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  <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
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L'information alternative,regard critique sur l'actualite, chroniques, analyses, décryptages
Déconstruction alternative de la politqiue nationale et internationale et des phénomènes de sociétés.]]></description>
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   <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
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   <title>Algérie: Maladie du Président,  Enrico Macias y va de sa chanson</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 19:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532714-8253234.jpg" alt="Algérie: Maladie du Président,  Enrico Macias y va de sa chanson" title="Algérie: Maladie du Président,  Enrico Macias y va de sa chanson" />
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       Le chanteur pied-noir Enrico Macias dit avoir vu la semaine dernière le président Abdelaziz Bouteflika sur son lit d’hôpital au Val-de-Grâce «dans un état grave», au point de «n’avoir pas pu parler». Interrogé par le journal qatari Al Arab, ce chanteur juif aux origines algériennes s’est montré affirmatif sur la dégradation de l’état de santé du chef de l’Etat, exprimant «des inquiétudes» quant à ses chances de se rétablir. «J’ai vraiment peur pour la vie du président Bouteflika à cause de la maladie dont il souffre depuis près d’un mois», a-t-il souligné tout en indiquant avoir abordé avec l’entourage du Président la question de son empêchement par le passé de visiter l’Algérie. Enrico Macias qui se dit «pessimiste» quand à l’évolution de l’état de santé de Bouteflika estime que «la situation en Algérie n’est pas si catastrophique» et qu’il garde «une bonne relation avec le Président, malheureusement, son état de santé n’est pas du tout rassurant». Enrico Macias est le première personnalité de renommée mondiale à s’être exprimée sur l’état de santé de Bouteflika après lui avoir rendu visite à l’hôpital que tout le monde dit difficile d’accès. Le chanteur ne dit cependant pas comment et qui lui a permis de rendre visite au président Bouteflika. Cela tout en sachant que de hauts responsables et personnalités algériennes n’ont pas pu accéder à l’hôpital. Enrico Macias rajoute ainsi une couche aux tas de rumeurs qui circulent ici et là-bas sur le réel état de santé de Bouteflika. Aussi, l’historien également pied-noir, Benjamin Stora, a affirmé, ce mardi matin, sur Europe1, qu’il «est très difficile de savoir si le président algérien est toujours en vie ou non». Il estime que «l’absence de communication des sphères du régime indique précisément que toute une série de tractations ont lieu. Si la tractation était aussi sereine, il y aurait une communication plus simple, évidente, transparente, autour de la santé de Bouteflika». Des médias français, citant des sources médicales et militaires, parlent depuis deux jours de la dégradation de la santé du Président. Un quotidien algérien est allé jusqu’à dire qu’il est rentré en Algérie depuis cinq jours dans un coma profond. On dit également qu’en plus de son accident ischémique transitoire, Bouteflika souffrait de métastase de son cancer d’estomac. Des rumeurs distillées par certains médias depuis plusieurs jours mais qui sont difficiles à vérifier. Hier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait démenti toutes ces fausses informations et affirmé que le pronostic vital du Président «n’a jamais été engagé». Mais ce démenti n’a pas fait arrêter les rumeurs persistantes sur sa mort. Ainsi, chacun y va de sa chanson. Enrico Macias en a d’ailleurs fait la sienne.       <br />
       http://www.algeriepatriotique.com/article/maladie-du-president-enrico-macias-y-va-de-sa-chanson       <br />
              <br />
       Il est toujours en France: le président Bouteflika a quitté le Val-de-Grâce       <br />
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       C’est officiel. Le président Abdelaziz Bouteflika a quitté mardi le Val-de-Grâce où il avait été hospitalisé le 27 avril dernier après un mini AVC. Le chef de l’Etat a été transféré « dans un autre établissement afin d'y poursuivre  sa convalescence », a annoncé le ministère français de la Défense.       <br />
              <br />
        Le nom de l'établissement n'a pas été précisé par le ministère dans son  communiqué. En fin d’après-midi, le quotidien français L’Opinion affirmait sur son site internet que M. Bouteflika avait quitté le Val-de-Grâce, pour rejoindre un appartement de convalescence aux Invalides, à Paris.       <br />
              <br />
       Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a indiqué de son coté, lors d’un point de presse que Bouteflika se trouvait toujours en France. « Il est en effet en France », a-t-il déclaré, sans donner d’autres détails.       <br />
              <br />
       M. Bouteflika a été hospitalisé dans cet hôpital le 27 avril dernier, officiellement pour des examens approfondis après un mini-AVC.       <br />
              <br />
       Lundi, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a assuré que la maladie du président Abdelaziz Bouteflika « ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir ». « Je voudrais rassurer nos concitoyens sur l'état de santé de Monsieur le président de la République », avait-il dit dans une déclaration rapportée par la télévision et l’agence APS.       <br />
              <br />
       M. Sellal a assuré aussi que « le pronostic vital de Bouteflika n’a jamais été engagé ». « Après avoir subi des examens médicaux à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, le président de la République, dont le pronostic vital n'a jamais été engagé et qui voit son état de santé s'améliorer de jour en jour, est tenu, sur recommandation de ses médecins, d'observer un strict repos en vue d'un total rétablissement », a-t-il affirmé.       <br />
       C'est la quatrième fois depuis 2005 que le président algérien est hospitalisé en France, selon L’Opinion.       <br />
       http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/547-il-est-toujours-en-france-le-president-bouteflika-a-quitte-le-val-de-grace       <br />
              <br />
        Les medias sionistes francais affirment que Bouteflika aurait ete transfere dans un etablissement hospitalier traitant les lesions neurologiques tres graves et tres lourdes (ils ne disent pas ici 'mort cerebrale' ou 'etat comateux tres profond', ca veut dire la meme chose), remarquez que ce sont les israeliens qui communiquent sur Bouteflika et notament la garde rapprochee de Hollande. A l'instar de la racaille franco-israelienne Gaston Ghrenassia, dit Enrico Macias qui affirme avoir vu Bouteflika lors d'une visite a l'hopital militaire du Val de Grace dans un 'etat tres grave'... un ancien reflexe talmudique, qui refait surface, on vous dit!        <br />
       http://islamic-intelligence.blogspot.fr/       <br />
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     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>Erdogan dénonce l'"intervention étrangère" du Hezbollah en Syrie</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 18:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532651-8253151.jpg" alt="Erdogan dénonce l'"intervention étrangère" du Hezbollah en Syrie" title="Erdogan dénonce l'"intervention étrangère" du Hezbollah en Syrie" />
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       Le Premier ministre turc Recep Tayyip  Erdogan a dénoncé mardi l'appui militaire fourni par le mouvement chiite  libanais Hezbollah aux troupes du régime de Damas dans la bataille pour le  contrôle de la ville syrienne de Qousseir.  &quot;Je suis totalement de votre avis&quot;, a répondu M. Erdogan à un journaliste  qui lui demandait s'il considérait l'implication des troupes d'élite du  Hezbollah dans les combats en Syrie comme une &quot;intervention étrangère&quot;.  &quot;En Syrie il n'y pas seulement le Hezbollah mais aussi d'autres forces&quot;, a-t-il ajouté en faisant implicitement référence à l'Iran, l'un des rares soutiens du régime du président Bachar al-Assad.  &quot;Les médias du monde entier doivent expliquer quelles organisations, soutenues par quels pays, sont actuellement actives en Syrie&quot;, a poursuivi le  chef du gouvernement turc lors d'une conférence de presse organisée à  l'aéroport d'Istanbul, alors qu'il rentrait d'une visite de plusieurs jours aux  Etats-Unis. &quot;Ceux qui considèrent le soutien logistique fourni par la Turquie à  l'opposition syrienne comme une intervention étrangère ne disent pas la même chose à l'égard de mouvements qui prennent part aux combats&quot;, a souligné M.  Erdogan. Théâtre depuis plusieurs jours de violents combats entre la rébellion et  les troupes fidèles au président Assad épaulées par des miliciens du Hezbollah, la ville de Qousseir contrôle la voie de passage des armes et des rebelles  entre le Liban et la Syrie. L'entrée en scène des forces du Hezbollah chiite suscite l'inquiétude des Etats-Unis et de l'Union européenne. Farouche opposant au régime de Damas, le gouvernement turc soutient la  rébellion syrienne et accueille sur son sol près de 400.000 réfugiés syriens qui ont fui les combats dans leur pays.        <br />
              <br />
       
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     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>L’UE envisage de mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 18:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532611-8253096.jpg" alt="L’UE envisage de mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes" title="L’UE envisage de mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes" />
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              <br />
       L’Union européenne envisage de mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Le Royaume-Uni a présenté une requête en ce sens à ses partenaires européens et les discussions sur cette question débuteront “début juin”, ont confié des diplomates s’exprimant sous couvert de l’anonymat.       <br />
              <br />
       Nous espérons un accord pour mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes d’ici à la fin juin”, a précisé un diplomate.       <br />
              <br />
       L’inscription du Hezbollah sur la liste des mouvements terroristes nécessite l’unanimité des Vingt-Sept. Les Etats-Unis et Israël demandent depuis longtemps aux Européens de prendre cette mesure.       <br />
              <br />
       Mais, jusqu’à présent, certains Etats membres étaient réticents en arguant notamment qu’une telle décision pourrait déstabiliser le Liban, où le Hezbollah joue un rôle politique clé et par craintes de représailles sur la Finul, la force des Nations unies au Liban, au sein de laquelle les militaires français, avec 900 hommes, forment un des premiers contingents.       <br />
              <br />
       
     </div>
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     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>Tunisie : premier décès dû au coronavirus</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 18:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532591-8253068.jpg" alt="Tunisie : premier décès dû au coronavirus" title="Tunisie : premier décès dû au coronavirus" />
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              <br />
       Un malade venant d’Arabie Saoudite atteint du coronavirus proche du SRAS est décédé en Tunisie, indique aujourd’hui l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes.       <br />
              <br />
       “C’est le premier cas en Tunisie, et il est décédé le 10 mai”, a indiqué le directeur de l’observatoire, Noureddine Achour. “Deux membres de sa famille ont aussi été affectés mais ils se portent bien après avoir reçu un traitement”, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne dispose toujours pas d’assez d’informations pour parvenir à des conclusions sur le mode et la source de transmission de ce coronavirus. Seize personnes sont mortes en Arabie saoudite de cette maladie sur la trentaine qui ont été infectées dans le royaume.       <br />
              <br />
       D’autre cas ont été signalés en Jordanie, au Qatar, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France. L’OMS a été avisée depuis septembre d’une quarantaine de cas d’infections par le nouveau coronavirus, confirmés par des analyses, dont 20 mortels.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <title>Conférence sur la Syrie: gouvernement et opposition prêts à participer</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 18:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532562-8253020.jpg" alt="Conférence sur la Syrie: gouvernement et opposition prêts à participer" title="Conférence sur la Syrie: gouvernement et opposition prêts à participer" />
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              <br />
       Les autorités et l'opposition sont prêtes à participer à la conférence internationale sur la Syrie, a annoncé mardi l'agence Reuters, citant l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi.       <br />
              <br />
       &quot;Le peuple syrien place de grands espoirs dans cette conférence&quot;, a déclaré M. Brahimi aux journalistes, soulignant que &quot;les représentants de l'opposition et ceux des autorités syriennes s'apprêtaient à y prendre part&quot;.       <br />
              <br />
       Début mai, les chefs de diplomatie russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry, ont convenu de réunir dans les plus brefs délais une conférence internationale sur la Syrie. Cette conférence doit faire suite à celle qui s'est tenue le 30 juin 2012 à Genève.       <br />
              <br />
       Des agences européennes ont annoncé mardi, citant des sources diplomatiques, que Damas avait désigné des représentants chargés de négocier avec l'opposition. Il s'agit du premier ministre Wael al-Halki, de son adjoint Qadri Jamil et de trois autres membres du gouvernement dont les noms n'ont pas été révélés.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/Conference-sur-la-Syrie-gouvernement-et-opposition-prets-a-participer_b5532562.html</link>
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   <title>Le Vatican dément l'information sur l'exorcisme du pape François</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 18:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532541-8252994.jpg" alt="Le Vatican dément l'information sur l'exorcisme du pape François" title="Le Vatican dément l'information sur l'exorcisme du pape François" />
     </div>
     <div>
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              <br />
              <br />
              <br />
       Le Vatican a démenti l'information de la chaîne religieuse italienne TV 2000 que le pape François avait pratiqué un exorcisme sur un garçon handicapé. Selon le secrétaire de presse du Saint-Siège, le pape a tout simplement prié pour lui.       <br />
              <br />
       Précédemment la TV 2000 a diffusé la vidéo filmé le 19 mai où le pape a appliqué les deux mains sur la tête du garçon assis sur un fauteuil roulant. Celui-ci a eu une convulsion avant de s'affaisser dans son fauteuil.       <br />
              <br />
       Selon les journalistes de la TV 2000 il n'y a aucun doute que « le pape François a pratiqué une prière de libération du démon, un exorcisme ».       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>Un homme s'est suicidé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 18:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532506-8252957.jpg" alt="Un homme s'est suicidé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris" title="Un homme s'est suicidé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris" />
     </div>
     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Un homme âgé d'environ 70 ans s'est suicidé ce mardi avec une arme à feu devant l'autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris au centre de la capitale française.       <br />
              <br />
       Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme se serait tiré une balle dans la bouche devant l'autel vers 16h00 de l'après-midi heure locale (18h00 heure de Moscou) à l'aide d'un pistolet de fabrication belge.Les motifs de son acte sont inconnus.       <br />
              <br />
       Il s'agit d'un deuxième incident de ce genre au cours de la dernière semaine dans la capitale française. Le 16 mai, un homme s'est suicidé dans une école primaire en plein coeur de Paris. Les enfants et les éducateurs ont été témoins du drame.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>Les mystères d’une eau datant des temps géologiques</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 17:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532498-8252948.jpg" alt="Les mystères d’une eau datant des temps géologiques" title="Les mystères d’une eau datant des temps géologiques" />
