<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.alterinfo.net/xml/atom.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.alterinfo.net/xml/atom.css" type="text/css" media="screen"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
 <subtitle><![CDATA[information alternative, analyse de l'actualité et des phénomènes de sociétés]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.alterinfo.net" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="http://www.alterinfo.net/xml/atom.xml" />
 <id>http://www.alterinfo.net/</id>
 <updated>2008-09-08T09:26:18+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <icon>http://www.alterinfo.net/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Respecter les citoyens Français : la polémologie, la politique internationale de la France, Edvige et l'antisémitisme </title>
   <updated>2008-09-08T00:38:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Respecter-les-citoyens-Francais -la-polemologie,-la-politique-internationale-de-la-France,-Edvige-et-l-antisemitisme_a23606.html</id>
   <category term="Société" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1030024-1295880.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-08T06:00:00+01:00</published>
   <author><name>abdellah.ouahhabi@online.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Afghanistan, Edwige, de jeunes Français accusés d'antisémitisme là où la police n'en voit point... qu'y a-t-il de commun entre tout cela ?

Ma réponse est que certaines forces politiques bien connues voudraient commettre en France ce qu'elle sont déjà réalisé aux USA : soumettre la politique intérieure et extérieure du pays aux intérêts d'un État étranger, Israël qui n'est rien d'autre qu'une chimère politique, enracinée dans une idéologie colonialiste qui a disparu de la surface de la terre depuis plusieurs décennies... sauf en Israël.
Permettez-moi de réclamer « une France aux Français », à tous les Français sans aucun distinction de race et de religion, blacks, blancs, beurs. Une France aux Français, dans l'Union Européenne, pas une France soumise aux intérêts des Américains ni des Israéliens.

