il est probable qu’il manque à son engagement; tu lui fais confiance, tu travailles sans relâche. Si Un Être pour Qui manquer à son engagement est improbable te promets un prix tel que le Paradis et un présent comme le bonheur éternel, s’il t’emploie pour peu de temps dans une tâche très agréable, et si toi tu n’accomplis pas ce service, que tu L’accuses de Sa promesse, prends à la légère Son présent avec ton service forcé ou languissant ou imparfait, ne penses-tu pas que tu mériteras une correction sévère et un châtiment terrible? Alors que dans ce monde tu sers inlassablement dans des tâches les plus pénibles de peur d’être incarcéré , la crainte d’une condamnation éternelle comme l’Enfer ne t’encourage-t-elle pas un tant soit peu à un service des plus légers et des plus agréables?

Cinquième avertissement : Ô mon âme éprise de ce monde! Ta lassitude en matière de culte et ton manquement à la prière proviennent-il des nombreuses occupations terrestres? Ou bien du fait que tu ne trouves pas de temps à cause des occupations dues au souci de subsistance? As-tu été créé uniquement pour ce monde si bien que tu lui consacres tout ton temps? Tu sais que concernant tes capacités à te procurer les nécessités de la vie terrestre, tu surpasses tous les animaux et que ton pouvoir n’atteint pas celui d’un moineau. Pourquoi ne comprends-tu pas alors que ton devoir fondamental est de travailler comme un vrai être humain à une réelle vie perpétuelle, et non pas de l’efforcer comme les animaux. Malgré cela, ce que tu nommes occupations terrestres sont pour la plupart de vaines occupations qui ne te concernent pas et dans lesquels tu t’imisces futilement et où tu mets le désordre. Tu délaisses les connaissances les plus nécessaires et tu perds ton temps dans les plus superflues, comme si tu avais une vie de milliers d’années devant toi. Tu perds ton temps précieux en des choses sans valeur, par exemple en des questions comme la nature des anneaux autour de Saturne, le nombre de poules en Amérique, comme si tu te perfectionnais en astronomie ou en statistique!..

Si tu prétends que ce qui te retient quant à la prière et à la dévotion et qui te fatigue, ce ne sont pas de telles choses futiles mais plutôt des nécessités comme celles de gagner sa vie. Je te réponds alors: « Si pendant que tu travailles pour un salaire journalier de cent centimes, quelqu’un vient te dire: « Viens, creuse tel endroit une dizaine de minutes. Tu trouveras un brillant émeraude équivalent à cent lires. » Tu sais quelle folie ce serait si tu répondais: « Non, je ne viendrais pas. On va enlever dix centimes sur mon salaire journalier, mes moyens d’existence vont diminuer. » De la même manière, tu travailles dans ce verger pour ta subsistance. Si tu abandonnes tes prières obligatoires, les fruits de tous tes efforts seront limités à une subsistance uniquement terrestre, sans importance et improductive. Si tu emploies tes moments de repos et de récréation aux prières, qui sont un moyen de repos pour l’âme et de récréation pour le coeur, alors tu trouveras deux mines spirituelles qui sont une source importante pour ta subsistance terrestre fructueuse ainsi que pour ta subsistance dans l’au-delà.

Première mine:Avec une bonne intention tu obtiens une part des invocations de toutes les plantes et de tous les arbres – à fleurs ou fruitiers – que tu faits pousser dans ta vigne.

Deuxième mine: Quiconque mange des récoltes de cette vigne – animal ou homme, bétail ou mouche, acheteur ou voleur – cela équivaut pour toi à une aumône. Mais à la condition que tu en disposes au Nom du Véritable Nourricier et dans le cadre de Sa permission, et que tu te considères comme un distributeur qui donne Ses biens à Ses créatures.

Vois donc comme celui qui abondonne la prière est dans un grand dommage et perd une importante richesse, et comme il sera privé de ces deux résultats et de ces deux mines qui sont un encouragement considérable pour le travail et qui procurent une grande force morale pour l’action; et vois aussi comme il fera faillite. De plus, en vieillissant, il se lassera et se désintéressera du jardinage. « A quoi bon tout cela? De toute façon je vais partir de ce monde. Pourquoi endurer toutes ces peines? », dira-t-il, et se jettera dans la paresse. Mais le premier homme dit: « Je ferais plus d’effort pour le travail licite et pour le culte. J’enverrai ainsi plus de lumière dans ma tombe. Je procurerai plus de provisions pour ma vie éternelle. »