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              <br />
       Des scientifiques de la province canadienne de l’Ontario ont découvert de l’humidité d’une valeur inestimable : de l’eau qui coulait sur Terre, il y a plus de 2 milliards d’années. Les échantillons, extraits d’une « poche » située dans mine profonde, sont actuellement attentivement étudiés : ils pourraient contenir des restes de bactéries. Les chercheurs estiment que de telles « poches » pourraient être trouvées également sur Mars. Elles constituent les restes d’une époque où, il y plusieurs millions d’années, la planète rouge était recouverte par un océan.       <br />
              <br />
       Un groupe de scientifiques canadiens et britanniques est descendu dans la mine de cuivre et de zinc de la ville canadienne de Timmins, dans l’Ontario. A une profondeur d’environ 1 600 m, ils ont repéré des structures ressemblant à de la lave rejetée par un volcan sous-marin. Quand ils y ont percé de petits trous, de l’eau est sortie. Ils l’ont rapidement récupérée, évitant de la laisser entrer en contact avec l’atmosphère de la mine. Les résultats des analyses sont exceptionnels : ces échantillons seraient vieux de 1,5 à 2,6 milliards d'années !       <br />
              <br />
       Les chercheurs russes partagent l’enthousiasme de leurs collègues. Ils ont eux aussi eu la chance de découvrir de l’eau datant d’une époque géologique reculée, prisonnière de ce que l’on appelle des concrétions. Il s’agit de formations minérales arrondies, explique Yuri Gavrilov, chercheur à l’Institut de géologie de l’Académie des sciences de Russie.       <br />
              <br />
       « Je me souviens que, lorsque j’ai moi-même brisé une concrétion, l’eau s’est échappée de la cavité. J’avais sous les yeux de l’eau datant de plusieurs millions d’années qui s’est rapidement évaporée. J’étais désemparé de ne pas pouvoir la retenir. »       <br />
              <br />
       Cette eau pouvait provenir d’un océan datant d’une époque très ancienne, mais pas seulement. Elle pouvait s’être formée à une grande profondeur suite à une oxydation de l’hydrogène, qui avec des émanations de méthane, serait remontée vers le haut depuis le noyau de la Terre. Cependant, la teneur élevée en hydrogène et en méthane détectée dans ces échantillons tend à indiquer que cet environnement humide était favorable à la vie primitive, selon Vladimir Syvorotkine, docteur en géologie et minéralogie à l’Université d’Etat de Moscou.       <br />
              <br />
       « La vie a très probablement émergé de tels courants composés d’hydrogène et de méthane au fond des océans, en particulier sur les dorsales océaniques. L’académicien Alexeï Marakouchev, mon professeur, est l’auteur de la thèse selon laquelle l’origine de la vie sur Terre se trouverait dans des zones d’émission de gaz carbonique. La vie peut depuis toujours y prendre forme.»       <br />
              <br />
       Les scientifiques canadiens ayant exploré la mine supposent que de telles conditions pour la conservation des bactéries peuvent se retrouver sur Mars, à condition, bien sûr, qu’elles aient un jour existé sur la Planète rouge. La composition minérale de Mars est très similaire à celle de la Terre. Et le fait que Mars a été enveloppée d’une épaisse couche d’eau a été pratiquement démontré. Mais ce n’est pas tout, précise Vladimir Syvorotkine.       <br />
              <br />
       « Nous nous concentrons sur les conditions terrestres, et nous pouvons dire qu’ici la vie est probablement apparue au fond des océans. A l’endroit d’où proviennent les nappes hydrothermales, se produit une synthèse de composés macromoléculaires. La chimie prouve que c’est possible. Sur Mars, la situation est beaucoup plus compliquée. Il y a peu d’eau. Il ne peut s’y former qu’un écosystème rudimentaire ; avec une certaine pression de l’eau, une certaine salinité. Personne ne sait si cela a existé sur Mars. C’est une question qui dépasse les limites actuelles de la science. »       <br />
              <br />
       Les experts interrogés par La Voix de la Russie ont quelques doutes sur le fait que l’âge de l’eau recueillie par les chercheurs canadiens soit de deux milliards d’années – on l’a déterminé par rapport aux isotopes de 4 gaz inertes dissous dans l’eau. Mais on ne peut exclure cette hypothèse. Il y a deux milliards d’années, il n’y avait pas de vie pluricellulaire sur la Terre, seules les bactéries « faisaient la loi ». C’est pourquoi, les scientifiques tentent à présent de trouver des traces de bactéries dans les échantillons d’eau. S’ils y parviennent, les microbes pourront être isolés et reproduis. Ils permettront de révéler nombre de secrets sur la « jeunesse » de notre planète.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>Les Etats-Unis épinglent l’Europe et l’Asie pour la montée de l’islamophobie</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 17:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5532443-8252864.jpg" alt="Les Etats-Unis épinglent l’Europe et l’Asie pour la montée de l’islamophobie" title="Les Etats-Unis épinglent l’Europe et l’Asie pour la montée de l’islamophobie" />
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              <br />
              <br />
       Dans ce rapport exhaustif du département d'Etat pour 2012, le secrétaire d'Etat John Kerry a également fustigé la montée de la répression contre des branches minoritaires de l'islam dans des pays musulmans, ainsi que celle visant des groupes religieux en Asie, surtout en Chine.       <br />
              <br />
       La liberté religieuse n'est pas une invention américaine. C'est une valeur universelle garantie par notre Constitution et enracinée dans tous les cœurs&quot;, a lancé M. Kerry en présentant à la presse le rapport de son ministère. &quot;La liberté de professer et de pratiquer sa foi, de croire ou de ne pas croire ou de changer de religion, c'est un droit naturel pour tous les êtres humains et c'est ce en quoi nous croyons&quot;, a-t-il martelé.       <br />
              <br />
       M. Kerry a &quot;exhorté tous les pays à agir pour protéger cette liberté fondamentale&quot;.       <br />
       Comme chaque année, les experts du département d'Etat ont fait un tour du monde de la pratique religieuse et des obstacles auxquels les fidèles sont confrontés, avec un accent particulier pour 2012 sur l'islam.       <br />
              <br />
       &quot;La rhétorique et les actes antimusulmans ont clairement augmenté, particulièrement en Europe et en Asie. Les restrictions gouvernementales, qui correspondent souvent à une animosité de la société, ont débouché sur des actions antimusulmanes qui ont perturbé la vie quotidienne de bon nombre de fidèles&quot;, écrivent les rapporteurs.       <br />
              <br />
       Comme l'an dernier, les Etats-Unis épinglent &quot;les gouvernements imposant des restrictions au port de vêtements religieux, notamment le voile pour les femmes dans les écoles, la fonction publique et les espaces publics&quot;, citant une nouvelle fois la Belgique pour sa législation contre la burqa.       <br />
              <br />
       Le rapport s'en prend aussi à l'Inde pour l'interdiction du port du voile pour des écolières d'Etats où les hindous sont majoritaires.       <br />
              <br />
       Et le département d'Etat n'oublie pas les pays musulmans à &quot;majorité sunnite ou chiite&quot; accusés de &quot;réprimer&quot; des groupes minoritaires de l'islam, citant l'Arabie saoudite, le Pakistan, l'Indonésie, Bahreïn ou l'Iran.       <br />
              <br />
       Pour 2012, le rapport accorde une nouvelle fois une large place à la Chine, où le gouvernement est accusé d'avoir &quot;harcelé, interpellé, détenu, condamné à la prison un certain nombre de fidèles&quot;.       <br />
              <br />
       Washington brocarde tout autant la Corée du Nord, mais aussi des pays diplomatiquement plus proches comme le Vietnam et la Birmanie, notamment pour des actions visant les minorités non-bouddhiques, comme les musulmans rohingyas.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, l'antisémitisme inquiète toujours les Etats-Unis. Le rapport déplore que le phénomène &quot;continue de progresser dans le monde&quot;, à travers &quot;des dénégations ou glorifications de l'Holocauste&quot;, ou via &quot;l'opposition à la politique israélienne pour justifier un antisémitisme évident&quot;.       <br />
              <br />
       Les Etats-Unis pointent aussi du doigt des responsables gouvernementaux ou religieux au Venezuela, en Egypte et en Iran pour leurs propos antisémites, notamment le président égyptien Mohamed Morsi et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.       <br />
              <br />
       Traquant des manifestations de l'hostilité aux juifs partout sur la planète, le département d'Etat cible des profanations en Ukraine et en Russie et dénonce le parti d'extrême droite Jobbik en Hongrie ou encore Mohamed Merah, l'islamiste français qui avait assassiné en mars 2012 dans le sud de la France trois enfants et un enseignant juifs ainsi que trois parachutistes.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
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     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>L’Europe et le dégoût du “citoyen”</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 12:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe Grasset</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EUROPE]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5531276-8251158.jpg" alt="L’Europe et le dégoût du “citoyen”" title="L’Europe et le dégoût du “citoyen”" />
     </div>
     <div>
      ... En effet se pose plus que jamais la question de la “citoyenneté” européenne lorsqu’on mesure le gouffre abyssal entre l’action de l’Europe dite-institutionnalisée, et le sentiment des Européens de différentes nationalités vis-à-vis de l’Europe. Le phénomène, notamment répercuté par Eurobaromètre, mais aussi par d’autres données statistiques, est particulièrement impressionnant en cette année 2013. Il reflète une énorme évolution psychologique prenant en compte la multiplicité des conditions de crise et élaborant une nouvelle vision de l’Europe. <br />  &nbsp; <br />  On trouve ci-dessous un texte de Vladimir Nesterov, de Sytrategic-Culture.org, du 19 mai 2013 sur cet aspect de la situation européenne. On y trouve, essentiellement pour notre propos qui concerne l’équilibre psychologique des perceptions, l’effondrement de la confiance de ses “citoyens” dans l’Europe ; on y trouve également, comme causes opérationnelles constante de cette évolution catastrophique, la situation du chômage dans les pays de l’UE, celle du chômage des plus jeunes, etc. L’article cite un expert du Conseil Européen sur les Relations Extérieures, observant que«la plus grave menace serait de sauver l’euro et de perdre le citoyen européen...» Certes, sauver l’euro ce n’est pas encore fait, mais perdre le “citoyen européen” c’est comme si c’était fait. <br />  &nbsp; <br />  «Les données d'Eurobaromètre, l'organisme de sondages de l'Union Européenne, analysées par le Conseil Européen sur les Relations Etrangères, un think tank, révèlent un déclin prodigieux de la confiance en l'Union Européenne - un vrai choc pour Berlin, la vraie capitale européenne, et Bruxelles, la capitale officielle. Le taux de confiance en L'UE est au plus bas. l'Euroscepticisme fait recette dans le sud de l'Europe qui est frappé plus fort par la crise... <br />  &nbsp; <br />  »La chute la plus importante de la foi en l'UE a été enregistrée en Espagne où le marché immobilier et le système bancaire se sont effondrés et où les prêts de la zone Euro et le chômage galopant se sont combinés pour produire 72% de personnes "qui n'ont plutôt pas confiance" en l'UE et seulement 20% "qui ont plutôt confiance". En comparaison, en 2009 le chiffre était de 56%. En Italie, le chiffre est tombé de 51% à 31%. <br />  &nbsp; <br />  »La confiance en l'UE a aussi chuté dans des pays relativement prospères. Il y a 5 ans, 56% des Allemands "avaient plutôt confiance" en l'UE alors que maintenant 59% "n'ont plutôt pas confiance". En France, la défiance est passée de 41% à 56%. En Italie, où la confiance du public dans l'Europe a été traditionnellement plus grande que celle de la classe politique nationale, la défiance de l'Europe a presque doublé, passant de 28% à 53%. En Angleterre, où l'Eurobaromètre enregistre régulièrement une majorité d'Eurosceptiques, la défiance est passée de 49% à 69%, le plus haut niveau d'Europe à l'exception du spectaculaire retournement de l'Espagne. <br />  &nbsp; <br />  »José Ignacio Torreblanca, chercheur émérite membre du think tank le Conseil Européen sur les Relations Etrangères et directeur de son bureau de Madrid, compare la hausse du scepticisme qui envahit l'Europe à un virus auquel personne ne peut échapper. Le continent entier est infecté, selon le savant espagnol, "le résultat le plus surprenant est que presque tous les Européens se voient comme des victimes" précise Torreblanca. "Les pays créditeurs comme les pays débiteurs ont l'impression d'avoir perdu le contrôle sur ce qui se passe". L'analyse qu'il fait de ces données l'amène à conclure "qu'il y a une forte corrélation entre la situation économique et la confiance dans l'UE". L'expert souligne que "les gens sont forcés d'accepter des décisions parce qu'il n'y aurait pas d'alternative". Il indique qu'on a demandé aux Allemands d'approuver l'un après l'autre des plans de sauvetage parce qu'il n'y avait pas d'alternative; les Européens du sud ont dû accepter de plus en plus de mesures d'austérité. A son avis "le principe de la démocratie est invalidé car la démocratie ce n'est pas seulement élire des gens mais aussi choisir entre différentes possibilités. Quand il n'y a plus d'alternative, la désaffection augmente". La pire menace serait de sauver l'Euro mais de perdre les citoyens européens, a prévenu Torreblanca. [...] <br />  &nbsp; <br />  »La hausse exponentielle du chômage est la conséquence directe de la récession. Eurostat, l'officine de statistiques de l'UE, a publié de nouvelles données qui montrent que pour la première fois dans la zone Euro le chômage a atteint 12% en février 2013 (il était à 10,9% l'année dernière). Dans l'UE des 27, la taux est de 10,9%, un peu plus que les 10,2% de février 2012. Au total, dans la zone Euro, le nombre de personnes qui cherchaient du travail en février avait grimpé à 19,071 millions, presque deux millions de plus que l'année précédente. Pour l'UE des 27, le nombre total de chômeurs avait atteint 26,338 millions, soit deux millions de plus qu'en 2012. <br />  &nbsp; <br />  »Le chômage est plus élevé dans la zone Euro que dans les autres états européens. Cela fait réfléchir. Vaclav K, le dirigeant de la République Tchèque, avait peut-être raison d'empêcher son pays de rentrer dans la zone Euro. Une chose est sure, le chômage tchèque est seulement de 7,2%, soi deux fois moins que les 14,6% de la Slovénie voisine. <br />  &nbsp; <br />  »Voilà les statistiques état par état de la zone Euro (en allant du plus élevé au moins élevé) : Grèce – 26.4%, Espagne – 26.3%, Portugal – 17.5%, Slovaquie – 14.6%, Lettonie – 14.3%, Irlande – 14.2%, Chypres – 14%, Lituanie – 13.1%, Bulgarie – 12.5%, Italie – 11.6%, Hongrie – 11.2%, France – 10.8%, Pologne – 10.6%, Estonie – 9.9%, Slovénie – 9.7%, Suède – 8.2%, Finlande – 8.1%, Belgique – 8.1 %, Grande Bretagne – 7.7%, Danemark – 7.4%, la république Tchèque – 7.2%, Roumanie – 6.7%, Malte – 6.6%, Pays-Bas – 6.2%, Luxemburg – 5.5%, Allemagne – 5.4%, Autriche – 4.8%. Selon la Commission Européenne, le taux de chômage est "la tragédie de l'Europe" ... "Ces taux de chômage inacceptables sont une tragédie pour l'Europe et prouvent à quel point la crise qui frappe certains pays de la zone Euro est grave. L'UE et ses états membres doivent mobiliser tous les instruments disponibles pour créer des emplois et retrouver une croissance durable", a déclaré Laslo Andor, le Commissaire de l'Emploi et des Affaires Sociales. <br />  &nbsp; <br />  »En réalité le chômage est beaucoup plus élevé parce que ceux qui ont cessé de chercher du travail et ceux qui ne sont pas enregistrés sur le marché du travail ne sont pas repris dans les statistiques. Et les employés à temps partiel et les personnes qui touchent de très bas salaires non plus. <br />  &nbsp; <br />  »Les pays du sud de l'Europe, les Pyrénées (Espagne, Portugal), Grèce, Chypres et Bulgarie, sont des zones dévastées. Le taux de chômage est de &nbsp;58.4% pour la Grèce, 55.7% pour l'Espagne, 38.2% pour le Portugal et 37.8% pour l'Italie. Les dynamiques du marché du travail confirment les alarmantes prévisions de la Commission Européenne selon qui la montée du chômage devrait se poursuivre pendant toute l'année 2013 avant de se stabiliser à un niveau record dans la première moitié de 2014. Selon l'organisation Internationale du Travail, les trois catégories de personnes qui sont le plus frappées sont les jeunes, les chômeurs de longue durée et les travailleurs peu qualifiés. Un jeune sur quatre est au chômage. Le chiffres est encore plus élevé en Grèce et en Espagne. Le seul pays où le chômage des jeunes n'a pas augmenté est l'Allemagne. <br />  &nbsp; <br />  »Quelqu'un a dit que la jeunesse est un "baromètre de la révolution". Comme elle manque de maturité sociale, la jeunesse peut engendrer toutes sortes de changements dans la société. Le rôle de la jeunesse dans les "printemps arabes" est bien connu. Peut-on exclure une sorte de "printemps européen"? Les experts de l'Organisation Internationale du Travail pensent qu'il y a 12% de plus de chance que la population ne se soulève qu'avant la crise. Plus la situation économique se dégrade, plus la probabilité d'agitation sociale augmente. La menace de soulèvements se précise à Chypres, en Italie, au Portugal, en Espagne, en Slovénie et dans la République Tchèque. Elle s'est estompée en Allemagne, Finlande, Belgique et Suède. <br />  &nbsp; <br />  » Un tel record de chômage augmente le risque d'agitation sociale dans l'UE, selon l'Organisation Internationale du travail de l'ONU (ILO), une agence de l'ONU spécialisée dans le droit de travail. Elle conseille aux politiciens de renoncer à l'austérité et de créer des emplois. "Quand le chômage atteint les niveaux qu'il a atteint aujourd'hui - que la pauvreté augmente et que la protection sociale diminue -&nbsp; alors le danger d'agitation sociale croit en proportion", a déclaré Miguel Angel Malo, professeur d'économie à Salamanque et expert économique de l'ILO. Le lien direct entre la poursuite d'une économie libérale et l'augmentation de la menace de soulèvements est évident, c'est un fait que personne ne conteste.» <br />  &nbsp; <br />  <strong>&nbsp; <br />  Philippe Grasset,</strong> Dedefensa <br />  Pour consulter l'original: <a class="link" href="http://www.dedefensa.org/article-l_europe_et_le_d_go_t_du_citoyen__21_05_2013.html  " target="_blank">http://www.dedefensa.org/article-l_europe_et_le_d_go_t_du_citoyen__21_05_2013.html <br />  &nbsp;</a> <br />  Traduction des parties en Anglais: Dominique Muselet