Ce n'est pas du Lepen, c'est du 1789, 1848, 1870 (la Commune de Paris), 1914, 1945, 1962 (fin du colonialisme français) et 1966 (décision de de Gaulle de quitter l'Otan) : il s'agit de ce qui a fait la grandeur et le rayonnement de la France.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1030024-1295880.jpg" alt="Respecter les citoyens Français : la polémologie, la politique internationale de la France, Edvige et l'antisémitisme " title="Respecter les citoyens Français : la polémologie, la politique internationale de la France, Edvige et l'antisémitisme " />
     </div>
     <div>
      Avec sept années de retard, les dirigeants étatiques français s'engagent sur la voie des néocons US. Il est fait  un usage exorbitant et à tout propos du « terrorisme international ». De manière concertée, cela vise  directement les libertés publiques et une mise au pas de la société française très loin de ses valeurs traditionnelles &#8211; du moins celles issues du siècle des lumières et de la révolution française.       <br />
              <br />
       Premier point.       <br />
       Les autorités militaires ont menti à la nation au sujet du déroulement d'une opération en Afghanistan qui a coûté la vie à dix soldats français.        <br />
              <br />
       On nous ment sur le déroulement des faits sur le terrain. Des journalistes ont fait leur devoir et nous ont apporté des informations qui contredisent les déclarations officielles. Les autorités militaires reconnaissent le mensonge. Et au lieu de s'en excuser, elles réclament le droit de nous mentir pour sauvegarder notre moral dans cette guerre. Les journalistes sont presque traités de traîtres parce qu'ils font honnêtement leur travail et informent valablement la nation pour lui permettre de prendre démocratiquement les décisions qui s'imposent.        <br />
              <br />
       Or les militaires savent bien qu'ils ne leur revient pas de dire ce que les citoyens doivent penser en politique. Les citoyens ont d'abord et avant tout droit à une information fidèle à la réalité ; c'est à partir de cela que dans un cadre démocratique, ils pourront se prononcer sur la politique étrangère du pays. Il ne revient pas aux généraux de dire du haut de leur colline en face du champ de bataille ce que les Français doivent penser de la guerre.        <br />
              <br />
       Les généraux doivent mener les guerres et les batailles dont les chargent les instances politiques. Ils peuvent et doivent dire s'ils disposent des moyens adéquats et la Nation doit leur donner des moyens qui correspondent à leur mission. Normalement, la Nation, si elle est correctement informée, ne doit engager ses troupes que dans les batailles qu'elles peuvent remporter.       <br />
       Mais les militaires ne doivent pas se prononcer sur l'opportunité politique ou l'inopportunité des guerres ; c'est du ressort exclusif des civils.       <br />
              <br />
       Qui plus est, ils leur est interdit de mentir sur le déroulement des batailles dans le but d'induire des attitudes déterminées des citoyens en faveur ou en défaveur d'une guerre déjà engagée. Ils leur est interdit de voler au secours des responsables politiques pour renforcer la position de ceux-ci en mentant aux citoyens français. Ceux-ci sont adultes. Nous n'avons pas besoin que nos généraux nous racontent des bobards démentis par les journalistes qui font bien leur boulot.        <br />
              <br />
       Il est totalement malhonnête et grave de mentir aux parents ou de magouiller avec un ou plusieurs parents pour cacher la dure réalité de la guerre aux Français. Même si cela est sollicité par les autorités civiles.       <br />
              <br />
       Pour être clair, nous ne voulons pas retomber dans la fange de la guerre d'Algérie avec ses tortures cachées, avec sa propagande mensongère : « maintien de l'ordre », des bandits, des fellaghas, puis des « terroristes » et enfin des responsables politiques avec lesquels nous avons négocié. Entre-temps, 70 000 Français et près d'un millions d'Algériens avaient perdu la vie... On aurait pu en faire l'économie si les politiques et les militaires avaient dès le début dit la vérité aux électeurs. Et finalement, il fut constaté que la France, débarrassée du fardeau du colonialisme s'est développée comme jamais et s'est hissée au plus haut niveau de l'estime internationale !       <br />
              <br />
       Plus près de nous, le Président Mitterrand fut le complice actif d'un génocide au Rwanda dans le but de défendre « la grandeur de la France et la francophonie ». Pour quel résultat ? La population française n'en a rien su. Et si elle l'avait su, elle n'aurait jamais accepté qu'en son nom fut commis un génocide. Directement ou en complice.       <br />
              <br />
       En réalité, nos dirigeants savent que cette guerre d'Afghanistan n'est pas voulue par l'opinion et ils réclament le droit de nous manipuler pour faire passer la pilule. Pour y parvenir, ils font appel aux plus zélés parmi les fonctionnaires militaires.       <br />
              <br />
       Le développement du terrorisme international a montré à l'opinion mondiale que les dirigeants du Tiers-Monde, à la solde des USA, dirigés par des rois et « présidents à vie » sans base sociale et sans avenir sans le soutien de nos services spéciaux et de nos armées, ces dirigeants ne sont pas représentatifs de leur population qui continue de fournir des volontaires pour se faire exploser contre nos soldats.        <br />
              <br />
       Des généraux suffisants nous parlent de « guerre asymétrique » là où il y a guérilla populaire. La guerre asymétrique ce fut la guerre entre la Chine et le Vietnam en 1979 ou celle de Koutouzov contre Napoléon. Si le plus fort fait attention, il peut remporter une guerre asymétrique ; il ne remporte jamais la victoire dans une guerre contre une guérilla qui rassemble un peuple entier. Or  les USA, comme en Irak, ont fait tout le nécessaire depuis 2001 pour que le peuple afghan soit solidaire et contre eux : ils ont promis une aide économique massive, il n'y en pas eu ; ils ont débarqué un dirigeant de leur avion militaire, celui-ci n'a aucune base sociale ; ils sont venus soi-disant imposer le respect de la personne humaine et les droits de l'homme, ils tuent les civils à tour de bras au point que Karzaï lui-même proteste.       <br />
       La guerre dure déjà depuis sept ans... autant que la guerre d'Algérie. Et pourtant l'échec est patent ; il faut encore faire venir des renforts.       <br />
              <br />
       Et nous, Français, nous nous retrouvons dans le rôle des supplétifs thaïlandais, cambodgiens, australiens des troupes US embourbées au Vietnam. Ces renforts n'ont pas permis aux USA de remporter la guerre du Vietnam. Nos enfants sont en train de mourir loin du pays dans une guerre qui n'est pas la nôtre et alors que la France n'est pas menacée, alors qu'il existe d'autres moyens pacifiques d'atteindre les mêmes résultats.       <br />
              <br />
       Il est grand temps de revoir notre politique étrangère, notamment en faveur de la chimère politique qu'est l'État d'Israël. La facture que nous avons payée et que nous continuons de payer pour soutenir à bout  de bras l'existence d'Israël, ses crimes de guerres, des atteintes aux droits de l'homme et ses ambitions colonialistes et d'apartheid commencent à peser un peu trop sur notre démographie, sur notre économie, sur nos finances, sur notre moral.       <br />
              <br />
       On nous ment sur les finalités réelles de cette guerre non déclarée, non décidée par la représentation nationale. La guerre d'Afghanistan est directement liée au conflit israélo-palestinien : Benladen et ses sbires ont voulu se venger contre l'Amérique pour son soutien inconditionnel et contraire aux résolutions de l'Assemblée Générale de l'ONU. Tout le monde sait que, du fait des lois US sur le lobbying, la politique étrangères des USA est inféodée au lobby israélien (lire à ce sujet l'ouvrage de deux chercheurs américains de renommée mondiale : « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » de Jon J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, publié en français par les éditions La découverte       <br />
       ). En faisant un raccourci, nous pouvons dire que la France s'est engagée dans une guerre non déclarée derrière les USA, eux-mêmes engagés dans une guerre pour défendre Israël. Nos soldats sont morts indirectement pour Israël.        <br />
              <br />
       Est-ce bien la volonté bien informée du peuple français ?        <br />
       Non. Il n'a pas été informé correctement et on ne lui a pas posé cette question.       <br />
              <br />
       Au lieu de se lancer dans une belliciste de soixante années contre les peuples arabes et musulmans, il y a des solutions sans effusion de sang et notamment celui des Juifs de Palestine pour satisfaire tout le monde au proche-Orient. Tout le monde à l'exception des allumés sionistes : un État multi-confessionnel, multi-ethnique avec des citoyens égaux. Si ça marche en France, si ça marche dans le Royaume-Uni avec des citoyens Catholiques et des Protestants, si cela marche en Bosnie et partout ailleurs dans le monde, cela doit marcher en Palestine : il suffit de faire revenir les réfugiés Palestiniens et d'imposer aux fascistes sionistes la coexistence pacifique avec tous ceux qui veulent vivre dans ce pays.       <br />
              <br />
       Le fait de tenir ces propos, pourtant frappés au coin du bons sens, fait automatiquement que je dois faire l'objet d'un fichage des Renseignements Généraux (selon les différents ministres qui se sont prononcés au sujet du projet Edwige) &#8211; ce fichage est pratique illégale que justement le projet Edvige voudrait légaliser.       <br />
              <br />
       Le projet Edwige voudrait légaliser les pratiques illégales de la police des Renseignements Généraux : on veut ficher et porter atteinte à la vie privée de citoyens français qui ne sont coupables d'aucun délit. C'est une grave infraction à des droits constitutionnels que l'on voudrait légaliser « pour assurer la sécurité des Français, menacés par le terrorisme international ».       <br />
              <br />
       Les ténors du gouvernement sont montés au créneau. Mais le ministre de la défense se pose des questions tandis que l'opinion même modérée (Le Monde) se mobilise contre ce projet liberticide. Oui, certainement, la technique permet aujourd'hui de fliquer les citoyens jusque dans les alcôves secrètes de leurs amours.  Mais faut-ils autoriser les dirigeants politiques à le faire. Les sbires de Mitterrand ont été jugés et condamnés parce qu'ils avaient espionné des comédiennes, des journalistes pour satisfaire des instincts basiques inavouables.       <br />
              <br />
       Et voilà qu'on voudrait nous vendre la daube ! « on vous flique dans votre intérêt ». E cette fois-ci ce ne sont pas seulement des Imams ou des Arabes ou des Blacks qui font l'objet de la surveillance très  attentive des services. Ce sont aussi les syndicalistes, les responsables associatifs, bref, toute personne en situation d'être un facteur d'influence sociale. Pensez-y : les écrivains, les journalistes, les scénaristes, les concierges qui sont en contact avec les habitants de toute une cité.       <br />
              <br />
       L'objectif poursuivi est de mettre au pas toute la population. L'État veut avoir le monopole de la fabrication de l'opinion publique, y compris en mobilisant les militaires pour mentir au peuple.       <br />
              <br />
       La vérité se nomme maintenant « propagande ». La propagande du gouvernement (les mensonges par omission) sont de l'information et de la sollicitude pour le petit peuple si prompt à se démoraliser.       <br />
              <br />
       C'est dans ce contexte que les médias gouvernementaux, plus particulièrement la télévision publique nous a assommés ce jour, dimanche avec l'agression antisémite dont ont été victimes trois jeunes Juifs. Tout de suite, des politiques sont montés au créneau stigmatisant haut et fort l'antisémitisme des jeunes du XIXème arrondissement de Paris.       <br />
       De quoi s'agissait-il ?       <br />
       Trois jeunes Juifs portant des des kippa ont fait l'objet d'une agression dans la rue. Ils s'en est suivi une bagarre. Le journaliste a demandé : des mots antisémites ont-ils été prononcés avant ou pendant ou après la bagarre ?       <br />
       Réponse : non. Mais, pourquoi nous attaquer, nous. Nous portions des kippa ! C'était donc de l'antisémitisme.       <br />
              <br />
       Effectivement pourquoi eux et pas les autres passants ?       <br />
              <br />
       L'enquête de la police n'a trouvé aucun élément d'antisémitisme.       <br />
       Pensez-vous ! Ce dimanche, j'ai appris que le fils de mon voisin a été attaqué, jeté au sol, frappé par deux jeunes voyous qui voulaient le dépouiller. Un Noir et un Arabe. Mais, ce jeune voisin ne peut pas porter plainte pour antisémitisme : il est de culte catholique.       <br />
              <br />
       Selon une théorie tordue et perverse qui commence à être utilisée de façon répétitive et abusive, si des voyous frappent des Français ordinaires, c'est condamnable mais pas trop grave. Mais agresser des passants qui portent une kippa est très grave !        <br />
              <br />
       Devrons-nous tous porter une kippa, même si nous ne sommes pas Juif, pour que la justice et les médias montent au créneau pour nous défendre si nous sommes agressés ?       <br />
              <br />
       Faut-il conseiller à mon voisin catholique de porter désormais une kippa ?       <br />
              <br />
       Voilà c'est tout et pourtant le maire de Paris, espérant peut-être un appui politique lors des élections à la tête du parti socialiste y est allé de son couplet. Ou alors avait-il d'autres motivations ; lesquelles ?       <br />
       Madame la ministre de l'Intérieur a elle aussi fait des déclarations fracassantes au sujet d'une vulgaire bagarre dans la rue entre jeunes.        <br />
              <br />
       Ces pratiques sont au contraire de nature à faire naître et se développer un racisme nouveau, un antisémitisme réactif contre la perception d'une ségrégation réelle ou fictive dirigée contre les jeunes Français de culte musulman, Arabes ou Noirs ou Asiatiques.       <br />
              <br />
       Madame la ministre, le maire de Paris, les médias dominants feraient bien de se souvenir que tous les jeunes Français sont des enfant de la France. S'il y en a qui ont mal tourné, il faut les éduquer. S'ils refusent de comprendre, il faut les punir. Mais point n'est besoin d'inventer de manière obsessionnelle un antisémitisme là où de toute évidence il n'existe pas.       <br />
              <br />
       Mais ils faut les punir comme un parent punit ses enfants. Il ne faut pas les punir avec une haine de raciste refoulé.        <br />
       Les autorités du pays doivent s'attacher à faire triompher la vérité en toutes circonstances et à respecter les citoyens de ce pays. Que ce soit en politique intérieure ou en politique étrangère.       <br />
              <br />
       Les autorités françaises n'ont pas à installer une ségrégation dans le pays.       <br />
              <br />
       Tout ce cirque pourrait s'appeler « Machiavel au pouvoir », mais cela ne sera jamais la démocratie, c'est tellement contraire aux valeurs de la France. Imaginez que cela vienne à se savoir à l'étranger : que vont-ils penser de « la patrie des droits de l'homme » ?       <br />
              <br />
       L'Afghanistan, Edwige, de jeunes Français accusés d'antisémitisme là où la police n'en voit point... qu'y a-t-il de commun entre tout cela ?       <br />
              <br />
       Ma réponse est que certaines forces politiques bien connues voudraient commettre en France ce qu'elle sont déjà réalisé aux USA : soumettre la politique intérieure et extérieure du pays aux intérêts d'un État étranger, Israël qui n'est rien d'autre qu'une chimère politique, enracinée dans une idéologie colonialiste qui a disparu de la surface de la terre depuis plusieurs décennies... sauf en Israël.       <br />
       Permettez-moi de réclamer « une France aux Français », à tous les Français sans aucun distinction de race et de religion, blacks, blancs, beurs. Une France aux Français, dans l'Union Européenne, pas une France soumise aux intérêts des Américains ni des Israéliens.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas du Lepen, c'est du 1789, 1848, 1870 (la Commune de Paris), 1914, 1945, 1962 (fin du colonialisme français) et 1966 (décision de de Gaulle de quitter l'Otan) : il s'agit de ce qui a fait la grandeur et le rayonnement de la France.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/Respecter-les-citoyens-Francais -la-polemologie,-la-politique-internationale-de-la-France,-Edvige-et-l-antisemitisme_a23606.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une croisade à la française</title>
   <updated>2008-09-08T01:13:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Une-croisade-a-la-francaise_a23609.html</id>
   <category term="FRANCE" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1030054-1295933.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-08T01:05:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1030054-1295933.jpg" alt="Une croisade à la française" title="Une croisade à la française" />
     </div>
     <div>
      Dans une déclaration, pour le moins irresponsable, sinon provocatrice, le Premier ministre, François Fillon, a évoqué le prochain envoi de moyens supplémentaires en Afghanistan. Mais au-delà de cette annonce, il s'est placé, ouvertement, dans le cadre d'un combat contre le monde musulman. Selon M. Fillon, l'armée française est en croisade contre le monde musulman. Il s'agit de la déclaration la plus sérieuse d'un haut responsable européen sur la nouvelle croisade, disent les analystes, lesquels estiment, par ailleurs, que l'attaque des Talibans contre les militaires français, qui a fait 10 morts, en Afghanistan, a poussé le Chef du gouvernement français à tenir de tels propos irresponsables, d'autant plus que l'incident a laissé des traces sur le rôle qu'entend jouer Paris, en Afghanistan, et qu'il a provoqué des tensions, au sein de la classe politique. Il semblerait que pour calmer les protestations internes, M. Fillon invoque le leadership de son pays dans la nouvelle croisade contre le monde musulman. Mais aux dires et de l'avis de nombreux penseurs, une telle croisade n'existe pas, même si après les événements du 11 septembre 2001, des extrémistes américains avaient parlé de la croisade de l'Occident contre le monde islamique. Le Président des Etats-Unis, George W. Bush avait, lui aussi, employé le terme. Ceci dit, les protestations et les indignations internationales, aussi bien du côté musulman que chrétien, avaient contraint ces derniers à se rétracter. C'est aujourd'hui, le tour du Premier ministre Fillon d'employer le mot croisade, après la mort des soldats français dans un autre pays, alors que tous les dignitaires religieux musulmans condamnent les actes terroristes et les activités des groupes extrémistes, ainsi que la violence, dans les pays musulmans, des actes, qui, affirment-ils, ne font que porter des coups à l'Islam, religion de paix qui respecte la vie humaine, même celle de ses ennemis. Il ne faut pas, non plus, oublier que ces groupes extrémistes ne sont pas les représentants d'un milliard trois cents millions de Musulmans, mais créés de toute pièce par les services de renseignements des Etats occidentaux, la CIA, en tête. Leur connivence et intelligence avec ces derniers sont, désormais, un secret de polichinelle. Quoiqu'il en soit, faire le lien entre les groupes terroristes et les religions est un acte irresponsable, mais tout aussi dangereux. En tout cas, les Musulmans n'inscrivent jamais les crimes et les exactions des gens sur le compte de leur religion, chrétienne ou juive. N'est-ce pas M. Fillon?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/Une-croisade-a-la-francaise_a23609.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>NON A EDVIGE</title>
   <updated>2008-09-08T00:45:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/NON-A-EDVIGE_a23607.html</id>
   <category term="FRANCE" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1030032-1295890.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-08T00:42:00+01:00</published>
   <author><name>fischer02003@yahoo.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1030032-1295890.jpg" alt="NON A EDVIGE" title="NON A EDVIGE" />
     </div>
     <div>
      Pétition pour obtenir l'abandon du fichier Edvige instituant le fichage systématique et généralisé, dès l'âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       Ce fichage sera assuré, à l' avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST). A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d' Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cités ont donc visées.        <br />
              <br />
       En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l'avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l'ordre public ». Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations , comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives&#8230;        <br />
              <br />
       La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d'enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois. Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l'âge de 13 ans et cela sans qu'aucune infraction n'ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée. Cette initiative gouvernementale, porteuse à l'évidence de nombreuses dérives, s'inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d'une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.        <br />
