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 <title>alterinfonet.org  Agence de presse associative</title>
 <subtitle><![CDATA[information alternative, analyse de l'actualité et des phénomènes de sociétés]]></subtitle>
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 <updated>2009-07-04T07:25:20+02:00</updated>
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   <title>Un commando de la LDJ saccage la Librairie Résistances</title>
   <updated>2009-07-03T19:58:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Un-commando-de-la-LDJ-saccage-la-Librairie-Resistances_a34055.html</id>
   <category term="FRANCE" />
   <published>2009-07-03T19:57:00+02:00</published>
   <author><name>CAPJPO-EuroPalestine</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <h1 class="titre-texte"><span style="text-transform: uppercase;"> <br /></span></h1>  &nbsp; <br /><span class="dateactualite">  <p align="center">Publié le 3-07-2009  <br />  &nbsp; <br /></span>  <p style="margin: 0px; padding: 0px;" class="chapo">Un   commando d’une demi-douzaine d’individus, la plupart masqués, déclarant   ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3   juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017   – Paris). <br /> <br /> <br />  <p style="margin: 0px; padding: 0px;" class="texte"> <br />  <p class="spip">Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi   que deux ou trois clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont   attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers et   détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une   automobile. <br />  <p class="spip">L’attaque de vendredi est intervenue au lendemain d’une   conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, du village palestinien   d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente à l’occupation   israélienne. <br />  <p class="spip">La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux   livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses   reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette   bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent   systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard. <br />  <p class="spip">(Communiqué de la Librairie Résistances) <br />  <p class="spip">CAPJPO-EuroPalestine <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>La librairie Résistances de Paris attaquée par la Ligue de Défense Juive</title>
   <updated>2009-07-03T18:13:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/notes/La-librairie-Resistances-de-Paris-attaquee-par-la-Ligue-de-Defense-Juive_b1467809.html</id>
   <category term="" />
   <published>2009-07-03T18:11:00+02:00</published>
   <author><name>Paul-Eric Blanrue</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La librairie Résistances, de Paris, a été la cible, en début  d'après-midi, d'une attaque de commando de la part d'une demi-douzaine  d'individus se réclamant de la Ligue de Défense Juive. La librarie a  été complètement saccagée (livres, ordinateurs, etc). Au moment de  l'attaque, mon livre était non seulement en rayon, mais aussi en  vitrine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La visite mouvementée de Fadela Amara à Villiers-sur-Marne</title>
   <updated>2009-07-03T15:15:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/La-visite-mouvementee-de-Fadela-Amara-a-Villiers-sur-Marne_a34051.html</id>
   <category term="FRANCE" />
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   <published>2009-07-03T15:14:00+02:00</published>
   <author><name>Joffrey Vovos</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1467477-1952681.jpg" alt="La visite mouvementée de Fadela Amara à Villiers-sur-Marne" title="La visite mouvementée de Fadela Amara à Villiers-sur-Marne" />
     </div>
     <div>
      <font face="Verdana" size="2"><b>  <p align="justify" class="spip">«&nbsp;Fadela,  pourquoi tu veux pas nous parler&nbsp;?&nbsp;» En visite hier à  Villiers-sur-Marne, la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville a  été interpellée par le Mouvement des indigènes de la République. Le  collectif, qui combat entre autres les discriminations au logement et à  l’emploi, entendait protester contre la façon dont se déroule la  rénovation des Hautes-Noues, le principal quartier d’habitat social de  Villiers, avec 1 500 appartements. <br /></b></font><font face="Verdana" size="2">  <p align="justify" class="spip">  11 heures&nbsp;: la secrétaire d’Etat arrive de Disneyland, où elle vient de  lancer l’opération Des vacances, moi aussi&nbsp;! Accueillie par le  député-maire (UMP) de la ville, Jacques-Alain Bénisti, elle est  conduite à l’espace socioculturel pour la signature d’une convention.  Une dizaine d’Indigènes, essentiellement des jeunes de Villiers, se  mêlent à la foule. Certains filment, d’autres distribuent des tracts  sur lesquels on peut lire&nbsp;: «&nbsp;Fadela Amara n’est pas la bienvenue dans  nos quartiers.&nbsp;» Les gardes du corps laissent faire tandis que  Jacques-Alain Bénisti poursuit ses explications sur les travaux aux  Hautes-Noues, un chantier à 100 M€ qui doit débuter l’an prochain.  «&nbsp;Vous ne parlez jamais des destructions&nbsp;» Puis le cortège entame une  brève visite du quartier. Invectivée à plusieurs reprises, Fadela Amara  s’engouffre chez un marchand de journaux. En sortant, elle revient sur  ses pas pour un premier tête-à-tête avec Bidzanga, un membre du  collectif. «&nbsp;Vous parlez des beaux espaces verts, de la rénovation des  écoles, mais jamais des destructions de logements&nbsp;», lui reproche-t-il.  Cinquante HLM doivent en effet être rasées. Quelques minutes plus tard,  Jacques-Alain Bénisti rappelle que «&nbsp;c’est une des rénovations où l’on  détruit le moins en proportion&nbsp;». 11 h 45&nbsp;: retour à l’espace  socioculturel. Des policiers en civil tentent d’empêcher les Indigènes  d’entrer. Après discussions, les militants finissent par passer. A  l’intérieur, pas d’incident. Avant que l’ancienne présidente de Ni  putes ni soumises ne s’éclipse, Bidzanga et ses camarades tentent une  dernière approche. «&nbsp;Si vous avez des choses à me dire, je veux bien  recevoir une délégation&nbsp;», leur répond fadela Amara. 12 h 30&nbsp;: fin de  la visite. «&nbsp;Venir dans le quartier pour nous dire ça, vraiment, ça  n’en valait pas la peine&nbsp;», souffle un militant. <br />  <p align="justify" class="spip"><i class="spip">Joffrey Vovos</i>, 30.06.2009 <br />  <p align="justify" class="spip"><i class="spip">Le Parisien</i> <br /></font>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>«Tout d’abord l’éthique, ensuite la politique et alors seulement l’économie» Une perspective éthique de l’économie pour le XXIe siècle</title>
   <updated>2009-07-03T12:09:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Tout-d-abord-l-ethique,-ensuite-la-politique-et-alors-seulement-l-economie-Une-perspective-ethique-de-l-economie-pour_a34050.html</id>
   <category term="Economie" />
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   <published>2009-07-03T12:03:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Emission de la télévision alémanique «Sternstunde Philosophie» du 7 juin 2009                         
Entretien de Roger de Weck avec le professeur Peter Ulrich, du Département d’éthique de l’économie de l’Université de Saint-Gall     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1467104-1952071.jpg" alt="«Tout d’abord l’éthique, ensuite la politique et alors seulement l’économie» Une perspective éthique de l’économie pour le XXIe siècle" title="«Tout d’abord l’éthique, ensuite la politique et alors seulement l’économie» Une perspective éthique de l’économie pour le XXIe siècle" />
     </div>
     <div>
      <p class="interview_frage">La crise est là; que devient la morale? Une  économie peut-elle vraiment fonctionner sans valeurs? La crise  financière change-t-elle nos activités économiques durablement? Pendant  plus de deux décennies, Peter Ulrich a été titulaire de la première et  jusqu’ici unique chaire d’éthique de l’économie en Suisse. Il est parti  en retraite au début de mai. Dans un entretien avec Roger de Weck,  Peter Ulrich explique comment l’éthique de l’économie pourrait réussir  à s’opposer dans une certaine mesure à l’utilitarisme des économistes.   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Bernhard Senn: Depuis 1987, Peter Ulrich était  professeur d’éthique de l’économie à Saint-Gall. Il est l’unique  titulaire d’une chaire d’éthique de l’économie en Suisse. Après deux  décennies d’enseignement, il vient de donner sa leçon d’adieux, sur la  crise, bien sûr. Il a posé la question de savoir comment comprendre que  les activités économiques d’un nombre si frappant d’acteurs  s’emballent. Aujourd’hui, l’émission «Stern­stunde» est consacrée à  cette énigme. Roger de Weck a invité Peter Ulrich pour engager avec lui  une discussion fondamentale. Notamment sur le rôle et le pouvoir de  l’éthique en ces temps où les dirigeants de l’économie ne prêtent guère  attention aux professeurs d’éthique de l’économie, si ce n’est pour les  ridiculiser.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Roger de Weck: Soyez le bienvenu.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Peter Ulrich: Je suis heureux d’être ici.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Est-ce que cela a valu la peine?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Quoi exactement?  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Les deux décennies pendant lesquelles vous avez été professeur d’éthique de l’économie à Saint-Gall.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui, j’ai toujours dit que j’étais un optimiste  méthodique. Le contraire – le pessimisme – n’est pas une attitude  sensée. Et en jetant un regard rétrospectif, je pense que cela a valu  la peine. Peut-être moins si l’on espérait pouvoir changer la pratique  dominante; ce serait exagéré. Mais peut-être a-t-on réussi à mener des  centaines, voire des milliers d’étudiants à mieux réfléchir, à  augmenter leur prise de conscience de certains faits.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Vous dites que c’est exagéré de vouloir changer les pratiques?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui, l’éthique n’est pas une technique sociale pour  la bonne cause. C’est une forme de réflexion philosophique. J’aime bien  dire que l’éthique de l’économie contribue à combler un manque dans  l’élucidation de notre pensée économique et cela semble être un domaine  dans lequel nous ne sommes pas très mo­dernes. Nous avons beaucoup de  connaissances et des convictions profondes en économie sur lesquelles  on réfléchit peu.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Dont nous ne sommes pas conscients?   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Dont nous ne sommes pas conscients et qui ont en  partie une très longue tradition. L’éthique philosophique tente  d’éclairer ces faits pour les rendre accessibles à l’argumentation et  nous permettre de préciser nos idées fondamentales sur l’économie.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Un exemple?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Une idée fondamentale est par exemple que davantage  de marché est une bonne chose. Et là nous pouvons nous demander  pourquoi cette confiance dans le marché existe. Pourquoi cette  conviction que la coordination du marché dispose d’un potentiel  d’harmonie intégré qui fait que les résultats pour toutes les personnes  concernées seraient a priori les meilleurs possibles.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">D’où vient cette hypothèse?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je le répète, les choses sont complexes. En  simplifiant grossièrement, on pourrait dire qu’il y a l’idée  premièrement qu’un marché non régulé relève de l’ordre naturel;  deuxièmement que l’ordre naturel est la création de Dieu, que  troisièmement, Dieu a organisé la nature avec sagesse, et que,  quatrièmement, tout ira donc bien si nous nous en remettons à  l’autorégulation du marché, même dans le domaine social. On a tendance  à considérer, dans cette conception quasi théologique du marché, qu’à  l’opposé, ceux qui préconisent une régulation extérieure du marché sont  des hérétiques.   <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Walter Benjamin a parlé du capitalisme comme d’une religion.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui. Je dirais, bien sûr en faveur de la religion,  que c’est une pseudoreligion ou une cryptoreligion, une forme tardive  de crédulité religieuse qui est instrumentalisée et dont on abuse à des  fins idéologiques.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Vous avez évoqué tout à l’heure la  coordination par le marché des différents acteurs de l’économie:  entrepreneurs, travailleurs et tous les autres. L’autre coordination,  qu’on a observée ces derniers temps est celle réalisée par l’Etat, par  l’économie planifiée. Et elle a échoué. En d’autres termes, cela a-t-il  contribué aussi à la croyance dans le marché?