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  <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
 <description><![CDATA[information alternative, analyse de l'actualité et des phénomènes de sociétés]]></description>
  <link>http://www.alterinfo.net</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-08-29T01:24:37+01:00</dc:date>
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   <title>Nouvel indice concernant le 11/9</title>
   <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 19:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[ALTER INFO]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1021308-1282792.jpg" alt="Nouvel indice concernant le 11/9" title="Nouvel indice concernant le 11/9" />
     </div>
     <div>
      <HTML>
<FONT FACE="Verdana Ref"><P ALIGN="CENTER"><A HREF="http://onlinejournal.com/" target="_blank">Online Journal</A>, Jerry Mazza, 27 août 2008</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Récemment est arrivé un courriel au sujet d'un article que j'ai écrit, <A HREF="../../../artman/publish/article_3604.shtml?PHPSESSID=482128b460543578d1382878e2a915e2"><I>What were the Mossad with fraudulent New Zealand Passports doing in Iraq?</I></A> (Que fait le Mossad en Iraq avec des passeports néo-zélandais ?) L'auteur disait : </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Je sais depuis un certain temps que le Mossad est impliqué dans diverses méthodes d'assassinat de nos soldats, pour les maintenir là-bas afin de pouvoir finir le boulot en détruisant la Syrie et l'Iran. Depuis des années maintenant, je soupçonne, et sais aujourd'hui avec certitude, que le Mossad était pour beaucoup dans les attentats contre le World Trade Center le 11/9. La pièce jointe, au format MP3, est l'enregistrement d'une transmission de la police de New York le 11/9. Écoutez à partir du repère des trois minutes, presque à la fin. Cela n'a jamais été rapporté dans les médias.</P><BR></DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;L'enregistrement s'intitule <A HREF="http://culhavoc.blogsome.com/go.php?http://culhavoc.blogsome.com/2005/07/01/10-5-the-message-about-the-remote-controlled-plane/" target="_blank"><I>The WTC-10-5-the-message-about-the-remote-controlled-plane</I></A> (WTC-10-5 Message sur le contrôle d'avion à distance). Dans la friture mélangée de voix tantôt audibles tantôt inaudibles, aux alentours de la troisième minute, les paroles « contrôle d'avion à distance » s'élèvent distinctement, sont interrompues, et finalement il est affirmé assez clairement à nouveau : « il y a un gros camion sur King Street avec, peinte sur lui, une grande image d'avion plongeant dans la ville de New York et explosant. » Il a été noté plus tard « King Street entre la 6ème et la 7ème Avenue, » à environ un mille au nord du World Trade Center, qui était en ligne de vue directe de King Street et de la 6ème Avenue. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;De plus, comme elle s'arrêtait pour jeter un coup d'&#339;il au camion, la police a appréhendé deux hommes vus s'enfuyant. À notre connaissance, personne n'a jamais signalé ce curieux événement. Quand j'ai répondu à l'auteur du courriel, lui demandant s'il savait quelque chose de plus sur les deux hommes, et comment la police savait qu'il s'agissait d'un avion « contrôlé à distance » peint sur le gros camion, il m'a répondu. . . </P><DIR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Malheureusement, je n'ai pas d'autre détail sur l'incident de King Street, mais les transmissions radio ne mentent pas. Si l'on considère les affaires des cinq Israéliens dansants et du camion chargé d'explosifs saisi près du George Washington Bridge, il devient évident que cet incident a aussi été dissimulé. D'ailleurs, selon moi, c'est la police, pas les pompiers, qui a pris ces deux suspects.</P><BR></DIR>
<P ALIGN="CENTER"><IMG SRC="http://img.tfd.com/thumb/6/64/Habs_gw_bridge1.jpg" WIDTH=250 HEIGHT=359><BR>
</FONT><FONT FACE="Verdana Ref" COLOR="#707070">Le <A HREF="http://encyclopedia.thefreedictionary.com/GW+Bridge" target="_blank">George Washington Bridge</A> entre New York et le New Jersey</P><DIR>
</FONT><FONT FACE="Verdana Ref"><P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Plus tôt dans la transmission, vous pouvez les entendre parler des agents de l'ATF (une agence chargée de l'application de la loi), le sergent et l'inspecteur untel, et le fait qu'ils ont sollicité la venue de la Bomb Squad et de l'UDE (l'escouade anti-bombe et l'Unité des services d'urgence) sur la scène. Il apparaît que deux agents sont devenu soupçonneux à propos d'un camion, parce qu'il était peint avec « un avion plongeant dans la ville de New York et explosant. » Il devait être évidente pour ces agents que cet avion était du type contrôlé à distance, ce qui pouvait aussi être un indice sur la manière dont cette opération sous fausse bannière avait été réussie.</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Ces agents du Mossad israélien capturés (se référant aux cinq Israéliens dansants dont j'ai parlé dans <A HREF="http://onlinejournal.com/artman/publish/article_2702.shtml" target="_blank">Happy 2001</A>) ont reçu des formations sur l'interception électronique, le renseignement militaire et les <I>munitions explosives</I>.</P><BR><BR></DIR>
</FONT><FONT FACE="Verdana Ref" COLOR="#800000"><P ALIGN="RIGHT"><B>Quatre reportages explosifs de Fox News</B></P><BR>
</FONT><FONT FACE="Verdana Ref"><P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;L'auteur du courriel a aussi proposé <A HREF="http://www.dailymotion.com/video/xacgm_fox-news-part1-israeli-spy-ring_news" target="_blank">ce lien</A>, sur une série de reportages en quatre épisodes, réalisés de manière peu banale par l'organe de droite Fox News, de Rupert Murdoch, sur l'espionnage israélien aux États-Unis avant et après le 11 septembre 2001. Ces rapports sont apparus à la mi-août 2006, il y a environ deux ans. À un moment, ces vidéos ont été ôtées d'Internet avec la mention « Cette histoire n'existe plus. » Je vous suggère donc de les regarder maintenant, environ cinq minutes chacune, toutes sont époustouflantes. . . </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Les reportages de Fox incluent la célèbre ou infâme Amdocs Ltd, appartenant aux Israéliens, signalée espionner pour Israël grâce à des articles de télécommunications qu'elle vend en plus de systèmes et de services qu'elle exploite et propose. Ses produits sont largement utilisés dans les services de télécommunication et par des organismes gouvernementaux comme la NSA et la DEA, pour n'en citer que quelques-uns. En fait, Amdocs stocke tout message téléphonique ou demande de renseignement. Comverse Infosys (encore une société israélienne) est l'une des sociétés associées officiellement à Amdocs Ltd en Juin 2002, qui propose des services d'espionnage pour l'aide au maintien de l'ordre aux fournisseurs d'accès Internet et sans fil étasuniens, grâce à l'usage de produits de Verint. </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Comverse est soupçonnée d'avoir monté un « accès dérobé » dans un équipement permanent du système téléphonique, qui permet aux forces de maintien de l'ordre d'écouter instantanément tout téléphone aux États-Unis. Cela avait été signalé par whatreallyhappened.com dans l'article, <A HREF="http://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/blackmail.html" target="_blank"><I>Is Israel Blackmailing America</I></A> (Israël fait-il chanter les États-Unis ?). </P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;L'article met en garde contre le danger de permettre à des sociétés israéliennes ce genre d'accès sensible dans les communications, dans le maintien de l'ordre et dans l'infrastructure politique, ce qui remonte en fait à plusieurs années. Amdocs a été impliquée dans la fuite de données téléphoniques de la police lors d'une grande perquisition à Los Angeles en 1997. Cette affaire impliquait la mafia israélienne qui s'occupait de vente de cocaïne et d'ecstasy ainsi que de fraude à la carte de crédit. La fuite des informations vers les criminels israéliens par l'« accès dérobé » de Comverse a donné lieu à l'effondrement de l'affaire.</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Solde final, se présentant en ami, Israël espionne nos données les plus sensibles, et s'en sert contre nous comme ça lui chante. C'est au-dessus et ça dépasse les agents secrets comme Jonathan Pollard ou même les « petits réseaux » comme les 140 Israéliens arrêtés par le FBI avant le 11/9, ou les 60 arrêtés depuis, dont nos amis du New Jersey, les cinq Israéliens dansants, libérés ensuite par le FBI pour qu'ils retournent en Israël. Ces copains acclamaient la chute des tours, à la lueur vacillante des briquets, et se filmant eux-mêmes pour les leurs à la maison.</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Israël écoute chaque téléphone des États-Unis depuis des années, et dispose des techniques de surveillance et d'enregistrement de toute personne qui appelle, n'importe où en Amérique. Les Israéliens sous-traite la facturation et le service d'annuaire des compagnies téléphoniques des quatre coins du monde, 90 pour cent de ces compagnies étasuniennes étant leurs clientes. Mais Amdocs appartient à 100 pour cent aux Israéliens. Lisez l'histoire entièrement liée et écoutez la vidéo connexe de Fox, et demandez-vous si cette petite nation ne remplirait pas ce contrat à la perfection, en tant que principal conspirateur de la tragédie du 11/9, avec les Arabes dans le rôle de simples jobards. La cerise sur le gâteau est que, même la NSA et le FBI se sont plaints depuis des années du pouvoir d'espionnage d'Israël sur eux sans résultat notable.</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;En dépit de toutes les révélations, notamment des reportages de Fox, que sort-il de tout ça, et des 5 milliards de dollars environ d'aide militaire que nous continuons à donner à Israël ? Si nous considérons sérieusement qui a bénéficié du 11/9, Israël remporte haut la main la coupe du froid savoir-faire. Et ça continue encore aujourd'hui, avec leur armement et conseillers militaires en Géorgie (au côté des États-Unis), dans leur stupide mais violente attaque contre l'Ossétie du Sud. Aucune sale besogne n'est trop avilissante pour eux, tant qu'ils profitent, se sentent encore protégés, et ont une longueur d'avance sur les États-Unis, lesquels semblent trop stupides pour savoir ce qui se passe ou comment faire leur propre sale travail ou construire des infrastructures.</P><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">&#8203;&#8203;&#8203;Si ce n'est pas la prophétie qui se réalise dès qu'on en parle pour tout autre coup de pied dans le derrière sioniste, je ne sais pas ce que c'est, excepté une conflagration nucléaire totale contre le reste du monde si Israël est menacé. Ainsi, la façon de procéder d'Israël ne se réduit pas seulement chantage, mais en plus au terrorisme. Avez-vous écouté M. Chertoff, le tyran du Homeland Sécurity ? Ah, mais alors, vous avez vous aussi la double nationalité israélo-étasunienne. Quelle coïncidence.</P><BR><BR>
<P><B>Original :</B> <A HREF="http://onlinejournal.com/artman/publish/article_3672.shtml" target="_blank">onlinejournal.com/.../article_3672.shtml</A><BR>
Traduction libre de Pétrus Lombard pour <A HREF="http://www.alterinfo.net/" target="_blank">Alter Info</A></P><BR><BR>
<P ALIGN="JUSTIFY">NDT : Complétant les révélations de Christopher Bollyn, une nouvelle vidéo peu diffusée montre l'évidence de l'implication des Israéliens dans les attentats du 11/9/2001 grâce à l'infiltration israélienne dans toutes les structures de contrôle des États-Unis. Voir en anglais :</P>
<P><A HREF="http://www.911missinglinks.com/" target="_blank">http://www.911missinglinks.com/</A></P><BR>
</FONT></BODY>
</HTML>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1021308-1282792.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Nouvel-indice-concernant-le-11-9_a23277.html</link>
  </item>
  <item>
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   <title>Une guerre contre la Russie est à l'ordre du jour </title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 19:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>danyquirion@videotron.ca</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ALTER INFO]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
L'échec généralisé des médias étasuniens à dévoiler la vérité porte à réfléchir. Les États-Unis, un pays qui hérisse ses armes nucléaires et qui poursuit une politique d'hégémonie mondiale, a une population qui est maintenue dans l’ignorance - en fait, on lui fait plutôt un lavage de cerveau – à propos du plus important et du plus dangereux événement de notre époque.      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1020428-1281497.jpg" alt="Une guerre contre la Russie est à l'ordre du jour " title="Une guerre contre la Russie est à l'ordre du jour " />
     </div>
     <div>
      Par Paul Craig Roberts       <br />
       Information Clearing House       <br />
       Mardi le 26 août 2008       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       La puissance du lobby israélien est un élément important qui permet de maintenir les étasuniens dans l'ignorance.  Récemment, j'ai regardé un documentaire qui démontrait le contrôle exercé par le lobby israélien sur la perception qu'ont les étasuniens du conflit israélo-palestinien. Le documentaire (anglais) est disponible ici: <a class="link" href="http://www.informationclearinghouse.info/article14055.htm">http://www.informationclearinghouse.info/article14055.htm </a>        <br />
              <br />
        La couverture partiale des médias étasuniens a pour résultat que peu d'étasuniens sont conscients du fait que pendant des décennies, Israël a effectué un nettoyage ethnique des palestiniens en les jetant hors de leurs foyers et de leurs terres le tout, sous la protection du veto des États-Unis à l'ONU. Au lieu de cela, les palestiniens dépossédés sont dépeints comme des terroristes fous qui attaquent des innocents en Israël.        <br />
              <br />
        Si on lit les journaux israéliens, comme Haaretz, ou des publications d'organisations israéliennes, comme le Comité Israélien Contre les Démolitions de Maisons, on a une opinion radicalement différente de la situation donnée dans la version propagandiste des médias et des évangélistes étasuniens.        <br />
              <br />
        La plupart des étasuniens savent que l'attaque réalisée par des terroristes musulmans contre le USS Cole au port d'Aden en l'an 2000 a fait 17 morts et 39 blessés parmi les marins étasuniens.  Mais rares sont ceux qui ont entendu parler de l'attaque israélienne de 1967 contre le USS Liberty et qui a fait 34 morts et 174 blessés parmi les marins étasuniens. Subissant les pressions du lobby israélien, le président Johnson a ordonné à l'amiral McCain, le père du candidat présidentiel Républicain, de dissimuler cette attaque.  À ce jour, il n'y a jamais eu d'enquête du Congrès sur cet événement.        <br />
              <br />
        Le manque d'objectivité des médias étasuniens dans la couverture du conflit entre la Géorgie et la Russie est encore une fois évident. Les médias étasuniens ont présenté le conflit comme une invasion russe de la Géorgie, alors qu'en réalité, l'armée géorgienne, entraînée et équipée par les États-unis et Israël, a lancé une attaque visant à tuer et à faire fuir la population russe de l'Ossétie du Sud, une province séparatiste.        <br />
              <br />
       Les forces russes de maintien de la paix, avec celles de la Géorgie, sont stationnées en Ossétie du Sud depuis le début des années 1990.  Sur l'ordre de Mikheil Saakashvili, la marionnette américaine occupant la fonction de « président » de la Géorgie, les forces de maintien de la paix de la Géorgie ont retourné leurs armes sur les forces russes de maintien de la paix qui ne se doutaient de rien et ils les ont assassinés.        <br />
              <br />
        Ce geste de Saakashvili - élu avec l'argent de l'association néoconservatrice « National Endowment for Democracy (1), » une élection truquée et réglée en faveur de l'hégémonie étasunienne - est un crime de guerre. En vérité, les russes auraient dû mettre la main sur Saakashvili, puisqu'il est beaucoup plus coupable que ne l'était Saddam Hussein. Mais c'est la Russie, et non pas Saakashvili, que les médias étasuniens ont diabolisé.        <br />
              <br />
        Les étasuniens sont devenus des sujets parfaits au Big Brother de George Orwell. Ils s'assoient stupidement devant les bulletins de nouvelles télévisés ou encore, ils absorbent les mensonges que leur servent le New York Times ou le Washington Post. Quel est le problème avec les étasuniens? Pourquoi n'opposent-ils aucune résistance à cela? Est-ce que la nation étasunienne est une nation de moutons telle que le juge Andrew P. Napolitano le prétend? Les étasuniens font la promotion de « la liberté et de la démocratie » alors qu'ils vivent sous le joug d'un ministère de la Propagande.        <br />
              <br />
        Il y a deux décennies, le Président Reagan est parvenu à un accord avec le président soviétique Mikhail Gorbachev pour mettre fin à la dangereuse guerre froide. Mais tous les successeurs de Reagan ont cherché à faire naître un nouveau conflit avec la Russie. En violation de l'entente, les frontières de la Russie ont été prises par l'OTAN et les États-Unis sont déterminés à inclure d'anciens [pays] membres constitutifs de la Russie au sein même de l'OTAN. Dans un effort visant à neutraliser la force de dissuasion nucléaire et l'indépendance de la Russie, les États-Unis installe un système de défense anti-missiles balistiques sur des bases à proximité des frontières de la Russie.        <br />
              <br />
        L'agressive politique militaire gratuite des États-Unis envers la Russie conduira à la guerre nucléaire.  Je suis convaincu que si les étasuniens élisent John McCain, ou que si les Républicains devaient encore voler une autre élection présidentielle, il y aura une guerre nucléaire dans la deuxième décennie du 21e siècle. Les mensonges des néoconservateurs, la propagande, l'agitation de drapeaux par des machos, et l'utilisation de la politique étrangère étasunienne aux fins des intérêts de quelques entreprises de sécurité militaire, de compagnies pétrolières, et d'Israël, se dirigent tous dans cette direction.        <br />
              <br />
        Les élections de novembre sont peut-être la dernière chance d'éviter une guerre nucléaire.  Mais nous sommes peut-être déjà passé à côté de cette occasion. Les Républicains ont choisi comme candidat l'un des plus ignorants bellicistes qui soit actuellement en vie. Le choix des Démocrates s'est fait entre l'une des femmes qui sème le plus de discorde aux États-Unis et un homme métis avec un drôle de nom. Considérant le goût de la guerre des étasuniens, le candidat Démocrate pourrait bien ne pas parvenir à vaincre le candidat favorable à la guerre des Républicains.        <br />
              <br />
        Beaucoup d'étasuniens voteront contre Obama parce qu'il est noir. Pourquoi donc une ascendance métisse confère-t-elle la couleur noire? Si la population étasunienne était majoritairement noire, est-ce que Obama serait considéré blanc?        <br />
              <br />
        La race et la propagande sont plus susceptibles de déterminer l'issue de l'élection de novembre que toutes autres vraies questions ou considérations des électeurs.       <br />
               <br />
        La vraie question est étouffée par les médias. La classe moyenne étasunienne est détruite par la délocalisation des emplois et par les visas de travail donnés aux étrangers, tandis que les revenus des super riches ne cessent d'augmenter.  Le statut de monnaie de réserve du dollar US s'érode continuellement.  Les États-Unis sont grandement endettés au niveau national et à l'étranger. L'assurance maladie est inabordable pour la grande majorité de la population.  Les anciens combattants blessés sont considérés sans importance alors que les bénéfices de la compagnie Halliburton augmentent toujours.  Les étasuniens sont en train de perdre leur maison pendant que le gouvernement des États-Unis voit au sauvetage des banques.  Les guerres avec l'Iran, la Russie et la Chine sont prévues afin d'assurer l'hégémonie des États-Unis.        <br />
              <br />
        Les étasuniens n'ont plus un gouvernement qui est pour le peuple et par le peuple.  Ils ont un gouvernement pour et par des intérêts particuliers possédant une idéologie démentielle.        <br />
              <br />
        Mais les étasuniens ont la guerre, sur laquelle ils peuvent rejeter toutes leurs frustrations, leurs ressentiments, et leurs déceptions sur les « terroristes musulmans » et « les agresseurs russes. » Peu d'étasuniens sont préoccupés par le fait que 1,25 million d'iraquiens et un nombre indéterminé d'afghans sont morts à la suite des invasions étasuniennes du régime Bush basées sur le mensonge et la tromperie.  Malgré tout, les étasuniens, à l'instar du sénateur Biden, le candidat à la vice-présidence retenu par Obama qui comprend que les guerres sont fondées sur des mensonges, souhaitent toujours que les États-Unis gagnent. Par conséquent, même si tout est une erreur et une tromperie, on souhaite tout de même gagner et continuer à tuer.        <br />
              <br />
        Je connais des gens qui se plaignent encore que les États-Unis n'aient pas attaqué le Vietnam avec des bombes nucléaires. Lorsque je leur demande pourquoi il aurait fallu attaquer le Vietnam avec des bombes nucléaires, ils répondent, « si nous les avions bombardé au nucléaire, nous aurions gagné »        <br />
              <br />
        Qu'est-ce que les États-Unis aurait alors gagné? La réponse est une haine mondiale et la perte de la guerre froide.        <br />
              <br />
        Pour de nombreux étasuniens, la guerre est comme un sport dans lequel ils prennent un plaisir pervers et ils acclament la victoire. Des millions d'étasuniens demeurent toujours amer que « la presse libérale » et les mouvements anti-guerre aient entraîné les États-Unis à perdre la guerre du Vietnam, et ils sont déterminés à ce que cela ne se reproduise plus. Ces étasuniens ne réalisent pas qu'il n'y avait pas plus de raison pour que les États-Unis combattent au Vietnam il y a 40 ans qu'il n'y en a aujourd'hui à se battre en Iraq et en Afghanistan et demain, en Iran.        <br />
              <br />
        Si Obama est élu, ce ne sera pas non plus une garantie contre la guerre nucléaire. Obama a démontré qu'il est lui aussi sous le joug du lobby israélien au même titre que McCain. Le conseiller aux affaires étrangères d'Obama, Zbigniew Brzezinski, n'est pas un néoconservateur, mais il est né à Varsovie, en Pologne, et il a de l'animosité envers la Russie. L'administration Bush a déjà modifié la doctrine étasunienne de la guerre préventive afin de permettre une attaque nucléaire.  Avec un gouvernement US déterminé à sonner la charge contre la Russie par l'intermédiaire des États marionnettes et les bases militaires, la guerre est inévitable.        <br />
              <br />
        Tout candidat retenu par le président doit être confirmé dans ses fonctions par le Sénat.  Toute personne qui sera retenue par Obama pour composer son administration et qui agirait contre les plans d'hégémonie étasuniens et israéliens, peut s'attendre à une opposition des grandes entreprises et du lobby israélien. Rien ne garantit qu'une éventuelle administration Obama ne sera pas entraînée sur « ces questions » par les mêmes intérêts particuliers qui ont intronisé l'administration Bush.        <br />
              <br />
        Les étasuniens sont remplis d'orgueil, pas de connaissance. Ils ne sont pas conscients des calamités que la poursuite de l'hégémonie de leur gouvernement va leur apporter à eux-mêmes et à la vie sur terre.        <br />
              <br />
       Traduction de Dany Quirion pour <a class="link" href="http://alterinfo.net">Alter Info</a>       <br />
              <br />
        <b>M. Roberts a été l'assistant du Secrétaire du Trésor étasunien dans l'administration Reagan.  Il est un ancien rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, il a été chroniqueur pendant 16 ans  pour le magazine Business Week, et chroniqueur pour le Scripps Howard News Service et le Creator's Syndicate à Los Angeles.  Il a occupé de nombreux postes de professeurs, dont à la William E. Simon Chair in Political Economy, au Center for Strategic and International Studies, à l'université de Georgetown et Senior Research Fellow, à l'Hoover Institution, et à l'université de Stanford.  Il a reçu la Légion d'Honneur du président de la France et la US Treasury's Silver Medal pour « ses contributions exceptionnelles à la formulation de la politique économique des États-Unis. »        <br />
       </b>       <br />
       Article original anglais : <a class="link" href="http://www.informationclearinghouse.info/article20626.htm">http://www.informationclearinghouse.info/article20626.htm       <br />
       </a>       <br />
              <br />
       NDT :        <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       (1) Le National Endowment for Democracy (NED) (Dotation nationale en faveur de la démocratie) est une association à but non-lucratif des États-Unis dont l'objectif officiel est l'éducation et la formation vers la démocratie à travers le monde. Il a été fondé en 1983 et la plus grande part de ses fonds provient du Département d'Etat des États-Unis, avec approbation du Congrès; par cette approbation, le gouvernement se dégage de toute responsabilité directe des agissements de la NED.       <br />
       Cet organisme a été créé par Ronald Reagan pour poursuivre les actions secrètes de la CIA en soutenant financièrement et en encadrant des syndicats, des associations et de partis politiques. (Source : Wikipédia)       <br />
       </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1020428-1281497.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Une-guerre-contre-la-Russie-est-a-l-ordre-du-jour_a23243.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1021331</guid>
   <title>La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 18:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[FRANCE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Fadela Amara (43 ans), secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville, est 
féministe et célibataire, militante dans l’âme et elle a l’anti-islamisme dans 
le sang. Bien que liée à la gauche idéologique, elle est ministre dans un 
gouvernement de droite…     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1021331-1282819.jpg" alt="La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)" title="La gauchiste (de service) de Sarkozy (extraits)" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">par Adara Primor, le 26 août 2008, in Haaretz (Israël)</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.haaretz.co.il/hasen/pages/ShArtStEngPE.jhtml?">https://www.haaretz.co.il/hasen/pages/ShArtStEngPE.jhtml?       <br />
       itemNo=971505</a>       <br />
       itemNo=971505       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Traduction: Marcel Charbonnier</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Comme chez elle, en Israël</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Amara dit qu'en Israël, elle s'est sentie, de fait, comme chez elle.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">L'Holocauste : incomparable</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L'Algérie : « Il est exact que mon père, né sous le colonialisme, était privé        <br />
       de ses droits. Il n'avait pas pu aller à l'école, et je ne peux que regretter        <br />
       ces « intervalles malheureux » qui parsèment l'histoire de la France. Mais il        <br />
       n'y a rien de commun, en cela, avec la Solution finale. Le terrible        <br />
       Holocauste fut l'acte le plus barbare auquel le monde ait eu jamais à faire        <br />
       face. Cela n'est comparable à absolument rien d'autre. Même pas au        <br />
       génocide, au Rwanda. »       <br />
       </span>       <br />
       <b>Mais, au Rwanda, il s'agissait d'un génocide organisé, cependant ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       « Certes, mais il n'avait pas été planifié, ni mis à exécution, de la même        <br />
       manière, mécaniste et perverse. A mon avis, le piège auquel certains        <br />
       intellectuels tentent de recourir en mettant tout sur le même plan, au nom        <br />
       d'une sorte de compétition entre les différentes mémoires, représente le        <br />
       summum de l'antisémitisme. C'est là un acte d'antisémitisme de luxe&#8230;        <br />
       L'antisémitisme est en train de revenir, sous une nouvelle formule, dans les        <br />
       banlieues, où les Islamistes ont pourri le cerveau de nos gamins. Si nous        <br />
       avions rempli nos rôle comme il aurait fallu, et si nous avions radicalement        <br />
       réduit l'antisémitisme en France, y compris dans l'administration, nous        <br />
       n'assisterions pas, aujourd'hui, dans les banlieues, à sa forme islamiste, ni        <br />
       à son discours, qui a des tonalités fascistes. Tout cela, c'est le résultat de        <br />
       notre lâcheté, et aussi du fait que nous n'avons pas voulu l'admettre, que        <br />
       nous voulions ne pas savoir.</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Soutenez-vous la proposition controversée du Président Sarkozy,        <br />
       d'assigner à chaque élève des écoles élémentaires la tâche de se souvenir        <br />
       d'un enfant juif particulier ayant péri dans l'Holocauste ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Oui. Je suis si terriblement angoissée à l'idée que cela puisse se produire        <br />
       à nouveau, que je ferais n'importe quoi à ce sujet. L'idée de l'adoption de        <br />
       la mémoire d'un enfant disparu dans l'Holocauste &#8211; peut-être pas par un        <br />
       élève en particulier, mais par une classe entière &#8211; est une idée qui est, à la        <br />
       fois, bonne, efficace et nécessaire. En particulier, aujourd'hui.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       « Les gens évoquent un si grand nombre de mémoires &#8211; colonisation,        <br />
       esclavage, etc&#8230; Mais c'est sur l'Holocauste qu'il faut mettre l'accent, parce        <br />
       que nous n'en avons pas suffisamment internalisé la mémoire.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       « Etant quelqu'un qui respecte la démocratie, et opposée aux forces        <br />
       islamistes, j'ai été très très triste, quand le Hamas a remporté les        <br />
       élections...       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       « Quoi qu'il en soit, on ne peut permettre à quiconque de remettre en        <br />
       cause le droit à l'existence d'Israël, comme le fait ce psychopathe de        <br />
       président iranien !... </span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ce « président psychopathe », comme vous dites, vous effraie-t-il ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Quiconque affirme ne pas avoir peur de quelqu'un comme lui est aussi        <br />
       fou que lui ! »</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Quelle est votre position en ce qui concerne la publication de la caricature        <br />
       du Prophète Mahomet ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« En tant que partisane fanatique de la liberté d'expression, je la défends.        <br />
       Je comprends que d'aucuns puissent avoir été offensés par cette        <br />
       publication, mais je ne comprends toujours pas pourquoi elle a pu        <br />
       provoquer un tel tollé ? »</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Et vous soutenez aussi la distribution du film produit par le Hollandais        <br />
       d'extrême-droite Geert Wilders, qui affirme que le Coran est d'essence        <br />
       fasciste, et qui le compare au Mein Kampf d'Adolf Hitler ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Oui ! », répond Amara avec ferveur. « Je suis contre la comparaison        <br />
       établie avec Mein Kampf, mais j'exige qu'on me permette de combattre        <br />
       pour que les gens puissent s'exprimer conformément à leurs idées et à        <br />
       leurs croyances. »</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Même s'ils ont l'intention de provoquer ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Oui. S'il existe des gens qui pensent que l'Islam est une religion de        <br />
       terroristes, je dois être en mesure de les entendre dire cela, et de leur        <br />
       répliquer sur ce point : c'est l'essence même de la démocratie ».</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1021331-1282819.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/La-gauchiste-de-service-de-Sarkozy-extraits-_a23278.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1021229</guid>
   <title>Un missile intercontinental russe RS-12M Topol atteint sa cible au Kamtchatka</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 16:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ria Novosti</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1021229-1282677.jpg" alt="Un missile intercontinental russe RS-12M Topol atteint sa cible au Kamtchatka" title="Un missile intercontinental russe RS-12M Topol atteint sa cible au Kamtchatka" />
     </div>
     <div>
      Un missile balistique intercontinental russe Topol-M (RS-12M) tiré jeudi depuis le cosmodrome de Plessetsk, dans la région d'Arkhangelsk, a atteint sa cible au Kamtchatka, a annoncé l'assistant du commandant des Troupes balistiques stratégiques russes Alexandre Vovk.       <br />
              <br />
       "L'ogive expérimentale du missile a atteint sa cible sur un polygone du Kamtchatka démontrant sa capacité de détruire des ouvrages bien sécurisés", a indiqué le colonel Vovk.       <br />
              <br />
       Le tir d'essai avait pour but de tester les performances techniques des missiles balistiques RS-12M Topol, dont la durée de vie a été prolongée à 21 ans, selon le porte-parole.       <br />
              <br />
       Le tir d'essai et l'analyse de ses résultats confirment le potentiel technologique russe dans la conception des missiles, estime le colonel.       <br />
              <br />
       Les missiles monoblocs RS-12M Topol constituent l'ossature des Forces de missiles stratégiques russes. Conçus en 1977, ils ont été livrés aux Forces armées en décembre 1988. Les missiles Topol ont une portée de plus de 10.000 km, une masse au décollage de 45,1 t et sont armés d'une tête nucléaire de 550 kt. Dotés d'une manoeuvrabilité exceptionnelle, discrets et faciles à déployer, ils existent en version mobile et en version ensilée. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1021229-1282677.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1021229</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1021228</guid>
   <title>La Géorgie demande la convocation du Conseil de sécurité de l'ONU</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 16:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ria Novosti</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1021228-1282676.jpg" alt="La Géorgie demande la convocation du Conseil de sécurité de l'ONU" title="La Géorgie demande la convocation du Conseil de sécurité de l'ONU" />
     </div>
     <div>
      La délégation géorgienne a demandé au président du Conseil de sécurité de l'ONU de convoquer une réunion extraordinaire du Conseil au motif la reconnaissance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, a confié à RIA Novosti une source diplomatique au sein de l'ONU.       <br />
              <br />
       Selon l'interlocuteur de l'agence, jeudi, à 11h00 heure de New York (15h00 GMT), les membres du Conseil de sécurité tiendront des consultations pour décider de la convocation de la réunion sur la situation en Géorgie. La source a supposé que la décision de réunir le Conseil de sécurité serait adoptée. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1021228-1282676.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1021228</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1021225</guid>
   <title>Abkhazie: la Russie était au courant d'un projet d'offensive géorgienne (ambassadeur)</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 16:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ria Novosti</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1021225-1282673.jpg" alt="Abkhazie: la Russie était au courant d'un projet d'offensive géorgienne (ambassadeur)" title="Abkhazie: la Russie était au courant d'un projet d'offensive géorgienne (ambassadeur)" />
     </div>
     <div>
      La Russie avait mis en garde les Etats-Unis, en avril dernier, contre un projet d'offensive géorgienne contre l'Abkhazie, a affirmé jeudi à Moscou l'ambassadeur russe auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozine.       <br />
              <br />
       "Tout devait se produire dans les premiers jours de mai. Nous étions même au courant des moyens que (le président géorgien Mikhaïl) Saakachvili allait mobiliser", a-t-il déclaré sur les ondes de la radio Echo de Moscou.       <br />
              <br />
       "Nous avons averti les Américains, ces derniers ont fait pression sur Saakachvili en lui expliquant que cela était contraire à ses intérêts", a-t-il précisé.       <br />
              <br />
       Interrogé sur l'offensive géorgienne contre l'Ossétie du Sud, M. Rogozine a affirmé que le 7 août, un jour avant l'offensive, "personne ne savait encore ce que Saakachvili allait avoir en tête dans la soirée".       <br />
              <br />
       La Géorgie a lancé le 8 août une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud et a pilonné Tskhinvali, la capitale, faisant des centaines de morts. Pour protéger les civils, dont la majorité se sont vu attribuer des passeports russes, la Russie a déclenché une riposte militaire de grande envergure que de nombreux responsables occidentaux ont qualifiée d'usage disproportionné de la force. Moscou, qui affirme avoir retiré ses troupes au-delà des lignes antérieures à la reprise des hostilités, a reconnu mardi l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par rapport à Tbilissi. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1021225-1282673.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&amp;id_article=1021225</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1020998</guid>
   <title>Déclin de l'Occident et montée de l'Orient</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 12:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire et repères]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
La politique mondiale est-elle à un tournant?
Réflexions de Jean-Pierre Lehmann sur les thèses de Kishore Mahbubani exposées dans son ouvrage «The New Asian Hemisphere: The Irresistible Shift of Global Power to the East»      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1020998-1282318.jpg" alt="Déclin de l'Occident et montée de l'Orient" title="Déclin de l'Occident et montée de l'Orient" />
     </div>
     <div>
      L'auteur de l'ouvrage, Kishore Mahbubani, est un diplomate réputé de Singapour. Il est professeur et doyen de la Lee Kuan Yew School of Public Policy rattaché à la National University of Singapur.<br>Il y a plus de 40 ans &#8211; j'avais alors entre 20 et 30 ans &#8211; un ouvrage de l'important historien britannique Victor Kiernan m'avait fortement impressionné: il s'intitulait «The Lords of Humankind, European Attitudes to the Outside World in the Imperial Age». Il avait été publié en 1969, lorsque la décolonisation européenne touchait à sa fin, à quelques rares exceptions près. Kiernan brossait le portrait de l'arrogance et du fanatisme traversés par un rayon de lumière exceptionnel. La plupart du temps, cependant, les colonialistes étaient des gens médiocres mais en raison de leur position et, surtout, de leur couleur de peau, ils étaient en mesure de se comporter comme les maîtres de la création. De plus, l'ouvrage de Kiernan me montrait que, même si la politique coloniale européenne touchait à sa fin &#8211; les puissances coloniales européennes ne pouvant plus garder leurs colonies &#8211; l'attitude colonialiste des Européens subsisterait probablement encore longtemps.<br>En fait, celle-ci reste très vive en ce début de XXIe siècle. Souvent, on est étonné et outré lors de rencontres internationales, quand un représentant européen entonne, plein de superbe, à peu près le refrain suivant: «Ce que les Chinois [ou les Indiens, les Indonésiens ou qui que ce soit] doivent comprendre est que&#8230;», suivent les platitudes habituelles et l'énonciation hypocrite de principes que les Européens eux-mêmes n'appliquent jamais. Le complexe de supériorité subsiste. Le fonctionnaire européen contesterait certainement être un colonialiste atavique. C'est là qu'est le problème. Comme l'écrit Mahbubani: «Cette tendance européenne à regarder de haut, à mépriser les cultures et les sociétés non européennes a des racines profondes dans le psychisme européen.» (p. 266)<br>A l'époque de l'impérialisme, qui, selon Kiernan, a duré des guerres napoléoniennes à la Première Guerre mondiale, le nombre de puissances coloniales européennes était très restreint. L'Espagne et le Portugal ont été chassés de la plupart de leurs colonies américaines au début du XIXe siècle et l'Espagne a perdu les Philippines en 1898, lors de sa guerre contre les Etats-Unis. Les quatre puissances coloniales importantes à l'époque impérialiste ont été le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas et, à sa manière, la Russie, dont, l'empire, contrairement aux autres, était basé sur la terre. Les autres nations européennes, la Suisse, le Danemark, l'Allemagne et l'Italie notamment, étaient pendues aux basques coloniales du Royaume-Uni, de la France et des Pays-Bas. <br>Tel est le contexte dans lequel s'inscrit l'ouvrage de Kishore Mahbubani, dans lequel il annonce l'essor d'un nouvel hémisphère asiatique, qui, à son tour, entraînera le transfert inévitable de la puissance mondiale vers l'Orient. Il est choquant &#8211; mais malheureusement pas surprenant &#8211; d'apprendre, en lisant les remerciements figurant dans le livre, que de nombreux amis occidentaux du professeur lui ont conseillé de ne pas le publier, car il risquerait de heurter de nombreux lecteurs occidentaux. Je souhaite que le plus grand nombre possible d'Occidentaux lisent cet ouvrage. Les lecteurs rejetteront de nombreuses assertions &#8211; j'aurais aussi certains points à débattre avec Mahbubani &#8211; mais la thèse principale de l'ouvrage est incontestable. Non seulement elle décrit de manière pénétrante la réalité mondiale actuelle, mais elle donne des indications convaincantes sur l'évolution globale future. Mahbubani n'est pas «anti-occidental»; à maints égards, il admire beaucoup certains de nos acquis et croit que l'Orient devra les adopter &#8211; notamment l'Etat de droit et la justice sociale &#8211; s'il veut réaliser sa «marche vers la modernité». <br>
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<h4>Pour l'Occident, il est temps de regarder la réalité en face</h4>
<p class="bodytext">Ce que Mahbubani attaque c'est l'anomalie absurde d'un pouvoir mondial occidental envahissant et persistant dans un monde sujet à des changements fondamentaux. Cette distorsion est due à la politique occidentale et aux attitudes qui en résultent. L'anomalie est d'autant plus frappante étant donné la démographie actuelle. A l'apogée de l'époque impériale, aux alentours de 1900, la population européenne représentait environ un quart de l'humanité (contre 57% pour l'Asie). Aujourd'hui, la première ne représente plus que 12% de la population mondiale. Bien que même une proportion de 30% de la population mondiale de 1900 (Europe et Amérique du Nord) ne justifiait en aucun cas que les Occidentaux se comportent comme les maîtres de l'humanité, cette prétention est encore plus contestable au XXIe siècle, où 12% entendent faire la loi aux 88% restants. Alors que &#8211; quittant la démographie &#8211; on pouvait peut-être considérer l'Occident en 1900 comme «supérieur» dans de nombreux domaines, notamment les institutions, les systèmes socio-politiques et industriels, l'éducation et les innovations techniques, cette supériorité est aujourd'hui remise en question par l'Orient en plein essor. Il est temps que l'Occident regarde la réalité en face et Mahbubani lui en donne l'occasion.<br>Il est inévitable qu'un livre d'une telle ampleur comporte quelques parties peu claires et sujettes à controverses. Une de celles-ci est la présentation globale «kiplinguesque» de l'Orient et de l'Occident ou, plutôt, de l'Orient contre l'Occident. On pourrait voir le continent eurasien comme un continuum plutôt que comme divisé. Dans son Livre des merveilles du monde, Marco Polo raconte les merveilles qu'il a découvertes lors de son voyage en Orient, mais le Vénitien aurait été peut-être autant étonné, voire davantage, s'il était allé en Finlande par exemple, plutôt qu'en Mongolie. En Orient comme en Occident &#8211; mais en Orient surtout &#8211; l'homogénéité qui permettrait des généralisations fait défaut.<br>Cela ne vaut pas seulement pour la culture mais également pour le niveau de développement économique et politique. En décrivant le Singapour de son enfance, Mahbubani indique que les toilettes à chasse d'eau étaient un luxe dont ne disposaient que quelques familles. Ayant passé une partie de mon enfance en Espagne, une décennie après la guerre civile, lorsque le pays était encore dans un état désespéré de sous-développement, j'ai des souvenirs semblables. (Et quand on a eu finalement des toilettes à chasse d'eau, elles se bouchaient tout de suite.) Le pays qui, à mon avis, ressemble le plus à l'Espagne, est la Corée du Sud: tous les deux étaient miséreux il y a encore quelques décennies, tous les deux ont été dirigés pendant des décennies par des militaires, tous les deux ont, depuis, connu un développement économique et politique couronné de succès et sont devenus des démocraties solides et prospères.<br>Deux questions importantes subsistent une fois la lecture achevée.<br>La Russie, Est ou Ouest? En présentant les trois principaux scénarios pour le XXIe siècle &#8211; la marche vers la modernité, le repli dans des forteresses et le triomphalisme occidental &#8211; l'auteur ne précise pas où se place la Russie, en particulier par rapport aux premier et troisième scénarios. La Russie va-t-elle se situer à l'Est dans sa «marche vers la modernité» ou va-t-elle s'allier à l'Occident dans son «triomphalisme»? Mais poser cette question ne constitue pas une critique adressée à Mahbubani puisque même les Russes (et eux tout particulièrement) seraient sans doute incapables d'y répondre de manière satisfaisante. L'identité de la Russie est une question brûlante depuis que Pierre le Grand a fondé Saint-Pétersbourg en 1706 et le fait qu'elle le soit resté au XXIe siècle prouve que les questions restées en suspens au cours de l'histoire ne meurent pas, qu'elles ne passent pas au second plan mais gardent toute leur complexité.<br>Il en va de même pour le Japon. Géographiquement, il est des plus à l'est mais qu'en est-il des autres aspects? Mahbubani montre comment, dans les années 1870, les premiers intellectuels japonais favorables à la modernisation, en particulier Yukichi Fukuzawa, affirmaient que le salut du Japon résidait dans le fait de «quitter l'Asie» et de revêtir le costume occidental. A l'époque impériale, à côté des trois principaux colonisateurs Européens, une puissance coloniale asiatique émergeait, le Japon, qui entreprit de coloniser ses voisins, Taiwan, la Corée et la Mandchourie. Aujourd'hui, mises à part les tensions entre le Japon et la Chine auxquelles Mahbubani fait allusion assez en détail, la question demeure: le Japon est-il asiatique ou pas? (En Afrique du Sud, sous l'apartheid, les Japonais «bénéficièrent» du statut de «blancs d'honneur» et, ce qui est plus troublant, ils l'acceptèrent!)<br>Si ces questions demeurent sans réponse dans le livre de Mahbubani, c'est qu'elles sont sans réponse! Cela ajoute à la confusion régnant dans un environnement global extrêmement complexe. Ainsi, «au début du XXIe siècle, alors que nous entrons dans une des périodes de changements les plus profonds que l'humanité ait jamais vécues» (p. 279), il existe également des structures de continuité qui, finalement, peuvent accentuer les discontinuités. <br>La thèse de Mahbubani peut être divisée en trois parties: une mise en accusation de l'Occident, une évaluation de l'Orient et de son avenir et une feuille de route pour une future gouvernance mondiale.<br>