              <br />
       Le gouvernement est passé outre aux réserves émises parla Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques. C'est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier Edvige qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l'état de droit. Elles sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l'enfant. Elles s'engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu'ils renoncent à la mise en place du fichier Edvige. Le site web de la pétition :        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://nonaedvige.ras.eu.org">http://nonaedvige.ras.eu.org </a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/NON-A-EDVIGE_a23607.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hallusinénéma</title>
   <updated>2008-09-07T23:11:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Hallusinenema_a23605.html</id>
   <category term="Propagande médiatique" />
   <published>2008-09-08T00:00:00+01:00</published>
   <author><name>aucoursdureel@blogspot.com</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
J'écoute le débat houleux entre Siné d'un côté, le journaliste Amar, l'écrivain Halter et une chroniqueuse d'autre part. Ces procureurs insidieux, qui utilisent la bannière du journalisme engagé/enragé et critique pour accomplir leurs forfaits, ne se rendent apparemment pas compte que la bataille est d'ores et déjà perdue pour les intérêts sionistes et atlantistes qu'ils défendent.     <div>
      Je ne voudrais pas enfoncer le clou, mais le cas Siné est assez pathétique. Autant dire que le système en est réduit à utiliser un faussement subversif pour laisser croire qu'il occupe le beau rôle ou la bonne place, soit qu'il exprime la tolérance et le Bien réunis. Siné est certainement un vieil agitateur à côté de ses pompes pompeuses, un peu comme son complice revendiqué Polac de Charlie Hebdo. Ces individus estiment qu'en produisant des blagues douteuses sur les religions, ils se glorifient parce qu'ils attaqueraient le pouvoir.       <br />
       Se rendent-ils compte seulement qu'avec leur petit jeu simpliste ils confortent le système parce qu'ils n'attaquent le pouvoir qu'en apparence et qu'ils se gardent bien d'aller plus avant et plus profondément qu'en usant de vénielles et superficielles égratignures? Siné ferait bien de se réveiller, avec ses blagues pourries sur l'Islam et les musulmans : elles suffisent à montrer de quel bois se chauffe ce soi-disant esprit contestataire.       <br />
       Si Siné s'en prenait vraiment au pouvoir, il n'attaquerait pas la religion musulmane, étant entendu que le pouvoir dominant n'appartient pas aux musulmans et que ces derniers affrontent une campagne d'islamophobie depuis le 911. A ce propos, que n'entend-on pas les caricaturistes patentés et subversifs sur un évènement vraiment scandaleux et vraiment caricaturable : le 911?       <br />
       Cette seule omission suffit à monter le statut de faux contestataires et de faux subversifs de ces anarchisto-libertaires fort enclins à critiquer le pouvoir pour mieux le conforter. C'est dire à quel point ils sont les ennemis du système dans la mesure où ils font partie dudit système. Alors, deux ou trois petites choses que j'aimerais rappeler à Siné et à se acolytes revendiqués, parce qu'ils se contentent de prendre la mouche (du coche) et qu'ils ne profèrent jamais de simples remarques qui feraient mouche. Du coup, ils ratent le coche :       <br />
              <br />
       1) Non seulement les propos de Siné sur Jean Sarkozy ne sont nullement antisémites (dixit Halimi l'avocate), mais surtout ses diatribes contre la religion juive sont d'une douceur saumâtre à côté de ses envolées contre les musulmanes voilées ou pour la cochonnaille violée. Le deux poids deux mesures n'est pas acceptable. Soit on critique tous azimuts et avec équité, soit on se montre partial. Le système n'est dérangé que par les critiques contre le judaïsme ou Israël; jamais par les critiques contre l'Islam, qu'il encourage au contraire au nom de la liberté d'expression. Raison pour laquelle Siné passe sur les ondes comme un horrible au fond sympathique.       <br />
              <br />
       2) Il est insupportable d'observer l'amalgame automatique, voire pavlovienne, entre la critique contre les Juifs et la critique contre des Juifs. Toujours la même causalité historique : ce serait un réflexe antisémite de nature néo-nazie, qu'il faudrait bannir à cause de la Shoah. Seul problème : les critiques contre des Juifs ne découlent pas toutes de la Shoah, du nazisme, du christianisme ou de l'intolérance. A moins de considérer de manière insupportable qu'il faut bannir toute critique contre des Juifs parce qu'il y a eu la Shoah.       <br />
              <br />
       3) Le jeu sur la limite entre antisionisme et antisémitisme n'a d'égal que l'usage massif et impropre du terme antisémitisme pour qualifier le racisme contre les Juifs et/ou les Israéliens. Il est stupéfiant de constater à quel point la propagande systémique essaye de faire croire que les Juifs sont des gens comme les autres et Israël un pays comme un autre. Ce n'est pas insinuer que les Juifs ne sont pas des hommes que de remarquer que leur histoire est des plus singulières (en gros, des communautés religieuses de rejetés, à l'origine incertaine, qui ne peuvent prétendre au statut de peuple moderne avant Israël); et que la légitimité de la création d'Israël est des plus contestables. Que l'on consulte à ce sujet les résolutions de l'ONU et que l'on sonde la colère croissante de l'humanité à l'encontre des agissements israéliens et l'on comprendra que définitivement l'histoire des communautés juives est tout sauf anodine. Voilà qui n'implique pas que cette singularité prête aux persécutions ou au racisme.       <br />
              <br />
       4) Les accusations rémanentes et absurdes d'antisémitisme à l'endroit de critiques contre des Juifs ou contre une religion tomberaient en charpie si les accusés comme Siné avaient la lucidité élémentaire de faire remarquer que loin d'être un État faiblard, Israël prouve par le soutien sans faille qu'il reçoit des États-Unis et de l'Occident sa force et sa puissance. Il suffit de consulter des ouvrages étayés et factuellement irréfutables pour se rendre compte que les lobbies pro-israéliens en Occident sont redoutablement puissants, économiquement et politiquement, et que le seul lobby pro-israélien aux États-Unis, AIPAC, Confédération des Présidents et autres, est le lobby le plus puissant après le lobby des retraités... Il était prévisible que les critiques contre la religion juive ne récoltent pas la même tolérance que les critiques équivalentes ou plus virulentes encore contre l'Islam : car les moyens de rétorsion ne sont pas les mêmes suivant l'influence respective des deux communautés, en terre occidentale notamment.       <br />
              <br />
       5) Au nom de la Shoah toujours, et encore, il est impossible d'envisager les liens entres les Juifs et l'argent. L'alternative qui est utilisée pour interdire le questionnement critique est particulièrement totalitaire : soit on n'en parle pas; soit on est antisémite. Bien entendu, si l'on insinuait que tous les Juifs ont des liens avec l'argent, sont des usuriers et autres horreurs amalgamantes, on se montrerait antisémite. Mais si l'on constate simplement qu'historiquement certains groupes d'obédience juive à l'intérieur de l'Occident ont été amenés à pratiquer l'usure, la banque, la finance et le commerce du fait de leur statut de rejetés religieux, est-on alors antisémites? Non, bien entendu, du moins si l'on raisonne sainement.       <br />
              <br />
       Comme on le constate en écoutant Siné ou ses soutiens médiatiques, aucune de ces questions n'est abordée, ce qui fait d'un Siné l'allié objectif de son ennemi déclaré, Val ou tout autre héraut systémique patenté. Pourtant, loin d'être exhaustives, ces interrogations permettraient de clouer le bec aux amalgames utilisés avec arrogance et impudence pour empêcher la critique. Les partisans inconditionnels du sionisme et d'Israël se rendent-ils compte qu'à force de crier au loup, ils discréditent leur cause et se rendent impopulaires auprès des masses? Le point névralgique de leur argumentaire perverti consiste en effet à prêcher l'erreur et le mensonge au nom de la vérité et de la sincérité.       <br />
       Leur syllogisme pourrait se résumer ainsi :       <br />
       les Juifs ont été victimes de la Shoah,       <br />
       or la Shoah est un crime,       <br />
       donc toute critique à l'encontre des Juifs est un crime.       <br />
       On pourrait caricaturer ce syllogisme d'une manière plus lucide qu'outrancière, ce qui suffit à démont(r)er l'extrémisme de ces esprits totalitaires et ennemis de la critique :       <br />
       les Juifs ont été victimes, donc ils sont victimes à tout jamais.       <br />
       Cette proposition est aussi absurde qu'intenable. Pourtant, c'est bien elle dont (ab)usent les propagandistes du sionisme fondamentaliste. Elle ne fonctionne que parce que la confusion entre victime et victimisation est entretenue dans le public étourdi, sur le mode : le statut de victime se perpétuerait. Si le public se trouvait bien au clair sur cette distinction, il serait pourtant en mesure de protester contre cette assimilation aussi abusive qu'abjecte.       <br />
       Que dirait-on si les descendants d'un malade se prétendaient eux aussi victimes de cette terrible maladie? Non seulement qu'ils se moquent du monde, mais en plus qu'ils avilissent la mémoire de cette authentique victime qu'était leur ancêtre malade. Ils s'arrogeraient le droit de profiter de ses souffrances, alors que probablement ledit ancêtre malade avait souffert de persécutions avérées à cause de sa maladie. C'est un peu ce qui se produit aujourd'hui avec ceux qui victimisent le statut des réelles victimes de la Shoah (pas toutes Juives, qui plus est) et qui pervertissent d'autant plus le rapport malaisé à la victime qu'ils fondent leur respectabilité et leur identité crapuleuses sur l'épisode victimaire de la Shoah.       <br />
       De toute évidence, l'hystérie autour de l'antisémitisme cessera le jour où la définition de ce mot sera clarifié une bonne fois pour toutes et avec une bonne foi pour toutes. Je veux dire qu'il serait temps de rappeler qu'historiquement les Israéliens ne sont pas les descendants des Hébreux de la Bible et que l'insulte d'antisémitisme est impropre pour qualifier ce que l'on nomme de nos jours les Juifs, dont font partie la plupart des Israéliens.       <br />
       Et pour cause : les descendants les plus probables des Hébreux bibliques ne sont autre que les Palestiniens. C'est d'ailleurs l'évidence, une fois qu'un historien israélien scrupuleux et honnête comme Shlomo Sand a le mérite de rappeler cette évidence non pas mythographique, mais factuelle. Impitoyable.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/Hallusinenema_a23605.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>De l'instauration comme fondation du droit international, du droit de génocider d'autres peuples.</title>
   <updated>2008-09-07T23:11:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/De-l-instauration-comme-fondation-du-droit-international,-du-droit-de-genocider-d-autres-peuples-_a23604.html</id>
   <category term="Actualité internationale" />
   <published>2008-09-08T00:00:00+01:00</published>
   <author><name>dakarmichel@yahoo.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ou, de la mort de toute morale et de toute éthique en Occident et dans le reste du monde : la création et la légitimation de l'Etat d'Israël.
Est-il possible pour une société humaine, d'espérer exister longtemps en ayant perdu toute morale et toute éthique ?      <div>
      Site internet <a class="link" href="http://www.aredam.net">http://www.aredam.net</a>       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Voir les nouveautés sur le site : http://www.aredam.net/divers.html       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Titre de cette page :       <br />
       http://www.aredam.net/instauration-mondiale-droit-de-genocide.html       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       De l'instauration comme fondation du droit international, du droit de génocider d'autres peuples.       <br />
              <br />
       Ou, de la mort de toute morale et de toute éthique en Occident et dans le reste du monde : la création et la légitimation de l'Etat d'Israël.       <br />
       Est-il possible pour une société humaine, d'espérer exister longtemps en ayant perdu toute morale et toute éthique ?        <br />
              <br />
               <br />
              <br />
              <br />
       Avant propos.       <br />
              <br />
       Ce présent texte est écrit sans faire référence à un camp, celui des anti et des pro sionistes, qui selon l'auteur de ce texte, Michel DAKAR, ne sont au fond qu'un même et unique camp, pro et anti sionistes n'existant que par l'illusion d'une solidarité communautaire fondée sur la création de l'ennemi, du diable, ennemi et diable qui seuls assurent le liant, la cohésion des milieux sionistes et anti sionistes. Pour les pro sionistes, le diable est constitué des anti sionistes, et pour les anti sionistes, le diable est constitué des sionistes.       <br />
              <br />
       Ce texte est simplement une analyse qui prend le cas particulier de l'Etat d'Israël, cas qui est particulier mais loin d'être unique, cas exemplaire, caricatural d'un phénomène intrinsèquement humain, celui de la légitimation de l'élimination d'autrui, du pousse toi de là que je m'y mette, du droit de génocide, du racisme.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Instauration comme fondation du droit international, du droit de génocider d'autres peuples.       <br />
              <br />
              <br />
       L'Etat d'Israël se légitime par le génocide des juifs par les nazis. Le génocide des juifs est l'évènement présenté comme contraignant la population juive mondiale à s'installer en Palestine, dans le but de se prémunir contre de futurs génocides, de la part d'autres mouvements politiques qui auraient dans l'avenir la même détermination à l'égard des juifs, que les nazis.       <br />
              <br />
       Hors, ce qui se passe en Palestine, ce que fait le gouvernement israélien à la population palestinienne, répond exactement aux spécifications de l'acte de génocide, d'une part tel que l'avait défini celui qui a inventé le mot et le concept même de génocide, Raphaël Lemkin, et la Convention du 9 décembre 1948 de l'ONU qui défini l'acte de génocide, ainsi que l'article du code pénal français réprimant l'acte de génocide (article 211-1).       <br />
              <br />
       Ainsi, un génocide justifie, légitime, rend moral, éthique, humain, l'action de commettre à son tour un autre génocide. En substance, le génocide commis par les nazis sur les juifs, légitime, moralise, rend éthique, l'acte de génocide commis par les dirigeants israéliens sur les palestiniens.       <br />
              <br />
       Au-delà, logiquement, donc, cela signifie qu'il peut exister des génocides justifiés.       <br />
              <br />
       Au-delà, logiquement, donc, cela signifie que le génocide n'est donc pas un crime en lui-même, puisqu'on peut lui trouver une justification, et même qu'on peut dire, dans certains cas, dont celui de la Palestine, que ceux qui commettent ce génocide, le font par devoir, pour sauver des vie, sauver un peuple d'un génocide possible, et que plus encore, si ils ne commettent pas ce génocide, ils se rendent coupable de complicité avec les éventuels et probables futurs génocideurs, des juifs.       <br />
              <br />
       Voilà le résultat de la création de l'Etat d'Israël, soit l'institution du droit général de génocide, la disparition comme crime ultime, maximum, du génocide, et au-delà, la décriminalisation du génocide.       <br />
              <br />
       Voilà ce que l'Occident, et au-delà, tous les autres gouvernements de la planète, peuvent revendiquer, grâce à la jurisprudence israélienne, le droit d'éliminer une population entière, puisque cette élimination n'est pas un crime.       <br />
              <br />
       On parvient même à ce paradoxe, que tuer un simple individu est un crime, mais en tuer une masse n'est plus un crime.       <br />
              <br />
       Cela augure de façon inquiétante de l'avenir de notre société humaine.       <br />
              <br />
       La société humaine a-t-elle une chance de durer avec une morale et une éthique fondée sur la décriminalisation du génocide, soit de l'assassinat de masse ?       <br />
              <br />
       Encore une fois, avant de clore ce texte, je ne prends par le parti des sionistes et des anti sionistes, qui se ressemblent étrangement, et qui pour moi font parti du même camp, celui des gens qui recherchent le pouvoir, et qui pour se faire, diabolisent ceux qui s'opposent, ceux qui les gênent dans leurs visées.        <br />
              <br />
              <br />
       Michel DAKAR, Paris, le 6 septembre 2008.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Annexe :       <br />
              <br />
       Article II de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, du 9 décembre 1948.       <br />
              <br />
              <br />
       Dans la présente Convention, le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, ou tout ou partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :       <br />
              <br />
       a) Meurtre de membres du groupe;       <br />
              <br />
       b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe;       <br />
              <br />
       c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;       <br />
              <br />
       d) Mesure visant à entraver les naissances au sein du groupe;       <br />
              <br />
       e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.       <br />
              <br />
              <br />
       Article III.       <br />
              <br />
       Seront punis les actes suivants :       <br />
              <br />
       a) Le génocide; b) L'entente en vue de commettre le génocide; c) L'incitation directe ou indirecte à commettre le génocide; d) La tentative de génocide; e) La complicité dans le génocide.       <br />
              <br />
              <br />
       Article IV.       <br />
              <br />
       Le personnes ayant commis le génocide ou l'un quelconque des autres actes énumérés à l'article III seront punies, qu'elles soient des gouvernants, des fonctionnaires ou des particuliers.       <br />
              <br />
              <br />
       Nota :       <br />
              <br />
       On peut considérer comme complices du génocide des palestiniens, et relevant de l'article III de cette Convention de l'ONU, toutes les organisations de "soutien" aux palestiniens, qui se refusent à dénoncer la situation faite aux palestiniens, comme relevant du génocide (le fait de dénier la réalité d'un génocide, revient à faciliter l'accomplissement de ce génocide). Ces organisations en France sont situées à l'extrême gauche (communistes, trotskistes, libertaires). Les plus connues sont la CAPJO-Europalestine, d'Olivia Zémor, l'AFPS du 21 ter rue Voltaire à Paris 11ème, Génération Palestine, le CCIPPP de Youssef Boussouma. Il est hélas triste de constater que les seuls à évoquer le génocide en cours subi par les palestiniens, soit à dénommer un chat un chat, se situent à l'extrême droite, qui elle, n'a au fond rien à faire du droit en général (le droit ne pouvant exister en réalité que dans un état d'égalité vrai, ce qui est à l'opposé des convictions de droite), et des arabes et des palestiniens dans ce cas particulier, et qui utilisent la dénonciation du génocide des palestiniens, comme argument de propagande pour nuire aux juifs, via un combat de façade contre le sionisme. Ceux-là au fond relèvent de même de l'article III de la Convention de l'ONU sur le crime de génocide, puisque le génocide des palestiniens sert leur combat politique.        <br />
              <br />
       Il existe une dernière catégorie de complices du génocide palestiniens, catégorie nouvellement arrivée sur le marché politique de l'exploitation du drame de Palestine, ce sont ceux qui prônent "Un seul état pour tous" réunissant au sein d'une même entité géographique juifs et non juifs, ce qui est totalement et volontairement utopique, puisque le programme sioniste énonce le plus clairement possible le caractère fondamental d'Israël, qui est d'être ethniquement pur (l'état juif), et qu'à terme, au moment propice, il est sans aucun doute possible, que seront éliminés d'Israël tous les non-juifs, musulmans et chrétiens.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/De-l-instauration-comme-fondation-du-droit-international,-du-droit-de-genocider-d-autres-peuples-_a23604.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'accord nucléaire Argentine-Brésil : énergie ou géopolitique ?</title>
   <updated>2008-09-07T17:09:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/L-accord-nucleaire-Argentine-Bresil-energie-ou-geopolitique-_a23602.html</id>
   <category term="Politique Nationale/Internationale" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1029775-1295513.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-07T17:07:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[