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je le pense. Il y a eu la situation bien connue de  la guerre froide et on a eu, dans les pays occidentaux, une certaine  peur du communisme. Le résultat a été ce que Ralf Dahrendorf a appelé  le compromis social-démocratique. On s’est dit: Faisons des concessions  dans le domaine de la politique sociale afin que la population reste  tranquille, qu’elle ne se révolte pas contre les effets d’une  régulation excessive du marché.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">On a appelé cela l’économie sociale de marché.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">On a appelé cela, ou disons une réalisation  particulière de cela, l’économie sociale de marché. Et après 1989, il y  eu naturellement les cris de victoire du capitalisme qui se croyait  vainqueur. Je me souviens d’avoir dit juste après dans une interview:  Le capitalisme est tout aussi démodé que le communisme, car tous deux  sont finalement des systèmes métaphysiques. Métaphysique veut dire  qu’ils ne sont pas empiriquement réfutables.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Surnaturels?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui. Ce sont des convictions que la réalité échoue à ébranler.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Donc l’expérience que l’économie de marché, malgré tous ses défauts, fonctionne mieux que l’économie planifiée était là.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Elle était là. Cependant je vous dirai que le  professeur d’éthique n’admet pas cette opposition. En effet, l’économie  de marché elle-même est une organisation relevant de l’Etat de droit.  Elle n’est pas tombée du ciel. Et le marché seul ne caractérise pas un  ordre économique. Plus personne – à part Fidel Castro et deux ou trois  de ses fidèles ne conteste le fait que nous ayons besoin d’une  coordination du marché dans une économie complexe fondée sur la  division du travail. C’est trivial. Seulement il existe mille variantes  d’économies de marché. On a besoin d’un mélange intelligent  d’autorégulation du marché et de conditions cadres fixées juridiquement  ainsi que de structures incitatrices. Et cela aussi, ce n’est qu’un  aspect des choses.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Et l’autre aspect?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est la société. Nous avons aujourd’hui un  syndrome typique de l’esprit du temps. Nous ne savons plus faire la  distinction entre l’économie et la société. Nous avons certains  problèmes politiques et sociaux dont nous n’arrivons pas à nous  débarrasser, par exemple l’écart qui se creuse entre les revenus et la  fortune des uns et des autres, le chômage chronique …   <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">… qui augmente dans la crise.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Exactement. Depuis des décennies, tous les acteurs  politiques de gauche comme de droite partent du principe contestable  qu’il existe des réponses économiques aux questions non résolues. Je  n’y crois plus.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">C’est-à-dire?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Ce sont des problèmes politiques et sociaux qui  réclament aussi des solutions politiques et sociales. On pourrait  presque aller jusqu’à dire que dans la plupart des pays de l’OCDE,  l’économie de marché fonctionne parfaitement.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Mais?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Les problèmes que nous avons, par exemple le  chômage de masse chronique, sont le résultat de l’histoire d’une  réussite et non d’un échec car toute dynamique rationalisatrice de  l’économie de marché dans le cadre des conditions relatives au droit de  la propriété et à la politique sociale tend bien sûr à supprimer des  emplois en rationalisant la production. C’est une décision  préliminaire. Ne croyez aucun dirigeant politique qui affirme que son  objectif est de créer des emplois. Bien sûr que non, car les emplois  font naturellement partie des coûts. On veut réduire les coûts.  L’objectif est l’augmentation du rendement des fonds propres (return on  equity).  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Le capitalisme, c’est le capitalisme et non le «laborisme», pour utiliser le terme latin désignant le travail.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Exactement. Cette décision n’a rien à voir du tout  avec le marché. C’est une décision de politique sociale qui a une  histoire de cinq siècles. Elle tire son origine d’une forme de pensée  bourgeoise, d’une bourgeoisie possédante, en quelque sorte.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">La propriété serait à la base du système actuel.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui. A l’origine, cela avait un côté raison­nable.  Les anciens Grecs le savaient déjà, par exemple Aristote pour qui le  citoyen ne peut être réellement libre que s’il est économiquement  indépendant. Au début des Temps modernes, la bourgeoisie a commencé à  s’émanciper de la noblesse. «La ville libère!»  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Ou «Enrichissez-vous!»  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui, c’est lié. Les bourgeois étaient ceux qui  allaient dans les villes, qui pratiquaient un métier: avocat, artisan,  etc. Ils ont réussi à devenir économiquement indépendants, en ont conçu  une certaine assurance et peu à peu, ils ont aspiré à l’émancipation  politique. Nous pouvons donc dire que libéralisation économique et  libéralisation politique vont de pair.C’est logique. Mais au cours du  XIXe siècle, l’histoire a évolué un peu autrement.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Parlez-nous-en.   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Entre 1840 et 1875, il y a eu un grand boom, une  période de croissance économique considérable, comme nous n’en avons  jamais vécu au XXe siècle.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Aussi avec des bonus?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Sans bonus, mais une énorme augmentation de la  prospérité. A la fin de cette période, après 1870 environ, la question  sociale, tristement célèbre, a surgi de manière inattendue. Cela veut  dire que la croissance économique déchaînée n’avait pas éliminé la  pauvreté mais qu’elle avait conduit aussi à une nouvelle constellation  sociale.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Avec un prolétariat.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">De l’autre côté, tout d’abord, une bourgeoisie qui  a réussi, qui a acquis certains privilèges et le pouvoir économique et  politique. De l’autre côté, ce que Marx a appelé le prolétariat. Et  cela fait partie maintenant de l’histoire …  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Pourquoi Marx? Vous ne l’appelleriez pas ainsi?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Le prolétariat est un terme quelque peu lié à une  époque. Je crois que nous ne devons pas conserver toutes les  connotations négatives de ce terme. Actuellement, les sociologues  parlent plutôt de «précariat», ce qui veut dire que de plus en plus de  personnes tombent dans la précarité, jusque dans la classe moyenne  inférieure, en ce sens que l’insécurité économique profonde devient  pour elles un état normal.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Et au milieu du XIXe siècle, lorsque Marx écrit le Manifeste communiste, c’était beaucoup plus flagrant.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui. En particulier après 1870 lorsque la  bourgeoisie devint une force progressiste. La «Neue Zürcher Zeitung» en  faisait partie. C’était autrefois un journal de gauche. La bourgoisie  se trouvait devant un choix historique: Devait-elle maintenir son  projet original de liberté émancipatrice pour tous ou commencer à  défendre les privilèges acquis? L’histoire nous apprend que ces  privilèges ne sont malheureusement pas souvent rendus volontairement.  La bourgeoisie a choisi grosso modo cette option et à partir de ce  moment-là sont naturellement apparus de nouveaux mouvements et de  nouveaux partis qui ont poursuivi le projet émancipateur d’une société  bourgeoise pour tous.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Les syndicats de travailleurs et ensuite la démocratie sociale.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui, et plus tard le mouvement féministe, etc.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Mais à ce moment-là, Bismarck était  chancelier du Reich – en Prusse tout d’abord en tant que chancelier et  ensuite en Allemagne en tant que chancelier du Reich – et il a  introduit les premières assurances-maladie, l’assuranc-invalidité,  l’assurance-vieillesse. L’économie sociale de marché s’inscrit dans une  grande tradition.   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je vois les choses de la même manière. Toutefois  l’économie sociale de marché a – si nous voulons la dater de cette  époque, mais ne chinoisons pas là-dessus – une malformation  congénitale. Elle consiste en ce que l’Etat social ne fait que réduire,  compenser ou corriger après coup les symptômes dus à l’action des  forces du marché.   <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">C’est donc du rapiéçage.   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Exactement. On n’a fondamentalement rien changé aux causes.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Existe-t-il un système au centre duquel on  ne trouve pas le capital mais le travail et où le social est aussi  important que la rentabilité?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Bien sûr qu’il y a des alternatives, mais je ne chercherais pas un système.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Mais?   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Un système suppose l’existence d’un mécanisme  institutionnalisé qui se charge, quasi automatiquement, dans notre dos,  de résoudre parfaitement tous les problèmes de coordination. Or  l’histoire de l’après-guerre nous a appris, premièrement, qu’un mélange  intelligent d’autorégulation du marché et de dirigisme est  indispensable et que, deuxièmement, le système d’économie de marché  ainsi conçu doit s’insérer dans une société organisée de manière à la  fois moderne et intelligente. Et c’est là que sont, aujourd’hui, nos  principaux problèmes.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Comment se fait-il que l’économie devienne indépendante et que nous ayons soudain d’un côté la société et de l’autre l’économie?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est une situation à deux faces. Attention! A  première vue, l’économie de marché s’est effectivement émancipée en  développant un certain entêtement et cet entêtement conduit facilement  à des comportements absurdes dans la vie pratique. Mais, à y regarder  de plus près – et c’est la question que se pose l’éthicien de  l’économie – il doit y avoir des raisons à cela. Pourquoi les peuples,  les individus des sociétés libérales démocratiques ont-ils accepté  jusqu’à aujourd’hui cette émancipation du système économique?  J’expliquerai cela de la manière suivante: Même les partisans les plus  chauds d’une économie de marché totalement dérégulée ont premièrement  besoin de se persuader que c’est une bonne idée, que c’est bien pour  tout le monde Ils ne veulent pas être cyniques. Ils ont besoin de se  persuader que c’est un ordre économique légitime.   <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Mais ne sont-ils pas tout de même cy­niques?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est possible. Mais je suis persuadé qu’il y a  beaucoup moins de cyniques qu’on le pense communément et beaucoup plus  de «croyants», de personnes qui ont confiance dans le marché.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Et deuxièmement?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Deuxièmement, ils doivent également supposer que  l’Etat peut imposer efficacement cette dérégulation. Ce n’est pas  attesté par l’histoire. A un moment donné, au début du XIXe siècle, en  1800 et dans les années qui ont suivi, la libéralisation du marché a  commencé en Angleterre et au même moment les activités de l’Etat ont  explosé au lieu de disparaître. En effet, c’est évident, ce système  doit être mis en place, il faut imposer la concurrence. Les marchés  doivent rester ouverts. Une certaine infrastructure juridique est  nécessaire.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">C’est-à-dire?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Des lois concernant la propriété, la responsabilité, les contrats, etc.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Revenons à l’élaboration d’un cadre pour l’économie de marché.