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   </description>
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   <link>http://www.alterinfo.net/L-Europe-et-le-degout-du-citoyen_a90595.html</link>
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   <title>Manuel Valls et Redoine Faïd ont rendez-vous à l’aéroport Ben-Gourion</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hicham Hamza</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[FRANCE]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530660-8250272.jpg" alt="Manuel Valls et Redoine Faïd ont rendez-vous à l’aéroport Ben-Gourion" title="Manuel Valls et Redoine Faïd ont rendez-vous à l’aéroport Ben-Gourion" />
     </div>
     <div>
      <em>"Tout est fait pour appréhender Redoine Faïd"</em>, a <a href="https://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iswoWnYUrQDIz957keNf99srLsTw?docId=CNG.8d6794a153e51d1a8fb3971ff31fa4f1.4c1">déclaré</a> aujourd’hui le ministre de l’Intérieur.<br />
<p style="text-align:justify;">
	L’homme qui s’est échappé, le 13 avril, de la prison de Sequedin est toujours en cavale.</p>
<p style="text-align:justify;">
	A l’attention de la presse, Manuel Valls a précisé ce lundi 20 mai qu’une collaboration policière <em>"au niveau mondial"</em> était en place.</p>
<p>
	<span class="embed-youtube" style="text-align:center; display: block;"><iframe class="youtube-player" frameborder="0" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/kkw0DO8IV1U?version=3&amp;rel=1&amp;fs=1&amp;showsearch=0&amp;showinfo=1&amp;iv_load_policy=1&amp;wmode=transparent" type="text/html" width="560"></iframe></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	Reste à savoir si cette traque internationale d’un criminel en fuite peut s’appuyer sur la pleine coopération des services de sécurité israéliens.</p>
<p style="text-align:justify;">
	<a href="http://oumma.com/16406/redoine-faid-braqueur-cites-setait-perfectionne-israel">Comme l’a révélé l’auteur de ces lignes</a>, Redoine Faïd a longtemps entretenu des liens étroits avec l’Etat hébreu, au point d’avoir déjà tenté de s’y réfugier lors d’une précédente cavale.</p>
<p style="text-align:justify;">
	Heureuse coïncidence: l’actuel ministre de l’Intérieur cultive <a href="http://oumma.com/15107/decouvrez-video-valls">également un lien mystérieusement passionnel</a>, qualifié d’<em>"éternel"</em>, avec Israël en raison, expliqua-t-il, de sa vie conjugale aux côtés de la violoniste <a href="http://www.lefigaro.fr/musique/2012/06/22/03006-20120622ARTFIG00329-anne-gravoin-femme-orchestre.php">Anne Gravoin</a>, citoyenne non-israélienne mais simplement française <a href="http://www1.alliancefr.com/manuel-valls-salue-la-symbiose-entre-la-republique-et-le-judaismefrancais-news9,1,20013.html">d’origine moldave</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
	A priori, la flamme singulière du <em>"premier flic de France"</em> pourrait lui permettre d’obtenir des informations sur la probable tentative de Redoine Faïd pour gagner, sous une fausse identité, l’aéroport international David-Ben-Gourion de Tel-Aviv. Les deux hommes disposent de réseaux franco-israéliens, même si ceux-ci ne se recoupent pas nécessairement: l’ex-braqueur est ainsi plus proche de la <a href="http://www.bakchich.info/france/2010/12/20/israel-terre-promise-des-mafieux-59315">mafia israélienne</a> que ne l’est Manuel Valls qui entretient davantage ses contacts dans les passerelles institutionnelles du mouvement sioniste (CRIF, BNVCA, cercle Léon Blum du Parti socialiste, mais aussi le Congrès juif mondial, l’American Jewish Committee et le Centre Simon Wisenthal).</p>
<p>
	<span class="embed-youtube" style="text-align:center; display: block;"><iframe class="youtube-player" frameborder="0" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/uKGth1vtiZo?version=3&amp;rel=1&amp;fs=1&amp;showsearch=0&amp;showinfo=1&amp;iv_load_policy=1&amp;wmode=transparent" type="text/html" width="560"></iframe></span></p>
<p>
	<span class="embed-youtube" style="text-align:center; display: block;"><iframe class="youtube-player" frameborder="0" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/qcs7w5s5p5s?version=3&amp;rel=1&amp;fs=1&amp;showsearch=0&amp;showinfo=1&amp;iv_load_policy=1&amp;wmode=transparent" type="text/html" width="560"></iframe></span></p>
<p>
	<span class="embed-youtube" style="text-align:center; display: block;"><iframe class="youtube-player" frameborder="0" height="345" src="http://www.youtube.com/embed/gZaLmCOQT6Q?version=3&amp;rel=1&amp;fs=1&amp;showsearch=0&amp;showinfo=1&amp;iv_load_policy=1&amp;wmode=transparent" type="text/html" width="560"></iframe></span></p>
<p style="text-align:justify;">
	Sa position, à la tête de l’Intérieur, est d’autant plus avantageuse pour obtenir des informations de la part d’Israël que ce ministère est réputé, depuis plus d’une cinquantaine d’années, entretenir une étroite collaboration avec les services secrets israéliens. Il faut lire <a href="http://www.amazon.fr/Les-guerres-secr%C3%A8tes-Mossad-ebook/dp/B00AEENXTW/ref=tmm_kin_title_0/277-3323604-1639154" onclick="return mugicPopWin(this,event);" oncontextmenu="mugicRightClick(this);" style=""><em>"Les guerres secrètes du Mossad"</em></a> d’Yvonnick Denoël -un historien plutôt favorable à l’idéologie sioniste- pour découvrir, dans le détail, l’étonnante et secrète complicité tissée, depuis la fin de la IVème République, par les Israéliens avec les responsables du renseignement français (RG et DST auparavant, DCRI désormais). Cette réalité, longtemps passée sous silence, avait été, pour la première fois, publiquement éventée en 2011, sous la plume de Roland Dumas et à l’occasion de la parution de l’autobiographie de l’ex-président du Conseil constitutionnel.</p>
<p style="text-align:justify;">
	Cette connivence, méconnue des citoyens français, s’est d’ailleurs illustrée récemment dans <a href="http://oumma.com/14775/affaire-merah-crif-protege-lex-patron-de-dcri">l’étrange intervention</a> de Richard Prasquier, président du CRIF, pour sauver la réputation de Bernard Squarcini, l’ex-directeur de la DCRI qui fut accusé par le père d’une victime de l’affaire Merah d’avoir laissé assassiner son fils.</p>
<p style="text-align:justify;">
	Si Redoine Faïd, qui s’était perfectionné au braquage de banques grâce à des ex-militaires israéliens, devait se "planquer" dans l’Etat hébreu, une question se pose : Manuel Valls sera-t-il alors en mesure de tirer avantage de ses réseaux personnels et d’obtenir une aide pénale efficiente via la confirmation -ce qui entrainerait une <a href="http://www.abitbol-associes.com/fr/extradition-israel-france-derniers-developpements/">demande d’extradition</a>- de la présence du fugitif sur le sol israélien?</p>
<p style="text-align:justify;">
	Si elle devait s’avérer juste, l’hypothèse d’un Faïd parti en Israël <em>"se faire la belle"</em> permettra, <em>in fine</em>, de vérifier l’efficacité, l’autonomie et la force de négociation de Manuel Valls face aux dirigeants d’un Etat étranger auquel l’élu de la Nation prêta une curieuse allégeance<em> "éternelle"</em>.</p>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/art/imagette/5530660-8250272.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Manuel-Valls-et-Redoine-Faid-ont-rendez-vous-a-l-aeroport-Ben-Gourion_a90593.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le Pentagone dit au Sénat américain que les guerres vont continuer durant des dizaines d'années</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alex Lantier </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Conflits et guerres actuelles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530645-8250254.jpg" alt="Le Pentagone dit au Sénat américain que les guerres vont continuer durant des dizaines d'années" title="Le Pentagone dit au Sénat américain que les guerres vont continuer durant des dizaines d'années" />
     </div>
     <div>
      Témoignant devant la Commission du Sénat américain sur les Forces armées, jeudi, des responsables du Pentagone ont affirmé que les lois sur la « Guerre contre le terrorisme » leur accordent des pouvoirs étendus pour mener des guerres partout dans le monde, y compris aux États-Unis, sans l'autorisation du Congrès. <br />  Le vice-ministre de la Défense Michael Sheehan, a affirmé que la loi AUMF d'Autorisation de l'usage de la force armée, votée en 2001 par le Congrès après les attentats du 11 septembre, constitue une autorisation effective du Congrès pour les prochaines guerres menées dans le cadre de la « Guerre contre le terrorisme. » De son point de vue, le Pentagone peut continuer sa campagne mondiale d'assassinats par drones et lancer de nouvelles guerres tant qu'elles sont classées dans la catégorie « guerre contre le terrorisme, » sans avoir besoin d'une nouvelle autorisation du Congrès. <br />  « Pour le moment, tout va bien avec l'AUMF, telle qu'elle est actuellement, » a dit Sheehan. « Présentement […] cela fait l'affaire. » <br />  Sheehan a clairement dit qu'il croyait que cette autorisation de guerre s'étendait jusqu'à un avenir indéfini. Il a dit, « De mon point de vue, cela va continuer pendant un bon moment, oui, au-delà du deuxième mandat du président […] je pense que ce sera au moins pour 10 ou 20 ans. » <br />  La position de Sheehan représente un rejet flagrant de la constitution américaine. L'article 1, section 8, de la constitution dispose : « Le Congrès aura le pouvoir […] de déclarer la Guerre, d'accorder des lettres de marque, et d'établir des règlements s'appliquant aux captures sur terre et sur mer. » Cependant, les hauts responsables du Pentagone sont, dans les faits, en train d'affirmer que le pouvoir du Congrès sera, pour une durée indéfinie, surpassé par le président et l'armée qui pourront lancer des guerres sans limites, à volonté. <br />  Si la question est présentée publiquement comme un débat sur la révision de l'AUMF, des sections puissantes de la classe dirigeante américaine sont en fait en train de prendre des mesures pour suspendre des dispositions essentielles de la constitution américaine et installer une dictature militaro-présidentielle. En réaction aux interrogations de sénateurs amicaux, les responsables du Pentagone ont indiqué qu'ils pensent que l'AUMF permet à l'exécutif d'envahir unilatéralement, sans y avoir été provoqué, d'autres pays et de mener une guerre sur le sol des États-Unis. <br />  Le sénateur Lyndsey Graham a demandé si l'AUMF actuelle conférait au président américain Barack Obama l'autorité pour déployer « une présence militaire » au Yémen au Moyen-Orient, ou au Congo en Afrique. Le conseiller général en poste au Pentagone, Robert Taylor, a répondu par l'affirmative. <br />  « Seriez-vous d'accord avec moi si je dis que le champ de bataille se situe partout où l'ennemi choisit de l'établir ? » a demandé Graham. <br />  Sheehan a répondu, « Oui, Monsieur, de Boston aux FATA [les <em>Federally Administered Tribal Areas</em>, au Pakistan], » faisant référence à ces régions qui sont une cible importante des attaques de drones américains, et à la prise de contrôle par l'armée de la ville de Boston le 15 avril lors des attentats contre le Marathon. <br />  Dans le témoignage qu'il avait préparé, Sheehan a de plus écrit que « Etre citoyen américain n'immunise pas un membre de l'ennemi contre des attaques » de la part des forces américaines. Avec ce commentaire, Sheehan a encore une fois indiqué que le Pentagone approuve l'assassinat par les drones américains d'Anwar al-Awlaqi, un citoyen américain, le 30 septembre 2011. Washington n'a donné aucune preuve qu'Awlaki préparait ou menait un quelconque attentat contre les États-Unis, avant de l'assassiner avec un missile Hellfire. <br />  Cela fait suite aux spéculations publiques, au début de l'année, du procureur général Eric Holder sur la possibilité d'assassinats extrajudiciaires contre des citoyens américains sur le sol américain, au cours d'opérations antiterroristes. <br />  Tout le cadre des auditions au Sénat témoigne du profond déclin de la démocratie américaine. L'AUMF elle-même est un document antidémocratique, autorisant le président à utiliser la force contre toute « nation, organisation, ou personne, qui d'après lui a planifié, autorisé, commis ou contribué aux attentats terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001, ou abrité de telles organisations. » <br />  Alors que l'AUMF était cyniquement présentée comme visant Al Quaïda et les Talibans afghans, Washington l'a pris comme un chèque en blanc pour mener des guerres impopulaires et commander des assassinats sur toute la planète. <br />  Le prétexte était fondamentalement frauduleux, en ce que cette politique ne visait pas en premier lieu Al Quaïda. Elle visait à installer un pouvoir néo-colonial au Moyen-Orient, où la plupart des pays n'ont joué aucun rôle dans le lancement des attentats du 11 septembre, afin de prendre le contrôle de ressources pétrolières essentielles et de renforcer la position géostratégique de Washington vis-à-vis des autres grandes puissances étrangères. Elles visaient également à supprimer l'opposition populaire à une telle politique parmi la classe ouvrière américaine en installant un climat de peur et d'intimidation. <br />  Les besoins changeants de la politique impérialiste américaine au cours des 12 dernières années ont complètement démenti le prétexte que ses guerres sont justifiées par l'AUMF. De nombreux groupes affiliés à Al Quaïda que Washington est en train d'attaquer, comme Al Quaïda au Maghreb islamique et Al Quaïda dans la Péninsule arabique, n'existaient pas en 2001 et n'ont joué aucun rôle dans les attentats du 11 septembre. Washington se sert même d'autres groupes, comme le Groupe islamique combattant en Libye ou le Front Al Nusra en Syrie, comme d'alliés de circonstance dans ses guerres pour un changement de régime dans ces pays. <br />  Le Pentagone a réagi en affirmant que l'AUMF lui accorde également la possibilité de mener une guerre contre des « forces associées, »bien que ce terme n'apparaisse pas dans le texte de l'AUMF. Cela a provoqué des questions et même certaines critiques de la part des sénateurs. <br />  Le sénateur Angus King a noté, « Vous avez pour l'essentiel réécrit la Constitution, là […] vous avez inventé ce terme, forces associées, et il annule les pouvoirs du Congrès sur la Guerre. » Il a ajouté, « Je ne suis qu'un vieux petit juriste de Brunswick, dans le Maine, mais je ne vois pas comment vous pouvez sérieusement lire ceci comme étant conforme à la Constitution. » <br />  Le Sénateur John McCain a dit que, lorsque le Sénat avait voté l'AUMF en 2001, « Aucun d'entre-nous n'aurait pu envisager [d'accorder] l'autorité [pour déclencher une guerre] au Yémen ou en Somalie […] Que vous veniez ici nous dire que nous n'avons pas besoin de changer l'AUMF ou de la réviser, est, je pense, plutôt déconcertant. » <br />  Le Sénateur Joe Donnelly a soulevé la question d'Al Nusra lors de l'audition au Sénat, et a demandé si en s'affiliant à Al Quaïda – comme l'a fait Al Nusra – un groupe devenait automatiquement une menace envers les États-Unis. <br />  Sheehan a répondu, « Oui monsieur, même si je dois bien le reconnaître, on entre ici dans des zones un peu troubles, parce qu'il y a des groupes qui ont ouvertement affirmé leur soutien à Al Quaïda et pourtant, en fait ,en tant que gouvernement, nous n'avons pas complètement tiré toutes les conséquences de cela. » <br />  Néanmoins, tous les sénateurs ont insisté sur leur accord fondamental concernant ce cadre frauduleux de la « guerre contre le terrorisme. » King a insisté, « je ne suis pas en désaccord sur le fait qu'il nous faut lutter contre le terrorisme. » <br />  McCain a déclaré aux responsables du Pentagone, « Je ne vous le reproche pas, parce qu'en fin de compte vous avez carte blanche sur ce que vous allez faire de par le monde. » <br />  Ces commentaires révèlent clairement la réalité politique que l'unique base sociale pour la démocratie aux États-Unis est la classe ouvrière. Même si l'AUMF et la « guerre contre le terrorisme » sont publiquement exposées comme des prétextes utiles à l'armée américaine pour s'emparer de pouvoirs immenses en violation de la Constitution, l'<em>establishmen</em>t politique officiel continue de soutenir le Pentagone, afin de faire progresser les intérêts stratégiques de l'impérialisme américain. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/pent-m21.shtml" target="_blank">http://www.wsws.org</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Le-Pentagone-dit-au-Senat-americain-que-les-guerres-vont-continuer-durant-des-dizaines-d-annees_a90592.html</link>