Les présidents du Brésil et de l’Argentine vont annoncer le 6 septembre à Recife (Brésil) la création d’une entreprise binationale d’énergie nucléaire. La nouvelle entreprise se consacrera non seulement à la production d’énergie électrique, mais aussi au retraitement d’uranium, à ses usages médicaux et agricoles et éventuellement à son utilisation pour des sous-marins atomiques, selon des informations de la presse argentine. Cette entreprise ne se limitera pas à l’aire géographique de ces deux pays mais espère s’étendre à toute l’Amérique du Sud, où selon le gouvernement brésilien entre 12 et 15 centrales nucléaires se construiront  d’ici 2030.

AUTEUR:  Gerardo HONTY

Traduit par  Gérard Jugant, révisé par Fausto Giudice     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1029775-1295513.jpg" alt="L'accord nucléaire Argentine-Brésil : énergie ou géopolitique ?" title="L'accord nucléaire Argentine-Brésil : énergie ou géopolitique ?" />
     </div>
     <div>
      Le président d'Industrias Nucleares du Brésil, Alfredo Tranjan Filho, a déclaré au périodique <i>O Estado de São Paulo</i> qu'il &#8220;serait plus efficace de créer une entreprise nationale large, qui se consacre non seulement à l'enrichissement de l'uranium mais aussi à d'autres opportunités et besoins des pays et du marché élargi d'Amérique du Sud dans les domaines de la santé, de l'agriculture et de la radiologie&#8221;. La compagnie se positionnerait comme un des fournisseurs mondiaux d'uranium enrichi, ce qui est un des objectifs du gouvernement brésilien, selon Tranjan. «&nbsp;En plus des projets du Chili, de l'Uruguay, du Pérou et du Venezuela d'installer des centrales nucléaires, l'Argentine compte sur deux usines en service, entend achever Atucha II et prévoit de construire deux autres usines. Le Brésil maintient Angra I, Angra II, et construira Angra III en 2014 et 6 autres usines d'ici 2030.&nbsp;»</font></p>
<p align="center"><font color="#8c3800"><img src="http://clabedan.typepad.com/photos/uncategorized/2007/08/11/atucha_ii.jpg"></font></p>
<p align="justify"><font color="#8c3800">Ce projet d' entreprise binationale était l'objet d'un des 17 accords conclus lors de la rencontre des deux présidents le 22 février dernier, au cours de laquelle a été créé le Comité Binational d'Energie Nucléaire (Coben). Néanmoins l'association ne bénéficie pas du consentement unanime des autorités brésiliennes, en particulier de la Marine : &#8220;Il n'y a aucune directive Brésil-Argentine dans laquelle est impliquée la Marine du Brésil&#8221;, a répondu le Centre de Communication de l'institution au journal <i>O Estado de São Paulo</i>. Il a aussi fait une allusion suggestive à l'accord que le Brésil serait en train de programmer avec les USA, pour assurer la sécurité des nouvelles réserves d'hydrocarbure trouvé dans l'Atlantique, qui seraient surveillées par des patrouilles de nouveaux navires, parmi lesquels est mentionné le sous-marin nucléaire brésilien en phase de développement.</font></p>

<p align="center"><font color="#8c3800"><font size="1"><img src="http://www.eletronuclear.gov.br/imagens/uploads/Image/angra_3.jpg"><br><strong>Angra 3</strong></font></font></p>
<p align="justify"><font color="#8c3800">Le gouvernement Lula n'a pas des problèmes qu'avec la Marine pour ses plans nucléaires. Alors que divers États se disputent l'implantation des nouvelles usines, l'IBAMA (Institut Brésilien de l'Environnement, agence chargée de délivrer les autorisations environnementales) a estimé qu'Angra III ne recevra l'autorisation - entre autres conditions - que quand on aura trouvé une solution pour stocker les déchets nucléaires produits dans les usines. Le ministre de l'Energie Edison Lobão pour sa part a affirmé que c'est là un problème qui n'a encore trouvé aucune solution dans aucune partie du monde. Le ministère de l' &#8220;Environnement ne peut demander une solution qui n'existe pas encore. Le Brésil ne fait rien de moins ou de plus&nbsp;que ce qui se fait dans les 440 usines nucléaires éparpillées dans le monde entier&#8221;, a répliqué Lobão. Autrement dit, comme il y a déjà 440 problèmes sans solution, peu importe s'il s'y ajoute un de plus. </font></p>
<p align="justify"><font color="#8c3800">La Commission Nationale de l'Energie Nucléaire (CNEN) et Electronucléaire s'est engagée à trouver une solution avant 2010 pour stocker les résidus nucléaires de manière sûre &#8220;pour 500 ans&#8221;, ce qui n'est rien si l'on considère que les résidus demeurent radioactifs pour des dizaines de milliers d'années. Le ministre de l'Environnement Carlos Minc, n'a pas encore donné son accord à la solution, mais tout laisse penser qu'elle sera acceptée. Lula a donné 60 jours pour résoudre la question de la licence environnementale d'Angra III, alors que le calendrier établi par le gouvernement indique&nbsp; son entrée en fonction pour l'année 2014 et les pressions sur l'IBAMA sont énormes.</font></p>
<p align="justify"><font color="#8c3800">Entremps en Europe, la seule centrale en construction après la catastrophestre de Tchernobyl, Olkiluoto 3 en Finlande, accuse un retard de deux ans et aura un coût estimé de 100% supérieur à celui prévu initialement. D'autre part les accidents nucléaires-&nbsp; ou &#8220;incidents&#8221; comme aiment à le dire les représentants de l'industrie nucléaire - survenus depuis le début de cette année ont sensiblement ébranlé l'image de sécurité que cette technologie tente de promouvoir.</font></p>
<p align="justify"><font color="#8c3800">Le 5 avril dernier a été dénoncée une fuite de contamination radioactive dans la centrale nucléaire d'Ascó (Tarragone, Espagne) qui, à ce qu'il paraît, se serait produite durant l'ultime recharge de combustible nucléaire, en octobre de l'année précédente.&nbsp; Le 4 juin, la Commission Européenne a activé à nouveau le système communautaire d'alerte nucléaire, après un incident dans la centrale de Krsko, au sud-ouest de la Slovénie, dû à une fuite de 10.000 litres de liquide de refroidissement qui a obligé à fermer la centrale immédiatement.</font></p>

<p align="justify"><font color="#8c3800">Le 7 juillet, dans la région de Romans (Isère) dans le sud-est de la France, s'est produit un déversement de 74 kilos d'uranium. Onze jours plus tard, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) française a détecté de nouveaux déversements radioactifs dans la même usine. Le 29 juillet cette usine nucléaire a rapporté la troisième fuite radioactive en moins d'un mois. Les problèmes au Tricastin ont conduit le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, à reconnaître que 115 incidents nucléaires mineurs avaient été enregistrés dans les 59 centrales nucléaires du pays. Finalement, le 24 août dernier, dans la centrale nucléaire de Vandellos II, à Tarragone (Espagne), s'est produit un incendie qui a déclenché une déclaration de pré-alerte du Plan d'Urgence Intérieur (PEI).</font></p>
<p align="justify"><font color="#8c3800">Dans ce contexte l'annonce faite par les présidents du Brésil et de l'Argentine a de quoi inquiéter, et ce d'autant plus à la lumière de leur propre expérience avec la construction de leurs usines, Atucha II et Angra III, qui a traîné pendant plus de deux décennies. L'unique explication plausible est que, en réalité, l'enjeu pour le Brésil est plus lié à une stratégie géopolitique, destinée à le faire entrer dans le &#8220;club&#8221; des puissances nucléaires, avec des objectifs plus nucléaires qu'énergétiques. Ce n'est pas pour rien que le Brésil inclut dans le paquet nucléaire une usine d'enrichissement d'uranium, étape obligée pour doter un pays de l'arme atomique.</font></p>
<p align="center"><font color="#8c3800"><strong><img src="http://cache.daylife.com/imageserve/0g3vdzs3r8eXI/610x.jpg"><br><font size="1">Brasilia, 25 Juin 2007 : manifestation de Greenpeace devant le Ministère de l'Énergie contre la décision de construire la centrale Angra 3, à </font><font size="1">Angra dos Reis, à 300 km au sud de Rio de Janeiro. Photo AFP/Getty Images&nbsp;</font></strong></font></p>
<p align="center"><font color="#8c3800"><font size="1"><strong><img src="http://cache.daylife.com/imageserve/0cpE06cfcg4Ol/610x.jpg"></strong></font></font></p>
<p align="center"><font color="#8c3800"><font size="1"><strong>Rio de Janeiro, 26 Novembre 2007 : manifestation de Greenpeace cointre la construction d'Angra 3, devant le Centre des Congrès. La centrale provoquera 5 fois plus de réchauffement que des sources d'énergie éolienne ou solaire. Photo AFP/Getty Images</strong></font></font></p>
<p align="center"><font color="#8c3800"><font size="1"><strong>&nbsp;</strong></font></font></p>
<p align="center"><font color="#8c3800"><font size="1"><strong><img src="http://cache.daylife.com/imageserve/02682Ai5jf0EC/610x.jpg"></strong></font></font></p>
<p align="center"><font color="#8c3800"><font size="1"><strong><o:p>Rio de Janeiro, 24 Juillet 2008 : manifestation de Greenpeace devant le siège de l'IBAMA, l'Institut brésilien de l'environnement et des ressources naturelles renouvelables, dont le président s'appelle Roberto Messias, de quoi alimenter un jeu de mots :"Le Messie (Messias en portugais) est arrivé et a apporté de bonnes nouvelles : Angra 3 approuvé". </o:p>Photo Silvia Izquierdo/AP</strong></font></font></p>
<p align="justify">
</p><hr id="null">

<p></p>
<p align="justify"><font color="#8c3800"><strong><font size="1">Source : </font></strong><a href="http://alainet.org/active/%2025951"><strong><font size="1">http://alainet.org/active/ 25951 </font></strong></a><br><br><strong><font size="1">Article original publié le 27 Août 2008<br><br></font></strong><a href="http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&amp;reference=997"><strong><font size="1">Sur l'auteur</font></strong></a><br><br><strong><font size="1">Gérard Jugant et Fausto Giudice sont&nbsp;membres de </font></strong><a href="http://www.tlaxcala.es"><strong><font size="1">Tlaxcala</font></strong></a><strong><font size="1">, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.<br><br>URL de cet article sur Tlaxcala : </font></strong><a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5816&amp;lg=fr"><strong><font size="1">http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5816&amp;lg=fr</font>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/L-accord-nucleaire-Argentine-Bresil-energie-ou-geopolitique-_a23602.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La poudrière marocaine</title>
   <updated>2008-09-07T18:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/La-poudriere-marocaine_a23601.html</id>
   <category term="Politique Nationale/Internationale" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1029771-1295510.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-07T17:05:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Elle s’appelle Zahra, elle a vingt ans, elle est étudiante à l’Université de Marrakech. Pour avoir participée à une marche de protestation, elle a été battue par la police, emprisonnée avec des centaines de ses camarades dans le sinistre commissariat de la Place Jamaâ El Fna (visitée quotidiennement par des millier de touristes) et sauvagement torturée. Les policiers l’ont obligé à rester nue pendant des jours, devant ses camarades alors qu’elle avait ses menstruations. Pour protester contre ce traitement, Zahra a entamé une grève de la faim et s’est retrouvé dans le coma. Sa vie ne tient plus qu’à un fil.


AUTEUR:  Ignacio RAMONET

Traduit par  Isabelle Rousselot     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1029771-1295510.jpg" alt="La poudrière marocaine" title="La poudrière marocaine" />
     </div>
     <div>
      <p align="justify"><img alt="" src="http://www.tlaxcala.es/images/gal_4840.jpg" vspace="5" align="left" border="3" hspace="5">Est-ce que quelqu'un en Europe, a entendu parler de cette jeune étudiante&nbsp;? Est-ce que nos médias ont cité le cas tragique de Zahra&nbsp;? Pas un mot. Pas un mot non plus sur cet autre étudiant, Abdelkebir El Bahi, qui a été jeté du troisième étage par la police et est condamné à vivre dans un fauteuil roulant le reste de ses jours, parce qu'en tombant, il s'est brisé la colonne vertébrale.</p>
<p align="justify">Aucune information non plus sur ces 18 autres étudiants de Marrakech, compagnons de Zahra qui, afin de protester contre leurs conditions de détention dans la prison de Bulmharez, ont aussi entamé une grève de la faim depuis le 11 juin 2008. Certains ne peuvent plus se lever, plusieurs crachent du sang, d'autres sont en train de perdre la vie, ils sont dans le coma et doivent être hospitalisés.</p>
<p align="justify">Tout cela se passe dans l'indifférence et le silence général. Seules les familles ont manifesté leur solidarité. Ce qui a été considéré comme un geste de rébellion et ils ont été odieusement roués de coups.</p>
<p align="justify">Tout ceci ne se passe pas dans un pays lointain comme le Tibet, la Colombie ou l'Ossétie du Sud. Mais à seulement quatorze kilomètres de l'Europe. C'est un état que des millions de touristes européens viennent visiter chaque année et dont le régime bénéficie dans nos médias et de la part de nos propres dirigeants politiques, d'une extraordinaire tolérance et mansuétude.</p>
<p align="justify">Cependant, depuis un an, les protestations du peuple marocain se multiplient&nbsp;: révoltes urbaines contre la cherté de la vie et insurrections paysannes contre les abus. Les émeutes les plus sanglantes se sont déroulées le 7 juin à Sidi Ifni lors d'une manifestation silencieuse contre le chômage, qui a été réprimée avec une telle brutalité qu'une véritable insurrection s'est produite avec des barricades dans les rues, des incendies de bâtiments et des tentatives de lynchages d'une autorité publique. La réplique des autorités a été une répression d'une violence démesurée.&nbsp; En plus des dizaines de blessés et des arrestations (dont celle de Brahim Bara, du comité local d'Attac), Malika Jabbar, de l'organisation marocaine des droits de l'homme a dénoncé «&nbsp;les viols de femmes&nbsp;» (2) et la chaîne d'informations arabe, <i>Al Jazeera</i>, a parlé de «&nbsp;un à cinq morts&nbsp;».</p>

<p align="justify">Les autorités ont nié. Elles ont proposé une «&nbsp;version officielle&nbsp;» des faits et toutes les informations qui ne correspondaient pas à cette version ont été sanctionnées. Une commission parlementaire a enquêté sur les événements mais ses conclusions ont seulement servi, comme d'habitude, à étouffer l'affaire. </p>
<p align="justify">Les espoirs nés il y a neuf ans avec la montée sur le trône du jeune roi Mohamed VI se sont dissipés. Si des touches de <i>gattopardisme</i> ont modifié l'aspect de la façade, l'édifice en lui-même avec ses sinistres caves et ses passages secrets, est resté le même. Les timides avancées en matière de libertés n'ont pas transformé la structure du pouvoir politique&nbsp;: le Maroc continue d'être le royaume de l'arbitraire, une monarchie absolue dans laquelle son souverain est le chef véritable du pouvoir exécutif. Et pour déterminer le résultat des dernières élections, en dernier ressort, la couronne a non seulement nommé les principaux ministres mais les a aussi renommé «&nbsp;ministres de la souveraineté&nbsp;».</p>
<p align="justify">Rien n'a changé non plus en ce qui concerne la structure de la propriété. Le Maroc continue d'être un pays féodal où une dizaine de familles, presque toute proches du trône, contrôlent (grâce à l'héritage, le népotisme, la corruption, le vol &#8211;la cleptocratie- et la répression) les principales richesses. </p>
<p align="justify">Actuellement l'économie se porte bien, avec une croissance du PIB de 6,8 % prévue en 2008 (3), due en particulier aux millions d'émigrants et aux transferts des devises qui constituent les principaux revenus, cumulés au tourisme et aux exportations de phosphates. Mais les pauvres sont de plus en plus pauvres. Les inégalités n'ont jamais été aussi grandes, le climat de frustration aussi palpable. Et l'explosion de nouvelles révoltes sociales n'a jamais été aussi imminente.</p>
<p align="justify">Parce qu'il existe une formidable vitalité de la société civile, un associationnisme très actif et audacieux ne craint pas de défendre les droits et les libertés. La plupart de ces associations sont laïques, d'autres sont islamistes. Un islamisme qui se nourrit de la grande frustration sociale et qui est, de fait, la première force au niveau politique. Le mouvement Al Adl Ual Ijsan (non reconnu mais toléré) dirigé par le cheik Yassin et qui n'a pas participé aux élections, avec le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui a récolté le plus de voix aux dernières élections de septembre 2007, dominent largement la carte politique. Mais il ne leur est pas permis de gouverner.</p>