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<h1>1. Mise en accusation de l'Occident</h1>
<p class="bodytext">Comme nous l'avons dit plus haut, Mahbubani manifeste une profonde admiration pour de nombreuses réalisations occidentales et croit vraiment que l'avenir de l'Orient réside dans son aptitude à adapter et à incorporer ce qu'il appelle les «sept piliers de la sagesse occidentale»: l'économie de marché, la science et la technologie, la méritocratie, le pragmatisme, la culture de paix, l'Etat de droit et l'éducation.<br>A propos de la «culture de paix», il écrit: «Les Etats occidentaux ont atteint le sommet du développement humain: non seulement zéro guerre mais zéro projet de guerre entre deux pays occidentaux». La situation dans les Balkans est sans doute une exception assez sanglante à cette règle, mais ce fait est néanmoins important et ne devrait pas être considéré comme «allant de soi»: il devrait être considéré comme «une des réalisations les plus impressionnantes de l'histoire de l'humanité» (p. 79). En particulier, une guerre entre les deux grands anciens belligérants européens que sont la France et l'Allemagne est inconcevable. Ce n'est pas le cas en ce qui concerne la Chine et le Japon. Une guerre entre ces deux nations aurait des conséquences dévastatrices pour l'Orient, voire pour la planète et bien que cela demeure un scénario relativement lointain, seul un inconscient pourrait affirmer qu'il est absolument impensable.<br>La mise en accusation possède deux aspects: le premier est que l'Occident ne respecte pas ses propres valeurs et le second qu'il ne veut pas ou ne peut pas reconnaître le besoin de changement de l'ordre mondial qui entraînerait la fin de son quasi-monopole de pouvoir. Ces deux aspects sont liés: «L'incapacité de l'Occident à admettre le caractère non viable de sa domination mondiale représente un grave danger pour le monde. Les sociétés occidentales doivent choisir entre chercher à défendre leurs valeurs ou chercher à défendre leurs intérêts au cours du XXIe siècle» (pp. 7&#8211;8). C'est un sujet sur lequel Mahbubani revient assez souvent dans son ouvrage, démontrant que trop souvent les intérêts priment sur les valeurs.<br>
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<h4>Repli dans des forteresses</h4>
<p class="bodytext">L'auteur établit une distinction entre ce qu'il appelle l'«Occident philosophique» et l'«Occident matériel», celui-ci étant plus important et dominé par des intérêts bornés. Une grande menace pour la planète provient particulièrement du fait que l'Europe surtout, mais aussi plus récemment les Etats-Unis, retombent dans un fort protectionnisme qui risque de mettre en péril la période la plus remarquable de croissance économique que le monde ait jamais connue. La montée du protectionnisme est la force la plus puissante qui pousse le monde dans le second scénario, celui du «repli dans des forteresses».<br>Mahbubani reproche à l'Europe sa myopie, son autosatisfaction et son égocentrisme. Il relève en particulier que l'Europe a failli à s'engager vraiment en faveur de ses voisins: «Ni les Balkans ni l'Afrique du Nord n'ont bénéficié de leur proximité avec l'Union européenne» (p. 237). Il note également «l'échec de l'UE à développer des relations constructives à long terme avec la Turquie» (p. 228) Ainsi, tandis que l'Europe continue à aspirer au pouvoir mondial, elle échoue lamentablement face à ses responsabilités mondiales et en réalité face à ses intérêts globaux.<br>L'échec du Sommet Asie-Europe (ASEM) en est un exemple très frappant. L'ASEM a été mis sur pied à l'initiative de Singapour qui partait du principe que si les relations étaient très étroites entre l'Amérique et l'Europe d'une part et l'Amérique et l'Asie d'autre part, le troisième côté du triangle, Asie-Europe, brillait par son absence. D'où l'idée de l'ASEM. La première rencontre eut lieu en fanfare en 1996 à Bangkok: quasiment tous les chefs d'Etat de l'UE étaient présents. C'est l'époque où l'Asie était en plein «miracle économique». Cependant, après la crise financière de l'Asie de l'Est, en 1997, que de nombreux Européens considérèrent (à tort, bien sûr) comme la fin de l'avancée économique de l'Asie, l'intérêt se dissipa totalement si bien que presque aucun chef de gouvernement européen ne daigna assister aux rencontres suivantes.<br>
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<h4>Georges W. Bush a accéléré le déclin de l'Occident</h4>