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   <title>La criminalisation de la dissidence politique en Amérique</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Tom Carter </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Politique Nationale/Internationale]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530616-8250216.jpg" alt="La criminalisation de la dissidence politique en Amérique" title="La criminalisation de la dissidence politique en Amérique" />
     </div>
     <div>
      Avec une série de procès aux États-Unis, les précédents juridiques qui vont criminaliser la dissidence politique en Amérique. <br />  La semaine dernière, un étudiant du secondaire du Massachusetts, Cameron D’Ambrosio fut arrêté et accusé en vertu des lois «terroristes» simplement pour avoir mis en ligne des paroles de chansons sur Facebook qui faisaient référence aux attentats à la bombe de Boston. Il fait face à 20 ans de prison. Une série de poursuites «terroristes» similaires à travers le pays s’en prennent au premier amendement et à sa protection de la liberté d’expression et de l’expression politique. <br />  Les autorités ont déjà étiqueté certains participants d’Occupy Wall Street et des manifestations anti-OTAN comme étant des «terroristes». L’année dernière, des commandos contre le «terrorisme domestique», lourdement armés, ont pris d’assaut des maisons de protestataires d’Occupy Wall Street dans l’État de Washington et de l’Oregon, utilisant des béliers et des grenades assourdissantes. Les commandos avaient l’autorisation de saisir tout «matériel ou littérature anti-gouvernemental ou anarchiste». <br />  Tout comme pour la liberté d’expression, la liberté de rassemblement, qui est aussi garantie par le premier amendement, n’a pas été officiellement révoquée. Cependant, la réalité est que le rassemblement politique est déjà une activité semi-criminelle en Amérique. Des manifestations à caractère politique font régulièrement face à des mobilisations policières disproportionnées, au confinement à de paradoxales «zones de liberté d’expression» ou à «l’encerclement» (en anglais, «kettling», lorsque les protestataires sont encerclés et poussés dans une direction ou empêchés de quitter une zone confinée), à des passages à tabac, à des gaz lacrymogènes, au poivre de Cayenne à des grenades assourdissantes ou à des balles de caoutchouc. La réponse standard du gouvernement à une manifestation politique est une démonstration massive de force, complétée avec des tireurs d’élite sur les toits. <br />  La tentative d’établir un état policier américain, initiée sous l’administration Bush, est passée en cinquième vitesse sous Obama. Pendant près de 12 ans, la «guerre contre le terrorisme» bidon a été utilisée comme un prétexte passe-partout pour des guerres illégales et impérialistes à l’étranger et pour un assaut méthodique contre les droits démocratiques aux États-Unis même. La structure de base de la gouvernance autoritaire est maintenant clairement en train d’émerger. <br />  Dans la période récente, le gouvernement a grandement étendu sa surveillance sans mandat de la population. L’administration Obama a construit un énorme centre de données en Utah assez grand pour entreposer le contenu de tous les ordinateurs personnels du pays. Déjà, au bout des doigts d’un agent du gouvernement, sans qu’il ait un mandat, se trouvent toutes les activités de navigation sur Internet, les conversations téléphoniques, les messageries textes, les transactions par carte de crédit, les données de localisation par GPS sur les téléphones portables, les itinéraires de voyage, les données Skype et Facebook, les archives médicales, le passé criminel, les données financières et les séquences vidéos obtenues par caméra de surveillance. <br />  Il est prévu que des dizaines de milliers de drones patrouilleront l’espace aérien américain dans les années à venir et des milliers le survolent déjà. Ces aéronefs de haute technologie sont capables de surveiller les réunions et les manifestations, d’accéder à des réseaux sans fil et d’enregistrer les mouvements des citoyens. Le candidat récemment retenu par Obama pour la position de chef de la CIA, John Brennan, a expressément refusé, lors de sa séance de confirmation, d’exclure la possibilité que ces drones puissent être armés et utilisés pour perpétrer des assassinats aux États-Unis. <br />  Tandis que les écoles sont en train d’être fermées et les professeurs mis à pied prétendument par manque d’argent, les départements municipaux de police nagent dans les milliards de dollars en matériel militaire et en formation fournis par le département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Lorsque la police municipale est mobilisée pour répondre à une manifestation politique, elle le fait maintenant en coordination avec les agences fédérales de l’armée et des renseignements. Il n’est pas rare que des véhicules blindés, des gilets pare-balles et de l’équipement militaire soient déployés. <br />  Avec le précédent mis en place lors des récents évènements de Boston, les autorités ont maintenant le pouvoir d’assujettir une ville entière au siège militaire et d’ordonner à la population de «rester là où elle est», tandis que les entreprises sont fermées et le transport cessé et que des équipes spéciales lourdement armées sont déployées pour conduire des fouilles, sans mandat, de maison en maison et sans considération pour les droits élémentaires. <br />  L’administration Obama, en collaboration avec les départements de polices d’Etats et municipaux, a envoyé, aux États-Unis, un nombre incalculable d’espions «anti-terroristes» dans des fêtes à caractère politique et dans des groupes politiques. En plus de rassembler de l’information, le boulot de ces espions consiste à détourner, perturber et prévenir l’émergence d’une opposition sociale organisée. <br />  Une personne peut être désignée «terroriste» par l’autorisation secrète et sans appel du président, sans avertissement et sans procès. Sous les lois du «soutien matériel» signées dans le cadre de la Loi patriote de 2001, une personne peut être emprisonnée simplement en offrant un «soutien matériel» vaguement défini à toute personne ou groupe désigné comme étant «terroriste». <br />  Sous les Lois de l’autorisation de la défense nationale de 2011 et 2012, et testées avec le cas de Jose Padilla, le gouvernement américain se donne le pouvoir d’assujettir une personne désignée comme «terroriste» à l’arrestation arbitraire et à la détention sans procès. Dans les cas de Jose Padilla et Bradley Manning, ainsi qu’au camp de prisonniers de Guantanamo Bay et d’innombrables «sites noirs» de la CIA à travers le monde, les prétendus terroristes du gouvernement américain sont soumis à la torture. Finalement, dans les cas d’Anwar Al-Awlaki, Samir Khan et Abdulrahman Al-Awlaki, le gouvernement américain a testé son droit de carrément assassiner les «terroristes», même s’ils sont citoyens américains. <br />  Avec ces précédents, ce ne serait pas nécessaire de suspendre officiellement la Constitution afin que le gouvernement américain puisse contrer l’opposition dans le pays en utilisant des encerclements par l’armée, des couvre-feux, des fouilles de maison en maison, des arrestations de masse, de la torture et même des assassinats. Il suffirait que la dissidence politique soit désignée comme étant du «terrorisme» ou un «soutien matériel au terrorisme» pour que le Congrès, le président, les tribunaux, l’armée et la soi-disant «presse libre» continuent sans modification leurs opérations actuelles. <br />  Dans la deuxième moitié du 20e siècle, les dictatures appuyées par les États-Unis en Argentine et au Chili utilisaient la prétendue lutte contre le «terrorisme» comme une couverture politique pour les arrestations et les meurtres de dizaines de milliers d’opposants politiques, de jeunes, de travailleurs et d’intellectuels ainsi que d’autres «ennemis de l’État». Comme le <em>World Socialist Web Site</em> a mis en garde dès son commencement, telle est la logique inévitable de la «guerre contre le terrorisme» des États-Unis. <br />  Deux facteurs essentiels alimentent la suppression des droits démocratiques et la poussée vers des formes de gouvernance autoritaire. La première est l’immense augmentation des inégalités sociales, qui est elle-même générée par la crise historique du système capitaliste. Tandis qu’elle vole la population dans le but d’empiler des niveaux de richesse privée toujours plus obscène, l’aristocratie financière est terrifiée par l’émergence de l’opposition sociale. C’est à partir d’une position de vulnérabilité et de peur extrême, et non à partir d’une position de force, que les milliardaires se tournent vers la répression par l’état policier comme un moyen de préserver leur statut, leur pouvoir et leur richesse. <br />  Deuxièmement, tout comme la démocratie est incompatible avec de tels niveaux d’inégalité sociale, elle est incompatible avec la guerre impérialiste. L’armée et les services de renseignements américains ont, pendant douze années, pataugé dans le sang dans le but de piller les ressources mondiales stratégiques. Les morts, blessés et ceux forcés de quitter leur domicile se comptent par millions. <br />  Une armée professionnelle, séparée de et hostile à la population, considérant le contrôle civil comme intolérable, a énormément accru sa taille, ses ressources et son pouvoir politique, jusqu’au point où ses homologues dans les services de renseignements, conjointement avec Wall Street, dominent le fonctionnement de l’État. <br />  La classe dirigeante est à un stade avancé de ses préparatifs pour une confrontation inévitable avec la classe ouvrière. Les travailleurs doivent faire leurs propres préparatifs avec comme tâche centrale de construire un nouveau leadership révolutionnaire. Seulement une lutte politique consciente pour un gouvernement ouvrier et pour le socialisme peut éviter la menace de la dictature et établir une véritable démocratie et une authentique égalité sociale. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/diss-m21.shtml" target="_blank">WSWS</a>  <br />  
     </div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/La-criminalisation-de-la-dissidence-politique-en-Amerique_a90591.html</link>
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   <title>La haine de la religion - Ou comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre Tevanian</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RELIGIONS ET CROYANCES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530561-8250160.jpg" alt="La haine de la religion - Ou comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche" title="La haine de la religion - Ou comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche" />
     </div>
     <div>
      <div class="surlignable">  	<div class="crayon article-chapo-1455 chapo">  		La religion est l’opium du peuple&nbsp;: relisez Marx&nbsp;! C’est en ces termes qu’au début de l’année 2010, le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) fut renvoyé à ses chères études par un chœur unanime composé, entre autres, d’Aurélie Filippetti, Nadine Morano, Laurent Fabius et Michel Onfray. Le motif&nbsp;? La candidature, jugée saugrenue, d’une jeune militante du Vaucluse qui avait le mauvais goût d’être musulmane et de porter un foulard. C’est ce sarcastique conseil de lecture que Pierre Tevanian a choisi de prendre au sérieux dans son dernier livre <i>La haine de la religion</i>&nbsp;– et l’expérience se révèle fort instructive. On découvre en chemin qu’il est fort difficile d’enrôler post-mortem l’auteur du <i>Capital</i> dans la cabale éradicatrice des chasseurs de voile, d’Islam ou de religion – et pas davantage Engels, Lénine, Trotsky ou Rosa Luxembourg. On découvre même qu’un des grands apports théoriques et pratiques du mouvement socialiste d’inspiration marxiste au combat progressiste est d’avoir pointé les limites du combat antireligieux issu de la tradition des Lumières et de l’avoir relégué à l’arrière-plan, en le dénonçant comme un écueil, un idéalisme ou une ruse de la bourgeoisie. On découvre que Marx et les marxistes ont même théorisé et pratiqué l’alliance entre «&nbsp;celui qui croit au Ciel et celui qui n’y croit pas&nbsp;». On réalise enfin la malicieuse actualité de leurs analyses&nbsp;: c’est aujourd’hui l’athéisme et le combat antireligieux, l’irréligion en somme, qui peut être considérée comme <i>l’opium du peuple de gauche.</i></div>  	<div class="crayon article-texte-1455 texte">  		C’est l’étonnement, dit Aristote, qui conduit les hommes à philosopher. C’est en tout cas l’étonnement qui est à l’origine de ce livre. Un étonnement mêlé de perplexité, de stupeur, souvent de colère. Un étonnement qui me saisit, depuis maintenant de longues années, face à l’extravagante animosité – mais aussi, et c’est plus grave, la violence en actes – que suscite dans de multiples espaces, à droite mais aussi à gauche, la simple présence d’une adolescente ou d’une femme musulmane portant un foulard. J’ai beaucoup lu ou entendu – il est difficile à vrai dire d’y échapper – les bonnes raisons qui sont invoquées pour justifier cette animosité et cette violence, mais loin de dissiper mon incompréhension, ces argumentaires n’ont fait que la redoubler. <br />  		Je me suis étonné, notamment, de la manière dont depuis deux décennies le féminisme et la laïcité ont été subitement redécouverts et réinvestis, de l’extrême gauche à l’extrême droite, pour justifier presque toujours des attitudes – mais aussi des lois et des politiques publiques – dont il me paraît assez patent qu’elles ont peu à voir avec l’émancipation des femmes ou la séparation des autorités religieuses et politiques, et beaucoup avec l’obscurantisme et la chasse aux sorcières&nbsp;<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nb1">[1</a>  ]. <br />  		Sur tout cela j’ai beaucoup échangé, cogité, écrit, mais un autre motif d’étonnement, de stupeur et de colère s’est imposé au fil des années, auquel il me paraît aujourd’hui urgent de réfléchir&nbsp;: la manière dont, à gauche cette fois-ci et non dans l’ensemble du spectre politique, le rejet des femmes voilées – et plus largement des musulmans – s’adosse à un registre argumentatif spécifique qui n’est ni celui de la laïcité en tant que telle, ni celui du féminisme, mais celui du combat antireligieux. Ce ne sont plus seulement les institutions étatiques qu’il s’agit de protéger, mais les institutions et les espaces politiques propres du «&nbsp;peuple de gauche&nbsp;»&nbsp;: les partis, les syndicats, les associations, les mouvements sociaux – et même leurs espaces symboliques ou idéologiques&nbsp;: l’altermondialisme, l’antilibéralisme, l’anticapitalisme, l’anarchisme, le féminisme. <br />  		Ce n’est plus seulement la laïcité qui est revendiquée, mais l’athéisme. Et ce n’est plus la figure tutélaire de Jules Ferry qui est invoquée, mais l’autorité d’une figure plus radicale, marquée, <i>située</i> sur l’échiquier politique&nbsp;: celle de Marx, dont on répète, jusqu’à la nausée, la célèbre formule sur la religion, «&nbsp;opium du peuple&nbsp;». <br />  		Cette posture antireligieuse n’est pas nouvelle, mais elle a connu à gauche, au cours des deux dernières décennies, un regain analogue à celui des postures laïcistes et féministes dans l’ensemble du champ politique. Depuis qu’il y a en France des «&nbsp;affaires de voile&nbsp;», et plus largement une «&nbsp;question musulmane&nbsp;», j’entends de plus en plus, dans tous les «&nbsp;milieux progressistes&nbsp;» que je traverse, des manifestations unitaires aux meetings du Front de gauche, du NPA ou d’Europe Ecologie, en passant par les espaces libertaires, sans oublier les salles des profs, des discours de rejet de l’Islam et des musulmans, du voile et des femmes qui le portent, dont le principal ressort argumentatif n’est pas la laïcité ou le féminisme mais une profession de foi athéiste et antireligieuse. Et dans tous ces territoires du peuple de gauche revient inlassablement, comme dans un rituel religieux justement, la célèbre citation de Marx. <br />  		Ce regain antireligieux n’a certes pas connu la promotion médiatique ininterrompue ou quasi-ininterrompue qu’ont pu connaître les postures néo-laïcistes et néo-féministes – pour la simple raison que <i>ce qui se passe à gauche</i> est moins médiatisé que les avatars divers du <i>consensus national.