<p align="justify">Ce qui a poussé un groupe minoritaire à choisir la voie de la violence et du terrorisme. Les autorités les combattent avec une main de fer, avec le soutien intéressé de l'Union Européenne et des USA (4). C'est cette alliance objective qui les conduit à se couvrir les yeux devant les violations des droits de l'homme qui continuent à être commis au Maroc. C'est comme si les chancelleries occidentales disaient à Rabat&nbsp;: en échange de votre lutte contre l'islamisme, nous vous pardonnons tout, même votre lutte contre la démocratie.</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"><font size="1">(1)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Journal hebdomadaire, Casablanca, 26 juillet 2008</font></p>
<p align="justify"><font size="1">(2)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Idem, 12 juillet 2008</font></p>
<p align="justify"><font size="1">(3)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Monde, Paris, 10 août 2008</font></p>
<p align="justify"><font size="1">(4)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Washington a construit une immense base militaire dans la région de Tan-Tan, au nord du Sahara Occidental, pour installer le siège d'Africom, un commandement unifié pour l'Afrique, avec pour mission de contrôler le continent militairement.</font><font size="1">

<hr id="null">
</font></p>
<p align="justify"><b><font size="1">Source : </font><a href="http://www.monde-diplomatique.es/isum/Main?ISUM_Portal=1" target="_blank"><strong><font size="1">http://www.monde-diplomatique.<wbr>es/isum/Main?ISUM_Portal=1</font></strong></a><br><br><font size="1">Article original publié en septembre 2008 (numéro 155)<br><br></font><a href="http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&amp;reference=1002"><font size="1">Sur l'auteur</font></a><br><br><font size="1">Isabelle Rousselot&nbsp;est membre de </font><a href="http://www.tlaxcala.es"><font size="1">Tlaxcala</font></a><font size="1">, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner l'auteur, le traducteur, le réviseur et la source.<br><br>URL de cet article sur Tlaxcala : </font><a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5825&amp;lg=fr"><font size="1">http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5825&amp;lg=fr</font>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/La-poudriere-marocaine_a23601.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Petite leçon de propagande</title>
   <updated>2008-09-07T17:34:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Petite-lecon-de-propagande_a23600.html</id>
   <category term="VIDEOS" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1029766-1295505.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-07T17:00:00+01:00</published>
   <author><name>sakeyou@caramail.com</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1029766-1295505.jpg" alt="Petite leçon de propagande" title="Petite leçon de propagande" />
     </div>
     <div>
      <div><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k1GPCZOeTwuHP4Jcd7&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k1GPCZOeTwuHP4Jcd7&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="520" height="436" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/Petite-lecon-de-propagande_a23600.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L'ÉMISSION DE PAUL AMAR : LE LOBBY PREND PEUR</title>
   <updated>2008-09-07T17:35:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/L-eMISSION-DE-PAUL-AMAR-LE-LOBBY-PREND-PEUR_a23582.html</id>
   <category term="PRESSE ET MEDIAS" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1029669-1295343.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-07T17:00:00+01:00</published>
   <author><name>gabriel Enkiri</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1029669-1295343.jpg" alt="L'ÉMISSION DE PAUL AMAR : LE LOBBY PREND PEUR" title="L'ÉMISSION DE PAUL AMAR : LE LOBBY PREND PEUR" />
     </div>
     <div>
      L'émission de Paul Amar ("revu et corrigé") déjà nous fait regretter l'arrêt sur image, de Daniel Schneidermann. Cela tient au fait que Paul Amar est un mauvais "interviewer". Mais ce samedi, il a dépassé les bornes en "invitant" Siné (qu'il a voulu piéger) en le plaçant face à Marek Halter, et surtout en infligeant à l'une de ses collaboratrices un "réquisitoire" qui devait "démontrer" que Siné était un affreux "antisémite", allant jusqu'à rappeler un vieux "procès" pour enfoncer le clou. Siné est resté impassible face au réquisitoire, et s'en est bien sorti. Paul Amar, en revanche, faisait pitié. Marek Halter, lui, était, comme à son habitude d'ex-stalinien, de "communiste polonais", fidèle à son image : un oiseau de proie, annonçant la mort, le Torquemada qui monte son procès de Moscou, bref le Grand Prêtre, assassin (en paroles), bien plus efficace que le meurtrier qui vous enfonce un piolet dans le crâne, "à la Trotsky". Conforme donc à souhait, et qui mérite les félicitations du jury. Mais que dire de Paul Amar, de mauvaise foi, et surtout dispensateur de "morale", affligeant de bêtise. "Cessez donc, Siné, d'être obsédé (sic) par Israël et les Palestiniens ! Parlez donc d'autre chose ! Laissez tranquille le fils Sarkozy et la fille Darty" !       <br />
              <br />
       Quel aveu ! Le lobby "médiatique" prend peur. Le sarkozysme va mal "finir". Même le Journal du Dimanche ( Lagardère serait-il sur le point de se recycler ?) titre "le gouvernement piégé "! La crise politique se rapproche à grands pas. Le lobby va devoir tourner à plein régime : une école est recouverte d'inscriptions nazies, trois "jeunes juifs" se font agresser rue Petit, l'hebdo de Siné sera forcément "antisémite", un attentat bientôt contre une synagogue ? Probablement. Il y a du "copernic" ou du "carpentras" dans l'air...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/L-eMISSION-DE-PAUL-AMAR-LE-LOBBY-PREND-PEUR_a23582.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Palestine occupée: La coexistence avec l'occupation n'est pas une option</title>
   <updated>2008-09-07T18:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Palestine-occupee-La-coexistence-avec-l-occupation-n-est-pas-une-option_a23598.html</id>
   <category term="PROCHE ORIENT" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1029753-1295489.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-07T16:32:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La coexistence avec l'occupation n’est pas une option
Par Sam Bahour 	 
	
Les Palestiniens ont été historiquement manipulés, politiquement neutralisés et rendus totalement dépendants des dons internationaux.
Un document de stratégie palestinienne récemment publié décrivant des options de stratégie politique témoigne d'une nouvelle bouffée d'air frais dans la lutte pour la liberté et l'indépendance des Palestiniens.

	     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1029753-1295489.jpg" alt="Palestine occupée: La coexistence avec l'occupation n'est pas une option" title="Palestine occupée: La coexistence avec l'occupation n'est pas une option" />
     </div>
     <div>
      Après 60 ans de dépossession et 40 ans d'une brutale occupation militaire israélienne, beaucoup des «négociateurs» puissants mondiaux sont convaincus qu'ils ont réussi à soumettre les Palestiniens à accepter les gigantesques injustices qui leur ont été imposées.<br>
<br>
A la tête du ch&#339;ur se trouvent les États-Unis et son allié israélien, ainsi que plusieurs régimes arabes antidémocratiques. <br>
<br>
<b>Sur le plan politique</b>, ils continuent à tirer une grande fierté d'un "processus de paix" sans fin  qui a créé une industrie de la paix en Palestine, soutenue financièrement par les contribuables du monde entier. <b>Ce processus de paix n'a pas l'intention de parvenir à une paix juste</b>, mais ressemble plutôt à la mise en pièces des aspirations nationales des Palestiniens avec des attributs d'État - l'antithèse d'un Etat doté d'une véritable souveraineté, et encore moins d'une auto-détermination.<br>

<br>
<b>Sur le front sécuritaire</b>, ils affirment que l'Autorité Palestinienne (en référence au gouvernement non élu de Salam Fayyad à Ramallah) excelle dans la mise en place d'un régime sécuritaire à la main lourde, <b>qui rappelle terriblement les Etats policiers des régimes arabes antidémocratiques comme l'Egypte, la Jordanie et l'ensemble des Etats du Golfe riches en pétrole</b>, que les États-Unis soutiennent depuis des décennies. Menée par le <b>Général américain Keith Dayton</b> et approuvée par la direction palestinienne basée à Ramallah, cette poussée d'activité sécuritairement lourde semble pour nombreux observateurs n'être rien de plus qu'une autre option de sous-traitance pour une version israélienne de ses propres besoins de «sécurité».<br>
<br>
<b>Sur le plan économique</b>, ils mettent en évidence des grands projets de création d'une poignée de méga-zones industrielles, la <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9056&type=analyse&lesujet=Rapports" class="mail" target="_blank">majorité étant située sur la frontière israélienne</a> définie unilatéralement (illégale) entre la Cisjordanie et Israël. <br>
Ces zones industrielles sont destinées à absorber les plus de 150000 travailleurs palestiniens à qui Israël a interdit de travailler en Israël. De plus, comme me l'a dit récemment un Israélien faisant la promotion de ces zones industrielles, pour chaque emploi créé dans une telle zone, trois seront créés pour les Palestiniens en dehors des zones industrielles - donc, en substance, la création d'une économie entièrement artificielle autour des bulles économiques palestiniennes appartenant à des intérêts étrangers, mais sous contrôle israélien.<br>

<br>
Les 1,5 millions de Palestiniens piégés par Israël dans la plus grande prison à ciel ouvert au mode, Gaza, ne font même pas partie de la discussion. <br>
<br>
En bref, l'approche de la communauté internationale est de créer une dynamique dans laquelle les Palestiniens coexistent, mais pas avec leurs voisins israéliens, mais plutôt avec le système de l'occupation militaire israélienne, ou pour le dire tout simplement, de recouvrir de sucre le statu quo qui profite à Israël.<br>
<br>
Ce que la communauté internationale oublie de mentionner, c'est que la dynamique sur le terrain est explosive. L'occupation militaire israélienne est bien là et provoque des dégâts structurels et peut-être irrévocables aux terres palestiniennes et aux personnes. <br>
<br>
L'entreprise de colonisation israélienne destinée seulement aux Juifs est incontrôlable et construit de plus en plus de colonies illégales comme s'il n'y avait pas de lendemain, sans oublier la vague croissante de la violence des colons qui reste impunie. <br>
<br>
<b>Toutes les activités de colonisation ont lieu avec la pleine approbation du gouvernement israélien et sous les yeux de la communauté internationale</b>. Les systèmes de santé et éducatifs défaillants (ou absents) en Palestine engendrent une génération de Palestiniens qui ont beaucoup moins à perdre et peu d'espoir pour l'avenir.<br>
<br>

<b>Ceux qui ont sorti les Palestiniens de l'équation pour l'avenir de la Palestine devraient regarder de plus près l'histoire et la lutte de ce grand peuple.</b> Les Palestiniens reconnaissent mieux que la plupart les dangers qui sont posés par la poudrière de la désunion interne et l'intervention étrangère dans leurs moyens de subsistance. <br>
<br>
Les Palestiniens savent mieux que quiconque que l'état actuel des choses génère une très grande peur que leur lutte pour la liberté et l'indépendance recule de plusieurs décennies. Pourtant, à des époques déterminées dans leur histoire, les Palestiniens ont toujours repris l'initiative et continué, comme tous les peuples opprimés et en lutte ont l'habitude de le faire.<br>
<br>
Au cours des derniers mois, j'ai participé avec un groupe de 45 Palestiniens de tous les milieux : des hommes et des femmes, de droite et de gauche, des laïcs et des religieux, des politiciens, des universitaires et des acteurs de la société civile et des hommes d'affaires vivant en Palestine occupée, à l'intérieur d'Israël et dans la Diaspora. <br>
<br>
Nous étions un groupe qui est un microcosme reflétant la dynamique de la société palestinienne. Nous n'avons pas pu nous rencontrer tous dans une seule pièce quelque part dans le monde parce que la réalité (les restrictions aux déplacements) qu'Israël a créé ne nous a pas permis de le faire, néanmoins, nous continuons à élaborer des plans et à agir. Notre mission est d'ouvrir un débat sur la direction vers laquelle nous allons aller : Quelles sont les options stratégiques des Palestiniens pour mettre fin à l'occupation israélienne, s'il y en a ?<br>
<br>
Après plusieurs réunions de travail en Palestine et à l'étranger et un débat en ligne, nous avons produit un premier document : "<b>Reprendre l'Initiative : Options Stratégiques Palestiniennes pour une fin de l'occupation israélienne</b>." <br>

Le document est publié à l'adresse suivante :  <a href="http://www.palestinestrategygroup.ps" class="mail" target="_blank">www.palestinestrategygroup.ps</a> et reflète une alternative à <b>un discours palestinien officiel mais impuissant, qui, selon l'avis de la plupart des Palestiniens, ira dans très peu de temps la tête dans le mur</b>.<br>
<br>
La société palestinienne est une société dynamique et réfléchie qui a été tellement maltraitée et rabaissée par Israël et ses partisans que beaucoup de gens, dont de nombreux Palestiniens eux-mêmes, seront surpris par le fait que les Palestiniens ont toutes les options. <b>Une chose est sure : peu importe combien de temps l'occupation israélienne illégale continuera, ne vous attendez pas à ce que les Palestiniens se réveillent un matin et acceptent d'être moins humains que n'importe quelle autre personne libre dans ce monde.</b><br>
<br>
Les Palestiniens ont donné à tout le monde - y compris à leurs propres dirigeants traditionnels &#8211; beaucoup de temps de mettre fin à cette occupation humiliante et brutale. Quand tout le reste a échoué, les Palestiniens reprennent l'initiative, et ils continueront de le faire encore et encore, jusqu'à ce que cette occupation soit expédiée dans la poubelle de l'histoire avec tous les criminels de guerre qui lui a permis de persister pendant de si nombreuses années.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Source :  <a class="link" href="http://electronicintifada.net">http://electronicintifada.net </a>        <br />
         	Traduction : MG pour <a class="link" href="http://ism-france.org/news/rubrique.php?type=analyse">ISM</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/Palestine-occupee-La-coexistence-avec-l-occupation-n-est-pas-une-option_a23598.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Applicabilité du crime d'Apartheid à Israël</title>
   <updated>2008-09-07T18:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Applicabilite-du-crime-d-Apartheid-a-Israel_a23597.html</id>
   <category term="PROCHE ORIENT" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1029746-1295480.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-09-07T16:24:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que plusieurs comparaisons politiques et historiques entre Israël et l'Afrique du Sud ont été publiées, il n’existe pas d’analyse juridique systématique de l'apartheid israélien en ce qui concerne tous les secteurs de la société palestinienne: les Palestiniens dans les territoires occupés, les citoyens palestiniens d'Israël, et les réfugiés palestiniens. Cet article est un travail qui vise à fournir un cadre juridique dans lequel on peut discuter de l'applicabilité du crime d'Apartheid à Israël. 