<p class="bodytext">Cependant, au XXIe siècle, le déclin de l'Occident en termes d'abandon de ses valeurs a été accéléré en particulier par les Etats-Unis sous le gouvernement de Georges W. Bush. Mahbubani cite George Kennan, un des principaux architectes de la politique étrangère et de l'idéologie politique post-américaines: «Tout message que nous adressons aux autres ne sera efficace que s'il est en accord avec nos attitudes à l'égard de nous-mêmes» (p. 106). Naturellement, Bush n'est pas le premier président américain coupable de duplicité et d'atrocités. Mais la guerre en Irak sera sans aucun doute un jalon important dans le déclin de l'Occident en matière à la fois de pouvoir et de valeurs. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, pays qui revendiquent l'invention et l'application du droit international, ont violé celui-ci en envahissant l'Irak sans véritable mandat des Nations Unies. Et le gouvernement Bush a fait pis encore que de se comporter comme un hors-la-loi international en attaquant l'Irak: «Il a décidé de ne pas respecter le droit international humanitaire» (p. 259). Personne n'est assez naïf pour croire que la CIA ou d'autres n'ont pas commis des violations des droits de l'homme au cours des dernières décennies, mais la principale caractéristique du gouvernement Bush est son cynisme non dissimulé et provocateur.<br>
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<h4>Crise de gestion de notre ordre mondial si l'Occident ne change pas de cap</h4>
<p class="bodytext">Il y a là aussi une hypocrisie stupéfiante: «La plupart des Américains n'ont aucune idée du choc que le gouvernement Bush a provoqué en se détournant des conventions, universellement reconnues, sur le respect des droits humains et en particulier contre la torture.» «Bien qu'ils aient violé plusieurs dispositions sur les droits humains, les Etats-Unis continuent de publier chaque année un rapport du Département d'Etat sur la situation des droits de l'homme dans tous les pays du monde sauf le leur» (p. 259).<br>On peut accuser l'Europe de complicité dans cette violation flagrante des droits de l'homme à la fois directe et indirecte. Directe, dans la mesure où l'on dispose de preuves patentes de la participation européenne au «tristement célèbre» Extraordinary Rendition Program<sup>1</sup>, des actes de torture ayant été perpétrés dans certains pays de l'UE et d'autres pays de l'UE ayant autorisé le transport d'individus vers des destinations où l'on pratiquait la torture. Indirecte en ce que, contrairement aux virulentes condamnations, par les Européens, des violations des droits de l'homme commises par des pays comme le Zimbabwe, la Birmanie, le Soudan, la Chine et Cuba, pas un seul gouvernement européen n'a condamné publiquement les Etats-Unis pour leur usage de la torture et leurs atteintes flagrantes aux Conventions de Genève.<br>La baisse de la part de l'Occident à la population mondiale, la baisse de sa puissance économique relative et le déclin de ses valeurs, tout cela contribue à rendre illégitime sa prétention à gouverner le monde. Sept des pays du G8 sont des nations occidentales et cinq sont européens. Même si l'on place la Russie en Orient, cela reste une anomalie ahurissante. Et même en ce qui concerne le Japon, seul membre considéré jusqu'ici comme non-occidental, on peut se demander, mis à part sa situation géographique et la race de ses habitants, s'il appartient vraiment à l'Orient.<br>Le nombre de membres devrait à la fois être réduit (un seul représentant pour l'UE devrait suffire) et étendu (à la Chine, à l'Inde, au Brésil, à l'Afrique du Sud ou au Nigeria et à l'Egypte) afin de refléter les réalités contemporaines. <br>L'arrogance et la domination occidentales peuvent être également illustrées par les droits de vote et les postes de cadres supérieurs que l'Occident s'est attribués dans les deux institutions financières les plus importantes, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, et par la composition des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies qui n'a pas changé depuis 1945. Comme l'écrit Mahbubani, il y aura «une véritable crise de la gestion de notre ordre mondial si l'Occident ne change pas de cap» (p. 9).<br>
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<h1>2. Evaluation de l'Orient et de son avenir</h1>
<p class="bodytext">La citation la plus parlante de l'ouvrage de Mahbubani est peut-être celle de Robert Sirota, président de la Manhattan School of Music: «Je crois honnêtement que dans une certaine mesure l'avenir de la musique classique dépend du développement de la Chine au cours des 20 prochaines années» (p. 150). La folle passion des Chinois pour la musique classique occidentale apparaît d'autant plus remarquable quand on se souvient qu'à l'apogée de la révolution culturelle, qui prit fin il y a trois décennies seulement, il y avait trois «campagnes anti»: anti-Confucius, symbole de l'idéologie féodale, anti-Lin-Biao (accusé d'avoir tenté de fomenter un coup d'Etat contre Mao) et anti-Beethoven (symbole de la décadence de la culture bourgeoise impérialiste). Et la Chine n'est pas la seule en Orient à cet égard. Il y a quelques années, j'ai découvert que la Corée du Sud présentait le taux par habitant le plus élevé d'achats de CD de musique classique. Il y a plus de Sud-Coréens que de Polonais qui achètent des &#339;uvres de Chopin alors que les deux pays ont à peu près le même nombre d'habitants!<br>L'essor économique de l'Orient a été remarquable. Il y a quatre décennies encore, en 1968, l'économiste suédois Gunnar Myrdal, lauréat du prix Nobel, publiait son &#339;uvre maîtresse en trois volumes intitulée Asian Drama: An Inquiry into the Poverty of Nations<sup>2</sup>. Selon l'auteur, non seulement l'Asie était pauvre, mais elle allait très probablement le rester. Asie et pauvreté, et en particulier Chine et pauvreté étaient considérés comme des synonymes. Jusque dans les années 1970, lorsque les occidentaux envisageaient d'investir ailleurs qu'en Occident, les principales destinations étaient des pays comme l'Iran, le Nigeria et le Mexique alors qu'on se tenait à distance de l'Asie de l'Est et du Sud. Comme les choses ont changé!<br>Le remarquable essor économique de l'Orient est dû en partie à une dynamique interne qui attachait beaucoup de prix aux réformes du marché ainsi qu'à leurs fondements institutionnels, et particulièrement au développement du capital humain et aux effets bénéfiques de la globalisation. Ce que certains groupes anti-mondialisation occidentaux ne peuvent tout simplement pas comprendre, c'est combien l'effet de la croissance économique est libérateur. Ce n'est pas seulement l'acquisition de biens matériels qui pourvoient aux besoins et à la dignité des hommes &#8211; par exemple les toilettes à chasse d'eau &#8211; mais également, selon Mahbubani, «la transformation de l'esprit humain qui a lieu quand les gens connaissent cette croissance économique rapide» (p. 55).<br>