</i> Mais au fil des années, il est plusieurs fois sorti de l’espace invisible des meetings, des réunions de cellule ou des salles des profs pour se retrouver sous le feu des projecteurs. En 2005 notamment, avec la publication, la surmédiatisation et finalement le succès colossal d’un pamphlet ciblant «&nbsp;les trois grands monothéismes&nbsp;»&nbsp;: le <i>Traité d’athéologie</i> de Michel Onfray (l’ouvrage se serait vendu à 300000 exemplaires). <br />  		En 2010 également, avec ce qu’il est désormais convenu d’appeler «&nbsp;l’affaire Ilham Moussaïd&nbsp;»&nbsp;: pendant plusieurs semaines, au début de la campagne des élections régionales, une candidate du NPA – répondant donc au nom d’Ilham Moussaïd – fut livrée à la vindicte publique au seul motif qu’elle était musulmane et qu’elle couvrait ses cheveux d’un foulard. Cette affaire fut précisément l’occasion, pour l’ensemble du monde politique et médiatique, d’attaquer le parti anticapitaliste sur un point plus sensible que la laïcité et le féminisme, en le renvoyant à un principe politique censé lui être plus spécifique&nbsp;: son identité marxiste, matérialiste et irréligieuse. <br />  		Nous reviendrons, dans ce livre, sur le «&nbsp;cas Moussaïd&nbsp;», mais ce n’est pas de la personne d’Ilham Moussaïd qu’il sera question – celle-ci a amplement mérité, après la curée de 2010, qu’on lui foute un peu la paix – ni même de l’inconséquence du NPA ou de sa complaisance coupable avec l’islamophobie ambiante. Car si la gestion interne de cette affaire et son triste dénouement (la démission d’Ilham Moussaïd&nbsp;<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nb2">[2</a>  ]) méritent assurément les critiques les plus sévères, on ne doit pas oublier que c’est en l’occurrence toute la gauche qui s’est levée comme un seul homme pour rappeler que la militance et la représentation politique étaient des domaines réservés, interdits en tout cas aux femmes voilées. Et s’il n’y a pas eu d’Affaire Moussaïd à Lutte Ouvrière, au PCF ou au Front de Gauche, c’est sans doute parce que la chape antireligieuse y est encore plus implacable, au point qu’aucune femme voilée n’a pu jusqu’à présent y concevoir ne serait-ce que le projet d’une adhésion et d’une candidature. <br />  		Je le répète&nbsp;: le rejet viscéral de la religion, l’allergie revendiquée, la défiance ou le mépris affichés à l’égard des croyants, mais aussi la manière fort cavalière dont ces attitudes parviennent à se légitimer grâce à un célèbre texte de Marx invoqué comme une formule magique, tout cela n’est pas marginal mais au contraire central, omniprésent, quasi-hégémonique dans l’ensemble de la gauche française, de la plus «&nbsp;modérée&nbsp;» à la plus «&nbsp;radicale&nbsp;». <br />  		C’est donc cette haine de la religion qui m’a intéressé – plutôt que la haine déclarée des arabes ou des musulmans. Il est vrai que, dans le contexte sociopolitique spécifique de la France des années 2010, ces différentes haines sont loin d’être toujours discernables – et une formule est d’ailleurs revenue souvent sous ma plume pour <i>nommer le problème</i>&nbsp;: «&nbsp;Le voile, l’islam ou la religion en général&nbsp;». De fait, je ne peux souvent pas mieux dire car la plupart du temps nous sommes dans l’incertain et l’indécidable. Quelle est par exemple la question exacte qu’a posée Ilham Moussaïd&nbsp;? Qu’est-ce qui bloque&nbsp;? Qu’est-ce qui est si difficile à accepter&nbsp;? La religion&nbsp;? Le voile&nbsp;? L’islam&nbsp;? Les Arabes&nbsp;? Les «&nbsp;quartiers&nbsp;»&nbsp;? La casuistique est ici nécessaire&nbsp;: il faut voir au cas par cas. Disons pour le moment ceci&nbsp;: <br />  		<img alt="-" class="puce" height="11" src="http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" style="height:11px;width:8px;" width="8" />&nbsp;d’abord qu’il existe effectivement quelques vrais antireligieux qui le sont aussi primairement, bêtement et méchamment face à des chrétiens ou face à des juifs que face à des musulmans&nbsp;; <br />  		<img alt="-" class="puce" height="11" src="http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" style="height:11px;width:8px;" width="8" />&nbsp;ensuite que ces antireligieux conséquents et non racistes ne sont pas si nombreux que ça&nbsp;; <br />  		<img alt="-" class="puce" height="11" src="http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" style="height:11px;width:8px;" width="8" />&nbsp;troisièmement, que même si elles ne sont pas racistes, la plupart des haines antireligieuses n’en demeurent pas moins bêtes et méchantes&nbsp;; <br />  		<img alt="-" class="puce" height="11" src="http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" style="height:11px;width:8px;" width="8" />&nbsp;quatrièmement, qu’une tradition anticatholique qui s’enracine dans une séquence historique de lutte contre un Clergé puissant et étroitement lié à l’appareil d’Etat ne saurait trouver son équivalent contemporain dans une islamophobie dont les premières victimes sont les simples fidèles d’une religion minoritaire&nbsp;; <br />  		<img alt="-" class="puce" height="11" src="http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" style="height:11px;width:8px;" width="8" />&nbsp;cinquièmement, que même lorsque le fondement d’une posture antireligieuse n’est pas raciste, l’irréligieux pas davantage qu’un autre ne vit en dehors de la société, d’un contexte politique où la religion et l’irréligion sont massivement mobilisés et agencés dans une construction rhétorique raciste dont le nom est islamophobie&nbsp;; <br />  		<img alt="-" class="puce" height="11" src="http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" style="height:11px;width:8px;" width="8" />&nbsp;que de ce fait le premier réflexe de l’authentique irréligieux, s’il est aussi antiraciste qu’antireligieux, doit être de refuser qu’<i>en son nom</i> soit justifié l’injustifiable (et je parle ici de choses très concrètes&nbsp;: l’injure quotidienne, l’exclusion sociale des femmes voilées, la discrimination, à l’embauche notamment, fondée sur l’appartenance réelle ou supposée à l’islam et plus encore sur la visibilité d’une pratique musulmane)&nbsp;; <br />  		<img alt="-" class="puce" height="11" src="http://lmsi.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" style="height:11px;width:8px;" width="8" />&nbsp;et enfin que, malheureusement, peu d’antireligieux adoptent cette posture de refus. <br />  		Il en va en somme pour l’irréligieux comme pour les laïques ou les féministes&nbsp;: il doit s’élever contre l’instrumentalisation de «&nbsp;sa chose&nbsp;». Et ce n’est pas d’un devoir moral que je parle ici mais d’une nécessité mécanique&nbsp;: l’amour pour une cause, comme l’amour pour une personne, a pour traduction et pour preuve la plus immédiate l’attention jalouse qu’on lui porte, ou plutôt le refus viscéral que n’importe quoi se dise ou se fasse à son sujet&nbsp;<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nb3">[3</a>  ]. Je n’accuse donc pas tous les antireligieux d’être racistes, si on me lit bien, mais j’interpelle pourtant tous les antireligieux. D’une part sur le plan intellectuel, en opposant à la centralité qu’ils accordent à la question religieuse une analyse qui vient de Marx et qui me paraît plus pertinente. D’autre part sur le plan politique, en leur reprochant de se contenter au mieux, dans leur écrasante majorité, de «&nbsp;taper autant sur toutes religions&nbsp;», bref de <i>ne pas être racistes</i>, en des temps et des lieux où l’on attendrait d’eux qu’ils soient <i>antiracistes</i> – ce qui concrètement veut dire par exemple&nbsp;: qu’ils ne se contentent pas de se tenir à distance des activistes islamophobes mais qu’ils prennent part aux mobilisations contre l’islamophobie, aux côtés des musulmans. <br />  		J’ai cela dit choisi, dans ce livre, de me concentrer sur la question religieuse, en la prenant au sérieux, en ne discutant donc pas – et en ne mettant pas même en doute – les professions de foi antiracistes des irréligieux que je critique. J’ai exprimé des doutes – et même davantage que des doutes – lors des précédentes affaires de voile&nbsp;<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nb4">[4</a>  ], mais je me contenterai ici d’interroger en lui-même le parti-pris antireligieux, l’intolérance et l’ostracisme qu’il provoque, ses fondements et son coût politique.</div>  </div>  <div class="ps">  	<h2 class="h2">  		P.-S.</h2>  	<div class="crayon article-ps-1455 surlignable">  		Ce texte est l’introduction de <i>La haine de la religion</i>, qui vient de paraître aux Editions La Découverte. <br />  		<strong>Table des matières&nbsp;: </strong> <br />  		Prologue&nbsp;: Relire Marx, disent-ils <br />  		1. Des leçons de marxisme <br />  		2. Du Ciel à la Terre <br />  		3. De la Terre au Ciel <br />  		4. Des bienfaits de l’opium <br />  		5. De la soumission <br />  		6. De l’interprétation <br />  		7. Du patriarcat <br />  		8. De l’homophobie <br />  		9. Du luthérogauchisme <br />  		10. Des livres noirs <br />  		11. De l’inquiétude <br />  		12. De la diversion <br />  		13. De l’irréligion selon Léon Trotsky <br />  		14. Des minorités <br />  		15. De la laïcité <br />  		16. De l’islamobolchevisme <br />  		17. Retour vers le présent <br />  		18. De la croyance, du choix et de l’héritage <br />  		Épilogue&nbsp;: Quand les blés sont sous la grêle</div>  </div>  <div class="documents documents_portfolio">  	<h2 class="h2">  		Portfolio</h2>  	<a class="link" href="http://lmsi.net/IMG/jpg/couv_opium.jpg"><img alt="" class="spip_logos" height="100" src="http://lmsi.net/IMG/jpg/couv_opium.jpg" style="height:100px;width:66px;" width="66" /></a> </div>  <div class="liste documents documents_joints">  	<h2 class="h2">  		Documents joints</h2>  	<ul class="liste-items">  		<li class="item">  			<strong><a class="link" href="http://lmsi.net/IMG/tif/couv_opium.tif">Document</a>  </strong> <span class="small">(<span>TIFF – 610.8&nbsp;ko</span>)</span></li>  		<li class="item">  			<strong><a class="link" href="http://lmsi.net/IMG/tif/image_lmsi.tif">Document</a>  </strong> <span class="small">(<span>TIFF – 709.4&nbsp;ko</span>)</span></li>  	</ul>  </div>  <div class="notes surlignable">  	<h2 class="h2 pas_surlignable">  		Notes</h2>  	<div id="nb1">  		<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nh1">[1</a>  ] Cf. Pierre Tevanian, <i>Dévoilements. Du hijab à la burqa&nbsp;: les dessous d’une obsession française,</i> Libertalia, 2012</div>  	<div id="nb2">  		<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nh2">[2</a>  ] Quelques mois après «&nbsp;l’affaire&nbsp;», à la fin de l’année 2010, fut rendu public le départ d’Ilham Moussaïd et de neuf de ses camarades du Comité NPA d’Avignon, accompagné d’une lettre de démission évoquant l’épuisant et insupportable climat de suspicion, d’hostilité, de procès d’intention et de cabales diverses qui a poussé «&nbsp;la voilée et ses amis&nbsp;» à s’éloigner eux-mêmes d’un parti où ils n’étaient, pour le moins, pas les bienvenus. Pour un aperçu des débats internes du NPA sur la candidature Ilham Moussaïd, avant et après le Congrès de février 2011, cf. <a class="link" href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?mot6425">http://www.europe-solidaire.org/spip.php?mot6425</a> </div>  	<div id="nb3">  		<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nh3">[3</a>  ] Cf. Leila, dans Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian, <i>Les filles voilées parlent,</i> Éditions la Fabrique, 2008&nbsp;: <br />  		<i>«&nbsp;Mais ils ont fini par comprendre que j’en avais marre d’être sans arrêt renvoyée au voile et à l’Islam, parce que, sans m’en rendre compte, je renvoie quelque chose d’agressif quand on me dit n’importe quoi. Mais c’est normal&nbsp;! Par exemple, je suis passionnée de Basket, et quand on me dit que Dwayne Wade est un bourrin, je me fâche. Il est athlétique, nuance&nbsp;! Bref, je n’aime pas qu’on dise n’importe quoi sur quelque chose qui me tient à cœur, et je crois que tout le monde est comme ça. Sur mon foulard et sur l’Islam, c’est pareil.&nbsp;»</i></div>  	<div id="nb4">  		<a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion#nh4">[4</a>  ] Cf. Pierre Tevanian, <i>Dévoilements. Du hijab à la burqa&nbsp;: les dessous d’une obsession française</i>, Éditions Libertalia, 2012 et Faysal Riad, «&nbsp;Qu’est-ce qu’un musulman&nbsp;?&nbsp;», lmsi.net</div>  </div>  <a class="link" href="http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion" target="_blank">http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion</a>  
     </div>
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   <title>Le Neuro Marketing</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530533-8250131.jpg" alt="Le Neuro Marketing" title="Le Neuro Marketing" />
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      Des études de marchés, aux stratégies en passant par le mix-marketing, tout a toujours tourné, pour les responsables du marketing, autour de deux obsessions&nbsp;: pénétrer dans votre esprit pour connaître vos pensées et activer le bouton qui vous fera acheter. Que dois-je faire pour que mon produit plaise, pour que ma marque reste gravée dans la mémoire des consommateurs et comment agir sur leur comportement d’achat&nbsp;? <br />  <div class="texte entry-content">  	<strong>Auteur</strong>&nbsp;: <a class="link" href="http://marketing.thus.ch/loader.php?page=Neuromarketing">Yvan Valsecchi</a>  <br />  	I - AVANT-PROPOS A - Les origines du NeuroMarketing. B - Peut-on lire dans les pensées&nbsp;? C - Sommes-nous manipulés&nbsp;? D - Et la politique, s’est-elle servie de ces techniques&nbsp;? E - A-t-on abordé les dangers d’un mauvais usage&nbsp;? <br />  	II - UN PEU DE THÉORIE <br />  	III - LE NEUROMARKETING <br />  	<strong>Chapitre I - AVANT-PROPOS</strong> <br />  	<strong>A - Les origines du NeuroMarketing.</strong> <br />  	Au fil du temps, les traditionnelles recherches de marché, questionnaires, sondages, groupes de discussion ont montré leur limite. C’est bien connu que 80% à 90% des produits lancés sur le marché, échouent au cours de la première année. Pourtant, des études ont précédé leur lancement. Il y a donc un fossé entre ce que les gens disent et ce que les gens font. Les questionnaires sont biaisés, le fait même de poser la question, fausse la réponse. Les groupes de discussions peuvent être complètement «&nbsp;phagocytés&nbsp;» par un personnage qui prendrait le pouvoir sur les autres d’un point de vue mental ou à cause de sa personnalité. Neurologues et Psychosociaux se sont penchés sur la question et leur réponse est sans appel&nbsp;: les consommateurs ne disent pas la vérité. Pourquoi&nbsp;? Parce que si on regarde vraiment comment nos décisions sont prises, il y a une grande part d’émotion. Nous sommes irrationnels, 85% de nos actions sont profondément irrationnelles. <br />  	Elizabeth Loftus (Professeur de psychologie, Irvine, CA) a pu démontrer que les souvenirs pouvaient être largement déformés par des événements plus tardifs et notamment par des questions ultérieures. Ainsi faisant voir des diapositives relatant un accident de la circulation, une voiture verte renverse un cycliste en voulant éviter un poids lourd. Si plus tard on pose la question&nbsp;: Pourquoi la voiture bleue a-t-elle renversé le cycliste&nbsp;? plusieurs «&nbsp;témoins&nbsp;» confirmeront que la voiture était bleue. La mémoire est un processus de construction (voir paragraphe II_C). Cette construction évolue au cours du temps et peut se transformer en reconstituant des éléments manquants en fonction d’une meilleure logique de l’histoire, ou en agglomérant des éléments qui proviennent d’autres événements, comme dans la question posée. <br />  	<strong>Alors comment mesurer de façon sûre et objective l’impact d’une publicité, d’une marque, d’un message publicitaire&nbsp;?