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Si l’on considère l’histoire récente, nous avons,  dans l’après-guerre, le compromis social-démocrate qui, après 1989, n’a  plus semblé nécessaire puisque la doctrine adverse menaçante, le  communisme, avait été vaincue.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">On ne craignait plus qu’une partie du peuple rejoigne les communistes et le capitalisme pouvait se durcir?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Il pouvait s’emballer et on a eu, naturellement,  tout d’abord le thatchérisme en Grande-Bretagne puis le reaganisme aux  Etats-Unis, c’est-à-dire ce que les journalistes appellent généralement  le néolibéralisme. Bref, les 25 dernières années ont été marquées par  la mode du néolibéralisme et cette mode, si l’on peut utiliser cette  métaphore, semble être en fin de parcours.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">On pourrait cependant objecter que ce n’est  pas l’émancipation de l’économie par rapport à la société, comme vous  le prétendez, qui a lieu mais son contraire. Nous avons maintenant non  seulement une économie de marché mais une société de marché. La société  existe tout à fait mais elle est imprégnée de catégories économiques,  et cela jusqu’au travailleur social qui considère les personnes  assistées comme des «clients» et s’imagine qu’en utilisant ce terme  relevant de l’économie, il les ennoblit.   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je suis heureux que vous souleviez cette question.  La distinction entre l’économie et la société est assez floue. Et au  cours de ces 20 dernières années, nous avons assisté à un renversement  de situation. Nous avons vécu une vaste économisation de presque tout,  de tous les domaines de la vie, du monde (la globalisation) et  également de la politique. C’est-à-dire que la politique est devenue de  plus en plus la gestionnaire des «contraintes» que lui impose le  système économique devenu indépendant.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">La politique serait l’instrument de l’économie?   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui. Et naturellement, elle ne pouvait plus définir  souverainement les conditions dans lesquelles l’économie pouvait  fonctionner au service de la société. La raison en est évidente: il  s’agit de la concurrence, très souvent invoquée, entre les lieux  d’implantation écono­miques, qui est également une concurrence entre  les diverses gouvernances économiques. Il s’agit d’attirer à un endroit  précis les capitaux en quête d’investissements juteux. Et c’est  uniquement un point de vue gestionnaire qui détermine l’attractivité  des sites écono­miques pour les investisseurs. Avec ironie, on peut  dire ceci: Dans les endroits en question, l’Etat offre des  infrastructures parfaites et des «ressources humaines» parfaitement  formées, accorde des subventions pendant 10 ans et une exonération  fiscale; de plus, les coûts de production sont faibles. Mais ce ne sont  pas là les critères d’une bonne économie nationale, d’une bonne  économie sociale.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Ici aussi, l’aspect gestionnaire s’émancipe …  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Exactement.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">… et l’aspect social n’est pas pris en compte.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Non.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Une concurrence entre les sites économiques,  comme s’il s’agissait d’entreprises, et les entreprises peuvent  disparaître, pas les Etats.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est juste. On peut d’ailleurs se demander  sérieusement si la catégorie concurrence peut s’appliquer à des entités  politiques. Nous n’avons peut-être pas besoin d’approfondir la  question. Je me contenterai de dire ceci: Le primat de la politique est  la condition raisonnable de la réalisation de la vie et de l’ordre  économiques. L’homme moderne ne saurait le contester.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Vous êtes optimiste. Mais n’est-ce pas naïf  de réclamer quelque chose qui n’existe presque jamais. C’est toujours  l’argent qui a le pouvoir et l’idée qu’une politique libérée de  l’argent est possible n’est-elle pas naïve?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est votre opinion. Mais je vous opposerai ceci:  Quelle est la fonction précise de l’éthicien? Il n’a pas de pouvoir et  l’on ne peut absolument pas exiger qu’il change les choses. Il a  éventuellement un certain pouvoir en matière de définition de concepts.    <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Ne devrait-il pas s’intéresser beaucoup plus au pouvoir afin que les maux qu’il diagnos­tique puissent recevoir une thérapie?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Mais il le fait. Voici un exemple. Nous nous  demandions pourquoi l’autorégulation du marché n’est pas bonne en soi.  La première réponse est: parce que le marché est puissant. Quand un  marché fonctionne de manière efficace – c’est ce que demandent les  économistes, leur idéal – il reflète efficacement, dans le meilleur des  cas, les rapports de forces réels entre l’offre et la demande, les  «terms of trade».  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Et c’est celui qui est politiquement fort qui détermine l’ordre économique.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Exactement. Chacun peut bien négocier sur le  marché, avec le pouvoir dont il dispose, mais c’est tout. Or il se  trouve que les plus forts, qui ne sont souvent pas conscients de leur  pouvoir, ont toujours tendance à être favorables à la dérégulation, aux  lois du marché et les plus faibles, qui sont en général conscients de  leur faiblesse, réagissent de manière sceptique.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Ils veulent que le droit triomphe et non la raison du plus fort.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Exactement.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">En d’autres termes, c’est la lutte éternelle  entre la nature, où le plus fort s’impose au cours de l’évolution, et  la culture où l’on recherche un équilibre grâce à la civilisation.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Tout à fait.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Est-ce cela, le débat idéologique dans le capitalisme d’aujourd’hui?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Ça me plaît bien. Je dirai que nous avons besoin,  au sens propre, sans esprit polémique, d’une économie de marché  civilisée, c’est-à-dire d’une économie dont le bon fonctionnement se  mesure aux services rendus à la civil society, au modèle d’une société  pleinement développée et bien organisée où les citoyens sont libres et  égaux, idéal de l’ancienne Suisse que nous avons un peu perdu.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Et revoilà la question de l’idéal. Vous  dites: Nous avons besoin de ceci, de cela. Mais l’éthicien de  l’économie que vous êtes devrait aussi proposer des moyens d’y  parvenir. Ou est-ce là l’éternelle question qu’on vous a posée toute  votre vie et à laquelle vous ne voulez pas répondre?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Non, l’éthicien se complairait dans les mauvaises  abstractions s’il ne désignait pas les responsables. Soyons concrets:  Comme un ordre économique satisfaisant ne tombera pas du ciel, il faut  bien qu’il y ait des responsables. Et c’est un peu compliqué dans une  société moderne où les citoyens sont souverains. Sans citoyens qui  possèdent un sens civique, il n’y a pas de res publica, de république  bien ordonnée. C’est une idée réglée en principe depuis 500 ans,  c’est-à-dire que les citoyens, tous les citoyens, se trouvent face au  défi de manifester leur sens civique également dans la vie économique,  attitude qui leur paraît naturelle dans les autres do­maines. En  d’autres termes: nous ne devrions pas séparer notre recherche du profit  économique de notre identité normale de citoyens. Nous devrions  l’intégrer.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Il s’agit des devoirs plutôt que des  besoins, du normatif, comme disent les scientifiques. Nous avons une  démocratie qui a besoin des citoyens et une économie de marché qui  essaie de produire des consommateurs dociles et l’on a toujours  considéré la démocratie et l’économie de marché comme des notions  complémentaires. Sont-elles opposées? L’économie détruit-elle la  démocratie, l’affaiblit-elle?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Non. Je vois les choses tout à fait différemment.  Je dirai que nous sommes encore trop imprégnés de ce genre d’idéologie  ou de doctrine. Vous avez parlé de consommateurs. Il n’est pas très  difficile d’expliquer aux gens, de préférence aux jeunes gens, dans les  écoles, que la possibilité de consommer est une chose certes très  agréable mais que la qualité de vie ne se réduit pas à la consommation  ou que la liberté de vivre une vie autonome ne se réduit pas à la  liberté de consommer. C’est pourquoi nous pouvons être sûrs que les  citoyens modernes, si on les forme de manière adéquate, auront  conscience que ce sont les droits civiques qui garantissent leur statut  de citoyens libres et non pas les promesses économiques.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Pas d’accord!  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Comment?   <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Une partie de la jeune génération, notamment  les jeunes issus de l’Université de Saint-Gall, souvent les meilleurs,  ne se sont pas engagés dans une vie professionnelle où ils utilisaient  leur liberté de manière productive mais sont allés directement au  casino. Et ils ont misé, à 25 ans, pour être millionnaires à 35 ans.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je vais vous donner deux réponses partielles.  Premièrement, l’Université de Saint-Gall offre naturellement l’exemple  typique d’une école qui, par son image particulière, sélectionne les  étudiants qui lui correspondent. Son influence sur ceux-ci est limitée.  Deuxièmement, et cela répond à votre question, on a une distribution  gaussienne. On rencontre dans une faculté toutes sortes de modèles de  pensée, également chez les étudiants. Et la seule chose que nous  puissions raisonnablement rechercher empiriquement, c’est de savoir si  cette courbe de Gauss s’est déplacée au cours des années. Et c’est  nettement le cas. Aujourd’hui, les jeunes qui entrent à l’Université,  qui ont autour de 20 ans, âge où l’on est ouvert aux réalités, ont  assisté à un certain ébranlement des anciennes doctrines économiques.  Ils ne reprennent plus sans problème les anciennes idéologies  «harmonistes». Ils sont ouverts, vigilants, réceptifs.  <br />Cela dit, il  y a aussi l’«arrière-garde». C’est comme dans les courses cyclistes: il  y a un petit peloton de tête suivi, à bonne distance, du gros des  coureurs. Ceux qui sont aujourd’hui aux commandes sont passés il y a 20  – 25 ans par cette machinerie et consti­tuent naturellement  l’«arrière-garde».  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">L’Université de Saint-Gall reste-t-elle une  école de cadres qui produit avant tout des managers efficaces plutôt  que des personnalités indépendantes?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je ne peux pas faire de pronostics. Je dirai  simplement qu’elle a néanmoins introduit le Kontextstudium et là elle  est pionnière.   <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">On offre un cadre général afin de ne pas se limiter aux disciplines principales que sont l’économie et le droit.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Exactement. Les étudiants doivent obtenir 25% de leurs crédits en lettres et sciences humaines ainsi qu’en sciences sociales.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Les crédits sont les points à acquérir dans le nouveau système de Bologne.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est ça. Et pour parler familièrement, disons que les étudiants doivent être vaccinés contre la spécialisation bornée.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">J’ai fait mes études à Saint-Gall et un  professeur m’a marqué: Ota Sîk, vice-Premier ministre du gouvernement  Alexander Dubcek, lors du Printemps de Prague. A l’époque déjà, il  cherchait une troisième voie. C’était un solitaire. Les étudiants  n’étaient pas nombreux à suivre son cours, le soir, et pourtant il a  joué un rôle très important. Est-il vrai que dans ce genre d’écoles, il  y a de nombreux non-conformistes mais qu’ils font en quelque sorte  tapisserie?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Non, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je dirai  qu’au moins un tiers des professeurs de l’Université de Saint-Gall ont  une opinion très semblable à celle de l’éthicien maison sur les  rapports entre l’économie et la société.