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<h4>«En 2010, 90% de tous les scientifiques et ingénieurs titulaires d'un doctorat vivront en Asie»</h4>
<p class="bodytext">Alors que l'économie de marché et la mondialisation provoquent un grand désenchantement en Occident, l'Asie considère que «la vraie valeur de l'économie de marché ne réside pas seulement dans l'augmentation de la productivité. Elle élève l'esprit humain, elle libère l'esprit de centaines de millions de personnes qui sentent maintenant qu'ils peuvent enfin prendre leur destin en main. C'est pourquoi l'Asie va de l'avant» (p. 18).<br>Un exemple clé de cette libération est la liberté de choisir sa profession. C'est «une liberté que la plupart des occidentaux considèrent comme allant de soi. Pourtant, au cours des 3000 ans de la civilisation chinoise, la grande majorité des Chinois n'ont commencé à en jouir qu'au cours de ces 30 dernières années, période représentant à peine 1% de la durée de la civilisation chinoise» (p.136).<br>L'essor de l'Asie, selon Mahbubani, provient en grande partie de son adaptation réussie aux «sept piliers de la sagesse occidentale». On ne la mesure pas seulement dans ses succès en matière de musique classique mais peut-être d'une manière encore plus redoutable en sciences et en technologie: en effet, «en 2010, 90% de tous les scientifiques et ingénieurs titulaires d'un doctorat vivront en Asie» (p. 58). Les changements intervenus sont vraiment profonds: «L'Asie explose parce que tant de cerveaux asiatiques, sous-employés pendant des siècles, débordent de créativité» (p. 13). «Au c&#339;ur de l'histoire de l'Asie &#8211; et cela a souvent été négligé &#8211; on trouve la responsabilisation de centaines de millions de personnes qui ressentaient auparavant un manque total de pouvoir sur leur vie» (p. 17)<br>
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<h4>La principale menace est la résurgence du protectionnisme occidental</h4>
<p class="bodytext">Tandis que les horizons asiatiques offrent de nombreuses occasions de développement futur, il existe inévitablement un certain nombre de menaces, à la fois internes et externes. La principale menace externe est la résurgence du protectionnisme occidental et également son incapacité à adapter les structures de l'esprit de gouvernance globale aux nouvelles réalités, tout particulièrement en répondant aux besoins des puissances orientales émergentes. <br>
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<h4>Mieux comprendre la pensée musulmane</h4>
<p class="bodytext">Mahbubani voit trois principaux foyers de défis pour l'Occident: la Chine, l'Inde et le monde islamique. A propos du dernier, alors que le terme de «Musulman» est associé dans l'esprit des Occidentaux à celui d'«Arabe», la grande majorité des Musulmans vivent en Asie où l'on trouve la plupart des pays qui ont les plus importantes populations musulmanes: Indonésie, Inde, Pakistan, Bangladesh et Iran. L'invasion anglo-américaine de l'Irak a considérablement aggravé les relations entre l'Occident et les Etats et peuples musulmans. Le caractère grotesque des erreurs commises est dû en partie au degré stupéfiant d'ignorance des Américains au sujet de l'Irak, laquelle provient de leur arrogance. Mahbubani oppose le manque de préparation à l'occupation de l'Irak à la préparation à l'invasion du Japon en 1945 lorsque, entre autres choses, des milliers d'Américains ont dû apprendre le japonais afin d'augmenter l'efficacité de l'occupation qui suivrait la défaite. Mahbubani exhorte l'Occident à «faire de toute urgence des efforts pour mieux comprendre l'esprit musulman» (p. 213).<br>Tandis que 6 des 7 piliers de la sagesse occidentale semblent tout à fait solides en Orient, le septième aurait besoin d'être renforcé: la «culture de paix». Comme l'écrit l'auteur, «l'occasion actuelle de devenir un pays développé est la meilleure qu'ait eue la Chine. La chose la plus stupide qu'elle pourrait faire serait de la gâcher en s'engageant dans toute espèce de conflit militaire» (p. 81). Certainement. Mais tandis que beaucoup va dépendre de sa dynamique politique intérieure et de sa politique étrangère, beaucoup de choses vont également dépendre de ce qui se passera hors de Chine. Il y a de nombreuses failles dans l'espace géopolitique asiatique: la Corée du Nord, Taiwan, le Cachemire, la mer de Chine méridionale, les relations sino-japonaises, etc. qui rendent la région potentiellement sujette aux troubles. <br>On compare souvent &#8211; à juste titre ou non &#8211; l'Asie du début du XXIe siècle à l'Europe du début du XXe siècle, mais il n'est aucunement prouvé que lors de la Première Guerre mondiale (contrairement à la Seconde) un des belligérants, y compris l'Allemagne, ait eu vraiment l'intention de faire la guerre. En 1914, on a plutôt vu des pays «entraînés» dans une guerre survenue à la suite de ce que l'épistémologiste Nassim Taleb décrit comme l'apparition d'un «cygne noir» (Nassim Taleb, The Black Swan: The Impact of the Highly Improbable). Le «cygne noir» est un événement imprévu, non détecté par les radars mais qui a un impact considérable et est parfaitement explicable rétrospectivement. Dans le cas de l'Europe de 1914, le cygne noir est apparu dans les rues de Sarajevo le 28 juin lorsque le nationaliste bosno-serbe Gavrilo Princip assassina l'archiduc d'Autriche François-­Ferdinand et sa femme Sophie. Ce crime déclencha une série d'événements rapides qui conduisirent très vite à la guerre la plus barbare et la plus sanglante que la planète ait jamais vécue.<br>

