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  <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
 <description><![CDATA[information alternative, analyse de l'actualité et des phénomènes de sociétés]]></description>
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   <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
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   <title>Les Etats-Unis menacent ouvertement le gouvernement et le peuple turc</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique et stratégie]]></dc:subject>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950738-2683435.jpg" alt="Les Etats-Unis menacent ouvertement le gouvernement et le peuple turc" title="Les Etats-Unis menacent ouvertement le gouvernement et le peuple turc" />
     </div>
     <div>
      Washington a menacé le gouvernement et le peuple turc en raison   des positions des responsables turcs sur le dossier iranien. <br />  Les    responsables américains qui avaient déjà menacé la Chine, le Brésil, la   Russie et un certain nombre de pays libre pour les mêmes raisons,  les   ont invités à s’aligner aveuglément sur  les politiques américaines, en   particulier sur le dossier nucléaire iranien.   <br />   <br />Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan a estimé mardi que   les intentions prêtées à l'Iran de mettre au point l'arme atomique   n'étaient que "des rumeurs", et jugé que Téhéran avait le "droit le plus   naturel" de mener à bien un programme nucléaire civil.   <br />   <br />"Il ne s'agit que de rumeurs" quand on dit que "l'Iran fabrique des   armes nucléaires", a déclaré M. Erdogan à la BBC, peu avant de   s'entretenir à Londres avec le Premier ministre britannique Gordon   Brown.   <br />   <br />"Je pense que l'Iran a le droit le plus naturel d'employer l'énergie   nucléaire à des fins civiles", a ajouté M. Erdogan, dont le pays,   membre de l'Otan   <br />Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait estimé mardi que   de nouvelles sanctions contre l'Iran seraient infructueuses, au moment   où le vice-président américain Joe Biden a affirmé le souhait des   Etats-Unis d’imposer de nouvelles sanctions contre l’Iran.   <br />      <br />"Les premiers trains de sanctions n'ont produit aucun résultat et   d'autres sanctions ne produiront aucun résultat", a dit à Ryad Recep   Tayyip Erdogan, dont le pays, membre de l'Otan et voisin de l'Iran.   <br />   <br />"Ceux qui veulent empêcher l'Iran d'acquérir l'arme atomique   devraient s'assurer qu'aucun (autre) pays de la région ne dispose   d'armes nucléaires", a averti Erdogan, semblant faire allusion à Israël   qui, selon des experts occidentaux, détient quelque 200 ogives   atomiques.   <br />   <br />En début de semaine, le président de la République du Gabon était   aux Etats-Unis pour prendre part au lancement de la présidence gabonaise   du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU). A   l’issue de ce lancement, le président Ali Bongo Odingmba et la   Secrétaire d’Etat Américain, Hilary Clinton ont conjointement animé un   point de presse.    <br />   <br />La Secrétaire d’Etat américain n’a pas tari d’éloges à l’endroit du   Gabon et de son Président. Ainsi, elle poursuit : « Nous soutenons le   Gabon dans ses efforts de diversification de son économie, de   l'élargissement des sources de prospérité afin de créer de nouvelles   opportunités pour sa population » espérant l’alignement du Gabon sur ses   politiques  anti iraniennes.    <br />   <br />Membre non permanent du Conseil de sécurité, le Gabon occupe pour la   troisième fois la présidence du Conseil de sécurité, organe central de   l’organisation onusienne, ayant pour principale mission de veiller au   maintien de la paix et à la sécurité internationale.   <br />   <br />Cet organe au sein duquel siègent les cinq membres permanents que   sont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Chine et la Russie,   aux côtés desquels se sont retrouvés le 8 mars, les membres non   permanents que sont, outre le Gabon, l’Autriche, la Bosnie Herzégovine,   le Brésil, le Japon, le Liban, le Mexique, le Nigéria, l’Ouganda et la   Turquie, voit son rôle et son importance davantage accrus dans la   recherche des solutions, la prise de décisions.    <br />   <br />Le vote des congressistes américains sur le génocide arménien met   désormais un peu plus la pression sur Ankara. L’objectif étant de   pousser la Turquie à s’aligner sur les politiques de Washington  sur le   dossier iranien. D'où, pour la première fois, le peu d'empressement de   l'administration américaine à dissuader le Congrès de voter une   résolution sur le génocide des Arméniens.    <br />   <br />Ce vote en commission revêt également un mécontentement de la part   de Washington à l'égard d'une diplomatie turque qui ne leur convient pas    au moins dans trois dossiers : Iran, Israël, Russie.    <br />   <br />Membre de l'OTAN et du G20, la Turquie s'est considérablement   rapprochée de la Russie, tient un discours différent de celui des   Etats-Unis à l'égard de l'Iran et critique systématiquement  le régime   israélien pour sa politique régionale.    <br />   <br />Contrairement aux Américains, aux Européens et aux Israéliens, qui   exigent de l'Iran un renoncement à son programme nucléaire, les Turcs   ont multiplié les appels à la modération envers Téhéran, considérant   qu'il fallait comprendre les inquiétudes des Iraniens.    <br />   <br />Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a réagi vivement et a    une nouvelle fois visé les Etats-Unis après la résolution de la   commission parlementaire américaine recommandant l'emploi du terme   génocide pour désigner le massacre des Arméniens par les forces   ottomanes en 1915.    <br />   <br />"La décision de la commission des Affaires étrangères ne nuira pas à   la Turquie, mais elle affectera grandement les relations bilatérales,   les intérêts et les projets communs. La Turquie ne sera pas perdante", a   assuré Recep Tayyip Erdogan, s'adressant à une assemblée   d'entrepreneurs turcs.    <br />   <br />L'ambassadeur turc aux Etats-Unis a été rappelé "pour consultations"   après le vote  de la commission des Affaires étrangères de la Chambre   des représentants.     <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <title>Obama dément toute crise avec Israël et condamne les "violences" palestiniennes</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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<![CDATA[
     <div>
      <table cellspacing="3" cellpadding="5" border="0" width="100%">  <tbody>  <tr>  <td>  <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" width="100%">  <tbody>  <tr>  <td align="right">                           <br /></td>                      </tr>                  </tbody></table>              </td>          </tr>            <tr>                <td valign="top">                    <table cellspacing="0" cellpadding="2" border="0" align="left" width="200">                        <tbody>  <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgRow">  	  <td>                              <a onclick="window.open('PictureFrame.aspx?id=175109',   null,'menubar=0,directories=1,resizable=1,scrollbars=1,statusbar=0,titlebar=0');" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_lnkImgNews" href="javascript:void(0)">                                  <img border="0" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgNews" src="http://www.almanar.com.lb/NewsSite/WebsiteImages/PicturesFolder/f5cbff46-99af-4ac1-affa-6cf52e9a94c1_top.jpg" alt /></a></td></tr>                        <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgCaptionRow">  	  <td style="padding-right: 5px; padding-left: 5px;" class="PictureCaption">                                                         <br /></td></tr>                  </tbody></table>                    <p align="left">                                            <span style="color: rgb(105, 7, 5);">                          18/03/2010                      </span><span class="ArticleDetails">                          Le président américain Barack Obama a affirmé   mercredi qu'il n'y avait pas de crise entre les Etats-Unis et "Israël",   malgré les échanges virulents entre les deux alliés à propos la   construction de nouvelles colonies récemment décidées par l'entité   sioniste à l'est de Jérusalem occupée.  <br /> &nbsp; <br /> &nbsp; <br /> &nbsp; <br /> Interrogé   sur la chaîne Fox news sur l'existence d'une telle crise, Obama a   répondu "non", soulignant que les Etats-Unis avaient "un lien spécial   avec "Israël" qui ne va pas disparaître". "Israël est l'un de nos plus   proches alliés", a-t-il ajouté au cours de cet entretien, précisant que   "parfois les amis sont en désaccord".  <br /> &nbsp; <br /> Semblant vouloir   apaiser la dispute, Obama a aussi souligné que son administration avait   condamné les protestations des Palestiniens à l'encontre des   provocations israéliennes, qu'il a qualifiées de "violences". <br /> &nbsp; <br />   Il a également&nbsp;défendu Netanyahu en soulignant que l'annonce israélienne   de la semaine dernière avait été effectuée par le ministère de   l'Intérieur israélien et que Netanyahu s'était excusé depuis.  <br /> &nbsp;&nbsp; <br />   La tension entre Washington et "Tel-Aviv" a atteint des sommets après   de vives critiques américaines sur la décision du gouvernement israélien   de construire des colonies supplémentaires dans le secteur oriental de   Jérusalem occupée, annoncée en pleine visite du vice-président Joe Biden   en "Israël" la semaine dernière.  <br /> &nbsp; <br /> &nbsp; <br /> &nbsp; <br /> Les   déclarations du président américain, les premières depuis l'émergence de   la querelle diplomatique, interviennent alors que Washington attend   toujours une réponse formelle du Premier ministre israélien Benjamin   Netanyahu aux protestations américaines sur les nouvelles colonies.  <br />   &nbsp; <br /> Le bureau de ce dernier a toutefois annoncé mercredi qu'il avait   appelé le vice-président américain Joe Biden, dans la nuit de mardi à   mercredi, sans préciser la teneur des leurs discussions.  <br /> &nbsp;&nbsp;  <br /> Un   haut responsable de la Maison Blanche a ensuite confirmé que cet appel   avait eu lieu, se bornant à indiquer sous couvert de l'anonymat qu'il   entrait dans le cadre de "négociations en cours".  <br />                       </span>                                         <br />              </td>          </tr>            <tr>                <td align="right">                    <table cellspacing="10" cellpadding="0" border="0" style="width: auto;">                        <tbody>  <tr>                            <td align="center">                              <a onclick="window.open('SendUnregisteredCommentPage.aspx?id=129809',   null,'height=450,width=520,scrollbars=1');" style id="ctl00_ContentPlaceHolder1_anchorComment">                                  </a> <br /></td></tr></tbody></table></td></tr></tbody></table>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Israël assiège AlQuds, rejette le gel de la colonisation, et salue l'Autorité</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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     <div>
                                                                                                                                            <table cellspacing="0" cellpadding="2" border="0" align="left" width="200">                        <tbody>  <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgRow">  	  <td>                              <a onclick="window.open('PictureFrame.aspx?id=175131',   null,'menubar=0,directories=1,resizable=1,scrollbars=1,statusbar=0,titlebar=0');" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_lnkImgNews" href="javascript:void(0)">                                  <img border="0" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgNews" src="http://www.almanar.com.lb/NewsSite/WebsiteImages/PicturesFolder/7dcf97f7-dd4b-4148-a2a5-9ea14d864abc_top.png" alt /></a></td></tr>                        <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgCaptionRow">  	  <td style="padding-right: 5px; padding-left: 5px;" class="PictureCaption">                                                         <br /></td></tr>                  </tbody></table>                                                              <span style="color: rgb(105, 7, 5);">                          18/03/2010                      </span><span class="ArticleDetails">                          La ville sainte d'AlQuds&nbsp;est resté pour la   septième journée consécutive, assiégée. Ce jeudi aussi, les soldats   israéliens se&nbsp;sont déployés dans cette ville et perquisitionné   les&nbsp;domiciles des habitants, arrêtant&nbsp;un bon nombre de&nbsp;jeunes   palestiniens.&nbsp; <br /> L'accès à l'esplanade des Mosquées reste également   interdit aux fidèles musulmans âgés de moins de 50 ans.  <br />  <br />  <br />   Mercredi, plusieurs affrontements ont opposé les forces d'occupation à   des jeunes palestiniens, protestant contre la profanation israélienne   des lieux saints.  <br /> &nbsp;  <br /> Outre la ville sainte d'AlQuds, les   affrontements s'étaient étendus dans les territoires occupés en 1948,   notamment à Jaffa, et Bir Sabe'.  <br /> &nbsp;  <br /> Des heurts avaient   également opposés des étudiants palestiniens aux soldats de l'occupation   déployés le long des frontières avec la Cisjordanie, et la bande de   Gaza.  <br /> &nbsp;  <br /> Des milliers d'etudiants ont investi les rues de Gaza,   en solidarité avec la Mosquée d'AlAqsa et leurs frères dans la ville   sainte d'AlQuds. Les manifestants ont appelé à l'intensification des   opérations de résistance contre l'occupation.  <br /> &nbsp;  <br /> De son coté,   le premier ministre palestinien, Ismail Haniyeh, a appelé à une   mobilisation arabo-musulmane pour défendre alquds. Il a également appelé   l'autorité palestinienne à permettre au peuple palestinien d'exprimer   sa colère envers les profanations de ses lieux saints.  <br /> &nbsp; <br /> Notons   que plusieurs manifestations de soutien à AlQuds ont également eu lieu   au Liban, en Jordanie, au Koweït, en Algérie, en Mauritanie, en Egypte   et dans d'autre pays. <br /> </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/Israel-assiege-AlQuds,-rejette-le-gel-de-la-colonisation,-et-salue-l-Autorite_b1950650.html</link>
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   <title>sorcellerie capitaliste</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 11:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[VIDEOS]]></dc:subject>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950642-2683265.jpg" alt="sorcellerie capitaliste" title="sorcellerie capitaliste" />
     </div>
     <div>
      Pourquoi sommes-nous tétanisés face à la redéfinition capitaliste en cours ? Et comment sortir de cette domestication des esprits ? La philosophe et historienne des sciences Isabelle Stengers, lors d’un entretien qu’elle a accordé à la réalisatrice Béatrice Pignède dans le cadre de son prochain film « Chemins de guérison » , nous propose des modes opératoires (et jubilatoires) de sortir de notre « envoûtement », en questionnant notamment notre croyance au « progrès », notre allégeance aux vérités de laboratoire de la méthode scientifique et notre asservissement au tout économique, et en y opposant une restauration des puissances d’agir, de sentir, d’imaginer et de penser, un renouvellement des capacités de faire.  <br /><a class="link" href="http://www.clap36.net/">www.clap36.net</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/sorcellerie-capitaliste_a43956.html</link>
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   <title>POUR UNE DEMOCRATISATION PERMANENTE DE LA REPUBLIQUE</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 11:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel Peyret</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Politique française]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Je retrouve ce texte émanant du PCF.
Il est daté.
Le titre ci-dessus est celui d'une brochure du PCF qui le reproduisait.
Au moment de sa publication, les réactions ont pu être diverses.
Aujourd'hui, il retarde certainement un peu plus que ce qu'on pouvait en penser alors.
La crise du capitalisme s'est approfondie, elle n'est plus seulement économique, elle concerne toutes les structures de la société.
Mais n'est-ce pas ce que le document dit déjà?
Il proposait d'ouvrir un débat national.
Mes souvenirs ne me permettent pas de dire quelles suites ont été données à cette initiative.
Mais, fondamentalement, n'est-ce pas une initiative actualisée de cette nature qu'il serait nécessaire d'avoir aujourd'hui?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950623-2683242.jpg" alt="POUR UNE DEMOCRATISATION PERMANENTE DE LA REPUBLIQUE" title="POUR UNE DEMOCRATISATION PERMANENTE DE LA REPUBLIQUE" />
     </div>
     <div>
      <title>3 juin 2001</title><style type="text/css">@page  {margin-left: 2cm; margin-right: 2.5cm; margin-top: 2.5cm; margin-bottom: 1.25cm; }  P {  	MARGIN-BOTTOM: 0.42cm; COLOR: #000000; TEXT-ALIGN: justify  }  P.western {  	FONT-WEIGHT: bold; so-language: fr-FR  }  P.cjk {  	FONT-WEIGHT: bold  }  P.ctl {  	FONT-WEIGHT: bold  }  A:link {  	so-language: zxx  }  </style>  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%2020011.html" title="blocked::PCF 9 juin 20011.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20011.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 20011.html" style="font-weight: normal;">9 juin 2001</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’exigence démocratique   qui traverse aujourd’hui toutes les sociétés, dans tous leurs territoires et   dans tous leurs domaines, est au cœur du communisme. C’est l’espoir d’une   société de femmes et d’hommes égaux en dignité, en libertés et en droits. C’est   l’aspiration à une société fraternelle où chacun, reconnaissant en chaque autre   un autre lui-même, se sentirait solidaire de tous, où le lien entre tous les   êtres humains se forgerait dans la maîtrise collective, la mise en commun et le   partage de toutes les richesses et de tous les pouvoirs. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ce rêve, qui prend à   chaque époque la figure de son temps, est celui d’une communauté d’êtres humains   associés, prenant ensemble les décisions dont dépendent leur vie et leur destin.   C’est la perspective d’une humanité ainsi radicalement émancipée de toutes les   formes de domination<b>, </b>où le libre développement de chacun est la   condition du libre développement de tous<b>, </b>où aucun pouvoir ne s’impose à   quiconque sans qu’il participe à son exercice à égalité avec tous. Critique   radicale de tous les pouvoirs subis, qui aliènent les hommes en les rendant   étrangers à leur vie, le communisme est le projet d’une démocratie poussée en   permanence jusqu’au bout du possible. <br />  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%2020012.html" title="blocked::PCF 9 juin 20012.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20012.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 20012.html" style="font-weight: normal;">Le communisme est ainsi une critique sans   concession de l’Etat aliéné, c’est à dire d’une organisation de pouvoirs publics   échappant à la maîtrise collective pour permettre à une classe sociale d’exercer   sa domination sur toute la société. Le “&nbsp;dépérissement de   l’Etat&nbsp;”</span></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20012.html"><b title="blocked::PCF 9 juin 20012.html">, </b></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20012.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 20012.html" style="font-weight: normal;">à tous les niveaux d’organisation   territoriale, y compris sur le plan international</span></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20012.html"><b title="blocked::PCF 9 juin 20012.html">, </b></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20012.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 20012.html" style="font-weight: normal;">ne vise donc pas la disparition des   formes nécessaires de gestion des affaires communes, mais cette exigence de leur   démocratisation intégrale par l’association à égalité de toutes les femmes et   tous les hommes à tous les processus de décisions.</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le communisme continue   d’autant plus de hanter le monde que les exigences qu’il porte grandissent comme   jamais. Il prend aujourd’hui sa véritable figure&nbsp;: l’ambition d’une   démocratisation maximum et permanente dans toutes les sphères de la vie sociale,   du local au mondial. C’est pourquoi les communistes s’assignent irrévocablement   l’objectif majeur non pas de conquérir le pouvoir, mais d’en permettre sans   cesse davantage l’exercice égal et effectif par toutes et par tous.  <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">En France, ce grand rêve   de liberté, d’égalité et de fraternité a pris une dimension historique concrète   qui s’est investie dans l’idée de République. Il s’est nourri de l’universalisme   des Lumières. La Révolution de 1789 lui a donné la figure du Peuple. En 1848, il   a imposé ses valeurs jusque dans la devise républicaine. Avec la Commune, il a   fait émerger la perspective d’un pouvoir direct des citoyens. A la Libération,   il annonçait la possibilité d’un monde renouvelé. Toute notre Histoire en est   marquée. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ce mouvement de longue   portée a façonné notre conception de la République. Il a donné ses lettre de   noblesse aux idées de citoyenneté et de laïcité, favorisé l’implication du   peuple dans la vie politique, donné sa légitimité aux revendications   démocratiques et sociales, engendré le développement tout à fait original des   services publics, fait de la question de l’égalité une dimension centrale de   tout projet politique. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Mais la République a   aussi été le cadre dans lequel les classes dirigeantes ont recherché un   compromis social préservant leurs pouvoirs et leurs intérêts. A côté des valeurs   de progrès, elle a ainsi porté également une conception fortement étatiste, un   respect de l’ordre établi qui a notamment maintenu les femmes dans un état   d’infériorité politique et sociale jusqu’à maintenant, un écrasement de la   diversité sous l’exigence d’un pouvoir centralisé, un nationalisme touchant au   chauvinisme qui a servi d’appui au colonialisme, des pratiques sociales   autoritaires dans la vie publique comme à l’entreprise, etc. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Cette contradiction   sociale, au cœur de notre conception de la République, s’est traduite par des   équilibres précaires dont témoigne la succession rapide des changements de   constitution&nbsp;: plus de quinze en deux cents ans.  <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Aujourd’hui de nouveau,   la République est en crise. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">C’est la crise des   promesses démocratique et sociale qui en étaient constitutives. Les “&nbsp;trente   glorieuses&nbsp;” ont laissé la place à un quart de siècle de déceptions et   d’inquiétudes. L’ascenseur social est en panne. Les inégalités explosent.   L'exclusion d’une partie croissante de la population met directement en question   les principes démocratiques fondamentaux d’égalité et de fraternité. Avec la   dérégulation, les privatisations et la mise en cause des services publics, la   capacité d’intervention de la puissance publique se réduit. La financiarisation   d’une économie en voie de globalisation mondiale semble mettre les décisions les   plus vitales hors de portée et vider la politique et la démocratie de son   contenu. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Mais c’est plus encore   la crise d’exigences nouvelles sans réponses et d’aspirations déçues dans une   société, un monde en profonde mutation. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La révolution   industrielle, sur plusieurs siècles, s’est accompagnée de la constitution des   nations. En quelques décennies, la révolution informationnelle produit un   changement de toutes les échelles. Les continents, le monde lui-même deviennent   le champ nécessaire dans lequel les peuples doivent penser leur action et leur   devenir. Qu’il s’agisse de l’organisation de la production, des conditions   maintenant vitales d’un développement humain durable, des enjeux   environnementaux, des problèmes de sécurité sanitaire et de santé publique, de   l’explosion des communications et des échanges etc., monte ainsi l’exigence   historique d’une République universelle capable d’apporter des réponses   démocratiques et sociales aux problèmes de notre temps. Le développement d’un   mouvement citoyen mondial dont Seattle ou Porto Alegre, notamment, montre la   vigueur, témoigne de l’urgence de constructions démocratiques nouvelles <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Faute de volonté   politique des Etats dominants, assujettis aux intérêts du capital financier,   cette exigence de démocratisation mondiale se traduit dans les faits par la   multiplication d’institutions internationales fondées sur les dogmes du   libéralisme, et dominées par quelques superpuissances qui organisent la mise en   coupe réglée des peuples et des ressources de la planète. Ainsi se développe un   espace international interdit de citoyenneté où ne règnent que la loi de   l’argent et la marchandisation à outrance. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les transformations en   cours s’accompagnent d’une exigence inégalée de développement des être humains.   Dans les entreprises géantes comme dans toute la société, les régulations   centralisées deviennent lourdes et inefficaces. Les femmes et les hommes jouent   un rôle de plus en plus important qui demande une capacité croissante de   compréhension des processus d’ensemble, d’initiative et de prise de   responsabilité. Formation, information, culture, santé, sport, loisirs mêmes   deviennent ainsi l’objet d’investissements sociaux indispensables. 65% d’une   classe d’âge atteint aujourd’hui en France le niveau du bac, et 50% entre dans   des études supérieures. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ainsi, quels que soient   les obstacles qu’y met l’ordre social existant, émerge dans la société la figure   nouvelle d’un individu dont est requise en permanence la mobilisation de toutes   les capacités, non seulement physiques mais aussi intellectuelles,   relationnelles ou psychiques. Et du même mouvement s’affirment des aspirations   nouvelles des femmes et des hommes à intervenir dans tous les domaines de la vie   sociale, à jouer partout le rôle qui peut et doit être le leur, à y être   respectés, écoutés pour ce qu’elles ou ils savent ou peuvent faire, à voir en   tout le bout de leurs actes. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Partout cependant, dans   le monde du travail comme dans la vie politique, ces aspirations à l’affirmation   de soi se heurtent aux intérêts et aux pouvoirs en place. La question de   l’individualité devient pour cette raison l’enjeu d’un affrontement idéologique   et pratique essentiel: ou individualisme concurrentiel sans foi ni loi, emporté   dans le tourbillon aveugle de l’argent roi&nbsp;; ou individus conjuguant leur   autonomie et leur solidarité pour se rendre ensemble pleinement maîtres de leur   destin. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La crise de la politique   se développe au confluent de ces promesses trahies et de ces aspirations déçues.   C’est un mouvement de grande ampleur, qui ne cesse de s’accroître et qui touche   au plus profond de la société, d’une défiance des citoyens à l’égard des   institutions, de la représentation politique et de la politique elle-même. La   banalisation de cette crise (politique “&nbsp;modeste&nbsp;”, démocratie “&nbsp;d’opinion&nbsp;”)   est dangereuse. Elle revient à s’accommoder du divorce des citoyens et de la   République, ouvrant la voie aux conceptions lobbyiste ou communautariste de la   vie publique, à la substitution du contrat à la loi, à toutes les formes par   lesquelles s’organise la domination des plus forts. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">De l’Europe à la Corse,   de la “&nbsp;fracture sociale&nbsp;” aux “&nbsp;sauvageons&nbsp;”, des services publics à la   décentralisation, de l’ abstention électorale aux violences urbaines, … la   République en crise est l’objet d’affrontements politiques et idéologiques   incessants. Au nom de l’individu et de la liberté, les libéraux prônent   l’effacement de tout ce qui, dans ce cadre, s’oppose aux dogmes d’une   concurrence généralisée tirant les acquis démocratiques et sociaux vers le bas.   Les souverainistes – de droite et de gauche – flattent la nostalgie d’un ordre   dépassé et proposent le retour à la République d’hier. Tentée par le   social-libéralisme, une partie de la gauche cherche un compromis introuvable.    <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il ne saurait pourtant y   avoir d’issue à cette crise sans répondre aux exigences essentielles qui s’y   font jour, et sans s’appuyer sur les mobilisations qu’elles suscitent. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La première porte sur le   décalage croissant entre un monde ouvert où les enjeux et les forces économiques   dépassent et parfois surpassent les cadres nationaux, et les formes jusqu’à   présent presque exclusivement nationales de la démocratie. Au sentiment   d’impuissance succède aujourd’hui la demande croissante des citoyens “&nbsp;d’avoir   prise&nbsp;” sur les décisions qui se prennent au delà des frontières mais dont   dépendent de plus en plus souvent leur travail, leur vie et leur avenir. Le   développement dynamique d’un mouvement citoyen mondial, la multiplication de   mouvements sociaux européens, la revendication multiple de moyens de peser sur   les choix d’une finance mondialisée témoignent d’une aspiration forte à une   démocratisation de l’espace international. La question est désormais posée d’une   démocratie à l’échelle de la planète. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Une seconde exigence   concerne la place reconnue aux citoyennes et aux citoyens. La souveraineté est   censée leur appartenir. Mais plus se développent leurs capacités à intervenir   directement, plus s’aiguise leur perception que la réalité contredit le   principe. Les inégalités créent une citoyenneté à plusieurs vitesses, et   beaucoup de femmes et d’hommes n’ont tout simplement pas les moyens de   l’exercer. L’Etat, ses bureaux et ses experts confisquent le plus souvent   l’information et la décision. Une “&nbsp;classe&nbsp;” politique professionnelle   monopolise l’exercice des responsabilités. Tout l’appareil institutionnel tend à   personnaliser le pouvoir et à le concentrer entre quelques mains. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le “&nbsp;rejet&nbsp;” de la   politique et de ses acteurs officiels traduit avant tout le refus et parfois   l’exaspération ou la désespérance face à un système qui ignore la revendication   lancinante d’une participation accrue des femmes et des hommes à toutes les   décisions. Faute de pouvoir s’investir positivement, elle se stérilise   aujourd’hui en abstention ou en colère. Mais elle constitue une force   potentiellement considérable qui appelle et rend possible une transformation   radicale de nos institutions. L’heure est venue d’une République véritablement   citoyenne. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Enfin, la société   n’accepte plus le mur que le capitalisme a construit, pour préserver ses   intérêts, entre le politique et l’économique. L’affirmation simultanée de   profits records et de licenciements massifs par Michelin, il y a quelques mois,   suivie de l’affirmation que l’Etat n’y pourrait rien, a suscité stupéfaction et   colère. Massivement soutenues par l’opinion, les luttes chez Danone ou Marks and   Spencer traduisent la revendication croissante de maîtrise collective des choix   économiques et sociaux. La “&nbsp;responsabilité sociale des entreprises&nbsp;”, les   droits et les pouvoirs des salariés sur les choix de gestion occupent en   permanence les débats. Véritable tabou du capitalisme, la question du pouvoir   dans l’entreprise – publique autant que privée - est maintenant posée. Là aussi,   l’exigence de participation des salariés et des citoyens aux décisions devient   incontournable. La démocratisation de la vie économique et sociale est à l’ordre   du jour. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Démocratie à l'échelle   de la planète, République citoyenne, démocratisation de la vie économique et   sociale: ces aspirations qui se développent sous nos yeux appellent un véritable   bond en avant de la démocratie. Qu’elles ou ils soient citoyens, salariés,   usagers, consommateurs, les femmes et les hommes expriment ainsi l’exigence   fondamentale de participer, d’avoir prise sur toutes les décisions et tous les   choix dont dépendent leur vie et leur avenir, dans la cité comme au travail, du   local au mondial. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">C’est dans ce sens que   les communistes formulent des idées et des propositions. Ils le font avec   réalisme, en partant de la société et des rapports de force politiques tels   qu’ils sont, avec le souci exclusif de répondre aux attentes pour améliorer   concrètement et dès maintenant la vie de chacune et de chacun. Mais toutes   s’inscrivent et permettent d’avancer dans le sens de la visée communiste&nbsp;d’une   communauté d’êtres humains associés exerçant ensemble et également tous les   pouvoirs. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La “&nbsp;mondialisation&nbsp;”   est le résultat de la considérable accélération contemporaine du mouvement de   rapprochement de tous les peuples. Elle est liée à l’explosion de toutes les   formes de communications, matérielles et immatérielles, qui ouvrent des   possibilités inimaginables voici seulement quelques décennies. Mais aussi à   l’émergence de problèmes et d’enjeux communs à toute l’humanité&nbsp;:   environnementaux, sanitaires, économiques, sociaux, politiques, culturels, etc.   Cette interdépendance croissante pose de façon tout à fait nouvelle la question   d’une démocratie à l’échelle de la planète. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">A l’inverse, ces   mutations sont pour les forces qui soutiennent le capitalisme l’occasion   d’accroître leurs dominations par tous les moyens économiques et politiques.   Après s’être appuyé sur le mouvement de constitutions des nations, pendant toute   une période historique, pour casser les entraves à son développement, il trouve   dans la phase actuelle de mondialisation les outils idéologiques et pratiques   pour s’affranchir des contraintes politiques qu’elles lui imposent. A l’exigence   de constructions communes qui caractérise aujourd’hui l’évolution du monde, il   apporte la réponse d’une marchandisation universelle où tout, jusqu’au corps   humain, tout tend à ne s’estimer qu’en argent. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Prônant des Etats   “&nbsp;faibles&nbsp;”, voire “&nbsp;minimum&nbsp;” dans chaque pays, les grandes puissances   capitalistes renforcent les pouvoirs que leur donnent les institutions héritées   du dernier conflit mondial et de la période de la “&nbsp;guerre froide&nbsp;” pour asseoir   un ordre politique qui impose partout des solutions ultra-libérales&nbsp;: FMI,   Banque mondiale, OMC par exemple, au niveau international, mais aussi   Maastricht, Amsterdam, BCE au plan européen. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ainsi naît un monde où   l’ouverture des frontières, qui pourrait s’accompagner du développement des   coopérations, des partages et des solidarités, débouche sur une mise en   concurrence sans merci des peuples, synonyme de surexploitation des êtres   humains comme des ressources naturelles, mais aussi d’exacerbations des   dominations, des frustrations et des conflits. A l’instabilité qui en résulte ne   pourra pourtant répondre ni la tutelle militaire d’une super-puissance, ni la   concentration des pouvoirs de quelques “&nbsp;Grands&nbsp;”, encore moins l’organisation   tentaculaire de quelques multinationales. Il faut créer au contraire les   conditions d’une démocratie élargie, qui donne aux peuples, jusqu’à l’échelle   planétaire, la pleine maîtrise de leurs choix. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes ne   partagent pas les conceptions “&nbsp;souverainistes&nbsp;” qui voient la nation comme   l’horizon ultime de toute organisation sociale et veulent en faire un rempart   frileux – et d’ailleurs fragile - contre les autres peuples. L’élargissement des   enjeux communs à toute l’humanité leur paraît exiger d’aller vers des formes   politiques et institutionnelles faisant vivre la démocratie à tous les niveaux   possibles, jusqu’à celui de la planète tout entière. C’est ce qui fonde leur   vision internationaliste de la communauté humaine et les conduit à une ambition   civilisatrice d’une tout autre portée&nbsp;: à l’espoir d’un monde sans frontières où   l’humanité se reconnaîtra enfin une et gèrera ensemble son destin. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Mais ce projet d’une   démocratie à l’échelle du monde est pourtant à l’opposé du rêve ultra-libéral   d’une gouvernance mondiale qui laisserait le champ libre aux multinationales,   organiserait un monde universellement dominé par les logiques marchandes et les   pouvoirs de la finance, et réduirait les nations, voire les régions à la gestion   étriquée du “&nbsp;local&nbsp;”.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’humanité est à la fois   une et diverse. Faire progresser la démocratie, ce n’est pas centraliser les   pouvoirs, mais au contraire développer à tous les niveaux la capacité des femmes   et des hommes de décider ensemble de ce qui les concerne en commun.   L’élargissement des enjeux implique des formes de démocratie zonales voire   mondiales. Mais elles ne peuvent se construire qu’à partir de la réalité des   communautés politiques vivantes. Dans ce sens, les nations - comme d’autres   niveaux d’organisation, les communes par exemple – sont le lieu de conquêtes   démocratiques cruciales. Elles ont favorisé l’émergence des peuples comme   acteurs politiques et permis d’élargir à une échelle déjà très grande la   capacité des êtres humains à s’organiser démocratiquement. Elles constituent des   cadres essentiels de structuration des communautés humaines et d’organisation de   la démocratie, et des points d’appui décisifs pour lutter contre le capitalisme   financiarisé et mondialisé. <br />  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%2020017.html" title="blocked::PCF 9 juin 20017.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20017.