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Pas plus que ça?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Cela pourrait être lié à la perception sélective  des médias. Ceux qui ont des opinions très proches, p. ex. la plupart  des constitutionnalistes, ont encore une conception normale de la  hiérarchisation des choses, de la bonne vieille triade  aristotélicienne: tout d’abord l’éthique, ensuite la politique et alors  seulement l’économie. Mais il peut y avoir d’autres domaines,  l’économie politique, la gestion, où les approches standards se sont  détachées de ces rapports de sorte qu’il est un peu plus difficile d’en  parler.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Comment en est-on arrivé là? Adam Smith, qui  a inventé, ou du moins rendu visible, la puissance cachée du marché,  qui compte parmi les plus grands analystes de notre système économique,  a commencé par être un philosophe moral et a écrit une «Théorie des  sentiments moraux» encore valable.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est exact. C’est un très bel exemple, car les  économistes ne lisent généralement qu’une moitié de Smith, celle qui a  décrit la richesse des nations. Je dirai qu’il a été un philo­sophe  moral brillant et un économiste passable. Il est devenu économiste  parce qu’il y avait un problème qu’il ne maîtrisait pas encore  complètement dans sa philosophie morale: Partant de la sympathy, de  l’empathie entre les hommes, des forces morales qui lient les hommes,  il supposait que notre raison, quasiment en tant qu’observatrice  impartiale en nous, était capable de nous faire faire ce qu’il faut.  Mais ensuite, en fin observateur de la réalité, il avait constaté qu’il  y avait là un biais, une distorsion. Il utilisait une image: Quand on a  mal au petit doigt, cela nous préoccupe beaucoup plus que lorsque des  milliers de personnes meurent lors d’un tremblement de terre en Chine.  <br />Comme  c’était un déiste écossais, il partait de l’idée que Dieu ne commet pas  d’erreurs et que s’il a fait l’homme ainsi, il avait une bonne raison  et qu’elle se trouvait notamment dans l’économie. En gros, son  explication était la suivante: L’imbrication des intérêts individuels  dans le marché peut être un substitut partiel à la faiblesse des forces  morales qui engagent les hommes. Ce n’est qu’une explication partielle  du problème de la coordination sociale. Si l’on ne tient pas compte de  cela, on se méprend sur la pensée de Smith. Donc si on veut l’appliquer  avec succès à la situation actuelle, on devrait dire plutôt qu’il était  partisan d’une économie de marché rigoureusement liée à la civil  society, à la république.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Ce lien a disparu depuis deux décennies, le  capitalisme s’étant décomplexé. Il existait encore dans les trois  décennies précé­dentes. Certes, l’intérêt personnel était un moteur  important mais limité, dans le cadre du marché, qui incitait l’homme à  la créativité et à la productivité. Et soudain les limites ont disparu.  Et nous sommes face à la question mentionnée par Bernhard Senn dans son  introduction. Y a-t-il toujours, dans le capitalisme, des périodes de  stabilité où il sait se limiter et d’autres où il perd tout simplement  ses normes?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je ne sais pas s’il en est toujours ainsi. Par  rapport à la société et à l’Etat de droit, nous devons résoudre deux  problèmes de définition. Tout d’abord, il y a les conditions auxquelles  nous libérons les forces du marché et ensuite les limites. On pourrait  dire: Là où nous voulons une régulation du marché par la société, au  nom de son efficacité et de ses effets sur la richesse, rien d’autre ne  doit compter que les performances du marché. Mais le marché ne doit pas  dominer dans tous les domaines de la vie et de la société. Les  direc­tives politiques sont essentielles.   <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">La société de marché, où le marché im­prègne tout, est-elle l’ennemie de l’économie de marché?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Absolument. Une économie de marché du­rable,  c’est-à-dire une économie que la majorité de la population considère  durablement comme légitime, doit être limitée et intégrée dans la  société. On pourrait aussi penser en catégories de risques. Plus vous  soumettez les forces économiques à des conditions, plus vous les  limitez, plus vous devez éventuellement renoncer à certains effets sur  la productivité et la richesse. Mais vous y gagnez quelque chose, par  exemple une répartition plus équitable des richesses dans la société;  vous réduisez les risques de bulles et de crises conjoncturelles. Nous  devons finalement prendre des décisions d’ordre social.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Un des pères fondateurs de l’économie de  marché moderne, Wilhelm Röpke, qui avait fui le régime nazi et enseigna  à Genève jusqu’à sa mort, a déclaré: «Si l’on considère le libéralisme  avant tout comme une théorie économique, on est prisonnier d’un  réductionnisme économique qui, aujourd’hui, paraît tout à fait dépassé.  Le libéralisme politique et culturel a la primauté sur le libéralisme  économique.» J’ai tiré cette citation de la leçon d’adieux qu’il a  prononcée en 1944.  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Oui, exactement. On peut admettre que les  ordolibéraux Wilhelm Röpke et Alexander Rüstow – qui, d’ailleurs, se  sont tous les deux exilés à Istanbul, le premier est ensuite allé à  Genève tandis que le second restait à Istanbul – ont représenté la  pensée libérale citoyenne en faveur de laquelle je plaide. On peut  montrer qu’ils ne l’ont malheureusement pas représentée avec  suffisamment de rigueur. La conséquence a été que les fondateurs de  l’économie sociale de marché – je pense ici à Alfred Müller-Armack et à  Ludwig Erhard, qui a appliqué politiquement le programme du précédent –  ont malheureusement eu tendance à considérer l’Etat social comme  s’ajoutant simplement aux forces du marché en tant que force  compensatoire, au lieu de l’intégrer.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Comment réalise-t-on cette intégration?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">On commence par définir les droits civiques et  ensuite on libère les forces du marché dans le cadre de ces droits.  Cela a l’air abstrait et je vous donne un exemple qui nous permettra  d’y voir un peu plus clair. Comparons le Danemark et l’Allemagne en ce  qui concerne la manière de traiter la question sociale au sens large.  Je vais être un peu injuste car je simplifie les choses par manque de  temps. En Allemagne, en principe, le marché et l’Etat social sont  envisagés horizontalement et il s’agit de trouver des compromis. Cela  conduit à intervenir politiquement sur le marché de l’emploi, longs  délais de licenciement, etc. Au Danemark, on a envisagé le problème à  la verticale: on commence par faire en sorte, au niveau social, que  personne ne soit exclu du contrat social et quand cette condition est  acquise, on peut libérer les forces du marché. Il en résulte que le  Danemark, selon toutes les statistiques dont nous disposons, a une  société très intégrée et des différences de niveau de vie relativement  faibles entre les couches sociales et en même temps un marché de  l’emploi qui fait penser à celui des Etats-Unis, où l’on peut embaucher  et licencier à volonté (système «hire and fire»).  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">En même temps, on est frappé par le fait que  le Danemark, bien que les dépenses de l’Etat y soient relativement  élevées – c’est le coût de cette société intégrée – est selon les  statistiques un des pays les plus concurrentiels du monde. Les Danois  appellent cela la «flexicurité».  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">C’est un mélange de flexibilité et de sécurité: un  marché de l’emploi flexible mais la protection sociale. Pensée  verticale: l’un est la condition de l’autre et l’on ne fait pas de  mauvais compromis. Ça fonctionne.  <br />  <br />   <br />  <p class="interview_frage">Et la Suisse?  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Je dirai qu’elle se situe entre deux. Elle aurait  des possibilités extraordinaires dues à son histoire. Elle a une pensée  profondément citoyenne fondée sur la démocratie et cela a des  conséquences en partie positives, par exemple la bonne vieille AVS.  Nous avons déjà ce sur quoi l’Allemagne débat actuellement avec  difficulté, le passage des diverses anciennes assurances  professionnelles des salariés à une assurance «citoyenne» (c’est-à-dire  étendue à tous). L’AVS garantit à tous les citoyens une retraite  minimale – qui représente quand même la moitié de la retraite maximale  – même s’ils n’ont payé que des cotisations quasi symboliques. Nous  devrions développer et non démanteler les traditions citoyennes.&nbsp;&nbsp; &nbsp;•  <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">Peter Ulrich est né à Berne en 1948. De 1967 à 1971  il a étudié les sciences économiques et sociales à l’Université de  Fribourg, en Suisse. En 1976, il a été fait docteur en sciences  politiques de l’Université de Bâle. De 1976 à 1979, puis de 1982 à  1984, il a travaillé à plein temps dans le conseil en gestion des  entreprises. En 1982, il a passé sa thèse d’habilitation. De 1984 à  l’automne 1987, il a été, à l’université de Wuppertal, professeur de  gestion d’entreprises axée sur les sciences sociales. En 1987,  l’Université de Saint-Gall a créé la première chaire d’éthique de  l’économie des pays de langue allemande et y a nommé Peter Ulrich. Dès  lors, il a dirigé, jusqu’à sa retraite, le Département d’éthique de  l’économie de l’Université de Saint-Gall. De 2005 à 2007, il a été  doyen du Département des disciplines culturelles. Le 5 mai de cette  année, il a donné sa leçon d’adieux sur «l’intégration sociale de  l’économie de marché, problème central du XXIe siècle.»   <br />  <br />   <br />  <p class="bodytext">  <br />  <br />   <br />  <p class="quelle">Source: Télévision alémanique, Sternstunde Philo­sophie du 7/6/09.   <br />(Traduction Horizons et débats)  <br />   <br />  <p class="bodytext">  <br />  <br />  		  Text: [end]   			  	  CONTENT ELEMENT, uid:2375/text [end]   		  	  CONTENT ELEMENT, uid:2376/text [begin]   		   <br />  <div class="csc-frame csc-frame-frame1">  		  Text: [begin]   			    <p class="bodytext">«Comment  comprendre que les activités économiques et commerciales d’un nombre si  élevé d’acteurs aient pu s’emballer pareillement? C’est manifestement  parce que la pensée de ces acteurs, orientée exclusivement vers  l’intérêt personnel et l’optimisation des profits, était dépourvue du  sens des limites raisonnables. Et ils n’étaient pas conscients de la  nécessité d’intégrer la rationalité économique dans les obligations  relevant de la décence, de la responsabilité, de la solidarité et de la  justice.»  <br />  <br />   <br />  <p class="quelle">Source: Peter Ulrich: Die gesellschaftliche Einbettung der Marktwirtschaft als   <br />Kernproblem des 21. Jahrhunderts. Eine wirtschaftsethische Fortschritts­perspektive; Berichte des Instituts   <br />für Wirtschaftsethik der Universität   <br />St. Gallen, Nr. 115 (leçon d’adieux   <br />de Peter Ulrich [5/5/09])  <br />  		  Text: [end]   			 <br /></div>  	  CONTENT ELEMENT, uid:2376/text [end]   		  	  CONTENT ELEMENT, uid:2377/text [begin]   		  		  Text: [begin]   			    <p class="bodytext">«Une  économie de marché civilisée, au sens libéral et républicain, est  fondamentalement différente d’une société de marché émancipée. Elle  doit être conçue comme une structure de citoyens libres et solidaires  relevant de l’Etat de droit. Elle ne doit pas être orientée  primordialement vers des objectifs de justice distributive mais vers  l’égalité en droits et en devoirs de tous les citoyens dans le cadre  d’une société bien ordonnée de citoyens libres et égaux en droits.»  <br />  <br />«Dans  les sociétés modernes, ce sont les citoyens eux-mêmes qui devraient se  sentir coresponsables de la res publica, des règles du jeu officielles  de la vie privée et de l’économie. Comme la confiance dans les leaders  aussi bien politiques qu’économiques a considérablement diminué  aujourd’hui, cette idée est plus actuelle que jamais. L’idée centrale  de cette éthique économique d’inspiration libérale citoyenne est  l’intégrité de la vie économique de même que l’intégrité commerciale  des entreprises.  <br />Cela suppose tout à fait littéralement et en  opposition totale avec le principe d’optimisation des profits de  l’économie de marché libérale, de ne pas séparer la recherche du profit  individuel de la notion de citoyen honnête mais de ne rechercher ses  intérêts privés que dans la mesure où ils satisfont aux conditions  légitimes de la société citoyenne.»  <br />  <br />«Pour empêcher que la  partialité structurelle du marché n’imprègne de manière «tyrannique»  toute la vie des citoyens et que, par conséquent, elle porte atteinte à  leurs libertés et à leur droit à l’égalité, nous avons besoin, dans  l’économie de marché civilisée, d’une nouvelle catégorie de droits  civiques qui concerne les conditions de notre statut socioéconomique de  citoyens libres. Et cela, dans un esprit libéral, en tant que droits  économiques émancipateurs, à la différence des concepts traditionnels  d’Etat social qui se bornent essentiellement à soulager les symptômes  des entraves aux libertés, c’est-à-dire l’impuissance structurelle des  perdants de la concurrence à se tirer d’affaire. Si l’on veut vraiment  endiguer l’Etat social, qui corrige les effets du marché surtout après  coup, il faut, avant qu’ils se fassent sentir, garantir à chacun, en  tant que conditions initiales de la concurrence, des chances équitables  de mener une existence autonome.»  <br />  <br />«On sait que les sociétés  libérales démocratiques ont besoin de citoyens adultes, responsables.  C’est pourquoi la culture générale comprend une instruction civique qui  aborde non seulement les mécanismes mais aussi l’«esprit» républicain  de cette conception de la société. Mais plus l’évolution de la société  est déterminée non (seulement) par la politique mais par les forces  économiques, plus il me paraît nécessaire de compléter cette  instruction civique par une «instruction économique».   <br />A la  différence de l’enseignement traditionnel de l’économie, cette dernière  ne se contenterait pas de pré­senter la logique de l’économie de marché  mais elle amènerait les élèves à réfléchir de manière approfondie au  conflit existant entre la rationalité du système économique et les  principes directeurs de caractère éthique et politique de la société  dans laquelle nous voudrions vivre afin qu’ils se rendent compte de  toute la logique de l’activité économique.»  <br />  <br />  <br />   <br />  <p class="quelle">Extraits de Peter Ulrich, Die gesellschaft­liche Einbettung der Marktwirtschaft  <br />   <br />  <p class="quelle">  <br />  <br />   <br />  <p class="quelle">Source: <a class="link" href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1658">http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1658</a>   <br /> <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.alterinfo.net/Tout-d-abord-l-ethique,-ensuite-la-politique-et-alors-seulement-l-economie-Une-perspective-ethique-de-l-economie-pour_a34050.html" />
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   <title>France : Sarkozy impose l'austérité sociale avec l'aide de la gauche bourgeoise</title>
   <updated>2009-07-03T11:52:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/France-Sarkozy-impose-l-austerite-sociale-avec-l-aide-de-la-gauche-bourgeoise_a34049.html</id>
   <category term="FRANCE" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1467054-1951996.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:50:00+02:00</published>
   <author><name>Antoine Lerougetel et Alex Lantier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1467054-1951996.jpg" alt="France : Sarkozy impose l'austérité sociale avec l'aide de la gauche bourgeoise" title="France : Sarkozy impose l'austérité sociale avec l'aide de la gauche bourgeoise" />
     </div>
     <div>
      <p class="MsoNormal"><span lang="en">Le 22 juin, le président conservateur Nicolas  Sarkozy a fait un discours devant une session extraordinaire du Congrès ( Sénat  et Assemblée nationale réunis) qui s'est tenue dans l'ancien palais royal de  Versailles. Le discours était annoncé comme étant sa réaction à l'élection  européenne de juin. Faisant de nombreuses références au «&nbsp;pacte  social&nbsp;» de la France et des appels racistes contre les musulmans, il a  appelé à un emprunt national et à de nouvelles attaques sur les acquis sociaux  pour financer les effets de la crise économique mondiale.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en">Citant des sources anonymes de l'Elysée, avant  le discours, <i>Le Monde</i> a écrit que le discours aborderait le problème de  «&nbsp;l'insatisfaction exprimée par les Français, notamment les classes  populaires, qui n'ont pas voté aux européennes&nbsp;». L'abstention dans cette  élection était très importante, s'élevant à 59 pour cent. <i>Le Monde </i>poursuit:  «&nbsp;L'Elysée indique qu'il n'est pas question de changer la société, mais  n'est pas fâché qu'on évoque le discours à la <em>"Nouvelle  frontière"</em> de John Kennedy en 1960 ou la <em>"Nouvelle  société"</em>, du premier ministre Jacques Chaban-Delmas en 1969, pour  tirer les conséquences de Mai-1968.&nbsp;»</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en">En concordance avec son objectif de s'adresser  en quelque sorte à la classe ouvrière, Sarkozy a essayé d'en appeler aux  notions d'égalité sociale et d'histoire. Ceci montre clairement qu'il compte  politiquement sur l'opportunisme et la faillite de la gauche bourgeoise  française.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en">C'est grâce à un amendement constitutionnel  ratifié en juillet de l'an dernier que Sarkozy a obtenu le droit<b> </b>de  s'adresser au Congrès. Avant cela, la loi de Broglie datant de 1873 interdisait  au président de la République de parler devant une session du Congrès. Le  député monarchiste, le Duc Albert de Broglie avait fait voter cette loi pour  empêcher le président Adolphe Thiers, qui avait mené en 1871 la répression  contre la Commune de Paris, premier gouvernement ouvrier du monde, et avait  rallié<b> </b>la Troisième République, de s'adresser à une assemblée largement  pro-monarchiste. De Broglie avait parlé du danger d'un coup d'Etat. Il faisait  référence au coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851 où ce dernier  avait fait une apparition devant l'Assemblée nationale, et cela aurait pu  servir de précédent.&nbsp; </span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en">Dans ses remarques d'ouverture, Sarkozy a  semblé gêné par ce passé de violentes batailles de classes. Il a fait remarquer  que l'ancienne restriction sur la présidence «&nbsp;avait été posée dans un  climat de méfiance où la République se sentait fragile et menacée. Cette époque  est révolue depuis longtemps. La République est solidement ancrée dans notre  pays.&nbsp;»</span><span lang="en" style="font-size: 11pt;"> </span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en">Bien que sur le point de proposer toute une  série d'attaques contre les acquis sociaux, Sarkozy a néanmoins cyniquement  présenté la République d'Etat providence de la France comme le paradigme social  qui sortirait renforcé de la crise: «&nbsp;Le monde d’après la crise sera un  monde où le message de la France sera mieux entendu et mieux compris.&nbsp;» Il  a fait l'éloge du « Conseil national de la résistance (CNR) qui dans les heures  les plus sombres de notre histoire, a su rassembler toutes les forces  politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance  française.&nbsp;»</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>La référence de  Sarkozy au CNR était une indication très calculée visant à dire qu'il  continuerait à compter sur la collaboration de la gauche bourgeoise et des  syndicats dans la mise en place de sa politique.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Le CNR était une  coalition de représentants du PC stalinien, de socialistes, de syndicats et de  gaullistes et autres politiciens conservateurs, une continuation clandestine du  gouvernement de Front populaire d'avant-guerre. Les staliniens et les  socialistes participèrent dans le gouvernement d'après-guerre sous De Gaulle et  jouèrent un rôle essentiel dans la reconstruction du capitalisme français et de  son Etat aux dépens de la classe ouvrière. La classe ouvrière qui avait  participé à la Libération, les armes à la main, avait été empêchée par  l'orientation opportuniste du CNR de renverser le capitalisme français qui  était discrédité du fait de la collaboration de la bourgeoisie avec les nazis.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Sarkozy a  ensuite exposé les grandes lignes d'une vision réactionnaire du «&nbsp;pacte  social&nbsp;» de la France. Il a défini «&nbsp;l'égalité&nbsp;» comme «</span><span lang="en" style="font-size: 11pt;"> la promotion sociale  fondée sur le mérite et le talent</span><span lang="en" style>,&nbsp;» c'est-à-dire un principe compatible avec les niveaux grotesques  d'inégalité sociale engendrés par le capitalisme moderne.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Il a aussi lancé  des appels nationalistes au sentiment anti-immigrés et au tout sécuritaire  cherchant ainsi à faire un appel de pied aux individus les plus réactionnaires  de la société française et à détourner l'attention de sa politique régressive.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Dans une attaque  fondamentale contre les libertés individuelles, il a visé tout particulièrement  l'infime minorité de femmes musulmanes en France qui portent la burqa, un  vêtement qui recouvre tout le corps ne laissant d'ouverture que pour les yeux,  et les a quasiment déclarées hors-la-loi: «&nbsp;Je veux le dire  solennellement, la burqa n’est pas la bienvenue en France. Nous ne pouvons pas  accepter dans notre pays des femmes prisonnières derrière un grillage, coupées  de toute vie sociale, privées de toute identité.&nbsp;»</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Dans le même  temps, il a lancé un appel à peine dissimulé au sentiment religieux:  «&nbsp;Nous ne sommes pas menacés par le cléricalisme. Nous le sommes davantage  par une forme d’intolérance qui stigmatise toute appartenance  religieuse.&nbsp;»</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Sarkozy a aussi  annoncé un programme de construction de prisons, cyniquement déguisé en une  rhétorique sur les droits des victimes et la compassion à l'égard des  prisonniers: «&nbsp;Qu’elle est la liberté pour les victimes si leurs  agresseurs ne sont pas punis ? Comment peut-on parler de justice quand il y a  82000 peines non exécutées parce qu’il n’y a pas de places dans les  prisons?&nbsp;» Il a ajouté que la construction de prisons était nécessaire à  la protection de la «&nbsp;dignité&nbsp;» des prisonniers actuellement dans des  prisons surchargées. </span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>La politique  économique de Sarkozy, fondée sur ces principes politiques, est celle de la  bourgeoisie internationale: elle consiste à utiliser la crise économique  mondiale comme prétexte pour attaquer le niveau de vie de la classe ouvrière.  Sarkozy l'a ainsi exprimé à Versailles: «&nbsp;Considérer la crise comme une  parenthèse qui sera bientôt refermée, faire comme si tout devait recommencer  comme avant, comme si on allait pouvoir penser comme avant, se comporter comme  avant, avec les mêmes critères, les mêmes méthodes, serait une erreur fatale</span><span lang="en" style="font-size: 11pt;">.</span><span lang="en" style>&nbsp;»Il a ajouté «la crise nous rend plus  libres d’imaginer un autre avenir.&nbsp;»</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Sarkozy a  mentionné le déficit budgétaire qui, selon les projections actuelles, devrait  atteindre 7 pour cent du PIB, soit 140 milliards d'euros. La dette nationale  s'élève à 72,9 pour cent du PIB selon l'INSEE, institut de statistiques  nationales. Les limites européennes fixées par Maastricht et visant à protéger  la valeur de l'euro s'élèvent à 3 pour cent et 60 pour cent du PIB,  respectivement, concernant le déficit budgétaire annuel et l'ensemble des  dettes des pays de l'eurozone.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Sarkozy a divisé  le déficit en un «&nbsp;déficit structurel&nbsp;» qui «&nbsp;doit être ramené à  zéro par des réformes  courageuses</span><b><span lang="en" style="font-size: 11pt;"> </span></b><span lang="en" style>», car il  «finance les mauvaises dépenses, les gaspillages, l’excès de bureaucratie, les  frais de fonctionnement trop élevés.&nbsp;» Le «&nbsp;bon déficit&nbsp;» est,  quant à lui, celui qui «&nbsp;finance de bons investissements.&nbsp;» Comme son  discours l'a clairement fait entendre par la suite, le «&nbsp;mauvais  investissement&nbsp;» est celui associé aux services sociaux pour la classe  ouvrière et le «&nbsp;bon investissement&nbsp;» est celui permettant au  capitalisme français de maintenir sa compétitivité technologique et financière  sur les marchés mondiaux.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>La mesure phare  du discours est le lancement d'un emprunt national extraordinaire pour financer  l'investissement prioritaire: «&nbsp;Mercredi [24 juin] avec le premier  ministre nous procéderons à un remaniement du gouvernement. Son premier travail  sera de réfléchir à nos priorités nationales et à la mise en place d’un emprunt  pour les financer.