<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.alterinfo.net/xml/rss.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.alterinfo.net/xml/rss.css" type="text/css" media="screen"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
 <description><![CDATA[information alternative, analyse de l'actualité et des phénomènes de sociétés]]></description>
  <link>http://www.alterinfo.net</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-08-08T22:21:36+01:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007718</guid>
   <title>La CIA refuse d'admettre la fausse lettre reliant l'Irak à Al-Qaida</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 19:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[ALTER INFO]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007718-1262536.jpg" alt="La CIA refuse d'admettre la fausse lettre reliant l'Irak à Al-Qaida" title="La CIA refuse d'admettre la fausse lettre reliant l'Irak à Al-Qaida" />
     </div>
     <div>
      <HTML>
<FONT FACE="Verdana Ref"><P ALIGN="CENTER"><A HREF="http://www.newsmax.com/" target="_blank">Newsmax</A>, 6 août 2008</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Mardi, la Maison Blanche et la CIA ont catégoriquement démenti l'article selon lequel l'administration Bush aurait concocté une fausse lettre visant à démontrer le lien entre le régime de Saddam Hussein et al-Qaida pour justifier la guerre en Irak. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Cette allégation a été suscitée par le journaliste de Washington Ron Suskind [*] dans son nouveau livre, <I>The Way of the World</I>, publié mardi. Cette lettre était censée être écrite par Tahir Jalil Habbush al-Tikriti, patron du renseignement irakien sous Saddam Hussein. Suskind a écrit : </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;La Maison Blanche a concocté une fausse lettre de Habbush pour Saddam, antidatée au 1er juillet 2001. Elle disait que le meneur du 11/9, Mohammad Atta, avait en fait été formé à sa mission en Iraq, démontrant enfin de cette façon qu'il existait un lien opérationnel entre Saddam et al-Qaida, une chose que la CIA était pressée de démontrer par le bureau du vice-président depuis le 11/9 pour justifier l'invasion en Irak. Il n'y a pas de lien.</P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Suskind précise que l'existence de la lettre fut signalée avant, et qu'elle fut traitée comme si elle était authentique. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Refusant d'admettre le rapport, Tony Fratto, sous-secrétaire de presse à la Maison Blanche, a déclaré : </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;L'idée que la Maison Blanche ait ordonné à quelqu'un de contrefaire une lettre de Habbush pour Saddam Hussein est absurde.</P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Fratto et l'ancien directeur de la CIA, George Tenet, ont aussi rejeté les dires de Suskind, selon qui les États-Unis avaient, avant l'invasion de l'Irak en 2003, une information crédible sur le fait que Saddam ne possédait pas d'armes de destruction massive. C'était soi-disant un renseignement britannique basé sur les informations d'un haut fonctionnaire irakien. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Fratto a dit que les agences de renseignement des États-Unis et autres pensaient que Saddam cachait ce genre d'armes et qu'il avait essayé de faire croire à ses voisins qu'il était en leur possession. En fin de compte, pas une de ces armes n'a été trouvée, sapant la principale raison de guerroyer de Bush. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Fratto a déclaré : </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Nous savons aujourd'hui que ces appréciations étaient erronées, mais nous avions tous confiance en elles. Quoi qu'il en soit, la force militaire a été utilisé en Irak parce que, avec impudence, Saddam Hussein ne s'est pas conformé à la résolutions 17 du Conseil de sécurité qui contraignait l'Irak.</P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Dans une déclaration diffusée par la Maison Blanche, Tenet a aussi délivré un démenti à propos de la soi-disant fausse lettre. Il a déclaré :</P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Il n'y a pas eu d'ordre pour moi de la Maison Blanche et, pour autant que je le sache, pour personne à la CIA, qui n'a jamais été impliquée dans ce genre de travail. </P>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Il est bien établi que, sous ma direction, la CIA a résisté aux tentatives de certains dans l'administration pour dépeindre un tableau des liens entre les Irakiens et al-Qaida qui dépassait la réalité. L'idée que j'aurais soudainement inversé notre position puis créé et fabriqué de fausses preuves contraires à nos propres convictions est ridicule. </P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Suskind a déclaré à l'Associated Press que les reproches de la Maison Blanche et de Tenet étaient prévus. Il a dit : Tenet « n'est pas crédible sur cette question » et la Maison Blanche « est pratiquement dans l'obligation de démentir tout ça. S'ils n'allaient pas dans cette direction, je pense qu'ils devraient vraisemblablement commencer à tirer sur les gens. » </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Dans son livre, Suskind écrit que George Tenet a donné la fausse lettre à Rob Richer, l'ancien patron de la division Proche-Orient de la CIA, et au directeur adjoint des opérations clandestines, lors d'une réunion en automne 2003. Suskind cite Richer déclarant : </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;George a dit quelque chose comme, « Eh bien, Marine, j'ai un travail pour vous, bien que vous puissiez ne pas l'apprécier. » </P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Suskind écrit que « Richer se souvient en baissant les yeux du papier à lettre satiné de la Maison-Blanche, sur lequel était rédigé l'ordre de mission. » Il cite Richer déclarant : « C'est fabriquer une imposture. »</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Suskind cite également Maquire John, qui supervisait le Groupe des Opérations de la CIA en Irak, à propos de la prétendue fausse lettre :</P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Quand on en a discuté avec moi, je pensais juste que c'était incroyable, une confirmation du sac de n&#339;uds de toutes les affaires en cours dans une lettre, d'un mec.</P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Richer et Maquire, qui ont les deux quitté la CIA ces dernières années, n'ont pu être atteint mardi pour commenter le livre. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Tenet a aussi contesté les dires de Suskind affirmant que les États-Unis n'ont pas tenu compte du renseignement disant que Saddam n'avait pas d'armes de destruction massive. </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Comme le dit M. Suskind, la Maison Blanche (avec le prétendu accord de la CIA) a dirigé l'enterrement de cette information pour faire en sorte que la guerre puisse commencer comme prévu. C'est une histoire entièrement inventée. En fait, la source [Habbush] en question n'a pu persuader ses interlocuteurs britanniques sur le fait qu'elle offrait du nouveau en guise de renseignement, concession ou négociation, en ce qui concerne la crise irakienne, et les Britanniques ont rompu le contact avec elle de leur propre chef.</P>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;De nombreux fonctionnaires irakiens disaient en public et en privé que l'Iraq n'avait pas d'arme de destruction massive, mais nos collègues du renseignements étrangers et nous avons estimé que ces gens répétaient comme des perroquets le parti Baas pour essayer de retarder l'attaque de la coalition. La source particulière citée par Suskind n'a présenté aucune preuve pour étayer son affirmation et a agi d'une manière évasive et peu convaincante.</P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Suskind a écrit ce que Habbush a d'abord dit à l'agent du renseignement britannique Michael Shipster en janvier 2003, que les forces d'invasion ne trouverons pas ces armes en Iraq. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Citant ce que Bush avait grommelé à un conseiller, Suskind a écrit dans son livre : </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Ayant appris que Habbush avait dit qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massive, Bush a été frustré. Pourquoi ne lui demandent-ils pas de nous donner quelque chose que nous pourrions utiliser pour nous aider à réaliser notre affaire ?</P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Suskind cite Richer déclarant que l'information de Habbush a été écartée par une administration déterminée à mener l'invasion. </P><BR><BR>
<P>© 2008 Associated Press. All Rights Reserved</P><BR><BR>
<P><B>Original :</B> <A HREF="http://www.newsmax.com/newsfront/cia_fake_letter_iraq/2008/08/06/119517.html" target="_blank">www.newsmax.com/.../2008/08/06/119517.html</A><BR>
Traduction libre de Pétrus Lombard pour <A HREF="http://www.alterinfo.net/" target="_blank">Alter Info</A></P><BR><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">* Plusieurs articles du site parlent des révélations du reporter Ron Suskind. Voir par exemple <A HREF="http://www.alterinfo.net/Ce-qu-impliquent-les-faux-sur-l-Iraq-pour-le-11-9_a22526.html" target="_blank">Ce qu'impliquent les faux sur l'Iraq pour le 11/9</A> ou <A HREF="http://www.alterinfo.net/L-HOMME-QUI-SE-PRENAIT-POUR-DIEU_a12.html" target="_blank">L'homme qui se prenait pour Dieu</A>.</P><BR>
</FONT></BODY>
</HTML>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007718-1262536.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/La-CIA-refuse-d-admettre-la-fausse-lettre-reliant-l-Irak-a-Al-Qaida_a22596.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007683</guid>
   <title>Evo en danger au référendum révocatoire du 10 août ? </title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 16:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>michel.collon@skynet.be</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Politique Nationale/Internationale]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007683-1262482.jpg" alt="Evo en danger au référendum révocatoire du 10 août ? " title="Evo en danger au référendum révocatoire du 10 août ? " />
     </div>
     <div>
      <font size="5" face="Times New Roman">La Bolivie a bien changé. A La Paz, j'assiste à une grande réception donnée par l'ambassadeur de Cuba. Mojitos, buffet, danses, grosse ambiance. Où sommes-nous ? Dans la salle des fêtes de... l'armée bolivienne. Oui, celle qui a tué le Che.</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>	La Bolivie a bien changé, mais tout le monde ne lui veut pas que du bien. Nous sommes venus nous en rendre compte sur place avec quelques intellectuels progressistes d'une quinzaine de pays : Frei Betto, Ernesto Cardenal, Ramsey Clark, François Houtart, Luis Britto Garcia, Pascual Serrano... Quelques journées de rencontres et d'échanges avec des intellectuels boliviens, des représentants des communautés indiennes, des artistes... <br>	Le moment est tendu. La droite essaie de provoquer une scission des riches régions de l'Est. Pour déjouer la manoeuvre, le président Evo Morales, à mi-mandat, appelle à un référendum révocatoire, ce 10 août. Une sorte de vote de confiance. Il remet son mandat en jeu, mais aussi celui des préfets de départements, y compris ceux tenus par l'opposition. La droite tente de saboter le référendum et on craint des incidents... <br>	Nous allons voir qui est derrière ces incidents, quel rôle jouent ici les Etats-Unis, et la CIA, et un ambassadeur vraiment curieux, et aussi l'Europe...<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Un Bolivien sur quatre doit émigrer</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>Impressions fortes. Physiquement, d'abord. La Paz est à 3.600 mètres d'altitude. Son aéroport à 4.000 mètres. Arrivés dans la nuit, à court d'oxygène, nous sommes au bord de l'évanouissement. Très prévenants, les jeunes qui nous accueillent, nous font asseoir au calme, s'occupent de nos bagages et nous laissent récupérer notre souffle. <br>	Le premier jour sera consacré au repos, à l'acclimatation. Avec Luis, un ami vénézuélien, nous faisons un petit tour, à petits pas et de banc en banc, dans une des plus belles capitales du monde. Imaginez une immense cuvette, bordée par les grandioses montagnes Huayna Potosí (6.094 m) et Nevado Illimani (6.460 m), non loin du lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde. Ici, l'eau bout à 80°. Et toutes les rues sont en pente. <br>	Ce qui frappe à La Paz, en hiver en tout cas, c'est la douceur du climat, ensoleillé et frais. Et la douceur des gens. Partout, on vous accueille avec gentillesse, avec une sorte de sérénité tranquille. Les Indiennes portent de lourds vêtements avec de superbes châles bariolés. Et de curieux petits chapeaux 'boule', noirs, bruns ou gris. Parfois, elles portent aussi des charges impressionnantes. Les Indiens représentent deux tiers de la population.<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">L'importance des communautés indiennes</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>« Un Indien président ? L'oligarchie blanche, raciste, ne l'accepte toujours pas. », nous confie Evo. En fait, j'ai commencé à comprendre toute la richesse de cet héritage indien en visitant avec des amis boliviens Tiwanaku, la capitale d'un ancien empire Inca...<br>	Nous sommes sur le très haut plateau de l'Altiplano, bordé de montagnes. Ici, les Indiens vivent, dans des conditions difficiles, d'agriculture et d'élevage. Pas un nuage dans le ciel, un air incroyablement pur, on sent encore le froid de la nuit. <br>	Tiwanaku fut une ville immense, les fouilles commencent à peine. Une centaine d'Indiens de la région sont occupés à restaurer le temple, une énorme pyramide en terrasses. C'était une civilisation très avancée qui construisait ses bâtiments en s'appuyant sur une connaissance poussée de l'astronomie. Elle avait créé une industrie métallurgique et textile. Elle cultivait plus de deux cents sortes différentes de maïs et quatre cents sortes de patates. Dont une espèce qui pouvait se congeler et rester comestible dix ans. Le système d'irrigation était très perfectionné avec une inclinaison très précise pour que les pierres réchauffent l'eau et l'empêchent de geler. Système si perfectionné qu'aujourd'hui, le ministère de l'Agriculture va le réutiliser pour développer l'agriculture en terrasses. L'eau est rare ici, un trésor.<br>	Un vieil Indien opère avec notre petit groupe une cérémonie rituelle, une sorte de sacrifice de petits objets symboliques, pour célébrer l'union avec le Cosmos et rassembler les souhaits que nous formons. Emotion. <br>	Il ne s'agit pas ici de glorifier le passé pour le passé, mais d'en préserver la mémoire et les valeurs pour les intégrer à la nouvelle société. Un journaliste bolivien nous explique l'importance que prend ici la communauté : « C'est un élément fort de la Bolivie. Tenez, selon les statistiques internationales, le paysan bolivien a un revenu moyen de cinquante dollars par an. Autant dire qu'il est mort ! Sauf si on comprend que l'économie communautaire est la base de notre vie ici. »<br>	Bref, un héritage précieux qu'on ne peut pas perdre.<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Le sort des Boliviens quand ils émigrent...</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>Impressions fortes aussi sur les réalités sociales de ce pays. A La Paz, les classes hautes vivent dans le bas de la ville, à 3.000 mètres, où on respire plus facilement. Les basses classes, par contre, à El Alto (pas besoin de traduire) : 4.000 mètres. Petits commerces, petits artisanats, un peu d'élevage dans les hauts plateaux... La vie est dure.<br>	Deuxième pays le plus pauvre d'Amérique latine, la Bolivie a vu émigrer un sur quatre de ses enfants. Pourquoi ? Pendant des siècles, cette terre a été colonisée par l'Espagne. Et tous les bénéfices de ses richesses minières, extraites au prix d'un travail meurtrier dans un quasi-esclavage, ont été emportés en Europe. Pendant des décennies, son gaz et son pétrole ont profité à une poignée de riches, mais surtout à quelques multinationales, européennes notamment. Le Nord a bien saigné le Sud. Ne laissant sur place que la misère.<br>	Et les conflits. Evo Morales, président depuis deux ans et demi, n'est pas tombé du ciel, il est le fruit de longues années de résistances ouvrières et paysannes. Les communautés indiennes ont toujours été exploitées, exclues, méprisées par une élite blanche et raciste, liée aux Etats-Unis et à l'Europe.<br>	Voilà d'où viennent la pauvreté et le sous-développement. Mais quand les Boliviens, pour survivre, vont faire les ménages en Europe, celle-ci les traite comme des criminels et les emprisonne. Même des enfants ! Evo Morales a courageusement dénoncé la récente  'Directive de la Honte' qui permettra à tous les pays européens d'emprisonner jusqu'à dix-huit mois les délinquants, pardon : les immigrés. <br>	Justement, avant de partir, je venais de rencontrer à Bruxelles des travailleurs immigrés, notamment latinos. En lutte depuis des mois pour obtenir des papiers, c'est-à-dire leurs droits, leur dignité. Face à des ministres complètement sourds, ils ont été obligés de mettre leurs vies en danger : grève de la faim, escalade de grues... Appréciant beaucoup la lettre d'Evo à l'U.E. ils m'ont chargé de remettre un petit message de gratitude au président bolivien. Je le lui ai remis. Sourire sur sa figure.<br>	En fait, quand on voit ici la pauvreté, les salaires dérisoires, le manque d'industrie, on comprend pourquoi tant de Boliviens doivent émigrer. Mais, en allant plus loin, on comprend aussi que l'Europe est une sale hypocrite qui porte une lourde responsabilité dans cette émigration. Nous allons y revenir...<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Qu'a réalisé Evo ?</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>Mais voyons d'abord ce qu'a réalisé Evo en deux ans et demi... Il a nationalisé le pétrole et le gaz. Vous voulez savoir pourquoi, dans nos médias, on dit du bien du président colombien Uribe et du mal d'Evo Morales ? Très simple. Le premier a fait passer les taxes sur les multinationales de 14% à... 0,4%. Pour faciliter l'installation de ces multinationales, ses paramilitaires ont chassé de leurs terres quatre millions de paysans. Le second a osé rendre à la nation bolivienne les richesses qui lui appartenaient afin de combattre la pauvreté.		<br>En nationalisant les hydrocarbures, Evo a multiplié par cinq les revenus de l'Etat et s'est donné les moyens de soulager les maux les plus urgents : analphabétisme en baisse de 80%, retour à l'école d'une partie des enfants travaillant dans la rue, création d'écoles dans les langues indiennes aymara et quechua (vingt mille diplômés), soins de santé gratuits déjà pour la moitié des Boliviens, pension Dignidad pour les plus de 60 ans, crédit à zéro pour-cent pour des produits comme le maïs, le blé, le soja et le riz. Grâce à l'aide du Venezuela, six mille ordinateurs ont été offerts, surtout à des écoles. Grâce à l'aide de Cuba, deux cent soixante mille personnes ont été opérées des yeux. Ailleurs en Amérique latine, elles seraient condamnées à être aveugles, car pauvres.