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 20017.html" style="font-weight: normal;">C’est sur ces bases que les communistes   proposent de travailler à la construction des lieux et des outils   institutionnels qui permettront de donner corps à un projet démocratique   mondial. Cela exige de transformer et démocratiser profondément les institutions   internationales. La construction d’une véritable communauté politique   européenne, démocratique et citoyenne, est dans ce sens un atout et un objectif   majeur.</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western" style="margin-left: 1.27cm;"><b>A. Mettre fin au   “&nbsp;domaine réservé&nbsp;”.</b> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Pour très longtemps,   sans doute, les Etats demeureront les principaux acteurs des relations   internationales. La transparence et le contrôle démocratique des politiques   étrangères, comme de l’intervention des Etats dans les institutions   internationales constituent donc des enjeux essentiels. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Malgré de timides   évolutions, liées notamment au développement conjoint de l’information et de   courants d’opinion à l’échelle internationale, avec les ONG, la réalité reste   l’opacité de mécanismes de décisions concentrés entre les représentants des   exécutifs de quelques Etats.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">En France, la politique   étrangère reste le domaine réservé de l’exécutif. Le Parlement n’est que   rarement associé, encore moins les citoyens. La construction européenne, par   exemple, en tout cas jusqu’au débat national qui a accompagné le référendum sur   le traité de Maastricht, s’est faite selon la “&nbsp;méthode Schuman&nbsp;”, par la   politique de l’engrenage et des faits accomplis&nbsp;: le débat public n’intervenant   qu’après que les décisions aux implications lourdes aient été prises.   Caricaturale, l’opacité complète de la “&nbsp;politique africaine&nbsp;” de la France a   permis le développement de pratiques qui relèvent plus du brigandage et de la   mafia que de la démocratie. La participation de notre armée à la guerre du   Kosovo n’a même pas fait l’objet d’un vote. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Depuis quelques années,   le débat public s’est élargi avec la montée de la contestation antilibérale, par   exemple autour de l’AMI, puis de l’OMC., jusqu’à peser directement sur les   décisions. Il est donc possible de s’appuyer sur un mouvement citoyen en plein   développement pour aller dans le sens d’une démocratisation des choix de   politique étrangère de notre pays. Elle pourrait avoir pour objectif&nbsp;: <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><u><span style="font-weight: normal;">Un plus grand pouvoir du   Parlement</span></u></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">   sur la définition des objectifs de politique étrangère. Comme la politique de   défense (lois de programmation pluriannuelle), ils pourraient faire l’objet de   débats d’orientation systématiques en séances publiques. Les prises de positions   de la France dans les instances et institutions internationales (ONU, FMI, etc.)   pourraient en outre faire l’objet d’un mécanisme de contrôle   parlementaire.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><u><span style="font-weight: normal;">L’intervention active de   la société civile</span></u></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;"> à l’élaboration et au contrôle de la politique   étrangère française par la création d’un Haut conseil sur la sécurité   internationale et la coopération qui, comme le Conseil économique et social,   associerait des représentants des forces sociales et   politiques.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%2020018.html" title="blocked::PCF 9 juin 20018.html">   <span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20018.html"><u title="blocked::PCF 9 juin 20018.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 20018.html" style="font-weight: normal;">L’utilisation élargie du   référendum</span></u></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 20018.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 20018.html" style="font-weight: normal;"> à la veille des grandes négociations   internationales, ou pour ratifier les principaux traités   internationaux.</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’exigence de   coresponsabilité du devenir de l’humanité implique de dépasser les rapports de   dominations et d’aller vers de nouveaux équilibres fondés sur l’intérêt commun,   l’échange et la coopération. Il faut pour cela&nbsp;: <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Affirmer le principe   d’égalité de droits entre les nations dans toutes les instances internationales,   à commencer par le système des Nations unies.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Renforcer les pouvoirs de   l’Assemblée générale, pour l’instituer en assemblée délibérative réelle,   exerçant son contrôle sur les instances exécutives.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Réformer profondément le   Conseil de sécurité en augmentant le nombre de ses membres, en généralisant le   principe de rotation et en supprimant le droit de veto, qui donne aux cinq   membres permanents un pouvoir exorbitant renvoyant à une époque résolument   périmée.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Faire du développement humain   une question au moins aussi cardinale que celle du maintien de la paix. Créer   pour cela, sur le modèle du Conseil de sécurité, un Conseil pour le   développement humain, disposant de pouvoirs analogues. Replacer les institutions   économiques et financières internationales dans le dispositif onusien, pour   qu’elles soient réellement mises au service des objectifs décidés en   commun.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Renforcer le rôle des   citoyens sur l’ensemble des domaines qui dépassent l’échelle nationale.   Renforcer pour cela le rôle du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC),   en y revalorisant la participation des forces politiques, des parlementaires   nationaux et des ONG</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Instaurer en ce sens un droit   d’initiative aux sociétés civiles, auquel les institutions internationales   seraient tenues de répondre dans les formes appropriées.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"><u><b>II. L’ambition historique d’une souveraineté   et d’une citoyenneté européennes</b></u> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Processus lointain et   opaque jusqu’à une période récente, la construction européenne a d’abord   représenté pour ses promoteurs un élément clé du rapport des forces du temps de   la guerre froide, et la perspective d’un grand marché ouvrant aux   multinationales un champ d’action potentiellement sans équivalent. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Mais le rêve européen   est beaucoup plus profond et vient de bien plus loin, et les peuples ont investi   cette construction de leurs propres aspirations&nbsp;: en faveur de la paix sur notre   continent, dès l’origine, et, progressivement, pour répondre aux besoins   croissants de coopérations et de mises en commun dont l’aéronautique ou l’espace   ont constitué les symboles mobilisateurs. La dernière décennie a fait grandir,   en outre, l’espoir d’une dimension supplémentaire de première importance&nbsp;: celui   de constituer dans le monde un pôle de stabilité ayant une “&nbsp;masse critique&nbsp;”   suffisante pour contrecarrer les tendances lourdes de la mondialisation   ultra-libérale et favoriser l’émergence d’un monde multipolaire plus équitable   et plus équilibré. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’idée “&nbsp;d’Europe   puissance&nbsp;”, utilisée par certains dirigeants européens dans une optique de   guerre économique, exprime à l’inverse aux yeux de beaucoup de gens cette   ambition d’un poids croissant que pourraient jouer dans l’ordre mondial des   peuples européens enfin unis. De la même façon, l’aspiration à un “&nbsp;modèle   social européen&nbsp;” traduit dans une grande partie de l’opinion la volonté d’une   construction politique capable, à l’opposé des orientations libérales à l’œuvre   aujourd’hui, de peser contre la loi des marchés pour faire prévaloir des   objectifs économiques et sociaux progressistes. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Au delà même, c’est de   la vie quotidienne que surgissent en permanence les besoins de projets communs   autour desquels les Européens peuvent aspirer à s’unir&nbsp;: orientation de l’argent   vers l’emploi et la formation, sécurité alimentaire, sécurité maritime,   ressources énergétiques, lutte contre l’effet de serre, développement durable,   action contre le brevetage du vivant, promotion de véritables services d’intérêt   général à l’échelle de l’Europe, libre circulation des personnes et traitement   humain des problèmes de migration, garantie de la diversité culturelle, etc. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes ont   lutté avec acharnement contre une construction européenne dont ils voyaient, à   juste titre, le rôle majeur dans un dispositif mondial des grandes puissances   pour imposer les transformations ultra-libérales qui donnent ses formes   actuelles à la mondialisation. Cette lutte opiniâtre, qui a beaucoup compté dans   les prises de conscience actuelles - particulièrement depuis le référendum sur   la ratification du traité de Maastricht - , les a en revanche conduits à donner,   jusqu’à une période récente, un contenu trop exclusivement d’opposition à leur   engagement, au détriment d’un effort de construction d’un projet européen   social, démocratique et solidaire. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ils prennent aujourd’hui   pleinement en compte les enjeux européens dans leurs contradiction&nbsp;: tant les   orientations dominantes à combattre que les tendances positives à promouvoir. Et   ils proposent de s’appuyer sur les forces démocratiques et sociales qui s’y   investissent afin de travailler à un projet de construction politique européenne   d’ambition historique&nbsp;: faire de l’Europe le cadre d’un prolongement inédit de   la souveraineté populaire et de la citoyenneté sur le continent tout entier,   renforçant et élargissant les droits et les pouvoirs dont dispose chaque femme   et chaque homme dans le cadre de la nation qui est la sienne. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Elle doit devenir une   union politique forte, prête à partager ses ressources et ses connaissances,   capable de nouer des coopérations de plus en plus intimes, apte à faire vivre   son propre modèle social et culturel. Elle pourra ainsi agir sur la scène   internationale, au côté des acteurs désireux d’avancer sur la voie de   l’émancipation du modèle néo-libéral dans le sens d’un développement solidaire   et durable&nbsp;; et y affirmer avec force l’exigence d’une responsabilité politique   face à la puissance des marchés et des grands groupes. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Une telle ambition   implique que l’Europe conçoive des institutions démocratiques, adaptées à cette   échelle continentale comme à l’histoire, aux cultures et aux acquis des peuples   qui la composent. Dans cette perspective, aucune question n’est taboue, pas même   celle d’une constitution européenne. Mais elle ne pourrait, en tout état de   cause, constituer que le “&nbsp;toit&nbsp;” de la maison commune des peuples d’Europe.   “&nbsp;Jeter ses fondations&nbsp;” est l’exigence préalable et urgente&nbsp;: dans quel projet   commun les européens se reconnaissent-ils&nbsp;? comment créer les conditions   politiques et institutionnelles pour donner prises aux citoyens sur la   construction de leur avenir commun&nbsp;? <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le débat qui oppose   "fédéralisme" et "souverainisme" est piégé. Le premier revient, au nom de   l'Union, à proposer d'affaiblir les cadres nationaux et par là même, en réalité,   la capacité des citoyens de peser sur les choix. Le second, au nom des nations,   à refuser la construction d'une véritable union politique élargissant l'exercice   de la citoyenneté à l'échelle du continent. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   proposent de dépasser cette alternative stérilisante en se fixant le double   objectif d'une avancée ambitieuse de l'Union, et du respect des droits des   nations. Pour cela: <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il faut que les   représentants des gouvernements aient les moyens d’un réel travail en commun à   15, puis à 20, 25, 27…nations associées! Cela passe, au Conseil des ministres   européen, par un mode de décision évitant tout à la fois la paralysie et   l’hégémonie. Un vote à la “majorité qualifiée” (représentant la majorité des   Etats et 2/3 des populations) et comportant des “garde-fous” démocratiques peut   répondre à cette double exigence. Ainsi: </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Certains domaines   devraient faire totalement exception à la règle et continuer d’être régis par la   règle de l’unanimité, notamment la politique extérieure et de sécurité   commune. </li>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Dans les domaines régis   par la règle de la majorité qualifiée, certains secteurs précis pour lesquels le   passage de la règle de l’unanimité à celle de la majorité qualifiée ouvrirait de   fait la voie à une fuite en avant libérale, la règle de la majorité devrait être   maintenue: par exemple, pour les négociations internationales en matière de   services touchant à l’éducation, à la santé et à la culture. </li>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Une “clause de   sauvegarde” devrait pouvoir être invoquée, en dernier ressort, par chaque Etat,   pour empêcher la prise ou l’application d’une décision contraire aux intérêts   fondamentaux ou à l’identité de la nation concernée. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Dans une Union de   peuples et de nations de plus en plus nombreux et différents, le recours à des   “coopérations renforcées” entre plusieurs pays membres sur différents sujets   d’intérêt commun doit conduire non à la constitution d’un “directoire” des   puissants, mais à un développement tous azimuts de coopérations à géométrie   variable, respectueux du cadre commun et des valeurs communes fixées   préalablement par les citoyens des pays de l’Union européenne   élargie. </li></ul>  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200110.html" title="blocked::PCF 9 juin 200110.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200110.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200110.html" style="font-weight: normal;">Majorité qualifiée maîtrisée, clause de   sauvegarde et coopérations renforcées pourraient ainsi être les clés articulées   d'une construction politique souple permettant de développer au maximum toutes   les coopérations possibles entre les nations européennes sans que jamais aucune   ne soit contrainte d'accepter une décision foncièrement contraire à ses choix   fondamentaux.</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200111.html" title="blocked::PCF 9 juin 200111.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200111.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200111.html" style="font-weight: normal;">Le processus d'élargissement se fonde   jusqu'à aujourd'hui sur la conception d'une Europe élitiste qui n'accepterait   d'intégrer des nations "candidates" qu'au vu, avant toute chose, de leurs   performances économiques et de leur capacité à supporter un régime de   concurrence ouverte. Les communistes proposent quant à eux de considérer que la   construction de l'Union est d’abord une démarche politique qui doit permettre   aux peuples d’Europe de travailler ensemble à un avenir commun. Dans ce sens, la   mise en œuvre des principes proposés (articulant l'avancée de l'Union et les   droits des nations) permettrait dès maintenant de considérer l'ensemble des pays   qui le souhaitent - et qui acceptent un ensemble de valeurs démocratiques   fondamentales constituant des références communes de la future Europe – d’ores   et déjà comme des partenaires à part entière avec lesquels seraient convenus les   modalités et le calendrier de leur intégration.</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il faut mettre un terme   à la méthode consistant à mettre les citoyens et leurs représentants devant le   fait accompli de décisions élaborées “&nbsp;à Bruxelles&nbsp;” entre les représentants des   gouvernements sans qu’ils aient pu y participer d’aucune manière. On pourrait   pour aller dans ce sens&nbsp;: <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 1.27cm;">   <span lang="en"><b>Démocratiser les institutions européennes:</b></span> <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Renforcer les   pouvoirs du Parlement européen, </b>notamment en élargissant le champ des   domaines où il participe, avec le Conseil des ministres européen, à   l’élaboration des lois (directives) européennes. (Sont naturellement exclus les   domaines où le Conseil prend les décisions à l’unanimité).  </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="margin-left: 1.88cm; font-weight: normal;">Le   Parlement européen doit également voir augmenter ses moyens de contrôle   effectifs sur la Commission et la Banque centrale européennes. Il doit pouvoir   prendre l’initiative de lancer des projets de lois européens – ce qui est   aujourd’hui du seul ressort de la Commission. Enfin, sa coopération avec les   Parlements nationaux doit être développée. <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200112.html" title="blocked::PCF 9 juin 200112.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200112.html"><b title="blocked::PCF 9 juin 200112.html">Encadrer précisément les prérogatives de   la Commission européenne.</b></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200112.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200112.html" style="font-weight: normal;"> Organe avant tout chargé de préparer   puis de mettre en œuvre les orientations décidées par le Conseil européen des   chefs d’Etat et de gouvernement ou par le Conseil des ministres européens, la   commission ne doit pas pouvoir aspirer par le haut des responsabilités qui   doivent au contraire être exercées par des élus du suffrage universel, au plus   près des citoyens.</span></span></a> </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Engager une révision   profonde des missions et du statut de la Banque centrale européenne, </b>afin de   l’assujettir aux instances politiques de l’Union, et de lui donner comme   objectif premier de favoriser l’emploi, la formation, et le développement   durable à l’heure de la révolution informationnelle. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Dépasser la   conception traditionnelle de la “&nbsp;coopération intergouvernementale&nbsp;” au sein du   Conseil. </b>Il ne s’agirait naturellement pas de remettre en cause le rôle des   Etats dans la construction européenne, mais d’en finir avec la conception d’une   instance complètement opaque et coupée des citoyens, sinon des parlementaires   européens eux-mêmes. Pour cela doit être favorisée sous toutes les formes   l’implication, en amont des décisions du Conseil, des acteurs sociaux, des   citoyens et des élus. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Revaloriser les   prérogatives du Comité économique et social européen</b>, ainsi que du <b>Comité   des régions d’Europe</b>. Aujourd’hui purement consultatives, ces deux instances   ne permettent pas aux syndicats, associations ou élus locaux et régionaux qui   les composent d’influer sur le cours de la politique européenne. On pourrait   dans ce sens leur donner un droit de suspension d’une décision communautaire   pour permettre, le cas échéant, une consultation suffisante ou l’examen d’une   proposition alternative. </li>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Renégocier la Charte   des droits fondamentaux </b>afin qu’elle devienne un point d’appui pour des   progrès réels des droits fondamentaux, et, dans ces conditions, qu’elle soit   intégrée aux traités. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Renforcer les droits des institutions   démocratiques nationales.</b> </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Le Parlement français   </b>devrait – à l’instar de ce qui existe sous une forme ou une autre dans   certains pays européens - se voir reconnaître le droit de donner un mandat   d’orientation aux ministres chargés de participer à des négociations au conseil   des ministres européens, ainsi que de s'en faire rendre compte. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>La coopération entre   les parlements nationaux </b>des différents pays européens pourrait être   renforcée, jusqu’à constituer, le cas échéant, une institution permanente   chargée, notamment, de veiller à ce que les décisions soient prises au plus près   des citoyens ( respect de la “&nbsp;subsidiarité&nbsp;”). </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Un <b>Conseil   consultatif national</b> sur la politique européenne de la France. Les   représentants du mouvement social – organisations syndicales, mouvements   associatifs, élus locaux et régionaux – y retrouveraient au moins une fois par   an les élu(e)s français(es) au Parlement national et au Parlement européen pour   une concertation sur les grands dossiers européens à venir, ainsi qu’une   évaluation des politiques déjà engagées – telle que la libéralisation des   services publics. Cette session serait systématiquement suivie par un débat au   Parlement national pour en tirer les conclusions politiques. </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="margin-left: 1.25cm;"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="margin-left: 1.25cm;"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="margin-left: 1.25cm;"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 1.27cm;">   <span lang="en"><b>Développer les droits d'interventions des acteurs sociaux et   des citoyens </b></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">par:</span></span> <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200113.html" title="blocked::PCF 9 juin 200113.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200113.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200113.html" style="font-weight: normal;">La création d'un </span></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200113.html"><b title="blocked::PCF 9 juin 200113.html">droit européen de   pétition</b></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200113.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200113.html" style="font-weight: normal;">. La collecte d’un nombre donné de   signatures (par exemple 5% des citoyens d’un seul pays, ou 3% provenant de   plusieurs) obligerait les institutions européennes à examiner une proposition ou   à rouvrir une négociation européenne (notamment une directive dont les citoyens   auraient mesuré des effets non prévus lors de son   adoption).</span></span></a> </li></ul>  <p lang="en" align="center" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" align="center" class="western"><u><b>Chapitre 2 Vers une République   véritablement citoyenne</b></u> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le développement de la   démocratie s’est fait en France dans le cadre d’une mythification républicaine   de l’Etat. Cette excroissance étatique est bien plus ancienne que la République,   et touche aux conditions mêmes de la constitution de notre unité nationale   contre les féodalités. Mais elle l’a marqué dès sa fondation. L’idée “&nbsp;d’intérêt   général&nbsp;”, supposée s’imposer par nature à tous les intérêts particuliers, s’est   substituée à l’essence divine de la royauté pour justifier que l’Etat   républicain se voit reconnaître des droits exorbitants. De façon plus que   symbolique, la justice de tous ne lui est d’ailleurs pas applicable&nbsp;: c’est une   “&nbsp;justice administrative&nbsp;”, pourtant émanation de l’Etat lui-même, à qui revient   dans la plupart des cas de lui imposer le respect de sa propre loi. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Notre histoire politique   et institutionnelle est donc marquée à la fois par une exigence démocratique   très forte, qui s’est exprimée dans la “&nbsp;Déclaration des droits de l’homme et du   citoyen&nbsp;” comme dans nombre des acquis des grandes luttes populaires des deux   derniers siècles&nbsp;; et par une dimension autoritaire que les classes dominantes   ont préservé jusqu’à maintenant à leur profit. Cette dualité explique par   exemple que “&nbsp;le pays des droits de l’homme&nbsp;” ait privé les femmes de tous   droits politiques jusqu’après la seconde guerre mondiale&nbsp;; que la “&nbsp;raison   d’Etat&nbsp;” y ait permis jusqu’à une date récente, et encore pour partie   aujourd’hui, ce qui serait impensable ailleurs&nbsp;– ne serait-ce que l’usage   incontrôlé du “&nbsp;secret défense&nbsp;” ou l’immunité absolue du chef de l’Etat - ; ou   qu’il ait fallu attendre la fin du 20<sup><font size="1" style="font-size: 8pt;">ème</font></sup> siècle pour qu’une première loi de décentralisation   vienne commencer à reconnaître aux communes, aux départements et aux régions un   droit de regard un peu élargi sur la gestion de leurs propres affaires. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ainsi dans notre   République, l’Etat continue de tout dominer, donnant de la souveraineté   populaire – significativement remplacée dans la constitution par la notion bien   différente de “&nbsp;souveraineté nationale&nbsp;” - une version qui laisse très peu de   place aux citoyennes et aux citoyens. A l’heure où l’affirmation de soi est au   cœur de toutes les réalités sociales, où chacune et chacun veut pouvoir   participer à toutes les décisions qui la ou le concerne, il faut donc aller   vigoureusement vers une République citoyenne restituant aux citoyens beaucoup   des droits et des pouvoirs aujourd’hui concentrés dans l’Etat.  <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"><u><b>I. Des citoyens avec plus de   droits</b></u> <br />  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200114.html" title="blocked::PCF 9 juin 200114.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200114.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200114.html" style="font-weight: normal;">L’exercice de la citoyenneté suppose des   droits effectifs sans lesquels les pouvoirs sont inexorablement confisqués, en   tout cas concentrés entre leurs mains par ceux qui “&nbsp;savent&nbsp;”, qui “&nbsp;ont le   temps&nbsp;”, et au fond qui “&nbsp;ont les moyens&nbsp;”. C’est pourquoi l’ambition d’une   République citoyenne implique le développement des droits individuels et   collectifs qui permettent aux citoyennes et citoyens d’être de mieux en mieux   parties prenantes à égalité de l’exercice de tous les   pouvoirs.</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200115.html" title="blocked::PCF 9 juin 200115.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200115.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200115.html" style="font-weight: normal;">Il y a plus d’un demi siècle, le   préambule de la constitution de 1946 affirmait l’exigence de nouveaux droits   économiques et sociaux “&nbsp;particulièrement nécessaire à notre temps&nbsp;”. Ainsi   semblait se résoudre la vieille opposition historique entre les “&nbsp;droits réels&nbsp;”   et les “&nbsp;libertés formelles&nbsp;”. Les constituants reconnaissaient que le   développement de la citoyenneté, condition de la démocratie, exigeait d’assurer   à tous les citoyens la satisfaction d’un certain nombre de besoins fondamentaux   sans lesquels l’exercice des libertés politiques étaient en réalité profondément   inégales&nbsp;: entre ceux qui disposait des moyens intellectuels et matériels   nécessaires – travail, éducation, logement, santé, culture, loisirs, etc. - et   les autres.</span></span></a> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Assurer l’exercice   effectif des droits fondamentaux nécessite la modernisation, le développement et   la création de grands services publics visant notamment&nbsp;: l’éducation, le   travail et la formation, la santé, le logement, l’énergie, la culture,   l’information, le sport, les loisirs, etc. La place de services publics gratuits   permettant l’accès de tous aux biens et services les plus essentiels au   développement humain doit être repensée. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Aussi nécessaire   aujourd’hui que ne le fut au lendemain de la guerre la sécurité sociale, une   véritable sécurité d’emploi et de formation doit permettre de garantir à tous   les salariés la continuité d’un haut niveau de droits et de revenus dans   l’alternance entre emploi stable, à temps de travail de plus en plus réduit, et   formation. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   proposent que les missions de l’Etat, des collectivités décentralisées, des   entreprises publiques qui y concourent soient redéfinies en fonction de ces   objectifs&nbsp;; et que les citoyens soient régulièrement consultés sur la réponse   apportée par la collectivité aux besoins de services publics.  <br />  <ol type="I">  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Donner des droits aux citoyens qui s’engagent   dans la vie publique&nbsp;: élus, responsables syndicaux, politiques   associatifs</b> </li></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Quiconque s’engage dans   la vie publique rend un service éminent à la collectivité en y consacrant du   temps, de l’intelligence et de l’énergie, souvent en se mettant en situation   d’être personnellement critiqué, parfois décrié. Ce don de soi, dont la   professionnalisation outrancière et les dérives de la vie politique masque   aujourd’hui injustement la grandeur humaine et l’importance sociale, doit se   voir reconnaître les moyens de son développement. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il faut donc assurer aux   hommes et aux femmes qui acceptent de prendre des responsabilités publiques les   moyens de l’exercer&nbsp;: temps libéré du travail avec compensation de la perte de   rémunération qui en résulte, indemnisation de la garde d’enfants quand c’est   nécessaire, droits à la formation et à l’information dans la responsabilité   assumée, droit à la formation continue en vue d’un retour à une activité   professionnelle valorisée, garantie du retour à l’emploi (ou au plein   temps). <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ces droits   indispensables doivent être reconnus par des statuts adaptés, non seulement pour   les élus locaux et nationaux, mais aussi les responsables syndicaux dans et hors   des entreprises, ainsi que les responsables associatifs et politiques. Ces   statuts doivent fixer les conditions dans lesquelles l’Etat, les collectivités   et les entreprises contribuent au financement de ces mesures. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Assurer la transparence de la vie   publique</b> </li></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Plus la société se   développe et se complexifie, plus grandit le besoin d’informations permettant   aux citoyens de se forger une opinion. L’information devient de plus en plus un   pouvoir entre les mains de ceux qui en disposent ou la maîtrisent. L’accès à   l’information, sous toutes ses formes, devient une condition décisive de la   citoyenneté. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Mais du même mouvement   se développent avec les moyens modernes de communication des pouvoirs prodigieux   et de plus en plus sophistiqués de conditionnement de l’opinion publique. La   guerre du Golfe et la fiction des “&nbsp;frappes chirurgicales&nbsp;”, le conflit des   Balkans et l’affaire de Timisoara, par exemple, témoignent de la capacité   actuelle de désinformation et des dangers gravissimes qui en résultent.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Plus quotidiennement, la   représentation donnée par les médias des réalités économiques et sociales   conditionnent les déterminations politiques&nbsp;: par exemple la causalité   systématiquement affirmée de l’évolution de la pyramide des âges pour justifier   l’allongement de la durée des cotisations ouvrant droit à la retraite, sans   référence sérieuse aux questions touchant à la croissance de la productivité du   travail, ou à la situation de l’emploi. La constitution de très grands groupes   multinationaux de communication – tels que Vivendi ou Bouygues – donne à   quelques-uns le pouvoir de façonner à l’échelle mondiale l’imaginaire et les   représentations. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Or, au nom de “&nbsp;la   liberté&nbsp;” de l’information, la question de sa démocratisation est devenue un   véritable tabou alors que jamais l’argent, et même en réalité quelques groupes   financiers géants, n’ont à ce point concentrés de pouvoirs médiatiques. La   “&nbsp;pensée unique&nbsp;” n’est nullement l’unité de pensée alors que se développe   depuis quelques années un mouvement antilibéral vigoureux. Elle n’est en réalité   que l’expression du monolithisme idéologique que des processus complexes –   touchant à la gestion des sources de l’information, au pilotage des médias par   l’argent, aux exigences de carrière des journalistes – imposent dans la plupart   des grands médias, y compris publics. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ce pouvoir immense des   moyens modernes de communication, et leur tendance à la marchandisation   généralisée pose à la société un problème de première importance. Il n’est pas   que politique&nbsp;: le traitement de la vie privée soulève également de redoutables   questions. Mais il devient crucial en matière de démocratie. Mis au service   d’une véritable transparence de la vie publique, il peut être un atout essentiel   de la démocratisation de toute la vie sociale&nbsp;; asservi aux forces et aux   logiques financières, il contribuera de façon radicale à vider la démocratie de   sa substance. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   proposent d’engager sur cette question de toute première importance un grand   débat national dont l’objectif sera de travailler à définir les conditions d’une   véritable transparence démocratique de la vie publique. D’ores et déjà, ils   proposent&nbsp;: <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">De défendre et d’étendre   un grand pôle public de moyens de communications. Dans ce cadre doit être   engagée dès maintenant une bataille déterminée contre les menaces de   privatisations de France 2, dont l’alignement en cours sur les contenus et les   méthodes de gestion de TF1 constitue une sorte de   pré-conditionnement. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">De contribuer au   pluralisme en soutenant par des fonds publics conséquents les médias que la   faiblesse des ressources publicitaires met aujourd’hui en danger. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">De faire de la   transparence de la vie publique une des priorités de la réforme de   l’Etat. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">De substituer à l’actuel   CSA un Conseil supérieur de l’information, à statut constitutionnel, chargé de   veiller au respect des règles fixées par la loi. </li></ul>  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I" start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200116.html" title="blocked::PCF 9 juin 200116.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200116.html"><u title="blocked::PCF 9 juin 200116.html"><b title="blocked::PCF 9 juin 200116.html">Des citoyens avec plus de   pouvoirs</b></u></span></a> </li></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La politique doit cesser   d’être une profession. Elle doit devenir, pour un nombre beaucoup plus important   de citoyennes et de citoyens, une des dimensions courantes de la vie sociale ne   prenant qu’exceptionnellement et pour une durée limitée le caractère d’une   activité à plein temps. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>La parité </b>va dans   ce sens en permettant d’associer aux responsabilités publiques un grand nombre   de femmes qui en étaient auparavant écartées. L’instauration de la   proportionnelle à tous les scrutins doit permettre d’en généraliser   l’application. De façon générale, elle doit être poursuivie avec conséquence, à   tous les niveaux et pour tous les types de responsabilités institutionnelles. La   loi doit en favoriser l’application dans les organisations politiques,   associatives ou syndicales participant à la vie publique.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Une radicale   <b>limitation du cumul</b> et le principe d’une <b>rotation</b> fréquente de   responsabilités doit être rapidement instaurée, de façon volontariste. Outre   l’augmentation très importante du nombre d’acteurs de la vie publique, cette   réforme participera d’un véritable changement culturel visant à installer le   mandat public comme une dimension la plupart du temps limitée de la vie du   citoyen qui en est investi. Enfin, elle permettra à chaque responsable de   consacrer à son mandat tout le temps nécessaire et participera de la   revalorisation des pouvoirs des assemblées électives. <b>La règle devrait être&nbsp;:   un seul mandat par personne, quel que soit sa nature, renouvelable une seule   fois.</b> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>De nouveaux pouvoirs élargissant la participation   des citoyens au fonctionnement et au contrôle des   institutions</b> </li></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’élaboration de normes   comme les choix de gestion, à tous les niveaux, ne peuvent se faire devant des   citoyennes et des citoyens spectateurs. Elles et ils doivent donc se voir   reconnaître des droits d’initiative, de débats, d’évaluation et de contrôle des   décisions. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200117.html" title="blocked::PCF 9 juin 200117.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200117.html"><u title="blocked::PCF 9 juin 200117.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200117.html" style="font-weight: normal;">Un pouvoir d’initiative   législative</span></u></span></a> </li>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Participation au   fonctionnement des collectivités territoriales.</u> </li></ol></ol></ol>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Droit   d’initiative.</u> Les conseils municipaux, généraux et régionaux doivent   inscrire à leur ordre du jour et statuer sur toute proposition relative à leurs   compétences, émanant de 10% au moins des électeurs dont ils   émanent. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Structures de   participation citoyenne</u>. Le développement de la participation, du contrôle,   de l'intervention des citoyens doit être promu. La loi doit dans ce sens fixer   les règles qui favorisent l’émergence de toutes les formes d'auto-organisation   des citoyens, à l’initiative des collectivités ou des citoyens eux-mêmes, en   leur reconnaissant des droits et des moyens. Au delà des questions d’intérêt   local, lié au fonctionnement des collectivités intéressées, ces conseils,   comités ou collectifs de toutes sortes doivent être des lieux publics, non   étatiques, de débat et d’intervention politique permettant de passer “&nbsp;du local   au global&nbsp;”. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Budgets   participatifs.</u> A tous les niveaux, l'élaboration du budget et des   programmations pluriannuelles des collectivités doit faire l'objet d'une   démarche participative, territorialisée et thématique. Cette démarche doit   porter autant sur les ressources ( taux d'imposition etc.) que sur les dépenses.   La loi doit faire obligation aux collectivités de mettre à la disposition des   structures participatives les moyens d'accès aux éléments budgétaires, à leur   compréhension, leur popularisation. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><a href="http://www.alterinfo.net/PCF%209%20juin%20200118.html" title="blocked::PCF 9 juin 200118.html"><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200118.html"><u title="blocked::PCF 9 juin 200118.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200118.html" style="font-weight: normal;">Référendum local.</span></u></span><span lang="en" title="blocked::PCF 9 juin 200118.html"><span title="blocked::PCF 9 juin 200118.html" style="font-weight: normal;"> Cette forme   de consultation doit être développée et étendue à toutes les collectivités   territoriales. La loi doit fixer les conditions dans lesquelles les citoyens   peuvent en prendre l’initiative. </span></span></a> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Clubs, ligues,   syndicats, partis, associations se sont développés du même mouvement que la   démocratie elle-même, dont ils sont une condition indispensable. Mais les   couches dominantes ont toujours nourri une solide méfiance à l’égard de ces   formes d’organisation qui sont consubstantielles du développement du mouvement   populaire et de la prise de conscience de sa force potentielle. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">C’est pourquoi elles ont   toujours été tenues à l’écart de la vie politique instituée, au mieux tolérées   ou cantonnées dans certaines fonctions limitatives (entreprises pour les   syndicats, “&nbsp;société civile&nbsp;” pour les associations). Et ce n’est que très   récemment, et en raison des scandales dit de leur “&nbsp;financement&nbsp;” que les partis   se sont vu reconnaître le droit à recevoir de la collectivité des moyens   d’existence d’ailleurs limités. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ces formes d’engagement   volontaire des citoyens sont cependant une des plus grandes richesses de la vie   publique. Elles doivent donc non seulement se voir attribuer des moyens, au   premier rang desquels un statut favorisant le développement de leurs effectifs,   mais aussi reconnaître un rôle éminent dans le fonctionnement des   institutions. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Outre la mise en place   déjà évoquée de statuts adaptés des élus et responsables syndicaux, politiques   et associatifs, la loi doit organiser&nbsp;la reconnaissance formelle et le   développement résolu de toutes les formes possibles de participation des   syndicats, associations et partis au fonctionnement des institutions, et en   fixer les modalités selon leur nature et l’objet des choix à opérer. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Elle devrait en outre   fixer les règles de financement de ces organisations. Charge supplémentaire pour   la collectivité, cette dépense publique est la garantie de l’épanouissement de   la démocratie par l’engagement civique de centaines de milliers de femmes et   d’hommes au bénéfice de la collectivité. Elle est pour cette même raison un gage   essentiel d’efficacité sociale. En tissant des liens profonds et féconds entre   la vie publique et les citoyens, elle aura pour contrepartie – considérable gain   démocratique et financier – de rendre inutiles et même dérisoires les formes   ultra coûteuses de marchandisation de la politique. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I" start="3">  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><u><b>Démocratiser l’Etat.</b></u> </li></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Redonner à la société   dite “&nbsp;civile&nbsp;”, c’est à dire à la société tout court, les droits aujourd’hui   confisqués par l’Etat ne revient nullement – répétons-le – à emboîter le pas aux   partisans d’un “&nbsp;Etat modeste&nbsp;” qui nierait l’évidente nécessité de   “&nbsp;l’administration des choses&nbsp;”&nbsp;: cela ne ferait que renforcer le mouvement   actuel vers la privatisation de l’Etat, qui transfère une part croissante des   responsabilités publiques – jusque dans les prisons&nbsp;! – aux forces de l’argent.   Il s’agit en revanche de créer les conditions d’une association maximum des   citoyens à la gestion des affaires publiques, directement chaque fois que cela   est possible, et dans les autres cas par leurs représentants institutionnels,   syndicaux, politiques ou associatifs. Cela devrait se faire dans plusieurs   directions&nbsp;: <br />  <ol type="I">  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Un bond en avant de la   décentralisation</b> </li></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">De même que les grandes   mutations contemporaines appellent le développement de mises en commun et de   partages de compétences et de souveraineté internationales, de même elles font   changer de natures et d’échelles les questions auxquelles sont confrontées les   gestions publiques. Tout ne peut plus s’administrer centralement au niveau de   l’Etat. La décentralisation, dans le double sens d’une déconcentration et d’une   démocratisation des lieux de décisions, devient une exigence incontournable. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Elle s’est heurtée dans   notre pays à une tradition bonapartiste qui a concentré l’essentiel des pouvoirs   publics dans l’Etat central. Ainsi fut refusé au nom de l’unité nationale,   jusqu’à la première loi de décentralisation en 1982, le droit des citoyens de   gérer leurs affaires au niveau de leurs collectivités territoriales. Malgré ses   limites – et quelques dérives clientélistes auxquelles doit répondre un   développement vigoureux de la transparence et de la démocratie – cette première   étape a constitué un progrès très important. Faire aujourd’hui un bond en avant   dans ce sens est à la fois une nécessité et une aspiration de toute la   société. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Derrière l’apparence de   consensus qu’a pu donner le travail de la “&nbsp;commission Mauroy&nbsp;”, les finalités   et les modalités de la décentralisation sont pourtant l’objet d’un affrontement   politique de grande ampleur. S’appuyant sur l’exigence de transformation, une   énorme pression ultra-libérale s’exerce dans le sens d’un démantèlement des   responsabilités publiques nationales. Elle vise à réduire l’Etat “&nbsp;au minimum&nbsp;”   en transférant une “&nbsp;gouvernance locale&nbsp;” aux collectivités territoriales, qui   en assumeraient les coûts et les responsabilités politiques, pendant que l’Union   européenne serait chargée de faire respecter par tous, y compris les   collectivités territoriales, la loi généralisée de la concurrence. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Faisant fond des   résistances et des craintes, les courants “&nbsp;souverainistes&nbsp;” de droite et de   gauche - en fait étatistes - s’opposent en réalité, au nom de l’unité   républicaine, à cette dimension essentielle de la démocratisation de l’Etat.    <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   proposent une conception radicalement différente, articulant trois objectifs de   même importance&nbsp;: le droit des citoyens de gérer eux-mêmes leurs propres   affaires, là où les questions se posent&nbsp;; le développement à tous les niveaux,   singulièrement au niveau national, de toutes les formes de solidarités qui   fondent l’existence de toute communauté&nbsp;; et l’efficacité de gestions publiques   adaptées aux enjeux de notre époque. Il est donc proposé d’engager un très grand   mouvement de décentralisation des pouvoirs à partir d’une vision renversée de la   “&nbsp;subsidiarité&nbsp;” dont les principes pourraient être les suivants&nbsp;: <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les décisions devraient   toujours être prises au plus près des besoins qu’elles visent à satisfaire, et   donc des citoyens qu’elles concernent, avec leur concours le plus direct   possible&nbsp;; </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Elles ne doivent   “&nbsp;remonter&nbsp;” à un niveau territorial plus large (notamment&nbsp;: intercommunal,   départemental, régional, national) qu’en fonction des impératifs de cohérence et   d’efficacité d’une part, de mise en œuvre de formes diverses de solidarités   d’autre part. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Dans de nombreux cas –   sinon dans la plupart – il faut articuler l’affirmation de la responsabilité   première de la collectivité décentralisée avec le maintien d’une responsabilité   de l’Etat qui doit mettre en commun les moyens qui sont les siens (matériels,   scientifiques et techniques, politiques, …), et être le garant de la cohésion et   de la cohérence nationales. </li></ul>  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Repenser   l’organisation territoriale de la France</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Produit de luttes   séculaires, les communes sont, au plus près des citoyens, un cadre essentiel de   notre démocratie. Avec les départements, elles sont des lieux vivants   d’organisation sociale et politique qui constituent un acquis irremplaçable. Le   développement des régions comme de diverses formes d’intercommunalité répond par   ailleurs à des exigences nouvelles de mise en commun et en cohérence.   Institutions neuves ou récentes, elles sont l’objet d’âpres affrontements qui   mêlent les enjeux économiques, sociaux et politiques, et se traduisent par une   incessante succession de lois touchant à l’organisation du territoire. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il s’agit d’une question   complexe qui touche à la fois à la pertinence des niveaux de décisions et aux   conditions d’une vie démocratique réelle. Le développement des coopérations   intercommunales est une nécessité criante. Mais il irait à l’encontre du sens   même de la décentralisation, visant à rapprocher les citoyens des décisions et   leur permettre d’y prendre part, s’il s’agissait de créer des structures   nouvelles qui videraient les communes de leurs responsabilités. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La région devient un   niveau essentiel de l’organisation du territoire. Elle est au cœur d’enjeux   majeurs, notamment sur le plan économique, politique et culturel. Mais son   développement nécessaire doit se traduire par un progrès de la démocratie et non   par un éloignement des lieux de décisions. A la diversité des situations locales   ne peut par ailleurs pas répondre une solution figée dans un modèle uniforme,   identique pour l’Ile de France et le Centre, le Nord ou la Corse, etc.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Quels qu’ils soient, les   choix à opérer auront une importance décisive sur notre démocratie&nbsp;: soit pour   donner plus de pouvoirs aux citoyens, soit au contraire pour les déposséder au   profit des logiques libérales. Les communistes proposent donc d’engager <b>un   débat public national débouchant sur des assises de la décentralisation</b> afin   d’y apporter ensemble – citoyens, syndicats, partis, associations et élus – les   réponses démocratiques absolument nécessaires. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Un transfert hardi de   compétences et de moyens</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Sur ces bases pourraient   être décidée une extension hardie des compétences des collectivités   territoriales. Mais plutôt que de transferts de “&nbsp;blocs de compétence&nbsp;”, qui   pourrait signifier une exclusivité inappropriée dans certains domaines, il   s’agirait dans certains cas de responsabilité conjointe contractualisée entre   collectivités territoriales, ou entre l’une ou plusieurs d’entre elles et   l’Etat, la ou une des collectivités voyant reconnaître alors la qualité de   “&nbsp;chef de file&nbsp;”. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Elles devraient être   l’occasion d’affirmer l’exigence absolue d’un transfert de moyens financiers   d’importance aussi grande que celle des compétences. A défaut, la   décentralisation ne fera qu’accroître l’étranglement financier des collectivités   territoriales, et ne constituera qu’un leurre visant à ne transférer en réalité   que la responsabilité politique des carences de la puissance publique à répondre   aux besoins sociaux. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="3">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Une délégation   partielle du pouvoir réglementaire</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">De la même façon   pourrait être décidée, sous les mêmes conditions de principe que pour   l’extension des compétences, une “&nbsp;décentralisation&nbsp;” de certains aspects du   pouvoir réglementaire de l’Etat. Ainsi certaines collectivités pourraient se   voir reconnaître un pouvoir “&nbsp;d’adaptation&nbsp;” des textes réglementaires. Cette   délégation partielle devrait cependant&nbsp;: <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ne concerner qu’une part   limitée du pouvoir réglementaire de l’Etat, à défaut de quoi il s’agirait d’une   négation inacceptable de la responsabilité nationale qui s’exerce au travers de   ce pouvoir réglementaire&nbsp;; </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ne diminuer en rien le   droit et le devoir de contrôle de l’Etat sur les dispositions qui se   substitueraient ainsi ponctuellement à celles qu’il aurait généralement   fixées&nbsp;; </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Et naturellement, son   champ (toujours lié à une compétence de la collectivité concernée) et ses   modalités seraient fixés par des décisions du Parlement qui pourrait ainsi   toujours, à l’expérience, les modifier ou les supprimer. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="4">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Une participation à   l'élaboration de la loi</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Toute proposition de   nature législative (loi ou amendement) émanant d’une ou plusieurs collectivités   territoriales représentatives de 10 % au moins du corps électoral national,   portant sur leurs compétences, doit être soumise au Parlement comme les   propositions de lois d’origine citoyenne. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Toute proposition ou   tout projet de loi portant sur les compétences des collectivités territoriales   leur sont transmises afin qu’elles puissent en débattre et décider le cas   échéant de propositions d’amendements. Ceux-ci sont examinés comme les   propositions de loi d’initiative “&nbsp;territoriale&nbsp;” ou citoyenne. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il n’y a pas de pouvoir   réel d’une collectivité sans qu’elle puisse décider de prélèvements sur les   richesses de son territoire pour répondre aux besoins et aspirations qui s’y   expriment. Mais il n’y a ni solidarité nationale ni égalité sans mécanismes de   péréquation qui permettent de compenser les différences de situation entre   territoires et travailler à y remédier. Plus de décentralisation implique plus   de solidarité&nbsp;: à défaut de quoi se développerait un “&nbsp;chacun pour soi&nbsp;” qui   irait exactement à l’encontre des objectifs affirmés. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes se   prononcent donc résolument contre l’idée “&nbsp;d’autonomie fiscale&nbsp;” avancée par la   droite&nbsp;: elle ne vise en réalité qu’à imposer les valeurs ultra-libérales du   “&nbsp;chacun pour-soi&nbsp;” contre les principes de solidarité nationale et d’égalité   des citoyens. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">En revanche, ils   proposent d’engager, à l’occasion des assises de la décentralisation proposées,   une grande réforme de la fiscalité locale, incluant la question nouvelle d’une   fiscalité propre des formes d’intercommunalités. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Une réelle   dé-bureaucratisation</b> </li></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le discours populiste   anti-fonctionnaire est l’arme privilégiée du libéralisme contre les services   publics. Débureaucratiser, pour les communistes, ce n’est évidemment pas mettre   en cause le postier, l’infirmière, le professeur&nbsp;: c’est élargir les droits des   citoyens, qu’ils soient usagers ou agents, sur les “&nbsp;bureaux&nbsp;”. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Démocratiser l’appareil   d’Etat implique d’inverser la pyramide qui va du sommet de l’administration à   l’administré de base en redonnant aux services de l’Etat – Etat central comme   décentralisé – leur véritable statut&nbsp;: celui d’organes à qui la société délègue   sous son contrôle des fonctions de gestion dont ils doivent rendre compte. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La seule véritable   garantie que les décisions soient conformes à l’intérêt des citoyens est qu’ils   y soient associés, et que soit assurée une parfaite transparence des processus   et des motivations des choix, comme de l’évaluation de leur mise en œuvre. Il   s’agit donc de faire reculer la bureaucratie interne – anonymat, opacité -, la   mainmise du privé et de ses logiques de “&nbsp;management&nbsp;” sur l’Etat, la   confiscation des choix par les “&nbsp;experts&nbsp;”. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Mettre l’exercice des   fonctions étatiques sous le regard et le contrôle de la société doit être un des   axes majeurs de toute “&nbsp;réforme de l’Etat&nbsp;”. Diverses mesures pourraient aller   dans ce sens&nbsp;: <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><b>Développer des droits et des garanties statutaires des   fonctionnaires</b></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">   eux-mêmes qui sont de puissants remparts contre les modes de gestion   “&nbsp;privée&nbsp;”&nbsp;; renforcer leur formation et la reconnaissance de leur rôle social,   qui sont une dimension du contrôle citoyen sur les   “&nbsp;experts&nbsp;”.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><b>Développer le contrôle démocratique de la haute fonction   publique – préfets, directeurs d’administration centrale, directions générales   des services - </b></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">qui   dispose aujourd’hui de pouvoirs exorbitants au nom du service de l’Etat et de   l’impartialité de l’administration alors qu’elle est très liée à la fois au   pouvoir politique et aux intérêts privés (osmose par le recrutement et les   carrières - dont le pantouflage).</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><b>Démocratiser le recrutement de la haute fonction publique,   </b></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">notamment par le   développement de la promotion interne et une </span></span><span lang="en"><b>réforme profonde de l’ENA (</b></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">élargissement du vivier de recrutement externe à   partir des universités, développement du 3ème concours qui doit largement   s'ouvrir aux "acteurs sociaux", réforme des études)</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><b>Généraliser la mise en place et donner de véritables   pouvoirs aux organismes composés de représentants des organisations syndicales,   des usagers et des élus auprès des administrations</b></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">. Ils auraient une mission de   contrôle du fonctionnement transparent et démocratique des services et   s’assureraient du respect des finalités de service public. Ils pourraient   également être saisis de tous dysfonctionnements par les usagers de   l’administration ou leurs associations. Enfin, serait systématiquement menées   sous leur responsabilité des évaluations des politiques ou mesures mises en   œuvre.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Assurer le caractère   contradictoire et démocratiquement contrôlé de toute mesure d’expertise ordonnée   ou conduite par l’administration.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Accroître la   participation des citoyens à l'exercice de leur souveraineté ne se limite pas au   développement des formes "proches" ou directes d'intervention. Elle implique   tout autant la démocratisation de leur représentation à tous les niveaux, la   plénitude d’exercice des pouvoirs essentiels par les assemblées représentatives,   et de l’efficacité du contrôle qu’elles exercent sur l’exécutif. <br />  <ol type="I">  <ol start="3">  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Un système de représentation fidèle du corps   électoral</b> <br />  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Un mode de scrutin   équitable</u> </li></ol></li></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Seule la proportionnelle   intégrale, en une seule circonscription ou aux niveaux départemental, régional   ou national avec “&nbsp;&nbsp;récupération&nbsp;” centralisée des restes, permet d’assurer une   exacte représentation du corps électoral. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les arguments   favorables, au nom de la “&nbsp;gouvernabilité&nbsp;”, à des modes de scrutin plus ou   moins “&nbsp;majoritaires&nbsp;” sont irrecevables&nbsp;: ils font perdurer l’idée,   incompatible avec toute conception respectueuse de la souveraineté populaire,   que le peuple serait incapable de faire des choix électoraux conformes à ses   intérêts. Ils sont de surcroît spécieux, attribuant fallacieusement au peuple –   qui fut en réalité tenu autant que possible à l’écart - l’incapacité des couches   dirigeantes, sous la troisième et la quatrième République, à apporter des   réponses politiques satisfaisantes aux crises qu’ont constituées dans un cas la   montée du fascisme et la menace hitlérienne, et dans l’autre l’exigence   d’indépendance des peuples colonisés. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il ne peut pas y avoir   d’alternative démocratique à une exacte représentation du peuple tel qu’il est.   Le respect de sa souveraineté doit conduire à lui remettre à lui, et à lui seul,   la responsabilité et la possibilité institutionnelle de dénouer par ses votes   d’éventuelles crises politiques. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La déformation   systématique de la représentation populaire est un des problèmes majeurs de   notre démocratie. Elle vise à maintenir les “&nbsp;solutions&nbsp;” politiques aux   problèmes d’aujourd’hui sous le contrôle des choix de couches dominantes   asservies à la “&nbsp;pensée unique&nbsp;” libérale. Elle brouille irrévocablement le sens   de l’acte électoral en rompant le lien démocratique entre le vote et la   représentation&nbsp;: 20% à peine des électeurs inscrits – sans compter ceux qui ne   s’inscrivent pas ou à qui ce droit fondamental n’est même pas reconnu – peuvent   aujourd’hui à eux seuls faire élire une très large majorité de députés. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">C’est pourquoi les   communistes se prononcent résolument pour l’instauration à toutes les élections,   d’une façon adaptée à chacune, d’un mode de scrutin rigoureusement proportionnel   assurant, par l’égalité des voix, celles des citoyens eux-mêmes. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ils mettent en débat   dans la société cet objectif démocratique essentiel. Ils soutiendront toute   avancée dans ce sens, pour toutes les élections. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Une expression   suffisamment fréquente des électeurs.</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Notre système électoral   se caractérise par la longueur des mandats, signe de défiance à l’égard du corps   électoral, et façon pour une mince couche d’élus, souvent élus professionnels,   de refuser de remettre en cause leur mandat. Le comble demeure la durée   invraisemblable (9 ans) du mandat sénatorial. Plus long que dans la plupart des   grands pays européens – qui ne se caractérisent cependant pas par un aventurisme   démocratique – le mandat des députés demeure de cinq ans. Celui des élus   municipaux et départementaux est de 6 ans. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ces durées sont   incompatibles avec la démocratie. Elles ignorent et l’évolution démographique du   corps électoral en six ans ( décès d’un côté, six classes d’âge accédant au   droit de vote de l’autre, migrations ), et ses transformations politiques,   notamment celles qui proviennent de l’expérience vécue de l’exercice de ses   responsabilités par les femmes et les hommes précédemment élus. Ainsi, les   électeurs ont systématiquement sanctionné les politiques menées depuis 30 ans en   “&nbsp;sortant les sortants&nbsp;” à chaque élection législative. Qui peut douter, dans   ces conditions, que la durée du mandat législatif ne joue comme un temporisateur   de l’expérience et de la volonté des électeurs&nbsp;? <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’argument du “&nbsp;temps   nécessaire&nbsp;” pour gouverner ne peut être retenu. Car ou la politique menée   satisfait les électeurs, et il ne dépend que d’eux d’élire des candidats, les   mêmes ou d’autres, qui proposeront de continuer dans la même voie&nbsp;; ou elle ne   les satisfait pas, et il n’y a aucune raison démocratique de poursuivre trop   longtemps dans le sens engagé. Là encore, les arguments avancés sous couvert   d’efficacité correspondent en fait à la protection des intérêts ou des   situations en place. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">C’est pourquoi les   communistes proposent d’aller vers des mandats réellement raccourcis, assurant à   la fois une plus fréquente consultation du corps électoral, et une rotation plus   démocratique de l’exercice des responsabilités. <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">S’agissant des mandats   nationaux – Présidents de la République et députés – l’ancienne durée de sept et   cinq ans a permis aux français, indépendamment des mandats raccourcis (dus à la   démission du Général de Gaulle et au décès de Georges Pompidou, ainsi qu’aux   dissolutions de 1981 et 1988), d’exprimer des choix d’orientation nationale   environ tous les trois ans et demi. Après la réduction à cinq ans du mandat   présidentiel, la réduction à quatre ans du mandat législatif permettrait une   expression nationale du corps électoral environ tous les deux ans et demi. Ce   serait un progrès.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Les mandats locaux, comme   celui de sénateur, pourraient être fixés à la même durée de quatre   ans.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="3">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Conquérir, enfin, le   suffrage universel pour tous les citoyens français et   étrangers.</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La République française   a mis un siècle et demi à reconnaître le droit de vote des femmes. Elle persiste   aujourd’hui, contre son propre génie qui lui fait fonder la communauté nationale   sur le sol et non le sang, à le refuser aux étrangers qui ont choisi de vivre   sur le territoire national. Elle doit aujourd'hui non seulement mettre fin à une   injustice, mais plus encore donner toute sa signification à sa conception de la   citoyenneté. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Doit être pour cela   reconnu citoyenne ou citoyen toute femme ou tout homme, quelque soit sa   nationalité, qui choisit de vivre sur le sol français. Les communistes proposent   que soit ainsi attribué le droit de vote&nbsp;: <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 1.88cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">à toutes les élections   locales pour tous les étrangers résidant régulièrement en France depuis trois   ans&nbsp;;</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 1.88cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">à toutes les élections   nationales pour tous les résidents étrangers résidant régulièrement en France   depuis dix ans&nbsp;;</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 1.88cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">aux élections européennes   pour tous les résidents d’autres pays européens dans des conditions définies par   les traités de l’Union européenne, et pour tous les autres étrangers résidant en   France depuis dix ans.</span></span> <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="4">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Des élus proches des   citoyens</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Toute la société ressent   le besoin d’élus proches, au contact des besoins et des aspirations des   citoyens. A l’inverse, le système de représentation fonctionne, plus encore qu’à   la délégation, sur le mode du blanc seing, ne donnant en réalité aux élus aucune   obligation d’échanges avec leurs électeurs durant leur mandat, encore moins de   leur rendre compte. La seule pratique du “&nbsp;compte rendu de mandat&nbsp;”, de loin en   loin, voire à la seule approche de l’échéance électorale, consiste en fait en   opérations de propagande. La loi visant la moralisation de la vie politique l’a   d’ailleurs reconnu comme tel en 1990 en interdisant de tels comptes rendus de   mandats dans les six mois précédant une élection&nbsp;! <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il est donc essentiel de   créer les conditions d’un véritable rapport régulier entre les élus et les   électeurs, au rythme même de l’exercice de leur mandat. Les formes peuvent être   diverses. Nous proposons de soumettre au débat public la possibilité de créer   des <u>“&nbsp;</u><u><b>conseils de circonscription&nbsp;”</b></u> constitué de deux   collèges&nbsp;: l’un composé de représentants des partis, syndicats et associations   localement représentatives&nbsp;; l’autre, en nombre égal, tiré au sort parmi une   liste de citoyens volontaires. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ces conseils se   réuniraient au moins une fois par trimestre, et débattraient du compte rendu de   mandat du ou des élus concernés, et des projets à venir. Ces débats auraient   pour objectif essentiel d’associer la population de la circonscription à la   délibération des choix et ne donneraient donc pas lieu à des votes. <br />  <p lang="en" class="western" style="margin-left: 1.27cm;"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol start="4">  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>La représentation populaire au cœur de la   souveraineté nationale</b> </li></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La constitution de 1958   a créé les conditions de ce que F. Mitterrand avait appelé, avant de s’en   servir, un "coup d’Etat permanent". Outre un système électoral   extraordinairement “&nbsp;majoritaire&nbsp;”, &nbsp;elles se fonde sur un abaissement   outrancier des pouvoirs du Parlement, singulièrement de l’Assemblée nationale.   Il est donc essentiel de rendre à celle-ci les pouvoirs qui lui permettront de   jouer le rôle éminent qui doit être le sien&nbsp;: représenter le peuple en son   entier, et exercer pour lui pleinement la souveraineté populaire, dans   l’élaboration des choix majeurs engageant le pays tout entier comme dans le   contrôle de l’exécutif et de tous les pouvoirs constitués. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <span lang="en"><u><b>Par le développement de ses   propres pouvoirs</b></u></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">&nbsp;, qui doivent lui restituer l’exercice d’une   souveraineté plénière. </span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Cela signifie   notamment&nbsp;: la maîtrise de son ordre du jour (art. 48)&nbsp;; la suppression de la   définition restrictive du domaine de la loi (art. 34 et 37), de l’irrecevabilité   à caractère financier des propositions de loi ou amendements parlementaires,   remplacé par une obligation d’équilibre (art. 40), du vote bloqué (art. 44) et   de la procédure d’adoption sans vote de la loi (art. 49-3), de la délégation du   pouvoir législatif au Gouvernement (ordonnances de l’art. 38)&nbsp;; la nécessité   d’autorisation de l’Assemblée nationale pour toute opération militaire   extérieure&nbsp;; la création d’une procédure d’autorisation pour les négociations   européennes et internationales engageant la France&nbsp;; l’augmentation du nombre   des commissions permanentes, et élargissement de leur pouvoir de contrôle&nbsp;; le   développement des possibilités de créer des commissions d’enquête, et création   en la matière d’un droit à l’initiative minoritaire&nbsp;; le transfert au bureau de   l’Assemblée nationale du droit de grâce aujourd’hui exercé par le Président de   la République&nbsp;; <br />  <p lang="en" class="western"> <span lang="en"><u><b>Par l’organisation d’un   véritable contrôle de l’exécutif</b></u></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">&nbsp;</span></span><span lang="en"><b>:   </b></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">désignation du   Premier ministre par un vote de l’Assemblée nationale sur proposition du   Président de la République&nbsp;; rétablissement de l’investiture&nbsp;; modification des   conditions de vote des motions de censure&nbsp;; organisation d’un droit de   l’Assemblée nationale de suppléer à la carence gouvernementale en cas de retard   à prendre les décrets d’application de la loi&nbsp;; </span></span> <br />  <p lang="en" class="western"> <span lang="en"><u><b>Par la transformation du   droit de dissolution&nbsp;.</b></u></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Aujourd’hui pouvoir   discrétionnaire entre les mains du Président de la République dont le dernier   exercice a montré, en 1997, qu’il était devenu une arme politique de pure   convenance personnelle, la dissolution doit devenir le moyen exceptionnel et   contrôlé de résoudre une crise politique avérée en en appelant au peuple. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’acte de dissolution,   émanant du garant du fonctionnement des institutions que doit être le Président   de la République, ne doit donc résulter que d’une situation objective   (révocation ou démission de deux gouvernements successifs en moins de 18 mois),   ou de la volonté d’une très large majorité des députés eux-mêmes ( les deux   tiers).  <br />  <p lang="en" class="western"> <span lang="en"><u><b>Par le refus des formes de   mises sous tutelles de la souveraineté nationale</b></u></span><span lang="en"><u><span style="font-weight: normal;">&nbsp;</span></u></span><span lang="en"><span style="font-weight: normal;">: suppression du droit du Président   de la République de demander une seconde lecture de la loi&nbsp;; transformation   complète du contrôle de constitutionnalité&nbsp;; suppression de l’article 16 qui   prévoit une véritable suspension de la démocratie sous motif de salut   public&nbsp;;</span></span> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Un Sénat tourné vers   l'intervention des citoyens et des collectivités   territoriales</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le bicamérisme a été   justement et vivement critiqué. Sous couvert d’une assemblée représentative des   collectivités territoriales, il a en effet constitué pour l’essentiel un bastion   de la droite par sur-représentation des zones rurales qui lui sont   traditionnellement favorables. Mais l’exigence de démocratisation du processus   législatif pourrait donner à cette seconde chambre, profondément transformée   dans son mode d’élection comme dans son fonctionnement, un rôle essentiel pour   permettre l’initiative et la participation des citoyens et des collectivités   territoriales à l’élaboration de la loi. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Un rôle d’interface entre l’activité   parlementaire et les initiatives citoyennes.</b> </li></ol></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Saisi des initiatives   d’ordre législatif des collectivités territoriales et des citoyens, le Sénat   aurait pour mission de les examiner et d’en débattre. Il transmettrait à   l’Assemblée nationale les dispositions qu’il serait ainsi conduit à adopter. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Saisi par l’Assemblée   nationale ou le gouvernement d’un projet ou d’une proposition de loi portant sur   le fonctionnement des collectivités territoriales ou sur l’un de ses domaines de   compétence, le Sénat la transmettrait pour examen aux collectivités   territoriales concernées. Il examinerait et débattrait des propositions   éventuelles d’amendement qu’elles lui adresseraient dans les mêmes   conditions. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Un mode d’élection   démocratique, adapté à sa fonction</b>. </li></ol></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Elu au suffrage   universel direct à la proportionnelle départementale (ou régionale&nbsp;?), il   pourrait être constitué à parité de citoyennes et de citoyens dont la moitié   aurait exercé cinq ans au moins d’un mandat politique local (municipal,   départemental ou régional), et l’autre cinq ans au moins de responsabilités dans   des organisations politiques, syndicales ou associatives. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Un gouvernement   responsable</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Responsable devant le   Parlement, et lui seul, le Premier ministre et le Gouvernement doivent recouvrer   les pouvoirs exécutifs actuels du Président de la République dont le rôle ne   doit plus être de gouverner, mais d’être garant du bon fonctionnement des   institutions. Cela implique&nbsp;: <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La suppression du droit   d’agrément du Président de la République sur la composition du Gouvernement&nbsp;; la   présidence du Conseil des ministres par le Premier ministre&nbsp;; le pouvoir du   Premier ministre de nommer aux emplois civils et militaires de l’Etat&nbsp;; la   suppression du pouvoir de signature des décrets par le Président de la   République&nbsp;; la suppression du “&nbsp;domaine réservé&nbsp;”. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol start="3">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><u>Un président de la   République garant du fonctionnement des institutions</u> </li></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le président de la   République, irresponsable devant la représentation nationale, doit cesser de   disputer le pouvoir législatif au Parlement (référendum), et le pouvoir exécutif   au Gouvernement. Il doit devenir non pas l’arbitre – ce qui impliquerait un   pouvoir juridictionnel – mais le garant du fonctionnement démocratique de nos   institutions. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">A ce titre, il doit   notamment lui revenir de proposer à l’Assemblée nationale la nomination d’un   Premier ministre&nbsp;; de prononcer, quand les conditions constitutionnelles en sont   réunies, la dissolution de l’Assemblée nationale&nbsp;; de soumettre à référendum,   sur proposition du Premier ministre ou de l’Assemblée nationale, un texte de loi   ayant fait l’objet d’un vote à la majorité qualifiée de l’Assemblée nationale ou   du Sénat&nbsp;; de saisir quand il le juge utile le Conseil constitutionnel ou les   conseils supérieurs de la justice, de l’information, ou du développement   économique et social. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La constitution de   1958-62, faisant du Président de la République le véritable chef suprême de   l’exécutif, justifiait ainsi un mode de scrutin lui permettant de rassembler une   majorité absolue des suffrages en n’autorisant que deux candidats à se présenter   au deuxième tour. Ce système cesse d’être nécessaire dès lors qu’il s’agit   d’élire non pas un super chef de Gouvernement, mais le garant du fonctionnement   démocratique des institutions. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il est donc possible de   proposer que l’élection du Président de la République, au suffrage universel   direct comme le souhaitent les français, permette au deuxième tour le maintien   des candidats ayant obtenu au moins 20% des voix au premier tour, et en tout cas   les trois candidats arrivés en tête et décidant de se maintenir. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Tout pouvoir social doit   s’exercer au nom du peuple. La “&nbsp;distinction des pouvoirs&nbsp;” sans laquelle, selon   Montesquieu, un peuple n’a pas de Constitution, ne saurait signifier qu’un   organe quelconque pourrait s’affranchir de l’exigence de rendre compte devant   lui. C’est ce qui fonde la responsabilité de l’exécutif devant la représentation   populaire. Jusqu’à maintenant, cependant, ce principe n’a reçu qu’une   application très restreinte. Au delà de l’affirmation essentielle de la   responsabilité de l’exécutif devant la représentation populaire, il ne concerne   que la justice, par la création d’un Conseil supérieur de la magistrature   longtemps outrancièrement dépendant du pouvoir exécutif dont il était considéré   comme une sorte d’appendice. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il faut donner enfin une   application conséquente à ce principe essentiel de la démocratie en l’étendant à   tous les grands pouvoirs sociaux, dans lesquels doivent évidemment compter,   outre le pouvoir judiciaire, celui de l’information, et celui dont dépend, dans   l’économie, les finalités et les modalités du travail humain. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Aujourd’hui Conseil   supérieur de la magistrature, l’organe constitutionnel sensé garantir depuis   1958 l’exercice du pouvoir judiciaire “&nbsp;au nom du peuple français&nbsp;” a longtemps   été maintenu dans la tutelle de l’exécutif&nbsp;et limité au contrôle de la carrière   et de la pratique des magistrats. Dans un domaine essentiel au respect des   libertés fondamentales, les communistes soumettent au débat les propositions   suivantes&nbsp;: <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Elargir son champ de   responsabilité à l’ensemble de l’activité judiciaire. Il devrait donc veiller au   respect des orientations de la politique judiciaire dans toutes ses dimensions,   civile, pénale et administrative&nbsp;; élaborer et faire appliquer les règles   permettant d’assurer l’égalité des droits de tous devant la justice, notamment   par l’organisation d’un véritable droit d’accès au conseil et à la défense&nbsp;;   assurer le respect du statut et des carrières des magistrats ainsi que du   fonctionnement démocratique des juridictions&nbsp;; veiller à l’élaboration et à   l’application des règles concourant au respect et à la dignité des personnes   devant la justice, y compris dans les activités de police judiciaire,   etc.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Modifier sa composition&nbsp;: il   pourrait être constitué de personnes qualifiées désignées à la proportionnelle   des groupes parlementaires</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;">   <span lang="en"><span style="font-weight: normal;">Rendre public un rapport   annuel sur la justice, suivi d’un débat parlementaire et du vote d’une loi   d’orientation judiciaire.</span></span> <br />  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;"> <br /> <br /> <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <ol>  <ol>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le Conseil supérieur de   l’information. </li></ol></ol></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La démocratisation de   l’information est un des problèmes les plus complexes auxquels notre société est   confrontée. L’émancipation des tutelles étatiques, conquête essentielle des   dernières décennies, s’accompagnent d’une marchandisation qui lui substitue une   domination croissante par l’argent. L’actualité montre régulièrement – y compris   dans le mécanisme de nomination de ses membres et de son Président - que le CSA   ne peut pas jouer le rôle indispensable qui devrait être le sien. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   soumettent donc au débat la création d’une autorité constitutionnelle nouvelle.   Composé de personnalités qualifiées désignées à la proportionnelle des groupes   parlementaires, le Conseil supérieur de l’information aurait la charge de faire   annuellement au législateur des recommandations propres à permettre une   démocratisation de l’information, et de veiller à leur application. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <ol>  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le Conseil supérieur du   développement économique et social </li></ol></ol></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les pouvoirs qui   s’exercent dans la vie économique et sociale sont considérables. Certains   relèvent des institutions publiques, et restent hors de portée des citoyens.   L’essentiel apartient à la sphère “&nbsp;privée&nbsp;” et sont réputés se situer hors du   champ de la démocratie. Cantonné dans une fonction de consultation et d’études,   l’actuel Conseil économique et social joue un rôle utile, mais mineur. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   considèrent que l’économie doit satisfaire les besoins des êtres humains, et non   l’inverse. Ils proposent la démocratisation et la création, à tous les niveaux   de la société, d’institutions visant le développement économique et social, dans   lesquelles les citoyens et leurs représentants pourront peser afin d’orienter   les choix économiques – publics et privés – dans le sens de l’intérêt   général. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Dans cette perspective,   ils proposent de créer, aux lieu et place de l’actuel Conseil économique et   social, un Conseil supérieur de développement économique et social. Composée de   personnalités qualifiées désignées à la proportionnelle des groupes   parlementaires, cette instance serait chargée de veiller au respect par tous des   grandes orientations de la politique économique et sociale du pays, et de   proposer au législateur les mesures suceptibles d’y contribuer. <br />  <ol type="I">  <ol>  <ol>  <ol start="2">  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Le contrôle de   constitutionnalité</b> </li></ol></ol></ol></ol>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’exigence d’un contrôle   de constitutionnalité est un acquis de l’expérience historique&nbsp;: nul pouvoir,   pas même celui qu’exercent collectivement les représentants du peuple tout   entier, ne peut s’arroger le droit de s’affranchir des règles   constitutionnelles. Mais la solution actuelle consistant à faire désigner par   trois personnes (le Président de la République, le Président de l’Assemblée   nationale et le Président du Sénat) un “&nbsp;juge&nbsp;” de la représentation populaire   est profondément anti-démocratique. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il est donc proposé de   réformer cette institution dans sa composition et son fonctionnement&nbsp;: <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le Conseil de la   constitutionnalité serait composé de personnalités qualifiées, désignées à la   proportionnelle des groupes parlementaires&nbsp;; </li>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La déclaration   d’anti-constitutionnalité aurait pour conséquences non pas, comme actuellement,   de supprimer de la loi les dispositions litigieuses, mais de déboucher sur leur   vote dans les formes de la révision constitutionnelle&nbsp;: par le Parlement réuni   en congrès ou par référendum. </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="text-indent: -0.64cm; margin-left: 0.64cm;"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Notre système   démocratique, comme la plupart de ceux que connaît le monde contemporain, s’est   construit sur la base d’une séparation entre le politique et l’économique. Au   nom du caractère “&nbsp;inviolable&nbsp;et sacré&nbsp;” du droit de propriété, les pouvoirs   dans l’entreprise ont été réservés exclusivement aux propriétaires&nbsp;des capitaux   ou à leurs représentants. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Au fil des luttes, les   salariés ont conquis des droits. La société a progressivement imposé la prise en   compte d’impératifs sociaux&nbsp;de divers ordres, tels que l’environnement. Mais les   principaux choix de gestion, dont dépendent cependant directement les finalités   du travail et le sort des travailleurs eux-mêmes sont restés pour l’essentiel,   et en fait quasi exclusivement encore, un pouvoir discrétionnaire des   “&nbsp;patrons&nbsp;”. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La révolution   informationnelle et la mondialisation, notamment par la dé-territorialisation   des directions des grandes entreprises, leur a permis de s’affranchir pour   partie des contraintes imposées au capital par les rapports de force sociaux   issus de la première partie du 20<sup><font size="1" style="font-size: 8pt;">ème</font></sup> siècle. La financiarisation de l’économie conduit à un   pilotage des grandes entreprises par les marchés financiers qui prend   aujourd’hui la forme d’une véritable dictature des grands actionnaires et de la   logique de rentabilité financière. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">En l’état, la   démocratisation de la vie économique, permettant aux citoyens d’imposer dans   cette sphère essentielle de l’activité sociale un partage des pouvoirs, et d’y   faire ainsi reconnaître et respecter leurs aspirations et leurs besoins, est   encore à conquérir.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes, mais   avec eux le mouvement ouvrier et populaire tout entier, ont dans le passé   prétendu s’affranchir du marché par le pouvoir d’Etat. Le “&nbsp;socialisme&nbsp;” a ainsi   représenté cette “&nbsp;étape&nbsp;” - le communisme étant renvoyé à plus tard - dans   laquelle tous les moyens de production et d’échange devaient être “&nbsp;remis à   l’Etat&nbsp;” pour qu’il les gère dans l’intérêt commun. Ce projet politique,   poussant l’étatisme à son comble, a échoué. Et cet échec joue aujourd’hui encore   un rôle très important dans l’idée que le “&nbsp;libéralisme&nbsp;” économique, associé à   la “&nbsp;démocratie représentative&nbsp;” constitueraient ensemble la “&nbsp;fin de   l’Histoire&nbsp;”, c’est à dire la façon optimum et indépassable d’organiser les   sociétés humaines. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   entendent dépasser radicalement les conceptions étatistes de la société. Ils   n’opposent plus l’Etat au marché, mais considèrent que l’un et l’autre doivent   être profondément démocratisés. Ils récusent l’idée qu’il serait possible de   distinguer une “&nbsp;économie de marché&nbsp;” - qui validerait comme indépassable   l’ordre actuel marqué par la domination capitaliste – d’une “&nbsp;société&nbsp;” qui   pourrait obéir à une autre logique. La production de biens et de services est au   cœur de toute organisation sociale. Il n’y a pas de politique de santé, de   formation, d’environnement, de redistribution, de protection sociale, de   développement culturel, etc. qui ne dépende intimement de la question de savoir   ce que l’on produit, pour qui, pourquoi et comment. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   proposent donc de faire de la maîtrise collective de la vie économique et   sociale un axe essentiel de la démocratisation de la société, permettant aux   citoyens “&nbsp;d’avoir prise&nbsp;” sur les décisions dont le capital se réserve encore   aujourd’hui jalousement l’exclusivité. Ils proposent d’aller dans ce domaine,   comme dans tous les autres, vers un partage de plus en plus étendu de tous les   pouvoirs, jusque sur les moyens financiers, afin que partout dans la société les   décisions soient prises par toutes celles et tous ceux qui y sont   intéressés. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Longtemps, les   communistes ont considéré que cette maîtrise sociale exigeait la conquête   préalable du pouvoir d’Etat et la gestion administrée de l’économie. Cette   conception les a conduit à sous-estimer, voire à considérer avec méfiance l’idée   de participation des salariés à la gestion des entreprises. Ils n’ont pas   répondu assez tôt, pour cette raison à l’expression des aspirations à intervenir   que portait par exemple l’idée “&nbsp;d’autogestion&nbsp;” et y ont opposé celle de   “&nbsp;seuil minimum de nationalisations&nbsp;”. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ils considèrent   aujourd’hui que la question d’un secteur public puissant et dynamique,   démocratisé, décentralisé et coopératif reste essentiel&nbsp;; mais que la conquête   de pouvoirs permettant de peser partout sur tous les choix l’est tout autant.   Comme l’objectif du “&nbsp;dépérissement de l’Etat&nbsp;”, l’ambition d’étendre ainsi la   démocratie au champ économique et social vise un dépassement du système   capitaliste fondé au contraire sur les prérogatives de la propriété privée.   Faire reculer les pouvoirs de l’argent, jusqu’à y substituer ceux des   “&nbsp;producteurs - et des citoyens - associés&nbsp;” est un processus proprement   révolutionnaire. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il s’agit d’un chantier   considérable d’élaborations, d’expérimentations et de luttes sociales,   idéologiques et politiques dont il ne saurait être question de faire en l’état   une synthèse. Beaucoup de femmes et d’hommes, de forces de progrès sont engagés   dans cet effort pour ouvrir des pistes nouvelles ou en revisiter d’autres. Les   communistes se proposent d’y contribuer en mettant en débat des idées et des   propositions touchant notamment&nbsp;: <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><u><b>A la nécessité de développer les moyens   publics d'intervention</b></u> </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Par l’affirmation des missions de   l’Etat</b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">L’inefficacité   croissante des politiques étatistes a favorisé une mise en cause de “&nbsp;l’Etat   providence&nbsp;” et le développement d’une idéologie de “&nbsp;l’Etat minimum&nbsp;”.   Privatisations et dérégulations ont ainsi profondément transformé, en vingt ans,   le cadre de notre vie sociale, élargissant la sphère “&nbsp;privée&nbsp;” où règnent les   critères de la rentabilité financière et de la marchandisation, organisant la   domination des marchés financiers. La construction européenne ultra-libérale a   organisé des abandons de souveraineté essentiels, notamment sur le plan   monétaire. Les moyens publics d’intervention se sont réduits comme peau de   chagrin. La technocratie et le recours aux experts ont éloigné les citoyens et   leurs représentants des lieux réels de décision, favorisant le développement   dans l’Etat, au nom de l’efficacité, des logiques et des méthodes du privé. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   critiquent l’étatisme comme système dépossédant les citoyens de leurs capacités   d’intervention. Mais ils critiquent tout autant cette autre dépossession que   représente la privatisation des missions de l’Etat. Ils se prononcent non pas   pour “&nbsp;moins d’Etat&nbsp;”, mais pour un Etat autrement, ce qui implique   inséparablement un développement audacieux et la démocratisation de moyens   publics d’intervention dans le champ économique et social. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Cela implique d’affirmer   concrètement le rôle essentiel de l’Etat - démocratisé - comme garant de la   cohésion et de la solidarité nationale, et de lui donner les moyens d’agir pour   que l’ensemble de l’activité sociale concourre à la satisfaction des   besoins. <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Par la transformation, le développement et la   démocratisation d’un secteur public puissant et dynamique</b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Secteur et services   publics sont au cœur de l’immense affrontement qui oppose les intérêts du   capital et les aspirations sociales à l’égalité, la solidarité, le partage et le   progrès social. Les forces de progrès en ont fait un point d’appui essentiel   pour émanciper la production de biens et de services des contraintes de la   rentabilité financière en raison du rôle qu’ils jouent dans la vie sociale&nbsp;:   exercice des droits fondamentaux de la personne humaine, construction de   solidarités, cohésion sociale, impact sur des questions décisives pour   l’évolution de la société – emploi, gestion des ressources, environnement,   innovation, indépendance, etc.). Les forces de l’argent ont cherché à en faire   des outils de la rentabilité, notamment par la prise en charge publique de   dépenses nécessaire à la mise en valeur du capital privé. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La mondialisation et la   révolution informationnelle transforment profondément les termes de cette   contradiction et les rapports de force qui avaient conduit dans notre pays au   développement d’un important secteur public. Une bataille idéologique acharnée,   constante, s’appuyant notamment sur les insuffisances démocratiques du secteur   public, a cherché à identifier “&nbsp;public&nbsp;” à archaïsme et bureaucratie, “&nbsp;privé&nbsp;”   à modernité et efficacité. La “&nbsp;vague libérale&nbsp;” des vingt dernières années   s’est traduite par un grand mouvement de libéralisation et de   privatisations. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   considèrent que le développement d’un secteur et de services publics puissants   et dynamiques, démocratisés et décentralisés, est un objectif essentiel pour   répondre aux besoins croissants de développement des êtres humains&nbsp;; aux   impératifs de cohésion sociale et de solidarité&nbsp;; à l’exigence d’efficacité   sociale pour un développement durable&nbsp;; et aux progrès de la démocratie.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ils proposent dans ce   sens la constitution dans tous les grands secteurs de l’économie de “&nbsp;pôles   publics&nbsp;” , capables de peser sur les orientations générales. Un grand “&nbsp;pôle   financier public&nbsp;” pourrait jouer dans ce sens un rôle déterminant en favorisant   la mobilisations des ressources financières et du crédit vers les entreprises   créatrices d’emplois et contribuant à la formation et à la recherche. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Par le développement de formes diversifiées de   propriété sociale</b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Au delà des outils que   constituent le secteur et les services publics, la réponse aux besoins doit   pouvoir s’organiser au travers de formes de propriété sociale – notamment   mutualistes, coopératives, associatives - associant les citoyens, les   institutions sociales et les collectivités publiques.  <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Par la démocratisation et à la création   d’institutions pour le développement durable, l’emploi et la   formation</b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">A l’exception du Conseil   économique et social, au rôle extrêmement limité, les institutions à caractère   économique – notamment les Chambres de commerce et d’industrie, ou les tribunaux   de commerce – ont conservé un caractère corporatiste. Loin de mettre en cause   les logiques financières, elles en sont le plus souvent les instruments.   L’exigence qui se développe depuis plusieurs années d’une démocratisation de ces   institutions se heurte à une résistance acharnée.  <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Parallèlement, les   luttes ont imposé la création de nouvelles institutions chargées de travailler à   la préservation de l’emploi, ou, très récemment, au contrôle des considérables   fonds publics dont bénéficient jusqu’à présent, sans contrepartie vérifiée et   dans la plus grande opacité, un grand nombre d’entreprises. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il faut aujourd’hui   ouvrir le chantier d’institutions démocratiques permettant aux salariés, aux   citoyens et à leurs élus de peser sur les choix – industriels, financiers,   technologiques etc. – afin d’organiser les coopérations et d’orienter les   décisions dans le sens du développement durable et d’une sécurité d’emploi et de   formation. A terme, il s’agirait d’aller vers un réseau d’institutions – du   local au national, et au delà aux niveaux européen et mondial – permettant une   démocratisation des pouvoirs économiques. Le Conseil économique et social, érigé   en Conseil supérieur émanant de la représentation nationale, aurait sur le plan   national la charge de veiller au fonctionnement et au développement dynamique de   ces institutions. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ce chantier de nouvelles   institutions est immense, et pour l’essentiel en friche. Dans ses plus fortes   avancées historiques, la démocratie n'a pas encore réussi à pénétrer les sphères   de l'économie et de la finance, où règne sans partage, et dans le secret, le   pouvoir de l'argent. D'où un impératif de débats et d'innovations démocratiques   qui permettent aux citoyens d'avoir prise sur les processus de décision des   entreprises et des groupes, sur l'argent et les financements, dans une finalité   de développement durable, d'emploi et de formation. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   proposent de premières pistes de travail, autour d'un même fil conducteur&nbsp;:   associer à la mise en évidence des besoins, à l'élaboration comme à la prise des   décisions et au suivi de leur mise en œuvre les représentants des salariés, des   acteurs sociaux et des populations concernées, à travers leurs syndicats,   associations et représentations politiques, du local au national:  <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">conférence budgétaire   décentralisée pour ce qui concerne les dépenses directes de l'Etat, favorisant   une véritable concertation avec les personnels concernés, leurs syndicats, les   associations d’usagers et les élus. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">commission de contrôle   nationale et décentralisée de l'utilisation des fonds publics versés aux   entreprises pour en promouvoir l'efficacité pour l'emploi et la   formation, </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">conférences financières   dans les bassins d'emploi, les régions et au plan national, en liaison avec la   promotion par le pôle public du crédit d'une grande mission nouvelle de service   public du crédit. Ainsi pourrait notamment s’ouvrir, dès les bassins d’emploi,   une voie d’accès à l'intervention citoyenne sur l'orientation de la Banque   Centrale Européenne. </li></ul>  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><u><b>A l’affirmation d’une véritable responsabilité   sociale des entreprises</b></u> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La financiarisation du   capital et sa libre circulation planétaire, la constitution de groupes géants   dont les pouvoirs dépassent parfois celui des nations, l’extrême brutalité des   conséquences sociales qui en résultent font apparaître chaque jour davantage les   ravages d’un système qui ne donnent aux entreprises aucune autre responsabilité   que de travailler à l’enrichissement de ses actionnaires. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Depuis longtemps s’est   développé un ensemble de législations ou de réglementations visant à faire   respecter par les entreprises des obligations sociales, concernant notamment les   droits des salariés, l’environnement, l’urbanisme, etc. Mais il ne s’agit   jusqu’à présent que de limitation des pouvoirs ou des droits du capital dont la   mise en valeur demeure dans le principe et dans les faits la seule finalité de   l’entreprise. “&nbsp;Entreprise&nbsp;” et “&nbsp;société de capitaux&nbsp;” reste ainsi encore   aujourd’hui une seule et même réalité, permettant aux actionnaires et à leurs   mandataires de se réserver tous les pouvoirs, et de les exercer dans leur seul   intérêt. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Les communistes   proposent de travailler à une réforme fondamentale du statut des grandes   entreprises visant à réorganiser leur fonction et leur responsabilité sociales.   Au lieu d’être “&nbsp;la propriété&nbsp;” du capital qui s’y investit – et qui n’est   d’ailleurs souvent qu’une faible part des moyens financiers dont elles disposent   - , elles seraient reconnues comme des réalités économiques et sociales où   s’organisent et éventuellement se confrontent les relations entre les différents   intérêts sociaux concernés&nbsp;: ceux de femmes et des hommes qui y travaillent, des   collectivités publiques dans lesquelles s’inscrit leur activité, du capital   investi, des organismes de crédit, des fournisseurs et des sous-traitants, des   consommateurs, etc. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Ainsi l’entreprise   deviendrait une personne juridique propre, distincte de la “&nbsp;société de   capitaux&nbsp;”, et sa direction serait assurée non pas par les seuls représentants   des actionnaires, mais par un collège représentatif des différentes parties   prenantes, notamment, aux côtés des actionnaires, des représentants des   salariés, des élus, etc. Ainsi la prise en compte des responsabilités sociales   de ces grandes entreprises résulterait du partage des pouvoirs en son sein. <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>A de nouveaux droits et pouvoirs des salariés   </b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Au delà de leurs droits   d’information et de consultation, ou de leur participation à la direction des   grandes entreprises, les salariés doivent se voir reconnaître des droits et des   pouvoirs nouveaux&nbsp;: <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Droit d’intervention   sur toutes les décisions de gestion</b>, particulièrement les choix   d'investissement et de financement dont dépendent dans une large mesure le   devenir des emplois, l'accès aux formations, le niveau et l'évolution des   salaires. L’exercice de ces droits implique des pouvoirs nouveaux d'expertise,   de propositions sur les stratégies industrielles et de développement, sur   l'organisation et le contenu du travail. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Droit de faire   suspendre tout “&nbsp;plan social&nbsp;”,</b> afin d’organiser les concertations   nécessaires, et faire prendre en compte des solutions   alternatives. </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Création d’un   “&nbsp;observatoire des libertés à l’entreprise&nbsp;”</b>, associant organisations   syndicales, élus, magistrats, avocats et personnalités qualifiées. Cet   observatoire rendrait annuellement un rapport et adresserait des recommandations   ou des avis aux pouvoirs publics.  </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;"><b>Au droit à une   sécurité d'emploi et de formation</b>. </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Exigence sociale et   économique aussi nécessaire aujourd’hui que ne le fut la Sécurité Sociale après   guerre, il s’agit d’aller vers la mise en place d’un système garantissant à tous   les salariés la continuité d’un haut niveau de droits et de revenus dans   l’alternance entre emploi stable, à temps de travail de plus en plus réduit, et   formation. Ainsi favoriserait-on la mobilité professionnelle et l’élévation de   la qualification de tous les salariés tout en en finissant avec le chômage et la   précarité. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><u><b>A une nouvelle démocratie   sociale</b></u> </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Par une démocratisation de la protection   sociale</b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Le statut donné à la   protection sociale au lendemain du dernier conflit mondial a constitué un   progrès démocratique considérable, donnant aux acteurs sociaux des droits   importants de débat et de décision dans le champ de la protection sociale, dont   le budget est aujourd’hui du même ordre de grandeur que celui de l’Etat   lui-même. Ces droits sont aujourd’hui largement remis en cause par l’étatisation   de certaines institutions et la privatisation de certaines politiques. A la   stratégie de refondation sociale du Medef, il faut opposer l’ambition, de même   portée que celle qui a permis la création de la Sécurité Sociale, d’institutions   démocratiques dédiées à la sécurité et au développement social. Il s’agit, dans   ce domaine comme dans celui de l’économie, et de façon nécessairement liée,   d’aller vers une véritable maîtrise des choix par les citoyens et les salariés.   Les communistes proposent d’ouvrir ce chantier d’avenir et proposent d’ouvrir   pour cela un grand débat national. <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <p lang="en" class="western"> <br /> <br /> <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Par le développement déterminé du   syndicalisme</b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">Il ne peut y avoir de   progrès démocratique dans le champ social sans un développement considérable des   organisations qui y représentent les acteurs sociaux, à commencer par les   syndicats de salariés. La faiblesse des organisations syndicales est aujourd’hui   un handicap majeur pour tout progrès. Il faut donc reconnaître l’importance de   leur rôle social, et développer leurs droits en conséquence. Cela implique   notamment, parallèlement aux cotisations syndicales qui doivent demeurer le   fondement de l’indépendance et de la légitimité des syndicats, de mettre en   place un financement du syndicalisme, par l’Etat et par les entreprises, qui   leur permette de remplir efficacement leurs missions au service de l’intérêt   général et des entreprises. <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western"><b>Par la mise en place de nouvelles règles de   négociation collective</b> </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La stratégie de   refondation sociale du Medef s’accompagne d’une remise en cause du cadre de la   négociation collective. Elle tend à remettre en question de la hiérarchie des   normes et d’affranchir ainsi le patronat des règles qui tendent à assurer un   minimum d’égalité et de solidarité&nbsp;; et à lui donner la possibilité d’une   négociation “&nbsp;à la carte&nbsp;” qui permet de faire entériner et passer pour légitime   des accords signés par des organisations ne représentant qu’une minorité de   salariés. <br />  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">A l’inverse, il faut y   opposer une exigence de démocratisation accrue&nbsp;:  <br />  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">respecter la hiérarchie   des normes&nbsp;: Constitution, loi, convention collective, admission de l’ensemble   des organisations à toutes les phases d’une négociation&nbsp;; </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">assurer l’égalité du   droit de toutes les organisations syndicales de participer à toutes les phases   d’une négociation et d’en contrôler la mise en œuvre quelles qu’aient été leurs   positions&nbsp;; </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">donner aux salariés le   droit d’exprimer directement leur opinion avant pendant et au moment de la   conclusion éventuelle d’une négociation&nbsp;; </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">soumettre la validité   d’un accord à sa signature par des organisations syndicales représentant une   majorité de salariés&nbsp;; </li></ul>  <ul>  <li class="list">  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">mettre en place des   modalités adaptées de négociation dans les PME et les très petites   entreprises. </li></ul>  <p lang="en" class="western" style="font-weight: normal;">La mise en place de ces   règles doit s’accompagner de l’organisation des procédures permettant de mesurer   régulièrement la représentativité de chaque organisation, c’est à dire son poids   électoral. Cela permettrait en outre de redonner une légitimité, régulièrement   actualisée, à la notion d’organisations syndicales “&nbsp;plus représentatives&nbsp;”.    <br />
     </div>
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   <title>CONFERENCE PROMOTIONNELLE pour la sortie du LIVRE de Kemi Seba le Samedi 10 AVRIL 2010 à 14H30</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 11:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>blackobra@hotmail.fr</dc:creator>
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Un livre philosophique prônant la rupture avec la MATRICE du Nouvel Ordre Mondial, et le retour à “Ma’at Ikh-s”, la loi de la nature PRIMORDIALE     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1949602-2681880.jpg" alt="CONFERENCE PROMOTIONNELLE pour la sortie du LIVRE de Kemi Seba le Samedi 10 AVRIL 2010 à 14H30" title="CONFERENCE PROMOTIONNELLE pour la sortie du LIVRE de Kemi Seba le Samedi 10 AVRIL 2010 à 14H30" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-weight: bold; font-style: italic;">“Ma’at Ikh-s Philosophie”  </span> <br />&nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;SAMEDI 10 AVRIL 2010 </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;14H30 </span> <br />&nbsp;POINT DE RDV DEVANT le Quick juste à côté de LA MAIRIE DE SAINT-OUEN (Métro 13) à 14H30.A cet endroit, des collaborateurs de Kemi Seba vous accompagnerons au lieu de la conférence   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;  </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Résumé du livre  </span> <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Un livre philosophique prônant la rupture avec la MATRICE du Nouvel Ordre Mondial, et le retour à “Ma’at Ikh-s”, la loi de la nature PRIMORDIALE , cette dernière passant respectivement PAR:   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;1)les clefs de déconstruction du Mondialisme marchand   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;2)Une meilleure connaissance du Monde Noir, berceau de l’humanité   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;3)une approche des valeurs traditionnelles et spirituelles.   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;En nubien ancien, le principe “Ma’at Ikh-s” élaboré par Kémi Séba signifie “la vérité et la justice s’élèvent”.   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Résumé des faits ayant permit la rédaction du livre   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Le 7 Octobre 2009, alors que Kemi Seba s’apprêtait à effectuer son 1er voyage politique en AFRIQUE, ce dernier est arrêté par les autorités françaises qui préférant voir son message s’isoler, lui signifièrent sa mise en quarantaine politique en le plaçant sous contrôle judiciaire, avec interdiction sous peine d’être incarcéré:   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;-de mettre les pieds sur Paris et d’y tenir des discours publics   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;-de parler à ses plus proches collaborateurs noirs et amis   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;-de sortir du territoire français et donc de se rendre en Afrique au moment où il y était attendu.   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Dans le même temps, mise en place par le système de marionnettes noires consensuelles visant à désamorcer la colère de la jeunesse en lui faisant croire que les choses vont mieux, et qu’il n’y a pas de raisons de se battre pour qu’un système plus juste voit le jour…   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Quel est le but non avoué du gouvernement à travers toutes ces manoeuvres?  <br />pousser Kemi Seba à franchir les limites qui lui sont imposées juridiquement, de sorte que ce dernier appelle ses partisans à passer au stade de la violence physique pure et simple pour par la suite être broyé par le système répressif étatique…   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Mais tout ceci fut un mauvais calcul des autorités...   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Reconnaissant être à un tournant aussi bien dans sa vie personnelle que dans son combat, Kemi CHOISIT DE METTRE SUR PAPIER SA PENSée, ses solutions CONCRETES, comme si chaque jours qu’il écrivait pouvait être le dernier…Se livrant comme jamais, il nous laisse une oeuvre philosophique qui, s’il était amené à être incarcéré ou assassiné demain, serait sans aucun doute, son poètique, parabolique, analytique testament, qui transcenderait les limites du temps...   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;PS: Cette conférence est organisée par l’Entreprise “Mélanine Prod”, indépendamment donc du MDI, néanmoins, le bureau du mouvement tenait à se faire l’écho de la 1ère oeuvre littéraire et philosophique de son président
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
]]>
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   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1949602-2681880.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.alterinfo.net/CONFERENCE-PROMOTIONNELLE-pour-la-sortie-du-LIVRE-de-Kemi-Seba-le-Samedi-10-AVRIL-2010-a-14H30_a43929.html</link>
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   <title>Anti-Semitism – what is it?</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 11:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jeff Gates</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Propagande médiatique, politique, idéologique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Several of us among the incurably curious asked ourselves a simple question: what is anti-Semitism? The fact that it must be written with a capital “S” says a lot.