En résumé, sache, ô mon âme! qu’hier t’est échappé des mains. Rien ne prouve que demain sera à toi. Alors sache que ton existence véritable est le jour présent. Jette au moins une heure de la journée comme une pièce de réserve dans une mosquée ou sur un tapis de prière, caisse d’épargne de l’au-delà, formés pour le vrai avenir. Sache aussi que chaque jour nouveau est la porte d’un nouvel univers pour toi et pour tout le monde. Si tu n’accomplis pas la prière, ton univers de ce jour disparaîtra dans les ténèbres, lamentablement. Il témoignera contre toi dans le Monde des Représentations. Car chacun a, chaque jour, un monde privé de ce monde. La qualité de ce monde-là dépend du coeur et de l’action de cet l’homme. De même qu’un palais magnifique se reflète dans ton miroir selon la couleur de ce miroir: s’il est noir, il paraît noir s’il est rouge il paraît rouge. Son image dépend aussi de la qualité de ton miroir: si le miroir est lisse il le reflète beau, s’il n’est pas lisse, il le reflète laid. De même qu’il reflète grotesquement les objets les plus délicats, tu peux transformer la structure de ton univers grâce à ton coeur, à ta raison, ton action et ton gré. Tu peux le faire témoigner ou contre ou pour toi-même . Si tu fais tes prières, si tu te tournes par cette prière vers l’Artiste Glorieux de cet univers, ton univers privé s’illuminera soudain: comme si ta prière était une lampe électrique et ton intention de /’ accomplir le fait d’appuyer sur l’interrupteur qui dissipe les ténèbres de cet univers. Elle montre que les changements et les agitations dans la confusion de ce monde, désordonnés et désolés, sont un ordre savant et une écriture significative du Pouvoir. Ils répandront dans ton coeur une lumière du verset suivant toute lumière:

Dieu est la Lumière des deux et de la terre[2]. Ils éclaireront ton univers de ce jour par la réverbération de cette lumière et dans leur luminosité le feront témoigner en ta faveur. Ne dis jamais:’ « qu’est-ce que ma prière en comparaison de la prière véritable?  » Car le noyau d’une datte décrit son arbre, à l’instar du dattier. La différence réside seulement dans l’abrégé et dans le détail. De même la Prière des gens ordinaires comme toi et moi -même s’ils ne le ressentent pas- a une pan de cette lumière et détient un mystère de cette vérité, comme la prière d’un grand saint – même si ta conscience ne s’y porte pas. En revanche, l’épanouissement et l’illumination diffèrent selon le degré. De même que se trouvent de nombreux stades d’un noyau de datte à un dattier, on peut trouver même plus de degrés dans les niveaux de la prière. Mais dans chacun de ces degrés se trouve l’essence de cette vérité lumineuse.

Ô Dieu! Que Ta bénédiction et Ton salut soient sur celui qui a dit: « Les cinq prières quotidiennes sont le pilier de la religion.[3]« , ainsi que sur toute sa famille et sur tous ses compagnons.
[1] Coran, 4:103
[2] Coran, 24:35
[3] Tirmidhî, îman, 8; Ibn Mâja, Fitan, 12; Musnad, V, 231, 237; al Mustadrak, ii, 76.


La Vie De Bediuzzaman Said Nursi

L’epoque de Said Nursi vit de grands changements se produire dans le monde. Avec la premiere guerre mondiale, Said Nursi a vu et vécu la decadence et le demantelement de l’Empire Ottoman, et il fut témoin de la revolution bolchévique. Il fut egalement témoin de la fondation de la republique turque et proposa quelques idées et principes sur lesquels la republique devrait reposer. Il assista a la seconde guerre mondiale et a l’instauration du multipartisme en Turquie dans les années qui suivirent.
Dans la vie politique, il fait reposer la monarchie constitutionnelle sur ces fondements :
1. L’union des cœurs,
2. L’amour supranational ( de l’islam),
3. L’education,
4. L’effort humain,
5. Abandonner le mal
6. S’appuyer sur le Droit,
7. Créer la suprématie de la Loi,
8. Rendre Nation juge
9. Ouverture de l’assemblée nationle,
10. Obéir aux principes de la Chari’a,
11. Assurer la liberté de pensée
Les musulmans a l’heure actuelle, sont frustrés car ils ne peuvent mettre en application leur croyance et leurs ideaux. Le fait de ne pas pouvoir concrétiser l’islam en tant que vue du monde specifique incite certains penseurs a la conciliation avec les doctrines materialiste et revolutionnaire.
Said Nursi proposa des solutions pratiques aux problemes posés par la question de l’institution politique avec le large eventail d’idées qui etaient le sien. Ses idées sur l’univers, la matiere, l’homme et l’Etat obligent l’intellectuel contemporain a travailler dans un cadre pluridisciplinaire.
Said Nursi proposa la mise en place d’une republique religieuse qui rejetterait la pression, les secrets….en se fondant sur l’application du premier modele ( celui des quatres Califes) et sur les sources islamiques de base ( Qur’an et Sunna).
Said Nursi occupe une place a part du fait qu’il met en evidence ces differences dans toutes les institutions de notre époque.Il est l’auteur d’une oeuvre qui comprend plus de 6000 pages.
Sa vie durant, il se fit un ideal de repondre aux probleme de ce siecle sous l’angle de la pensée et de la foi islamique.
Sa particularité est de donner dans chacun de ses œuvres des réponses qui ont pour principale source le Qur’an et les hadiths.