<br>	En outre, les investissements publics ont fortement augmenté pour développer l'économie. La Bolivie a comblé son déficit fiscal, remboursé la moitié de sa dette extérieure (de 5 à 2,2 milliards de dollars), reconstitué une petite réserve financière, multiplié par quatre l'emploi dans les mines et la métallurgie, doublé la production et les revenus de ces industries. Le PIB industriel est passé de 4,1 à 7,1 milliards de dollars en trois ans. Mille tracteurs ont été distribués à des paysans. De nouvelles routes ont été construites.<br>	Bref, la Bolivie avance. Pas assez vite, disent certains pour qui Evo n'y va pas assez fort contre la droite et les grands propriétaires. C'est un débat à mener entre ceux qui vivent sur place et peuvent apprécier la situation, ses possibilités, ses dangers. En sachant qu'il ne suffit pas de dire « Y a qu'à » pour sortir un pays de la pauvreté et de la dépendance. En sachant qu'il faut tenir compte du rapport de forces avec la droite qui s'agite beaucoup et sabote. En tenant compte de l'armée (Tous ses chefs seront-ils loyaux jusqu'au bout ?).<br>	Autre facteur négatif : «  La Justice demeure totalement corrompue », m'a confié... le plus haut magistrat de La Paz. « C'est une vieille caste qui se protège et protège les intérêts des riches. C'est un véritable business. Pourtant, nous avons menacé de révocation immédiate tout juge qui sera pris en flagrant délit. Mais c'est un combat difficile. »<br>	Et justement, quand je me trouvais là, la Justice venait fameusement en aide à la droite en essayant d'empêcher par une bataille juridique la tenue du référendum. Mais il y a danger bien plus grand que la Justice...<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Derrière la droite, les Etats-Unis préparent une guerre civile</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>C'est le nouveau truc des Etats-Unis. S'avérant incapable de gagner une guerre d'occupation, Washington recourt à la guerre indirecte, la guerre par intermédiaires. Actuellement, la stratégie de Washington est d'essayer de provoquer une guerre civile en Bolivie. Pour cela, les provinces contrôlées par la droite et qui contiennent les grandes propriétés agricoles liées aux multinationales ainsi que la majorité des réserves de gaz et de pétrole, ces provinces multiplient les provocations pour préparer une sécession.<br>	Ayant personnellement étudié l'action secrète des grandes puissances pour faire éclater la Yougoslavie,  j'ai tenu à attirer l'attention des Boliviens, lors de quelques interviews : aujourd'hui, Washington risque de transformer leur pays en une nouvelle Yougoslavie.<br>	Voici les ingrédients de son action : 1. Des investissements massifs de la CIA. 2. Un ambassadeur spécialisé dans la déstabilisation. 3. Des fascistes expérimentés. Avec ces ingrédients, vous pouvez préparer un coup d'Etat ou une guerre civile. Ou les deux.<br>	Premier ingrédient. Comme au Venezuela, la CIA investit beaucoup en Bolivie. A travers ses paravents habituels : USAID, National Endowment for Democracy, Institut Républicain International, etc. Les organisations de la droite séparatiste sont abondamment subventionnées. L'USAID a, par exemple, financé Juan Carlos Orenda, conseiller du Comité civique de Santa Cruz d'extrême droite et auteur d'un plan prévoyant la sécession de cette province.<br>	Mais aussi des organisations plus discrètes chargées de semer la confusion et de préparer une propagande anti-Evo. A l'université San Simon de Cochabamba, la Fondation du Millénaire a reçu 155.000 dollars pour critiquer la nationalisation du gaz et défendre le néolibéralisme. Treize jeunes dirigeants boliviens de droite ont été invités à des formations à Washington : 110.000 dollars. Dans les quartiers populaires d'El Alto, USAID lance des programmes pour « réduire les tensions dans les zones sujettes à conflits sociaux ». Lisez : discréditer la gauche.<br>	En tout, des millions de dollars ont été versés à toutes sortes d'organisations, des groupes étudiants, des journalistes, des politiciens, des magistrats, des intellectuels, des hommes d'affaires. Le parti populaire espagnol, autour de José Maria Aznar, participe aux manoeuvres.<br>	Deuxième ingrédient. D'où vient Philip Goldberg, l'actuel ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie ? De Yougoslavie. Où il a accumulé une riche expérience sur la manière de faire éclater un pays. De 94 à 96, il a travaillé en Bosnie pour l'ambassadeur Richard Holbrooke, un des stratèges de la désintégration. Puis, il a fomenté les troubles au Kosovo et la scission entre Serbie et Monténégro. Un expert, on vous dit.<br>	Et pas inactif. Comme le raconte le journaliste argentin Roberto Bardini : « Le 28 juin 2007, une citoyenne américaine de vingt ans, Donna Thi, de Miami, a été détenue à l'aéroport de La Paz pour avoir tenté d'introduire dans le pays cinq cents balles de calibre 45 qu'elle avait déclarées aux douanes comme du 'fromage'. Au terminal, l'attendait la femme du colonel James Campbell, le chef de la mission militaire de l'ambassade US en Bolivie. L'ambassadeur US Philip Goldberg est intervenu immédiatement pour obtenir qu'on la relâche en disant qu'il ne s'agissait que d'une 'innocente erreur'. Les munitions, a-t-il déclaré, ne devaient servir qu'au sport et au spectacle. En mars 2006, un autre citoyen US, Triston Jay Amero, alias Lestat Claudius, un Californien de 25 ans, porteur de quinze documents d'identité différents, a fait exploser trois cents kilos de dynamite dans deux hôtels de La Paz. » <br>	Pourquoi a-t-on exporté Goldberg des Balkans à la Bolivie ? Pour transformer, j'en suis sûr, ce pays en une nouvelle Yougoslavie. Le séparatisme est une méthode privilégiée par les Etats-Unis pour reprendre le contrôle de richesses naturelles ou de régions stratégiques lorsque des gouvernements se montrent trop indépendants, trop résistants aux multinationales.<br>	Troisième ingrédient. Des fascistes expérimentés. En Bolivie, Goldberg a ouvertement soutenu et collaboré avec des hommes d'affaires croates à la tête de la sécession. Particulièrement, Branko Marinkovic, membre de la Fédération des entrepreneurs libres de Santa Cruz (province sécessionniste). Très grand propriétaire de terres, Marinkovic tire aussi les ficelles de Transporte de Hidrocarbures Transredes (qui travaille pour Shell). Il gère les six mille kilomètres de  pipelines de gaz et de pétrole qui mènent au Chili, au Brésil et en Argentine.<br>	Et quand ces gens sont-ils venus de Croatie ? Il faut rappeler que, durant la Seconde Guerre mondiale, Hitler a installé une Grande Croatie fasciste où ses collaborateurs, les Oustachis, ont mis sur pied des camps d'extermination (y compris un spécialement pour enfants !), perpétrant un génocide épouvantable contre les Serbes, les juifs et les tziganes.  Après leur défaite, l'Eglise croate et le Vatican ont organisé, les Ratlines, filières d'évasion des criminels fascistes croates (et de Klaus Barbie). De la Croatie à l'Autriche, puis à Rome. Et de là vers l'Argentine, la Bolivie ou les Etats-Unis.  <br>	Quand on sait que Franjo Tudjman et les dirigeants de la 'nouvelle' Croatie née en 1991 ont réhabilité les anciens criminels croates de la Seconde Guerre mondiale, on aimerait savoir si Monsieur Marinkovic renie tout ce passé ou bien si, tout simplement, il emploie les mêmes méthodes là où il se trouve à présent. Quant aux Etats-Unis, on sait qu'ils ont récupéré et recyclé quantité de criminels et d'espions nazis de la Seconde Guerre mondiale. Les réseaux, ça sert toujours.<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Ce qui se cache derrière le séparatisme</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>Voilà, tous les ingrédients sont prêts pour faire exploser la Bolivie... Les dollars de la CIA, plus des experts dans la provocation de guerres civiles, plus des fascistes recyclés en businessmen. Une guerre civile qui servirait bien les intérêts des multinationales, mais que l'opinion internationale doit absolument empêcher. Les Boliviens ont le droit de décider eux-mêmes de leur sort. Sans la CIA.<br>	Car une sécession ne profiterait qu'à l'élite. L'écrivain brésilien Emir Sader vient d'écrire très justement : « Aujourd'hui, une des modalités qui renferme le racisme, c'est le séparatisme, les tentatives de délimiter les territoires de la race blanche, en s'appropriant et privatisant les richesses qui appartiennent à la nation et à son peuple. Nous connaissions déjà ces intentions sous la forme des quartiers riches qui cherchaient à se définir en tant que municipalités, afin que la part des impôts prélevée obligatoirement de leurs immenses richesses, reste dans leur escarcelle pour augmenter les bénéfices de leurs quartiers retranchés, derrière lesquels ils cherchaient à isoler et défendre avec une sécurité privée, évidemment, leurs styles de vie privilégiés ». (...) Le référendum séparatiste est une expression oligarchique, raciste et économique car ils veulent garder l'usufruit des richesses de Santa Cruz pour leur propre bénéfice et parce que les oligarques veulent, en plus, empêcher que le gouvernement d'Evo Morales poursuive son processus de réforme agraire et qu'il l'étende à tout le pays. » <br>	Cette autonomie-là, en effet, ça veut dire que les Blancs riches qui ont contrôlé la Bolivie depuis toujours, refusent d'être gouvernés par la majorité, non blanche, de l'Ouest.</font><font size="4" face="Arial"> </font><font size="4" face="Times New Roman">Quand on parle d'autonomie, Evo Morales répond : « Parlons d'autonomie, non pas pour l'oligarchie, mais pour les peuples avec qui nous luttons. Ces groupes séparatistes qui viennent de perdre leurs privilèges, ont été depuis longtemps dans le Palais, ils ont gouverné et ont permis que l'on pille notre pays, nos ressources naturelles, y compris les ressources de base, de même que la privatisation de nos entreprises, et maintenant ils envisagent de nouveau ce système qui démontre son véritable intérêt : le contrôle économique ».<br>	Mais il n'y a pas que les Etats-Unis qui s'acharnent sur la Bolivie...<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">L'hypocrisie de l'Europe :<br>qui donc l'a causée, « toute la misère du monde » ?</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>Pourchassant les sans-papiers, l'Europe glisse dans un soupir de dame patronnesse :  « Nous ne pouvons quand même pas accueillir toute la misère du monde ». Ah, bon ? Mais, en réalité, cette misère, c'est vous qui l'avez créée ! Vos Charles-Quint, vos Louis XIV, vos Elisabeth I et vos Léopold II ont allègrement massacré les 'sauvages' pour voler leurs richesses ! Le décollage économique du capitalisme européen s'est construit sur ce pillage. Et jusqu'à aujourd'hui, vos sociétés minières, agricoles et autres n'ont cessé de piller les matières premières sans les payer, n'ont cessé de dominer et déformer les économies locales et de bloquer leur développement ! N'est-ce pas vous qui avez une Dette à rembourser au Sud ?<br>	Serait-ce du passé ? Dans les médias, les responsables européens aiment à raconter qu'aujourd'hui, ils ne veulent que du bien à l'Amérique latine et au tiers  monde...<br>	« Totalement faux », me confie avec indignation Pablo Solon qui représente la Bolivie dans les négociations commerciales entre l'Amérique latine et l'U.E : « La Bolivie l'a exprimé à l'U.E. Avant les négociations, nous avions dit que nous ne négocierions pas un traité style Libre Commerce. Et nous avions communiqué nos points de divergence sur les services, les investissements, la propriété intellectuelle et les biens publics. La Commission nous a promis qu'on discuterait ces points dans la négociation. Qu'à la différence des 'autres', on ne nous imposerait pas un format unique. Mais, lorsque nous nous sommes réunis avec Peter Mandelson, commissaire européen pour le Commerce, il nous a dit de façon catégorique et impérative : 'Ceci est un Traité de Libre Commerce. Ou bien vous l'acceptez, ou bien vous êtes hors des négociations.'. J'ai répondu personnellement que nous n'allions pas nous exclure et que nous allions défendre nos points de vue jusqu'au bout. Car la Bolivie a beaucoup d'industries qu'elle doit défendre : acier, plastique, papier, qui ont besoin de mécanismes de protection tout comme ce fut les cas pour les industries naissantes européennes à l'époque. »<br>	Effectivement, l'Europe se montre hyper-dominatrice et arrogante. Elle prétend imposer à toute l'Amérique latine et aux Caraïbes l'arrêt des subventions qui aident à développer les produits locaux, la suppression des droits de douanes aux importations (mais elle refuse de faire de même chez elle !), la suppression de toutes limites pour les exportations européennes (refusant l'inverse), le transfert sans limites de la main d'oeuvre européenne qualifiée, la modification de toutes les lois protégeant les économies locales. <br>	Et en plus, elle veut imposer la privatisation de tous les services, biens et entreprises des Etats. Alors qu'en 2000 déjà, sur les cinq cents plus grandes entreprises d'Amérique latine et des Caraïbes, 46 % appartenaient déjà à des entreprises étrangères.<br>	Et en plus, l'U.E. prétend imposer des brevets sur le vivant (la Bolivie a une biodiversité très riche convoitée par les multinationales chimiques et pharmaceutiques). Mais le vivant, et l'eau aussi, ne sont-ils pas des biens essentiels à la survie, un patrimoine qui doit rester à ceux qui l'ont toujours protégé et utilisé à bon escient ?<br>	En définitive, l'U.E. veut imposer des traités tout à fait déséquilibrés qui tueront les entreprises boliviennes. Tout ce qu'elle cherche, c'est que les entreprises européennes puissent envahir librement les marchés. Donc ruiner ces pays. Donc provoquer de l'émigration. Un système absurde, non ?<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Qui 'choisit' l'immigration et pourquoi ?	</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>J'ai écrit que l'Europe chassait les émigrés latinos. Ce n'est pas exact. Elle ne les traite pas tous de la même façon. <br>	D'un côté, le patronat européen importe les meilleurs cerveaux du tiers-monde, et aussi des techniciens très qualifiés. Sous - payés pour grossir les bénéfices des sociétés. C'est ce que Sarkozy et d'autres appellent 'immigration choisie'. Le maître sélectionne ceux qui auront la chance de travailler pour lui. Mais ce vol des cerveaux prive le tiers-monde des gens qu'il a formés (à grand coût) et qui seraient nécessaires à son développement. Une nouvelle forme de pillage.<br>	De l'autre côté, l'Europe accueille aussi une partie des non qualifiés. En les laissant sans papiers, donc sans droits, elle les oblige à vivre dans la peur, à accepter des salaires et des conditions de travail qui constituent un recul social. Bon moyen de diviser et de faire pression sur les autres travailleurs. Voilà comment se fabrique la 'compétitivité' de cette vertueuse Europe. La façon de traiter les sans-papiers n'est pas une bavure, elle est un rouage essentiel d'un système économique égoïste.<br>	Résumons. L'Europe a volé l'Amérique latine. L'Europe continue à voler l'Amérique latine. Elle l'empêche de nourrir ses enfants. Mais quand ceux-ci sont forcés d'émigrer, elle les emprisonne. Ensuite, elle donne des leçons de démocratie et de moralité au monde entier.<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Le temps est venu</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>Je n'ai pu rester longtemps en Bolivie, mais ce peuple m'a profondément impressionné. Je me rappelle ces milliers de manifestants qui descendaient, ce dimanche-là, vers le centre de La Paz, dans leurs minibus, leurs autos ou leurs taxis bondés, Indiens et Blancs, du plus clair au plus foncé..<br>	Avec un calme étonnant, bien moins de bruit que dans n'importe quelle manif du monde. Avec une détermination simple et noble. Et dans leurs yeux, une évidence : le temps est venu de mettre fin à des siècles d'humiliations, le temps est venu de la dignité pour tous, le temps est venu de faire disparaître la misère.<br>	Et je repensais à ces amis sans-papiers de Bruxelles, manifestant eux aussi pour leur avenir et pour leur dignité. Le problème est évidemment le même, à Bruxelles et à La Paz : à qui doivent servir les richesses d'un pays ? Et si ce problème ne se résout pas à La Paz, des millions de sans-papiers continueront à frapper aux portes de l'Europe.<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman">Et demain ?</font><font size="4" face="Times New Roman"><br>Comment cela évoluera-t-il ? Pour le 10 août, un institut de sondage pro-US annonce une victoire d'Evo par 60%. Comme la plupart de mes interlocuteurs à La Paz. Certains craignaient, par contre, l'influence du problème de l'inflation et du renchérissement de la vie. D'autres craignent que la droite lance des provocations violentes pour empêcher le référendum. <br>	Quoi qu'il en soit, le référendum ne résoudra rien, ni dans un sens, ni dans l'autre. Evo Morales sera toujours devant le même problème : le gouvernement est à gauche, mais ne contrôle pas l'économie du pays, ni les médias (aux mains des gros propriétaires et de la multinationale espagnole Prisa), ni les universités, ni l'Eglise qui est aux côtés des riches, comme d'habitude dans ce continent. On ne peut pas tout faire en deux ans et demi. Mais, pour avancer, Evo devra réussir à mobiliser plus avant les masses populaires. Sa seule force.<br>	De toute façon, après le référendum, la question restera la même : les richesses du pays doivent-elles servir à enrichir les riches et les multinationales ou bien à développer le pays et à vaincre la pauvreté ?<br>	Pour trancher cette question à leur avantage, les Etats-Unis sont prêts à tout. Et le mouvement progressiste international ? Comment réagira-t-il contre la désinformation et la préparation d'une guerre civile ? <br>	La réponse dépend de nous tous.<br><br>Michel Collon<br>La Paz - Bruxelles<br>Août 2008<br><br></font><font size="5" face="Times New Roman"><i>Pour diffuser à vos amis et aux médias, le même artice sera disponible sur notre site en espagnol et en français.<br>D'autres articles sont disponibles en tapant 'Bolivie' au moteur de recherches </i></font><font size="5" color="#0000ff" face="Times New Roman"><i><a href="http://www.michelcollon.info/index.php" target="_blank">:</a></i></font><font size="4" face="Times New Roman">
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007683-1262482.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Evo-en-danger-au-referendum-revocatoire-du-10-aout-_a22593.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007533</guid>
   <title>La soeur de Cherie Blair rejoint la bataille pour briser le blocus de Gaza</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 12:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[PROCHE ORIENT]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Un groupe d'activistes, dont la belle-sœur de Tony Blair, Lauren Booth, projète de briser le blocus d'Israël sur la Bande de Gaza en prenant la mer vers le territoire palestinien. Quelques 46 militants, parmi eu des Britanniques, une survivante de l'holocauste et une religieuse catholique US à la retraite de 81 ans, feront la traversée de 241 miles marins (env. 430km) au départ de Chypre sur deux navires en bois à la fin de la semaine, emportant des fournitures médicales. Le voyage prend environ 20 heures. 