By Jeff Gates
Jeff Gates considers how the definition of “anti-Semitism” has been broadened to an extent where any questioning of Israel’s relationship with or penetration of the United States political system, or of anything pertaining to 9/11 or the US’s war on Iraq, is deemed “anti-Semitic” and may pose a risk to the reputation or even the life of the questioner.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950569-2683143.jpg" alt="Anti-Semitism – what is it?" title="Anti-Semitism – what is it?" />
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     <div>
        	Then we realized it also morphs. To that feature I can attest. In   November 2002, I met a “John Doe” in London who proposed a research   challenge. While meeting that challenge, I encountered various versions   of anti-Semitism. <br />  	 <br />  	A colleague advised against this challenge. First, he fretted at the   criminal nature of what the research has since confirmed. Then he   inquired about my safety. That said a lot. <br />  	 <br />  	The colleague was MIT Professor Noam Chomsky. For his criticism of   Israeli policy, he was attacked as a self-hating Jew. Were he not   Jewish, doubtless he would have been an anti-Semite. For critics of   Israel, those are the only two options. He cautioned me: <br /><blockquote>  	    		You’ll get the same thing: anti-Semitic, Holocaust denier, want to   kill all the Jews, etc. It doesn’t matter what the facts are. Bear in   mind that you are dealing with intellectuals, that is, what we call   “commissars” and “apparatchiks” in enemy states. <br /></blockquote>    	<strong>Is anti-Semitism a geopolitical strategy? If so, for what   purpose? Character assassination?</strong> <br />  	 <br />  	Ten months ago, I met Professor William Robinson at the University of   California Santa Barbara campus. We met soon after he was attacked by   the Anti-Defamation League (ADL) and its smear team. <br />  	 <br />  	Robinson had read <em>Guilt By Association</em>, the first release   based on this research. His question mirrored Prof. Chomsky’s concern:   “Are they going to kill me?” he asked. They are those who smear anyone   critical of Israeli policy. <br />  <h3>  	Anti-Semitism – A license to kill?</h3>    	To his class on globalization, Robinson provided an email link to a   photo essay critical of Israeli policy that had been circulating online   for weeks. When two students complained to the ADL (Anti-Defamation   League), its attack troops insisted on Robinson’s removal while its   national network urged alumni to threaten the withholding of gifts and   bequests to the university. <br />  <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="1" align="right" style="height: 300px; width: 300px;">  	  <tbody>  		  <tr>  			  <td>  				<img style="width: 300px; height: 280px;" src="http://www.redress.cc/cms-images/jgates20100317b.jpg" alt="Favourite &quot;anti-Semites&quot;" /> <br />  				<span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><span style="font-size: 10px;">From top left: Tun Mahathir, Desmond Tutu,   Cynthia McKinney, James  Carter <br />  				Bottom left: Nelson Mandela, Mearsheimer and Walt, William Robinson</span></span></td>  		</tr>  	</tbody></table>    	Word quickly spread among academics nationwide. That time-critical ADL   strategy silenced on-campus criticism of the Israeli assault on Gaza. Is   it anti-Semitic to suggest that’s how anti-Semitism works? <br />  	 <br />  	When the ADL intimidates on a national scale, does anti-Semitism morph   into something even more sinister? The Gaza assault killed 1,400,   including 400 Palestinian children. That slaughter was scheduled during   America’s political and media “down time” – between Christmas 2008 and   the January 2009 inaugural of Barack Obama. <br />  	 <br />  	<strong> Is it anti-Semitic to suggest a strategic motive behind the   timing of Israel’s latest barbarity?</strong> <br />  	 <br />  	Then there’s the motive for 9/11. Is it anti-Semitic to raise that   taboo subject? Ask those members of the 9/11 Commission who objected   m—successfully – when the chair and vice-chair proposed hearings on the   motivation for that high-profile provocation. <br />  	 <br />  	Instead, Americans were left to cope with the results of an overwrought   reaction to an unexplained mass murder too quickly blamed on   “Islamo”-fascism. Only now can we see the full costs in blood and   treasure of a war waged on fixed intelligence and false pretences. <br />  	 <br />  	The fiscal tab alone is projected to top 3 trillion US dollars,   including the future costs of military pensions, disabilities,   record-level post-traumatic stress, suicides and so forth. <br />  	 <br />  	All of the money has been borrowed, a first for an American war. The   interest cost could reach 700 billion dollars. Is it anti-Semitic to   point out that debt is always the prize? <br />  	 <br />  	At the end of World War II, the victorious US was home to 50 per cent   of the world’s productive power. Our bonds were guaranteed to be   gilt-edged for at least two generations. Now we are widely hated, our   credibility is shot, our credit rating is slipping and our economy   teeters on a meltdown. <br />  	&nbsp; <br />    	<strong>Is it anti-Semitic to ask: “What happened?”</strong> <br />  	 <br />  	Is it anti-Semitic to report that the so-called “mastermind” behind   9/11 cited as his motive the US-Israeli relationship? Is it anti-Semitic   to ask for an accounting of the “but for” costs of this relationship? <br />  	 <br />  	But for this “special relationship” what would be the current condition   of the US – financially, militarily, diplomatically, geopolitically?   Would the computation of those costs be an exercise in anti-Semitism? <br />  <h3>  	Is it anti-Semitic to call for a new 9/11 commission?</h3>    	America was misled to wage war on Iraq. Who had a relationship with us   that was privileged enough to succeed with such duplicity in plain   sight? <br />  	 <br />  	Who had the means, motive, opportunity and – importantly – the stable   nation state intelligence to deceive us from inside our own government?   Is that question anti-Semitic? <br />  <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="1" align="right" style="height: 280px; width: 300px;">  	  <tbody>  		  <tr>  			  <td>  				<img style="width: 300px; height: 280px;" src="http://www.redress.cc/cms-images/jgates20100317c.jpg" alt="Favourite &quot;self-hating Jews&quot;" /> <br />  				<span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><span style="font-size: 10px;">From top left: Ilan Pappe, Mordechai Vanunu,    Joel Kovel <br />  				Centre: Norman Finkelstein, Richard Goldstone, Ronnie Kasrils <br />  				 Bottom: Kedy Epstein, Judity Weisman, Richard Falk</span></span></td>  		</tr>  	</tbody></table>    	We were betrayed. Does that betrayal trace to those who befriended us?   We were defrauded. Does that treason trace to those we were induced to   trust? <br />  	 <br />  	As counsel to the US Senate Finance Committee (1980-87), I crafted a   federal tax law that governs the bulk of funds under management. Those   funds surged from 800 billion dollars in 1980 to more than 17,000   billion dollars by the spring of 2007. <br />  	 <br />  	The result created a vast pool of “money-on-autopilot”. Today’s   consensus belief can be simply put: money should be allowed to pursue   more of itself – freely. <br />  	 <br />  	The unspoken assumption is that money is smarter than people. That’s   the generally accepted truth behind the finance-fixated obsession now   known as “economics”. <br />  	 <br />  	Legions of consensus-touting consultants insist that this One True   Faith must guide lawmaking worldwide. By law, financial freedom has now   become a proxy for personal freedom. Tribunals under the World Trade   Organization may yet enforce that worldview. <br />  	 <br />  	How did that narrow perspective become a widely agreed-to mindset? How   were we induced to set America’s course by those values peculiar to   money? <br />  	 <br />  	Rather than the civil rights refrain, “Let my people go”, the consensus   refrain is “Let my money go”. Were we induced by a subculture within a   subculture... within a subculture to freely embrace the very   money-myopic mindset that now endangers our freedom? <br />  	 <br />  	This mindset first surfaced as the “Chicago model” before morphing over   decades into the “Washington” consensus. <br />  	 <br />  	How were we as a nation induced to brand American democracy with a   point of view that, by law, displaces those values not denominated in   money? Is it anti-Semitic to pose that question? <br />  <h3>  	Shutting down debate</h3>    	Early on in this challenge, I included the noun “Jew” in a Google   search. I received in return an automated response from the ADL implying   that I was an anti-Semite. Why? <br />  	 <br />  	More importantly, how did a Google response appear in my email inbox –   automatically – from the ADL? <br />  	 <br />  	The ADL now conducts trainings for law enforcement under recently   enacted federal hate crimes legislation. By my use of a common noun in   an online search, am I now identified in a database as wanting to kill   all the Jews? <br />  	 <br />  	Mark Yudoff, president of the University of California, could have   intervened in the on-campus events that caused Professor Robinson to   fear for his life. He declined. Richard Blum, chair of the state’s Board   of Regents, could have intervened. He too declined. <br />  	 <br />  	Judith Yudoff is the immediate past international president of the   United Synagogue of Conservative Judaism, representing 760 synagogues.   Blum’s wife, U S Senator Diane Feinstein, chairs the Senate Select   Committee on Intelligence. Is it anti-Semitic to report these facts? <br />  	 <br />  	My apologies. Clearly I don’t yet grasp what anti-Semitism is. Thus I   throw the challenge to you the reader: what is it? Together perhaps we   can sort this out. <br />  <hr /><address>  	<a name="bio" />Jeff Gates is a widely acclaimed author, attorney,   investment banker, educator and consultant to government, corporate and   union leaders worldwide. His latest book is Guilt By Association: How   Deception and Self-Deceit Took America to War (2008) – his first release   in the <a href="http://www.criminalstate.com/">Criminal State</a>   series. His previous books include Democracy at Risk: Rescuing Main   Street From Wall Street and The Ownership Solution: Toward a Shared   Capitalism for the 21st Century.</address> <br /><address>  	A version of this article also appears on <a href="http://salem-news.com/">salem-news.com</a> and on <a href="http://sabbah.biz/mt/">Sabbah Report</a>.</address>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Anti-Semitism-what-is-it_a43954.html</link>
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   <title>Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 11:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950542-2683110.jpg" alt="Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale" title="Les cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale" />
     </div>
     <div>
      <img title="GEAB N°43 est disponible ! Les   cinq séquences de la phase de dislocation géopolitique globale" alt="GEAB N°43 est disponible ! Les cinq séquences de la phase de   dislocation géopolitique globale" src="http://www.leap2020.eu/photo/1942909-2671318.jpg?v=1268643084" />  			   <div class="para_2671318 resize" id="para_1">En cette fin de premier trimestre 2010, au moment où sur les   fronts monétaires, financiers, commerciaux et stratégiques, les signes   de confrontations se multiplient au niveau international, tandis que la   violence du choc social de la crise se confirme au sein des grands pays   et ensembles régionaux, LEAP/E2020 est en mesure de fournir un premier   séquençage anticipatif du déroulement de cette phase de dislocation   géopolitique mondiale.  					  <br />  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  					   					  <br />  					 Nous rappelons que cette phase ne peut être un prélude à une   réorganisation pérenne du système international que si, d'ici le milieu   de cette décennie, les conséquences de l'effondrement de l'ordre mondial   hérité de la seconde guerre mondiale et de la chute du Rideau de Fer,   sont pleinement tirées. Cette évolution implique notamment une refonte   complète du système monétaire international pour remplacer le système   actuel fondé sur le Dollar américain par un système basé sur une devise   internationale dont la valeur dérive d'un panier des principales   monnaies mondiales pondérées par le poids respectif de leurs économies.  					  <br />  					   					  <br />  					 En publiant l'année dernière à la même époque un message en ce   sens sur une pleine page du <a href="http://www.leap2020.eu/Lettre-ouverte-Sommet-du-G20-de-Londres-la-derniere-chance-avant-la-dislocation-geopolitique-mondiale_a3009.html" class="liens">Financial   Times</a>, à la veille du sommet du G20 à Londres, nous avions indiqué   que la « fenêtre de tir » idéale pour une telle réforme radicale se   situait entre le printemps et l'été 2009, faute de quoi le monde   s'engagerait dans la phase de dislocation géopolitique globale à la fin   2009 (1).  				 </div>  			 </div>  			   		 </div>  		 <br class="sep_para access" id="sep_para_2" />  		   <div class="para_2671319 resize" id="para_2">  			   <div style="margin-bottom: 10px;" class="photo top">  				 <a title="L' « Anneau de Feu » des dettes souveraines - Répartition   graphique des Etats en fonction de leur dette et de leur déficit publics   (en % PIB) - Source : Reuters Ecowin, 02/2010" rel="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1942909-2671319.jpg?ibox" href="javascript:void(0)"><img width="440" title="L' « Anneau de Feu » des   dettes souveraines - Répartition graphique des Etats en fonction de   leur dette et de leur déficit publics (en % PIB) - Source : Reuters   Ecowin, 02/2010" alt="L' « Anneau de Feu » des dettes souveraines - Répartition graphique   des Etats en fonction de leur dette et de leur déficit publics (en %   PIB) - Source : Reuters Ecowin, 02/2010" src="http://www.leap2020.eu/photo/1942909-2671319.jpg?v=1268638752" /></a>  				   <div class="legende legende_2671319">  					 L' « Anneau de Feu » des dettes souveraines - Répartition   graphique des Etats en fonction de leur dette et de leur déficit publics   (en % PIB) - Source : Reuters Ecowin, 02/2010  				 </div>  			 </div>  			   <div class="texte">  				   <div class="access firstletter">  					 L'échec du sommet de Copenhague en décembre 2009, qui met fin à   près de deux décennies de coopération internationale dynamique sur ce   sujet, sur fond de conflits croissants entre Américains et Chinois, et   de division occidentale sur la question (2), est ainsi un indicateur   pertinent qui confirme cette anticipation de nos chercheurs. Les   relations internationales se dégradent dans le sens d'une multiplication   des tensions (zones et sujets) tandis que la capacité des Etats-Unis à   jouer leur rôle d'entraînement (3), ou même tout simplement de « patron »   de leurs propres clients, s'évanouit chaque mois un peu plus (4).    					  <br />  					   					  <br />  					 En cette fin de premier trimestre 2010, on peut notamment   souligner :  					  <br />  					   					  <br />  					 . la dégradation régulière des relations sino-américaines (Taiwan,   Tibet, Iran, parité Dollar-Yuan (5), baisse des achats de Bons du   Trésor US, conflits commerciaux multiples, …)  					  <br />  					 . les dissensions transatlantiques croissantes (Afghanistan (6),   OTAN (7), contrats ravitailleurs US Air Force (8), climat, crise   grecque, …)  					  <br />  					 . la paralysie décisionnelle de Washington (9)  					  <br />  					 . l'instabilité sans répit au Moyen-Orient (10) et l'aggravation   des crises potentielles Israël-Palestine et Israël-Iran  					  <br />  					 . le renforcement des logiques de blocs régionaux (Asie, Amérique   latine (11) et Europe en particulier)  					  <br />  					 . la volatilité monétaire (12) et financière (13) mondiale accrue  					  <br />  					 . l'inquiétude renforcée sur les risques souverains  					  <br />  					 . la critique croissante du rôle des banques US associée à une   réglementation visant à régionaliser les marchés financiers (1)  					  <br />  					 . etc...  				 </div>  			 </div>  			   		 </div>  		 <br class="sep_para access" id="sep_para_3" />  		   <div class="para_2671320 resize" id="para_3">  			   <div style="margin-bottom: 10px;" class="photo top">  				 Evolution de la rentabilité (en %) du New York Stock Exchange de   1825 à 2008 - Sources : Value Square Asset Management / Yale School of   Management, 2009  				   			 </div>  			   <div class="texte">  				   <div class="access firstletter">  					 Parallèlement, sur fond d'absence de reprise économique (15), les   confrontations sociales se multiplient en Europe tandis qu'aux   Etats-Unis le tissu social est purement et simplement démantelé (16). Si   le premier phénomène est plus visible que le second, c'est pourtant le   second qui est le plus radical. La maîtrise de l'outil de communication   international par les Etats-Unis permet de masquer les conséquences   sociales de cette destruction des services publics et sociaux américains   sur fond de paupérisation accélérée de la classe moyenne du pays (17).   Et cette dissimulation est rendue d'autant plus aisée que, à la   différence de l'Europe, le tissu social américain est atomisé (18) :   faible syndicalisation, syndicats très sectorisés sans revendication   sociale générale, identification historique de la revendication sociale   avec des attitudes « anti-américaines » (19), … Toujours est-il que des   deux côtés de l'Atlantique (et au Japon), les services publics   (transports en commun, police, pompier, …) et sociaux (santé, éducation,   retraite, ...) sont en voie de démantèlement, quand ils ne sont pas   purement et simplement fermés ; que les manifestations (20), parfois   violentes, se multiplient en Europe tandis que les actions de terrorisme   domestique ou de radicalisation politique (21) sont de plus en plus   nombreuses aux Etats-Unis.   					  <br />  					   					  <br />  					 En Chine, le contrôle croissant de l'Internet et des médias est   avant tout un indicateur fiable de la nervosité accrue des dirigeants   pékinois en ce qui concerne l'état de leur opinion publique. Les   manifestations sur les questions de chômage et de pauvreté continuent à   se multiplier, contredisant le discours optimiste des leaders chinois   sur l'état de leur économie.   					  <br />  					   					  <br />  					 En Afrique, la fréquence des coups d'Etat s'accélèrent depuis   l'année dernière.   					  <br />  					   					  <br />  					 Et en Amérique latine, malgré des chiffres macro-économiques   plutôt positifs, l'insatisfaction sociale nourrit les risques de   changements de cap politique radicaux, comme on l'a vu au Chili.  				 </div>  			 </div>  			   		 </div>  		 <br class="sep_para access" id="sep_para_4" />  		   <div class="para_2671321 resize" id="para_4">  			   <div style="margin-bottom: 10px;" class="photo top">  				 <a title="Evolution de la dépense nominale (22) dans l'OCDE (en % du PNB de   l'année précédente) - Source : MacroMarketMusings / David Beckworth,   11/2009" rel="http://www.leap2020.eu/photo/grande-1942909-2671321.jpg?ibox" href="javascript:void(0)"><img width="440" title="Evolution de la dépense nominale (22) dans l'OCDE (en %   du PNB de l'année précédente) - Source : MacroMarketMusings / David   Beckworth, 11/2009" alt="Evolution de la dépense nominale (22) dans l'OCDE (en % du PNB de   l'année précédente) - Source : MacroMarketMusings / David Beckworth,   11/2009" src="http://www.leap2020.eu/photo/1942909-2671321.jpg?v=1268638856" /></a>  				   <div class="legende legende_2671321">  					 Evolution de la dépense nominale (22) dans l'OCDE (en % du PNB de   l'année précédente) - Source : MacroMarketMusings / David Beckworth,   11/2009  				 </div>  			 </div>  			   <div class="texte">  				   <div class="access firstletter">  					 L'ensemble de ces tendances est en train de former très rapidement   un « cocktail socio-politique explosif » qui conduit directement à des   conflits entre composantes de la même entité géopolitique (conflits   états fédérés/état fédéral aux Etats-Unis, tensions entre Etat-membres   dans l'UE, entre républiques et fédération en Russie, entre provinces et   gouvernement central en Chine), entre groupes ethniques (montée des   sentiments anti-immigrés un peu partout) et recours au nationalisme   national ou régional (23) pour canaliser ces tensions destructrices.   L'ensemble se déroulant sur fond de paupérisation des classes moyennes   aux Etats-Unis, au Japon et en Europe (en particulier au Royaume-Uni et   dans les pays européens et asiatiques (24) où les ménages et les   collectivités sont les plus endettées).  					  <br />  					   					  <br />  					 Dans ce contexte, LEAP/E2020 considère que la phase de dislocation   géopolitique mondiale va se dérouler selon cinq séquences temporelles,   qui sont développées dans ce GEAB N°43, à savoir :  					  <br />  					   					  <br />  					 0. Initiation de la phase de dislocation géopolitique mondiale -   T4 2009 / T2 2010  					  <br />  					 1. Séquence 1 : Conflits monétaires et de chocs financiers  					  <br />  					 2. Séquence 2 : Conflits commerciaux  					  <br />  					 3. Séquence 3 :  Crises souveraines  					  <br />  					 4. Séquence 4 : Crises socio-politiques  					  <br />  					 5. Séquence 5 : Crises stratégiques  					  <br />  					   					  <br />  					 Par ailleurs, dans ce numéro du GEAB, notre équipe présente les   huit pays qui lui paraissent plus dangereux que la Grèce en matière de   dette souveraine, tout en présentant son analyse de l'évolution   post-crise de l'économie financière par rapport à l'économie réelle.   Enfin, LEAP/E2020 présente ses recommandations mensuelles (devises,   actifs, …), y compris certains critères pour une lecture plus fiable des   informations dans le contexte particulier de la phase de dislocation   géopolitique mondiale.  				 </div>  			 </div>  			   		 </div>  		 <br class="sep_para access" id="sep_para_5" />  		   <div class="para_2671324 resize" id="para_5">  			   <div class="texte">  				   <div class="access firstletter">  					 ---------  					  <br />  					 <span style="font-style: italic;">Notes</span>:  					  <br />  					   					  <br />  					 (1) <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Stiglitz" class="liens">Joseph Stiglitz</a>   et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Simon_Johnson_%28economist%29" class="liens">Simon   Johnson</a> ne disent désormais pas autre chose quand ils estiment que   la crise est en train de devenir une occasion ratée de réforme du   système financier mondial qui va conduire rapidement à de nouveaux   chocs. Source : <a href="http://www.usatoday.com/money/economy/2010-03-10-economists-financial-reform_N.htm" class="liens">USAToday</a>,   12/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (2) Américains et Européens ont des positions diamétralement   opposées sur ce sujet et l'arrivée au pouvoir de Barack Obama n'a fait   que rendre plus compliqué le positionnement public des Européens   (puisqu'ils se sont affirmés d'emblée « Obamaphiles ») sans changer la   donne sur le fond.  					  <br />  					    					  <br />  					 (3) Même dans le domaine de la recherche, la place des Etats-Unis   recule très rapidement. Ainsi le classement mondial des meilleures   institutions de recherche ne compte plus que six institutions   américaines sur les quinze premières contre quatre européennes et deux   chinoises; et aucune dans les trois premières places. Source : <a href="http://www.scimagoir.com/pdf/sir_2009_world_report.pdf" class="liens">Scimago   Institutions Rankings 2009</a>, 03/2009  					  <br />  					    					  <br />  					 (4) Comme l'illustre l'attitude d'Israël qui agit dorénavant de   manière presque injurieuse vis-à-vis de Washington. C'est un indicateur   important car personne mieux que les alliés les plus proches n'est en   mesure de percevoir le degré d'impuissance d'un empire. Les ennemis ou   bien les alliés récents ou éloignés sont incapables d'une telle   perception car ils n'ont pas un accès aussi intime au pouvoir central,   ni un recul historique suffisant pour pouvoir déceler une telle   évolution. L'éditorial de Thomas Friedman dans le <a href="http://www.nytimes.com/2010/03/14/opinion/14rich.html?src=me&amp;ref=general" class="liens">New   York Times</a> du 13/03/2010 illustre bien le désarroi des élites   américaines face à l'attitude de plus en plus désinvolte de leur allié   israelien, et également l'incapacité de l'administration américaine à   réagir fermement à cette désinvolture.  					  <br />  					    					  <br />  					 (5) Le ton monte considérablement sur cette question qui devient   un enjeu de pouvoir symbolique autant qu'économique pour Pékin comme   pour Washington. Sources : <a href="http://www.chinadaily.com.cn/china/2010npc/2010-03/14/content_9586901.htm" class="liens">China   Daily</a>, 14/03/2010 ; <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/03/14/AR2010031400368.html?hpid=moreheadlines&amp;sub=AR" class="liens">Washington   Post</a>, 14/03/2010.  					  <br />  					    					  <br />  					 (6) Le repli probable d'un grand nombre de troupes de l'OTAN hors   d'Afghanistan en 2011 conduit ainsi la Russie et l'Inde à développer une   stratégie commune, notamment avec l'Iran, pour prévenir un retour des   Talibans au pouvoir! Source : <a href="http://timesofindia.indiatimes.com/india/Putin-here-will-discuss-India-role-in-Afghanistan/articleshow/5673201.cms" class="liens">Times   of India</a>, 12/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (7) Outre la chute du gouvernement néerlandais sur la question de   l'Afghanistan, c'est maintenant d'Allemagne que vient l'idée d'intégrer   la Russie à l'OTAN, une bonne vieille idée russe, au prétexte que l'OTAN   n'est plus pertinente dans sa forme actuelle. Source : <a href="http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,682287,00.html" class="liens">Spiegel</a>,   08/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (8) Les Européens sont tous très remontés suite à la décision de   Washington d'éliminer de facto l'offre européenne du grand contrat de   renouvellement des ravitailleurs de l'US Air Force. Cette décision   marque probablement la fin du mythe (en vogue en Europe) d'un marché   transatlantique des armements. Washington ne laissera pas d'autres   compagnies que les siennes gagner de tels grands contrats. Les Européens   vont donc devoir envisager sérieusement de se fournir essentiellement   eux aussi auprès de leur industrie de défense. Source : <a href="http://www.ft.com/cms/s/0/f3605b70-2b4c-11df-9d96-00144feabdc0.html?ftcamp=rss" class="liens">Financial   Times</a>, 09/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (9) Même le <a href="http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-ferguson28-2010feb28,0,7706980.story?source=patrick.net" class="liens">Los   Angeles Times</a> du 28/02/2010 se fait l'écho des inquiétudes de   l'historien britannique <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Niall_Ferguson" class="liens">Niall Ferguson</a>   qui estime que l' « empire américain » peut désormais s'effondrer du   jour au lendemain comme ce fut le cas pour l'URSS.  					  <br />  					    					  <br />  					 (10) Et le fait que l'ensemble du monde arabe est désormais   fortement affecté par la crise économique mondiale va ajouter à   l'instabilité régionale chronique. Source : <a href="http://awid.org/fre/A-Propos-de-l-AWID/Initiatives-de-l-AWID/IDeA/Crise-systemique/Impact-de-la-Crise/Analyse-Detaillee/La-crise-affecte-tous-les-Etats-arabes" class="liens">Awid/Pnud</a>,   19/02/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (11) Le Vénézuela s'équipe ainsi d'avions de chasse chinois. Une   situation de scénario de politique fiction il y a seulement cinq ans.   Source: <a href="http://fr.news.yahoo.com/3/20100314/tfr-venezuela-chine-avions-56633fe.html" class="liens">YahooNews</a>,   14/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (12) Comme nous l'avions anticipé dans les précédents GEAB, la «   crise grecque » se dissipant, on retourne aux réalités des tendances   lourdes de la crise et comme par hasard, depuis quelques jours on   commence à voir à nouveau des analyses qui mettent en perspective la   perte par les Etats-Unis de leur notation AAA concernant leur dette; et   la fin du statut de monnaie de réserve du Dollar. Sources : <a href="http://www.businessinsider.com/sentiment-backflip-sp-now-saying-the-euro-could-threaten-the-dollar-as-reserve-currency-2010-3" class="liens">BusinessInsider/Standard   &amp; Poor's</a>, 12/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (13) Le graphique ci-dessous illustre la volatilité toujours plus   forte qui caractérise les places financières et qui, selon LEAP/E2020,   est un indice de risque systémique majeur. Si on regarde la rentabilité   du New York Stock exchange sur plus de 180 ans, on constate que les   années de la décennie passée (2000-2008 et on pourrait certainement y   ajouter 2009) figurent aux extrêmes des meilleurs et des pires   résultats. C'est un résultat statistiquement improbable sauf à ce que   les marchés financiers, et les tendances qui le animent, soient entrés   dans une phase d'incertitude radicale, détachés de l'économie réelle et   de son inertie. La taille des ordres passés sur les marchés financiers   mondiaux s'est ainsi réduite de 50% en cinq ans, sous l'effet de l'<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Algorithmic_trading" class="liens">automatisation   et des méthodes à « haute-fréquence »</a>, accroissant donc leur   volatilité potentielle. Source : <a href="http://www.ft.com/cms/s/0/9d551e9a-1f13-11df-9584-00144feab49a.html" class="liens">Financial   Times</a>, 21/02/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (14) Le récent avertissement du Secrétaire d'Etat au Trésor US,   Thimoty Geithner, concernant les risques de dérive transatlantique en   matière de réglementation financière n'est que le dernier indice de   cette évolution. Source : <a href="http://www.ft.com/cms/s/0/e0990432-2c83-11df-be45-00144feabdc0.html" class="liens">Financial   Times</a>, 10/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (15) Dernier exemple en date, la Suède qui pensait avoir traversé   la crise se retrouve à nouveau plongée dans la récession au vu des très   mauvais chiffres du 4° trimestre 2009. Source : <a href="http://seekingalpha.com/article/191456-what-is-going-on-in-sweden" class="liens">SeekingAlpha</a>,   02/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (16) Le taux de chômage US est désormais voisin de 20%, avec des   pics à 40%-50% pour les classes sociales défavorisées. Pour éviter de   faire face à cette réalité, les autorités américaines pratiquent à très   grande échelle une manipulation des chiffres de la population active et   de la population à la recherche d'emploi. L'article de Steven Hansen   publié le 21/02/2010 sur SeekingAlpha et intitulé « <a href="http://seekingalpha.com/article/189679-which-economic-world-are-we-in" class="liens">Which   economic world are we in?</a> » offre une perspective intéressante à ce   sujet.  					  <br />  					    					  <br />  					 (17) Une analyse certes radicale mais très bien documentée et   assez pertinente de cette situation est développée par David DeGraw sur <a href="http://www.alternet.org/story/145667/" class="liens">Alternet </a>   du 15/02/2010.  					  <br />  					    					  <br />  					 (18) Source (y compris les commentaires) : <a href="http://www.marketwatch.com/story/us-workers-unlikely-to-go-the-way-of-greece-2010-02-25" class="liens">MarketWatch</a>,   25/02/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (19) C'est la suspicion du « Rouge », du « Coco », qui dormirait   dans chaque syndicaliste ou manifestant pour des causes sociales.  					  <br />  					    					  <br />  					 (20) Même aux Etats-Unis où les étudiants manifestent contre les   hausses des droits d'inscription et où la population s'inquiète de la   fermeture de la moitié des écoles publiques dans une ville comme Kansas   City, tandis qu'à New York ce sont 62 brigades de pompiers qui vont être   supprimées. Sources : <a href="http://www.nytimes.com/2010/03/05/education/05protests.html?ref=us" class="liens">New   York Times</a>, 04/03/2010 ; <a href="http://www.usatoday.com/news/education/2010-03-10-Kansas-City_N.htm" class="liens">USAToday</a>,   12/03/2010 ; <a href="http://www.fireengineering.com/index/articles/display/9924570179/articles/fire-engineering/incidents/2010/03/fdny-layoffs.html" class="liens">Fire   Engineering</a>, 11/03/2010  					  <br />  					    					  <br />  					 (21) De <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/2010_Austin_plane_crash" class="liens">Joe Stack</a>   aux <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_protests" class="liens">Tea Parties</a>,   la classe moyenne américaine tend à se radicaliser très rapidement   depuis la mi-2009.  					  <br />  					    					  <br />  					 (22) La dépense nominale est la valeur totale des dépenses dans   une économie non corrigée de l'inflation. C'est en fait la valeur de la   demande totale. On constate sur ce graphique que la crise marque un   effondrement de la demande.  					  <br />  					    					  <br />  					 (23) Le terme régional est utilisé ici au sens géopolitique,   d'ensemble régional (UE, Asean, …).  					  <br />  					    					  <br />  					 (24) Ainsi en Corée du Sud, l'endettement des ménages continue de   s'aggraver avec la crise tandis que les entreprises accumulent des   réserves de liquidités au lieu d'investir car elle ne croit pas à la   reprise. Source : <a href="http://www.koreaherald.co.kr/NEWKHSITE/data/html_dir/2010/03/03/201003030030.asp" class="liens">Korea   Herald</a>, 03/03/2010  				 </div>  			 </div>  			   		 </div>  		 <br class="texte clear" />  		   			 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Les-cinq-sequences-de-la-phase-de-dislocation-geopolitique-globale_a43953.html</link>