Par Karine Mac Allister      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1029746-1295480.jpg" alt="Applicabilité du crime d'Apartheid à Israël" title="Applicabilité du crime d'Apartheid à Israël" />
     </div>
     <div>
      L'apartheid est un terme afrikaner pour "apartness," qui signifie "séparer", "mettre à part,"  "tenir à l'écart". Il peut se résumer comme l'institutionnalisation d'un régime de la discrimination raciale systématique ou plus précisément, "un système politique où le racisme est règlementé dans la législation par des lois du Parlement."(1)<br>
<br>
Le débat sur le fait qu'Israël est oui ou non coupable du crime d'apartheid n'est pas nouveau; de nombreux articles ont été publiés dans les années 1980 et 1990, concluant que la situation en Israël et dans une certaine mesure dans les Territoires Palestiniens Occupés (OPT) est de l'Apartheid.(2)<br>
<br>
Toutefois, ce débat a été mis de côté par les processus Madrid-Oslo au milieu des années 1990, qui devaient aboutir, au moins en partie, à une auto-détermination pour les Palestiniens des Territoires Palestiniens Occupés. <b>Le débat sur l'applicabilité du qualificatif d'Apartheid à Israël est apparu récemment, principalement en raison de l'enracinement du régime d'occupation et de colonisation israélien dans les territoires palestiniens occupés et de la poursuite de ses politiques discriminatoires envers les réfugiés et les citoyens palestiniens d'Israël</b>.(3)<br>
<br>
Alors que plusieurs comparaisons politiques et historiques entre Israël et l'Afrique du Sud ont été publiées, il n'existe pas d'analyse juridique systématique de l'apartheid israélien en ce qui concerne tous les secteurs de la société palestinienne:<b> les Palestiniens dans les territoires occupés, les citoyens palestiniens d'Israël, et les réfugiés palestiniens</b>. Cet article est un travail qui vise à fournir un cadre juridique dans lequel on peut discuter de l'applicabilité du crime d'Apartheid à Israël.<br>

<b>Il affirme que les politiques et les pratiques du gouvernement israélien équivalent à de l'Apartheid à l'égard des Palestiniens - où qu'ils se trouvent et quel que soit leur statut juridique.</b> Par conséquent, <b>les citoyens palestiniens d'Israël, les réfugiés et ceux qui vivent dans les territoires palestiniens occupés sont victimes, mais de différentes manières, du régime d'Apartheid d'Israël</b>.<br>
<br>
Si cet article est limitée à l'applicabilité du crime d'apartheid, il ne nie pas, ni ne contredit le fait que le régime israélien à l'égard des Palestiniens est aussi une occupation belligérante et du colonialisme. En effet, les obligations d'Israël, en tant que puissance occupante dans les territoires palestiniens occupés, qui sont tout particulièrement de mettre fin à son occupation et de se retirer des territoires occupés, ne sont pas affectées par l'applicabilité du crime d'apartheid, au contraire, elles en sont aggravées, de même que les obligations de la communauté internationale. <br>
<br>
<b>Par conséquent, les victimes du crime d'apartheid, les Palestiniens ne sont pas seulement des civils protégés dans les territoires palestiniens occupés, mais aussi un peuple - c'est-à-dire des ressortissants palestiniens - victime de violations flagrantes du droit international humanitaire (c'est-à-dire, de l'apartheid et du colonialisme) et ont droit à des réparations, dont un droit au retour, à une restitution, une indemnisation et une réparation.</b><br>
<br>
Le colonialisme, la "<i>sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères</i>" (4) est donc au c&#339;ur de toute analyse du conflit israélo-palestinien. <b>Le conflit est colonial parce qu'il est enraciné dans un Sionisme politique qui a pour objectif de judaïser la Palestine par la création d'une majorité juive en Palestine Mandataire - ou, plus largement, en Eretz Israel</b>.(5)<br>

Au c&#339;ur du sionisme se trouve donc un projet exclusiviste : la création d'un Etat juif pour le peuple juif. <b>Un tel projet nécessite ou implique la négation de l'autre, de sa présence, de ses droits et de son existence sur la terre et une reconstruction du passé, à savoir que la terre était vide avant l'avènement de la colonisation sioniste</b>, d'où le slogan du mouvement décrivant "<i>une terre sans peuple pour un peuple sans terre</i>." (6) <br>
<br>
Dans sa mise en &#339;uvre pratique, le sionisme se traduit par un régime sophistiqué de discrimination raciale au niveau politique, juridique, social et économique qui a conduit au colonialisme et à l'apartheid ainsi qu'à la dépossession et au déplacement du peuple palestinien. En ce sens, l'apartheid - la séparation des autochtones de leurs terres, d'une part, et des juifs israéliens de l'autre - permet l'entreprise coloniale qui est inhérente au sionisme politique.<br>
<br>
<br>
<u><b>Le crime de l'Apartheid en vertu du droit international</b></u><br>
<br>
L'apartheid est une violation d'un standard du droit international et un crime contre l'humanité.(7)<br>
La Convention sur l'Elimination et la Répression du crime d'apartheid (ci-après la Convention sur l'Apartheid) définit l'apartheid comme "<i>une politique et un système de ségrégation et de discrimination raciale, telle qu'elle était pratiquée en Afrique du Sud</i>" ayant pour but «<i>d'établir et de maintenir la domination d'un groupe racial d'êtres humains sur un autre groupe racial d'êtres humains et d'opprimer systématiquement celui-ci</i>." Bien que la Convention soit basée sur l'expérience sud-africaine, elle ne s'y limite pas.(8) <br>

<br>
Dans son observation générale, le Comité pour l'Elimination de la Discrimination Raciale a expliqué en outre que "<i>la référence à l'Apartheid pourrait concerner exclusivement l'Afrique du Sud. L'article&#8230; [condamnant la ségrégation raciale et l'apartheid) tel qu'il a été adopté, interdit toutes les formes de ségrégation raciale dans l'ensemble des pays</i>."(9)<br>
<br>
La Convention sur l'Elimination de la Discrimination Raciale définit de manière large une discrimination raciale comme étant une  «<i>distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, l'ascendance ou l'origine nationale ou ethnique, qui a pour but ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l'exercice, dans des conditions d'égalité, des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social et culturel ou dans tout autre domaine de la vie publique</i>."(10) <br>
<br>
La Convention sur l'apartheid définit également l'apartheid comme une violation du droit international perpétrée par un groupe racial contre un autre afin d'obtenir et de maintenir sa  suprématie - ou en d'autres termes, "<i>toutes les activités et les pratiques visant à protéger les avantages d'un groupe dominant et/ou de maintenir ou d'accroitre la position inégale d'un groupe subordonné</i>."(11)<br>
Un élément au c&#339;ur de la logique d'apartheid est "[<i>la désagrégation de] l'autre par des lignes ethniques définies de manière à diviser pour régner</i>».(12) <b>En ce sens, l'apartheid est l'une des plus graves formes de racisme</b>.<br>

<br>
Le crime de l'apartheid comprend le refus du droit à la vie et à la liberté, comme le meurtre, une grave atteinte à l'intégrité physique ou mentale, une violation de la liberté ou de la dignité, la torture ou les traitements cruels, inhumains ou dégradants ou des châtiments et l'arrestation arbitraire et l'emprisonnement illégal. Il comprend également l'imposition délibérée à un groupe racial ou à des groupes des conditions de vie destinées à entrainer leur disparition physique totale ou partielle, l'exploitation de la main-d'&#339;uvre, y compris par le travail forcé, et la persécution des organisations et des personnes qui s'opposent à l'Apartheid.(<a href="http://www.aidh.org/Racisme/T_Discrim_03.htm" class="mail" target="_blank">13</a>)<br>
<br>
De plus, l'Apartheid c'est :<br>
" <i>Prendre des mesures, législatives ou autres, destinées à empêcher un groupe racial ou plusieurs groupes raciaux de participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle du pays et créer délibérément des conditions faisant obstacle au plein développement du groupe ou des groupes considérés, en particulier en privant les membres d'un groupe racial ou de plusieurs groupes raciaux des libertés et droits fondamentaux de l'homme, notamment le droit au travail, le droit de former des syndicats reconnus, le droit à l'éducation, le droit de quitter son pays et d'y revenir, le droit à une nationalité, le droit de circuler librement et de choisir sa résidence, le droit à la liberté d'opinion et d'expression et le droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques</i>."(14)<br>
<br>
Enfin, l'Apartheid inclut : «<i>Prendre des mesures, y compris des mesures législatives, visant à diviser la population selon des critères raciaux en créant des réserves et des ghettos séparés pour les membres d'un groupe racial ou de plusieurs groupes raciaux, en interdisant les mariages entre personnes appartenant à des groupes raciaux différents, et en expropriant les biens-fonds appartenant à un groupe racial ou à plusieurs groupes raciaux ou à des membres de ces groupes</i>."(15)<br>

<br>
Selon le droit international humanitaire, le <b>premier Protocole additionnel aux Conventions de Genève </b>considère également comme graves infractions "les <i>pratiques d'apartheid et autres pratiques inhumaines et dégradantes, fondées sur la discrimination raciale, qui donnent lieu à des outrages à la dignité personnelle</i>."(16)<br>
<br>
<b>En vertu du droit pénal international</b>, l'apartheid est clairement reconnu comme un crime contre l'humanité commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique contre une population civile, c'est-à-dire, des actes inhumains à grande échelle ou le résultat d'une planification délibérée et systématique. <br>
<br>
<b>Le Statut de Rome </b>définit l'Apartheid comme étant des actes inhumains "<i>commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur un autre groupe racial ou des groupes et commis avec l'intention de maintenir ce régime</i>." <i>Ces actes peuvent inclure la déportation ou le transfert forcé de population, l'emprisonnement ou autre forme de grave privation de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international, la torture, la persécution contre un groupe identifiable ou une communauté pour des raisons politiques, raciales, nationales, ethniques, culturelles, religieuses, de sexe ou autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international et d'autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou portant gravement atteinte à l'intégrité physique ou à la santé physique ou mentale</i>."(17)<br>

<br>
La Convention sur l'Apartheid comprend l'une des plus vastes définitions de la juridiction pénale internationale et de son application.(18) <br>
La Convention stipule que "<i>la responsabilité pénale internationale est applicable, quel que soit le mobile, aux individus, aux membres d'organisations et d'institutions et aux représentants de l'État, qu'ils résident dans le territoire de l'État où les actes sont perpétrés ou dans un autre État, à chaque fois qu'ils: a) Commettent, participent, inspirent directement ou conspirent à la perpétration des actes mentionnés à l'article II de la présente Convention, b) Favorisent ou encouragent directement la perpétration du crime d'apartheid ou y coopèrent directement</i>."(19) <br>
<br>
<b>La compétence universelle accordée par la Convention permet la poursuite d'individus, de membres d'organisations et agents de l'État, qui peuvent être tenues pénalement responsables, quelle que soit leur résidence et leur motivation, et s'ils encouragent, coopèrent, ou commettent directement des actes ou des omissions dans le cadre du crime d'apartheid.(</b>20)<br>
<br>
 <br>
<u><b>Applicabilité du crime d'apartheid à Israël</b></u><br>
<br>

<b>Définition des groupes raciaux</b> <br>
<br>
Au c&#339;ur de la définition de l'apartheid, c'est la domination institutionnalisée - "légalisée" - d'un groupe racial sur un autre. Examiner si les politiques et les pratiques du gouvernement israélien équivalent à de l'apartheid requiert d'abord une définition de ce qui est prévu par le terme «groupe racial» et qui sont les groupes raciaux dans le contexte du conflit israélo-palestinien. <br>
<br>
Pouvons-nous dire que les Palestiniens et les Juifs sont ses groupes raciaux et, si oui, qui est inclus dans ces groupes? Est-ce tous les membres palestiniens et juifs font partie d'un groupe racial ou seulement un nombre limité d'entre eux?<br>
<br>
Les concepts de "race" et "racial" ont évolué, passant d'une définition déterminée par des critères biologiques et à une définition <i>""tolérée par des formes spécifiques historiques de connectivité culturelle et de solidarité</i>."(21)" <br>
<i>La race sert à naturaliser les groupes qui s'identifient en tant que tels</i>."(22)<br>

<i>"Alors que la réalité de la "race" est en effet ni naturelle ni biologique, ni psychologique ... elle existe néanmoins "car" elle tue des gens" et "continue à fournir l'ossature de certains systèmes féroces de domination</i>."(23) <br>
Selon <b>Colette Guillaumin</b>, la race est une "réalité <i>juridique, politique et historique, qui joue un véritable rôle contraignant dans un certain nombre de sociétés" ce qui explique pourquoi "tout appel à la race... est une geste politique</i>."(24)<br>
<br>
Le terme «groupe ethnique» a été défini par <b>Max Weber </b>comme étant «<i>des groupes d'hommes qui entretiennent une croyance subjective dans leur ascendance commune en raison de similitudes de type physique ou de coutumes ou les deux, ou en raison de souvenirs de la colonisation et des migrations, cette conviction doit être importante pour la formation de groupes; de plus, il n'est pas question de savoir si un lien de parenté par le sang existe</i>."(25)<br>
Dans certains cas, «groupe ethnique» a été remplacé ou utilisé de manière interchangeable avec "groupe racial" bien que cette pratique ne soit pas acceptée par tous.(26) <br>

Toutefois, dans la pratique, le Comité des Nations Unies sur l'Elimination de la Discrimination Raciale utilise les termes «groupe racial» ou «groupe ethnique» de manière interchangeable. <br>
Donc, les définitions et les différences entre un groupe racial et ethnique sont malléables et se sont estompées. Pour les besoins de cet article, ils sont utilisés de façon interchangeable en se basant sur l'hypothèse que les deux concepts sont composés d'identités élaborées à la suite d'une perception commune de descendance culturelle, nationale, religieuse ou de traits biologiques. <br>
<br>
<b>La définition d'un groupe «racial» ou «ethnique» résulte essentiellement d'une auto-identification, qui exige un choix volontaire et conscient</b>. En effet, le Comité sur l'Elimination de la Discrimination Raciale est d'avis que «<i>la manière dont les individus sont identifiés comme étant membres d'un des groupes raciaux ou ethniques ... doit, sauf justification du contraire, être basée sur une auto identification de l'individu concerné</i>."(27)<br>
<br>
Les victimes de l'apartheid, dans le cas d'Israël, sont les Palestiniens, à savoir les personnes appartenant à la nation palestinienne. Pour les Palestiniens, la question est de savoir s'ils se considèrent comme des ressortissants palestiniens. S'ils le font, et quelle que soit leur situation géographique ou leur statut juridique, ils constituent une «race» ou un groupe «ethnique» en raison de leur identité commune, qui comprend par exemple une culture, une histoire et une origine communes. <b>Que les Palestiniens soient des citoyens d'Israël, des réfugiés et/ou des personnes protégées dans les territoires palestiniens occupés n'est pas pertinent, tant qu'ils se considèrent comme des Palestiniens</b>. Par conséquent, les Palestiniens sont un groupe ethno-national sur la base de leur auto-identification volontaire en tant que ressortissants palestiniens.<br>
<br>
 <br>