Par Rachel Williams      <div>
      Le <a href="http://www.freegaza.org/index.html" class="mail" target="_blank"><b>Mouvement Free Gaza</b></a>, basé en Californie, veut ouvrir un accès international sans restriction à Gaza en livrant une cargaison "symbolique" de 200 appareils auditifs et leurs piles à une association qui s'occupe d'enfants sourds, et autres médicaments comme des analgésiques. Les organisateurs disent qu'ils ne passeront pas par les eaux israéliennes et qu'ils ont déjà averti les autorités israéliennes de leurs projets.<br>
<br>
Mais ils s'attendent à ce que le <i>Free Gaza</i>, de 21m, et le <i>Liberty</i>, de 18m, rencontrent de la résistance. La marine israélienne patrouille dans les eaux de la Bande de Gaza. Les équipages des navires feront le maximum de trajet possible à la voile pour économiser le fuel, de manière à pouvoir rester en mer aussi longtemps que possible si leur progression est bloquée, dit <b>Hilary Smith</b>, manifestante britannique.<br>

<br>
"<i>Les passagers sont prêts à rester à bord pendant des semaines, ou plus longtemps, si on entrave leur passage</i>", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Londres. "<i>Gaza est une prison virtuelle pour plus d'un million de Palestiniens. Elle est sous siège presque continuellement depuis 2 ans. Israël dit qu'il n'occupe plus la Bande de Gaza, donc les bateaux ne demanderont aucune autorisation à Israël et ne l'autoriseront pas à monter à bord</i>."<br>
<br>
L'année dernière, après que le Hamas en ait pris le contrôle, Israël a imposé un blocus à Gaza et n'a autorisé l'entrée dans le territoire que de quantités limitées de nourriture, de fuel et d'aide. En mars, une coalition de huit groupes du Royaume-Uni pour les droits de l'homme a déclaré que les Gazans vivaient leur pire crise humaine depuis la guerre de 1967.<br>
<br>
Le Docteur <b>Mona El Farra</b>, directrice de la Société du Croissant Rouge Palestinien à Gaza, a dit qu'elle connaissait au moins 226 malades qui étaient morts depuis que le siège a été imposé, dont 55 enfants, et que 1.500 malades sont en attente d'un traitement. "<i>En tant que médecin, je ne connais rien de plus triste que de voir mourir mes malades</i>", dit-elle.<br>

<br>
Free Gaza a dit que les navires seraient inspectés par un service de sécurité indépendant, pour prouver qu'aucune arme ni substance dangereuse ne se trouvent à bord. Le groupe espère emmener un groupe d'étudiants titulaires de bourses Fulbright hors du territoire pour qu'ils puissent poursuivre leurs études à l'étranger, et ramener quelques habitants de Gaza exilés.<br>
<br>
Enfin, un autre but est de créer un lien maritime permanent entre Chypre et Gaza. "<i>Ce n'est pas un unique voyage symbolique</i>", dit l'organisateur israélien <b>Jeff Halper</b>. "<i>L'idée, c'est que lorsque nous atteindrons Gaza, nous aurons brisé le siège</i>".<br>
<br>
Blair doit visiter Gaza dans le cadre de sa mission d'envoyé du Quartet au sujet du développement économique palestinien. Le mois dernier, un voyage programmé a été annulé suite à ce que son porte-parole a qualifié de menaces faites contre lui.                      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007533-1262271.jpg" alt="La soeur de Cherie Blair rejoint la bataille pour briser le blocus de Gaza" title="La soeur de Cherie Blair rejoint la bataille pour briser le blocus de Gaza" />
     </div>
     <div>
      Source :  <a class="link" href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/aug/05/israelandthepalestinians.middleeast">The Guardian </a>       <br />
         	Traduction : MR pour <a class="link" href="http://ism-france.org/news/article.php?id=9610&type=analyse&lesujet=Blocus">ISM </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007533-1262271.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/La-soeur-de-Cherie-Blair-rejoint-la-bataille-pour-briser-le-blocus-de-Gaza_a22592.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007530</guid>
   <title> Noam Shalit se trompe</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 12:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[MOYEN ORIENT]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Dans un court article publié en première page du quotidien arabe basé à Jérusalem Est, Al-Quds, le 5 août, Noam Shalit prétend que le blocus criminel de la Bande de Gaza par Israël est à imputer en premier lieu à la capture, par les combattants de la résistance palestinienne, de son fils, le soldat de l'armée d'occupation israélienne Gilaad Shalit, il y a plus de deux ans.