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<h4>La Chine, le Japon et la Corée, pacificateurs de la région</h4>
<p class="bodytext">Mahbubani pense que les perspectives de guerre en Asie sont atténuées par «la remarquable réalisation diplomatique qu'est l'ASEAN»<sup>3</sup> (p. 84). Les grandes puissances de l'Asie du Nord-Est, la Chine, le Japon et la Corée n'ont pas réussi à établir de solides liens institutionnels économiques, politiques ou culturels et cela a été le mérite de l'ASEAN qui a non seulement transformé la région, faisant d'un champ de bataille un grand marché, mais a également engagé les trois grands dans diverses initiatives, par exemple l'ASEAN Plus Trois en en faisant le «pacificateur de la région» (p. 85).<br>C'est un aspect auquel, à mon avis, Mahbubani n'accorde pas assez d'attention. Parmi les raisons de tancer l'Occident, il voit l'hypocrisie et la duplicité de ce dernier à propos du changement climatique et je suis d'accord avec lui. La quantité d'émissions à effet de serre dont l'Occident a été responsable pendant les deux derniers siècles fait entièrement reposer la responsabilité du leadership sur ses épaules. L'Occident est riche alors qu'en comparaison l'Orient reste pauvre malgré ses importants progrès économiques récents. Pour assurer la paix, la croissance de l'Asie doit se poursuivre. Le «compromis» entre la croissance et l'environnement est beaucoup plus délicat et complexe en Orient qu'en Occident. L'attitude de l'Occident, en particulier des Etats-Unis, à propos du changement climatique constitue une des nombreuses accusations justifiées.<br>
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<h4>Les perspectives de l'Orient sont très positives</h4>
<p class="bodytext">Mais, et il y a un grand mais! Quand, par exemple, un smog épais et toxique, qui provient des incendies de forêt d'Indonésie, enveloppe Kuala Lumpur et Singapour &#8211; lequel empêche notamment les vols entre les deux villes &#8211; et qu'on le qualifie de «légère brume» afin de ne pas choquer, il n'est pas exagéré de dire que l'Asie est confrontée à des défis environnementaux considérables dont elle est responsable et dont la maîtrise ne nuirait pas à la croissance de la région, bien au contraire, mais qui résultent en grande partie d'une mauvaise gouvernance, de la corruption et de l'incapacité à appliquer la loi. Mahbubani aurait peut-être pu ajouter un huitième «pilier de la sagesse occidentale» (en tout cas un pilier européen, si ce n'est américain): l'écologie.<br>Il n'est pas difficile d'imaginer toutes sortes de «cygnes noirs» possibles en Asie en ce début de XXIe siècle. Un scénario environnemental pourrait être l'un des plus plausibles.<br>Cela dit, non seulement les récentes réalisations et les perspectives de l'Orient sont très positives mais ce sont, comme Mahbubani le fait remarquer très justement, des évolutions dont l'Occident devrait se réjouir. «La réalisation du rêve occidental devrait représenter un moment de triomphe pour l'Occident» (p. 5). L'essor de l'Asie est incontestablement une bonne nouvelle. Une cause possible de tragédie en ce début de XXIe siècle pourrait être qu'il ne soit pas reconnu comme tel mais plutôt comme une menace, comme un jeu à somme nulle qui doit être affronté.<br>
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<h1>3. Feuille de route pour une future gouvernance mondiale</h1>
<p class="bodytext">Comme Mahbubani le reconnaît au début de son ouvrage, «les Asiatiques sont devenus un des grands bénéficiaires de l'ordre multilatéral créé par les Américains et les autres vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale en 1945. «Peu de sociétés asiatiques désirent aujourd'hui déstabiliser un système qui leur est venu en aide» (p. 2). Par conséquent, un thème important de ces perspectives pour une future gouvernance mondiale est la préservation de la structure actuelle qu'il faut toutefois moderniser pour l'adapter aux défis du XXIe siècle. Mais pour le moment, il faut reconnaître que «l'Asie et l'Occident doivent encore parvenir à une compréhension commune de la nature de ce nouveau monde» (p. 4). Il s'agit là d'une tâche cruciale. L'histoire récente de l'Asie pourrait avoir beaucoup plus d'implications globales positives: «Quand des milliards de personnes deviennent parties prenantes de la paix et de la prospérité, elles mènent le monde dans une direction positive» (p. 17). Aussi est-il essentiel d'assurer «la propagation d'un ordre basé sur des règles &#8211; aux niveau du pays, de la région et du monde» (p. 21).<br>Quand Mahbubani écrit que «le moment est venu de restructurer l'ordre mondial», que «nous devrions le faire maintenant» (p. 235), il est évident que la restructuration doit être basée essentiellement sur les structures existantes, mais pas toutes. Ainsi, le G8 devrait être abandonné. Le grand sujet de plainte de Mahbubani est l'incapacité de l'Occident à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu'il a créées. Et l'amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l'esprit de la gouvernance mondiale.<br>
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<h4>Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont perdu leur autorité morale</h4>
<p class="bodytext">Prenons le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Selon Mahbubani, il «est légalement vivant mais spirituellement mort» (p. 193). Le fait même que les Etats-Unis et le Royaume-Uni soient entrés en guerre sans l'autorisation du Conseil de sécurité signifie que ces deux membres permanents ont «perdu l'autorité morale nécessaire pour demander à l'Iran de se soumettre aux résolutions du Conseil de sécurité» (p. 195). «Le monde, écrit-il, a perdu pour l'essentiel sa confiance dans les cinq Etats nucléaires. Au lieu de les considérer comme des gardiens honnêtes et compétents du TNP, il les perçoit généralement comme faisant partie de ses principaux violateurs» (p. 199).<br>Leur décision d'ignorer le développement par Israël d'un arsenal nucléaire leur a été particulièrement préjudiciable. Lors d'une rencontre à Bruxelles au début de 2008, j'ai demandé à l'un des participants, Javier Solana, Haut-Représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, son avis sur la question de l'arsenal nucléaire d'Israël mais il a refusé catégoriquement d'aborder le sujet. La conspiration du silence &#8211; alors que chacun sait qu'Israël possède l'arme nucléaire &#8211; a entraîné la création d'une «brèche dans le régime de non-prolifération dans laquelle d'autres pays peuvent s'engouffrer» (p. 199). La prolifération nucléaire est une des menaces majeures de ce début de XXIe siècle. Il faut renforcer le TNP afin de pouvoir demander à Israël de démanteler son arsenal nucléaire. Sinon il n'y a aucune raison légitime de refuser à l'Iran de devenir une puissance nucléaire, ce qui conduira sans doute l'Arabie saoudite et d'autres pays à faire de même. <br>
</p>
<h4>Echec de l'Occident</h4>
<p class="bodytext">C'est cette incapacité à exercer convenablement un leadership qui fait que l'Occident est aujourd'hui davantage le problème que la solution. En même temps, comme le reconnaît Mahbubani, «les pays d'Asie ne sont pas encore prêts à intervenir». L'Occident viole certes ses principes, mais c'est en assimilant et en appliquant les trois principes occidentaux de «démocratie, d'Etat de droit et de justice sociale [que] le monde peut devenir meilleur» (p. 236).<br>Actuellement, aucun des prétendants au leadership mondial ne possède de tels principes universels. La Chine est nettement en train de retrouver l'aura et la puissance qu'elle possédait dans les siècles passés, mais, selon Mahbubani, à considérer son histoire, on constate que l'esprit chinois s'est toujours concentré sur le développement de la civilisation chinoise, et non sur celui de la civilisation globale» (p. 239). Mais ce pays pourrait établir ce qu'il appelle une société globale harmonieuse, qui consisterait en un «rajeunissement de la civilisation chinoise dans l'esprit de la dynastie Tang (618-907)». Ce serait «une bénédiction pour le monde». «Cette civilisation chinoise rajeunie serait ouverte et cosmopolite et non pas fermée et insulaire» (p. 149). Toutefois il est peu probable que cela se réalise de sitôt. <br>Quant à l'Inde, «son rôle naturel [&#8230;] est d'être un pont entre l'Orient et l'Occident. Aucune autre société n'est aussi qualifiée pour cela» (p. 170). Je suis tout à fait d'accord avec Mahbubani et je crois vraiment que l'Inde est déjà en position de devenir le leader intellectuel du monde. La quantité de productions dans tous les domaines &#8211; sciences, littérature, cinéma, sciences politiques, philosophie, métaphysique, technologie, management, etc. est tout simplement prodigieuse. Mais en même temps, l'Inde doit résoudre de nombreux problèmes intérieurs. C'est également un pays dont les principes et la civilisation échouent au «test de réalité». Pour ne citer qu'un exemple, comme le savent les lecteurs de l'article sur la pollution en Inde paru dans un récent numéro de The Economist (India and pollution: Up to their necks in it, 19 juillet 2008), quelque 700 millions d'Indiens sont littéralement dans la merde jusqu'au cou. Le Premier ministre Manmohan Singh a demandé un programme de «croissance globale» qui devrait être réalisé pour le bien des Indiens et avant que le pays puisse assumer légitimement tout rôle mondial sérieux.<br>Au vu de cette période de transition pendant laquelle l'Occident décline et l'Orient monte en puissance mais pas encore au point de «prendre la relève», on peut qualifier les exhortations de Mahbubani de «b.a.-ba».<br>Ainsi, ayant été pendant sept ans ambassadeur de Singapour auprès des Nations Unies, dont une mission de 2 ans en tant qu'ambassadeur auprès du Conseil de sécurité lorsque Singapour occupait un siège temporaire au Conseil de sécurité, Mahbubani est un multilatéraliste convaincu et un fervent partisan de l'institution et de l'esprit des Nations Unies bien qu'il reconnaisse qu'elles ont besoin d'une réforme radicale. Mais il faut reconnaître quelle considérable innovation et quelle amélioration l'ONU a représentées dans l'histoire de l'humanité. Mahbubani lance un appel passionné à ses lecteurs: «Je vous en prie, trouvez un exemplaire de la Charte des Nations Unies et lisez-la.» (p. 250)<sup>4</sup>. L'ONU doit être réformée, renforcée, relégitimée. C'est une demande très exigeante qui n'est défendue activement à l'heure actuelle par aucun leader politique. Je suis cependant d'accord avec Mahbubani quand il écrit que dans la situation actuelle agitée, il est préférable de réformer et de renforcer les institutions existantes plutôt que d'essayer de créer quelque chose ex nihilo. La roue est inventée, elle a juste besoin d'être réparée.<br>

</p>
<h4>Désoccidentaliser la Banque mondiale, le FMI et l'OMC</h4>
<p class="bodytext">Il en va de même des institutions financières internationales. Bien qu'on ait de bonnes raisons de douter qu'aucune des trois plus importantes &#8211; la Banque mondiale, le FMI et l'OMC &#8211; ne subsistera jusqu'à la prochaine décennie, Mahbubani estime qu'il est d'une importance capitale de les conserver. Mais, bien entendu, il faut les transformer et les désoccidentaliser. Il ne faut plus que les ­postes de directeur de la Banque mondiale et du FMI ne soient attribués automatiquement à des Américains ou à des Européens, comme si c'était écrit dans l'Evangile; ils doivent être globalement ouverts à des talents du monde entier. Il est également important que la Banque mondiale n'ait plus son siège à Washington DC et dissémine ses employés dans les pays où elle opère.<br>L'esprit internationaliste tel qu'il s'incarne dans la Charte des Nations Unies doit donc être maintenu, voire revivifié. L'auteur intitule son dernier chapitre «Pragmatisme». Le pragmatisme, celui auquel Deng Xiaoping a eu recours pour opérer la remarquable transformation de la Chine, est «le meilleur guide pour avancer dans le nouveau siècle» (p. 279) qui sera, Mahbubani nous le rappelle, «un des plus complexes de l'histoire de l'humanité» (p. 272).<br>
</p>
<h4>Développer des relations personnelles approfondies</h4>
<p class="bodytext">Et le meilleur moyen de servir la cause du pragmatisme serait que les Etats-Unis étudient la civilisation perse et acceptent sa réalité actuelle et ses aspirations futures: «Par conséquent, un grand pas pragmatique que l'Amérique pourrait faire consisterait à regarder au-delà du voile de la théocratie islamique et à essayer de développer une meilleure compréhension de la culture et de la civilisation perses. Elle devrait établir des relations diplomatiques avec le gouvernement et développer des relations personnelles approfondies avec la société iranienne. [&#8230;] L'Amérique devrait investir en Iran et même lui proposer un accord de libre-échange» (p. 274).<br>
</p>
<h4>«Mieux vaut discuter que faire la guerre»</h4>
<p class="bodytext">J'ai passé quelque temps en Iran en 2006 et je dois dire que je suis absolument d'accord avec Mahbubani dans ce qu'il propose et lorsqu'il écrit que «l'engagement aide ceux qui désirent ouvrir et réformer la société iranienne» (p. 216). Comme il le souligne, pendant la guerre froide, les relations diplomatiques et les dialogues ont été maintenus avec Moscou et les autres capitales importantes. Le fait que les Etats-Unis et l'Europe aient entretenu des relations diplomatiques avec l'URSS et ses satellites n'impliquait pas qu'ils approuvaient les goulags et bien d'autres mesures totalitaires ou les violations des droits de l'homme. Les relations ont été maintenues pour des raisons pragmatiques de saine et intelligente diplomatie. Des compromis ont finalement été trouvés qui ne l'auraient probablement pas été sans dialogue. La tendance actuelle à ne pas «reconnaître» ses ennemis &#8211; Iran, Cuba, etc. &#8211; est absurde. Comme le disait un autre grand pragmatiste, Winston Churchill: «Mieux vaut discuter que de faire la guerre.»<br>En conclusion, il devrait être évident que les Occidentaux qui poussaient Mahbubani à ne pas publier son ouvrage avaient absolument tort. Il faudrait qu'en Occident, le plus grand nombre de personnes le lisent et réfléchissent à ses thèses. Il faudrait le faire connaître aux leaders occidentaux et &#8211; dans l'idéal &#8211; obliger le président américain à le lire.&nbsp;&nbsp; &nbsp;•<br>