</strong> <br />  	C’est Read Montague, un neurologue Américain, qui en a eu l’idée. Pespi mena une série de campagnes publicitaires entre 1970 et 1980, montrant des consommateurs effectuant un test à l’aveugle de leur boisson comparée à celle du leader du marché&nbsp;: Coca-Cola. Le Pepsi sortait largement vainqueur de ces tests. En 2003, Read Montague se souvint de ces tests et se demanda pourquoi si les gens donnaient la préférence à Pepsi lors de tests à l’aveugle, cette marque ne dominait pas le marché. Il refit les mêmes tests et s’aperçut que si les gens préféraient Pepsi lorsque la dégustation se faisait en aveugle, les résultats étaient diamétralement opposés lorsque les testeurs avaient connaissance de la marque de la boisson qu’ils savouraient. Comment expliquer ce changement d’opinion&nbsp;? C’est là que Read Montague eut une idée simple et géniale. Il refit l’expérience en mettant les consommateurs dans un scanner IRM.&nbsp;Et là, il put constater que les deux tests ne faisaient pas réagir les mêmes zones dans le cerveau des testeurs. Lorsque ces derniers font le test à l’aveugle, une partie bien précise de leur cerveau, le putamen, réagit violemment. Le putamen fait partie de notre cerveau primitif, il serait le siège des plaisirs immédiats et instinctifs. Alors que quand les dégustateurs connaissent la marque de la boisson qu’ils testent, la zone primitive du cerveau n’est plus activée et c’est une autre zone dans le cortex préfrontale (c’est-à-dire la zone de la conscience) qui est activée. Visiblement notre cerveau primitif prend des décisions (j’aime, j’aime pas) et finalement la conscience vient inhiber cette décision. Toute l’imagerie Coca-Cola, tout le branding qui est fait autour de cette marque, les publicités, vont venir changer le choix et la préférence des consommateurs. Quand on leur montre la marque, ils déclarent préférer Coca et le cerveau montre qu’ils aiment moins Pepsi puisqu’il n’y a pas d’activation de la zone de plaisir. <br />  	Ce résultat jeta les bases d’un nouveau domaine de recherches&nbsp;: le NEUROMARKETING ou l’étude des réactions du cerveau aux publicités, aux marques et aux messages qui font partie du paysage culturel. Pour Read Montague les sujets se rappelaient des images et des messages publicitaires de Coca-Cola et la marque se substituait dans leur cerveau à leur jugement. <br />  	<strong>B - Peut-on lire dans les pensées&nbsp;?</strong> <br />  	Nous allons développer dans les chapitres qui suivent ce qu’est exactement le neuromarketing, ce qu’il apporte et quelles sont ses limites. Mais que disent les scientifiques&nbsp;? Peut-on lire dans la pensée des gens&nbsp;? Si je pense très fortement à un objet, une machine peut-elle «&nbsp;deviner&nbsp;» cet objet&nbsp;? Il paraît que oui. <br />  	Marcel Just (Center for Cognitive Brain Imaging, Carnegie Mellon University, Pittsburgh) et son équipe ont mis au point un logiciel capable de reconnaître des mots auxquels on pense sous IRM.&nbsp;Mots que l’ordinateur devine en regardant l’activité du cerveau. Pas très rassurant si on songe à l’usage que certains pourraient en faire. <br />  	Interrogé à ce sujet, le professeur Marcel Just aurait répondu&nbsp;: «&nbsp;Depuis quelques années, on utilise l’IRM pour identifier le contenu des pensées. Grâce à de nouveaux outils de traitement des données et des machines plus intelligentes, nous sommes capables d’établir un lien entre un schéma d’activité cérébrale et un certain type de pensée. Cela veut dire que quand nous pensons à une chaise, à une pomme, à un marteau, ou n’importe quel objet physique, il se passe des choses semblables dans nos cerveaux. D’ici dix ou vingt ans, on n’aura plus besoin de l’IRM.&nbsp;L’activité électromagnétique du cerveau, sera détectée par de simples capteurs. On aura peut-être un petit matériel portatif, avec lequel on pourra voir ce qu’il se passe dans le cerveau d’un autre. Ce sera un peu comme un camp de nudisme mental. Je ne sais pas comment éviter que ce soit mal utilisé. C’est un nouveau savoir formidable. Ça peut sûrement être utilisé à des mauvaises fins. On s’inquiète à propos d’interrogatoires de police, du neuromarketing, etc ... Bien sûr, on pourra l’utiliser pour de mauvaises raisons. Aujourd’hui, la coopération des gens est nécessaire. On doit faire exprès de penser à une pomme pour que ça marche. Mais au fil du temps, il faudra moins de coopération. Est-ce mauvais si chacun sait à quoi vous pensez&nbsp;? Ce serait la fin de la vie privée. Au fur et à mesure que la science se développe, les possibilités de manipuler, en bien ou en mal, l’être humain sont absolument énormes. Je crois que nous pourrons modifier la race humaine. Voulons-nous créer une nouvelle espèce&nbsp;? Je crois que nous en aurons les moyens. C’est au-delà de tout ce que je peux imaginer. Le voulons-nous vraiment&nbsp;? C’est une des plus formidables questions auxquelles nous aurons à répondre. Et c’est pour bientôt.&nbsp;» <br />  	Rassurés&nbsp;? <br />  	<strong>C - Sommes-nous manipulés&nbsp;?</strong> <br />  	Bon, admettons, on pourra «&nbsp;voir&nbsp;» à quoi je pense, mais pourra-t-on changer mon comportement&nbsp;? Pourra-t-on me manipuler&nbsp;? Autrement dit peut-on agir sur mon inconscient pour piloter mes décisions&nbsp;? <br />  	En 1957 déjà, un certain James Vicary responsable marketing affirma que, grâce à l’insertion d’images subliminales telles que «&nbsp;Buvez du Coca-Cola&nbsp;» ou «&nbsp;Mangez du pop-corn&nbsp;», les ventes avaient augmenté de 18% pour le Coca-Cola et de 50% pour le pop-corn. On apprit plus tard qu’il s’agissait d’une escroquerie. Au chômage, James avait fait une fausse annonce avec la complicité d’un animateur de radio. Il prit la fuite après avoir empoché des contrats d’agences de publicité. L’image subliminale est l’insertion d’une image hors contexte (promotionnelle, par exemple), parmi les 24 images par seconde qui sont projetées sur l’écran. L’image ne s’affichera que 40 millisecondes et ne pourra donc pas être perçue consciemment par le spectateur, mais pourrait être enregistrée par le cerveau malgré tout. Aussitôt, les messages subliminaux furent interdits aux USA et en Europe. Peu d’études ont été réalisées pour démontrer l’impact réel des messages subliminaux et on ne sait pas si les publicitaires ont eu recours à cette technique. Il n’empêche que cela ouvrit une brèche dans les croyances des consommateurs et l’on pensa dès lors que le cerveau pouvait être stimulé afin de modifier le comportement de quelqu’un. <br />  	Le message subliminal n’est pas forcément une image, il peut être sonore. À Louvain (BE), à l’institut de gestion et d’administration, des tests ont été effectués. Alors que des personnes sont supposées tester un logiciel de conduite automobile, le manipulateur propose de brancher la radio. Des noms de marques sont insérées dans l’émission, mais les cobayes n’y prêtent pas attention, trop occupés à conduire. Après le test, l’air de rien, on revient sur les pubs. La majorité de ces personnes prétendent ne pas avoir entendu de publicité. Sous prétexte d’un test auditif, on leur fait alors écouter un dialogue extrêmement dégradé dans lequel on insère à nouveau ces noms de marques. Les personnes vont alors très vite les reconnaître malgré que ces noms sont à peine audibles. Tout se passe comme si les cobayes reconnaissait le message alors qu’ils prétendaient ne pas l’avoir entendu. Le message publicitaire est allé se loger dans la mémoire implicite. <br />  	Mais la science avance et Daria Knoch, professeur au département de psychologie sociale et affective de l’université de Bâle, a réussi l’exploit de modifier le comportement d’un sujet. Cette scientifique de réputation internationale connaît de près les méandres du cortex préfrontal latéral, une zone qui joue un rôle important dans la prise de décision. Daria Knoch a mis au point une technique permettant de désactiver temporairement cette zone donc d’influencer directement votre comportement et vos décisions. Il s’agit de stimulations magnétiques, indolores et non invasives. Les impulsions pénètrent dans le cortex frontal et en neutralisent une petite zone. Nos recherches démontrent clairement, explique Daria Knoch, nous l’avons constaté au travers de neuf études, que lorsque nous stimulons une zone bien précise sur la partie frontale du cerveau, les gens peuvent changer de comportement en devenant par exemple plus impulsifs, moins corrects. Et on peut agir aussi sur d’autres dimensions du comportement. <br />  	<strong>De quoi faire frémir&nbsp;! Serons-nous encore capables de décider par nous-mêmes&nbsp;?</strong> <br />  	Il est vrai que ces manipulations peuvent aussi servir à des fins thérapeutiques. En stimulant certaines zones du cortex, il est possible de limiter les addictions, d’atténuer les troubles alimentaires ou les toxicomanies. Et les techniques d’influence mises au point par les psychologues sociaux, sont aujourd’hui utilisées dans des campagnes de santé publique, par exemple pour inciter les gens à se faire vacciner ou à faire don de leurs organes. La manipulation n’est donc qu’un outil, tout dépend comment on s’en sert. Il n’empêche qu’au service d’une dictature, il peut s’avérer redoutable. <br />  	<strong>D - Et la politique, s’est-elle servie de ces techniques&nbsp;?</strong> <br />  	Peu avant la campagne présidentielle de 1988, le visage du candidat et président sortant, François Mitterrand, serait apparu discrètement dans le générique du journal de la chaîne Antenne 2 (France 2). Les images furent rapidement retirées, et le procès intenté pour «&nbsp;manipulation électorale&nbsp;» fut perdu, car l’«&nbsp;image&nbsp;» durait plus d’un vingt-cinquième de seconde, ce qui excluait la qualification de subliminale. <br />  	Selon Olivier Oullier professeur en neurosciences (université Aix-Marseille)&nbsp;: «&nbsp;En 2004, les neurosciences ont permis de façonner les campagnes de pub des candidats aux États-Unis afin de toucher le plus grand nombre d’électeurs. Les études ont porté sur les types d’images à mettre dans les spots publicitaires de la campagne Bush / Kerry. Par exemple, l’impact des images du 11 septembre (on voyait en arrière-plan les twin towers qui s’effondraient). Lors de la dernière campagne (Obama / McCain) les cerveaux des électeurs américains ont été étudiés de près. De grand cabinet de conseil ont épluché leurs réactions et décortiqué leurs différentes zones neuronales. Ils voulaient ainsi connaître l’impact des candidats auprès des électeurs et savoir si un homme de couleur pouvait devenir Président des États-Unis. Plusieurs compagnies aux USA étaient sur les starting-blocks avant cette campagne sachant que ça allait être une vache à lait une corne d’abondance pour trouver des fonds et faire fonctionner les compagnies de neuromarketing encore une fois indépendamment de la qualité de l’analyse. Le pouvoir de l’image du cerveau est énorme.&nbsp;» <br />  	<strong>E - A-t-on abordé les dangers d’un mauvais usage&nbsp;?</strong> <br />  	Les possibilités du NEUROMARKETING sont donc importantes et il est à parier qu’elles le seront encore plus à l’avenir au regard des progrès scientifiques. Quant aux dangers que cette science représente ... je laisse la parole à ceux qui engendrent ce progrès&nbsp;: <br />  	A.K. Pradeep, PDG de NeuroFocus, Berkley USA (l’une des plus grosses entreprises de neuromarketing dans le monde)&nbsp;: «&nbsp;Une bougie peut donner de la lumière, une bougie peut brûler un immeuble. Il faut être prudent quant à l’usage de la bougie et ne pas blâmer la bougie.&nbsp;» <br />  	Olivier Oullier Chercheur en neurosciences&nbsp;: «&nbsp;On n’a pas attendu l’imagerie cérébrale par résonance magnétique pour manipuler les gens et les faire acheter ce qu’ils ne voulaient pas ou ce qu’ils ne connaissaient pas. C’est le propre du marketing et de la psychologie appliquée aux consommateurs que de l’influencer ou de le manipuler (on peut jouer sur les mots) de le faire adopter des décisions qu’ils ne voulaient pas prendre.&nbsp;» <br />  	En attendant, nous sommes exposés à deux millions de pubs TV dans notre vie. C’est comme regarder 8 heures de pubs par jour, 7 jours sur 7 pendant 6 ans. On ne peut pas se souvenir de tout&nbsp;! Donc pour survivre, nous devons sélectionner. Et nous savons désormais que le cerveau fait la sélection pour nous. Sinon on «&nbsp;crasherait&nbsp;» comme un ordinateur. On ne se souvient que de ce qui est pertinent. Le reste est littéralement effacé de notre cerveau. Et devinez quoi&nbsp;? 99.9% des pubs sont diffusées hors contexte. C’est pour cela que ça ne marche pas. Et c’est pour ça que les consommateurs sont irrités. C’est aussi la raison pour laquelle le neuromarketing se développe autant. Parce que l’industrie désespère de trouver le moyen de comprendre notre dimension irrationnelle pour consolider la valeur de la marque dans notre cerveau. <br />  	Et il y a la loi&nbsp;! En France les techniques d’imagerie cérébrale (qui est utilisée dans le NeuroMarketing) ne peuvent être employées qu’à des fins médicales, ou de recherche scientifique (Art.16-14 du code civil). <strong>L’imagerie cérébrale à des fins commerciales est donc illégale en France.</strong> <br />  	 <br />  	<a class="link" href="http://www.geopolintel.fr/article659.html" target="_blank">http://www.geopolintel.fr/article659.html</a>  <br />  	&nbsp;</div>  
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   <link>http://www.alterinfo.net/Le-Neuro-Marketing_a90588.html</link>
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   <title>TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530517-8250116.jpg" alt="TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision" title="TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision" />
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     <div>
      Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, il n’y a plus de doute&nbsp;: la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’attention, l’imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l’alcoolisme, la sexualité, l’image du corps, le comportement alimentaire, l’obésité et l’espérance de vie. <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.geopolintel.fr/article660.html" target="_blank">http://www.geopolintel.fr/article660.html</a> 
     </div>
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   <title>De l’interprétation et des livres noirs - Théologies et athéologies</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre Tevanian</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RELIGIONS ET CROYANCES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le texte qui suit est composé de deux extraits (le chapitre 6 et le chapitre 10) de La haine de la religion, qui vient de paraître aux éditions La Découverte, et qui fera l’objet d’une rencontre-débat ce 23 mai à Paris.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530576-8250178.jpg" alt="De l’interprétation et des livres noirs - Théologies et athéologies" title="De l’interprétation et des livres noirs - Théologies et athéologies" />
     </div>
     <div>