Par Khaled Amayreh  [amayreh@p-ol.com]mail:amayreh@p-ol.com 
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007530-1262262.jpg" alt=" Noam Shalit se trompe" title=" Noam Shalit se trompe" />
     </div>
     <div>
      Shalit affirme aussi que la "captivité" de son fils est une des raisons principales pour laquelle Israël ne peut pas libérer des milliers de prisonniers politiques et résistants qui croupissent dans les camps de détention israéliens.       <br />
              <br />
       Eh bien, je pense que la déclaration de Shalit, citoyen français qui a émigré en Palestine occupée pour s'approprier une terre et une propriété qui appartiennent à un autre peuple, est une insulte à l'intelligence.       <br />
              <br />
       Il devrait réaliser que s'adonner à la prévarication, aux mensonges et aux demi-vérités ne peut être un substitut véritable à l'approche honnête du "calvaire" de son fils, qui est absolument négligeable comparé au cauchemar qu'endurent plus de 11.000 prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.       <br />
              <br />
       En fait, la façon condescendante d'aborder la question des prisonniers palestiniens par Shalit résume l'approche sioniste globale vis-à-vis des non-juifs en général, et des Palestiniens en particulier, à savoir qu'ils sont des gens moindres, avec des droits moindres, y compris leur droit à la vie.       <br />
              <br />
       En réalité, il n'y a qu'un très faible lien entre le blocus criminel de Gaza et l'affaire Shalit. Après tout, Israël assassine, torture, affame et bloque les Palestiniens depuis longtemps. Israël empêche des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie de se déplacer et de chercher du travail. Et cela n'a rien à voir avec l'affaire Shalit, mais a tout à voir avec le but stratégique d'Israël d'annihiler les Palestiniens en tant que peuple et de se saisir de ce qui reste de leur patrie.       <br />
              <br />
       Prétendre que la capture par des combattants palestiniens d'un soldat israélien d'occupation, qui pourrait bien avoir beaucoup de sang innocent sur les mains, est la cause des politiques simili-nazies d'Israël en Cisjordanie et à Gaza est l'expression flagrante de l'ignorance ou du mensonge criminel.       <br />
              <br />
       Devons-nous croire que le meurtre de sang froid d'Ahmad Mousa, à Ni'lin il y a quelques jours, était motivé par l'emprisonnement de Gilaad Shalit ? Devons-nous croire que la démolition systématique des maisons arabes à Jérusalem Est doit être attribuée à l'affaire Shalit ? Le règne de terreur, semblable à celui de la Gestapo, institué par les colons juifs contre des bergers et des paysans palestiniens innocents, dans divers endroits de Cisjordanie, est-il lié à la même question ?       <br />
              <br />
       De plus, il est absolument faux de dire qu'Israël aurait été plus enclin à libérer les prisonniers palestiniens sans l'affaire Shalit. En fait, seuls les fous et les ignares donneraient à Israël le bénéfice du doute à ce sujet.       <br />
              <br />
       Israël détient des milliers de Palestiniens, dont beaucoup sans charge ni procès, depuis bien longtemps avant "l'enlèvement" de Shalit.       <br />
              <br />
       Feu le dirigeant palestinien Yasser Arafat avait fait ce qu'il pouvait, souvent de manière obséquieuse, pour obtenir la libération des prisonniers palestiniens des geôles israéliennes, en vain.       <br />
              <br />
       Il a révoqué la Charte Nationale Palestinienne, il a emprisonné et torturé les opposants aux Accords d'Oslo pour faire plaisir et pour apaiser Israël, il a fait construire un casino à Jéricho pour recevoir les joueurs israéliens, il a même été à Tel Aviv baiser la main de Lea Rabin, dont le mari avait ordonné à l'armée israélienne de briser les os des enfants palestiniens pendant le Premier Intifada, l'homme qui n'avait pas hésité à révéler que son souhait était de voir Gaza, avec ses 1,5 million d'habitants, sombrer dans la Méditerranée.       <br />
              <br />
       La même chose est arrivée aux prisonniers jordaniens, qui se languissent toujours dans les prisons israéliennes en dépit de la signature d'un traité de paix et les relations exemplaires entre Israël et le royaume hachémite.       <br />
              <br />
       Et qu'en est-il des supplications du Président de l'Autorité Palestinienne Abu Mazen pour la libération des prisonniers du Fatah et autres, dont certains, comme Said Al-Ataba et Abu Ali Yatta, sont dans les prisons israéliennes depuis plus de trente ans ?       <br />
              <br />
       Toutes ces suppliques et ces prières ont-elles réussi à obtenir qu'Israël libère ces prisonniers ?       <br />
              <br />
       Oui, Israël libère occasionnellement quelques prisonniers, pour soutenir la popularité d'Abu Mazen. Cependant, nous savons tous que la condamnation de la plupart des prisonniers libérés dans le contexte de ces "gestes de bonne volonté" était arrivée, ou presque, à expiration.       <br />
              <br />
       En outre, il est bien connu que pour chaque Palestinien relâché, le Shin Beth israélien (la principale agence de renseignements intérieurs) en rafle au moins cinq.       <br />
              <br />
       Cette attitude israélienne constamment arrogante envers les prisonniers palestiniens, comparée à l'approche scandaleusement libérale envers les terroristes et criminels israéliens, a fini par convaincre des millions de Palestiniens, Arabes et Musulmans que la seule manière de faire sortir leurs fils, filles et bien-aimés de l'enfer israélien est celle du Hezbullah et du Hamas. Israël ne doit s'en prendre qu'à lui-même.       <br />
              <br />
       Dans son article, Shalit prétend également que l'emprisonnement souvent interminable des militants palestiniens dans les geôles israéliennes est le résultat inévitable des guerres israélo-palestiniennes précédentes !       <br />
              <br />
       De quelles guerres parle-t-il ? Depuis des lustres, le peuple palestinien fait les frais de la barbarie, de la sauvagerie et du nettoyage ethnique israéliens. Les Palestiniens n'ont jamais mené de guerre contre Israël. Les Palestiniens sont victimes du nazisme israélien. Comment un peuple qui survit et meurt quotidiennement de la main indifférente du sionisme peut-il lancer une guerre contre un pays qui possède des centaines d'armes nucléaires et qui est en contrôle étroit des politiques et des hommes politiques américains ? Comment les victimes d'une agression barbare et du nettoyage ethnique peuvent-ils être les initiateurs d'une guerre ?       <br />
              <br />
       Shalit prétend donc que la fermeture par Israël du carrefour frontalier de Rafah est liée à l'affaire de son fils.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas vrai. Nous savons tous qu'Israël a fermé le carrefour de Rafah et les autres passages frontaliers, presque complètement, bien avant la capture de son fils.       <br />
              <br />
       De façon intéressante, Shalit dit que c'est la captivité de son fils qui maintient en otage des milliers de civils palestiniens, des gens, dit-il, "non impliqués" et souffrant d'une misère effroyable et d'une pénurie aigue des produits de consommation de base.       <br />
              <br />
       Eh bien, merci, Monsieur Shalit, de reconnaître l'innocence des victimes de votre Etat. Merci d'admettre, même indirectement et probablement par inadvertance, qu'Israël est un Etat terroriste qui assassine, affame et torture des civils innocents pour des raisons politiques.       <br />
              <br />
       Mais si ces gens sont innocents, et il est évident qu'ils le sont, alors pourquoi ne dites-vous pas à vos dirigeants qu'imposer un blocus, ruiner et affamer des gens innocents est mauvais, et incompatible avec une éthique morale et religieuse ? L'éthique juive excuse-t-elle la torture de gens innocents qui n'ont rien fait de mal ?       <br />
              <br />
       On peut avoir de la sympathie pour Noam Shalit, en particulier au niveau personnel. Cependant, M. Shalit devrait essayer, même pour un bref instant, de se mettre à la place des pères, mères et cousins des 11.000 prisonniers palestiniens qui, contrairement à lui, ne bénéficient pas de la puissante machine médiatique mondiale qui a fait de son fils le prisonnier le plus célèbre du monde.       <br />
              <br />
       Est-ce que ça ne suffit pas ?       <br />
       	       <br />
         	Traduction : MR pour ISM 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007530-1262262.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Noam-Shalit-se-trompe_a22591.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007528</guid>
   <title>Sionisme contre démocratie</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 12:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique Nationale/Internationale]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Dominés par une propagande qui nous dit que les Juifs israéliens innocents sont persécutés par les Arabes palestiniens mauvais, les USA continuent de subventionner l'Etat juif, et entraînent la nation dans des guerres destructrices, en son nom. Ressasser continuellement l'histoire de l'épouvantable persécution passée donne l'impression que parce que les nazis allemands ont brutalisé les Juifs européens, les Ashkénazes israéliens sont moralement justifiés à brutaliser les Arabes palestiniens.

Par Frank Scott [frankscott@comcast.net]mail:frankscott@comcast.net
Les commentaires politiques de Frank Scott apparaissent dans The Coastal Post, une publication mensuelle de Marin County, Californie, et sur de nombreux sites web, ainsi que sur son blog : [http://legalienate.blogspot.com/ ]url:http://legalienate.blogspot.com/ 		
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007528-1262256.jpg" alt="Sionisme contre démocratie" title="Sionisme contre démocratie" />
     </div>
     <div>
      i["La loyauté première de la configuration du pouvoir sioniste va à l'Etat d'Israël et sa politique est conçue pour coloniser le congrès US au nom et au bénéfice de la 'mère patrie', Israël"]i. James Petras

James Petras parle d'une réalité rarement discutée dans des cercles habitués à au mieux murmurer des critiques sur le soutien des USA à Israël. Il parle du Congrès, mais l'exécutif a été "colonisé" de la même façon. Le comportement téléguidé des principaux candidats à la présidence, faisant des courbettes devant le lobby israélo-américain ou priant devant le Mur des lamentations à Jérusalem, en sont des preuves suffisantes. La domination exercée par ce qu'il appelle la Configuration du Pouvoir Sioniste est un problème très grave pour un public qui n'a généralement pas conscience de son existence, et moins encore du contrôle qu'il exerce sur notre système politique.

Avec une économie paralysée et des forces armées sur-augmentées, des groupes du vieil establishement américain essaient de reprendre le contrôle avant que le dévouement stupide à l'Etat juif ne mène à la ruine totale. Une coterie du vieux pouvoir WASP (protestant blanc anglo-saxon) revitalisé se trouve en lutte avec le bloc du pouvoir juif plus récent. Cet affrontement de gangs au sein de l'establishment n'apportera pas la justice sociale et la paix à l'Amérique, mais il peut donner au public l'opportunité de revenir à la raison. Le soutien à un Etat raciste qui brutalise sa population autochtone d'une manière qui choque les vétérans de l'Afrique du Sud de l'apartheid ne peut que continuer, avec un public maintenu dans le noir.

Dominés par une propagande qui nous dit que les Juifs israéliens innocents sont persécutés par les Arabes palestiniens mauvais, les USA continuent de subventionner l'Etat juif, et entraînent la nation dans des guerres destructrices, en son nom. Ressasser continuellement l'histoire de l'épouvantable persécution passée donne l'impression que parce que les nazis allemands ont brutalisé les Juifs européens, les Ashkénazes israéliens sont moralement justifiés à brutaliser les Arabes palestiniens. Sur une terre qu'ils croient, sans aucune preuve à part la foi juive, être celle de leur origine, les colons sont vus comme les indigènes, alors que le peuple qui y vit depuis des siècles est expulsé, traité de terroristes et, en dépit de ses origines sémites, traité d'antisémite par ceux dont le seul lien avec le sémitisme est leur système de croyance.

Cette situation serait digne de la dernière comédie macabre si elle n'était si dangereuse pour l'humanité toute entière. Israël est dirigé par quelques personnalités sérieusement perturbées, qui n'ont pas en main une hache, mais des armes nucléaires. Ce qui n'est bien sûr jamais mentionné par ce qu'on appelle la communauté internationale, ce qui veut dire l'Amérique, Israël et une poignée d'états larbins.

Comment les USA peuvent-ils poursuivre leur multi-milliards de dollars d'aide à Israël, les guerres interminables et le maintien de bases militaires dans des centaines de pays étrangers, alors que son peuple subit un statut économique en sérieux déclin ? C'est seulement avec l'aide de médias qui nous dirons que l'origine de nos problèmes se trouve dans des endroits lointains plutôt qu'à la maison, et que notre allié le plus important au monde est Israël. Les deux sont dans un déni total de réalité. Une attitude individuelle sur de telles présomptions serait jugée cliniquement folle et vaudrait à son auteur l'internement psychiatrique. Notre société se comporte comme si les illusions étaient la réalité, les mensonges la vérité et un comportement psychotique le signe d'une excellente santé mentale.

Les USA ont pour des milliards de dollars de dettes et sont haïs non seulement au Moyen Orient, mais aussi dans de plus en plus d'autres endroits du monde, ce qui entraîné les appels au changement qui ont vu les WASP revenir, reprendre le contrôle au bloc au pouvoir qui a joué un rôle majeur dans la création de la crise actuelle, à part celui, non reconnu, qui est là depuis plus longtemps, le capitalisme lui-même.

Cette menace majeure sur l'avenir de l'humanité dépend peu du caractère "gentil" ou juif du groupe dirigeant, mais du fait qu'il permette ou non que le système détruise la planète entière, et pas seulement le Moyen Orient.

La relation entre la politique et la manière dont elle est rapportée est claire dans la préparation des Américains à une guerre avec l'Iran, et puis leur suggérant une indécision peut-être oui &#8211; peut-être non. Chaque fois que les discours enflammés sur l'Iran refroidissent légèrement, le prix du gasoil descend. Jusqu'à la prochaine poussée de brouhaha fanatique qui clamera que l'Iran veut atomiser Israël et exterminer tous les Juifs, auquel cas le prix remontera.