 
SA METHODE DE PENSEE A NOTRE EPOQUESaid Nursi considerait avec etonnement et admiration les créatures dans le ciel et sur la terre.
 
Au printemps, il avait coutume d’effectuer de grandes promenades a la montagne et a la campagne ou il pouvait contempler avec grande joie les arbres, les fleurs et les plantes. Il mettait tout ses sens au service du Tout Puissant afin de déchiffrer le grand livre de l’univers.
Il s’efforcait de comprendre les miracles du Créateur. A ce sujet il déclara :
Pendant qu’un soldat monte la garde, il ne pose pas son fusil, meme si le chef d’Etat major arrive, je lui dirais, “je suis le serviteur et le soldat du Coran” Si quelqu’un m’empeche de l’etre : voici la vérité, je ne m’inclinerai pas.
Il est interessant de connaitre le jugement que portait Said Nursi sur lui-meme et sur ses oeuvres de la collection “Risala-i Nur” ( Un des courant religieux tres actif en Turquie. “Nûr” : lumiere, par reference a l’oeuvre fondamentale du mouvement : “Risala-i Nûr” ou Discours sur la lumiere. Le mouvement Nourdjou qui propose une nouvelle théorisation de la république tout en conservant la continuité culturelle repondait au mysticisme islamique, aux désirs spirituels et a la vue du monde pratique des Turcs. Le Nur ( autre appellation du mouvement Nourdjou) etait en train de donner une reponse a l’aspiration d’un monde nouveau : ainsi l’homme pourrait trouver un sens spirituel a sa vie dans le nourdjouisme).Lorsqu’il voyait les gens donner de l’importance a ce personne, il disait : “ pourquoi le font- ils? Ma personne n’a pas d’importance. La valeur se trouve dans la collection Risala-i Nur qui est tirée du Coran. Je ne suis rien.
Le service qu’accomplissait Said Nursi etait pour Dieu.
Lorsque le maitre demandait a un de ses etudiant de lire un texte de Risala-i Nur, il lui disait : “ C’est ma lecon, je lis cent fois jusqu’a present. Mais je peux dire que je l’entend pour la premiere fois, j’en ai tellement envie et j’en ai besoin.”
Dans la collection Risala-i Nur, il existe un style particulier. Parfois sur un point dont on pourrait croire qu’il ne convient pas au style, il existe une nuance de sens et une sagesse qui fait que tout cela est parfaitement a sa place. Lorsque l’on n’est pas habitué au style de la collection Risala-i Nur, on ne peut pas se rendre compte de la beauté et de toute la grandeur de l’oeuvre.
Un savant Egyptien Abdullah Djawish a ecrit dans la presse egyptienne que Said Nursi Etait le prodige du siecle et que son intelligence etait extraordinnaire. De meme le Shaykh al islam Moustafa Sabri a soutenu la collection, a mis au service du Coran toutes les capacités de son intelligence et de son coeur.
 
SON ENFANCEDurant les années de son enfance, la plupart des gens étaient affiliés a l’ordre de Naqshbandi. Le petit Said demandait toujours la protection de ‘Abd-al Qader Al-Jilânî. Ayant perdu une noix, il dit alors :
 
“Ô Shaykh! Une priere a vous afin que vous me fassiez retrouver ma noix”.
A l’age de neuf ans, on l’envoya au village de Tag, a la madrassa de Mollah Mehmed Emin Effendi mais il n’y est pas rester lontemps. Il se disputa avec un étudiant nommé Mehmed. Les cours d’une semaine qu’il prenait de frere ainé Mollah Abdullah ne lui suffisait pas.
L’intelligent Said apres un an s’en alla au plateau du Shaykh de Hizan. La aussi, il ne put s’entendre avec quatres etudiants…Un jour il se presenta devant le Saint Sayyid Nur Mehmed et lui dit :
“Shaykh Effendi! Dites leur quand ils se battent contre moi de venir deux par deux et non pas les quatre a la fois”.
Sayyid Mehmed Nur lui repondit : “ Tu es mon etudiant, personne ne peut te faire de mal”
Apres cet evenement le jeune Said fut consideré comme “l’etudiant du Shaykh”.
 