      Une fois admis que le croyant n’est pas nécessairement un zombie légitimiste et servile, une fois rappelé que sa «&nbsp;came&nbsp;» peut aussi bien faire de lui un activiste capable de dire «&nbsp;fuck&nbsp;», une nouvelle objection ne manque pas de surgir&nbsp;: c’est justement ce dynamisme et cet activisme qui posent problème, puisqu’ils transforment le monde, certes, mais dans le sens du pire – le fondement religieux de cet activisme étant forcément réactionnaire. Bref&nbsp;: d’une liberté que la religion, loin d’annihiler, viendrait alimenter, le croyant ferait un mauvais usage. La question peut se formuler en ces termes&nbsp;: si l’on admet que, finalement, l’opium religieux peut faire du bien au croyant et le rendre hyperactif, ne doit-on pas malgré cela – ou mieux&nbsp;: à cause de cela – s’en méfier&nbsp;? Cet opium ne conduit-il pas l’opiomane à empiéter sur le bonheur d’autrui&nbsp;? Ne détruit-il pas le cerveau, ne rend-il pas bête et méchant, n’introduit-il pas au cœur de la pensée le poison de la réaction, de l’intolérance, du sexisme ou de l’homophobie&nbsp;? <br />  C’est ce genre d’interrogations, ou plutôt le besoin d’y apporter une réponse aussi sommaire qu’expéditive, qui fait le succès de tous les «&nbsp;livres noirs&nbsp;» de la religion en général ou de l’islam en particulier – dont la version la plus caricaturale est sans doute l’infect best-seller de Michel Onfray, <i>Traité d’athéologie </i>. <br />  <strong>De l’interprétation</strong> <br />  Ce livre révèle en effet plus clairement – et cruellement – que tout autre le fond proprement délirant des approches essentialistes du «&nbsp;poison religieux&nbsp;»&nbsp;: <br />  <i>«&nbsp;L’islam refuse par essence l’égalité métaphysique ontologique, religieuse, donc politique.&nbsp;»</i> <br />  <i>«&nbsp;On peut se réclamer aujourd’hui du Prophète et boire de l’alcool, manger du porc, récuser le voile, refuser la charia, jouer aux courses, aimer le football, adhérer aux droits de l’homme, vanter les Lumières européennes – comme le prétendent ceux qui veulent moderniser la religion musulmane, vivre un islam laïque, moderne, républicain, et autres billevesées intenables.&nbsp;»</i> <br />  Outre qu’on ne voit pas en quoi un islam progressiste et égalitaire devrait nécessairement, comme le suggère Onfray, aller de pair avec la consommation de porc et d’alcool, le rejet du voile ou l’allégeance a-critique aux «&nbsp;Lumières européennes&nbsp;» (qui furent majoritairement, rappelons-le tout de même, esclavagistes et colonialistes ), il est assez remarquable que notre professeur d’athéisme décrète «&nbsp;intenables&nbsp;» des pratiques dont il reconnaît lui-même, dans la même phrase, qu’elles font partie de ce qu’«&nbsp;on peut&nbsp;» faire&nbsp;! On peut, mais c’est intenable&nbsp;: on ne saurait mieux dire que nous avons ici déserté la réalité terrestre pour le ciel des idées. À rebours des lois les plus élémentaires de la logique et du vocabulaire, la disqualification d’un islam liberticide et inégalitariste «&nbsp;par essence&nbsp;» est étayée non pas par un constat empirique sur ce qui est (le constat, en l’occurrence, qu’il serait impossible de trouver un musulman progressiste, démocrate ou libertaire), mais par une opinion personnelle de notre «&nbsp;athéologue&nbsp;» sur ce qui doit être (certains possibles étant décrétés intenables). <br />  Si l’on démêle les fils du raisonnement tortueux de Michel Onfray, et si l’on s’astreint à un minimum de rigueur dans les termes, ce n’est en réalité pas «&nbsp;l’islam par essence&nbsp;» qui doit être décrété rétif à l’idée même d’égalité, mais un islam bien particulier&nbsp;: l’islam «&nbsp;légitime&nbsp;», défini comme l’islam qu’on «&nbsp;doit&nbsp;» pratiquer pour complaire aux exigences de «&nbsp;cohérence&nbsp;» du Grand Mufti Michel Onfray – lisez plutôt&nbsp;: <br />  <i>«&nbsp;Le Coran ne permet pas la religion à la carte. Rien ne légitime qu’on écarte d’un revers de la main toutes les sourates qui gênent une existence confortable, bourgeoise et intégrée dans la post-modernité. En revanche, rien n’interdit, tout l’autorise même, une lecture scrupuleuse à partir de laquelle se justifient toutes les exactions auxquelles invite le texte sacré&nbsp;: personne n’est obligé d’être musulman, mais quand on se proclame tel, on doit adhérer à la théorie, aux enseignements et pratiquer en conséquence. Il en va du pur et simple principe de cohérence.&nbsp;»</i> <br />  C’est ce jeu proprement pervers sur la polysémie du verbe «&nbsp;permettre&nbsp;», ce glissement de «&nbsp;ce que le Coran permet&nbsp;», au sens moral du terme (ce que des textes déclarent licite, conforme aux prescriptions divines), à «&nbsp;ce que le Coran permet&nbsp;», au sens matériel du terme (ce qui demeure possible), qui conduit notre «&nbsp;athéologue&nbsp;» à incriminer «&nbsp;le musulman&nbsp;», en lieu et place d’une certaine lecture , sélective et littéraliste, du Coran&nbsp;: <br />  <i>«&nbsp;Le musulman n’est pas fraternel&nbsp;: frère du coreligionnaire, oui, mais pas des autres, tenus pour rien, quantités négligeables ou détestables&nbsp;».</i> <br />  C’est ici Nietzsche, plutôt que Marx, qu’on a envie d’appeler au secours. Car loin des sophismes d’Onfray ou de son ami Robert Redeker (décrétant que «&nbsp;l’islam installe au plus intime de chaque musulman la paralysie de l’intelligence&nbsp;»), l’auteur de <i>L’Antéchrist</i> a toujours su prendre en compte la différence entre «&nbsp;une idée&nbsp;» et «&nbsp;les forces qui s’en emparent&nbsp;», et combiner ses attaques féroces contre le corpus dogmatique chrétien avec un minimum de bon sens – moyennant quoi, par exemple, lorsqu’il dénonce la morbidité du célèbre «&nbsp;Si ton œil est pour toi une source de tentation, arrache-le&nbsp;!&nbsp;», il ajoute avec malice&nbsp;: <br />  <i>«&nbsp;Heureusement qu’aucun chrétien ne suit ce précepte&nbsp;!&nbsp;» .</i> <br />  Cela dit, Marx nous aide beaucoup, sur ce point aussi, lorsqu’il invite à «&nbsp;redescendre sur terre&nbsp;», en d’autres termes à se fonder sur une analyse des réalités matérielles et des pratiques concrètes plutôt que sur les idées que peuvent s’en faire aussi bien les intéressés (en l’occurrence les croyants) que les observateurs extérieurs (en l’occurrence les athées). Car dès qu’on adopte cette posture – que Marx nomme matérialiste –, on est obligé de renoncer aux axiomes trop catégoriques, aussi bien «&nbsp;la religion rend passif et résigné&nbsp;» que «&nbsp;la religion rend conservateur ou réactionnaire&nbsp;», et à observer au contraire une pluralité d’usages sociaux différents, divergents voire antagonistes, de la croyance religieuse, qui s’enracinent dans une idée plus ou moins «&nbsp;progressiste&nbsp;», «&nbsp;sociale&nbsp;», «&nbsp;révolutionnaire&nbsp;» de la Justice divine – et donc dans des conceptions très diverses de <i>ce que Dieu attend de nous</i>. Pour les uns, Dieu nous demande le respect de l’autorité en place, pour les autres, il ordonne une vie sans histoires loin des vicissitudes de la politique, pour d’autres encore, il attend de nous l’engagement dans la cité et la contestation des pouvoirs terrestres – sur des bases politiques qui peuvent aller, pour le dire vite, de l’extrême droite à l’extrême gauche . <br />  Les uns se caleront sur les contenus et les interprétations les plus étroitement autoritaristes, familialistes, traditionalistes, hétérosexistes des textes de référence, les autres mettront l’accent sur les appels à la tolérance, à l’amour et à la miséricorde que contiennent <i>aussi</i> lesdits textes de référence, voire sur une dimension égalitaire et libertaire – en valorisant par exemple, dans le cas de l’islam, le fameux «&nbsp;Pas de contrainte en religion&nbsp;» – et l’ensemble des versets «&nbsp;à portée universelle&nbsp;», posant des «&nbsp;valeurs éthiques intemporelles&nbsp;» comme «&nbsp;la justice, l’équité ou le respect de la dignité humaine&nbsp;»&nbsp;<a class="link" href="http://lmsi.net/De-l-interpretation-et-des-livres#nb1">[1</a>  ]. Bref, au professoral «&nbsp;On peut mais c’est intenable&nbsp;» de Michel Onfray, la réalité oppose un cinglant «&nbsp;C’est peut-être intenable mais on peut&nbsp;!&nbsp;» – et tout cela n’a rien de spéculatif&nbsp;: c’est ce que font au quotidien et depuis les origines tous les fidèles de toutes les religions, et qui explique qu’il y a des croyants de droite et d’autres de gauche, un usage bourgeois et conservateur de la religion («&nbsp;Dieu veut qu’on accepte son sort&nbsp;») et un usage populaire et révolutionnaire («&nbsp;Dieu veut qu’on se révolte&nbsp;»), des usages racistes de la religion («&nbsp;Dieu bénit l’esclavage&nbsp;») comme des usages antiracistes («&nbsp;L’esclavage viole la loi divine&nbsp;»), des usages sexistes comme des usages antisexistes… «&nbsp;Dieu nous a voulus égaux&nbsp;» versus «&nbsp;Dieu nous a voulus inégaux&nbsp;». <br />  <strong>Des livres noirs</strong> <br />  Tout cela devrait être évident, mais justement ne l’est pas – c’est tout le problème. Et c’est d’autant plus un problème à gauche, et plus encore dans la gauche anticapitaliste de tradition marxiste, qui est en principe la mieux placée pour comprendre ce type d’évidence. D’abord, on l’a vu, parce que l’approche matérialiste qui est censée prévaloir dans cette gauche consiste justement à déporter son regard du ciel à la terre, des idées au réel social, des représentations subjectives aux rapports de force objectifs, des textes aux contextes. Ensuite parce que les ressorts idéologiques qui aboutissent à décontextualiser et essentialiser «&nbsp;l’islam&nbsp;» ou «&nbsp;la religion&nbsp;», pour ensuite disqualifier tout individu qui s’en réclame, sont à peu de chose près les mêmes qui ont servi depuis quelques décennies – disons depuis le triomphe des «&nbsp;Nouveaux Philosophes&nbsp;» pour ce qui concerne la France – à disqualifier tout ce qui, de près ou de loin, pouvait s’apparenter à une référence marxiste ou communiste. <br />  La question se pose en somme en ces termes&nbsp;: comment peut-on, quand à juste titre on soutient que les «&nbsp;livres noirs du communisme&nbsp;» ne disent pas tout de ce qu’a été et demeure l’engagement communiste, ne pas avoir le même raisonnement sur l’islam ou plus généralement sur la religion&nbsp;? Comment peut-on, quand on est communiste et qu’on a soi-même eu à subir le même type d’amalgames et d’anathèmes, prendre pour argent comptant les «&nbsp;livres noirs de l’islam&nbsp;» et les «&nbsp;livres noirs de la religion&nbsp;» qui prospèrent aujourd’hui et faire comme s’ils nous disaient tout de l’engagement religieux&nbsp;? Si Jean-Pierre Vernant ou Missak Manouchian, qui ont résisté au nazisme au nom de leur idéal communiste, ont voix au chapitre quand il s’agit d’appréhender «&nbsp;le communisme&nbsp;», pourquoi les figures de Martin Luther King, Malcolm X ou Desmond Tutu ne viennent-elles pas relativiser les condamnations unilatérales de «&nbsp;la religion&nbsp;»&nbsp;? Et si l’on veut reprocher aux «&nbsp;théologiens de la libération&nbsp;» une vision trop étroite du combat social, oublieuse ou ambivalente sur l’égalité entre les sexes et entre les sexualités, que dire de la manière dont le mouvement communiste a pu lui aussi méconnaître, minimiser et souvent même bafouer ces dimensions de l’égalité sociale&nbsp;? <br />  Je pose la question autrement&nbsp;: si les chasses aux sorcières sont bel et bien une expérience chrétienne, et si dans certains pays certains tribunaux islamiques peuvent y être comparés, il existe aussi des formes sécularisées de ces chasses aux sorcières, que les communistes sont bien placés pour connaître puisque ce sont des communistes qui les ont aussi bien subies que pratiquées – je pense bien sûr aux procès de Moscou et autres purges staliniennes, aux «&nbsp;tribunaux populaires&nbsp;» et aux «&nbsp;autocritiques&nbsp;» de la Chine maoïste, mais aussi à l’épisode du maccarthysme aux États Unis. Cette mémoire pourrait et devrait rendre les communistes, et plus largement les progressistes, particulièrement sensibles, vigilants et réactifs face aux formes analogues que prennent aujourd’hui, en Europe et aux États-Unis, la «&nbsp;guerre au terrorisme islamique&nbsp;» ou le «&nbsp;combat laïc&nbsp;» – et je pense aussi bien aux lois antivoile de 2004 et 2010 qu’aux lois d’exception visant l’appartenance à «&nbsp;une organisation à visée terroriste&nbsp;» ou aux licenciements collectifs des bagagistes de Roissy, en décembre 2006. <br />  Je ne fais ici que rappeler un principe que nous avons tous et toutes entendu dès le plus jeune âge, et que nous n’avons eu aucune difficulté à comprendre et adopter – un principe pourtant que quelques centimètres de tissu mal placés, sur les mauvaises têtes, font voler en éclats. Ce principe, amis communistes, dit&nbsp;: ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’il te fasse – et je dirais plutôt, en l’occurrence&nbsp;: ce que tu n’as pas aimé quand on te l’a fait. <br />  Plus simplement encore, j’ai souvent entendu, pour justifier des attitudes injustifiables à l’égard des lycéennes, des étudiantes ou plus largement des femmes musulmanes portant le foulard, des cris du cœur qui tournaient autour de l’idée suivante&nbsp;: <br />  «&nbsp;Tu comprends, moi, quand je vois un voile, je vois les femmes iraniennes obligées de porter le hijab, les Afghanes emmurées de force dans leur burqa, les Algériennes tuées ou vitriolées parce qu’elles ne portaient pas le voile, le Code de la famille, les lapidations…&nbsp;» <br />  Et en fait non, je ne comprends pas. Je ne comprends pas, d’abord, ce moi qui trône en début de phrase et qui devient l’alpha et l’oméga d’un positionnement politique ou d’un choix éthique qui engage aussi autrui – et pour être plus précis&nbsp;: qui engage aussi, et d’abord, des jeunes femmes qui endurent l’injure, la stigmatisation et l’exclusion scolaire et sociale. Cultive ton moi, chéris-le, sois toi-même et vois dans leur voile ce que ton moi veut y voir, mais fous-leur la paix. <br />  Je ne comprends pas non plus pourquoi ce sont des voiles et seulement des voiles que tu vois, et pas des femmes qui, accessoirement, et parmi un milliard d’autres attributs tout aussi ostensibles, portent un voile. Je ne comprends pas davantage pourquoi la vision dudit voile te téléporte en Algérie, en Iran ou en Afghanistan – ni pourquoi ce sont des femmes ici qui doivent au final payer pour les méfaits des hommes là-bas. <br />  Mais ce que surtout je ne comprends pas, c’est que cette arrogance du moi, cette négation de l’autre, cette focalisation sur le symbole, cet écrasement des distances spatio-temporelles, bref ces amalgames bêtes et méchants, soient aussi répandus dans les rangs d’organisations comme Lutte Ouvrière, le PCF ou même feu la LCR et le tout nouveau NPA, qui défilent depuis des décennies sous des banderoles rouges, des faucilles et des marteaux. <br />  Vous ne me voyez pas venir&nbsp;? Allez demander à un rescapé du génocide cambodgien ce que lui évoquent ce rouge, ces faucilles et ces marteaux. Pensez aux millions de déportés en Union soviétique ou en Chine. «&nbsp;Moi, quand je vois ce rouge, cette faucille, ce marteau, je pense à eux, et je vois le goulag, la Stasi, les geôles de Ceaucescu , les massacres des Khmers Rouges&nbsp;»&nbsp;: les raisons seraient au moins aussi nombreuses que pour le voile de condamner sans délais et sans appel, d’interdire lesdites couleurs et lesdits symboles, et de réprimer sans merci les dangereux salariés qui défilent pour sauver leurs retraites, leur salaires ou leurs emplois en arborant sans vergogne – et lâchons le mot&nbsp;: ostensiblement – ces symboles infâmes du totalitarisme et du massacre de masse. <br />  À tel point, je le confesse, qu’il m’arrive, quand pour la douze-millième fois j’entends dans cette gauche le sempiternel «&nbsp;Pense aux femmes algériennes&nbsp;», quand pour la treize-millième fois j’entends le sempiternel «&nbsp;Pense aux femmes iraniennes&nbsp;», quand pour la trente-millième fois j’entends le sempiternel «&nbsp;Pense aux femmes afghanes&nbsp;», d’appeler Mac Carthy à la rescousse et de m’imaginer une gigantesque chasse aux communistes qui déferlerait sur la France de 2013 sur fond de «&nbsp;Pense aux Cambodgiens&nbsp;». Pour de rire, bien entendu, juste en rêve. Pour le simple plaisir de faire subir – et donc sentir – à mes interlocuteurs antivoile l’injustice qu’en toute bonne conscience ils sont en train de commettre – et pas seulement en rêve, pour le coup. <br />  <div class="ps">  	<h2 class="h2">  		P.-S.</h2>  	<div class="crayon article-ps-1484 surlignable">  		Rencontre-débat avec Pierre Tevanian autour du livre <i>La haine de la religion</i>&nbsp;: jeudi 23 mai à 19h30 à la librairie Résistances, 4 Villa Compoint 75017 Paris (Métro Guy Môquet ou Brochant)</div>  </div>  <div class="notes surlignable">  	<h2 class="h2 pas_surlignable">  		Notes</h2>  	<div id="nb1">  		<a class="link" href="http://lmsi.net/De-l-interpretation-et-des-livres#nh1">[1</a>  ] Cf. Zahra Ali, <i>Féminismes islamiques</i>, Editions La Fabrique, 2012 <br />  		 <br />  		<a class="link" href="http://lmsi.net/De-l-interpretation-et-des-livres" target="_blank">http://lmsi.net/De-l-interpretation-et-des-livres</a> </div>  </div>  
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   <link>http://www.alterinfo.net/De-l-interpretation-et-des-livres-noirs-Theologies-et-atheologies_a90590.html</link>
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   <title>Netanyahou s’invite dans la campagne électorale française, au profit du CRIF (vidéo)</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Lobbying et conséquences]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530487-8250085.jpg" alt="Netanyahou s’invite dans la campagne électorale française, au profit du CRIF (vidéo)" title="Netanyahou s’invite dans la campagne électorale française, au profit du CRIF (vidéo)" />
     </div>
     <div>
      <div class="crayon article-chapo-8311 chapo">  	Dans une vidéo postée sur Youtube le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou prend position en faveur de Meyer Habib, vice-président du CRIF et candidat à la législative partielle organisée les 26 mai et 9 juin prochain dans la 8e circonscription des Français de l’étranger, qui comprend notamment Israël.</div>  <div class="crayon article-texte-8311 texte">  	En français, le premier ministre israélien dit «&nbsp;connaître Meyer Habib depuis de nombreuses années&nbsp;». «&nbsp;C’est un bon ami, de moi et d’Israël&nbsp;», ajoute-t-il. <br />  	Avant de poursuivre en hébreu&nbsp;: «&nbsp;Meyer s’est battu pour le peuple d’Israël ici et en France. Israël lui tient à cœur, Jérusalem lui tient à cœur. Il m’a aussi aidé à consolider les liens entre Israël et la France ces dernières années. Il a toujours pensé à renforcer l’Etat d’Israël et le peuple Juif. Il est venu le temps d’aider à renforcer Meyer et de lui donner la possibilité de repenser ce lien de la meilleure des façons&nbsp;». <br />  	Et de conclure en français&nbsp;: «&nbsp;Allez voter&nbsp;!&nbsp;» <br />  	L’élection est organisée après l’invalidation, par le Conseil Constitutionnel, de l’élection en juin 2012 de la candidate du PS Daphna Poznanski-Benhamou pour cause d’irrégularités des comptes de campagne. <br />  	La 8ème circonscription des Français de l’étranger couvre l’Italie, la Grèce, la Turquie et Israël, où habitent le plus grand nombre d’électeurs susceptibles de voter. C’est pourquoi pas mal de sionistes se disputent cette circonscription&nbsp;: même cette crétine d’islamophobe de Véronique Genest a fait mine d’y être candidate, avant de se retirer. <br />  	Vice-président du CRIF mais pas capable de monter sur la première marche du podium en France, Meyer Habib est un habitué des gamelles. On se souvient notamment de la déculottée qu’il avait prise lors d’un débat avec l’écrivain Shlomo Sand à la télévision. <br />  	<a class="link" href="http://www.europalestine.com/spip.php?article8311" target="_blank">CAPJPO-EuroPalestine</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Netanyahou-s-invite-dans-la-campagne-electorale-francaise-au-profit-du-CRIF-video_a90586.html</link>