<u><b>L'administration de l'Apartheid</b></u><br>
<br>
En plus d'une auto-identification, l'identification à un groupe «racial» ou «ethnique» peut résulter de la perception prévue de "l'autre" comme l'Etat ou un autre groupe «racial» ou «ethnique». En projetant ou imposant sa perception de "l'autre", l'individu, l'Etat ou autre, un groupe racial construit son identité, et avec elle l'identité de "l'autre". Comme l'explique <b>Richard Jenkins</b>, "<i>notre identité est la compréhension de qui nous sommes et de ce que sont les autres, et réciproquement, une compréhension par d'autres d'eux-mêmes et des autres (nous y compris</i>)."(28) <br>
En ce sens, un groupe ou une identité collective n'est pas une démarche unilatérale parce que "<i>toutes les identités (individuelles et collectives) sont constituées par le processus de dialectique interne-externe de l'identification</i>."(29) <br>
Dans le contexte d'un régime d'apartheid, cette identification de "l'autre" prend une forme bureaucratique supplémentaire pour faciliter l'administration de la législation discriminatoire, politique et pratique<br>
<br>
<b>Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens sont également racialisés par la construction et la projection d'une palestinisation raciale par les Israéliens juifs Sionistes dans l'État d'Israël. Les Palestiniens sont "traités comme un groupe racial, et non simplement à la manière d'un groupe racial, mais comme un groupe racial méprisé et démonisé</b>."(30) <br>

En revanche, "<b><i>les Israéliens juifs occupent la position structurelle des Blancs dans la hiérarchie raciale du Moyen-Orient</i></b>."(31) <br>
Sur le plan juridique et administratif, la définition de qui est un ressortissant palestinien, par exemple, est imposée par un contrôle israélien sur l'enregistrement de population en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Ce contrôle permet à Israël de définir qui est un Palestinien - à savoir, un «non-Juif, '(c'est-à-dire, un Arabe), «un absent» ou «un présent-absent". <br>
<b>En Israël, l'Etat conserve un registre des Palestiniens en intégrant la distinction entre «Juifs» et «Arabes» dans la bureaucratie régissant ses citoyens, une distinction qui a été clairement inscrite sur les cartes d'identité délivrées par l'État à ses citoyens jusqu'en 2002</b>,(32)<br>
<br>
Le changement n'est pas survenu à la suite d'une volonté de mettre fin à la discrimination systématique à l'égard des citoyens palestiniens, mais en raison de désaccords au sein de l'establishment religieux juif sur qui est Juif.(33)<br>
En conséquence, la «nationalité» des citoyens n'a plus été inscrite sur les cartes d'identité délivrées par l'Etat, <b>mais les Palestiniens sont encore identifiés en tant qu'"Arabes" sur leur certificat de naissance ainsi que dans les registres du Ministère israélien de l'Intérieur</b>. Pour le dire plus simplement, "Israël ne possède pas une citoyenneté universelle unique pour l'ensemble de ses citoyens." (34) dans les Territoires Palestiniens Occupés (à l'exception de Jérusalem (35)), l'"administration civile" de l'armée contrôle le registre de population et en dernier, l'Autorité Palestinienne peut délivrer des cartes d'identité palestiniennes aux habitants des TPO.<br>
Par conséquent, grâce à des lois, des pratiques et des politiques, l'État d'Israël a établi une hiérarchie de statuts qui touche tous les ressortissants palestiniens.<br>

<br>
 <br>
<b>Hérarchie des statuts d'Israël</b><br>
<br>
<b>Statut A :  Juif Israélien</b><br>
Citoyenneté : Israélienne<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : 0<br>
Accès à la terre : Pas d'accès à la zone A dans les TPO<br>
<br>
<b>Statut B : Palestinien d'Israël</b><br>

Citoyenneté : Israélienne<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : 0<br>
Accès à la terre : Pas d'accès à la zone A dans les TPO<br>
<br>
<b>Statut C - : Détenteur d'une carte d'identité palestinienne en Israël</b><br>
Citoyenneté : Israélienne<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : Présent-Absent<br>
Accès à la terre : Pas d'accès à la zone A dans les TPO<br>
<br>
<b>Statut D : Résident palestinien de Jérusalem Est Occupée</b><br>

Citoyenneté : Carte d'identité de Jérusalem<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : <br>
Accès à la terre : Accès limité aux TPO<br>
<br>
<b>Status E : Réfugié palestinien de Jérusalem Est Occupée </b><br>
Citoyenneté : Carte d'identité de Jérusalem<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : Absent<br>
Accès à la terre : Accès limité aux TPO<br>
<br>
<b>Status F : Résident palestinien de Cisjordanie Occupée </b><br>

Citoyenneté : Carte d'identité de Cisjordanie<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : Gouverné par l'Autorité Palestinienne<br>
Accès à la terre : Pas d'accès au-delà des TPO<br>
<br>
<b>Status G : Résident palestinien de la Bande de Gaza Occupée</b><br>
Citoyenneté : Carte d'identité de Gaza<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : Gouverné par l'Autorité Palestinienne<br>
Accès à la terre : Pas d'accès au-delà des TPO<br>
<br>
<b>Statut H : Palestinien déplacé interne des TPO</b><br>

Citoyenneté : Carte d'identité de Cisjordanie ou de Gaza<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : Absent<br>
Accès à la terre : Pas d'accès aux terres à l'intérieur des TPO d'où il a été déplacé<br>
<br>
<b>Statut I : Réfugiés palestiniens des TPO</b><br>
Citoyenneté : Carte d'identité de Cisjordanie ou de Gaza<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : Absent<br>
Accès à la terre : Pas d'accès aux terres en Israël d'où il a été déplacé<br>
<br>
<b>Status J : Réfugié palestinien à l'extérieur de la Palestine Historique</b><br>

Citoyenneté : Déterminée par la citoyenneté/pays de résidence<br>
Statut juridique vis-à-vis de leur terre : Absent<br>
Accès à la terre : Pas d'accès à la Palestine Historique (sauf par l'obtention de visa de touristes sur un passeport étranger)<br>
<br>
<br>
<b>Dans le cas du groupe dominant et des auteurs de l'apartheid, l'examen est basé sur le fait qu'ils se considèrent comme des citoyens juifs d'Israël et des sionistes</b>. Les Juifs sont considérés comme des ressortissants israéliens selon la propre définition extraterritoriale de la nationalité telle que définie et appliquée par l'État d'Israël, bien qu'il existe une importante discrimination sociale et économique à l'encontre des Juifs Israéliens non-européens, sujet qui n'est pas concerné par cet article. Cependant, tous les juifs n'exercent<b> pas leur privilège et ne demandent pas la citoyenneté israélienne. Par conséquent, on ne peut pas considérer toutes les personnes de religion juive comme faisant partie d'un groupe racial ou ethnique dans le contexte du conflit israélo-palestinien</b>, malgré le fait que l'État d'Israël se présente  lui-même comme le représentant des Juifs du monde entier.<br>
<br>
<b>Seuls ceux qui sont devenus volontairement des citoyens israéliens et adhèrent à l'idéologie politique d'Israël, le Sionisme, constituent le groupe «racial» ou «ethnique» dans ce contexte</b>. Le Sionisme politique - "<i>la transformation de la Palestine, en totalité ou en partie, en terre juive d'Israël (Eretz Israël), par la dépossession et le transfert de masse de la population arabe palestinienne autochtone hors de Palestine et la création, via la colonisation juive de la Palestine, d'un Etat juif souverain </i>"- est au c&#339;ur de la réalité juridique, politique et historique de l'État d'Israël,(36) un Etat Sioniste contrôlé par les Israéliens juifs. Par conséquent, l'élément commun de ce groupe ethno-national est l'auto-identification en tant que juif israélien et sioniste.<br>

<br>
Bien que la société israélienne juive puisse être considérée comme complice dans la perpétration du crime d'Apartheid par son financement de l'appareil d'État avec l'argent de ses impôts, le service dans l'armée israélienne et d'autres institutions impliquées dans la perpétration du crime, les Israéliens juifs qui sont opposés au Sionisme et reconnaissent les droits des Palestiniens ne peuvent pas être tenus au même niveau de responsabilité.<br>
<br>
En outre, l'idéologie politique sioniste dans notre analyse des auteurs de l'apartheid nous permet de distinguer <b>une responsabilité accrue de la part de ceux qui ont sciemment choisi d'obtenir leur droit à la citoyenneté israélienne grâce à la <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=3198&type=analyse&lesujet=Racisme" class="mail" target="_blank">Loi israélienne du Retour</a> ainsi que de ceux qui ont activement cherché à perpétuer l'Apartheid en travaillant et en adhérant aux institutions complices de ce crime, en particulier dans les domaines de prises de décision gouvernementales et militaires</b>. Un cadre intégrant les partisans du sionisme comme coupables de ce crime de l'apartheid nous permet également de tenir les acteurs internationaux qui ont soutenu le projet sioniste, comme les groupes Chrétiens Sionistes, responsables pour leur encouragement et leur coopération avec le groupe racial qui a appliqué les politiques et les pratiques constituant le crime d'apartheid. <br>
<br>
Par conséquent, dans le cadre de l'applicabilité du crime d'apartheid à l'Etat d'Israël, les deux groupes «raciaux ou ethniques» concernés sont les ressortissants palestiniens et les sionistes juifs israéliens.<br>
<br>
<br>
<u><b>L'Apartheid de l'autre côté de la Ligne Verte et des frontières</b></u><br>

<br>
Les Israéliens juifs Sionistes, le groupe qui forme et contrôle le gouvernement israélien, a «légalisé» un système institutionnalisé de discrimination raciale à l'égard des ressortissants palestiniens qui a pour but d'établir et de maintenir une domination des Israéliens juifs Sionistes sur des ressortissants palestiniens. Bien que le statut juridique du territoire d'Israël et des Territoires Palestiniens Occupés soit différent, certaines des lois fondamentales et des institutions d'Israël sont appliquées et fonctionnent dans les deux territoires, sans discernement, affectant tous les ressortissants palestiniens, y compris ceux qui ont été déplacés à l'extérieur des limites de ces zones, c'est-à-dire les réfugiés. <br>
<br>
Comme le concluait<b> M. Miloon Kothari</b>, l'ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit au Logement : "<i>Pour la plupart, les institutions, lois et pratiques qu'Israël avait mises au point pour déposséder les Palestiniens (maintenant citoyens israéliens) à l'intérieur des frontières de 1948 (délimitées par la Ligne verte) ont été appliquées avec le même effet dans les zones occupées depuis 1967</i>."(37)<br>
<br>
Alors que la partie suivante traite de la continuité géographique du crime d'apartheid d'Israël dans la mesure où il affecte les ressortissants palestiniens indépendamment de leur localisation, il est important de noter que certaines lois, politiques et pratiques de l'apartheid énumérées dans la Convention sur l'Apartheid et violées par Israël ont souvent des effets différents sur les différents segments du groupe palestinien. <br>
<br>
Par exemple, le refus du droit de retour (listé comme politique et pratique d'Apartheid dans l'article II (c) de la Convention sur l'Apartheid) touche de façon disproportionnée les réfugiés palestiniens et les personnes déplacées, s'ils vivent dans un camp de réfugiés au Liban ou à Gaza ou dans une ville à proximité de leur village d'origine en Israël, tandis que les restrictions à la libre circulation des Palestiniens empêchent les citoyens d'Israël d'entrer dans Gaza et dans la  «zone A» en Cisjordanie et les Palestiniens ayant des cartes d'identité de Cisjordanie de franchir la Ligne Verte et de se déplacer dans l'ensemble des Territoires Palestiniens Occupés.<br>

<br>
Un point important à garder à l'esprit dans ce qui suit, c'est qu'indépendamment des variations dans la manière dont l'apartheid israélien affecte les différents segments de la population palestinienne : <b>Puisque c'est le même Etat agissant au nom du groupe de juifs sionistes israéliens qui met en place ces lois, politiques et pratiques, avec l'objectif clair d'établir et de maintenir la domination de ce groupe en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, il est erroné de considérer les violations comme limitées à une région, une erreur commise par de nombreuses personnes qui limitent leur analyse de l'apartheid israélien à une zone géographique ou à un segment particulier de la société palestinienne</b>. <br>
<br>
Comme l'explique <b>Oren Yiftachel </b>: "<i>Les habituelles tentatives scientifiques et politiques qui représentent l'existence d'Israël à l'intérieur de la Ligne Verte en tant que «juive et démocratique», sont donc des analyses erronées et politiquement trompeuses</i>." (38) <br>
Il suggère que «<b>l'ensemble de la zone sous contrôle israélien - qui est, Israël/Palestine entre le  fleuve et la mer - devrait être analysé en tant que secteur politico-géographique</b>."(39) <br>
<b>Les personnes déplacées et empêchées de revenir dans cette zone politico-géographique sont des éléments au c&#339;ur d'une telle analyse.</b><br>