LE DEBUT DE SES VERITABLES ETUDESIl recut un enseignement serieux par Shaykh Mehmed Jelali et obtint le diplome d’enseignement : Ijazât.
 
Il refusa de perdre son temps dans la lecture des notes marginales et des explications selon le style de la madrassa : L’etude de vingt ans…il le finit en trois mois.
Son but etait de montrer puis de mettre en place son style de reconstruction dans les madrassa.
A la question de ses maitres : “Lesquelles des branches de la science te conviennent elles?
Sa reponse fut : “Je n’arrive pas a faire la difference entre ces sciences, soit je les connais toutes soit je n’en connait aucune”.
Said Nursi se donna completement a la science et coupa ses relations avec le monde exterieur. Il deposa son CV a Dar al-Hikmat al-islamiyya ( academie de l’islam).
Son diplome obtenu, il alla au bourg de Sirvan, puis de la a la ville de Siirt ou il se rendit a la madrassa du celebre Shaykh Mollah Fethullah.
LE grand Shaykh lui demanda : “ L’annee derniere vous lisiez Suyûti, cette année lisiez vous Mollah Jamî?”
Said dit alors : “ j’ai fini Mollah Jami”
Mollah Fethullah fut etonné car chaque fois qu’il lui demandait s’il avait lu tel livre, il obtenait la meme reponse : “ je l’ai lu”. Il ne comprenait pas comment Said avait pu lire autant de livres en si peu de temps. A cela, il ne trouva rien a dire si ce n’est “ l’année derniere tu etais fou, cette année l’es tu aussi?”
 
ustad UNE MEMOİRE EXCEPTİONNELLESaid nursi inscrivit a la fin du livre qu’il avait appris par coeur ( Jama’al Jawami’) : J’ai appris par coeur en une semaine.
 
C’est un livre de fiqh dont l’auteur est l’imam Subki, un des savants Shafi’i. L’original de ce livre de 362 pages se trouve dans un village sur le val de la montagne Basit de la ville de Van.
Said ajouta : “ si vous voulez vous pouvez me questionner sur les livres que je vous ai cités.”
Mollah Fethullah lui fit passer un examen auquel assista son propre maitre qui par la suite commenca a prendre des cours aupres Said.
Puis Mollah Fethullah dit :” Vous avez une intelligence extraordinnaire. Mais comment est votre memoire? Pouvez vous apprendre par coeur, en ne lisant que deux fois, quelques lignes du Maqâmat al Harîrî” et il lui tendit le livre.
Said lut une fois une page et la récita par coeur sur le moment.
Mollah Fethullah ajouta : “ La memoire et l’intelligence ne se regroupent pas dans une personne a un tel degres”.
Il fit son eloge aupres des savants de Siirt. Mollah Fethullah compara ce jeune génie a Badi-uz-zaman Al Hamdânî.
Pour le premiere fois il commenca a correspondre avec le jeune Said.
Badi-uz-zaman racontait cet evenement dans une lettre d’Emirdag qu’il a ecrit en 1947 : “ Notre frere Mosieur Refet me demanda des renseignements sur le devoir et les ecrits de Badi-uz-zaman Al Hamdânî du troisieme siecle. Je sais seulement de ce personnage qu’il possedait une intelligence et une memoire importantes. Cinquante cinq ans auparavant, Mollah Fethullah en comparant le premier Said, lui donne son nom”.
Apres cela, Said partit au bourg de Tillo qui fait partie de Siirt. Il resta seul pendant un certain temps sur une colline pres de Tillo. Durant cette periode il memorisa jusqu’au chapitre Sin d’l Qâmûs al Oqiânûs.

source


Jeudi 9 Juin 2011


Commentaires

1.Posté par Osman le 09/06/2011 20:41 (depuis mobile) | Alerter
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Merci merci

2.Posté par J''''aimerais tellement pouvoir télécharger.. le 27/07/2016 04:22 (depuis mobile) | Alerter
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Ya til possibilité de télécharger svp ??

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