</p>
<p class="fussnote">1&nbsp;&nbsp; &nbsp;Transferts secrets de personnes soupçonnées de terrorisme et enlevées par la CIA (n.d.t.)<br>2&nbsp;&nbsp; &nbsp;La traduction française Le drame de l'Asie: une enquête sur la pauvreté des nations, a paru au Seuil en 1976. (n.d.t.)<br>3&nbsp;&nbsp; &nbsp;Association des nations de l'Asie du Sud-Est (n.d.t.)<br>4&nbsp;&nbsp; &nbsp;On la trouvera sur le site des Nations Unies: <a href="http://www.un.org/french/aboutun/charte/txt.html" target="_blank">www.un.org/french/aboutun/charte/txt.html</a>. On peut également l'obtenir gratuitement en s'adressant à l'Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL), 3003 Berne (Tél.: +41-31-325 50 50 / Fax: +41-31-325 50 58). <br></p>
<p class="bodytext">(Traduction <span style="font-style: italic;">Horizons et débats</span>)</p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Declin-de-l-Occident-et-montee-de-l-Orient_a23271.html</link>
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   <title>«Ecarter tous les éléments qui nous divisent, améliorer le sort de nos peuples et contribuer à la paix et à la sécurité»</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 12:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique Nationale/Internationale]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Interview de Valéry V. Loshchinin, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1020987-1282297.jpg" alt="«Ecarter tous les éléments qui nous divisent, améliorer le sort de nos peuples et contribuer à la paix et à la sécurité»" title="«Ecarter tous les éléments qui nous divisent, améliorer le sort de nos peuples et contribuer à la paix et à la sécurité»" />
     </div>
     <div>
      Horizons et débats: La première question concerne le conflit de Géorgie. Nous aimerions savoir ce qui s'y passe, les médias de l'Ouest prétendant que la Russie est coupable. Ce que la Géorgie a fait ne prête pas à discussion. Nous désirons des informations pour nos lecteurs, nous voulons leur dire ce qui se passe réellement dans la région.<br></p>
<p class="bodytext">Ambassadeur Valery Loshchinin: Merci de votre visite. Il est important que vous souhaitiez des informations honnêtes. C'est important, si l'on considère ce qui se passe dans les médias occidentaux. Cela suscite quantité de questions sur la liberté de la presse dans les médias occidentaux, car il s'agit d'une campagne de propagande contre la Russie. Cette campagne infondée contrevient aux normes de l'information honnête et indépendante; elle sape les valeurs démocratiques. La réalité est différente. Vous avez mentionné le conflit entre la Russie et la Géorgie. Il s'agit d'un conflit entre la Géorgie d'une part, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie d'autre part. Il ne date pas d'hier, mais remonte à plusieurs ­siècles. Il n'a jamais cessé. Durant les seize dernières années, on a observé une paix fragile, caractérisée par la présence de bérets bleus, troupes russes incluses. Que s'est-il passé? Il s'avère que l'agression militaire géorgienne contre l'Ossétie du Sud a été planifiée et appuyée par quelques pays que je m'en voudrais de nommer. Constatant que le temps passait et s'inspirant du précédent que constituait l'affaire du Kosovo, Saakashvily a décidé de faire une guerre éclair. Il entendait mener l'offensive et occuper la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali. Après quoi il espérait obtenir le soutien des Etats de l'ouest et de l'OTAN, ce qui ne s'est pas réalisé. <br>Il a commencé sa guerre éclair en recourant à des systèmes de fusées. L'artillerie n'a pas atteint des objectifs précis, mais a couvert de larges secteurs et y a tout détruit, à l'inclusion de l'infrastructure civile. Elle a frappé son propre peuple, celui de Tskhinvali. L'agression a eu lieu de nuit, quand la ville dormait. Aux dernières nouvelles, qui doivent encore être confirmées, la mort a fauché plus de 2100 personnes. Ce chiffre est considérable, si l'on songe que la population totale ne dépasse pas 70 000 personnes. L'agression d'une nuit et d'un jour, qui a tué des milliers de pauvres Ossètes, constitue un acte de génocide au sens de la convention de l'ONU sur le génocide de 1948. C'était vraiment un génocide. Un autre problème est qu'ils ont incité les gens à quitter leurs maisons. C'était un exode. Plus de 32 000 personnes ont quitté l'Ossétie du Sud. Elles sont devenues réfugiés ou personnes déplacées à l'intérieur de leur pays. Il s'agit de près de la moitié de la population. On peut parler d'épuration ethnique. C'est absolument clair. Nous savons que nos partenaires ne sont pas charmés de nous entendre parler d'épuration ethnique, de génocide, etc. C'est bien naturel, car ils ont entretenu ce régime, l'ont formé, y ont investi beaucoup d'argent et l'ont présenté comme un modèle de démocratie. Or cette démo­cratie mène une politique d'épuration ethnique. Pour nos partenaires de pays occidentaux, il est absolument inacceptable de reconnaître ce fait. Si ces Etats considèrent comme normal de montrer du doigt d'autres pays en les accusant d'épurations ethniques, cette accusation ne saurait évidemment s'appliquer à la Géorgie «démocratique». Ils savent qu'ils ont une part de responsabilité dans ce qui s'est passé. Cela les a incités à défendre sauvagement le régime de Saakashvili et tout ce qu'a fait ce régime criminel durant l'agression géorgienne, tentant d'inverser les rôles et d'attribuer l'agression à la Russie. Il faut saluer que, dans les pays occidentaux, de plus en plus de gens comprennent mieux ce qui s'est vraiment passé.<br>Il y a quelques jours, Valery Gergiev, musicien de réputation mondiale et chef d'orchestre de l'opéra Marien de St-Petersbourg a donné un concert aux ressortissants de Tskhinvali détruite. Homme intègre, ouvert et indépendant, il jouit d'une grande réputation. Il a comparé la ville à Stalingrad. C'était terrible.<br>Les Géorgiens ont nommé leur opération «champ libre», ce qui signifie épuration ethnique, tuerie, destruction de tout. Comme ils ne veulent pas avoir d'Ossètes là, ils veulent en débarrasser le territoire. C'est ce qu'ils entendent par intégrité territoriale. Cette poli­tique est absolument inacceptable, elle est un danger pour chacun d'entre nous. Après quoi certains ont déclaré que les portes de l'OTAN étaient ouvertes à la Géorgie. L'agressivité de Tiflis rend la situation très dangereuse, car elle pourrait impliquer l'OTAN dans des provocations extrêmement dangereuses. A rappeler que lorsque, à maintes reprises, Saakashvili a requis l'aide de l'OTAN, il a tenté d'impliquer les pays occidentaux dans ces actions militaires. Pouvez-vous imaginer ce qui se serait passé s'ils y avaient donné suite. Ce ne serait pas quelques simples heurts entre la Russie, la Géorgie et l'Ossétie du Sud: la Russie serait en conflit avec des pays occidentaux. C'est terrible. <br>
</p>
<p class="interview_frage">Observant la vie politique ces derniers mois, nous avons constaté de constantes petites attaques verbales contre la Russie. Lors de l'élection de Medvedev, les journaux occidentaux se sont montrés particulièrement virulents contre la Russie. Finalement, ce conflit a éclaté. Pensez-vous qu'il y a un plan stratégique contre la Russie pour la garder hors d'Europe pour essayer de la contrôler? Autre question: qu'en est-il des bases de missiles en Pologne? Maintenant, ils ont signé le traité. Pensez-vous que le plan consistait à faire la guerre à l'Ossétie du Sud, puis à rapprocher les autres pays de l'OTAN et à faire en sorte qu'ils concluent le traité et soutiennent la politique des Etats-Unis?<br></p>
<p class="bodytext">Ce qu'il nous faut comprendre: la Géorgie s'apprête à se rapprocher de l'Europe, mais surtout des Etats-Unis. Pourquoi pas? Mais le régime actuel de Tiflis croit qu'il pourrait accélérer ce processus en ayant de mauvaises relations avec la Russie. Cette méthode est absolument fausse. Elle est fausse parce que toute solution des problèmes de la Géorgie passe par une solide base de relations amicales avec la Russie.<br>Comme vous le savez, des troubles entre la Géorgie ainsi que l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont eu lieu à l'époque de l'Union soviétique, mais les gens ont vécu néanmoins ensemble. Pourquoi? Parce qu'ils vivaient dans ce grand pays et y étaient protégés. Mais quand l'Union soviétique s'est désintégrée, l'Abkhazie et l'Ossétie sont devenues une partie de la Géorgie, pour ainsi dire face à face avec Tiflis. Ayant quelque expérience des relations avec les Géorgiens, elles ont décidé de se protéger en proclamant immédiatement leur indépendance de la Géorgie. La première étape vers une solution des pro­blèmes est d'avoir de bonnes relations avec la Russie. A la Géorgie de jouer. <br>A propos de la Pologne: Mon impression personnelle est que la Pologne et les Etats-Unis auraient signé ce traité, que cette agression ait lieu ou non. Peut-être pas maintenant, un peu plus tard. De manière générale, tout avait été préparé à cet égard. Cependant, vous avez tout à fait raison de dire que l'action n'est pas dirigée contre la Corée du Nord, ni contre l'Iran, mais contre la Russie. Et nous l'avons répété souvent à nos partenaires américains, durant les négociations. Ils nous ont rétorqué qu'ils couvriraient certes notre territoire, mais que cela ne signifiait pas qu'ils feraient quelque chose de faux ou d'hostile à la Russie. Nous ne sommes pas naïfs: la réalité est absolument différente.<br>
</p>

<p class="interview_frage">Quel est le rôle de l'Allemagne dans ce conflit?<br></p>
<p class="bodytext">On connaît certaines activités de l'Allemagne à propos de la Géorgie. Tout d'abord parce que l'Allemagne fait partie du «groupe des amis de la Géorgie». C'est un groupe mis sur pied par le Secrétaire général des Nations Unies, qui comprend l'Allemagne, la France, la Russie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Nous nous rencontrons de temps en temps ici à Genève. Je dois dire que l'Allemagne a toujours aidé à promouvoir des initiatives, des idées. Il existe un «Formulaire de Boden». L'ambassadeur Boden était le représentant du Secrétaire général. C'est un Alle­mand très honnête, impartial, un sage diplomate. Son formulaire en vue du règlement du conflit entre la Géorgie et l'Abkhazie a été discuté longtemps. Mais après la récente agression, il n'existe plus en tant que base de négociations.<br>Ce qui est très important maintenant, c'est de ne pas encourager d'autres pays à vouloir accueillir la Géorgie dans l'OTAN. Ce ne serait pas seulement un défi mais un acte hostile à l'égard de la Russie. En même temps, pour être franc, du point de vue de la sécurité de la Géorgie, c'est sans importance. Cela signifie simplement que l'OTAN voudrait se rapprocher de la frontière russe, ce qui peut être interprété comme le fait que l'Alliance considère la Russie comme un opposant potentiel, sinon comme un ennemi. Mais il est nécessaire d'établir de meilleures relations avec la Russie. Il est temps de s'asseoir ensemble à une table et de dresser l'inventaire des questions afin de mieux se comprendre et de prendre des mesures visant à rendre nos relations plus coopératives. La diplomatie russe a toujours considéré les relations internationales de façon ouverte et constructive et est prête à étudier à fond toute question d'intérêt mutuel avec ses partenaires occidentaux. Profitons de l'occasion pour nous réunir à nouveau afin d'écarter tous les éléments qui nous divisent, d'améliorer le sort de nos peuples et de contribuer à la paix et à la sécurité.<br>
</p>
<p class="interview_frage">Quel rôle jouent les Etats-Unis à cet égard?<br></p>
<p class="bodytext">L'ambassadeur des Etats-Unis a donné hier une interview à Moscou au célèbre journal «Kommersant». Il a déclaré que la Russie avait le droit de réagir aux opérations géorgiennes. Cette déclaration devrait être interprétée comme confirmant que les Etats-Unis savent qui est l'agresseur et qu'ils ne tiennent pas à entrer dans le conflit.<br>
</p>
<p class="interview_frage">Que peuvent faire l'Union européenne et les pays européens pour mettre un terme à ce conflit et se rapprocher de la Russie et d'autres pays? Que doit être la politique européenne en faveur de la paix dans le monde?<br></p>
<p class="bodytext">Tout d'abord, nous devrions appliquer le document en six points approuvé par les présidents Medvedev et Sarkozy qui se trouve sur la table du Conseil de sécurité. Le principe essentiel de ce document est de stopper immédiatement toute action militaire. L'Union européenne approuve ce plan. Certains membres du Conseil de sécurité sont sceptiques mais il est important de le faire adopter par le Conseil de sécurité afin de faciliter sa mise en &#339;uvre. La Russie a commencé son retrait graduel, qui a été largement couvert par les médias. Cependant nous allons conserver des unités de maintien de la paix à l'intérieur de la zone de sécurité en Ossétie du Sud, car elles sont nécessaires pour garantir la sécurité des habitants.<br>Si le plan est accepté et qu'en particulier le principe du non recours à la force est appliqué, tous les autres problèmes seront résolus beaucoup plus facilement.<br>
</p>