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   <title>Un Israélien en tenue de policier viole deux jeunes palestiniens</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 10:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Defence for children international</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Palestine occupée]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530475-8250072.jpg" alt="Un Israélien en tenue de policier viole deux jeunes palestiniens" title="Un Israélien en tenue de policier viole deux jeunes palestiniens" />
     </div>
     <div>
      Defence for Children International Palestine est profondément choqué par l’abus sexuel dont ont été victimes deux enfants palestiniens, par un assaillant israélien armé portant un uniforme de policier, en avril dernier, dans la Vallée du Jourdain. L’auteur de cet acte, qui conduisait une voiture blanche portant des plaques d’immatriculation israéliennes jaunes, s’est approché des garçons, tous deux âgés de 14 ans, alors qu’ils faisaient paître leurs chèvres dans un champ, au nord de la ville de Jéricho située en Cisjordanie, d’après leurs témoignages sous serment. Portant son arme à feu de façon visible, il leur a ordonné de baisser leurs habits depuis la taille et les a sexuellement agressés, l’un après l’autre, ont-ils déclaré. Les garçons ont décrit leur assaillant comme étant de taille moyenne et costaud, la trentaine, ayant des cheveux noirs et une tache pigmentée sur la joue gauche. Leur grand-père a indiqué que le Bureau palestinien de liaison a déposé une plainte auprès du Département des enquêtes internes de la police israélienne. <br />   <br />  «&nbsp;<i>Trois semaines se sont écoulées depuis que ces enfants ont été sexuellement agressés&nbsp;; depuis, ils vivent dans la peur, avec leur assaillant qui court toujours,</i>&nbsp;» a déclaré Ayed Abu Eqtaish, Directeur du programme de Responsabilisation à DCI <strong>Palestine</strong>. «&nbsp;<i>Nous exhortons les autorités israéliennes à mener une enquête dans les meilleurs délais et à appréhender le suspect avant qu’il ne commette une nouvelle attaque.</i>&nbsp;» <br />   <br />  Les enquêteurs israéliens ont rencontré les enfants et pris leurs déclarations. Les garçons ont indiqué pouvoir identifier leur agresseur lors d’une séance d’identification. Ils l’ont à nouveau aperçu quelques jours après qu’il les ait agressés, dans la même zone, conduisant dans leur direction en compagnie de deux autres passagers. Ils ont immédiatement pris la fuite, abandonnant sur place leur troupeau de chèvres sans surveillance, et se sont cachés jusqu’à ce qu’il s’éloigne au volant de son véhicule. <br />   <br />  Il s’agit du premier cas recensé par DCI <strong>Palestine</strong> dans lequel des enfants palestiniens ont été sexuellement agressés par un auteur israélien en uniforme de police, en dehors d’une garde à vue ou d’un interrogatoire. Depuis 2009, il y a eu au moins 20 cas d’enfants invoquant des abus et des menaces à caractère sexuel de la part d’enquêteurs israéliens. <br />   <br />  En février, DCI <strong>Palestine</strong> <a class="link" href="http://www.dci-palestine.org/documents/dci-urges-israel-investigate-abuse-two-palestinian-boys" target="_blank">a déposé une plainte</a>  auprès du Département des enquêtes internes de la police israélienne en vue d’une enquête sur des allégations de mauvais traitement lors de l’interrogatoire séparé de deux adolescents palestiniens au poste de police d’Ariel, incluant des abus verbaux à caractère sexuel contre l’un d’entre eux. Les responsables doivent encore rendre des comptes ou être traduits en justice. <br />   <br />  &nbsp; <br />  <center>  	<a class="link" href="http://www.hostingpics.net" target="_blank"><img alt="Photo" border="0" src="http://img4.hostingpics.net/pics/432067jeuneagresse.jpg" /></a>  <br />  	Une des victimes près d'une citerne d'eau pour le bétail, dans le secteur de l'agression</center>   <br />   <br />   <br />  <p class="origine">  	Source : <a class="link" href="http://www.dci-palestine.org/documents/israeli-man-police-uniform-sexually-abuses-two-palestinian-boys" target="_blank">DCI-International</a>  <br />  <p class="origine">  	Traduction : CR pour I<a class="link" href="http://www.ism-france.org/temoignages/Un-Israelien-en-tenue-de-policier-viole-deux-jeunes-palestiniens-article-18163" target="_blank">SM</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/art/imagette/5530475-8250072.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/Un-Israelien-en-tenue-de-policier-viole-deux-jeunes-palestiniens_a90585.html</link>
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   <title>Adolescentes vendues, les oubliées de l’exil syrien</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 09:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Proche et Moyen-Orient]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/art/default/5530462-8250061.jpg" alt="Adolescentes vendues, les oubliées de l’exil syrien" title="Adolescentes vendues, les oubliées de l’exil syrien" />
     </div>
     <div>
      <p style="text-align:justify;">  	<i>Ce n’est pas un sujet vraiment abordé par la presse française. C’est sans doute pour cette raison qu’on n’entend pas ces féministes officielles, si promptes à plaider le droit des femmes en Afghanistan ou même en Russie (cas des ‘pussy riot’) pour justifier l’ingérence étrangère.</i> <br />  <p style="text-align:justify;">  	<i>Or, dans les difficultés que subissent les Syriens, il y a ce drame particulier que vivent des <a class="link" href="http://www.algerie1.com/actualite/femmes-syriennes-les-fantasmes-sexuels-des-qataris-et-des-saoudiens-encourages-par-les-cheikhs-de-la-prostitution/" target="_blank">jeunes filles</a>  poussées par la misère à <a class="link" href="http://www.info-palestine.net/spip.php?article12641">épouser</a>  de riches ressortissants des pays du Golfe, toujours beaucoup plus âgés qu’elles, voire franchement vieux.</i> <br />  <p style="text-align:justify;">  	<i>Il s’agit d’une forme d’exploitation qu’on peut assimiler à de la prostitution même si elle se fait en principe avec le consentement des jeunes filles et de leurs familles et avec l’imprimatur de «&nbsp;religieux&nbsp;» dûment stipendiés.</i> <br />  <p style="text-align:justify;">  	<i>Et pourquoi n’en parle-t-on pas&nbsp;?</i> <br />  <p style="text-align:justify;">  	<i>Simplement parce que ces agissements ne sont pas du fait du gouvernement syrien, ni même des horribles shabiha, ces miliciens pro Assad à côté desquels les membres de la SS font figure de doux agneaux, mais de réseaux qui agissent parmi les réfugiés Syriens pour une clientèle qui vient de ces pays qui s’impatientent de voir la démocratie fleurir en Syrie.</i> <br />  <p style="text-align:justify;">  	<i>En attendant, ces mécènes cueillent d’autres fleurs…</i> <br />  <p style="text-align:justify;">  	&nbsp; <br />  <h2 style="text-align:justify;">  	<span style="color:#0000ff;"><a class="link" href="http://internacional.elpais.com/internacional/2013/05/19/actualidad/1368983401_740247.html"><span style="color:#0000ff;">Adolescentes vendues, les oubliées de l’exil syrien</span></a>  </span></h2>  <p style="text-align:justify;">  	Dans la misère, des familles de réfugiés en Jordanie marient leurs filles pour de l’argent à de riches Saoudiens <br />  <p style="text-align:justify;">  	Ces mariages qui impliquent des filles mineures se terminent généralement rapidement par un divorce <br />  <p style="text-align:justify;">  	Par David Alandete à Ammán, El Pais (Espagne) 19 mai 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri&nbsp; <br />  <p style="text-align:justify;">  	Dégoûtée et sans le vouloir en réalité Rim s’est mariée à l’âge de 16 ans le 6 février avec un Saoudien de 70 ans qui avait versé un peu d’argent à sa famille pour le mariage. Entre les larmes, son seul soulagement était que son mari se lasserait bientôt d’elle, et la répudierait en demandant le divorce. C’est qui s’est passé, après deux mois de vie commune. L’annulation du mariage est tombée par téléphone, et elle n’a même pas eu besoin d’être présente. Elle est rentrée libre auprès de sa famille. Mais pas pour longtemps. Elle est maintenant demandée par un autre Saoudien, &nbsp;de 47 ans celui là qui est prêt aussi &nbsp;à payer. Elle espère répéter ce cycle, ne voulant pas être mariée à des hommes très âgés. Mais elle le fait, dit-elle, avec résignation, pour que sa famille puisse payer le loyer et acheter de la nourriture. Ce sont des réfugiés Syriens en Jordanie, après avoir fui une guerre qui dure depuis plus de deux ans et a déplacé 1,5 millions de personnes . Beaucoup d’entre eux sont dans la misère.&nbsp; <br />  <p style="text-align:justify;">  	La Jordanie est le pays qui accueille le plus de réfugiés Syriens, 532&nbsp;000. Parmi eux, 382&nbsp;400 vivent hors des camps de réfugiés, hôtes gênants dans un pays qui a ses propres problèmes économiques et est incapable de les absorber et de les intégrer dans sa société. La Jordanie ne peut pas leur donner de permis de travail parce que le chômage dans le pays atteint déjà les 12,8 %. En situation de nécessité, de nombreuses familles syriennes se sont retrouvées poussées à des pratiques qui seraient considérées dans les pays occidentaux comme proches de la traite des mineurs ou de la prostitution. Et même si dans des cas comme celui de Rim il existe un acte de mariage, délivré par un religieux, qui dans certains cas peut être valable du point de vue religieux, cet acte n’a aucune valeur juridique pour les autorités jordaniennes.&nbsp; <br />  <div class="wp-caption aligncenter" style="width: 400px">  	<a class="link" href="http://mounadil.files.wordpress.com/2013/05/carte-rc3a9fugic3a9s-syriens.jpg"><img alt="Image" class="wp-image" height="319" id="i-9976" src="http://mounadil.files.wordpress.com/2013/05/carte-rc3a9fugic3a9s-syriens.jpg?w=585&amp;h=319" width="390" /></a>   	<p class="wp-caption-text">  		Les réfugiés Syriens se répartissent pour l’essentiel sur le territoire de la Grande Syrie <br />  </div>  <p style="text-align:justify;">  	«Mon ex-mari ne me plaisait pas, je ne le nie pas,» dit Rim qui préfère ne pas faire connaître son nom de famille. Couverte du voile islamique, elle semble beaucoup plus jeune qu’elle ne le dit. Elle espère un jour retourner en Syrie et se marier avec son cousin, un jeune de 22 ans qui vit à Homs. «J’ai dû me sacrifier pour aider ma famille. Mon frère est petit, il a besoin de nourriture infantile et de couches.» Elle assure que son ex-mari l’a bien traitée pendant les six premières semaines de leur mariage. «Il disait qu’il m’aimait, que nous étions mariés pour toujours,» se souvient-elle sans cacher son dégoût. Puis elle a refusé d’obéir à certaines de ses demandes sexuelles. «Alors il s’est lassé. Il a commencé à me crier après. Il me frappait. Finalement, il a appelé ma famille pour qu’elle me reprenne et il est reparti en Arabie Saoudite, à Djeddah,» dit-elle. Pour le divorce, il a rencontré le religieux et tous deux ont informé Rim par téléphone qu’elle était libre.&nbsp; <br />  <p style="text-align:justify;">  	Le cas de Rim n’est pas exceptionnel à Amman. C’est par une de ses connaissances qui avait connu le sort qu’elle était allée trouver la marieuse qui a arrangé son mariage. Sa famiile avait besoin d’argent, et vite. En Syrie, son père avait rejoint l’Armée Syrienne Libre (ASL) pour lutter contre le régime de bachar al-Assad, mais il a été blessé. Il y a neuf mois, après la destruction de leur maison dans une attaque, il a décidé de quitter Homs où il habitait pour aller en Jordanie avec sa femme et ses quatre enfants de deux à seize ans. L’x mari de Rim avait promis à la famille 2&nbsp;000 dinars (2&nbsp;200 euros) pour se marier avec elle, mais il n’a finalement payé que la moitié. <br />  <p style="text-align:justify;">  	&nbsp;«C’est très triste. Je n’aurais jamais imaginé devoir faire ça. Ce n’est pas ce que je voulais pour ma fille,» dit la mère, Qamar, âgée de 36 ans. «Je veux toujours qu’elle épouse son cousin, qu’elle ait de véritables noces avec une robe blanche. Mais la vie ici est misérable. Nous devons de l’argent au propriétaire et au supermarché. Nous ne pouvons pas travailler. C’est douloureux. Chaque nuit, son père et moi, nous pleurons. Ça fait deux semaines maintenant que nous songeons à rentrer en Syrie, mais ça nous fait peur.» Qamar a essayé de gagner un peu d’argent en préparant et en vendant de la nourriture chez elle, mais elle dit que ce commerce ne marche pas parce qu’elle doit s’occuper de son mari et du plus petit de ses enfants. A ce jour, Rim est la seule source de revenus pour la maisonnée.&nbsp; <br />  <p style="text-align:justify;">  	Il y a déjà 1,5 million de personnes déplacées par le conflit syrien [sans compter les déplacés de l’intérieur, NdT]. La Jordanie est le pays qui a accueilli le plus de réfugiés mais la pression sociale de cette diaspora menace d’ébranler le pays. En Jordanie, l’âge légal du mariage est à 18 ans.. <br />  <p style="text-align:justify;">  	Dans le jargon des marieuses, les riches époux du Golfe Persique sont appelés des «donateurs&nbsp;.» C’est ainsi qu’en parle Hala Ali, 27 ans, elle aussi réfugiés Syrienne à Amman. Divorcée et mère de trois enfants, elle touche 50 dinars pour présenter les jeunes filles aux «donateurs.» Si finalement il y a mariage, elle empoche 400 dinars. Variable selon l’âge et le physique, le prix que touche une famille pour une épouse vierge peut aller jusqu’à 7&nbsp;000 dinars. Les divorcées se dévaluent dans ce marché et atteignent au maximum 4&nbsp;000 dinars. <br />  <p style="text-align:justify;">  	«Les ‘donateurs’ disent qu’ils veulent aider la population syrienne et ils offrent de l’argent. Ce qu’ils exigent, c’est une fiancée, [‘novia’ qu’on peut aussi traduire par petite amie]» dit sarcastiquement cette marieuse. &nbsp;Elle soutient qu’en Syrie, il est possible et même normal de marier des filles à partir de 13 ans avec l’accord de la famille ou du tribunal. «Ces filles se marient &nbsp;avec un acte de mariage et ne deviennent &nbsp;donc pas des prostituées. Elles obtiennent ainsi de l’argent et payent le loyer,» dit-elle. Mais ces mariages se font en Jordanie où l’âge légal est de 18 ans. Et les parties contractantes savent que le divorce est juste au tournant. «&nbsp;Qu’est-ce- que j’en sais&nbsp;? Ce n’est pas de ma responsabilité. Je mets en contact l’épouse et l’époux. Et ce n’est pas légal&nbsp;? Si les deux parties sont consentantes&nbsp;! Et d’ailleurs, est-ce que c’est légal ce qui nous est arrivé en Syrie&nbsp;?»&nbsp; <br />  <p style="text-align:justify;">  	Les autorités jordaniennes sont récemment allées devant le Conseil de Sécurité de l’ONU pour exposer le problème que posent ces réfugiés à sa population de 6,1 millions d’âmes. Ils apportent avec eux des problèmes de santé publique, comme de nouvelles poussées de tuberculose et, comme dans le cas présenté, les pratiques répréhensibles et gênantes. «&nbsp;Dans de telles situations en Jordanie, quelqu’un doit déposer plainte pour que l’Etat puisse agir,» explique Anmar Al Hmoud, coordonnateur du comité spécial du gouvernement jordanien pour les réfugiés Syriens. «Ce dont on a vraiment besoin ici, c’est d’une solution pacifique au conflit en Syrie pour que ces gens puissent finalement regagner leurs foyers,» ajoute-t-il. <br />  <p style="text-align:justify;">  	Cette solution semble cependant s’éloigner de plus en plus chaque jour, avec des informations sur la violence et la mort qui arrivent chaque jour de Homs et du reste de la Syrie. En deux ans et deux mois de guerre, on compté déjà plus de 80&nbsp;000 morts. Le pays est saigné par les affrontements et l’exode massif. «Cela ne se terminera que si Bachar tombe,» déclare Qamar, la mère de Rim. «Nous rentrerons alors dans notre pays même si c’est pour vivre dans les décombres» <br />  	 <br />  	<a class="link" href="http://mounadil.wordpress.com/" target="_blank">http://mounadil.wordpress.com/</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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