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   <title>Karam, l’homme qui a plombé Pécresse.</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 10:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Claude Ribbe</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Politique Nationale/Internationale]]></dc:subject>
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<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950481-2683020.jpg" alt="Karam, l’homme qui a plombé Pécresse." title="Karam, l’homme qui a plombé Pécresse." />
     </div>
     <div>
      <p style="text-align: justify;"><font size="3" face="Arial"><span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Le choix de Patrick Karam   pour   figurer en seconde position de la liste UMP à Paris aura ruiné tous les   rêves de   Valérie Pécresse au premier tour. Le demi-fou qui pense que tous les   «&nbsp;noirs »   originaires d’Afrique sont des «&nbsp;sans-papiers musulmans polygames   pratiquant   l’excision » va provoquer une jolie Bérézina au second. Soumaré ne le   remerciera   jamais assez pour son score à Villiers-le-Bel. Son inconsistance et son   agressivité, qui n’ont d’égales que sa suffisance, étaient pourtant   connues.   Pécresse a vraiment fait un sans faute en présentant ce Frégoli, honni   de toute   la communauté antillaise de l’Ile de France, et qui provoque l’hilarité   en   Guadeloupe, comme une figure de la «&nbsp;diversité » alors qu’il est à peu   près à la   «&nbsp;diversité » ce que Depardieu est à Dumas. Son affligeant portrait sur   tous les   panneaux électoraux de Paris joue tellement contre l’UMP que pour la   première   fois, ceux qui étaient près à lacérer les affiches n’ont pas eu besoin   de le   faire. Quel régal de voir la tête de liste traîner à ces réunions de la   dernière   chance ce pauvre type qui répète en boucle&nbsp;: «&nbsp;Fais pas ton Huchon&nbsp;! »   en   prétendant qu’il s’agirait là d’une formule utilisée aux Antilles. Karam   est un   homme seul qui fait honte à l’outre mer. Ses seuls supporters sont les   quelques   membres des deux associations qu’il finance depuis deux ans, et dont la   plupart   se trouvent aujourd’hui en examen pour diffamation. Cela ne fera pas   beaucoup de   voix. La conduite de Karam à l’occasion de sa mission pour l’égalité des   chances   des Français originaires d’outre mer a suffisamment montré de quoi il   était   capable. Même s’il ne s’agissait là que d’une sinécure uniquement   destinée à   récompenser l’intéressé pour on ne sait quels services rendus pendant la     campagne électorale, il aurait pu utiliser sa position pour tenter de   régler les   problèmes de ses compatriotes. Ce fut tout le contraire. Le bilan&nbsp;? Le   mépris   général. Karam, dont on peut être sûr qu’il plastronnera même après la   débâcle,   s’est toujours vanté du soutien personnel de Nicolas Sarkozy. Si tel est   le cas,   le Président devrait aller jusqu’au bout et prolonger la mission de   cette   nullité jusqu’en 2012 pour lui permettre d’engager encore une centaine   de procès   contre ceux qui le critiquent. Et pourquoi ne pas le nommer dès lundi   secrétaire   d’État à l’Outre-mer&nbsp;? Là, on serait assuré d’une insurrection. Non   seulement   Nicolas Sarkozy perdrait les élections de 2012, mais on aurait un début   de   guerre civile et probablement un nouveau 1802 aux Antilles. Karam, sache   en tout   cas que les nègres t’emmerdent et qu'ils ne voteront pas pour   toi&nbsp;!</span></font> <br />  <p style="text-align: justify;"> <br /> <br />  <p class="post-info"><font size="3" face="Arial"><span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;">Par Claude   Ribbe<o:p /></span></font> <br />    <p class="post-info"><font size="3" face="Arial"><span style="font-family: Arial; font-size: 12pt;"><a href="http://www.claude-ribbe.com/" title="blocked::http://www.claude-ribbe.com/">www.claude-ribbe.com</a></span></font> <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Karam,-l-homme-qui-a-plombe-Pecresse_a43952.html</link>
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   <title>Peut on critiquer l’Etat d’Israël ou son gouvernement en Occident ? </title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 10:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>info.critique@gmail.com</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité internationale]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Il est évident que cette interrogation légitime relève en Europe des soupçons d’antisémitisme pour celui qui à le courage de la poser. Ne serait il pas temps que les européens prennent conscience que ce protectionnisme artificiel du débat, orchestré et voulu par connivence avec le gouvernement d’Israël, par des pressions médiatiques qui permettent d’entretenir une ambiance de culpabilité et de risque de bannissement médiatique, pour celui qui ose publiquement dire ce que la majorité pense tout bas est un problème majeur. Cette attitude de l’Europe et de l’occident en général ne fait qu’attiser une frustration d’injustice et de complaisance inconvenant quelque soit les déclarations haineuses des dirigeants israéliens de Sharon à Nétanyahou en passant par Lieberman. Des actes condamnés par la communauté internationale concernant les actes de terrorismes d’états, de nettoyage et de liquidation sans scrupule en employant des armes non conventionnelles face à des populations civiles restent dans une impunité totale. Pourquoi est il si facile de lancer un mandat d’arrêt international contre des dirigeants africains? alors que des bourreaux en activité dans les gouvernements successifs en Israël agissent avec impunité qui est totale.      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950460-2682994.jpg" alt="Peut on critiquer l’Etat d’Israël ou son gouvernement en Occident ? " title="Peut on critiquer l’Etat d’Israël ou son gouvernement en Occident ? " />
     </div>
     <div>
      Les récentes déclarations à la Conférence sur le racisme à Genève (Durban II) du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a qualifié le gouvernement israélien de « gouvernement raciste », ont déclenché une rafale de critique et de protestation prévisible de la part de nos pays occidentaux. Qu’a t- il dit dans sa déclaration si l’on en croit la traduction qui nous est faite : <br />«Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés) ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive, a expliqué le président iranien. Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée». Ces déclarations ont provoqué le départ de plusieurs représentants de l’Union européenne. <br />La question qui nous vient instinctivement en tête est : peut on et a-t-on le droit de critiquer le gouvernement Israélien et les orientations de ce pays ? <br />Faut il être d’origine juive pour avoir le droit de critiquer Israël ? Ici se pose une question fondamentale de la liberté d’expression qui elle aussi est autorisée à géométrie variable. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Il est évident que cette interrogation légitime relève en Europe des soupçons d’antisémitisme pour celui qui à le courage de la poser. Ne serait il pas temps que les européens prennent conscience que ce protectionnisme artificiel du débat, orchestré et voulu par connivence avec le gouvernement d’Israël, par des pressions médiatiques qui permettent d’entretenir une ambiance de culpabilité et de risque de bannissement médiatique, pour celui qui ose publiquement dire ce que la majorité pense tout bas est un problème majeur. Cette attitude de l’Europe et de l’occident en général ne fait qu’attiser une frustration d’injustice et de complaisance inconvenant quelque soit les déclarations haineuses des dirigeants israéliens de Sharon à Nétanyahou en passant par Lieberman. Des actes condamnés par la communauté internationale concernant les actes de terrorismes d’états, de nettoyage et de liquidation sans scrupule en employant des armes non conventionnelles face à des populations civiles restent dans une impunité totale. Pourquoi est il si facile de lancer un mandat d’arrêt international contre des dirigeants africains? alors que des bourreaux en activité dans les gouvernements successifs en Israël agissent avec impunité qui est totale. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;L’apathie de nos pays occidentaux, face à la misère et la ségrégation sociale, politique et économique, incite et contribue au creusé des fossés entre les êtres appartenant à des cultures et des confessions différentes. La lutte contre le racisme et toute forme de xénophobie passe avant tout par la lutte contre les injustices et les inégalités dans le monde avec la même détermination quelque soit le degré d’intérêt stratégique, géopolitique et économique. Malheureusement, la mise en oeuvre de la politique du deux poids deux mesures dans les actes sur la scène internationale est totalement absconse et révoltant. Les arcanes de l’absurdité de la politique de nos pays occidentaux face au pire agissement de l’état d’Israël lors de l’opération « plomb durci » pour ne citer que celui-là, où l’on a pu constater des massacres, des comportements inadmissibles et inacceptables, rappelant les heures sombres de certains régimes en Europe, ne peuvent qu’aggraver la foi en la justice et à la partialité. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;L’anémie de l’esprit critique des intellectuels européens à l’égard du gouvernement en place dans cet état qui se flatte d’être la seule « démocratie » de la région tout en spoliant, massacrant, torturant, affamant et assouvissant des millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans des prisons à ciel ouvert, en dit long sur la prostitution des esprits amadoués en occident. Rares sont ceux qui s’aventurent à critiquer ouvertement ce gouvernement sioniste de manière frontale et direct sans que leur trajectoire carriériste soit mise à mal par les complaisances de connivence circonstancielle exercée par les médias et les institutions en tout genre. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;La résistance s’organise s’intensifie pour dénoncer l’inqualifiable face aux atrocités récentes commise sur la population civile de Gaza. Les langues commencent à ce dénouer, les esprits se libèrent des carcans de l’histoire et la raison critique à trouver le chemin du discernement. Combien de 11 septembre représente le nombre de mort palestinien depuis l’imposition et la création de cet état israélien, qui n’a su trouver ni faire sa place dans une région qui ne peut accepter l’ethnocentrisme et l’apartheid. Les politiques israéliennes successives à quelques rares exceptions ne veulent pas la paix et ne la souhaitent pas, car elles vont à l’encontre de leur intérêt expansionniste et colonialiste. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Alors que certains intellectuels juifs dont il faut saluer le courage comme Shlomo Sand, Igal Sarna et Norman Finkelstein pour ne citer qu’eux prouvent qu’il y a une véritable prise de conscience avec une lucidité sur les intérêts du peuple juif pris en otage par des gouvernements successives ayant pour seule ligne directrice l’idéologie sioniste plutôt que les valeurs du Judaïsme qui pourraient s’inscrire dans un état neutre de type républicain. <br />Malheureusement nos intellectuels en Europe sont encore dans un état d’asthénie accrue et de tétanisation chronique lorsqu’il faut dénoncer les injustices flagrantes de la répression disproportionnée d’une armée entretenue et soutenue aussi bien par l’occident que certains régimes arabes corrompus jusqu ‘à l’épiderme. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;La position quasi-innée de la plus part de nos hommes politiques, artistes et intellectuels en France et en Europe sans parler des Etats-Unis, prouve combien le conditionnement psychique et moral est bien entretenu par l’éducation officielle au service d’une idéologie abjecte. Le devoir de l’Europe c’est de lutter contre l’oublie et la tragédie de l’holocauste et non pas de tomber dans la servitude d’une idéologie telle que « le sionisme » qui est en déphase total avec l’intérêt du peuple juif. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Hypnotisé par le poids de l’histoire et du sentiment de culpabilité collective, l’instinct grégaire de nos soit disant éclairés hommes de lettre et d’art, qui ont il faut le reconnaître, l’art et la manière de donner des leçons d’humanisme et de droits de l’Homme au reste du monde. Le nombrilisme et l’orgueil sont les deux réels problèmes dans la politique étrangère de l’occident. Une lueur d’espoir naîtra dans le changement d’attitude face à la réalité devenue insupportable aussi bien pour le cœur que pour la raison. Seuls ceux qui ont la précellence d’un esprit libre nourri par une spiritualité profondément critique et altruiste sont honorés par la vie dans ce combat face à l’injustice commis au su et au vu de tous par le gouvernement Israélien. Rendre service au peuple juif ce n’est pas avoir une attitude, un amour effréné et aveugle en sacralisant la politique des gouvernements mais c’est dire la vérité en phase sans détour avec des condamnations fermes sans incartade lorsque les actes trahissent les valeurs universelles élémentaires. &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Il faut arrêter de jouer la comédie en acceptant le choix des urnes de certains et en refusant celles des autres. Comment se fait t-il que l'extrémiste et provocateur chef d'Israël Beitenou qui est le ministre des Affaires étrangères de Benyamin Nétanyahou dont on connaît les positions racistes et fascistes sont acceptées et reçues avec les honneurs dans nos pays occidentaux alors que dans le même temps le Hamas (que l’on soit pour ou <br />contre) élu démocratiquement avec l’approbation de la communauté internationale sur le déroulement des élections exemplaires, se voit mise au ban par un boycotte politique et économique ? Est ce qu’il n’y a que ceux qui défendent les valeurs occidentales qui ont le droit aux mots : « résistance et liberté » ? Tous les autres seraient des terroristes ? Quel peuple peut accepter les humiliations que subissent les palestiniens depuis un demi siècle ? &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Le Professeur d’histoire de l’université de Tel Aviv, Shlomo Sand auteur du livre "Comment le peuple juif fut inventé" qui remet en cause la politique identitaire de son pays, et démontre comment celui-ci fut inventé sous la plume d’historiens juifs du XIXe siècle. Ce livre devenu un best-seller et qui donna lieu à des débats orageux en Israël mais qui est resté très timide en France et Europe, grâce à nos hardis hommes médiatiques qui ont passé sous silence cette réalité... &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Le professeur Shlomo nous dit ceci : « Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés. Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ». Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles. » &nbsp; <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Un autre écrivain de renom Igal Sarna ne pense pas autrement quand il écrit: <br />«Il ne se passe pratiquement pas de semaine sans que les déclarations tonitruantes de responsables de droite sèment chez vous le trouble et l’inquiétude (...). Après que le problème palestinien aura été résolu de la meilleure façon possible, grâce à nos hélicoptères Apache, nos liquidations, nos retraits unilatéraux, notre muraille [le mur de séparation], notre clôture et nos raids préventifs, il nous restera encore à résoudre le problème d’entre les problèmes: votre problème, celui de ce million et demi de citoyens israéliens musulmans et chrétiens qui vivent parmi nous. Vous restez une cinquième colonne, un cancer, un cheval de Troie (...) Vous qui, malgré tout cela, vous vous accrochez ici …»  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;John Mearsheimer de l’université de Chicago et Stephen Walt de Harvard dans un livre remarquable «Le lobby israélien et la politique étrangère américaine», ont décrit l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis. Ce livre relance la question du rôle des Etats-Unis au Moyen-Orient. Les auteurs estiment que le soutien à Israël n’est pas basé sur des raisons stratégiques ou morales, mais s’explique par la pression des lobbys sionistes. Cela a pour conséquence, selon MM.Mearsheimer et Walt, une politique américaine déséquilibrée au Moyen-Orient qui a conduit à la décision d’envahir l’Irak et de menacer l’Iran et la Syrie, au prix d’une sécurité fragilisée pour le monde occidental. «Israël n’a pas le poids stratégique que les Etats-Unis mettent en avant. Selon les deux professeurs, «soutenir le traitement infligé aux Palestiniens par les Israéliens a renforcé l’anti-américanisme dans le monde et a presque certainement aidé les terroristes à recruter de nouveaux volontaires». Mearsheimer et Walt soulignent l’aide militaire et économique de trois milliards de dollars reçus chaque année par Israël - soit plus que tout autre pays. Ils notent aussi le soutien diplomatique apporté par Washington: entre 1972 et 2006, les Etats-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qui critiquaient la politique d’Israël. La réaction à l’étude de l’université de Harvard s’est manifestée par la colère du Lobby et de ses partisans - et la rétrogradation de Walt, qui, comme cela a été annoncé peu de temps après la publication de l’article, sera viré de son poste de doyen <br />(universitaire) de la John F.Kennedy School of Government. Jeudi 30 août 2007.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Comme l’écrit si bien le professeur Norman Finkelstein, dont les parents sont morts à Auschwitz : « Israël sera toujours en danger de paix à force de regarder vers l’ouest, car il s’est coupé de ses voisins immédiats. Il est impossible qu’il ait un avenir au milieu de 300 millions d’Arabes quand bien même il arriverait par son potentiel nucléaire à carboniser la moitié, il en restera la moitié. Les Etats-Unis se lasseront un jour de ce parti pris en leur faveur. Le temps joue en défaveur des Israéliens qui tiennent, en plein vingtième siècle, à avoir un Etat juif pur par pur racisme. De plus, Israël ne pourra pas continuer longtemps à défier la communauté internationale. Les derniers carnages de Ghaza, la punition des Libanais, commencent à fissurer le fonds de commerce constitué par l’industrie de l’holocauste. »  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Dans l’espoir que les esprits libres puissent s’exprimer sans retenue et sans contrainte, la contribution et l’implication de tous est nécessaire plus que jamais, afin d’avancer vers une justice qui se fait attendre depuis bien longtemps en Palestine. Critiquer le gouvernement Israélien avec force, lorsque c’est justifié, c’est venir en aide au peuple juif afin de les prévenir d’un avenir sombre planifier par une idéologie sioniste qui les mène tout droit à une catastrophe qui risque d’être irréparable non seulement pour les juifs mais pour le reste du monde.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;R.A <br />&nbsp;<a class="link" href="http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/">http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/</a>  <br /> <br />
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   <title>Menace sur les lieux saints musulmans en Palestine</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 10:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nabil Ennasri</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[PROCHE ORIENT]]></dc:subject>
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      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950366-2682861.jpg" alt="Menace sur les lieux saints musulmans en Palestine" title="Menace sur les lieux saints musulmans en Palestine" />
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      <div class="sousTitreArticle">      <p class="spip"><strong class="spip">En août dernier, nous avions publié dans les   colonnes d’<a href="http://oumma.com/" title="blocked::http://oumma.com/">oumma.com</a> un article qui tirait la sonnette d’alarme   au sujet des dangers qui guettent la mosquée Al Aqsa[1]. Aujourd’hui, la   situation des Lieux saints musulmans en Palestine est encore plus grave. Les   dernières provocations du gouvernement israélien à leur égard confirment la   politique agressive de “judaïsation“ entreprise depuis plusieurs années par les   autorités israéliennes. Cette tension au sujet des Lieux saints (et   particulièrement de l’esplanade des mosquées et de son cœur, la mosquée Al Aqsa)   arrive dans un contexte de crise qui présage de lendemains orageux.</strong>   <br />    <br />   <br />  <p class="spip"><strong class="spip">Des provocations en cascade</strong>   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">Depuis quelques semaines, le gouvernement israélien a, coup sur   coup, pris plusieurs mesures rendant la situation explosive en Palestine. En   l’espace de trois semaines, le cabinet de Benyamin Netanyahou a décidé d’annexer   deux édifices religieux islamiques particulièrement sensibles dans le patrimoine   national de l’Etat juif[2], humilier le vice-président américain Joe Biden en   annonçant lors de sa venue le projet de construction de centaines de colonies   israéliennes à Jérusalem-Est, empêcher à de nombreuses reprises les Palestiniens   de moins de 50 ans de prier sur l’esplanade des mosquées, entrepris de boucler   totalement la Cisjordanie pendant plusieurs jours, le tout dans une Palestine   qui continue de subir les foudres d’une occupation de plus en plus   insupportable. Sans parler de Gaza qui croupit toujours dans son isolement   infâme et où chaque jour qui passe la rapproche de la catastrophe humanitaire.   De provocations honteuses en déclarations fracassantes, le gouvernement   israélien poursuit sa politique du pire. Et ce n’est pas le tollé qu’ont   provoqué ces différentes annonces auprès de la communauté internationale qui   semble freiner la détermination des faucons israéliens.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">Car ce gouvernement largement dominé par l’extrême droite   religieuse[3] applique méthodiquement une politique qui, non seulement tourne le   dos à la paix, mais met en place toutes les conditions pour la reprise d’une   confrontation. Composé d’ultras, sa stratégie est simple et cynique&nbsp;: réduire à   néant toute idée d’Etat palestinien, faire le «&nbsp;grand Israël&nbsp;» et forcer les   Palestiniens à signer une paix de la soumission[4]. Les derniers évènements le   prouvent&nbsp;: ce cabinet a fait de l’intransigeance et de l’arrogance ses   principales caractéristiques et l’obstination de M.&nbsp;Netanyahou à soutenir   l’extension des colonies, malgré la désapprobation unanime des capitales   occidentales[5], en est la dernière illustration. La vraie question est   aujourd’hui celle de savoir jusqu’où les Israéliens iront dans cette fuite en   avant outrancière et que se cache derrière cette stratégie de la terreur. Car   les dirigeants israéliens ne se contentent pas seulement de brutaliser la   population palestinienne&nbsp;; ils ne ratent jamais une occasion de menacer   ouvertement l’Iran d’une attaque militaire préventive[6] qui, si elle est   déclenchée, suscitera un véritable apocalypse.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip"><strong class="spip">Des lieux saints en danger</strong>   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">En fait, les décisions prises ces dernières semaines révèlent au   grand jour la véritable nature du gouvernement israélien, lui-même reflet de   l’état de l’opinion israélienne qui s’est radicalisée au fil des dernières   années. La récente décision (que M.&nbsp;Netanyahou savait foncièrement provocante   pour les Palestiniens) d’ajouter les deux lieux saints de Cisjordanie à la liste   des sites enregistrés au patrimoine archéologique d’Israël a été prise suite aux   pressions du parti juif ultra-orthodoxe Shass. C’est le président du même parti   Shass, Eli Yishaï, également ministre de l’intérieur qui a annoncé, en pleine   visite du vice-président américain, la construction de 1 600 nouveaux logements   dans la colonie ultra-orthodoxe Ramat Shlomo, située dans un secteur à majorité   arabe de Jérusalem-Est. Au même moment, le journal Ha’aretz dévoilait le plan de   la mairie de Jérusalem qui prévoirait de bâtir 50 000 nouveaux logements dans le   secteur oriental de la Ville sainte[7]. Le cabinet israélien ne pouvait ignorer   que ces concessions répétées à l’extrême droite religieuse ne pouvaient   qu’embraser la situation et éloigner encore davantage le retour aux   «&nbsp;négociations indirectes&nbsp;», sapant ainsi les efforts américains en vue d’une   reprise, même timide, des pourparlers de paix.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">On comprend, dans ces conditions, l’exaspération et la colère de   l’opinion palestinienne. Depuis plusieurs semaines, pas un jour ne passe sans   qu’éclate ici ou là des affrontements avec la police ou l’armée israélienne   faisant craindre l’émergence d’une nouvelle Intifada. La tension est à son   comble notamment au sujet de la mosquée Al Aqsa. Lundi 15 mars 2010, une   nouvelle synagogue, située à quelques dizaines de mètres de la mosquée, était   inauguré en grande pompe. Cette synagogue, dite de la Hourva – appellation que   les Palestiniens traduisent par le terme arabe Al Kharab, lui-même signifiant   démolition, terme qui en dit long sur la portée d’un tel édifice – a mis le feu   aux poudres[8]. Les colons présents à son inauguration n’ont jamais caché leur   sombre projet de détruire la mosquée Al Aqsa. En effet, tout un courant juif   fanatique – soutenu en cela par la mouvance des protestants évangélistes   américains – prône depuis de nombreuses années la destruction du troisième lieu   saint de l’islam pour construire à sa place le Temple de Salomon[9] et la   nouvelle synagogue serait, selon ces derniers, le prélude à son édification.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">Alors, ce qui devait arriver se produisit&nbsp;: la journée de mardi 16   mars a été marquée par de violents affrontements dans de nombreux quartiers de   Jérusalem et ailleurs en Cisjordanie tandis que le Hamas à Gaza appelait à une   journée de la colère. Toutes les chaînes de télévision arabe ont ainsi   retransmis ces images de centaines d’adolescents affrontant à coups de pierres   des soldats israéliens surarmés. Tout porte à croire que les prochaines semaines   seront marquées par une recrudescence des affrontements. Après maintes   provocations et dans un pays où une partie de la classe politique (tout comme   certains organes de presse) revendiquent ouvertement un droit à la haine[10], on   a presque envie de dire que cette dégradation de la situation était dans la   nature des choses. C’est certainement ce que cherchait à susciter la politique   machiavélique – et à terme suicidaire – du gouvernement israélien.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">Dans ce contexte, les dernières annonces du Premier ministre   israélien ne font qu’accentuer la politique de “judaïsation“ des lieux saints   musulmans. De tout le monde arabe et musulman des appels sont lancés et les   initiatives se multiplient pour protéger le patrimoine culturel et religieux de   la Vieille ville. L’émotion à l’égard de la mosquée grandit à mesure que   s’accroissent les menaces qui pèsent sur elle. Le problème est que cette   mobilisation peine à faire effet. A part quelques courageuses institutions,   organisations non-gouvernementales ou autres leaders religieux, tout le monde se   cantonne (Ligue arabe et Autorité palestinienne en tête) à des déclarations de   principe où l’on se limite à exprimer sa préoccupation.