Ces fluctuations entre la rhétorique maniaque et le prix du pétrole font partie de la lutte pour exercer le contrôle sur la politique US au Moyen Orient. Le fait que les Américains n'utilisent pas autant d'essence n'a pas échappé à la vigilance du pétro-capital et cela joue sûrement un rôle dans la diminution récente du prix, qui est encore bien plus haut qu'il ne l'était il y a un an. On continue pourtant à faire croire que ce sont les puissances pétrolières qui nous poussent à la guerre en Irak, en dépit du fait que cela voudrait dire que Big Oil a décidé de compromettre ses relations étrangères et d'observer les Américains consommer moins de son produit.

Cette histoire ridicule est à la mesure de l'étendue du pouvoir juif-israélien non seulement sur le gouvernement, mais sur les médias qui contrôlent la connaissance du public américain.

Des fables continuelles sur une prétendue menace iranienne, basée sur la même preuve fictive, des craintes surnaturelles et des tendances psychotiques qui transforment Israël en un cauchemar national pour les Arabes palestiniens en Disneyland paradisiaque pour les Juifs israéliens, rendent encore plus vital que jamais de mettre un terme à cette folie.

Elire un nouveau membre de la population colonisée à la présidence, que ce soit aux USA ou en Palestine, ne fera pas une grosse différence.

Plutôt que d'un simple changement au sommet, qui est une partie du problème, nous avons besoin que les masses populaires de la base se réveillent à l'action, ce qui pourrait apporter une réelle solution : une démocratie à 50 états aux USA, et une démocratie à un Etat en Palestine.
	