&nbsp;» </span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>L'usage qui  serait fait de cet argent n'a pas été spécifié; Sarkozy a mentionné le  développement de l'industrie de haute technologie et de l'environnement, la  recherche et l'éducation comme possibles priorités. L'emprunt national proposé  par Sarkozy s'est révélé très impopulaire: 82 pour cent des personnes  interrogées dans un sondage IFOP les 25 et 26 juin ont déclaré ne pas avoir  l'intention de prêter de l'argent au gouvernement.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Les promesses  qu'il a faites dans son discours d'«&nbsp;élévation du niveau de vie&nbsp;» et  d’«&nbsp;amélioration du bien-être&nbsp;» sont démenties par les les coupes  sociales sur lesquelles il insiste pour poursuivre son programme de réforme  réactionnaire. Il a annoncé de nouvelles attaques contre les retraites: « Il  faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de  cotisation, la pénibilité. Toutes les options seront examinées.&nbsp;Les  partenaires sociaux feront des propositions. Je n’ai pas l’intention de fermer  le débat avant qu’il ne soit ouvert. Mais quand viendra le temps de la  décision, à la mi 2010, je prendrai mes responsabilités.<b>&nbsp;</b>»</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Sarkozy a aussi  annoncé que 16 000 postes d'enseignants seront supprimés, participant d'une  plus grande suppression de 34 000 postes dans le service public, et que  «&nbsp;Nous irons plus loin dans la maitrise des dépenses de santé.&nbsp;» </span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Il a proposé une  refonte du système des collectivités locales et de la réduction draconienne du  nombre d'élus. La taxe professionnelle, principale source de financement locale  pour les services sociaux, et qui est prélevée sur les entreprises locales,  sera abolie. Des ressources alternatives n'ont pas encore été annoncées.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Comme pour  confirmer les priorités anti-ouvrières du gouvernement, juste avant le discours  de Sarkozy, le ministre du Travail a annoncé que le salaire minimum ne serait  augmenté que du minimum légal de 1,3 pour cent le 1er juillet. Il passera de  8,71 à 8,82 euros de l'heure. C'est la troisième année de suite que Sarkozy  refuse de donner le coup de pouce traditionnel au salaire minimum.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Sarkozy a depuis  réorganisé son cabinet, promouvant à la fois son idéologie sécuritaire de  droite et sa poursuite de l'absorption de la gauche bourgeoise. Le remaniement  ministériel a élevé Brice Hortefeux, collaborateur politique de longue date de  Sarkozy, au poste de ministre de l'Intérieur. Le bilan de Hortefeux est une  preuve de plus de la confrontation répressive que Sarkozy prépare contre les  travailleurs et les jeunes. En tant que ministre de l'Immigration, Hortefeux a  gagné ses galons du fait de ses rafles policières d'immigrés sans papiers et de  ses attaques contre les organisations d'aide aux immigrés, dans la poursuite de  son objectif de 26&nbsp;000 reconduites aux frontières par an de sans-papiers. </span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Sarkozy a nommé  ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, neveu de l'ancien président  socialiste François Mitterrand. Ce coup de propagande est la continuation de sa  politique d'ouverture par laquelle Sarkozy a débauché des personnalités en vue  du Parti socialiste, tels Bernard Kouchner et Jack Lang, pour les intégrer à  son équipe, ce qui lui a permis de s'afficher comme le président qui unit la  nation en passant par dessus les clivages de partis.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>Le 23 juin,  l'Assemblée nationale a établi une commission d'investigation sur le port de la  burqa. Ce comité, encouragé le plus notablement par le député PC de Vénissieux  'banlieue de Lyon) André Gérin, devra remettre son rapport en novembre. Une  telle commission ouvrira la voie à des attaques encore plus importantes contre  les libertés individuelles fondamentales et les droits démocratiques en France.</span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>La date de  remise de ce rapport n'est pas anodine non plus, car la commission rendra son  rapport à un moment de fortes tensions sociales. Les troubles sociaux semblent  inévitables après les vacances d'été, au moment où 600 000 jeunes quittant  l'enseignement entreront sur un marché du travail stérile et où le taux de  chômage s&nbsp;'élèvera à plus de 10 pour cent de la population active. Déjà la  France connait une vague de grèves, d'occupations et de séquestrations de  patrons dans le secteur privé et des mouvements de masse se développent dans le  secteur public. </span>  <br />     <br />  <p class="MsoNormal"><span lang="en" style>La bourgeoisie  française cherchera à utiliser la commission sur la burqa et la collaboration des  syndicats pour désorienter et étouffer les protestations des travailleurs. Le  Monde écrivait le 24 juin: «&nbsp;M. Sarkozy veut éviter toute explosion  sociale, alors que l'automne sera marqué par l'envolée continue du chômage et  l'arrivée des jeunes sur le marché du travail. Le chef de l'Etat compte  impliquer les syndicats et les corps intermédiaires.&nbsp;»</span>  <br /> <br />
     </div>
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l'Information Alternative</div>
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   <title>Reporters sans frontières contre la démocratie vénézuélienne</title>
   <updated>2009-07-03T11:48:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Reporters-sans-frontieres-contre-la-democratie-venezuelienne_a34048.html</id>
   <category term="Propagande médiatique, politique, idéologique" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1467045-1951986.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:48:00+02:00</published>
   <author><name>Salim Lamrani</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poursuivant sa campagne de falsification, Reporters sans frontières accuse le président du Venezuela de vouloir interdire une chaîne de télévision privée d’opposition. En réalité, note Salim Lamrani, le président Chavez n’a pas son mot à dire en matière de licence audio-visuelle. par contre, la Justice a des griefs précis contre une chaîne qui, après avoir participé au coup d’État manqué de 2002, diffuse des appels au meurtre et des contenus racistes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1467045-1951986.jpg" alt="Reporters sans frontières contre la démocratie vénézuélienne" title="Reporters sans frontières contre la démocratie vénézuélienne" />
     </div>
     <div>
       Reporters sans frontières (RSF)  persiste et signe. Le 23 juin 2009, moins d’un mois après avoir rendu  public son soutien à la chaîne de télévision putschiste Globovisión en  répandant de nombreuses contrevérités sur la réalité vénézuélienne,  l’association française tente de nouveau de tromper l’opinion publique  à ce sujet&nbsp;[<a id="nh1" title="« Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela », par Salim (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb1">1</a>]. <br />     RSF «&nbsp;redoute à brève échéance l’annulation de la fréquence  hertzienne de Globovisión&nbsp;», en référence à la procédure engagée contre  la chaîne le 16 juin 2009 et entérinée par le Tribunal suprême de  Justice le 18 juin. L’organisation affirme que «&nbsp;le président Hugo  Chávez a récemment averti que Globovisión quitterait les ondes faute de  modifier sa ligne éditoriale […]. L’annulation de sa fréquence  hertzienne marquerait le point d’orgue d’un véritable harcèlement  procédurier, juridiquement contestable, contre la chaîne en raison de  son contenu&nbsp;»&nbsp;[<a id="nh2" title="Reporters sans frontières, « L’existence hertzienne de Globovisión est comptée (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb2">2</a>]. <br />     Puis RSF conclut&nbsp;: «&nbsp;Que la chaîne ne soit pas exempte de reproches  n’enlève rien à la gravité du procédé. Il n’est pas digne d’une  démocratie comme le Venezuela que le bon plaisir du chef de l’État  décide seul de l’avenir d’un média. Débarrassé de Globovisión, Hugo  Chávez disposera d’un espace télévisuel hertzien qui lui sera  entièrement dévoué mais se prive d’un filtre médiatique, ce qui  pourrait conduire à une radicalisation de l’opposition. Cette  configuration est un revers pour le pluralisme et le débat&nbsp;»&nbsp;[<a id="nh3" title="Ibid." rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb3">3</a>]. <br />     Tout d’abord, RSF essaye de faire croire que seule la «&nbsp;ligne  éditoriale&nbsp;» extrêmement critique à l’égard du gouvernement  démocratique d’Hugo Chávez serait la cause «&nbsp;d’un véritable harcèlement  procédurier, juridiquement contestable, contre la chaîne&nbsp;». Ensuite,  elle affirme que la procédure engagée contre la chaîne est du fait du  président Chávez&nbsp;[<a id="nh4" title="Ibid." rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb4">4</a>]. <br />     Le mensonge est une nouvelle fois double. En effet, au Venezuela,  seules la Commission nationale des télécommunications (Conatel) et la  Justice ont le pouvoir de révoquer la fréquence hertzienne de  Globovisión, uniquement en cas de violation grave de la Loi organique  des télécommunications de 2000. Ce n’est en aucun cas une prérogative  du pouvoir exécutif, contrairement à ce qu’affirme RSF&nbsp;[<a id="nh5" title="Ibid." rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb5">5</a>]. <br />     Que s’est-il passé pour que la Conatel invoque l’article 171 de la  loi organique des télécommunications, qui stipule que «&nbsp;quiconque aura  utilisé les services de télécommunications, pour lesquels il a reçu une  habilitation, dans le but de commettre des délits&nbsp;» sera sanctionné  d’une révocation de la concession hertzienne, à l’encontre de  Globovisión&nbsp;? S’agit-il simplement du fait de «&nbsp;sa ligne éditoriale&nbsp;»  comme l’affirme RSF&nbsp;?&nbsp;[<a id="nh6" title="Ley Orgánica de Telecomunicaciones, 4 juin 2001.  (site consulté le 28 juin (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb6">6</a>] <br />    	La réalité est autre. Le 13 octobre 2008, le journaliste Rafael Poleo, directeur du quotidien <i>El Nuevo País</i> et de la revue <i>Zeta</i>,  a lancé un appel à l’assassinat d’Hugo Chávez en direct sur Globovisión  durant l’émission «&nbsp;Aló Ciudadano&nbsp;», en affirmant que ce dernier  «&nbsp;finira comme Mussolini&nbsp;». Voici la vidéo et la transcription exacte  de son intervention&nbsp;: <br />  <object height="344" width="425"><param value="http://www.youtube.com/v/Sgkeo0Dl3lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" name="movie" /><param value="true" name="allowFullScreen" /><param value="always" name="allowscriptaccess" /><embed height="344" width="425" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Sgkeo0Dl3lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object>    <i>Rafael Poleo</i>&nbsp;: «&nbsp;... L’histoire se répète. Si l’on regarde la  trajectoire de Benito Mussolini et celle de Chávez, ce sont les mêmes.  C’est pour ça que je vous dis, avec inquiétude, qu’Hugo va finir comme  Mussolini, pendu la tête en bas.   <br /><i>Leopoldo Castillo</i>&nbsp;: Vous ne pouvez pas dire cela, Poleo, ça  pourrait être considéré comme une apologie du délit, ça peut être  interprété, ça pourrait être une incitation.   <br /><i>Rafael Poleo</i>&nbsp;: …Moi, je le dis de manière préventive, fais  attention Hugo, ne finis pas comme ton homologue Benito Mussolini,  pendu la tête en bas, parce que toi tu ressembles à Mussolini et à  Mussolini lors de l’étape initiale du fascisme. Chávez c’est ça, parce  que c’est une insulte au socialisme et au communisme de dire que Chávez  est socialiste ou communiste, ce qu’il y a c’est que c’est plus simple  et les gens ont déjà oublié au cours de l’Histoire ce qu’est le  fascisme… Mais Chávez c’est un fasciste vieillot, Chávez c’est un  fasciste.&nbsp;»&nbsp;[<a id="nh7" title="Youtube, « Chávez y Mussolini », 13 octobre 2008.  (site consulté le 28 juin (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb7">7</a>] <br />     «&nbsp;Reporters sans frontières désapprouve sur le fond les  déclarations de Rafael Poleo, mais estime qu’elles relèvent de la  responsabilité de celui-ci et non de Globovisión&nbsp;». L’organisation  parisienne, loin de condamner de telles déclarations, se contente donc  de les «&nbsp;désapprouver&nbsp;», illustrant ainsi clairement son caractère  partisan en tentant de dédouaner la chaîne de sa responsabilité.  Contrairement à ce qu’affirme RSF, la chaîne est responsable du contenu  de ses programmes.