Histoire et repères

20 - DES RESPONSABILITÉS MULTIPLES



Responsabilités des représentants des nations à l'ONU et particulièrement des Occidentaux


Mercredi 1 Mars 2006







- qui ont créé arbitrairement un nouvel État au mépris de tout un peuple tenu pour quantité négligeable, voué à l'exil ou à l'occupation ;

- qui ont établi en Palestine une légalité telle que des crimes caractérisés de la part des Juifs sionistes en réponse à des actes de légitime défense des Palestiniens - puissent être considérés comme des actes de légitime défense.

- d'avoir agi, par ignorance de la nature du sionisme, par faiblesse face à sa propagande et, pour quelques-uns d'entre eux, par intérêt électoral ;

- qui ont supporté, sans réagir vraiment, la torture institutionnalisée ayant parfois entraîné la mort, les prises d'otages pour servir de monnaie d'échange, le nettoyage ethnique, les représailles sur des civils innocents, l'utilisation d'armes à feu pour réprimer de simples émeutes, les arrestations arbitraires, les liquidations sommaires d'opposants, l’utilisation de boucliers humains... exactions dénoncées à de multiples reprises par Amnesty international, le Comité international de la Croix-Rouge ou l’association B’Tselem,

- qui se sont contentés de simples protestations face à la politique d'expansion d'Israël qui étend progressivement son hégémonie par ses conquêtes coloniales dans la perspective d'une annexion complète de la Palestine historique ;

- qui ont supporté depuis plus de 50 ans des millions de réfugiés palestiniens interdits de retour et qui ont préféré dépenser des sommes considérables pour les entretenir dans des camps, sans imposer à Israël soit leur retour, soit une juste indemnisation selon les conditions posées par l'ONU ;

- qui ont annulé en 1991 la résolution 3379 de l’Assemblée générale des Nations Unies de 1975 condamnant le sionisme comme « une forme de racisme et de discrimination sociale » ;

- qui, après les multiples affronts qu’ Israël a infligés à l’ONU depuis plus de cinquante ans, n’ont pas encore eu la lucidité - ou le courage - de reconnaître l’erreur de1947 ;

- qui n’ont formulé ni reconnaissance officielle de l’exil et du calvaire des Palestiniens en tant que victimes indirectes du génocide juif, ni début de repentance sans lesquelles il ne saurait y avoir de paix.

- qui, d’abandons en abandons, de lâchetés en lâchetés, de reculades en reculades depuis plus d’un demi-siècle, et en négligeant en 2003 l’opinion de la majorité des Européens (59 %) suivant lesquels « Israël est le pays qui menace le plus la paix du monde », ont jeté les bases d’une troisième guerre mondiale[159].



Responsabilités de nombreux politiques occidentaux et notamment européens

- qui n'ont pas accueilli chez eux, la guerre terminée, les Juifs européens rescapés du génocide et se sont donné bonne conscience en créant Israël ;[160]

- qui, essentiellement tributaires de leurs intérêts électoraux, flattent volontiers les communautés juives la plupart acquises à la cause sioniste et ferment les yeux sur la violation des lois de la République dans les écoles juives;

- qui reçoivent impunément dans leur pays des responsables israéliens, alors que la Cour Pénale Internationale a assimilé en 1998 « la colonisation de territoires par une puissance occupante à un crime de guerre » (jugement approuvé par 121 pays dont la France) ;

- qui ont apporté à Israël depuis plus de cinquante ans une aide considérable dans les domaines politique, économique, technologique et militaire[161];

- qui, par le statut particulier qu'ils accordent à Israël, avec l'indulgence qui en découle, sont responsables d'une hostilité réactionnelle antijuive.

- qui, sauf exception, sont tétanisés à l’idée d’être accusés d’ »antisémitisme ».





Responsabilités particulières du gouvernement français

- qui a aidé particulièrement Israël à se doter de l’armement atomique ;

- qui a permis aux jeunes Juifs français, à la faveur d’une seconde nationalité - la nationalité juive - acquise sur un critère racial, d'aller faire après 1959 leur service national en Israël où ils allaient, suivant l’expression courante, « casser ou nettoyer du Palestinien » ;

- qui a commémoré en grande pompe, en 1998, l'anniversaire de la création de l'État d'Israël (alors que bien d'autres anniversaires d'indépendance, notamment celui de l'Inde par exemple en 1997, ou de nos ex-colonies, ne le furent pas...) Cette commémoration eut lieu de surplus sur le parvis du Trocadéro qui évoque les droits de l'homme (alors qu'Israël nie les droits fondamentaux du peuple palestinien reconnus par l'ONU depuis 1947) ;

- qui, alors que la diplomatie israélienne ne cesse depuis des années de mépriser souverainement la France pour sa politique « proarabe » et de convaincre le monde entier que les Juifs de France sont dans une situation dramatique, a jugé bon d’inviter à l’Élysée en février 2004 le président israélien et une trentaine de journalistes israéliens, « opération de charme » (suivant l’expression d’un quotidien) traduisant à la fois, un manque de fierté caractérisé, une coupable indulgence pour les exactions d’Israël et une méconnaissance dramatique de l’idéologie sioniste en marche.