  	Source : [Online Journal]url:http://onlinejournal.com/artman/publish/article_3591.shtml
  	Traduction : MR pour [ISM ]url:http://ism-france.org/news/article.php?id=9618&type=analyse&lesujet=Sionisme
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007528-1262256.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Sionisme-contre-democratie_a22590.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007506</guid>
   <title>Une nouvelle guerre commence dans le Caucase (RBC Daily, Gazeta, Moskovski komsomolets)</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Conflits et guerres actuelles]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007506-1262222.jpg" alt="Une nouvelle guerre commence dans le Caucase (RBC Daily, Gazeta, Moskovski komsomolets)" title="Une nouvelle guerre commence dans le Caucase (RBC Daily, Gazeta, Moskovski komsomolets)" />
     </div>
     <div>
      La Géorgie a finalement fait ce à quoi elle se préparait depuis plusieurs années: Tbilissi a déclenché une guerre contre l'Ossétie du Sud, rapportent vendredi les quotidiens RBC Daily, Gazeta, et Moskovski komsomolets.       <br />
              <br />
       La proche parenté avec les Ossètes du Sud entraînera immanquablement dans la guerre l'Ossétie du Nord et, par conséquent, tout le Caucase russe. Tbilissi et Washington ne cachent pas leur intention d'évincer la Russie de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, quitte à employer pour cela la force militaire.       <br />
              <br />
       L'ex-premier ministre sud-ossète Oleg Teziev a déclaré qu'une véritable guerre avec l'emploi d'armements lourds se déroulait dans la république. "Il est erroné de parler d'une petite confrontation. Une véritable guerre fait rage depuis déjà une semaine en Ossétie du Sud", a-t-il déclaré au quotidien Gazeta.       <br />
              <br />
       Une des particularités de cette nouvelle guerre osséto-géorgienne est sans doute la forte polarisation des positions de la Russie et des Etats-Unis. Les intérêts diamétralement opposés de Moscou et de Washington en Transcaucasie étaient évidents dès le début des années 90, mais à cette époque-là, les parties pouvaient encore faire semblant de se trouver "au-dessus de l'affrontement". A présent, les Etats-Unis et leurs alliés ne font pas que soutenir ouvertement la Géorgie, ils mettent en garde assez nettement la Russie quand à un éventuel "réchauffement" du Caucase du Nord (Mattew Bryza, assistant de la secrétaire d'Etat américaine, l'a maintes fois déclaré). Compte tenu de l'intention de volontaires caucasiens de combattre aux côtés de l'Ossétie du Sud et du fait que les flots de réfugiés sud-ossètes pourraient aggraver les tensions osséto-ingouches dans le district Prigorodny de l'Ossétie du Nord, cela pourrait très bien arriver.       <br />
              <br />
       La Russie continue à exprimer sa préoccupation et invite les parties à la réconciliation, mais ni Tbilissi, ni les autres capitales du monde ne la considèrent comme neutre, surtout après les récentes promesses du ministère russe des Affaires étrangères et du commandement de la Région militaire du Caucase du Nord de défendre les citoyens russes dans les républiques non reconnues, ainsi que le vol démonstratif des chasseurs russes au-dessus de Tskhinvali. Des sources au sein du ministère russe de la Défense ont fait savoir au quotidien RBC Daily que les troupes de la Région militaire du Caucase du Nord avaient été mises en état d'alerte.       <br />
              <br />
       "Toutes les décisions concrètes sur le transfert des troupes et l'emploi des armes sont la prérogative des dirigeants politiques, a-t-on fait remarquer au ministère. Si l'ordre est donné, nos troupes entreront dans la zone du conflit en vue de défendre les citoyens russes".       <br />
              <br />
       "La reprise des hostilités ne fera qu'inciter la Russie à reconnaître les républiques (autoproclamées), a déclaré au quotidien Moskovski komsomolets Konstantin Zatouline, député de la Douma (chambre basse du parlement russe) et directeur de l'Institut des pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants). Bien que cela puisse entraîner de vives réactions, la reconnaissance est nécessaire pour que la Géorgie cesse d'espérer qu'après une nouvelle provocation l'Ossétie du Sud rendra les armes".       <br />
              <br />
       Le parlementaire estime que le retour de l'Ossétie du Sud au sein de la Géorgie ne peut être obtenu qu'au prix d'un bain de sang et que cela ne contribuerait pas à l'instauration de la paix, mais provoquerait au contraire une guérilla dans la région.       <br />
              <br />
       Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007506-1262222.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Une-nouvelle-guerre-commence-dans-le-Caucase-RBC-Daily,-Gazeta,-Moskovski-komsomolets-_a22589.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007487</guid>
   <title>La Géorgie a lancé cette nuit une agression contre l'Ossétie du Sud (SYNTHESE)</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007487-1262177.jpg" alt="La Géorgie a lancé cette nuit une agression contre l'Ossétie du Sud (SYNTHESE)" title="La Géorgie a lancé cette nuit une agression contre l'Ossétie du Sud (SYNTHESE)" />
     </div>
     <div>
      La Géorgie a entamé dans la nuit de jeudi à vendredi des combats militaires dans la zone du conflit osséto-géorgien. Les autorités sud-ossètes, qui dénoncent l'engagement d'avions et de chars, font état de plus de 15 civils tués.       <br />
              <br />
       Tbilissi s'est déclaré contraint de renoncer au cessez-le-feu unilatéral face au pilonnage régulier des villages géorgiens par les troupes séparatistes.       <br />
              <br />
       A Tskhinvali, plusieurs bâtiments du centre-ville sont en feu. Le siège du parlement de la république indépendantiste a été entièrement brûlé, et d'autres bâtiments administratifs ont été touchés.       <br />
              <br />
       L'armée géorgienne s'est emparée de plusieurs quartiers de Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud séparatiste, et de onze villages aux abords de la ville, a annoncé la chaîne de télévision géorgienne Roustavi-2 citée par l'agence News Georgia.       <br />
              <br />
       La Russie a exigé l'arrêt immédiat des violences et convoqué une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU.       <br />
              <br />
       Le président russe Dmitri Medvedev, informé en temps réel de la situation en Ossétie du Sud, étudie les mesures "urgentes" à prendre, a annoncé vendredi le service de presse du Kremlin.       <br />
              <br />
       Le premier ministre russe Vladimir Poutine, en visite vendredi à Pékin, a dénoncé "l'agression" de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud séparatiste, où stationne une force russe de maintien de la paix, et n'a pas exclu des mesures de rétorsion.       <br />
              <br />
       Le ministre d'Etat géorgien de la Réintégration Témour Yakobachvili a annoncé vendredi que les autorités géorgiennes contrôlaient presque toutes les localités de l'Ossétie du Sud.       <br />
              <br />
       La mobilisation générale des réservistes a été décrétée vendredi 8 août en Géorgie, a annoncé le président géorgien Mikhaïl Saakachvili sur une chaîne de télévision géorgienne.       <br />
              <br />
       La Géorgie a lancé la tactique de la "terre brûlée" en rasant cinq villages ossètes, a déclaré le représentant des autorités sud-ossètes à Moscou, Dmitri Medoïev.       <br />
              <br />
       Il y a des morts et des blessés parmi les casques bleus déployés en Ossétie du Sud, a fait savoir vendredi le commandement de la Force mixte de maintien de la paix dans la zone du conflit.       <br />
              <br />
       "Les troupes géorgiennes mènent des tirs de précision contre les cantonnements des soldats de la paix russes à Tskhinvali", a affirmé le commandement.       <br />
              <br />
       Il a précisé que des obus d'artillerie et des roquettes avaient frappé les casernes du contingent russe, faisant des morts et des blessés.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conflit osséto-géorgien: l'implication des Etats-Unis est évidente (député russe)</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007487-1262180.jpg" alt="La Géorgie a lancé cette nuit une agression contre l'Ossétie du Sud (SYNTHESE)" title="La Géorgie a lancé cette nuit une agression contre l'Ossétie du Sud (SYNTHESE)" />
     </div>
     <div>
      La Géorgie n'aurait pas pu lancer de campagne militaire en Ossétie du Sud sans la participation des Etats-Unis, a annoncé vendredi Vladimir Vassilyev, chef du comité pour la Sécurité de la Douma (chambre basse du parlement russe).       <br />
              <br />
       La ville de Tskhinvali a été pilonnée par l'armée géorgienne durant la nuit de jeudi à vendredi. La Géorgie s'est déclarée contrainte de renoncer au cessez-le-feu unilatéral après les tirs réguliers de l'Ossétie du Sud contre des villages géorgiens. Les autorités sud-ossètes ont fait état de 15 morts.       <br />
              <br />
       "La Géorgie n'aurait rien pu faire sans le soutien des Etats-Unis", a déclaré M. Vassiliev lors d'une conférence de presse.       <br />
              <br />
       Selon lui, aux cours des dernières années, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a tout fait pour augmenter le budget militaire du pays.       <br />
              <br />
       "Le pays se préparait à des actions militaires", a souligné le parlementaire russe.       <br />
              <br />
       M. Vassiliev juge inopportun de convoquer une réunion extraordinaire de la Douma compte tenu de la situation dans la zone du conflit.       <br />
              <br />
       "Je pense que dans cette situation créée par le gouvernement géorgien, le parlement géorgien porte également une grande part de responsabilité, et nous devons nous adresser à la communauté internationale dans le format de l'ONU", a-t-il noté.       <br />
              <br />
       "Tout Etat violant la charte de l'ONU doit être exclu de cette organisation. C'est évident", a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       La Russie souhaite la paix dans la région et envisage de poursuivre sa mission de paix conformément aux engagements pris. Pour le moment, le principal, c'est de ne pas lutter contre l'agression, mais de rétablir la paix dans la région, a conclu le député.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conflit osséto-géorgien: des morts et des blessés parmi les casques bleus (commandement)</b></div>
     <div>
       Il y a des morts et des blessés parmi les casques bleus déployés en Ossétie du Sud, a fait savoir vendredi le commandement de la Force mixte de maintien de la paix dans la zone du conflit.       <br />
              <br />
       "Les troupes géorgiennes mènent des tirs de précision contre les cantonnements des soldats de la paix russes à Tskhinvali", a affirmé le commandement.       <br />
              <br />
       Il a précisé que des obus d'artillerie et des roquettes avaient frappé les casernes du contingent russe, faisant des morts et des blessés. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ossétie du Sud: le Kremlin envisage des mesures </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007487-1262182.jpg" alt="La Géorgie a lancé cette nuit une agression contre l'Ossétie du Sud (SYNTHESE)" title="La Géorgie a lancé cette nuit une agression contre l'Ossétie du Sud (SYNTHESE)" />
     </div>
     <div>
      Le président russe Dmitri Medvedev, informé en temps réel de la situation en Ossétie du Sud, est en train d'étudier les mesures "urgentes" à prendre, a annoncé vendredi le service de presse du Kremlin.       <br />
              <br />
       "Un ensemble de mesures urgentes est actuellement examiné sous la direction de Dmitri Medvedev pour apaiser la situation en Ossétie du Sud, défendre la population civile locale compte tenu du mandat dont disposent les forces russes de maintien de la paix, protéger les ressortissants russes et les intérêts nationaux de la Russie", a indiqué le Kremlin.       <br />
              <br />
       La Géorgie a entamé dans la nuit de jeudi à vendredi des combats militaires dans la zone du conflit osséto-géorgien. Les autorités sud-ossètes qui dénoncent l'engagement d'avions et de chars font état de plus de 15 civils tués. Tbilissi s'est déclaré contraint de renoncer au cessez-le-feu unilatéral face au pilonnage régulier des villages géorgiens par les troupes séparatistes. La Russie, elle, a exigé la fin immédiate des violences et convoqué une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU.       <br />
              <br />
       Les républiques sécessionnistes d'Abkhazie (nord-ouest), d'Adjarie (sud-ouest) et d'Ossétie du Sud (nord) ont proclamé leur indépendance après la chute de l'URSS, mais seule l'Adjarie est rentrée dans le giron géorgien. Des affrontements meurtriers ont opposé Abkhazes et Sud-Ossètes à la Géorgie à partir de 1992 et n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix. Elu en 2004, le président Mikhaïl Saakachvili a promis de rétablir l'autorité de Tbilissi sur les régions séparatistes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007487-1262177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/La-Georgie-a-lance-cette-nuit-une-agression-contre-l-Ossetie-du-Sud-SYNTHESE-_a22588.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007485</guid>
   <title>Olli Heinonen est arrivé à Téhéran</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRNA</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Le directeur général adjoint de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Olli Heinonen est arrivé à Téhéran jeudi pour une visite de deux jours.       <br />
              <br />
       L'AIEA a annoncé que M. Heinonen s'entretiendrait avec des responsables iraniens chargés du dossier nucléaire du processus de coopération bilatérale entre l'Iran et l'AIEA.       <br />
              <br />
              <br />
       Le numéro deux de l'AIEA doit discuter du dossier nucléaire de l'Iran avec le chef adjoint de l'Organisation de l'énergie atomique de l'Iran chargé des affaires internationales Mohammad Saeedi et le représentant permanent de l'Iran auprès de l'AIEA , Ali-Asghar Soltaniyeh.       <br />
              <br />
              <br />
       Leurs entretiens interviennent juste 24 heures après que les six grandes puissances mondiales aient convenu d'envisager de nouvelles sanctions contre l'Iran.       <br />
              <br />
              <br />
       Le 14 juin, le chef de la diplomatie de l'Union européenne Javier Solana a remis l'offre aux autorités iraniennes au nom de la France, de la Grande-Bretagne, de la Chine, des Etats-Unis et de l'Allemagne, lors de sa visite à Téhéran avec pour objectif de persuader l'Iran de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.       <br />
              <br />
              <br />
       Lors de cette visite, les représentants de cinq des six pays, à l'exception des       <br />
       Etats-Unis, ont aussi pris part aux négociations avec les responsables iraniens.       <br />
              <br />
              <br />
       L'Iran a aussi présenté son propre ensemble de propositions, ayant pour objectif de régler les questions régionales et internationales, dont la question nucléaire iranienne.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007485</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007481</guid>
   <title>Il n'y pas de place pour les vieillards! </title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique Nationale/Internationale]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007481-1262169.jpg" alt="Il n'y pas de place pour les vieillards! " title="Il n'y pas de place pour les vieillards! " />
     </div>
     <div>
      Bien que l'équipe médicale de John McCain ait démenti les rumeurs, circulant autour la maladie, les nouveaux examens de sa peau, effectué par ces dernières, ont mis en cause la santé du candidat républicain, ce qui s'est transformé en un défi électoral pour le candidat de l'Arizona. A vient d'annoncer dans un reportage la chaîne "DW", concernant l'état de santé des deux candidats à la présidentielle américaine 2008. " Est-ce que le candidat de 71 ans qui fêtera ses 72 ans le 29 août n'est pas trop âgé pour accéder au poste de président?"<br>Les derniers reportages des médias américains sur l'état de santé de McCain ont entraîné des spéculations sur le candidat des Républicains. Quoi que les médecins de McCain aient confirmé sa santé pour succéder au locataire actuel de la Maison Blanche, mais cela fait l'objet des hésitations. <br>Entre 1993 et 2000, il a subi 4 opérations chirurgicales, pour levers des tumeurs cancéreux. <br>John McCain plaisante souvent sur le fait qu'il est plus vieux que la poussière avec plus de cicatrices que Frankenstein. Plus tôt cette année il a dit à un journaliste qu'il avait récemment quitté la maison du vieux soldat pour une dernière charge de cavalerie." En décembre dernier dans le New Hampshire, un électeur d'une vingtaine d'années demande à McCain s'il ne craint pas de mourir en activité. "<br>A partir de 1966, depuis le porte-avions Forrestal, John McCain mène des missions de bombardement du Nord-Vietnam aux commandes de son Skyhawk. Un jour, alors qu'il grimpe dans le cockpit, un missile tiré par accident sur le pont d'envol transperce son réservoir. Il a juste le temps de s'extirper de son appareil. L'explosion qui s'ensuit déclenche un incendie qui va durer vingt-quatre heures, tuer 132 marins et détruire 20 appareils.<br>A peine blessé, McCain est abattu deux mois plus tard, en octobre 1967, au-dessus de Hanoi, par un missile de fabrication soviétique. Lorsqu'il s'éjecte, la violence du choc lui brise les deux bras et une jambe. Tombé en parachute au milieu d'un lac, il va se noyer lorsque des habitants le recueillent. Pour mieux le lyncher. On lui crache dessus, lui brise une épaule et lui troue l'abdomen avec une baïonnette. <p>Expédié inconscient dans un camp de prisonniers, il y est sauvé par des camarades, avant, rapidement, d'être mis à l'isolement pour deux ans. Et torturé quotidiennement. Les dents cassées, les os brisés, au bord du suicide, il finit par craquer. Et rédige sous la dictée une confession. "Chaque homme a son point de rupture, j'avais atteint le mien", répète-t-il depuis. Pourtant, jamais il ne livrera un nom. Et refuse d'être libéré avant les autres, comme le lui proposent les Vietnamiens ayant découvert qu'il était fils d'amiral.</p><p>Il passe cinq ans et demi en détention, avant d'être libéré en mars 1973, à la suite des accords de Paris. S'appuyant sur des béquilles, il est accueilli à la Maison-Blanche par le président Richard Nixon. Vient alors pour lui l'heure difficile de la réadaptation. De la rééducation d'un corps fatigué qui ne lui permet plus de piloter. <br>Malgré tout, le rival de McCain, Barak Obama se trouve dans le meilleur état de santé, confirment les médecins du candidat de l'Illinois, d'autant plus qu'il ne cesse de faire du sport. Entre temps, il y a seulement un problème: Obama est fumeur. Le problème, dont les Républicains pourraient profiter en faveur de son candidat. <strong>Suite</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007481-1262169.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Il-n-y-pas-de-place-pour-les-vieillards!_a22586.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007479</guid>
   <title>Les interventions américaines dans les affaires du Liban</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Avec l'adoption de la déclaration ministérielle du nouveau gouvernement libanais, évoquant, entre autres, le soutien à la résistance anti-sioniste, la crise politique du pays semble être réglée. En même temps, un nouveau tour de complots a été commencé par les Etats-Unis et le régime sioniste contre le Liban. Dans ce cadre, le commandant des forces américaines en Irak, David Petraeus qui doit assumer, bien tôt, au mois de septembre, son nouveau poste du commandant des forces américaines au Moyen-Orient, a effectué une visite inopinée à Beyrouth pour s'entretenir avec le Président Michel Sleimane, le Premier ministre, Fouad Siniora et le ministre de la Défense, Elias Murr. Petraeus a débattu à Beyrouth, des aides militaires américaines à l'armée libanaise et de la formation des forces libanaises, faisant également part de l'aide de 15 millions de dollars des Etats-Unis à l'armée libanaise. La présence hâtive du commandant américain au Liban témoigne, certainement, des inquiétudes de la Maison Blanche pour le soutien et l'attachement, de plus en plus, des Libanais à la résistance, l'échec du régime sioniste ainsi que de l'échec de ses efforts afin de marginaliser la résistance libanaise et faire avancer ses propres politiques expansionnistes. C'est pourquoi, les responsables américains ont procédé à nouvelles interventions et politiques divisionnistes au Liban pour mettre des entraves à la solution de la crise politique de ce pays et empêcher l'unité des Libanais. Washington a consacré des budgets médiocres pour soi disant aider l'armée libanaise et procéder à la formation des forces libanaises pour ainsi influencer cette institution défensive et préparer sa présence militaire au Liban. N'oublions pas en passant qu'en pénétrant l'armée libanaise, les Etats-Unis cherche aussi à obtenir des renseignements et informations pour les mettre à la disposition de son ami sioniste. La poursuite des interventions américaines dans les affaires intérieures libanaises n'est pas allée sans provoquer la vive critique de l'opinion publique et des personnalités juridiques du pays. Et comme toujours, avec leur vigilance et leur solidarité, les Libanais finiront pas déjouer les complots israélo-américains et continueront à soutenir la résistance, au grand dam de leurs ennemis jurés. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007479</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007475</guid>
   <title>Dialogue direct avec Israël, Damas rejette l'idée</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[PROCHE ORIENT]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007475-1262163.jpg" alt="Dialogue direct avec Israël, Damas rejette l'idée" title="Dialogue direct avec Israël, Damas rejette l'idée" />
     </div>
     <div>
      Peut-on vraiment liquider en l'espace de quelques mois, vécu au pas de charge, un rébus historique aussi complexe que la relation Damas- Tel-Aviv ? Bien sûr que non. Ce "non", ce ne sont pas les analystes qui le formulent, mais les Syriens eux-mêmes. Le Conseiller du Président Assad aux affaires politiques, Bathineh Chabane, vient ainsi d'affirmer que dans l'état actuel des choses, un passage du dialogue indirect aux pourparlers directs avec Israël lui semblait plus qu'improbable. M Chabane, tout comme la totalité de la classe dirigeante syrienne, sait en effet que vouloir obtenir la restitution du Golan occupé autour de la table des négociations et ce, sans autre forme de procès, relève d'aveuglement sinon d'illusion. C'est tirer des plans sur la comète que de croire Israël, auteur de l'échec des pourparlers syro-sionistes de 1991 à 2000, sincère dans ses paroles, fidèle à ses promesses. Surtout en ces temps de grave crise interne où l'entité sioniste, fortement ébranlée suite à sa défaite au Liban, est prêt à mordre à n'importe quel hameçon, même le plus spectaculaire, pour se donner auprès de son opinion un semblant de cohérence et d'initiative. Avec un Bush finissant et un Olmert en instance de départ, on est donc en droit de se demander pourquoi Damas insiste à conserver ses contacts avec le régime sioniste. La raison s'inscrit vraisemblablement dans une perspective de stratégie à long terme, stratégie qui cherche à faire contrepoids à la politique d'isolement dont la Syrie est victime depuis des années. Assad et ses proches ont agi intelligemment quand ils ont décidé de répondre "oui" à l'appel des médiateurs turcs et à amorcer un dialogue interposé avec les sionistes. Cela ne servira pas la cause de la paix, on s'en doute, mais cela aura au moins la vertu de monter à l'opinion internationale la bonne fois d'une Syrie que l'Amérique n'a cessé de diaboliser et qui aspire à normaliser ses liens avec le reste du monde. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007475-1262163.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Dialogue-direct-avec-Israel,-Damas-rejette-l-idee_a22584.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007471</guid>
   <title>L'indifférence de la jeunesse américaine à son avenir</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007471-1262160.jpg" alt="L'indifférence de la jeunesse américaine à son avenir" title="L'indifférence de la jeunesse américaine à son avenir" />
     </div>
     <div>
      Selon un sondage, près de la moitié des jeunes et des &#8206;adolescents américains est devenue tout à fait indifférente, surtout &#8206;ces 5 dernières années, à l'avenir de leur pays, s'attendant à un &#8206;changement profond de la situation actuelle après la présidentielle &#8206;américaine. D'après un rapport publié par le quotidien allemand &#8206;Der Tax Spiegel, les jeunes américains ont perdu leur confiance en &#8206;la société. Ce alors que ces derniers ont plutôt confiance en leurs &#8206;propres capacités individuelles et espèrent l'avènement d'un grand &#8206;changement après les prochaines présidentielles US. Selon une &#8206;enquête effectuée récemment sur la jeunesse américaine, elle a &#8206;perdu ces 5 dernières années son espérance envers l'état actuel de &#8206;son pays. En 2003, près de 75 pour cent des jeunes de 13 à 19 ans &#8206;étaient encore optimistes envers l'avenir de leur pays. Ce alors que &#8206;selon le récent sondage, ce chiffre a enregistré une réduction de 53 &#8206;pour cent. De même, 75 pour cent des interrogés attendent un &#8206;changement fondamental dans la politique de l'administration &#8206;américaine, suite à la prochaine élection. Notons que ce sondage &#8206;est le dixième sondage effectué par l'Institut Horatio Alger depuis &#8206;&#8206;1978. Le dit sondage montre bien que les difficultés pèsent de tout &#8206;leur poids sur les jeunes, et la crise économique, la guerre et de &#8206;nombreux autres problèmes les ont rendus pessimistes envers &#8206;l'avenir. En même temps et en dépit de tous ces problèmes, les &#8206;jeunes américains comptent beaucoup sur leurs capacités &#8206;personnelles. &#8206;       <br />
       Cette vue négative et pessimiste envers son avenir n'est pas propre &#8206;à la jeunesse et est partagée par la majorité des Américains qui &#8206;n'ont une opinion favorable de la politique de leur pays. Selon un &#8206;autre sondage réalisé il y a une semaine sur un échantillon de 1041 &#8206;personnes par la chaîne CNN, 76 pour cent des sondés pensent &#8206;que la politique US fait fausse route. Cette enquête d'opinion &#8206;montre également la baisse de la cote de popularité du président &#8206;Bush et du Congrès américain. Alors que 30 pour cent des &#8206;interrogés approuvent le bilan, de Bush, 70 pour cent sont &#8206;mécontents de sa politique. De même, 77 pour cent des sondés &#8206;désapprouvent le bilan du Congrès, et seuls 22 pour cent en ont &#8206;une vue positive. Toujours d'après ce sondage, 36 pour cent des &#8206;interrogés estiment que les députés démocrates font bien leur &#8206;travail alors que 63 pour cent sont contre cet avis.&#8206;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007471-1262160.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/L-indifference-de-la-jeunesse-americaine-a-son-avenir_a22583.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007468</guid>
   <title>L'Islam, deuxième religion de Russie</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      L'Islam est en forte progression en Russie. Selon le site &#8206;d'Internet du réseau international d'informations, l'Islam &#8206;deviendra en 2050 la première religion en Russie. Selon Roman &#8206;Siyanitov, islamologue russe, l'Islam est actuellement la deuxième &#8206;religion du pays. Selon les chiffres officiels, près de 230 millions &#8206;musulmans vivent en Russie. La campagne d'intoxication anti-&#8206;islamique a fait l'effet inverse et les peuples expriment de plus en &#8206;plus leur désir de connaître davantage l'Islam. &#8206; 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007468</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007467</guid>
   <title>Somalie : Attaque par mortier contre le palais présidentiel</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Selon des témoins oculaires au sud de Somalie, les rebelles &#8206;ont attaqué par mortier le palais présidentiel et l'aéroport de &#8206;Mogadiscio. Selon l'agence de presse Xinhua, 6 obus de mortier &#8206;ont touché le bâtiment où habite le président Abdullay Youssef, &#8206;dans le quartier Bidawé, sans pouvoir pourtant l'atteindre. &#8206;Toujours selon des témoins, des obus de mortier ont touché &#8206;l'enceinte du palais présidentiel et de l'aéroport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007467</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007462</guid>
   <title>La nation toute nue, À propos d'un refus de naturalisation pour cause de « burqa » et de « salafisme »</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[FRANCE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Par un arrêt en date du 27 juin 2008 qui a fait couler beaucoup d’encre, le Conseil d’Etat, sur le rapport de Madame Sophie-Caroline de Margerie (Conseiller d’État) et au vu des conclusions de Madame Emmanuelle Prada-Bordenave (Commissaire du gouvernement), a confirmé l’opposition du Gouvernement à l’acquisition par mariage de la nationalité française d’une marocaine, Faïza A., sous la motivation suivante : « Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que, si Mme A possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d’égalité des sexes ; qu’ainsi, elle ne remplit pas la condition d’assimilation posée par l’article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l’acquisition par mariage de la nationalité française de Mme A ». 