&nbsp;[<a id="nh8" title="Reporters sans frontières, « L’existence hertzienne de Globovisión est comptée (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb8">8</a>] <br />     Dans quel pays du monde une telle instigation au crime serait-elle  acceptée&nbsp;? Que se passerait-il en France si la chaîne TF1 diffusait un  message semblable à l’encontre du président Nicolas Sarkozy&nbsp;? La  justice interviendrait-elle&nbsp;? RSF défendrait-elle de tels agissements&nbsp;? <br />     Globovisión n’en est pas à sa première tentative de  déstabilisation. Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chávez, elle a fait  du dénigrement de la politique gouvernementale sa principale activité.  Pis encore, en avril 2002, la chaîne avait activement participé au coup  d’État contre Hugo Chávez en soutenant le putschiste Pedro Carmona  Estanga. En décembre 2002, elle avait soutenu également le sabotage  pétrolier orchestré par l’opposition qui avait coûté la bagatelle de 10  milliards de dollars à l’économie vénézuélienne. En mai 2007,  Globovisión s’était déjà rendue coupable d’incitation à l’assassinat du  président Chávez. En avril 2009, la chaîne a lancé un appel aux  contribuables afin de ne pas s’acquitter de leurs impôts.&nbsp;[<a id="nh9" title="Salim Lamrani, « Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb9">9</a>] <br />    Les exemples pourraient se multiplier. Voici quelques messages  transmis par Globovisión incitant les téléspectateurs à  l’insurrection&nbsp;: «&nbsp;Nous devons sortir pour défendre notre pays, notre  démocratie et notre liberté. C’est seulement ainsi que nous pourrons  arrêter le régime dans son désir de nous réduire en esclavage&nbsp;», «&nbsp;Je  veux lancer un appel ici à la classe ouvrière&nbsp;: ouvrez les yeux, je  sais que vous êtes en train de les ouvrir, parce qu’il y a des  protestations partout, mais ouvrez les yeux pour que cette protestation  soit plus forte&nbsp;», «&nbsp;Ouvrez les yeux, ce gouvernement n’est pas  démocratique&nbsp;», «&nbsp;Si on nous dit que ce gouvernement est autoritaire,  est dictatorial, ou qu’il nous mène à l’échec, ce que l’on suggère aux  gens c’est&nbsp;: on va renverser ce gouvernement&nbsp;». «&nbsp;Nous sommes les  adultes et nous devons virer ce dictateur pour nous enfants et nos  petits-enfants&nbsp;»&nbsp;[<a id="nh10" title="Agencia Bolivariana de Noticias, « Aló Ciudadano y el lenguaje xenófobo, (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb10">10</a>]. <br />    Ensuite, Globovisión a multiplié les campagnes de dénigrement et les  insultes en tout genre à l’encontre du gouvernement. Le 28 février  2004, la chaîne a diffusé une vidéo d’un discours d’Hugo Chávez mais a  coupé le son pour le remplacer par des cris de singe et d’autres  d’animaux sauvages, dans une claire référence raciste à la couleur de  peau du président. Voici un autre florilège de déclarations typiques de  la chaîne&nbsp;: «&nbsp;Les maires chavistes n’ont besoin que d’une pomme pour  être des cochons&nbsp;», «&nbsp;N’importe quel âne bâté en sait plus sur le  pétrole que Chávez&nbsp;», «&nbsp;Tu as ruiné le pays&nbsp;», «&nbsp;Les imbéciles ont voté  pour Chávez&nbsp;», «&nbsp;Les chavistes ne pensent pas, ils braient&nbsp;», «&nbsp;PDVSA  [l’entreprise pétrolière] est en faillite, les entreprises de base sont  ruinées et le pays est militarisé. Que faire&nbsp;? Se battre et plus  encore&nbsp;», “Qu’attend-t-on pour agir&nbsp;? Ca suffit&nbsp;», “La souveraineté  agroalimentaire du pays est atteinte, parce que la production interne a  diminué, il n’y pas de sécurité juridique&nbsp;». Quel pays au monde  accepterait de tels propos&nbsp;?&nbsp;[<a id="nh11" title="Ibid." rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb11">11</a>] <br />    RSF a clairement fait un choix contre la démocratie vénézuélienne en  prenant position en faveur d’une chaîne de télévision putschiste et en  manipulant la réalité dans le but d’induire l’opinion publique en  erreur. Mais cela n’est guère surprenant de la part d’une entité qui  avait soutenu le coup d’État contre Chávez en avril 2002 et qui est  financée par le National Endowment for Democracy&nbsp;&nbsp;[<a id="nh12" title="La NED, nébuleuse de l’ingérence « démocratique » par Thierry Meyssan, Réseau (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb12">12</a>], une officine écran de la CIA.&nbsp;[<a id="nh13" title="Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : (...)" rel="footnote" class="spip_note" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nb13">13</a>] <br />    					<!-- Documents joints -->  					  					<!-- Auteurs, traduction, source -->  					  <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" width="400">  					    <tbody>  <tr valign="top">  					      <td width="80"><img height="1" width="80" alt=" " src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" /></td>  					      <td align="right" width="320" class="texte">  						<!-- Auteurs -->  						<!-- Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2-->  						  					    <a name="auteur121290" /><a class="texte" href="http://www.voltairenet.org/auteur121290.html?lang=fr"><b>Salim Lamrani</b></a> <br />  						<span class="texte2">  Enseignant  chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et à l’Université  Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des  relations entre Cuba et les États-Unis. Auteur de <a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/librairie/product_info.php?products_id=49&amp;language=fr"><i>Cuba face à l’empire&nbsp;: Propagande, guerre économique et terrorisme d’État</i></a>, dernier ouvrage publié en français&nbsp;: <i>Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme</i>. <br /></span> <br />						  					      					      					    <a class="texte2" href="http://www.voltairenet.org/auteur121290.html?lang=fr"><b></b></a> <br />  						 <br /> <br />  					      						  						<!-- Traduction -->  						<!-- Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2-->  						  						  						<!-- Source -->  						<!-- Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2-->  						  					    </td>  					  </tr>  					</tbody></table>  					<!--________________________________- -->  					    					<!-- PS -->  					  					<!-- Notes -->  					 <br />  <hr noshade="400" size="1" />  [<a rev="footnote" title="Notes 1" class="spip_note" id="nb1" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh1">1</a>] «&nbsp;<a class="spip_out" href="http://www.voltairenet.org/article160688.html">Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela</a>&nbsp;», par Salim Lamrani, <i>Réseau Voltaire</i>, 19 juin 2009.  (site consulté le 27 juin 2009). <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 2" class="spip_note" id="nb2" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh2">2</a>] Reporters sans frontières, «&nbsp;<a class="spip_out" href="http://www.rsf.org/L-existence-hertzienne-de.html">L’existence hertzienne de Globovisión est comptée&nbsp;: ‘Un remède pire que le mal’</a>&nbsp;», 23 juin 2009.  (site consulté le 24 juin 2009). <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 3" class="spip_note" id="nb3" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh3">3</a>] <i>Ibid.</i> <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 4" class="spip_note" id="nb4" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh4">4</a>] <i>Ibid.</i> <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 5" class="spip_note" id="nb5" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh5">5</a>] <i>Ibid.</i> <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 6" class="spip_note" id="nb6" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh6">6</a>] <a class="spip_out" href="http://www.analitica.com/BITBLIO/congreso_venezuela/ley_telecomunicaciones.asp">Ley Orgánica de Telecomunicaciones</a>, 4 juin 2001.  (site consulté le 28 juin 2009). <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 7" class="spip_note" id="nb7" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh7">7</a>] Youtube, «&nbsp;<a class="spip_out" href="http://www.youtube.com/watch?v=Sgkeo0Dl3lk&amp;feature=related">Chávez y Mussolini</a>&nbsp;», 13 octobre 2008.  (site consulté le 28 juin 2009). <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 8" class="spip_note" id="nb8" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh8">8</a>] Reporters sans frontières, «&nbsp;L’existence hertzienne de Globovisión est comptée&nbsp;: ‘Un remède pire que le mal’&nbsp;», op. cit. <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 9" class="spip_note" id="nb9" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh9">9</a>] Salim Lamrani, «&nbsp;Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela&nbsp;», op. cit.&nbsp;; Youtube, «&nbsp;<a class="spip_out" href="http://www.youtube.com/watch?v=CjN2sQ3QKK4&amp;feature=related">Empleada de Globovisión hizo llamados implícitos a no pagar impuestos</a>&nbsp;», 3 avril 2009.  (site consulté le 27 juin 2009). <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 10" class="spip_note" id="nb10" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh10">10</a>] Agencia Bolivariana de Noticias, «&nbsp;Aló Ciudadano y el lenguaje xenófobo, intolerante e instigador&nbsp;», 19 juin 2009. <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 11" class="spip_note" id="nb11" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh11">11</a>] <i>Ibid</i>. <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 12" class="spip_note" id="nb12" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh12">12</a>] La NED, nébuleuse de l’ingérence «&nbsp;démocratique&nbsp;»  par Thierry Meyssan, <i>Réseau Voltaire</i>, 22 janvier 2004. <br />    [<a rev="footnote" title="Notes 13" class="spip_note" id="nb13" href="http://www.voltairenet.org/article160852.html#nh13">13</a>] Salim Lamrani, <i>Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais</i> (Paris&nbsp;: Editions Estrella, 2009). <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <title>Madoff : un escroc condamné pour dédouaner les autres</title>
   <updated>2009-07-03T11:46:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Madoff-un-escroc-condamne-pour-dedouaner-les-autres_a34047.html</id>
   <category term="Economie et pouvoir financier" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1467044-1951985.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:45:00+02:00</published>
   <author><name>Paul Galois Lutte Ouvrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le financier américain Bernard Madoff a écopé de 150 ans de prison pour avoir escroqué plus de cinquante milliards de dollars en vingt ans. Il a plaidé coupable, échappant ainsi au procès qui aurait pu mettre à jour ses combines et ses complices.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1467044-1951985.jpg" alt="Madoff : un escroc condamné pour dédouaner les autres" title="Madoff : un escroc condamné pour dédouaner les autres" />
     </div>
     <div>
      <p class="spip">Les membres de sa  famille qui travaillaient avec lui ne sont pour l’instant pas  inquiétés, à l’exception de son épouse, suffisamment au courant de ses  affaires pour avoir retiré 15 millions de dollars en liquide la veille  de la découverte de l’escroquerie. Mais la justice américaine sait  aussi être compréhensive. Si elle a saisi les biens de Ruth Madoff,  elle lui a laissé une somme en liquide de 2,5 millions de dollars. Il  faut bien vivre... <br />  <p class="spip">Madoff promettait, et a assuré pendant un certain  temps, de forts rendements aux capitaux qui lui étaient confiés. Pour  cela il utilisait les placements des nouveaux déposants pour rémunérer  ceux des anciens, ce qui impliquait de trouver toujours de nouveaux  clients et d’entretenir une armée de rabatteurs dans les milieux qui  disposent de capitaux à placer. <br />  <p class="spip">Mais évidemment, dans une escroquerie de ce genre, dès  que trop de clients à la fois veulent retirer leur argent, dès qu’un  doute s’insinue dans l’esprit des pigeons, la pyramide s’écroule. C’est  ce qui est arrivé en décembre dernier sous l’aiguillon de la crise  financière. Depuis, quelques milliers de rentiers pleurent après leurs  millions perdus, n’ont pas de mots assez durs sur le «&nbsp;criminel&nbsp;»  Madoff et réclament vengeance. Dans ce milieu, tout autant que dans  l’autre, il ne faut pas toucher au grisbi. <br />  <p class="spip">Des grandes banques, comme la BNP, se sont aussi fait  avoir dans cette carambouille. Jusqu’à quel point les institutions  financières qui ont acheté et placé «&nbsp;du Madoff&nbsp;» sont-elles de bonne  foi lorsqu’elles affirment avoir été trompées&nbsp;? Sont-elles  incompétentes, incontrôlées, ou complices&nbsp;? Un procès rapide, pas de  procès du tout en fait, et une sanction exemplaire évitent que la  question soit posée. <br />  <p class="spip">Et puis, si ces grandes banques veulent bien qu’on  gruge les épargnants - c’est même une partie de leur métier - elles  n’aiment pas du tout qu’on les gruge elles-mêmes. Visiblement, elles  souhaitaient qu’on fasse un exemple et que Madoff soit condamné vite et  sévèrement. Tout le monde a bien joué le jeu, depuis Madoff qui a  plaidé coupable sans faire d’histoires, jusqu’au juge qui a déclaré&nbsp;:  «&nbsp;Ce n’est pas seulement une question d’argent. La confiance a été  totalement brisée.