<br>
<b>La nature systématique de la discrimination raciale - l'intention et le projet de distinguer, d'exclure, de dominer et d'opprimer en raison de la nationalité - est consacrée dans un certain nombre de lois politiques et pratiques israéliennes motivées par le sionisme politique</b>. Parmi ces lois, politiques et pratiques, il existe de nombreux projets de transfert de population mis au point par les Israéliens juifs sionistes pour transférer - soit en interne soit en externe &#8211; les ressortissants palestiniens d'Israël et des Territoires Palestiniens Occupés et pour empêcher le retour de ceux qui ont été déplacés.(40)<br>
<br>
Ces projets comprennent le <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9469&type=analyse&lesujet=Histoire" class="mail" target="_blank"><b>Plan Dalet</b></a>, le plan militaire mis en place en 1948 qui visait à élargir les zones juives au-delà de celles allouées par <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=3903&type=analyse&lesujet=Histoire" class="mail" target="_blank">l'ONU dans le Plan de partage de 1947</a> (Résolution 181) et de supprimer toute présence arabe/palestinienne de ces zones, <b>le plan Allon</b>, qui avait pour objectif d'annexer le plus possible de terres palestiniennes  immédiatement après l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967, la principale devise était "<i>un maximum de sécurité et un maximum de territoire pour Israël avec un minimum d'Arabes</i>", et le <b>plan Dayan</b>, qui avait pour but de faciliter le contrôle d'Israël sur les terres dans les Territoires Palestiniens Occupés, mis au point par Moshe Dayan, qui expliquait : «<i>Il est également important pour nous de souligner que nous ne sommes pas des étrangers en Cisjordanie. La Judée et la Samarie, c'est Israël et nous n'y sommes pas des conquérants étrangers mais des personnes revenant à Sion</i>."(41)<br>

<br>
Cela dépasse la portée de cet article d'examiner l'ensemble du régime qui soutient l'apartheid en Israël et dans les Territoires Palestiniens Occupés. Il suffit de dire qu'un certain nombre de lois, de politiques et pratiques fondamentales de l'État d'Israël correspondent à une discrimination raciale systématique et institutionnalisée dans le but d'établir et de maintenir la supériorité des sionistes juifs israéliens sur les Palestiniens.(42)<br>
<br>
Parmi ces lois, on trouve <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=3198&type=analyse&lesujet=Racisme" class="mail" target="_blank"><b>la Loi du Retour de 1950</b></a>, qui stipule que tous les Juifs du monde entier sont considérés comme des ressortissants de l'Etat et peuvent acquérir la nationalité israélienne.(43) <br>
Les Palestiniens (non-Juifs) sont soumis à la <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=3198&type=analyse&lesujet=Racisme" class="mail" target="_blank"><b>Loi sur la Citoyenneté et l'entrée en Israël de 1952</b></a>, qui limite l'obtention de la citoyenneté israélienne aux non-Juifs qui étaient présents sur le territoire d'Israël entre 1948 et 1952 et à leurs descendants. Cette loi exclut et dénationalise de facto les réfugiés palestiniens qui ont été déplacés en 1948(44) tandis que les Juifs du monde entier peuvent "revenir" en "Israël", y compris dans les Territoires Palestiniens Occupés. <b>La Loi du Retour et la Loi sur la Citoyenneté sont à la base d'un régime de discrimination systématique, elles créent un statut supérieur &#8211; pour les ressortissants juifs - et un statut inférieur &#8211; pour les «Non-Juifs» composés principalement de Palestiniens</b>.<br>
<br>
Ce régime discrimine les Palestiniens, en particulier les réfugiés palestiniens, sur la base de la nationalité. <b>John Quigly </b>conclut : "<i>En discriminant les autochtones, aussi bien ceux qui ont été déplacés que ceux qui ne l'étaient pas, ces deux lois constituent une législation de l'Apartheid</i>."(45) <br>

En outre, le Parlement israélien, la Knesset, a récemment voté une loi pour «<b>Assurer le Rejet de la Loi sur le droit au Retour», qui prévoit que les réfugiés, y compris les personnes déplacées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en 1967, ne reviendront pas sans l'approbation d'une majorité absolue des ministres</b>.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>46)</b></a><br>
<br>
La Knesset a également adopté une modification temporaire de la Loi sur la Citoyenneté et l'Entrée en Israël qui suspend la possibilité d'accorder la citoyenneté israélienne et des permis de séjour en Israël, notamment par le regroupement familial, aux résidents des Territoires Palestiniens Occupés.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>47</b></a>) <br>
Ces toutes récentes lois ont été adoptées avec l'intention de maintenir une majorité démographique juive en Israël et dans les TPO et de protéger cet avantage en refusant les droits des Palestiniens au retour et au regroupement familial.<br>
<br>
<b>D'autre part, deux systèmes juridiques sont en vigueur dans les TPO</b>. Lors de l'examen de l'Etat d'Israël par le Comité pour l'Elimination de la Discrimination Raciale, la délégation israélienne a confirmé verbalement que deux régimes juridiques sont applicables dans les TPO : <b>les Juifs sont soumis à la loi israélienne </b>(Loi fondamentale israélienne), <b>tandis que les Palestiniens sont soumis à un complexe mélange de lois datant de l'Empire ottoman, britannique, jordanien et des ordres militaires israéliennes</b>.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>48</b></a>) <br>

En d'autres termes, Israël applique la loi israélienne de façon extraterritoriale : quand un citoyen israélien va dans les TPO, la loi israélienne le suit. Comme le déclarait <b>Golda Meir </b>: «<i>La frontière [d'Israël] est l'endroit où vivent les Juifs et non celui où il y a une ligne sur la carte</i>." <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>(49</b></a>)<br>
 Cette réalité crée un système juridique à deux vitesses qui constitue clairement une discrimination basée sur des motifs nationaux à l'égard des ressortissants palestiniens dans et issus des Territoires Palestiniens Occupés.<br>
<br>
Des institutions paraétatiques telles que l'Agence Juive (AJ) et l'Organisation Sioniste Mondiale (OSM), qui comprend le Fonds National Juif (FNJ), l'United Israel Appeal, et d'autres institutions ou sociétés détenues et contrôlées par l'OSM (<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>50</b></a>) et l'Administration  gouvernementale des Terres d'Israël assurent l'immigration juive et le contrôle et la gestion d'environ 92% des terres en Israël.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>51</b></a>). <br>

<br>
Ces organisations sont des organismes paraétatiques dans lesquels "<i>les dispositions constitutionnelles exclusives de l'OSM, l'AJ et le FNJ (seulement pour les juifs) sont incorporées dans les textes de lois de l'État d'Israël à travers une chronologie détaillée de la législation stratégique de la Knesset </i>..." (<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>52</b></a>)<br>
<br>
<b>La Charte de l'Agence Juive</b>, précise que «<i>La terre doit être acquise en tant que propriétés juives ... et le titre des terres acquises est à mettre au nom du FNJ afin que celui-ci puisse détenir les propriétés inaliénables du peuple juif. L'Agence doit favoriser la colonisation agricole basée sur une main-d'&#339;uvre juive, et dans tous les travaux ou entreprises réalisés ou favorisés par l'Agence, il est considéré comme une question de principe que la main-d'&#339;uvre utilisée soit juive</i>."(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>53</b></a>)<br>
<br>
<b>L'Agence Juive et l'Organisation Sioniste Mondiale font partie de l'Etat d'Israël.</b> Leur mandat et leur relation est inscrite dans la Loi sur le statut de l'Organisation Sioniste Mondiale et de l'Agence Juive de 1952, dans la Loi de Keren Kayemeth LeIsrael (Fonds National Juif) de 1953; dans le Pacte de 1954 entre le Gouvernement d'Israël et l'Exécutif sioniste; dans le Pacte de 1961 entre le Gouvernement d'Israël et le Fonds National Juif; dans le Pacte de 1971 entre l'État d'Israël et l'Organisation Sioniste Mondiale.<br>

<br>
La Knesset israélienne (Parlement) et l'OSM/JA ont signé en 1952 la Loi sur le statut de l'Organisation Sioniste Mondiale et de l'Agence Juive qui stipule:<br>
<i>"La mission de faire venir les exilés, ce qui est la tâche principale de l'État d'Israël et du mouvement sioniste de nos jours, exige un effort constant des Juifs de la diaspora ;  l'Etat d'Israël prévoit, donc, une coopération de tous les Juifs, en tant qu'individus et groupes, dans l'édification de l'État et dans l'aide à l'immigration des masses de Juifs (dans l'Etat) ... </i>"(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>54</b></a>)<br>
<br>
La Charte du FNJ, telle qu'elle a été reprise en Israël en 1954, définit son principal objectif qui est "<i>d'acheter, d'avoir en bail ou par échange, ect.. dans les régions recommandées (expression dans la charte qui signifie, l'État d'Israël dans toutes les régions relevant de la juridiction du gouvernement israélien) ou parties, afin d'établir des Juifs sur ces terres  et propriétés</i>."(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>55</b></a>) <b>L'Agence Juive et l'Organisation Sioniste Mondiale "jouissent d'un droit légal pour exercer une discrimination en faveur des Juifs" (<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>56</b></a>) parce que leur contrôle de la terre assure la base de la «patrie nationale juive" ou Eretz Israel</b>.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>57</b></a>)<br>

<br>
Lors d'une restructuration en 1971, l'Agence Juive et l'Organisation Sioniste Mondiale ont accepté une séparation du travail sur une base géopolitique : L'Agence Juive est active en Israël alors que l'Organisation Sioniste Mondiale est active dans tous les Etats membres de l'ONU et dans les Territoires Palestiniens Occupés. <br>
"<i>Selon cet accord, la Division de la colonisation de l'OSM, financée par le gouvernement d'Israël et/ou par des dons non-exonérées d'impôt, est engagée dans les Territoires Occupés en 1967, alors que le Département Israël de l'Agence Juive, financé par divers appels de fonds sionistes exemptés d'impôts, est engagée dans l'État d'Israël</i>."(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>58</b></a>) <br>
<b>Dans les Territoires Palestiniens Occupés, plus de 40% des terres de la Cisjordanie Occupée sont sous contrôle des colonies juives et des infrastructures connexes, et ne sont plus accessibles aux Palestiniens</b>.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>59</b></a>) <b>Il est donc indéniable que l'Agence Juive et l'Organisation Sioniste Mondiale agissent, aussi bien par leurs politiques que <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=3198&type=analyse&lesujet=Racisme" class="mail" target="_blank">par leurs pratiques au bénéfice exclusif des ressortissants juifs</a> en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, et travaillent en tant qu'organisations paraétatiques qui mettent en &#339;uvre et administrent des politiques et des pratiques d'apartheid au nom de l'État israélien</b>.<br>

<br>
<br>
Afin d'acquérir des terres, un certain nombre de lois et de mesures ont été adoptées. Il s'agit, par exemple, de l'Ordonnance de 1943 (acquisition des terres à des fins publiques) et de <a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=2988&type=analyse&lesujet=Histoire" class="mail" target="_blank"><b>la Loi de 1950 sur les Biens des Absents</b></a>.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>60</b></a>) <b>Celle-ci permet à l'Etat d'acquérir les terres des Palestiniens déplacés pendant la Nakba</b>. En vertu de cette loi, les Palestiniens déplacés sont considérés comme «Absents», c'est-à-dire toute personne, qui se trouvait avant Septembre 1948, hors du pays dans une zone sous le contrôle des Forces de la Ligue Arabe, ou qui avait quitté son lieu normal de résidence au cours de la période indiquée dans la Loi, ou qui, entre le 29 Novembre 1947 et la date d'entrée en vigueur de cette loi, était considérée comme "Absent.'(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>61</b></a>)<br>
<br>
Bien que n'étant pas ouvertement discriminatoire, le terme «personne» dans la loi est interprété comme n'incluant pas les Juifs.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>62</b></a>) Cette loi s'applique aux réfugiés palestiniens et aux personnes déplacées (PDI) en Israël, qui sont considérés comme des «Présents Absents» (physiquement présents mais absents en vertu de la loi). Les terres confisquées en vertu de cette loi ont été cédées à l'Administrateur des Biens des Absents de l'État.<br>

<br>
<b>Un régime similaire existe dans les Territoires Palestiniens Occupés, en vertu duquel les terres confisquées sont cédées à l'Administrateur des biens gouvernementaux et abandonnés en Judée et Samarie</b> (Cisjordanie Occupée) par un certain nombre d'ordonnances militaires tels que <b>l'Ordre militaire n° 58 de 1967</b>, l'Arrêté concernant les Biens des Absents (Propriétés privées). En vertu de cet ordre "<i>Les biens dont le propriétaire légal, ou toute personne à qui la loi a accordé le contrôle, a quitté la zone avant le 7 Juin 1967 ou après</i>"(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>63</b></a>) est déclarée absente ou ses biens abandonnés. Les biens sont cédés à l'Administrateur qui acquiert tous les droits précédemment acquis par le propriétaire.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>64</b></a>)<br>
<br>
<i>"Théoriquement et juridiquement, l'«Administrateur» est chargé de protéger les biens et les actifs des «Absents» jusqu'à ce qu'ils reviennent pour réclamer leurs droits. Toutefois, dans la pratique et parce qu'Israël a toujours empêché le rapatriement des réfugiés, l'«Administrateur» en Cisjordanie fonctionne de manière presque identique à son homologue à l'intérieur d'Israël. Pour l'essentiel, le premier facilite la cession des «Biens des Absents» (en particulier les terres) à un contrôle juif et donc empêche les propriétaires légitimes palestiniens de réclamer leurs propres terres et biens</i>."(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>65</b></a>)<br>

<br>
La loi sur les Biens des Absents de 1950 et l'Ordre militaire n° 58, l'Arrêté concernant les Biens des Absents (Propriétés privées) violent l'interdiction contre l'expropriation des propriétés foncières appartenant à un groupe racial.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>66</b></a>) <br>
En d'autres termes, «<b>la législation israélienne exclut la population autochtone des terres des colons mais n'exclut pas les colons des terres des autochtones</b>»(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>67</b></a>).<br>
<br>
<b>En plus de la législation israélienne d'Apartheid, l'Etat applique des pratiques de séparation physique et de ségrégation</b>. Par exemple, le gouvernement israélien a une politique de démolitions de maisons et d'expulsion forcée à l'égard des Palestiniens en Israël et dans les Territoires Palestiniens Occupés, en particulier dans les zones qu'Israël cherche à acquérir, tels que la zone C, Jérusalem-Est et la zone fermée entre le Mur et la Ligne Verte en Cisjordanie, et le Naqab (Négev), Jaffa et la Galilée.(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=9850&type=analyse&lesujet=Apartheid" class="mail" target="_blank"><b>68</b></a>) <br>

<b>Miloon Kothari,</b> le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le Logement, a estimé que "<i>les démolitions ordonnées soit par absence de permis de construire soit sous un autre prétexte ont une dimension militaire et un caractère cruel gratuit</i>."(<a href="http://www.ism-france.org/news/article.p