Par Laurent Lévy     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1007462-1262149.jpg" alt="La nation toute nue, À propos d'un refus de naturalisation pour cause de « burqa » et de « salafisme »" title="La nation toute nue, À propos d'un refus de naturalisation pour cause de « burqa » et de « salafisme »" />
     </div>
     <div>
      <p class="spip">La loi ne prévoit en effet pas que la personne mariée à un conjoint de nationalité française peut de plein droit acquérir cette nationalité. Si une simple déclaration y suffit, il demeure que, aux termes de l'article 21-4 du Code civil,</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;Le Gouvernement peut s'opposer, par décret en Conseil d'État, pour [...] défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger&nbsp;» </i></p>

<p class="spip">Le Conseil d'État ayant écarté les moyens de la requérante, tirés de la liberté d'expression religieuse et de l'article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits humains, et les règles de la procédure ayant été respectées par le Gouvernement, il semble bien que l'arrêt en question soit inattaquable sur un strict point de vue juridique. Mais la règle de droit qu'il met en &#339;uvre mérite d'être interrogée.</p>

<p class="spip">Quoique la décision ne fasse aucune allusion au comportement vestimentaire de la requérante, on sait par le débat suscité par cette affaire que ce que l'arrêt du 27 juin caractérise comme <i class="spip">«&nbsp;une pratique radicale de sa religion&nbsp;»</i> se manifestait entre autres par le port du «&nbsp;niqab&nbsp;» (voile couvrant ne laissant paraître que les yeux), inexactement désigné comme «&nbsp;burqa&nbsp;» (tenue traditionnelle afghane, qui masque le visage des femmes derrière un genre de grillage) par la plupart des commentateurs. Madame Prada-Bordenave précisait en outre dans son rapport que</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille et semble trouver cela normal. L'idée même de contester cette soumission ne l'effleure même pas&nbsp;».</i></p>

<p class="spip">Et d'ajouter que ses déclarations sont <i class="spip">«&nbsp;révélatrices de l'absence d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française&nbsp;». </i></p>

<p class="spip">Il n'en fallait pas moins pour fonder la décision.</p>

<p class="spip">On n'épiloguera pas sur la vraisemblance qu'une femme, fût-elle marocaine, et s'exprimant parfaitement en français, n'ait ainsi</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;aucune idée [&nbsp;! ] sur la laïcité ou le droit de vote&nbsp;». </i></p>

<p class="spip">Mais on peut gager qu'il y a bien du fantasme orientalisant, et dans le fond bien du mépris, derrière une telle imputation. Il est par contre fort possible que Faïza A. et la commissaire du Gouvernement ne partagent pas le même point de vue quant à ces questions. Mais peu importe. On n'insistera même pas sur l'affirmation que cette femme, dont les voisins attestent qu'elle va comme tout le monde faire ses courses dans le quartier, et bavarde tranquilement avec ses voisines, aurait vécu</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;retranchée de la société française&nbsp;». </i></p>

<p class="spip">Car la question de fond, si l'on tient pour acquis que la décision en cause est bien fondée en droit, c'est la règle de droit elle-même, et le nationalisme, c'est à dire le racisme, qu'elle sous-tend.</p>

<p class="spip">De quoi s'agit-il en effet&nbsp;? Le Conseil d'État valide le décret du Gouvernement s'opposant à l'acquisition de la nationalité française par mariage, par une femme marocaine, et ce pour «&nbsp;défaut d'assimilation&nbsp;», au motif que sa pratique, qualifiée de «&nbsp;radicale&nbsp;» de sa religion, serait incompatible avec les «&nbsp;valeurs essentielles de la communauté française&nbsp;», au rang desquelles le «&nbsp;principe d'égalité des sexes&nbsp;».</p>

<p class="spip">Il n'y a pourtant pas grand chose ici qui aille de soi.</p>

<p class="spip"><strong class="spip">«&nbsp;Assimilation&nbsp;» et «&nbsp;valeurs essentielles&nbsp;»</strong></p>

<p class="spip">Qu'est-ce, par exemple, que cette «&nbsp;assimilation&nbsp;» exigée pour l'acquisition de la nationalité française&nbsp;? On peut imaginer que cela signifie que l'étranger-ère est devenu «&nbsp;similaire&nbsp;», «&nbsp;semblable&nbsp;» aux français-es. Mais qu'est-ce que cela signifie&nbsp;? Les français-es, sont tou-te-s différent-es. Auxquel-le-s faut-il être semblables&nbsp;? A quel type moyen&nbsp;?</p>

<p class="spip">On peut certes imaginer que l'assimilation consisterait simplement à avoir une vie «&nbsp;normale&nbsp;» dans la société française. Mais on retombe sur cette notion de «&nbsp;normalité&nbsp;». Qu'est-ce qui pourrait définir une vie «&nbsp;normale&nbsp;» dans un pays où existent des centaines de modes de vie, de choix, de goûts, d'opinions différentes&nbsp;?</p>

<p class="spip">L'élément légal qui permet au Gouvernement de s'opposer à l'acquisition de la nationalité française est donc des plus flous, des plus incertains. Pour caractériser le défaut d'assimilation, le Conseil d'État à donc recours à une notion qu'il semble considérer comme définissant l'assimilation, l'adoption des «&nbsp;valeurs essentielles de la communauté française&nbsp;», que la commissaire du Gouvernement avait évoquées comme «&nbsp;valeurs essentielles de la société française&nbsp;».</p>

<p class="spip">Or, cette notion est elle-même très incertaine. L'évoquer suppose en effet, qu'on tienne pour acquis que la «&nbsp;communauté française&nbsp;» partagerait bien des «&nbsp;valeurs essentielles&nbsp;». Il est pourtant difficilement discutable que rares sont ces «&nbsp;valeurs&nbsp;» qui seraient effectivement partagées par l'ensemble de la «&nbsp;communauté française&nbsp;», ici considérées &#8211; puisqu'il s'agit d'accession à la nationalité &#8211; comme des valeurs «&nbsp;nationales&nbsp;» (le sens premier du mot «&nbsp;nation&nbsp;» est d'ailleurs celui de «&nbsp;communauté&nbsp;»). Et la communauté c'est à dire la nation française, et à plus forte raison la société française, n'a rien d'homogène, à quelque point de vue que ce soit. En particulier pas du point de vue de ses «&nbsp;valeurs&nbsp;».</p>

<p class="spip">La seule «&nbsp;valeur&nbsp;», jugée essentielle à la communauté française, expressément mentionnée par le Conseil d'État dans cette affaire est le «&nbsp;principe d'égalité des sexes&nbsp;». Le moins que l'on puisse dire est que ce principe n'est en rien constitutif de l'identité française. Qu'il suffise de jeter un coup d'&#339;il sur les bancs du Parlement ou sur les sièges des conseils d'administration des sociétés cotées en Bourse pour s'en convaincre. Les «&nbsp;barbus&nbsp;» de la IIIe République ont tout fait pour retarder l'accès des femmes au droit de vote qu'elles revendiquaient. Les femmes ont dû lutter pendant des décennies contre une République essentiellement patriarcale pour obtenir des droits aussi élémentaires que l'égalité dans le mariage, le droit à la contraception ou là l'avortement &#8211; lequel est régulièrement mis en cause au sein même de la «&nbsp;communauté française&nbsp;» &#8211; ou la reconnaissance du viol entre époux. Il se trouve même assez de membres dûment estampillés de la «&nbsp;communauté française&nbsp;» pour lesquels l'égalité des sexes est une valeur tellement essentielle que chaque semaine, trois femmes meurent de violences conjugales.</p>

<p class="spip">Ainsi, lorsque Valérie Pécresse affirme que</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;le Conseil d'État en rendant cette décision a voulu réaffirmer qu'on ne pouvait pas avoir la nationalité française quand on n'adhérait pas à ce principe&nbsp;», </i></p>

<p class="spip">elle attribue à la Haute juridiction une contrevérité évidente, du même ordre que celle énoncée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il affirmait au cours de sa campagne électorale que</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;être français, c'est respecter la loi&nbsp;».</i></p>

<p class="spip">Tout ce qui existe est possible, et on peut à l'évidence avoir la nationalité française sans respecter la loi et sans adhérer au principe de l'égalité entre les sexes.</p>

<p class="spip"><strong class="spip">«&nbsp;Salafisme&nbsp;» et «&nbsp;pratique radicale&nbsp;»</strong></p>

<p class="spip">L'absence d'adhésion de Faïza A. aux valeurs nationales de la France est en outre induite par l'arrêt du 27 juin du fait qu'elle aurait adopté</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;une pratique radicale de sa religion&nbsp;». </i></p>

<p class="spip">Là encore, on ne peut que s'interroger. Tout d'abord, cette notion ne recouvre rien de bien déterminable. Le fait est qu'au cours de l'enquête, les époux A. semblent avoir déclaré être des musulmans «&nbsp;salafistes&nbsp;». Mais outre que ce mot est employé dans des sens différents, ne correspondant pas tous au courant identifié le plus habituellement comme «&nbsp;salafiste&nbsp;», il n'est pas anodin de remarquer qu'il se trouve de nombreux spécialistes pour considérer que ce courant n'est pas caractérisé comme une «&nbsp;pratique radicale&nbsp;» de l'Islam, mais comme une pathologie sectaire de cette religion&nbsp;; si bien que définir le «&nbsp;salafisme&nbsp;» comme une «&nbsp;pratique radicale de l'Islam&nbsp;» revient, de la part des juges, à trancher un débat interne à l'islamologie.</p>

<p class="spip">Surtout, en toute hypothèse, il existe bien des «&nbsp;salafistes&nbsp;» français, quel que soit le sens que l'on donne à ce mot, si bien que caractériser ce courant comme étant par nature incompatible avec les «&nbsp;valeurs essentielles&nbsp;» de la nation française, est soit une contradiction dans les termes, soit l'effet d'une conception particulièrement inquiétante de la nation française. Particulièrement inquiétante, mais hélas parfaitement banale. Et c'est elle que la décision du Conseil d'Etat invite à interroger.</p>

<p class="spip">Il n'est pas anodin que, dans différentes déclarations auxquelles cette décision a donné lieu, les «&nbsp;valeurs essentielles de la communauté françaises&nbsp;» aient parfois été qualifiées de «&nbsp;valeurs de la République&nbsp;». C'est ainsi que l'association «&nbsp;Ni Putes Ni Soumises&nbsp;» s'en est félicitée , se disant <i class="spip">«&nbsp;soulagée&nbsp;»</i> que soit ainsi donné</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;un  exemple pour tous ceux qui se revendiquent des valeurs de la République&nbsp;».</i></p>

<p class="spip">Le conseiller d'État Rémy Schwartz, ancien membre de la commission Stasi, affirme dans le même esprit que</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;une femme qui porte la burqa témoigne de son refus des valeurs de la République.&nbsp;» </i></p>

<p class="spip">Valérie Pécresse notait de son côté que</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;au-delà même du port de la burqa, il y avait la question du fait que cette femme n'allait pas voter, du fait que cette femme n'avait pas de vie indépendante en dehors des déplacements qu'elle faisait accompagnée de son mari. Je crois que cela n'est pas la République française&nbsp;»</i>,</p>

<p class="spip">semblant ainsi ajouter, à toutes fins utiles, aux motivations du Conseil d'Etat &#8211; en même temps qu'elle introduisait des détails de fait qui ne semblent pas correspondre à la réalité.</p>