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip"><strong class="spip">Une mobilisation urgente, massive et   plurielle</strong>   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">Au vu de l’évolution dramatique de la situation, l’heure doit être   à la mobilisation pour les musulmans du monde, particulièrement pour ceux   d’Occident. En effet, à l’inverse de leurs coreligionnaires du monde arabe et   musulman – qui vivent pour la plupart sous des régimes autoritaires dont les   politiques servent, à bien des égards, les intérêts d’Israël – ils bénéficient   d’un cadre leur permettant de s’engager pleinement pour dénoncer ces dérives   scandaleuses. Il leur incombe de faire savoir ce qui se passe là-bas pour mieux   agir ici, de mettre leur citoyenneté au service de la promotion du droit et   d’user de tous les moyens pacifiques pour condamner avec force ce nouvel   Apartheid qui, outre ses violations répétées au droit international, porte   gravement atteinte aux libertés fondamentales de culte et de religion.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">Toutefois, l’émotion considérable que soulève la question de la   mosquée Al Aqsa dans le monde musulman peut être salutaire mais elle pourrait   dangereusement déplacer le conflit. En effet, cet émoi légitime de la part de   nombreux musulmans du monde pourrait entraîner comme effet pervers l’émergence   croissante de la dimension religieuse du conflit aux dépens de sa dimension   territoriale et politique. Or, ce glissement serait fortement préjudiciable pour   deux raisons au moins&nbsp;: d’abord parce que l’origine du conflit est avant tout le   fait d’une occupation et d’un processus colonial. Jérusalem-Est, tout comme les   autres territoires palestiniens, est illégalement occupée et colonisée par   Israël depuis 1967.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">De très nombreuses résolutions internationales l’attestent comme   le rappelle aujourd’hui l’administration Obama et l’ensemble des pays du monde.   Ensuite, car la réduction du conflit à une querelle entre religions est à la   fois simplificateur, dangereux et préjudiciable au mouvement de solidarité avec   la Palestine. C’est tout l’intérêt de l’obscure politique de M.&nbsp;Netanyahou de   renforcer la dimension religieuse du conflit et d’en faire l’axe principal. Il   ne faudrait pas tomber dans ce piège et il faut dire et répéter que la question   des lieux saints musulmans de Palestine s’inscrit dans une démarche de   protection des libertés fondamentales et du respect des conventions   internationales.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">Bien au contraire, il faut et faudra continuellement tisser des   liens avec toutes celles et ceux qui partagent une vision commune de la justice,   du respect du droit et ouvrent pour une égalité de traitement[11]. C’est ce   cadre qui permettra aux Palestiniens de continuer à jouir d’une large sympathie   dans le monde entier et d’entrevoir le bout du tunnel. Les ponts qui existent   déjà sur ces questions avec les partenaires non-musulmans sont à consolider, de   même que les passerelles avec les tenants d’autres traditions. C’est déjà le cas   avec la communauté chrétienne de Palestine qui, dans un document récent, a   courageusement pris position pour l’arrêt de l’occupation et la dénonciation des   crimes israéliens[12]. La question des lieux saints musulmans de Palestine ne   doit donc pas être uniquement défendue par les musulmans et ce, pour une raison   simple&nbsp;: elle est le symbole du traitement indigne et inique exercé par la   puissance occupante israélienne.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip"><strong class="spip">Notes&nbsp;:</strong>   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[1] La mosquée Al Aqsa est en danger&nbsp;!, <a href="http://www.oumma.com/" title="blocked::http://www.oumma.com/">www.oumma.com</a>, 12 août 2009.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[2] Il s’agit du Caveau des Patriarches à Hébron et de la mosquée   Bilel Ibn Rabah à Bethléem. Le premier lieu est également appelé Mosquée Al   Khalil qui veut dire “ami intime“. Dans la tradition islamique, c’est par cette   dénomination que l’on surnomme le Prophète Abraham. C’est dans cette mosquée que   le 24 février 1994 un colon extrémiste du nom de Baruch Goldstein avait   assassiné 29 fidèles palestiniens pendant la prière. Sa tombe fait aujourd’hui   l’objet d’un pèlerinage.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[3] Israël&nbsp;: le poids politique exorbitant des religieux, <a href="http://www.slate.fr/story/18409/israel-religieux-sionisme-poids-politique-exorbitant-netanyahou" title="blocked::http://www.slate.fr/story/18409/israel-religieux-sionisme-poids-politique-exorbitant-netanyahou">http://www.slate.fr/story/18409/israel-religieux-sionisme-poids-politique-exorbitant-netanyahou</a>,   11 mars 2010.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[4] Voir sur ce sujet l’entretien avec Sari Nusseibeih dans lequel   ce doyen de l’Université Al Qods (et auteur en 2002 d’un plan de paix cosigné   avec Ami Ayalon, ex-chef du service secret intérieur israélien, Shin Bet)   affirmait qu’ «&nbsp;un Etat palestinien est devenu impossible&nbsp;». Cf. <a href="http://www.lefigaro.fr/" title="blocked::http://www.lefigaro.fr/">www.lefigaro.fr</a>, 4 janvier 2010.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[5] Malgré les critiques, Netanyahou soutien l’extension des   colonies, Le Monde, 15 mars 2010.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[6] Israël-Iran&nbsp;: compte-à rebours avant la guerre, <a href="http://www.slate.fr/story/17849/israel-iran-guerre-nucleaire-menaces-annihilation" title="blocked::http://www.slate.fr/story/17849/israel-iran-guerre-nucleaire-menaces-annihilation">http://www.slate.fr/story/17849/israel-iran-guerre-nucleaire-menaces-annihilation</a>,   27 février 2010   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[7] La mairie de Jérusalem envisagerait de bâtir 50 000 logements   à Jérusalem-Est, Le Monde, 11 mars 2010.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[8] <a href="http://www.aljazeera.net/" title="blocked::http://www.aljazeera.net/">www.aljazeera.net</a>.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[9] Ibid, La mosquée Al Aqsa est en danger&nbsp;!, <a href="http://www.oumma.com/" title="blocked::http://www.oumma.com/">www.oumma.com</a>, 12 Août 2009.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[10] Cf. Courrier International - Hors série, février, mars, avril   2009.   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[11] C’est d’ailleurs ces principes de justice et de droit qui   donne au mouvement de solidarité avec la Palestine son caractère pluriel et   transversal dans lequel de nombreux juifs s’engagent de manière courageuse. Voir   à ce sujet les sites de l’UJP, <a href="http://www.ujfp.org/" title="blocked::http://www.ujfp.org/">http://www.ujfp.org/</a>. En outre, l’auteur de ces   lignes a pu participer aux mobilisations de la Gaza Freedom March de décembre   2009 en manifestant au Caire devant l’ambassade israélienne aux côtés de rabbins   juifs. Une pancarte résumait à elle seule cette dynamique&nbsp;: «&nbsp;Jews with   Gaza&nbsp;».   <br />    <br />   <br />  <p class="spip">[12] <a href="http://www.la-croix.com/Le-cri-d-esperance-de-theologiens-palestiniens/article/2406156/4078" title="blocked::http://www.la-croix.com/Le-cri-d-esperance-de-theologiens-palestiniens/article/2406156/4078">http://www.la-croix.com/Le-cri-d-esperance-de-theologiens-palestiniens/article/2406156/4078</a>.   <br />  <br /> <br /></div>
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l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Menace-sur-les-lieux-saints-musulmans-en-Palestine_a43950.html</link>
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   <title>Jeu de la mort, société mortifère</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 09:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>evaresis@yahoo.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950121-2682521.jpg" alt="Jeu de la mort, société mortifère" title="Jeu de la mort, société mortifère" />
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     <div>
       <span style="font-weight: bold;">Jeu de la mort, à la télévision, sur Fr2.   <br />Succès garanti, certainement.</span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Mais la mort peut-elle être un jeu ?   <br />N'était-elle pas synonyme d'anéantissement ?   <br />Et si toute la société actuelle était mortifère ?</span>  <br />  <br />Est-ce que nous devons nous accoutumer à toutes ses valeurs destructrices, coucheries à gogo, divorces comme on respire, alcool dès le plus jeune âge, drogues en tous genres, culte de l'argent et de la réussite à tout prix, remplacement du petit commerce de proximité par des mastodontes inhumains conduisant au surendettement, surconsommation, gaspillage, grande vitesse, travailler toujours plus ou pas du tout, mise à la rue de ceux qui ne peuvent plus payer leur loyer, armes de destruction massive mais à géométrie variable, dégraissages des individus, robotisation, virtualisation des existences, individualisme exacerbé, marchandisation du vivant, Big Brother liberticide ou Big Pharma qui tue en "soignant", guerres économiques, bombardements pour imposer la paix ou une pseudo démocratie dont les peuples ne veulent pas... loi du plus fort !!!! Et j'en passe... Pour moi, le pire c'est la compétition...   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Je prépare à votre intention un article sur l'extermination des Amerindiens par les grands démocrates américains à partir de toutes sortes d'enregistrements que j'ai faits. Je voudrais juste vous livrer cette phrase, qui résume un peu la philosophie de vie de ceux que l'on appelait avec mépris les Peaux Rouges: "Ici, on mesure la fortune d'un individu à ce qu'il donne, pas à ce qu'il possède". Belle leçon des "sauvages" aux civilisés que nous prétendons être !   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Il faut mesurer l'imposture de la communication actuelle. Chaque fois que l'on nous parle de "modernité", de "modernisation", par exemple, ... alerte ! Cela veut dire régression. Il faudrait étudier le langage employé aujourd'hui par nos grands communiquants, et le décalage avec la réalité:  <br />Des mots attrayants cachent des réalités horribles. Non, la modernité n'est pas synonyme de progrès, amis Lecteurs, mais de régression. Une économie modernisée ? Moins d'emplois pour tous, et plus de profits pour une toute petite minorité. Des services publics modernisés ? Ils seront rentabilisés, et au final, privatisés à notre grand détriment surtout si nos moyens sont limités. Des facs modernisées ? Livrées à un mandarin, à l'entreprise et à la sacro-sainte compétition. Malheur aux moins talentueux ! Et honte à Valérie Pécresse, formée à l'école américaine comme les Lagarde ou les frères Sarkozy. Je pourrais multiplier les exemples; un jour, je ferai un article sur le vocabulaire employé aujourd'hui pour masquer les objectifs authentiques... Tout est fait pour assujettir les citoyens. Et l'idéal proposé de la compétition pour tout, nous conduit tous droit dans le mur. Si des Elus me lisent, je leur dis de notre part à tous: Nous ne voulons pas de cette compétition ! Nous ne voulons pas nous battre les uns contre les autres à chaque instant et dans tous les domaines ! Ce n'est pas une valeur ! C'est juste un subterfuge pour permettre à tous les Tapie d'écraser les citoyens...  <br />Quoi, l'emploi doit être délocalisé ou tué au nom de la compétition ? Mais nous préférons garder nos emplois plutôt que de triompher des autres, plutôt que de coiffer au poteau d'autres pays ! Le problème, c'est qu'on nous conditionne à chaque instant pour arriver à nous faire accepter ce dont nous ne voulons pas... Il y a un mot dont nous devrions redécouvrir la saveur:  <br />C'est celui de Sagesse. Il est d'ailleurs synonyme de modération !   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Un Lecteur correspond avec moi, actuellement, au sujet de la finance islamique. La télé nous apprend à haïr tout ce qui de près ou de loin évoque l'Islam. Savez-vous ce que j'ai dit à ce Lecteur ? La finance à la sauce occidentale, avec tout ce que cela signifie d'usure, d'endettement, de cupidité, de spéculation, de virtualité, d'immoralité, est une caricature.  <br />Je préfère la finance islamique, oui, islamique, toute en équilibre, en modération, en éthique - et qui pourrait représenter une meilleure alternative. Cela fait des années que je rêve d'écrire un livre sur l'économie et la finance islamiques. Il n'y en a pas ! Et je ne trouve pas le temps pour le faire... ceci juste pour vous dire que j'en ai assez d'entendre vanter les valeurs de la pseudo démocratie occidentale, de l'incontournable Système capitaliste, de la Liberté à la sauce du Nouvel Ordre Mondial, etc .  <br />Tout est inversé ! Et pour arriver à nous faire accepter tout ce dont nous ne voulons pas, l'abjecte "mondialisation heureuse", les guerres pour la patrie chères à Marie Drucker, l'humanitaire militaro-financier interventionniste, les Révolutions de couleurs, ou la compétition érigée en fin suprême, justifiant tous les moyens, rien de tel que la télévision. Avec ses jeux de morts, ses valeurs mortifères, ses fausses informations, son apologie discrète mais continue du Système capitaliste en tant qu'unique horizon, ses conditionnements contre la Chine, l'Iran, la Syrie, le Hamas, le Hezbollah, la Russie, Cuba, le Vénézuela, les 2000 militants d'Al Quaïda présentés comme la menace suprême même pour l'Amérique surarmée..., son nouvel antisémitisme cette fois contre les Musulmans (et donc contre les Arabes souvent musulmans et dont les sous-sols sont si riches), sa préparation des citoyens aux chocs de civilisation ou au futur Nouvel Ordre Mondial totalitaire via les Attali... &nbsp;  <br />&nbsp; &nbsp;   <br />&nbsp;Dans cette émission "Jeu de la mort" amenant des citoyens comme vous et moi à accepter, par soumission à l'autorité, d'être facteurs de mort, la télévision est dépeinte comme l'instrument qui impose les modèles, qui abuse des personnes, qui est Pouvoir par définition, pouvoir de manipulation, de conditionnement, d'assujetissement. L'individu, complètement écrasé par ce Pouvoir-là, subit passivement l'emprise du rouleau compresseur, un rouleau authentiquement totalitaire alors même que l'émission profite de l'occasion, une fois de plus, pour critiquer tout ce qui s'écarte de la Pensée unique.  <br />Voici ce que j'écris sur mon blog r-sistons à la désinformation (§): " Une émission qui montre, au final, l'autorité de la télévision sur nos vies, le conditionnement de tous, et une émission qui en profite pour, au passage, critiquer le grand système rival du capitalisme, le communisme, au cas où certains en auraient la nostalgie (le capitalisme doit apparaître comme le seul système possible, incontournable donc, bonjour la Pensée unique ! ), et au passage la Chine, grand rival de l'Occident qu'il faut à tous prix discréditer chaque fois que c'est possible. Un jour, il faudra bien l'attaquer, après avoir préparé les citoyens à cette guerre inévitable comme bientôt celle contre l'Iran puis contre la Russie ! Il ne vient pas un instant au Producteur l'idée que le libéralisme est aussi, dans son orientation actuelle, de plus en plus totalitaire ! "   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Il est bien évident que la télévision est notre pire ennemie. Elle véhicule, sous couleur de marivaudage (comme à Télé Matin de Leymergie, par  <br />ex) ou d'information sérieuse, les pires manipulations au service des forces, des valeurs ou des projets les plus mortifères: Peur aliénante des pseudos terrorismes, Argent-Roi, Tout chimique, guerres "humanitaires", pour la paix ou pour la "démocratie", compétition érigée en but suprême, soumission au Nouvel Ordre Mondial en gestation décidé de façon antidémocratique par une poignée de Grands Banquiers et de leurs amis, Travail forcené même le dimanche, Dieu-consommation... &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Si nous ne nous libérons pas de nos chaînes, nous allons tous droit dans le mur. Et les jeux de la mort se mueront fatalement en vies asservies, abêties, sacrifiées. A nous de décider de notre avenir... dès dimanche prochain, en éliminant politiquement celui qui, actuellement, est le plus dangereux facteur de destruction de notre existence. Il s'appelle Sarkozy, vous le savez.  <br />Ensuite, il appartiendra à chacun de choisir sa voie... Mais dimanche prochain, nous ne devrons pas jouer avec nos vies. Elles méritent mieux que la mort programmée par les pires serviteurs du Nouvel Ordre Mondial inhumain, criminel... mortifère !   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Eva R-sistons   <br /><a class="link" href="http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-le-jeu-de-la-mort-l-autorite-de-la-television-sur-nos-vies-46898050.html&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp">http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-le-jeu-de-la-mort-l-autorite-de-la-television-sur-nos-vies-46898050.html</a>; &nbsp;   <br />&nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;La télé fait-elle de nous des bourreaux ? </span>  <br />&nbsp;&nbsp; - Imaginons une fausse émission de télé où l’on demande aux candidats d’être (très) sadiques… Résisteraient-ils ? Le documentariste Christophe Nick, s’inspirant d’une expérience américaine des années 60, l’a fait.  <br />Résultat : obéissant aveuglément au meneur de jeu, 81 % des candidats en sont venus à administrer une décharge mortelle à un être humain (un comédien).  <br />Cela suffit-il à prouver que la télé est notre nouveau maître absolu ? Le débat est lancé sur “Le jeu de la mort”, diffusé ce mercredi soir sur France 2.   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Le 17 mars, les télespectateurs de France 2 ont assisté à un spectacle cruel et sidérant, avec des cris, des larmes et un mort. En avril 2009, 80 candidats se sont succédé dix jours durant sur un plateau décoré avec un mauvais goût très sûr, mené par une animatrice autoritaire et assorti d'un public parfaitement chauffé. Assis derrière un pupitre, chacun des candidats devait interroger la même personne sur une liste d'associations de mots à mémoriser. A chaque erreur du questionné, le questionneur était invité à lui administrer une décharge électrique, suivant une progression de 20 à 460 volts. Ce qu'ignoraient les 80 candidats, c'est que La zone Xtrême, à laquelle ils participaient, était un faux jeu, exploitant les leviers les plus trash de la télé-réalité pour mieux en démonter les ressorts. Le documentaire Le Jeu de la mort relate cette expérimentation, menée par le producteur Christophe Nick et une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Léon Beauvois, professeur en psychologie sociale. Ils ont transposé dans l'univers de la télé les modalités d'une expérience menée à Yale, au début des années 1960 par Stanley Milgram. Influencé par l'analyse de Hannah Arendt sur les mécanismes du nazisme et sa théorie sur la banalité du mal, le psychosociologue américain y étudiait le rapport de soumission à l'autorité. Maintes fois reproduite depuis, cette expérience démontre qu'un individu exposé à une autorité considérée comme légitime peut aller jusqu'à causer la mort d'autrui.   <br />&nbsp; &nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Que découvre t-on dans Le Jeu de la mort ? </span>  <br />81 % des sujets ont poussé la manette à 460 volts, causant virtuellement la mort d'un homme (le comédien Laurent Ledoyen) - ils n'étaient « que » 62,5 % dans l'expérience de Milgram. L'emprise de la télévision serait-elle aujourd'hui plus forte que celle d'une blouse blanche dans un laboratoire ?  <br />C'est ce que suggère ce programme spectaculaire, qui soulève de nombreuses questions sur les conditions mêmes de l'expérience, comme sur l'évolution de notre société. &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;L'expérience de "La zone Xtrême" est-elle éthiquement acceptable ?   <br />&nbsp;En amenant des individus à commettre sciemment des actes de torture, cette expérimentation expose ses sujets à un stress important, d'autant plus problématique qu'il se double d'une tromperie initiale sur la nature de l'épreuve. A ce reproche légitime, les auteurs de l'expérimentation répondent que les recherches en psychologie sociale recourent nécessairement à ce type de méthodes, ajoutant qu'un maximum de précautions ont été prises pour éviter tout dommage psychique. Le suivi des candidats commence dès leur retour dans les coulisses, quand leur est révélé le caractère fictionnel de la situation de jeu. L'empressement avec lequel la vérité leur est dite abrège leur angoisse, mais prive du même coup l'expérimentation de précieuses informations. « Habituellement, avant de tout expliquer aux sujets, on procède à un faux debriefing pour détecter les suspicieux, ceux qui auraient deviné la supercherie et que l'on peut ainsi retirer de l'échantillon », explique Laurent Bègue, qui enseigne la psychologie sociale à l'université de Grenoble-II et participe à l'interprétation des résultats de l'expérience (1). « Pourquoi s'est-on dépêché de les rassurer ? Parce que les procédures ordinairement utilisées dans la recherche n'ont pas été entièrement satisfaites. On n'est pas passé par une commission d'éthique, comme on le fait lorsque les situations expérimentales sont délicates. Il est vrai que cette précaution aurait considérablement retardé le processus de production du programme. » &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Il semble cependant que le suivi psychologique des sujets ait été efficace, si l'on se fie aux retours positifs de la majorité d'entre eux, qui disent avoir appris de l'expérience et qui ne sont que trois à avoir refusé de figurer dans le montage final.   <br />&nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Les sujets de "La zone Xtrême" et ceux de Milgram sont-ils dans des situations équivalentes ? </span>  <br />&nbsp;En transposant l'expérience originelle dans l'univers télévisuel, La zone Xtrême modifie la nature des pressions exercées sur les questionneurs. « Dans un cas, désobéir met en difficulté un protocole scientifique ; dans l'autre, c'est foutre en l'air tout un dispositif médiatique, avec ce que cela suppose de travail, d'argent... et de désir d'exposition publique », explique Yves Jeanneret, professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université d'Avignon, qui a étudié les réactions des différents acteurs de l'expérience. « Dès son arrivée dans les studios de La Plaine-Saint-Denis, le candidat est escorté par un preneur de son et un cameraman qui filme ses faits et gestes. Puis il rencontre le personnage du producteur, qui lui expose le principe du jeu et le projette dans un scénario qui le dépasse. Sur le plateau, il est assis dos au public, face à un écran qui lui renvoie l'image de l'animatrice et celle de son propre corps. C'est dire s'il est seul, confronté à un dispositif beaucoup plus spectaculaire que celui dans lequel était placé le sujet de Milgram. » Autre différence : le sujet « essaie de se conformer à ce qu'il pense être l'image d'un bon candidat, ajoute Dominique Oberlé, professeur de psychologie sociale à Paris-X. Il joue un rôle fantasmatiquement plus investi que celui du sujet de laboratoire. » Cette tendance à se changer en « personnage » est renforcée par le caractère ludique de la situation, qui favorise chez lui « une forme de déréalisation, de confusion dans l'appréciation du degré de réalité des souffrances qu'il inflige. » &nbsp;  <br />&nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Quelle est la fonction de l'animatrice dans le dispositif ? </span>  <br />Elle incarne le pouvoir du système télévisuel, comme la blouse blanche incarne le pouvoir de la science dans l'expérience canonique. Son rôle est plus riche que celui du savant de Milgram, qui se contente de demander au questionneur de continuer. « L'animatrice de La zone Xtrême tient un discours profondément idéologique, explique Pascal Marchand, professeur de psychologie sociale à l'IUT de Toulouse Paul-Sabatier. Quand elle dit au questionneur qu'il ne doit pas empêcher le candidat d'aller au bout ou que, dans dix minutes, celui-ci le remerciera d'avoir continué, elle manipule des valeurs de mérite et d'entrave à la liberté qui me rappellent certains discours normatifs très actuels, produisant eux aussi de la soumission, comme : "Vous ne pouvez pas empêcher les gens de vouloir travailler le dimanche". » &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Quelle est la fonction du public ?&nbsp; </span>  <br />Absent de l'expérience de Milgram, le public joue un rôle déterminant dans sa transposition télévisuelle. Répondant avec zèle aux consignes du chauffeur de salle, il exerce sur les candidats une influence décisive. « Tout individu a peur de se retrouver seul à défendre une idée, souligne Pascal Marchand. Sous la pression de la majorité, il peut être amené à adopter une position contraire à ses convictions. A une époque comme la nôtre, où l'autonomie, la responsabilité, la prise de conscience individuelle sont très valorisées, ces phénomènes d'influence par la majorité n'ont curieusement pas faibli. » &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Didier Courbet, chercheur en sciences de l'information et de la communication qui a encadré l'expérience, avoue avoir été frappé par l'absence totale de rébellion parmi les téléspectateurs. « Certains étaient gênés, voire horrifiés, mais aucun n'est intervenu. Cela s'explique sans doute par un phénomène qu'a identifié Gustave Le Bon dans les années 1920. Plus on est nombreux, moins on réagit face à un acte violent. On le constate notamment lors d'une agression dans un lieu public. Plus il y a de monde, moins on réagira individuellement, on dilue dans la masse sa responsabilité. » &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Qu'est-ce qui distingue les obéissants et les désobéissants ?  <br /></span>Christophe Nick explique avoir veillé à ce que le documentaire s'attache à « des catégories comportementales et des situations plutôt qu'à des individus ». Dans les dernières pages de son livre, Stanley Milgram note pourtant : « Je suis certain que l'obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personnalité, mais je sais que nous ne l'avons pas encore trouvé. » &nbsp;  <br />&nbsp;&nbsp;   <br />&nbsp;L'analyse des résultats de l'expérience par Laurent Bègue l'amène à avancer d'ores et déjà quelques constatations. « Les sujets identifiés comme "consciencieux" et/ou "aimables" se révèlent statistiquement plus enclins à se soumettre à l'autorité de l'animatrice. En revanche, la propension à se rebeller dans la vie réelle se traduit dans La zone Xtrême par une plus grande désobéissance - notamment chez les femmes. Les insatisfaits sociaux et individuels semblent plus portés à s'opposer à une situation de soumission potentielle à l'autorité. Les sujets très adaptés socialement finissant par être prisonniers du système, de par les qualités qu'ils y ont développées. » &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;Les résultats obtenus dans "La zone Xtrême" sont-ils réellement surprenants ?   <br />&nbsp;   <br />&nbsp;En rapprochant les 81 % d'obéissants de La zone Xtrême des 62,5 % de l'expérience de Milgram, Le Jeu de la mort et le livre tiré de l'expérience suggèrent que l'emprise exercée par la télévision dépasse celle de la science. « Je respecte beaucoup le travail qui a été fait, avance Laurent Bègue. Mais prétendre que le taux de soumission obtenu dans La zone Xtrême est plus élevé que celui de l'expérience de référence s'apparente, selon moi, à une opération promotionnelle. Des recherches faites en laboratoires dans les conditions de Milgram en Allemagne (en 1971), aux Etats-Unis (en 1974) ou en Italie (en 1985) ont produit un taux de soumission de 85 %. Une autre, menée en Espagne en 1981, a même produit 90 % d'obéissants. Prétendre que le pouvoir de la télévision est aujourd'hui plus fort que celui de la science n'a aucune base scientifique. » &nbsp;  <br />&nbsp; &nbsp;   <br />&nbsp;<span style="font-weight: bold;">Peut-on vraiment évaluer l'impact de la télé-réalité ? </span>  <br />Si Le Jeu de la mort place la télé-réalité en position d'accusée, l'obéissance des sujets de La zone Xtrême n'est pas directement liée à une consommation plus ou moins grande de ce type de programme. Pour nombre d'observateurs, c'est de manière plus diffuse que se manifeste le pouvoir de la télé-réalité. Selon Yves Jeanneret, sa possible nocivité sociale tient à « la banalisation de ses dispositifs ». Les émissions de télé-réalité véhiculent des valeurs et des méthodes néolibérales de compétition à outrance et d'individualisme forcené, que le public intègre peu à peu jusqu'à tolérer des processus qu'il aurait hier jugés inacceptables. &nbsp;  <br />&nbsp;   <br />&nbsp;« Roland Barthes l'avait déjà relevé en 1957 dans ses Mythologies :  <br />l'emprise de l'idéologie n'est jamais plus forte que dans la transparence.  <br />Aujourd'hui, le pouvoir est devenu tellement invisible, on a tellement intériorisé ses règles et ses injonctions que l'on se croit plus libre qu'autrefois. En réalité, on n'est pas libres du tout ! C'est cela que Milgram a montré au début des années 1960, et c'est cela que montre l'expérience de La zone Xtrême. » &nbsp;  <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp; </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Hélène Marzolf et François Ekchajzer</span>  <br />&nbsp;Télérama n° 3139  <br /><span style="font-style: italic;">&nbsp;(1) Il est l'auteur, avec Jean-Léon Beauvois, Dominique Oberlé et Didier Courbet, de l'article « La Soumission à l'autorité » à paraître ce mois-ci dans Cerveau &amp; Psycho. &nbsp;</span>  <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp; </span><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;A lire</span>  <br /><span style="font-style: italic;">&nbsp;La Soumission à l'autorité, de Stanley Milgram, éd. Calmann-Lévy. </span><br style="font-style: italic;" /><span style="font-style: italic;">&nbsp;L'Expérience extrême, de Christophe Nick et Michel Eltchaninoff, éd. Don Quichotte. &nbsp;</span>  <br />&nbsp;   <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;A voir</span>  <br />&nbsp;Le Jeu de la mort, écrit et produit par Christophe Nick, mercredi 17 à 20 h 35, France 2.   <br />&nbsp;Le Temps de cerveau disponible, jeudi 18 à 22 h 45, France 2.   <br />&nbsp;Informations sur france2.fr :  <br /><a class="link" href="http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/">http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/</a>      <br /><a class="link" href="http://television.telerama.fr/television/les-participants-aux-jeux-televises-peuvent-ils-devenir-des-bourreaux,53482.php">http://television.telerama.fr/television/les-participants-aux-jeux-televises-peuvent-ils-devenir-des-bourreaux,53482.php</a>   <br />
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   <title>PLAIDOYER POUR UNE RECHERCHE UTILE Les vraies questions et les fausses réponses </title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 09:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chems Eddine CHITOUR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Opinion]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
«Il n’y a pas de chef-d’oeuvre prédestiné, mais une lutte patiente, décevante, tenace, un débordement de détails mis au point, une multitude d’hésitations, une suite de colères contre l’inertie, une alternance d’obscurité et de lumière. D’appel en appel, la pauvre chose méritante accède à la gloire...elle devient surhumaine en toute simplicité.»