<p class="interview_frage">A votre avis, quel sera le statut final à la fin des débats?<br></p>
<p class="bodytext">Il est très difficile de le dire de manière absolue. Vous savez qu'hier, quelque 60 000 Abkhazes (plus du tiers de la population totale) se sont rassemblés au centre de Soukhoumi, capitale de l'Abkhazie, pour déclarer leur indépendance. Un événement similaire a eu lieu à Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud. Le peuple a demandé que soit reconnue l'indépendance de la province, non seulement par rapport à la Russie mais aux autres pays. Lundi prochain, des réunions auront lieu à la Douma, à Moscou, ainsi qu'au Conseil de la Fédération de Russie pour aborder cette question. Mon expérience me dit que notre Parlement réagira positivement à ces demandes. Cela ne signifie cependant pas que la reconnaissance par le gouvernement aura lieu immédiatement. Mais comme l'a dit avec raison notre ministre des Affaires étrangères, tout dépend de ce que fera la Géorgie. Or Saakachvili ne tient pas ses promesses et a parlé de reconstituer les forces militaires et même de les rendre plus puissantes qu'avant. Je ne sais pas quelles sont ses véritables intentions, s'il tient à la paix et à l'intégrité territoriale. Ses actions détermineront le sort de son pays et il en est responsable. Il s'agit là du second nettoyage ethnique en Ossétie du Sud et en Abkhazie au cours des 16 dernières années. Il ne fait qu'à attiser les sentiments d'indépendance. Ainsi, si notre ministre des Affaires étrangères a affirmé que tout dépendait de la Géorgie, du gouvernement géorgien, il le pensait vraiment.<br>Quant à moi, ce qui m'intéresse, sincèrement, c'est d'améliorer les relations avec tous nos voisins. Il faut que ce sentiment soit réciproque, mais au lieu de cela, la Géorgie a décidé de quitter la CEI et de rejoindre l'OTAN.<br>
</p>
<p class="interview_frage">Merci beaucoup pour cet entretien, Monsieur l'Ambassadeur.&nbsp;&nbsp; &nbsp;•</p>
<p class="bodytext">Valéry V. Loshchinin est, depuis 2006, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire et Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Genève, ainsi que Représentant permanent à la Conférence sur le désarmement.<br>Il est né en 1940 dans la région de Gomel (Biélorussie). En 1964, il a terminé ses études à l'Université d'Etat de Biélorussie (Minsk) et en 1977, il a obtenu le diplôme de l'Académie diplomatique du ministère soviétique des Affaires étrangères (Moscou). Il commença sa carrière diplomatique en 1965 au ministère biélorusse des Affaires étrangères et depuis 1977, il a travaillé pour le ministère des Affaires étrangères d'URSS. De 2002 à 2005, il a été ministre adjoint des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.
</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>
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			<div class="csc-header csc-header-n2"><h1>Un acte de guerre qu'aucun Etat du monde ne peut accepter</h1></div>
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			<p class="bodytext">thk. En 1776, l'Ossétie choisit de se rattacher à l'Empire russe, avant tout pour mieux se protéger des attaques des Tartares. Ce n'est que dans les années 1940 que Staline divisa le pays, pour des raisons personnelles, en Ossétie du Nord et Ossétie du Sud et qu'il attribua cette dernière à la Géorgie. Après la dissolution de l'Union soviétique, on considéra les frontières des anciennes républiques soviétiques comme celles des nouveaux Etats et on laissa le Sud à la Géorgie, cela contre la volonté de la population qui avait proclamé l'autonomie de la province en 1991. Lors du référendum de novembre 2006, 99% de la population ossète ont voté en faveur de l'indépendance et du rattachement à la Russie. <br>Depuis 16 ans, il y a en Ossétie du Sud une troupe internationale de protection composée d'unités géorgiennes, russes et ossètes. Sa mission consiste à empêcher les violences à l'égard de la population et à assurer une coexistence pacifique. Dans la nuit du 7 au 8 août, des troupes géorgiennes ont tué 15 soldats russes et en ont blessé plus de 100. Ainsi, la Géorgie a quasiment attaqué la Russie, ce qui équivaut à une déclaration de guerre. En même temps, la Géorgie a attaqué brutalement Tskhinvali, capitale d'Ossétie du Sud, tuant plus de 2000 civils et détruisant presque toutes les infrastructures civiles. Il s'agit là d'un acte de guerre qu'aucun Etat du monde n'accepterait.</p>
     </div>
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l'Information Alternative</div>
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   <title> Afghanistan : comment les britanniques et Cheney protègent l'opium </title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 12:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Conflits et guerres actuelles]]></dc:subject>
   <description>
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      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1020980-1282289.jpg" alt=" Afghanistan : comment les britanniques et Cheney protègent l'opium " title=" Afghanistan : comment les britanniques et Cheney protègent l'opium " />
     </div>
     <div>
      Un article publié par <i class="spip">Le Figaro</i> du 23 août fait le bilan de l'échec du gouvernement Karzaï dans la lutte antidrogue, en s'appuyant sur les déclarations de Thomas Schweich, ancien coordinateur de la lutte antinarcotique pour les autorités américaines (secrétaire adjoint du <i class="spip">Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs</i>).</p>

<p class="spip">Joint par <i class="spip">Le Figaro</i>, Schweich a confirmé ses propos au vitriol publiés le mois dernier dans le <i class="spip">New York Times Magazine <a href="http://www.nytimes.com/2008/07/27/magazine/27AFGHAN-t.html?_r=2&amp;pagewanted=print&amp;oref=slogin&amp;oref=slogin">«&nbsp;Is Afghanistan a Narco-State&nbsp;»</a></i>. Pour lui, la lutte anti-drogue est <i class="spip">«&nbsp;un échec complet jusqu'ici&nbsp;»</i> dont les talibans tirent le plus grand bénéfice.</p>

<p class="spip">Si en 2006, les autorités afghanes annonçaient une production d'opium en baisse, Schweich n'était pas dupe et anticipait que la production allait exploser. En effet, en 2007, l'Afghanistan s'est hissé au chiffre record de 93% de la production mondiale d'héroïne.</p>

<p class="spip">Dès 2006, Schweich s'est entretenu avec le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et Donald Rumsfeld, le secrétaire d'Etat à la Défense de l'époque, pour les avertir de cette réalité et ses conséquences militaires.</p>

<p class="spip">Le premier responsable désigné par Schweich&nbsp;: <i class="spip">«&nbsp;le président afghan Karzaï lui-même&nbsp;» </i>est entièrement corrompu et soucieux de garder des bonnes relations avec ses pairs pachtouns du Helmand au sud du pays, dont il compte obtenir le soutien lors des présidentielles de 2009.</p>

<p class="spip">Mais selon le responsable, ce <i class="spip">«&nbsp;narco-état&nbsp;»</i> afghan, <i class="spip">«&nbsp;se repaît de la pusillanimité du Pentagone&nbsp;»</i> écrit <i class="spip">Le Figaro</i>. Si le quotidien français adopte un ton diplomatique, l'article du responsable américain n'y va pas de main morte quand il affirme que le <i class="spip">«&nbsp;Pentagone était hostileà la mission antidrogue&nbsp;». </i></p>

<p class="spip">Schweich rapporte que le Lieutenant Général Karl Eikenberry, en charge des opérations de l'armée américaine en Afghanistan, a affirmé à Anne Patterson, du <i class="spip">Bureau of International Narcotics (BIN)</i> que certes, la drogue était une chose mauvaise, mais que d'après les ordres reçus, la drogue n'était pas la priorité de l'armée US en Afghanistan.</p>

<p class="spip">Patterson, ex-ambassadrice américaine en Colombie, lui a rappelé alors que les FARC Colombiens finançaient leur guérilla avec l'argent de la cocaïne. Eikenberry a répondu que le Pentagone avait une stratégie <i class="spip">«&nbsp;séquentielle&nbsp;»</i>&nbsp;: <i class="spip">«&nbsp;battre les talibans, et laisser quelqu'un d'autre régler la question de la drogue&nbsp;»</i>, alors même que l'argent de la drogue finance directement les talibans.</p>

<p class="spip">Cependant, raconte Schweich, <i class="spip">«&nbsp;les militaires anglais étaient encore plus hostiles que les militaires américains à la mission antidrogue. Les forces britanniques &#8211; basées au Helmand &#8211; ont même parachuté des tracts et ont acheté des annonces à la radio pour faire savoir aux criminels locaux que le déploiement de l'armée anglaise ne faisait pas parti de l'opération anti-drogue. J'ai dû prendre un vol pour Bruxelles afin de montrer un de ces tracts au Commandement des forces de l'OTAN pour mettre fin à cette campagne d'information contreproductive&#8230;&nbsp;»</i></p>

<p class="spip"><i class="spip"></i></p>

<p class="spip">Schweich a dénoncé le fait que les Britanniques ont fait pression sur les autorités américaines afin qu'elles ne s'avancent pas dans un combat efficace. Le Major Général Britannique Peter Gilchrist, ancien commandant adjoint des forces alliées en Afghanistan et actuellement stationné à Washington, lui a signifié que son plan <i class="spip">«&nbsp;n'était pas acceptable&nbsp;»</i> pour l'Angleterre.</p>

<p class="spip"><i class="spip">«&nbsp;L'Angleterre,</i> écrit Schweich,<i class="spip"> apparemment rejointe par la Suède (qui déploie moins de 500 hommes dans des régions où il n'y a aucune culture de pavot), a envoyé des lettres à Karzaï pour lui sommer de rejeter des éléments fondamentaux du plan américain&nbsp;». </i></p>

<p class="spip">Thomas Schweich dit pourtant avoir essayé de convaincre ses interlocuteurs afghans de soutenir une campagne d'éradication aérienne du pavot, seule à même, selon lui, si elle est combinée avec des mesures d'aide aux cultures vivrières, de produire des résultats. Karzaï s'y serait opposé avec la dernière énergie.</p>

<p class="spip"><i class="spip"></i></p>

<p class="spip">Schweich fait aussi voler en pièces le mythe qui dit que le pavot constitue la seule ressource traditionnelle des <i class="spip">«&nbsp;pauvres paysans afghans&nbsp;».</i> Il indique notamment que 80% des terres utilisées pour la culture du pavot dans le sud, sont des cultures nouvelles. Depuis deux ans, c'est l'opium qui est venu y remplacer les cultures traditionnelles de légumes, du coton et du blé. En dépit des prix record des céréales, les grands producteurs d'opium ont surtout profité de la complaisance politique et de l'absence de toute opposition pour démarrer des productions à grande échelle.</p>

<p class="spip">Cette analyse a été confirmée début 2008 par un rapport de l'ONU qui démontre que la culture du pavot décroît dans les régions pauvres tandis qu'elle s'accroît dans les régions riches&nbsp;!</p>

<p class="spip">Pour creuser le sujet&nbsp;: <a href="http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-Aout.php3">focus</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1020980-1282289.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Afghanistan-comment-les-britanniques-et-Cheney-protegent-l-opium_a23269.html</link>
  </item>
  <item>
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   <title>Les Arabes et Obama</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 11:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique Nationale/Internationale]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le phénomène Obama est une nouveauté majeure dans la vie politique des Etats-Unis. Les gens des médias, là-bas, se plaisent à qualifier ça de ’bouffée d’air frais’.
Ça a injecté un renouveau de vie dans la politique, inspiré un plus haut niveau d’intérêt dans l’opinion publique (ainsi qu’un taux plus important d’inscription sur les listes électorales), enfin, ça a fourni une abondante matière première à la machine médiatique

Par Azmi Bishara
in Ahram Weekly, 21-27 août 2008, n° 911 	     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1020953-1282252.jpg" alt="Les Arabes et Obama" title="Les Arabes et Obama" />
     </div>
     <div>
      Un élément fondamental de la saison électorale qui s'ouvre aux Etats-Unis, c'est le désir des Américains d'en découdre avec l'administration Bush, qui a trahi le peuple, à la suite des attentats du 11 septembre (2001), son aventurisme militaire et sa mise en &#339;uvre e l'idéologie néoconservatrice dans la politique étrangère américaine. <br>
<br>
Le phénomène Obama étanche cette soif d'en découdre, le candidat lui-même, aspirant à la responsabilité et au pouvoir d'un président, bénéficie de ce climat, sans avoir, pour cela, à offrir quoi que ce soit de réellement nouveau &#8211; mis à part, toutefois, une flamboyance rhétorique qui tranche de manière frappante sur la langue de plomb de Bush, ainsi qu'un certain talent à formuler des arguments judicieux, qui n'outrepassent jamais les limites du politiquement correct, et qui apportent une contribution toute verbale au débat interne au parti démocrate, mais qui sont formulées avec un soin extrême afin de n'offenser quiconque, à droite.<br>
<br>
Il «sympathise» avec les Afro-Américains sortant du boulot, et il «ressent» ce que vivent les femmes blanches qui vivent dans la hantise de la criminalité. Il est lisse. <b>Il est très intelligent dans le choix de son ton. Il suscite l'admiration et il ne menace personne</b>. Votez Obama, et vous aurez le changement sans peine. Votez Obama, et soulagez votre conscience sans vous infliger la douleur inhérente à l'introspection. Obama : deux films, pour le prix d'un !<br>

<br>
La revanche que prend l'opinion publique américaine sur le fait de s'être laissé embobiner dans la guerre, et d'avoir trouvé, de surcroît, le moyen de voter derechef pour un deuxième mandat &#8211; encore plus catastrophique que le premier &#8211; de Bush se produit bien tard.<br>
Confrontée qu'elle est à la seule élection dans laquelle elle peut laisser libre cours à sa fureur et où elle peut essorer ses consciences blessées, on a l'impression d'une frénésie d'auto-purgation, qui n'est pas sans rappeler celle qu'avait provoqué, en son temps, le phénomène Kennedy.<br>
<br>
 A l'époque, la conscience blanche américaine avait cherché à purger la faute de son passé raciste, et à créer un prétexte pour une réconciliation entre les petits-enfants des esclaves amenés d'Afrique et l'establishment américain. <br>
<br>
Mais Obama n'est pas un descendant d'esclaves, pour ce qui le concerne ; il n'est pas représentatif de la souffrance des Afro-Américains. <b>C'est le fils relativement aisé d'un Africain qui avait émigré aux Etats-Unis, des siècles après la fin du trafic d'esclaves transatlantiques</b>. Pour les Blancs non-extrémistes des Etats-Unis, Obama représente, de ce fait, une offre bien trop alléchante pour la refuser&#8230;<br>
<br>
Avec lui, ils peuvent libérer leur conscience sans avoir à faire quoi que ce soit pour mettre un terme au racisme ; tout ce qu'ils ont à faire, c'est s'abstenir de voter pour McCain. Facile, et bon marché. <br>

<br>
De fait, dès lors qu'au grand dam des Républicains, McCain ne peut que rappeler aux électeurs ce à quoi ressemblera Bush dans vingt ans, le pari est archi-fastoche&#8230; Reste que ce que la campagne d'Obama a remué, dans la jeunesse américaine, est quelque chose d'effectivement nouveau. Là, nous trouvons un énorme sursaut d'intérêt et un enthousiasme à participer au processus démocratique. <br>
<br>
C'est une réponse colérique et relativement rapide à l'invasion des valeurs ultraconservatrices et du militarisme revanchard, et c'est aussi un reflet d'une résolution d'en finir une bonne fois pour toutes avec des tabous non-dits tels que l'impossibilité d'élire une femme ou un Noir à la présidence américaine. <br>
<br>
C'est là, indiscutablement, une évolution très importante dans la société américaine.<b> Incontestablement, c'est une évolution que l'élite au pouvoir va contenir via les machinations de son complexe militaro-industriel, ses banques, ses médias et ses institutions culturelles</b>. <br>
<br>
<b>Quant à l'individu Obama, il est parfaitement sous contrôle, au sein de ladite élite. De fait, cela fait des années qu'il se bat pour y être admis, et il a montré qu'il peut être parfaitement à l'aise lorsqu'il s'agit pour lui de retourner sa veste, afin de faciliter le processus digestif dudit establishment&#8230;</b><br>
<br>
D'une certaine manière, de ce fait, on peut dire qu'Obama est «moins noir» que Rice, en ceci qu'il ne représente pas l'expérience afro-américaine (non que la nomination de Condy au poste de Secrétaire d'Etat ait contribué en quoi que ce soit à modifier la politique extérieure américaine). <br>