<p class="spip"><strong class="spip">Mythe national et xénophobies</strong></p>

<p class="spip">Voici donc la Nation telle qu'elle est vue par la conception dominante&nbsp;: non pas la communauté de ceux qui vivent effectivement dans le pays et le font vivre, mais une communauté imaginaire, conforme à un idéal forgé à la petite semaine par les élites autoproclamées. Le hic n'échappe à personne&nbsp;: cette conception, si elle permet d'empêcher celles et ceux qui ne correspondent pas au modèle de venir le polluer de leur adhésion, n'a pas pour autant pour effet, en l'état du droit, d'en exclure les personnes qui, françaises de naissance, ne sont pas pour autant conformes à l'idéal-type du moment. Du moment, car cet idéal type qui se donne des allures d'éternité en évoquant des «&nbsp;valeurs essentielles&nbsp;» comme on parlerait de «&nbsp;valeurs éternelles&nbsp;» attribue à la Nation une «&nbsp;essence&nbsp;» très variable&nbsp;; et considérer l'égalité des sexes comme une valeur essentielle de la société française aurait semblé grotesque il y a encore peu.</p>

<p class="spip">Le tour de force idéologique est d'ailleurs qu'on puisse aujourd'hui l'énoncer ainsi sans soulever la moindre levée de boucliers, en particulier parmi les féministes, pourtant bien placées pour savoir à quel point cette égalité est loin d'être passée dans les m&#339;urs dominantes. Affirmer le caractère essentiellement étranger d'une méconnaissance de l'égalité entre les hommes et les femmes, cela revient à affirmer cette énormité, contraire à l'expérience quotidienne, que cette égalité serait en France une chose acquise, devenue essentielle à l'identité même d'une Nation définie par ses «&nbsp;valeurs&nbsp;».</p>

<p class="spip">En outre, considérer comme devant demeurer à l'extérieur de la «&nbsp;communauté française&nbsp;» quiconque n'y serait pas assimilé par adhésion à ses prétendues «&nbsp;valeurs essentielles&nbsp;» revient à dénoncer comme n'étant «&nbsp;pas vraiment françaises&nbsp;» les personnes pourvues de la nationalité mais que l'on peut soupçonner de ne pas partager ces sacro-saintes «&nbsp;valeurs&nbsp;».</p>

<p class="spip">À la xénophobie externe, qui permet de traiter les étrangers en inférieurs, indignes par exemple d'exercer en France les droits politiques reconnus aux nationaux, répond ainsi une xénophobie interne, par laquelle certains français sont regardés comme des étrangers &#8211; au point sans doute qu'on pourrait s'interroger sur la légitimité de leurs droits.</p>

<p class="spip">Si Faïza A. ne partageait pas certaines des «&nbsp;valeurs&nbsp;» de Sophie-Caroline de Margerie, de Emmanuelle Prada-Bordenave, de Valérie Pécresse et de quelques autres, elle partageait celles de certain-es de nos autres compatriotes &#8211; comme son mari, pour ne prendre que cet exemple. Elle était ainsi parfaitement «&nbsp;intégrée&nbsp;», «&nbsp;assimilée&nbsp;» à certains secteurs de la société française, de la communauté nationale. Et même s'il s'agit là d'un secteur parfaitement marginal dans la société française, son existence même illustre le fait que la Nation n'est pas une réalité lisse et exempte de contradiction. Mais peut-être que prétendre gommer les contradictions de la société est précisément le propre des idéologies nationalistes. Le mythe national permet de contester aussi bien le racisme structurel que la lutte des classes.</p>

<p class="spip">Être français, disent Jean-Marie Le Pen et quelques autres, ça s'hérite ou ça se mérite. Mais la définition du «&nbsp;mérite&nbsp;» mise en &#339;uvre par la théorie de l'assimilation qu'illustre l'arrêt du 27 juin ne correspond pas à l'ensemble des «&nbsp;héritages&nbsp;» possibles. Il semble que les qualités nécessaires pour «&nbsp;mériter&nbsp;» la nationalité française soient plus précises que celles dont on peut simplement «&nbsp;hériter&nbsp;».</p>

<p class="spip">La référence de la décision du Conseil d'Etat à la «&nbsp;pratique radicale de la religion&nbsp;» est particulièrement éclairante, dans la mesure où l'intégrisme, dans son sens premier, c'est à dire l'intégrisme catholique, est une réalité typiquement française, incarnée par feu Marcel Lefèbvre. La logique du Conseil d' État devrait conduire à refuser la nationalité française à un polonais intégriste, ou à un new-yorkais loubavitch. Il n'est pourtant pas certain que cette solution serait retenue&#8230;</p>

<p class="spip"><strong class="spip">Combat d'idées et chasse aux sorcières</strong></p>

<p class="spip">On est libre de combattre les idéologies que l'on ne partage pas. Rien n'oblige à partager la conception du monde des époux A. ou de Valérie Pécresse. Si les «&nbsp;valeurs&nbsp;» de la compétition, de la réussite individuelle, ou du règne de la Bourse &#8211; les «&nbsp;valeurs&nbsp;» des valeurs mobilières &#8211; sont, par exemple, aujourd'hui dominantes, rien n'interdit de les combattre et d'en promouvoir d'autres. Mais rejeter comme n'étant pas françaises les «&nbsp;valeurs&nbsp;» qui sont, en France, minoritaires ou marginales, quel que soit le jugement que l'on puisse porter sur elles, c'est permettre à la politique d'être submergée par le mythe. C'est dans le débat d'idées, dans les luttes politiques et sociales, dans le jeu des contradictions qui animent réellement la société, que l'on peut combattre réellement les pratiques sociales et les conceptions du monde que l'on juge contraires aux «&nbsp;valeurs&nbsp;» que l'on entend porter. Dans ces combats, celles et ceux qui luttent pour l'émancipation humaine ne se trouveraient peut-être pas sur chaque sujet du même côté que Faïza A. et son mari &#8211; ou que Valérie Pécresse. Mais cela ne suppose pas, bien au contraire, que la qualité de français soit contestée à l'une et tolérée à l'autre &#8211; et pleinement reconnue à la troisième.</p>

<p class="spip">Nier les contradictions de la société, les masquer derrière de prétendues «&nbsp;valeurs essentielles de la communauté (ou de la société, ou de la nation) française&nbsp;», les refuser comme antinationales, c'est promouvoir le statu-quo des dominations à travers une mystification idéologique. Il fut un temps, pas si ancien, où l'on disait&nbsp;: «&nbsp;communiste, pas français&nbsp;», ou encore «&nbsp;le Juif est l'ennemi de la France&nbsp;». On sait comment cela s'est terminé. La même idéologie régnait sur les États-Unis aux temps du maccarthysme, où le défaut d'américanisme (<i class="spip">«&nbsp;un-american activities&nbsp;»</i>) conduisait à supprimer le passeport de l'immigré Charles Chaplin ou du fils d'esclave Paul Robeson. Ces temps semblent faire, de part et d'autre de l'Atlantique, un terrible retour en force.</p>

<p class="spip">Une source «&nbsp;proche du dossier&nbsp;» confiait à l'AFP que</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;ça n'est pas la première fois que cet argument du défaut d'assimilation conduit à refuser l'octroi de la nationalité française&nbsp;», même si «&nbsp;c'est peut-être la première fois concernant le port d'une burqa&nbsp;». </i></p>

<p class="spip">On a vu, dans le contentieux de la naturalisation, des refus liés à la langue parlée an famille, et même aux habitudes alimentaires. Il y a pourtant de nombreuses familles françaises au sein desquelles on parle arabe, berbère, ou portugais, sans même évoquer celles où l'on parle breton, occitan, alsacien ou corse. Et il est de notoriété publique que le couscous est le plat préféré des Français. Mais peu semble importer au Conseil d'État.</p>

<p class="spip">Il est évident que ce sont les mêmes réflexes qui conduisent à refuser la nationalité française aux étrangers qui ne se conforment pas à la conception dominante du monde, et qui conduisent à refuser aux résidents étrangers l'exercice de la citoyenneté. Et que la reconnaissance à toutes les personnes qui vivent dans le pays, et le font vivre, du bénéfice des «&nbsp;droits de l'homme et du citoyen&nbsp;» aurait pour heureux effet de rendre anecdotique l'enjeu de la question nationale.</p>
</div>


<!-- p class="signature">Laurent Lévy, 2 ao&ucirc;t</p -->


<div id="infoscomplementaires_footer">

<h2 id="auteur20">Textes de <span class="nom">Laurent Lévy</span></h2>

	
	<!-- h3 class="derniersarticles">Les derniers articles</h3 -->
	<ul class="dixderniers">
	
	<li><a href="spip.php?article789&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">La nation toute nue</a>, 2 août</li>

	
	<li><a href="spip.php?article675&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">Si j'avais un marteau</a>, Octobre 2007</li>
	
	<li><a href="spip.php?article671&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">Ça  pue&nbsp;!</a>, Août 2007</li>
	
	<li><a href="spip.php?article664&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">Prison</a>, Juillet 2007</li>
	
	<li><a href="spip.php?article658&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">Les insuffisances de «&nbsp;la gauche&nbsp;»</a>, Juillet 2007</li>

	
	<li><a href="spip.php?article651&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">TVA «&nbsp;sociale&nbsp;», etc.</a>, Juin 2007</li>
	
	<li><a href="spip.php?article650&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">La politique et «&nbsp;l'horreur du vide&nbsp;»</a>, Mai 2007</li>
	
	<li><a href="spip.php?article636&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">Un gros mot</a>, Mars 2007</li>
	
	<li><a href="spip.php?article510&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">«&nbsp;Censure&nbsp;», «&nbsp;droit au blasphème&nbsp;» et islamophobie</a>, Février 2007</li>

	
	<li><a href="spip.php?article623&amp;PHPSESSID=4918ae6d586b614fdf55aed8b63e322d">«&nbsp;L'offre politique&nbsp;»</a>, Janvier 2007</li>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1007462-1262149.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/La-nation-toute-nue,-a-propos-d-un-refus-de-naturalisation-pour-cause-de-burqa-et-de-salafisme-_a22580.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007442</guid>
   <title>Diplomates britanniques agressés par des colons israéliens</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Les colons sionistes ont attaqué en Cisjordanie, un véhicule &#8206;portant des diplomates britanniques. Selon les médias britanniques, &#8206;le véhicule à bord duquel se trouvaient ces diplomates et qui se &#8206;déplaçait vers Al-Khalil et à a été arrêté et attaqué par des colons. &#8206;Selon ce rapport, les agresseurs ont quitté les lieux après &#8206;l'intervention des forces de sécurité du régime sioniste. Les colons &#8206;sionistes, qui sont sous pression pour quitter cette zone, &#8206;considèrent les visiteurs et notamment les groupes pacifistes &#8206;étrangers comme des ennemis.&#8206; 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007442</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007438</guid>
   <title>Le régime sioniste ordonne la confiscation des avoirs des Palestiniens</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Un tribunal sioniste vient de décider de lever l'immunité judiciaire dont bénéficiaient l'Autorité autonome palestinienne et les institutions attenant. Cette décision permettra à Israël de porter plainte contre l'Autorité autonome, de lui exiger des indemnités, de confisquer ses avoirs bloqués dans les banques. "Le régime sioniste cherche à affaiblir par tous les moyens possibles la direction palestinienne et de la priver de toute initiative, a estimé le ministre désigné palestinien des affaires sociales, Mahmoud Al Habach. Les tribunaux d'Israel examinent en ce moment même quelques 150 plaintes déposées contre l'Autorité autonome
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007438</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007437</guid>
   <title>Liban : les violences confessionnelles au menu des politiques américaines</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      L'Allameh Seyyed Mohamad Hossein Fadlallah, imminent dignitaire religieux libanais, a fustigé les Etats-Unis pour avoir allumé au Moyen-Orient la mèche des violences interconfessionnelles. Jeudi à Beyrouth, Fadlallah a accusé Washington d'avoir cherché à désolidariser les chiites et les sunnites, et à désunir ainsi les rangs des musulmans en prévision d'un compromis avec Israel. " Ce sont les politiques colonialistes de l'Occident et des Etats-Unis qui sèment la discorde entre les musulmans, d'où la nécessité de renforcer le dialogue entre les oulémas, a-t-il conclu
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007437</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007434</guid>
   <title>Affrontements entre la Géorgie et l'Ossétie du sud</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Des tirs d'artillerie ont fait au moins 15 morts dans la nuit de jeudi à vendredi en Ossétie du Sud, république séparatiste de Géorgie, la Russie dénonçant des "préparatifs" de guerre du côté géorgien, ce que Tbilissi a démenti. Le porte-parole des séparatistes, Shota Utyashvili avait avancé auparavant le chiffre de 12 morts et de plus de 20 blessés. Selon ce porte-parole, les affrontements se poursuivent des plus belles aux environs de la localité de Teskhinvali. A en croire le ministre géorgien d'intégration, les troupes géorgiennes se seraient emparées jusqu'à présent de huit villages en Ossétie du sud. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007434</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1007433</guid>
   <title>L'UA appelle à la libération du président mauritanien</title>
   <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 11:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIB</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      L'Union africaine(UA) a appelé jeudi la junte militaire en Mauritanie à libérer le président et le premier ministre. Dans un communiqué publié à l'issu de sa session, l'UA demande à ce que le Président Sidi Ould Cheikh Abdellah, son premier ministre et un certains nombre de responsables mauritaniens, arrêtés par les putschistes soient libérés au plus vite. La junte a violemment réprimé jeudi une manifestation organisée par les partisans du président. Une délégation de la Ligue arabe devra se rendre d'ici quelques jours à Nouakchott pour s'entretenir avec la junte et autres partis politiques. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1007433</link>
  </item>
 </channel>
</rss>