André Arnoux
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1950235-2682686.jpg" alt="PLAIDOYER POUR UNE RECHERCHE UTILE Les vraies questions et les fausses réponses " title="PLAIDOYER POUR UNE RECHERCHE UTILE Les vraies questions et les fausses réponses " />
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      Les vraies questions et les fausses réponses Cette belle citation empruntée à un texte du Dr Nahed Dokhane de l’université de Boumerdès mesure assez bien le travail besogneux de l’enseignant et du chercheur loin des feux de la rampe. Cette semaine, en effet, les chercheurs sont visibles le temps d’une semaine : qu’en est il des 51 autres semaines? Depuis samedi, c’est portes ouvertes sur la vulgarisation de la recherche dans tous les établissements. Cela nous donne l’opportunité de faire un rapport d’étape sur les heurs et malheurs de la Recherche en Algérie. Pendant les dix premières années de l’Indépendance, la priorité était à l’enseignement. Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de préparation de thèses. Plusieurs thèses, en effet, ont été soutenues dans les années 60.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Il a fallu attendre le ministère Benyahia pour voir apparaître le premier Conseil national de la recherche au début des années 70. 14 axes prioritaires ont été définis et l’Organisme national de la recherche scientifique a été créé. Parallèlement, l’industrie mettait en place des structures de recherche. C’est notamment le cas du Centre de la SNS (Sidérurgie et de l’Enie (électronique). Dans ces années, le CNI a été créé et à l’époque, l’Algérie faisait figure de pionnier en Afrique pour l’informatique. Une Centrale instruments qui permettait de mutualiser les gros appareils entre différents laboratoires est créée. Début 80, sans explication aucune, l’Onrs est dissoute. Création du CEN. Le Commissariat aux énergies nouvelles (c’était la mode par mimétisme avec l’efflorescence du renouvelable dans les pays développés pour éviter d’être dépendant des pays arabes pétroliers). «Nous n’avons pas de pétrole mais nous avons des idées», tel était le slogan en France. Errance dans la continuité, ce fut ensuite le Crst (Conseil national de la recherche scientifique et technique) (seule approche cohérente à l’époque puisque pour la première fois, c’est un capitaine d’industrie qui était commissaire. Arrive 88, dissolution du Crst, création du HCR (Haut Commissariat à la recherche, qui sera lui aussi dissout quelques années après.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Dans les années 90 et 2000, années difficiles, on crée des agences (Andru, Agence de la sante, Andravet) et même un ministère délégué à la Recherche et aussi parallèlement, le Comité intersectoriel de la recherche dont les activités sont réduites à leur plus simples expression du fait que le tissu industriel a disparu en Algérie au profit de l’importation. Une loi sur la recherche est promulguée et l’Etat décide d’octroyer 1% du PIB à la Recherche.. En 2008, il y eut la création de la Dgrst qui s’attela laborieusement à faire un inventaire et à mettre en place les Etats généraux de la recherche qui déboucha sur des recommandations pour 34 axes de recherche. <br />Nous constatons une pléthore de laboratoires qui travaillent sur les mêmes thèmes, avec des duplications inconsidérées d’achat d’équipement. Il y a quelques années, il y avait à Belfort, Bab Ezzouar, 5 microscopes électroniques de 5 marques différentes et qui étaient pratiquement en panne ! <br />La gabegie était telle que des laboratoires n’avaient pas d’existence physique se contentant d’avoir des directeurs orchestres avec des équipes virtuelles...  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Signe de la cacophonie dans laquelle se débat le chercheur ballotté entre différentes structures (Andru, Dgrst, ministère délégué à la Recherche, direction de la PG et de la recherche du Mers), on lui propose en plus des cadres de recherche tels que Tempus, Tassili, CMEP...axes algéro-espagnols, italiens.. gérées par une autre direction du ministère et chaque structure revendique les mêmes chercheurs qui, à force de se démultiplier, ne font rien de tangible. Mieux encore, on apprend que Sonatrach a organisé le 11 et le 12 décembre 2007 à Oran, une 2e Conférence internationale sur la recherche et développement Aval, sous le thème «Quels partenariat pour une R &amp; D performante?». Avec comme objectif le rassemblement des différents acteurs du monde académique et de l’industrie pétrolière et gazière pour débattre des expériences, des stratégies et des perspectives du partenariat dans le domaine de la R&amp;D. La Sonatrach développe d’ailleurs, à Oran, un centre de recherche construit selon les dernières technologies avec même l’achat de matériel. Il n’attend que les axes de recherche et les hommes qui vont avec...  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;En juillet 2004, le document UK Science and Innovation Framework fixait des objectifs à atteindre, parmi lesquels des dépenses de R&amp;D équivalant à 2,5% du PIB d’ici 2014, Au Japon, le premier plan-cadre de 5 ans pour la science et la technologie a été lancé en 1995 et couvrait la période 1996-2000 : <br />l’accent était mis sur la recherche fondamentale et la recherche universitaire. Le deuxième plan-cadre couvrant la période 2001-2005. Un budget de 173 milliards d’euros avait été débloqué sur 5 ans avec comme objectif d’atteindre en 2005 le seuil des 3,4% du PIB pour les dépenses de recherche. <br />Le Department of Energy (DoE) est l’Agence fédérale américaine en charge de la mise en oeuvre de la stratégie de recherche pour la politique énergétique. <br />Existant depuis 24 ans, le DoE emploie 15.000 agents fédéraux et presque 100.000 contractuels. Son budget annuel de l’ordre de 23 milliards de dollars en fait une des principales agences. D’autres pays ne sont pas en reste. La Russie a une forte tradition scientifique et dispose d’un ratio très élevé d’employés dans le secteur de la R&amp;D (813.000 personnes employées dans le secteur de la R&amp;D en 2005, 57 pour 10.000 habitants).  <br />&nbsp;  <br /><span style="font-weight: bold;">&nbsp;Pourquoi la recherche ne décolle pas en Algérie? </span> <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Pour pouvoir y répondre, il est fondamental de s’intéresser aux gardiens du temple que sont les enseignants-chercheurs. Les luttes larvées entre l’enseignant et le chercheur sont contre-productives, il nous faut d’abord, et avant tout, bien former. On le voit actuellement avec les chercheurs en magistère et en thèse, qui ont des difficultés à utiliser des concepts, en un mot à réfléchir et pire encore, à s’exprimer ou à pouvoir écrire d’une façon cohérente. La scholastique fait des ravages dans l’Université algérienne. Par-dessus tout, il est nécessaire pour le salut de ce pays que l’enseignant soit reconnu comme un acteur qui a un rôle majeur dans la formation de l’élite du pays. Un exemple? Il me vient à l’esprit une petite histoire vraie qui m’a été racontée par deux collègues professeurs algériens qui ont blanchi sous le harnais et qui peut nous faire percevoir plus que mille discours, la condition des professeurs algériens par rapport à leurs collègues marocains. Lors d’une soutenance d’une thèse de doctorat à Tlemcen, les deux professeurs ont demandé à aller à Oujda visiter l’université. Premier constat à la frontière côté algérien, une chaîne importante du côté algérien. Les professeurs firent la chaîne et prirent leur mal en patience. Changement de décor du côté marocain, un fonctionnaire des services de contrôle passe et contrôle rapidement les passeports. <br />Remarquant qu’il avait affaire à deux professeurs, il leur prend leurs passeports. Inquiétude vite démentie. Le fonctionnaire revient, leur demande de le suivre dans le bureau du responsable du poste frontière qui les accueille chaleureusement, leur souhaite la bienvenue au Maroc et leur offre le thé et ira jusqu’à leur donner ses coordonnées au cas où ils auraient besoin de ses services. L’un des collègues n’en tenant plus devant cette considération lui demanda : «Monsieur pourquoi faites-vous tout cela?», joignant le geste à la parole, il dit : «Notre Roi nous a demandé de placer nos professeurs au-dessus de nos têtes.»  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;La surprise ne s’arrête pas là, reçus par le recteur, alors qu’ils n’étaient pas attendus, il leur fit visiter l’université qui n’avait rien à envier à une université étrangère en terme de décor, de moyens. <br />Même les habitations du corps enseignant respectaient la hiérarchie scientifique. Les professeurs avaient des petits cottages, les autres corps, des appartements d’un bon standing.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Pour Lahouari Addi : «Le combat pour une université digne de ce nom, productrice de savoirs, animée par des enseignants-chercheurs respectés, est un combat qui engage l’avenir. Vous luttez pour que les compétences restent au pays, parce que, dans l’ère de la mondialisation, payer un professeur 400 euros par mois, c’est inciter l’élite intellectuelle à quitter le pays. <br />L’enseignant universitaire est devenu, en quelques années, un employé paupérisé, alors qu’ailleurs, aux USA, en Europe, au Japon, il est une autorité sociale. En Algérie, c’est à peine un petit fonctionnaire luttant pour survivre dans une société où il n’est plus un modèle pour les jeunes, dans une société où l’échelle des valeurs a été bouleversée. Si l’Université est dans la léthargie, cela voudrait dire que la société civile n’en est pas une...»  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Ces propos appellent à une réflexion sur la place de l’université dans la société. Quand le roi signe un dahir pour la nomination de professeur il fait une cérémonie et le parcours du professeur est rappelé. Le roi, en lui remettant le dahir, envoie un signe fort à la société. De ce fait, la place du professeur étant reconnue, ce dernier se sent une responsabilité particulière. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant d’apprendre que les laboratoires marocains soient attractifs. Lors d’un entretien que nous avons eu avec le Dr Zerhouni envoyé spécial du président Barack Obama pour les sciences et la technologie, nous avons appris que par rapport aux Marocains et aux Tunisiens nous étions classés troisième. Nous avons appris aussi que les laboratoires de recherche marocains pouvaient recevoir dans de bonnes conditions des chercheurs étrangers pour des durées variables, notamment dans les domaines de pointe, le Dr Zerhouni cite le cas d’un laboratoire où la moitié des chercheurs étaient étrangers. Chez nous, il y a bien longtemps que tout ceci a disparu, décennie rouge aidant.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;On trouve, dit-on, beaucoup de chercheurs mais pas de trouveurs. Pendant longtemps les chercheurs voire les enseignants étaient cloués au pilori, traités de parasites improductifs et tacitement, les autorités ne se faisaient pas d’illusion sur les retombées de la recherche qui n’intéressent pas la vie économique. Ceci nous amène naturellement à nous poser la question : <br />pourquoi les pouvoirs publics ne reconnaissant pas aux enseignants une responsabilité majeure dans la formation de l’élite? Pourquoi tout ce qui vient des universitaires est vu avec suspicion? A-t-on vu des professeurs honorés par le plus haut magistrat du pays? Quand les piliers fondateurs de l’université meurent, l’Algérie officielle les ignore? Il me vient à l’esprit la perte cruelle des professeurs Aoudjhane et Ouabdesselam morts d’une façon anonyme après un sacerdoce de 60 ans d’enseignement et d’abnégation loin du m’as-tu-vu et des compromissions suspectes. Dans l’Algérie actuelle, la visibilité sociale n’est pas indexée sur la vraie valeur ajoutée à ce pays mais sur la capacité de nuisance.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Pendant ce temps, l’Université sombre inexorablement sans stratégie pour le futur, écrasée par la massification. Tout le monde voulait être ingénieur, docteur. Cependant, depuis quelque temps, il y a un désamour pour la diplomite. Les parents rêvent de faire de leurs enfants des seconds Zidane, Beckam voire des Bougherra. Peut-être parce qu’un footballeur de l’Equipe nationale peut gagner en une fois ce qu’amasse laborieusement un enseignant en 200 ans, si naturellement il peut se réincarner plusieurs fois !!  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Commencer par...le commencement  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;La tâche pour réhabiliter une recherche de qualité ne consiste pas à faire de la comptabilité de laboratoires de chercheurs, nous savons que c’est un leurre. Que nous options pour le système anglo-saxon est-ce de une bonne chose mais il faut avant tout fabriquer nos outils. C’est gratifiant à titre personnel de travailler sur le magnétisme du noyau mais est-ce cela dont l’Algérie a besoin? Je crois qu’il nous faut d’abord, commencer à fabriquer nos outils scientifiques, commencer à intégrer des équipements de laboratoire qui créeront de la richesse dans le cadre de start-ups. Il nous faut faire chaque année un salon pour exposer les prototypes qui doivent passer à l’échelle industrielle et créer de l’emploi en tarissant les importations actuelles et débridées qui font que l’Algérien consomme ce que produit le Français, le Chinois, le Turc tant qu’il a encore du pétrole et après? Je me souviens avoir montré aux gouvernants de l’époque, un microscope conçu par des élèves ingénieurs de Sétif et intégré à plus de 90% pensant tarir l’achat de microscopes à l’étranger. Peine perdue, nous importons pour des centaines de milliers de dinars de microscopes chaque année. <br />Les autres priorités sont connues, la sécurité alimentaire, l’énergie, l’eau, l’environnement. Rien ne peut se faire sans un cap clair où tous les départements ministériels sont concernés.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;On ne peut qu’être favorable à l’autonomie des universités. Cette autonomie doit privilégier la dimension de la collégialité et récuser l’individualité. Les réformes nécessaires sont celles qui libèrent les énergies. Etre autonome signifie rendre compte. Il faut se libérer de l’uniformité, notamment celle qui consiste à récompenser les rentiers à vie et les chercheurs pétillants de la même façon. A chacun son dû, un enseignant ou un chercheur improductif est une charge. L’Université peut et doit s’en passer. Louis de Broglie a bien raison d’écrire que «l’histoire des sciences montre que dans leur domaine, les plus grands progrès ont été effectués par des penseurs audacieux qui ont aperçu des voies nouvelles et fécondes que d’autres n’apercevaient pas. Si les idées des savants de génie, qui ont été les promoteurs de la science moderne, avaient été soumises à des commissions de spécialistes, elles leur auraient sans nul doute parues extravagantes et auraient été écartées en raison même de leurs originalités et de leur profondeur.»(1)  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;En un mot comme en mille, il faut réhabiliter l’effort autrement que par la distribution de la rente. Les nouvelles légitimités sont celles du neurone. Le nouveau langage n’est plus celui des armes mais celui de la technologie du Web2.0, des nanotechnologies, du génome, de la lutte contre le réchauffement climatique et des nouvelles sources d’énergie du futur. Toutes ambitions à notre portée si on arrive à mobiliser par l’intelligence, tous les Algériennes et les Algériens. La réussite (ou l’échec) de notre pays à construire la modernité sera évaluée sur le critère d’élaboration de la société civile. Pour cela, seul le parler-vrai permettra à l’Algérie de renouer avec ce nationalisme qui, contrairement à ce que pensent les nihilistes, n’est pas passé de mode, c’est un puissant stimulant et qui peut se décliner avec les outils du XXIe siècle.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;1.Louis De Broglie : «La nécessité de la liberté dans la recherche scientifique», Revue Science &amp; Vie, hors série, bicentenaire de la science 1789-1989, mars 1989.  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Pr Chems Eddine CHITOUR  <br />&nbsp;  <br />&nbsp;Ecole Nationale Polytechnique enp-edu.dz  <br />
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   <title>La Turquie menace d'expulser 100.000 ressortissants arméniens</title>
   <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 00:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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        		  		     			    <div class="article-body">  			  ANKARA (Reuters) - Le gouvernement turc menace d'expulser jusqu'à   100.000 personnes d'origine arménienne, après l'adoption par les   parlements américain et suédois de résolutions accréditant la thèse du   génocide de 1915.  <br />  Le parlement suédois a qualifié la semaine   dernière de génocide le massacre des Arméniens par l'armée ottomane en   1915. Ankara a rappelé son ambassadeur à Stockholm et le Premier   ministre turc, Tayyip Erdogan, a annulé une visite en Suède.  <br />  Une   semaine plus tôt, la Turquie avait rappelé son ambassadeur aux   Etats-Unis après un vote analogue à la commission des Affaires   étrangères de la Chambre des représentants.  <br />  Bien qu'elle   reconnaisse la mort de nombreux Arméniens chrétiens dans les massacres   qui débutèrent en 1915, la Turquie refuse d'admettre que près d'un   million et demi aient été tués et que l'on évoque à ce propos un   génocide - terme qu'emploient en l'occurrence de nombreux historiens   occidentaux.  <br />  "Il y a actuellement 170.000 Arméniens vivant dans   notre pays. Seuls 70.000 possèdent la citoyenneté turque, et nous   tolérons les 100.000 restants", a déclaré Erdogan dans une interview   mardi au service turc de la BBC.  <br />  "Si c'est nécessaire, je pourrais   avoir à annoncer à ces 100.000 personnes qu'ils doivent rentrer dans   leur pays car ils ne sont pas mes compatriotes. Je n'ai pas à les garder   dans mon pays", a-t-il ajouté.  <br />  Aris Nalci, journaliste à   l'hebdomadaire turco-arménien Agos, a relativisé les menaces d'Erdogan,   en soulignant que ce dernier les avait déjà formulées dans le passé.   "Nous ne les considérons pas comme sérieuses", a-t-il ajouté.  <br />  Suat   Kiniklioglu, porte-parole pour l'international du Parti de la justice   et du développement (AKP) au pouvoir, a lui aussi minimisé la portée des   déclarations du Premier ministre, en estimant qu'il s'agissait d'un   simple "rappel" et en expliquant qu'Erdogan ne "parlait pas de quelque   chose qui allait se passer aujourd'hui ou demain".  <br /> <br />  ERDOGAN ACCUSE   LA DIASPORA ARMÉNIENNE  <br /> <br />  La majorité des Arméniens installés en   Turquie vivent et travaillent à Istanbul. Beaucoup d'entre eux y sont   arrivés après le tremblement de terre qui a frappé leur pays en 1988 et   ils y travaillent illégalement, en envoyant de l'argent à leur famille   restée au pays.  <br />  La Turquie et l'Arménie sont convenues l'an   dernier de nouer des liens diplomatiques et d'ouvrir leur frontière si   leurs parlements respectifs approuvaient des accords de paix, mais aucun   vote n'a encore eu lieu à cette fin et les deux gouvernements se sont   accusés de chercher à modifier les textes.  <br />  Pour ratifier un accord   de paix, Ankara exige que des Arméniens de souche se retirent des   lignes de front dans la région montagneuse disputée du Haut-Karabakh,   enclave arménienne en Azerbaïdjan.  <br />  Le parlement d'Azerbaïdjan a   dénoncé le vote des représentants américains, estimant qu'il portait   atteinte à la stabilité régionale et nuisait aux efforts de règlement du   conflit du Haut-Karabakh.  <br />  Selon le gouvernement de Bakou, allié   traditionnel de la Turquie, une telle marque de soutien ne peut que   renforcer l'intransigeance de l'Arménie sur ce dossier.  <br />  Dans son   entretien à la BBC, le Premier ministre turc accuse la diaspora   arménienne d'être à l'origine des résolutions américaine et suédoise et   exhorte l'Arménie et les principales puissances à ne pas se laisser   influencer par cette campagne.  <br />  "L'Arménie a une décision   importante à prendre. Elle devrait se libérer de son attachement à la   diaspora. Tous les pays qui ont le souci de l'Arménie, à savoir les   Etats-Unis, la France et la Russie, devraient avant tout aider l'Arménie   à se libérer de l'influence de la diaspora", estime Tayyip Erdogan.  <br />    <br />  <br />    <br />  <br />  Ibon   Villelabeitia, Pascal Liétout pour le service français, édité par   Gilles Trequesser  <br />  				  		</div>
     </div>
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     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/La-Turquie-menace-d-expulser-100-000-ressortissants-armeniens_b1949811.html</link>
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   <title>L’espion français avoue...</title>
   <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 23:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Samy Siyoucef</dc:creator>
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     <div>
      <div class="image">  										<img alt="image" src="http://ennaharonline.com/fr/thumbnail.php?file=UNE_Aqmi_668795111.jpg&amp;size=article_medium" />  										<span class="image_caption" />  									</div>  								  								  <strong>L’ancien otage français, Pierre Camatte, qui était   entre les mains de l’organisation terroriste (groupe salafiste pour la   prédication et le combat), a reconnu que la France et le Mali se sont   pliés à toutes les exigences et conditions du terroriste Abdelhamid Abou   Zeid pour sa libération.</strong> <br /> <br />   <br /> <br />  Dans un entretien au   journal espagnol «&nbsp;El Pais&nbsp;», Camatte a déclaré que l’émir de la   phalange du Sahara entretenait des contacts directs avec les autorités   françaises et maliennes par le biais d’un intermédiaire arabe,   vraisemblablement un libyen.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />   L’ancien otage de l’organisation   terroriste, Pierre Camatte, qui a été libéré la fin du mois dernier, a   précisé que le chef de l’organisation dans la région sahélo-saharienne,   Abdelhamid Abou Zeid, alias Abada Hamadou, l’avait interrogé pendant une   journée jusqu’à ce que la France ait accepté ses conditions. Un   ressortissant arabe faisait l’intermédiaire entre le groupe d’Abou Zeid   et les autorités maliennes et françaises, selon ses dires.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />  L’espion   français, qui travaille pour les renseignements français, se rappelle   qu’Abou Zeid l’avait informé le 21 février dernier, soit 48 heures avant   sa libération, que les autorités de son pays et celles du Mali avaient   acceptées les conditions. «&nbsp;Abou Zeid m’a dit le dernier jour où je l’ai   rencontré, que les maliens et les français avaient répondu positivement   et que quatre personnes allaient être libérés en contre partie de ma   libération&nbsp;» raconte Camatte, avant d’ajouter&nbsp;: «&nbsp;j’ai demandé&nbsp; à Abou   Zeid, serai-je libéré demain&nbsp;?&nbsp;» et le chef terroriste a répondu «&nbsp;non,   vous serez libéré dans 48 heures&nbsp;».&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />  Sur son kidnapping et les   conditions de sa détention, Camatte raconte qu’il avait été kidnappé   alors qu’il se trouvait dans le petit hôtel Minaca où il était descendu,   par dix hommes. «&nbsp;Je me suis débattu, j’ai couru mais ils m’ont attrapé   et mon tapé dessus&nbsp;» a-t-il dit. Il ajoute que les terroristes le   menaçaient et pointaient leurs armes sur sa tête. Sur les conditions de   sa détention, Camatte raconte qu’il avait une couverture et l’ombre d’un   arbre pour se protéger du soleil.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />  Les conditions de détention   étaient «&nbsp;insupportables&nbsp;» selon l’espion français, «&nbsp;l’eau était   conservée dans des jerricans d’essence&nbsp;; elle était infecte mais je   n’avais pas le choix. La même chose pour la nourriture&nbsp;» ajoute-t-il.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />   Les   déclarations de Pierre Camatte à «&nbsp;El Pais&nbsp;» laissent comprendre que ce   dernier avait été envoyé en mission dans le but d’espionner   l’organisation du groupe salafiste pour la prédication et le combat   (GSPC), lorsqu’il dit avoir compté les éléments du groupe qui le   détenait, il a aussi estimé leurs âges et parlé d’autres détails et   données dans un langage spécifique aux membres des services de   renseignement. <br />   <br /> <br />   <br /> <br />  Ennahar/Algérie. <br />  								
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/L-espion-francais-avoue_b1949772.html</link>
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   <title>Heurts à Jérusalem-est: Moscou exhorte à la retenue</title>
   <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 23:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1949762-2682110.jpg" alt="Heurts à Jérusalem-est: Moscou exhorte à la retenue" title="Heurts à Jérusalem-est: Moscou exhorte à la retenue" />
     </div>
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       <br />La Russie appelle Palestiniens et Israéliens s'opposant à Jérusalem à   faire preuve de retenue pour ne pas aggraver la situation, a déclaré   mercredi devant les journalistes à Moscou Andreï Nesterenko,   porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. <br /> <br />"Nous   constatons avec préoccupation l'aggravation de la situation dans les   Territoires palestiniens, notamment à Jérusalem. Nous estimons que les   parties doivent faire preuve de retenue et éviter toute démarche   unilatérale susceptible d'attiser la tension. Et ce, d'autant plus que   les problèmes de Jérusalem sont particulièrement douloureux pour les   adeptes de trois religions monothéistes, ainsi que pour l'ensemble de la   communauté internationale", a indiqué le diplomate. <br /> <br />Et d'ajouter   que la Russie espère que la réunion ministérielle du Quartette de   médiateurs internationaux (Russie, Etats-Unis, Union européenne et Onu)   pour le règlement au Proche-Orient, prévue vendredi 19 mars à Moscou,   permettra de discuter à fond de la situation actuelle dans l'intérêt   d'une paix équitable dans la région. <br /> <br />Le mécontentement de la   population arabe de la Ville Sainte a été provoqué par la publication   des projets israéliens de construire 1.600 logements à Jérusalem-Est,   ainsi que par l'inauguration lundi dernier de la synagogue de la Hourva   reconstruite dans la Vieille ville. <br /> <br />De violents heurts ont opposé   mardi Palestiniens et forces de sécurité israéliennes à Jérusalem-est,   les plus importants depuis plusieurs années. <br /> <br />Lors d'accrochages   dans et autour de la Ville Sainte, il y a eu des blessés parmi les   Palestiniens et les policiers israéliens. Le mouvement islamiste Hamas a   renouvelé mercredi son appel à une Intifada, un soulèvement populaire,   pour défendre Jérusalem et lutter contre sa "judaïsation" par Isra
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/Heurts-a-Jerusalem-est-Moscou-exhorte-a-la-retenue_b1949762.html</link>
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   <title>Mahmoud Ahmadinejad : l'Iran souhaite améliorer ses relations amicales avec l'Arabie Saoudite</title>
   <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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      <span />  				  				  		  		  <div class="nv-text">  		  <a href="javascript:popupImages('http://www2.irna.ir/index2.php?option=com_news&amp;task=popup&amp;code=1003171113223022&amp;pindex=&amp;pfrom=0&amp;no_html=1&amp;lang=fr');"><img height="185" border="0" width="250" src="http://server33.irna.com/filesystem/10/03/17/111322-30-22_n.jpg" style="float: right;" alt /> </a>   Le   président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré mercredi que la   République Islamique d’Iran souhaite améliorer les relations amicales   avec l'Arabie Saoudite. <br />  Le président iranien a déclaré au nouvel   ambassadeur d'Iran en Arabie Saoudite,  Javad Rasouli Mahallati, avant   son départ que la République Islamique d'Iran est disposée à  élever le   niveau de ses relations fraternelles avec les nations islamiques,  et en   particulier avec l’Arabie Saoudite.    <br />   <br />Les ambassadeurs jouent un rôle crucial dans l'élargissement de la   coopération régionale,  a affirmé le président iranien ajoutant que la   promotion de la justice,  de l'amitié et  des bonnes relations amicales    restent la priorité de la diplomatie de la République Islamique d'Iran.      <br /></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/Mahmoud-Ahmadinejad-l-Iran-souhaite-ameliorer-ses-relations-amicales-avec-l-Arabie-Saoudite_b1949752.html</link>
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   <title>Colonisation: les Etats-Unis attendent toujours une réponse de Netanyahu</title>
   <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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<![CDATA[
     <div>
           WASHINGTON - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton attendait   toujours mercredi une réponse formelle du Premier ministre israélien   Benjamin Netanyahu aux protestations américaines au sujet de nouvelles   constructions à Jérusalem-est, a indiqué le département d'Etat. <br />  "Nous   attendons toujours une réponse. Elle n'est pas encore arrivée. Il n'y a   pas encore eu d'appel", a indiqué un porte-parole du département   d'Etat, Mark Toner, peu après le départ de Mme Clinton à Moscou pour une   réunion du Quartette sur le Proche-Orient. <br />  La veille, le   porte-parole du département d'Etat Philip Crowley avait dit s'attendre à   une conversation "très bientôt" entre la chef de la diplomatie   américaine et M. Netanyahu, sur ce sujet à l'origine d'une sérieuse   crise diplomatique entre les deux pays alliés. <br />  Le bureau du   Premier ministre israélien a toutefois annoncé mercredi que ce dernier   avait appelé le vice-président américain Joe Biden, dans la nuit de   mardi à mercredi, sans préciser la teneur des leurs discussions. <br />  Un   haut responsable de la Maison Blanche a ensuite confirmé que cet appel   avait eu lieu, se bornant à indiquer sous couvert de l'anonymat qu'il   entrait dans le cadre de "négociations en cours". <br />  La tension est   montée entre Israël et les Etats-Unis après les vives critiques   américaines sur la décision du gouvernement israélien de construire des   logements supplémentaires dans le secteur oriental annexé de Jérusalem,   annoncée en pleine visite de M. Biden en Israël la semaine dernière. <br />  Le   département d'Etat a annoncé mardi que l'émissaire américain George   Mitchell ne rencontrerait pas de responsables israéliens et palestiniens   avant la réunion du Quartette vendredi. Il devait initialement se   rendre au Proche-Orient dans la semaine pour lancer des négociations   indirectes entre Israéliens et Palestiniens. <br />  De son côté, M.   Netanyahu doit se rendre prochainement aux Etats-Unis pour prendre la   parole devant la conférence annuelle du groupe d'influence pro-israélien   AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), prévue du 21 au 23   mars à Washington. <br />   <br /> <br />   <br /> <br />    (©AFP / Romandie News)   <br />  														<!-- FIN DE LA NEWS -->  														<!-- DEBUT DES BOUTONS FINANCE -->  														    <script src="http://www.romandie.com/js/modal_message/ajax.js"></script>  <script src="http://www.romandie.com/js/modal_message/ajax-dynamic-content.js"></script>  <script src="http://www.romandie.com/js/modal_message/modal.js"></script>  <table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" class="colonne_gauche marge_news_int">  <tbody>  <tr>  <td valign="top"><link href="http://www.romandie.com/js/modal_message/modal.css" type="text/css" rel="stylesheet" />    <script type="text/javascript">  messageObj = new DHTML_modalMessage();	// We only create one object of this class  messageObj.setShadowOffset(5);	// Large shadow  function displayStaticMessage(messageContent,cssClass)  {  	messageObj.setHtmlContent(messageContent);  	messageObj.setSize(430,400);  	messageObj.setCssClassMessageBox(cssClass);  	messageObj.setSource(false);	// no html source since we want to use a static message here.  	messageObj.setShadowDivVisible(false);	// Disable shadow for these boxes	  	messageObj.display();  	  	  }  function closeMessage()  {  	messageObj.close();	  }  </script>  </td></tr></tbody></table>
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     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/Colonisation-les-Etats-Unis-attendent-toujours-une-reponse-de-Netanyahu_b1949739.html</link>
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   <title>Le Club de Paris annule la totalité de la dette de l'Afghanistan</title>
   <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
           PARIS - Les créanciers publics membres du Club de Paris ont décidé   mercredi d'annuler la totalité de la dette de l'Afghanistan à leur   égard, soit 1,026 milliard de dollars, selon un communiqué de cette   instance qui réunit 19 des principaux pays industrialisés. <br />  Cela   représente près de la moitié de la dette extérieure publique afghane au   20 mars 2009, qui était de 2,104 milliards de dollars, même si d'autres   allègements ont entre-temps été décidés par des créanciers   multilatéraux, a-t-on précisé au Club de Paris. <br />  Lors d'une réunion   dans la capitale française, les représentants des Etats du Club de   Paris et de l'Afghanistan "ont convenu d'une annulation de dette",   Kaboul ayant rempli le 26 janvier les conditions établies dans le cadre   de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), selon   le communiqué. <br />  L'annulation concerne d'une part 441 millions de   dollars, soit "l'effort incombant au Club de Paris dans le cadre de   l'initiative PPTE renforcée", et d'autre part "un allègement additionnel   de 585 millions de dollars", que les pays créanciers se sont engagés à   fournir "à titre bilatéral et sur une base volontaire". <br />  Cela   représente en tout une annulation de 1,026 milliard de dollars, soit "un   allègement à 100%" de la dette afghane à leur égard. <br />  "Le retrait   du fardeau de la dette dont a hérité l'Etat afghan marque une étape   cruciale sur le chemin du développement économique de l'Afghanistan", a   déclaré dans un communiqué le secrétaire adjoint au Trésor américain,   Neil Wolin. <br />  Interrogé par l'AFP, le Trésor a indiqué que la dette   de l'Afghanistan aux Etats-Unis était d'"environ 108 millions de   dollars". <br />  Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un accord   ratifié fin janvier par le Fonds monétaire international (FMI) et la   Banque mondiale, ouvrant la voie à une réduction de la dette extérieure   de l'Afghanistan de 1,6 milliard de dollars. <br />  D'après Washington,   cet accord marquait "la fin d'un processus qui aboutira au final à la   réduction de 96% de la dette héritée par l'Etat afghan". <br />  De son   côté, le gouvernement afghan, représenté par le ministre des Finances   Omar Zakhilwal, s'est engagé "à utiliser les ressources additionnelles   provenant de l'allégement de sa dette pour atteindre les objectifs   prioritaires" en faveur du développement, souligne le Club de Paris. <br />  Kaboul   a atteint le "point d'achèvement" de l'initiative PPTE après avoir   "mené à bien un certain nombre de réformes importantes en dépit d'un   environnement extrêmement difficile caractérisé par l'insécurité, une   crise alimentaire, et une situation politique difficile", selon le FMI   et la Banque mondiale. Ces réformes concernent la gestion de la dette,   le secteur minier, la santé et l'éducation. <br />  Le directeur de la   Banque mondiale à Kaboul, Nicholas Krafft, avait cependant prévenu en   janvier que l'Afghanistan restait "un pays à haut risque pour la dette   étant donné sa dépendance aux financements de donateurs". <br />   <br /> <br />    (©AFP /Romandie News) <br /> <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/notes/Le-Club-de-Paris-annule-la-totalite-de-la-dette-de-l-Afghanistan_b1949727.html</link>
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   <title>Anti Bunker à Diego Garcia ! Mots de guerre et guerre de mots contre l’Iran</title>
   <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Leila Mazboudi </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Propagande médiatique, politique, idéologique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Etrangement, une information est venue agiter de nouveau le scénario militaire américain contre l’Iran. Véhiculée par un quotidien écossais presque inconnu, Scotland Herald , elle prétend que les États-Unis ont transporté d’énormes quantités d’armements,  dont des bombes anti bunker, ( destinés pour détruire les installations souterraines en béton armé) vers une île du Pacifique, Diego Garcia située à quelques 5000 Km de l’Iran.
Mis à part sa véracité, cette information est d’autant plus curieuse qu’elle survient à un moment  où l’option militaire semble être écartée.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1949698-2682025.jpg" alt="Anti Bunker à Diego Garcia ! Mots de guerre et guerre de mots contre l’Iran" title="Anti Bunker à Diego Garcia ! Mots de guerre et guerre de mots contre l’Iran" />
     </div>
     <div>
      <span class="ArticleDetails"> <br /> Vu également que l’objectif actuel est   surtout de décrocher au Conseil de sécurité des sanctions paralysantes   contre l’Iran, (serait-ce pour l’affaiblir avant de le bombarder). Les   efforts, (aussi persistants qu’infructueux) relayés auprès de la Chine   réticente, par les différents dirigeants israéliens et occidentaux (dont   le dernier est le chef de la diplomatie britannique David Miliband)   montrent à quel point ces sanctions leur tiennent particulièrement à   cœur! &nbsp; <br /> A voir de plus près, le contexte de cette information semble   lui-même louche.  <br /> D’abord, il n’évoque aucune source. <br /> Secundo,   il fournit beaucoup trop de détails, beaucoup trop précis, pour être   publiés&nbsp;:  <br /> La quantité exacte de l’arsenal dépêché&nbsp;: 10 containers. <br />   Le nombre exact de bombes anti Bunker&nbsp;: 387, dont 195 «&nbsp;smart bombes   Blu -110&nbsp;» guidées au laser, et 195 énormes bombes «&nbsp;Blu-117&nbsp;» de 2   tonnes. <br /> Même l’identité de la société chargée de les transporter et   le montant qu’elle a perçu sont également évoqués&nbsp;: la «&nbsp;Superior   maritime Services&nbsp;» basée en Floride qui devrait percevoir la somme de   699.500 $.  <br /> &nbsp;Plus bizarres encore sont les analyses des experts qui   accompagnent l’information&nbsp;: &nbsp; <br /> &nbsp;« Ils envisagent de détruire   complètement l’Iran » a dit Dan Plesch, le directeur du «&nbsp;Centre for   International Studies and Diplomacy&nbsp;» à l’Université de Londres, co   -auteur d’une étude récente sur les préparations américaines pour une   attaque contre l’Iran.  <br /> Les préparations sont organisées par l’armée   US mais c’est au président Obama de prendre la décision finale. Il   pourrait décider qu’il vaut mieux pour les US agir à la place d’Israël, a   affirmé Plesch.  <br />  <br /> « Les US ne rendent pas public le niveau de   toutes ces préparations pour dissuader l’Iran, ce qui rend la   confrontation plus probable » a-t-il ajouté. « Les US…utilisent leurs   forces dans le cadre d’une stratégie générale pour façonner les actions   de l’Iran », explique-t-il.  <br />  <br /> Tout aussi alarmiste est Ian   Davis, directeur du nouveau «&nbsp;think tank&nbsp;» indépendant, «&nbsp;NATO Watch&nbsp;»,   et selon lequel la livraison à Diego Garcia constitue un souci majeur.   Assurant d’un ton plutôt compatissant vouloir «&nbsp;presser les Américains   de clarifier leurs intentions à propos de ces armes, et le Foreign   Office de clarifier son attitude concernant l’utilisation de Diego   Garcia pour attaquer l’Iran ».  <br />  <br /> Alors que pour Alan Mackinnon,   président du Scottish CND, également cité par le Scotland Herald de par   sa &nbsp;préoccupation « c’est clair que le gouvernement US continue de   battre les tambours de guerre contre l’Iran, plus récemment encore avec   les déclarations faites par la secrétaire d’état, Hillary Clinton. »  <br />   « C’est désespérément identique à la rhétorique entendue avant la   guerre contre l’Irak en 2003 » , poursuit &nbsp;Mackinon, rappelant que l’île   avait été utilisée pour bombarder l’Irak lors des guerres du Golfe et   puis de son invasion. <br /> <br /> Mis à part les bonnes ou   mauvaises intentions qui motivent ces analyses de cette information,   elles vont toutes dans le même sens, sont toutes aussi alarmistes les   unes que les autres et ignorent que ce genre d’information puisse servir   à d’autres fins, du moins pour le moment.  <br /> Sachant que les   spéculations sur une guerre imminente contre l’Iran vont bon train   depuis plus de trois ans.  <br /> Insidieusement, &nbsp;elles viseraient à   garder la double pression, &nbsp;aussi bien sur Téhéran pour l’amener à   accepter la suspension de l’enrichissement de son uranium, que sur les   pays réticents face à un durcissement des sanctions contre elle, pour   les en dissuader.  <br /> Parfois elles font directement surface, lorsqu’un   &nbsp;responsable américain vient déclarer que l’Iran ne peut pas encore   produire de bombe atomique. Insinuant exclure l’imminence d’une frappe.  <br />   Faute de mener contre l’Iran une guerre réelle, les États-Unis mènent   contre lui une guerre de mots…&nbsp;  <br /></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <link>http://www.alterinfo.net/Anti-Bunker-a-Diego-Garcia-!-Mots-de-guerre-et-guerre-de-mots-contre-l-Iran_a43940.html</link>
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