<br>
Certes, nous parlons ici d'un ministère, et non pas de la présidence. Mais même la nomination d'une femme afro-américaine à ce poste aurait été inconcevable, voici de cela quarante ans encore. <br>
<br>
Il y a aussi le fait que Rice n'a pas eu à dénier son héritage islamique, comme a dû le faire Obama. Elle n'avait nul besoin de toutes ces acrobaties verbales et de ces virages rhétoriques en épingles à cheveux pour démontrer qu'elle faisait bien partie de l'establishment. Elle en est un pur produit. Non qu'elle dût considérer un ancêtre musulman comme une tache sur sa réputation, dès lors que, d'ancêtre musulman, elle n'en avait aucun&#8230; <br>
<br>
Mais Obama, lui, si, il a dû faire ça. Et les managers de sa campagne électorale, ses sous-traitants du monde de la publicité, ses partisans sionistes et les experts ès courants occultes et intrigues de la politique intérieure américaine ont dû le faire, eux aussi. Obama a dû voir dans ses origines musulmanes une faille, une flétrissure. <b>Autant dire qu'il a échoué au test du racisme, en ce qui concerne le respect des Arabes et des musulmans</b>.<br>
<br>
<br>
<br>
<b>En tant que personne, Obama n'a assurément rien de bien nouveau. C'est un homme politique ambitieux, un homme jeune qui a eu besoin d'une énorme quantité d'opportunisme, d'une épaisse carapace et de principes ultra-flexibles, pour arriver là où il est. </b><br>
<br>

De plus, toute son insistance sur la manière dont il est un bon chrétien, à un point pas croyable, est une véritable caricature de la laïcité à l'américaine. Apparemment, pour devenir Président des Etats-Unis, vous devez proclamer, comme un revivaliste chrétien : «<i>J'ai ouvert mon c&#339;ur à Jésus !</i>». Mais la vague qui porte Obama, la base sociale sur laquelle repose sa popularité, n'est pas dépourvue de quelques nobles traits. Plus nobles, en tout cas, qu'il ne l'est lui-même&#8230;<br>
<br>
Cette élection peut vouloir signifier un certain changement dans la politique américaine, ou plus précisément, elle peut refléter des changements dont le temps est venu. <br>
<br>
L'élection de Bush à un deuxième mandat fut une expression de changement politique, comme l'avaient été celle de Reagan et celle de Roosevelt. <br>
Toutefois, dès lors qu'il s'agit de la politique étrangère de la superpuissance américaine, le changement est limité par les intérêts de ce pouvoir, et ceux-ci sont définis par l'establishment, les groupes d'intérêts spéciaux qui l'entourent et leurs instruments de formatage de l'opinion publique. Il n'y a strictement rien d'altruiste dans ce processus, quels que soient ceux qu'il affecte.<br>
<br>
Le changement rendu possible par l'élection prochaine peut consister en la définition du terme de la présence militaire directe des Etats-Unis en Irak, dans le cadre de l'accord sécuritaire entre les deux pays. Cet accord dangereux restera probablement dans son état actuel pendant encore plusieurs administrations à venir. Toutefois, le changement n'inclura nul changement dans la politique américaine vis-à-vis d'Israël, et donc vis-à-vis de la cause palestinienne. <br>
<br>
Nul besoin, à ce sujet, d'énumérer les raisons archi-connues qui font qu'Israël est tellement important pour les Etats-Unis qu'il s'agit pour eux davantage d'une affaire intérieure que d'une question de sécurité nationale. <br>

<br>
<b>La position de Washington sur la cause palestinienne ne changera pas, en raison des mécanismes internes du système politique américain</b>. A l'intérieur des Etats-Unis, Israël gagne. Toujours. Seules, des pressions extérieures qui seraient exercées sur des intérêts américains, aux Etats-Unis et à l'étranger, seraient à même de provoquer un tel changement, comme cela s'est produit en Irak, par exemple.<br>
<br>
Et pourtant, les Arabes ont toujours cette manie persistante, et toujours renaissante, qui veut qu'en dépit d'un flot ininterrompu de déceptions causées par les présidents américains successifs, dès qu'une année électorale est annoncée, ils sont inévitablement les victimes de l'illusion selon laquelle cela a quelque chose de prometteur pour la cause palestinienne. <br>
<br>
Depuis que des théoriciens du complot ont fait circuler l'idée que ce seraient «les juifs» qui auraient assassiné Kennedy au motif qu'il avait l'intention de résoudre la question palestinienne, la même mentalité, le même modèle de comportement naïf ne cesse de se répéter, y compris dans la presse arabe. <br>
<br>
Ainsi, d'une élection à la suivante, nous voyons les Arabes miser leurs espoirs sur tel candidat ou tel autre, suivre jour après jour la façon dont il mène sa campagne et, le jour de l'élection venu, rester assis sur le bord de leur siège, anticipant les résultats.<br>
<br>
Ce qu'il y a d'étonnant, toutefois, c'est le fait que cette lubie des Arabes a déteint sur Obama. Son estomac qui se met à gargouiller de sa fringale d'entrer dans les bonnes grâces de l'Aipac, des dirigeants israéliens et de l'idéologie sioniste, en général ; sa sympathie totale pour la situation des habitants de Sderot, sans la moindre once de compréhension de la situation à Gaza ; et son psittacisme des clichés de l'administration Bush sur le terrorisme et les Palestiniens, traduisent non seulement l'étendue de son opportunisme, mais aussi l'ampleur de son mépris pour les Arabes, et peu importe qu'il croie sincèrement, ou non, à ce qu'il raconte au sujet d'Israël&#8230;<br>
<br>

N'ont qu'il ait eu en face de lui un front arabe uni qui l'eût amené à les prendre en considération, ou qui lui eût donné, au minimum, quelques conseils. Bien entendu, il a dû entendre des avis contradictoires de la part des Arabes, et ses conseillers lui ont certainement fait état de rapports tout aussi contradictoires en ce qui concerne les espoirs et les attentes des Palestiniens. <br>
<br>
Et, naturellement, il a dû entendre parler de l'initiative des pays arabes qui excellent à se faire mutuellement des crocs-en-jambes, à instiguer des antagonismes mutuels et à promouvoir secrètement leur propre agenda en ce qui concerne la reddition d'un semblant de justice aux Palestiniens. <br>
<br>
C'est là sans doute la principale raison pour laquelle les Arabes ne devraient s'attendre à nulle promesse d'un président des Etats-Unis quel qu'il soit &#8211; cette promesse, ils ne se la sont toujours pas faite entre eux. <b>Il n'y a strictement aucune raison pour que les Arabes puissent escompter un changement quelconque à une situation dans laquelle de si nombreux facteurs avantagent Israël, tandis que les Arabes ne font strictement rien pour tirer l'échelle vers eux-mêmes.</b> <br>
<br>
La principale faiblesse des Arabes tient au fait qu'ils sont désunis, fragmentés, qu'il leur manque un agenda commun, ainsi que la résolution et le pouvoir de soutenir une quelconque décision commune, ni aucune action qu'ils entreprennent. Aussi, même quand une crise pendante les pousse à se réunir et à produire une déclaration commune, ils sont incapables d'appuyer leurs paroles verbales au moyen d'une action concrète quelconque. <br>
<br>
Il n'y a pas de recette miracle. Les Arabes ne constateront aucun changement en leur faveur tant qu'ils ne feront pas le nécessaire pour que leur présence soit ressentie comme un facteur de cohésion incontournable dans l'arène internationale.<br>
<br>

Dans l'attente, les choses étant ce qu'elles sont, il y a bel et bien quelque chose de nouveau aux Etats-Unis.<br>
<br>
Mais, malheureusement, il n'y a toujours strictement rien de nouveau, pour les Arabes.<br>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Source :  <a class="link" href="http://weekly.ahram.org.eg/">http://weekly.ahram.org.eg/ </a>          <br />
         	Traduction : Marcel Charbonnier 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1020953-1282252.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Les-Arabes-et-Obama_a23268.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.alterinfo.net,2008:rss-1020946</guid>
   <title>Ma visite dans le camp de concentration de Gaza</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 11:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[PROCHE ORIENT]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Il n'est pas exact de considérer la bande de Gaza comme une prison, comme certains l'affirment en Europe. C’est un camp de concentration, parce que les détenus des prisons européennes ont suffisamment de nourriture et de soins médicaux appropriés.
Ils n’ont pas à subir des attaques militaires et ils ont des droits, comme le droit à l'éducation. Rien de tout cela ne se passe dans la Bande de Gaza occupée par Israël. 

Par Agustín Velloso > [a.velloso@reading.ac.uk.]mail:a.velloso@reading.ac.uk
Agustin Velloso est professeur à l'Université Nationale Espagnole d'Enseignement par correspondance. (Traduit de l’espagnol à l’anglais par Toni Solo 2008. L’auteur remercie Toni Solo et Paul de Rooij pour leurs commentaires et suggestions)      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1020946-1282244.jpg" alt="Ma visite dans le camp de concentration de Gaza" title="Ma visite dans le camp de concentration de Gaza" />
     </div>
     <div>
      <b>Lorsque vous vous approchez du poste frontière d'Erez pour entrer dans le nord de Gaza, vous remarquez d'emblée que cela ressemble à un camp de concentration</b>, même si vous n'en avez jamais vu, comme à ceux qui ont été transformés en musées ou en centres d'enseignement, ou à ceux que l'on voit dans des documentaires ou des photographies. <br>
<br>
Un ballon d'observation, innocemment peint en blanc, flotte discrètement dans le ciel au-dessus du mur qui entoure la bande de Gaza. Il s'assure qu'aucune âme malheureuse ne s'aventure pas au-delà des limites arbitraires fixées par les gardiens des camps. Le visiteur est submergé par le mur gigantesque renforcé d'acier. <b>Il emprisonne un million et demi de détenus dans une surface d'environ 38 kilomètres de long et 12 de large à sa partie la plus large</b>.<br>
<br>
Mis à part les cas que vous pouvez compter sur les doigts d'une main, les Palestiniens ne peuvent presque pas passer par Erez. Un point c'est tout. <br>
<br>

En outre, ils ne sont pas autorisés à sortir par le Sud, en passant l'Égypte, ni par l'Ouest, depuis que la mer Méditerranée leur est interdite, ni par les airs, car cela leur est aussi également interdit, malgré l'absence de bateaux ou d'avions dans lesquels ils pourraient voyager. <br>
<br>
En tout état de cause, l'aéroport a été détruit par les bombes des forces aériennes israéliennes. Les Gazaouis ne sont pas autorisés à sortir en creusant des tunnels. <br>
<br>
En surveillant de près la dizaine de personnes qui attendent sous un soleil de plomb devant un poste de garde au milieu d'un terrain vague à côté de l'enceinte des bâtiments, plusieurs soldats et policiers en civil, avec leurs mitrailleuses de toute dernière génération prêtes à tirer, font très clairement comprendre au gens qu'ils feraient mieux de se tenir tranquilles. À la fin d'une longue attente, le soldat armé dans le poste de garde les autorise, par haut-parleur, à entrer dans l'enceinte du bâtiment.<br>
<br>
C'est comme un entrepôt, étonnamment haut, avec à l'intérieur l'air conditionné et divers postes de contrôle, mais un seul est en service, puisqu'il n'y pas suffisamment de personnes à se présenter pour justifier l'ouverture des autres. On est donc soumis à plus d'attente malgré l'absence de mouvement. <br>
<br>
<b>Pour la mentalité sioniste, toute personne qui ne coopère pas avec le système doit payer le prix. Il n'est même pas nécessaire d'être l'un de leurs ennemis déclarés</b>. Dans ce cas, les visiteurs venaient d'un Etat ayant de bonnes relations avec Israël, à savoir le Royaume d'Espagne.<br>
<br>
Leurs documents étaient en ordre et ils n'étaient pas armés. Les choses avaient été arrangées à l'avance avec les autorités israéliennes via le Consulat d'Espagne à Jérusalem. Ils avaient également eu un billet de retour dans leur pays, de l'argent pour payer leur séjour et un objectif humanitaire déclaré pour leur visite, qui durera exactement trois jours.<br>

<br>
<b>La raison pour laquelle la police des frontières israéliennes d'Erez fait perdre du temps aux étrangers, est dû au fait que les sionistes ne sont pas enthousiastes de voir des témoins visiter le camp</b>. Les étrangers arrivant à Erez avec l'intention d'entrer, ne sont, en effet, rien d'autre. Les Israéliens ont l'interdiction d'entrer. <br>
<br>
<b>Les Israéliens tentent de décourager les visiteurs par de nombreux moyens</b>. Si la vue du mur et des soldats armés de mitrailleuses ou l'attente au soleil ne fonctionnent pas, alors les visiteurs sont soumis à un interrogatoire hostile. Derrière des vitres blindées, l'interrogateur assis s'adresse à la personne interrogée qui se tient debout.<br>
<br>
Les questions varient du raisonnable au comique, "<i>Que venez-vous faire à Gaza? Avez-vous été en Israël? Parlez-vous Russe? Avez-vous un permis de conduire? Combien de passeports avez-vous? Comment s'appelle votre patron?" </i><br>
<br>
A l'étage au-dessus, des caméras et des gardes enregistrent et observent les visiteurs sans être vus. Ensuite, on doit passer individuellement par une série de barrières métalliques que le personnel de service peut fermer à volonté, puis un autre couple de portes blindées actionnées par des télécommandes et &#8211; pendant tout ce temps sous les caméras de télévision en circuit fermé &#8211; on quitte l'enceinte pour entrer dans un couloir et enfin traverser le mur de béton pour entrer dans la partie palestinienne.<br>
<br>
Au retour de Gaza vers Israël, le processus est le même, sauf que l'on est forcé d'entrer dans une cabine du genre cercueil qui est ajustée à votre corps et dans laquelle vous devez vous placer, jambes écartées, les bras au-dessus de votre tête. <br>

<br>
Une sorte de ceinture ou ruban électronique vertical passe autour de votre corps. Il s'agit d'une procédure aussi stupide qu'elle  est impressionnante puisque les soldats savent à l'avance qui sont les visiteurs et pourquoi ils se rendent à Gaza. <br>
<br>
<br>
<b>Entrer dans une Bande de Gaza dévastée</b><br>
<br>
En entrant dans Gaza, la dévastation est flagrante. Dans la chaleur suffocante, on traverse les restes de bâtiments rasés au bulldozer ou partiellement endommagés, des tas de tiges d'acier rouillé enchevêtrées, des tas de débris, de sable, de la poussière partout. Les bâtiments ont été démolis à une distance arbitraire de la frontière. <b>On voit les ruines des maisons et des bâtiments rasés sur une zone qui s'étend jusqu'à l'horizon, brisé que par ce mur imposant.</b> <br>
<br>
On ne parle pas de quelques maisons qui se seraient trouvées sur le chemin. Des milliers de maisons palestiniennes et des immeubles ont été rasés afin de faire de la place aux opérations militaires, afin de s'en débarrasser pour des soi-disant raisons de sécurité. (1)<br>
<br>
Un taxi emmène les visiteurs dans le camp de réfugiés de Jabalia, là où a commencé la première Intifada le 7 Décembre 1987. Après avoir arpenté les rues de diverses parties du camp remplies de maisons improvisées, manquant d'infrastructure et d'assainissement, de transports, d'école ou d'autres installations, on arrive à l'hôpital Al Awda, dont le nom, peut-être de façon ironique, signifie Retour. Là, la direction de l'hôpital vous accueille et vous parle de la situation sanitaire dans la bande de Gaza en général et plus particulièrement au