Signalons toutefois au crédit de la France que le Général de Gaulle reste, jusqu’ici, le seul homme d’État à avoir compris et exprimé en quelques mots une donnée essentielle concernant les populations juives quand elles sont tributaires des éléments pervers du judaïsme et à avoir pris des mesures concrètes d’opposition à Israël qui déclenchait la guerre de 1967. « L'établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque-là, l'établissement d'un foyer sioniste en Palestine et puis, après la deuxième Guerre mondiale, l'établissement d'un État d'Israël, soulevait, à l'époque, un certain nombre d'appréhensions. On pouvait se demander, en effet, on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n'allait pas entraîner d'incessants, d'interminables, frictions et conflits. Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu'alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu'ils avaient été de tous temps, c'est-à-dire un peuple. d'élite, sûr de lui-même et dominateur, n'en viennent une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhait très émouvants qu'ils formaient depuis dix-neuf siècles » (Discours et Messages, Plon 1970, p. 232).



Responsabilités particulières des États-Unis

- qui, à l’usage de l’opinion internationale, critiquent parfois Israël dans la forme mais lui donnent en même temps toute liberté d'agir à son gré ;

- dont les dirigeants ont toujours été tributaires du vote des Juifs américains au mépris de la justice la plus élémentaire ;

- qui sont incapables de résister aux arguments de quelque diplomate israélien faisant la voyage de Washington[162] ;

- qui, non contents à l’instar de nombreux pays d’être des complices passifs, apportent à l’entreprise sioniste un concours si actif, établissent avec elle des rapports si intimes dans le domaine militaire, que l’on a pu parler, non sans pertinence, d’un "axe américano-sioniste" après le traité d’alliance entre les États-Unis et Israël, le Strategic Cooperation Agreement conclu en novembre 1981.[163]



Responsabilités particulières de l’Allemagne

- dont l’aide apportée à Israël, pour être particulièrement discrète voire furtive, est absolument centrale dans les domaines militaire, sécuritaire, politique et économique ;

- qui s’est laissé exploiter et pressurer par les lobbys sionistes américain et israélien ;

- qui a constamment fermé les yeux sur les exactions d’Israël (comme en témoigne le rapport annuel sur les Droits de l’Homme édité par le Ministère allemand des Affaires étrangères).



Responsabilités de nombreux rabbins et dirigeants d'organisations juives de France

- qui, vassalisés par Israël, sont d'une indulgence coupable envers les fautes de leurs coreligionnaires, alors qu'ils sont si constants et insatiables à exiger des chrétiens des actes de repentance pour leurs fautes vis-à-vis des Juifs ;

- qui font volontiers appel du génocide hitlérien pour dénier à quiconque le droit de rappeler, aux Juifs d’Israël, des impératifs moraux tels que le respect des droits de l’homme ;

- qui en appelant « tous les Juifs » de France à faire bloc derrière Israël et ses dirigeants, notamment lors de l'Intifada 2000, en cherchant à identifier tous les Juifs à l'État juif et à sa politique, en s'attribuant le monopole de la judéité avec son contenu religieux et culturel, font un vol manifeste de mémoire, un grossier détournement d'héritage ;

- qui sont aveugles sur les tares du judaïsme.



Responsabilités des autorités chrétiennes

- qui, tributaire du mythe hébreu de la Terre promise, ont considéré la création de l’État d’Israël comme « un don fait jadis par Dieu au peuple d’Israël » [164];

- dont la voix n'a ni dénoncé l'apartheid israélien, ni fustigé la loi biblique du talion en vigueur en Israël, ni suggéré la création d’une société décidée à rompre, donnée essentielle de l’Évangile, le cycle infernal de la vengeance, cette idée omni-présente dans l’Ancien Testament et dont Israël a hérité.

- qui après avoir été « antisémites » pendant des siècles sont devenues sinon « philosémites », tout au moins muettes face aux crimes perpétrés par les Juifs sionistes depuis 1947, alors qu’elles disposent d’une parfaite information.



Responsabilités de nombre d'hommes politiques, philosophes, intellectuels, journalistes

- qui, jusqu'à une période récente, ne connaissaient ni la Palestine, ni les Palestiniens, mais Israël ;

- qui n’ont pas le courage de dénoncer le seul régime ouvertement raciste persistant depuis la disparition de celui d’Afrique du Sud ;

- qui sont étrangement absents du conflit israélo-palestinien... et à qui, Danièle Sallenave, de retour de Palestine, lance cette interpellation dans son ouvrage déjà cité : « Où êtes-vous donc, "génération morale", bruyants partisans du droit d'ingérence, donneurs de leçons en tout genre ? »



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Samedi 1 Avril 2006

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