&nbsp;» En ces temps de crise financière, il fallait  montrer que l’on n’hésite pas à punir sévèrement les escrocs&nbsp;; une  façon de dire que les autres, ceux qui ne sont pas poursuivis par la  justice, sont donc des financiers honorables et honnêtes. <br />  <p class="spip">Or ce qu’a fait Madoff n’est au fond guère différent de  ce que font tous les jours les maîtres du système financier. Le trou  laissé par la crise financière, celle des grandes banques, est évalué  pour l’instant à plusieurs milliers de milliards de dollars. Et le  mécanisme de la crise ressemble beaucoup à celui mis en place par  l’escroc condamné. Les banques ont créé des valeurs financières  appuyées sur du vent, spéculé avec, fait artificiellement monter leur  cours, payé leurs traites avec de nouvelles dettes, jusqu’à ce que plus  personne ne sache la valeur réelle du papier mis en circulation et que  la bulle explose. <br />  <p class="spip">La différence avec Madoff tient en fait dans le montant  de cette gigantesque escroquerie. Et surtout, si Madoff n’a escroqué  que ceux qui le voulaient bien, les trusts de la finance tiennent dans  leurs mains l’économie mondiale et chacun doit en passer par eux. Et,  alors que les gogos floués par Madoff en sont encore à se demander vers  qui se tourner pour récupérer leur mise, les États et les institutions  financières internationales ont entrepris, depuis le premier jour de la  crise, de renflouer les banques privées avec les deniers publics. Même  si pour cela il faut ruiner l’économie entière. <br />  <p class="spip">Et la conséquence, ce n’est pas quelques milliers de  bourgeois qui perdent leur bas de laine, ce sont des dizaines de  millions de travailleurs qui perdent leurs moyens de subsister et des  peuples entiers qui sont poussés dans la misère. <br />  								 <!-- ligne-mediane -->  								  								  <div id="article-ligne-mediane">						  								  								</div> <!-- ligne-notes -->  	  								  <div id="article-ps">						  									  3 juillet 2009 - Lutte Ouvrière - Vous pouvez consulter cet article à&nbsp;:  <br /><a class="spip_url" href="http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&amp;num=2135&amp;id=34">http://www.lutte-ouvriere-journal.o...</a> <br />  								</div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
l'Information Alternative</div>
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   <title>Une victime italienne de « transfert extraordinaire» toujours détenue au Maroc</title>
   <updated>2009-07-03T11:43:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Une-victime-italienne-de-transfert-extraordinaire-toujours-detenue-au-Maroc_a34046.html</id>
   <category term="ALTER INFO" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1467035-1951974.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:41:00+02:00</published>
   <author><name>ACLU</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1467035-1951974.jpg" alt="Une victime italienne de « transfert extraordinaire» toujours détenue au Maroc" title="Une victime italienne de « transfert extraordinaire» toujours détenue au Maroc" />
     </div>
     <div>
      <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><font size="3">Des ONG de droits humains demandent aux rapporteurs spéciaux des Nations Unies d'enquêter et d’agir</font> <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">NEW YORK – Des groupes de  droits humains ont demandé aujourd'hui aux rapporteurs spéciaux des  Nations Unies d'enquêter sur l'affaire d'Abou Elkassim Britel, un  citoyen italien et une victime du programme illégal de «&nbsp;transferts  extraordinaires&nbsp;» («&nbsp;extraordinary rendition») de la CIA, qui est  actuellement détenu dans une prison marocaine sur la base d'aveux qui  lui ont été extorqués sous la contrainte physique. L'ACLU (Union  américaine pour les libertés civiles) et l'ONG Alkarama for Human Rights<b> </b>ont  exigé que le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et le  Rapporteur spécial des Nations Unies sur la Promotion et la protection  des droits humains dans la lutte contre le terrorisme, enquêtent sur  les circonstances de la disparition forcée, de l'enlèvement, de la  détention et de la torture de Britel, et soulève son cas après des  gouvernements des USA, du Maroc, du Pakistan et d'Italie. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">«&nbsp;Des victimes du programme&nbsp;  d’«&nbsp;extraordinary rendition&nbsp;», détenues à Guantánamo et dans d'autres  prisons du monde, sont ignorées par le gouvernement Usaméricain, dont  le programme illégal a causé leur situation,&nbsp;» a indiqué Steven Watt,  avocat pour le programme des droits humains de l'ACLU. «&nbsp;Les USA ont  refusé de prendre leur responsabilité envers des actions manifestement  nuisibles, ne laissant d'autres choix à M. Britel et à d'autres  innombrables victimes que de se retourner vers la communauté  internationale pour obtenir justice.&nbsp;» <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Britel, qui est également un  plaignant dans l'affaire judiciaire opposant l'ACLU à une filiale de  Boeing, Jeppesen DataPlan, pour son rôle dans le programme  de’«&nbsp;extraordinary rendition&nbsp;», fait partie des quelques victimes dont  l'identité est connue et qui est toujours détenu à l'extérieur de  Guantánamo Bay.<img hspace="9" border="0" align="right" vspace="9" src="http://www.tlaxcala.es/images/gal_2830.gif" alt />  <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Initialement, Britel a été  appréhendé et détenu au Pakistan par les autorités pakistanaises pour  des présumés violations des lois sur l'immigration, en février 2002.  Après une période de détention et d'interrogatoires là-bas, il a été  livré aux autorités Usaméricaines. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">En mai 2002, des  fonctionnaires usaméricains ont déshabillé et battu Britel avant de lui  mettre une couche et une salopette, de l'entraver comme un animal, de  lui bander les yeux et de l'envoyer au Maroc pour y être détenu et  interrogé. Une fois au Maroc, les responsables US l'ont livré aux  services de renseignement marocains qui l'ont emprisonné, sans contact  avec l'extérieur, dans le centre de détention de Témara, où il a été  interrogé, battu, privé de sommeil et de nourriture et menacé de  sévices sexuels. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">«&nbsp;Sur la foi du récit de M.  Britel lui-même sur le traitement qu'il a subi et la longue histoire  très documentée sur la torture et les abus commis dans les centres de  détention dirigés par le gouvernement marocain, nous avons des raisons  solides de croire que M. Britel a subi et subit toujours des  tortures&nbsp;», &nbsp; a déclaré Rachid Mesli, Directeur du service juridique  d’Alkarama. «&nbsp;M. Britel et les autres victimes de «&nbsp;l'extraordinary  rendition&nbsp;» méritent un procès équitable devant un tribunal, non  entaché par des preuves obtenues sous la torture. Nous espérons que les  rapporteurs spéciaux vont prendre acte immédiatement de notre demande  pour apporter une attention rapide et nécessaire à l'affaire de M.  Britel, avant que les conditions dans lesquelles il est détenu ne  causent encore plus de dégâts à sa santé physique et mentale.&nbsp;» <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Selon la requête auprès des  rapporteurs spéciaux, après avoir été libéré par les autorités  marocaines en février 2003, Britel a été à nouveau arrêté et remis en  détention en mai 2003 alors qu'il tentait de quitter le Maroc pour  rentrer chez lui, en Italie. Alors qu'il était détenu sans contact avec  l'extérieur dans le même centre de détention où il avait été  brutalement torturé à peine quelques mois plus tôt, Britel a fait de  faux aveux, sous la torture, sur son implication dans le terrorisme.  Britel a été jugé et reconnu coupable d'accusations liées au terrorisme  et purge une peine de neuf ans dans une prison marocaine. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">En 2006, un juge d’instruction  italien a prononcé un non-lieu sur une enquête qui avait duré de six  ans sur l'implication alléguée de Britel dans le terrorisme, après  avoir constaté un manque total de preuves l'associant à une activité  liée au terrorisme ou d'ordre criminel. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Tous les dossiers remis aux rapporteurs spéciaux sont disponibles en ligne sur : <br /><a target="new" href="http://www.aclu.org/intlhumanrights/nationalsecurity/relatedinformation_resources.html">www.aclu.org/intlhumanrights/nationalsecurity/relatedinformation_resources.html</a>  <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Plus d'information sur le procès de l'ACLU contre Jeppesen DataPlan en ligne sur : <br />&nbsp;<a target="new" href="http://www.aclu.org/jeppesen">www.aclu.org/jeppesen</a>  <br />  <p align="center" style="color: rgb(51, 51, 51);">&nbsp;<a target="new" href="http://www.giustiziaperkassim.net/"><img hspace="0" border="0" src="http://www.tlaxcala.es/images/artiste_85.jpg" alt style="width: 320px; height: 295px;" /></a><b>&nbsp;</b> <br />  <p align="center" style="color: rgb(51, 51, 51);"><font size="3"><strong>Pour mettre fin à l'injustice&nbsp;: la femme d'une victime de  <br />"transfert extraordinaire" s'exprime sur l’obligation de rendre des comptes et la torture <br /></strong></font><em>Par Nahal Zamani, programme des droits humains, ACLU</em> <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Aujourd'hui, le Programme des droits humains de l'ACLU et l'ONG <i>Alkarama for Human Rights </i>ont  envoyé une demande à deux rapporteurs spéciaux des Nations Unies  (experts en droits de l'homme) pour qu'ils enquêtent sur la détention  et la torture au terme d’une "extraordinary rendition" d'Abou Elkassim  Britel, un citoyen italien.<img hspace="3" border="0" align="right" vspace="3" src="http://72.3.233.244/images/buttons/accountability_blog.jpg" alt /> <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">L'ACLU représente Britel ainsi  que quatre autres hommes dans un procès au civil dans le système  judiciaire des USA. Dans cette affaire – Mohamed et al. contre Jeppesen  – Jeppesen, une filiale de Boeing, est accusée d'avoir participé, en  connaissance de cause, au programme illégal d’&nbsp;«&nbsp;extraordinary  rendition&nbsp;» des USA, en fournissant un vol et des services de soutien  logistique à l'avion utilisé par la CIA pour transporter Britel, du  Pakistan au Maroc, en mai 2002. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">La requête aux deux experts  des droits de l'homme des Nations Unies est une demande d’enuqêtes sur  les circonstances entourant l'arrestation de Britel, son enlèvement, sa  détention et son interrogatoire au Pakistan ainsi que son transfert  clandestin de ce pays jusqu'au Maroc. Britel fait partie des quelques  victimes du programme&nbsp; «&nbsp;extraordinary rendition&nbsp;»&nbsp;des USA dont les  identités sont connues et il est le seul citoyen européen, à notre  connaissance, à être toujours en détention. À ce jour, Britel demeure  incarcéré dans une prison marocaine. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">J'ai récemment parlé avec la  femme de Britel, Khadija Anna Lucia Pighizzini, citoyenne italienne, et  je lui ai demandé de nous raconter leur histoire. Ce qui suit est  extrait et traduit de notre conversation. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b>Khadija Anna Lucia Pighizzini </b>:  le 10 mars 2002 est le dernier jour où j'ai parlé à mon mari et je me  souviens que la communication téléphonique était horrible et  grésillante. Nous avons pensé que nous continuerions notre conversation  le lendemain. Mais ensuite je n'ai plus eu aucune nouvelle – il avait  disparu. Pendant 11 mois, je n'ai eu aucune nouvelle. Je ne savais pas  s'il était vivant ou mort. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b>ACLU</b> : Le 10 mars 2002,  Britel qui était en voyage d'affaires au Pakistan a été arrêté et  détenu au Pakistan pour des questions d'immigration. Après plusieurs  mois en détention au Pakistan, durant lesquels il a été interrogé  autant par des fonctionnaires pakistanais qu’usaméricains, Britel fut  finalement transféré sous la garde exclusive des Usaméricains. Les  responsables usaméricains l'ont vêtu d'une couche et d'une salopette  puis l'ont entravé comme une bête, lui ont bandé les yeux avant de  l'envoyer, en avion, au Maroc pour y être détenu et subir d'autres  interrogatoires. Britel a été détenu, sans contact avec l'extérieur,  par les services de sécurité marocains, dans le centre de détention de  Témara, et a subi des violences physiques, la privation de sommeil et  de nourriture, et a été menacé de sévices sexuels, y compris sodomie  avec une bouteille et castration. La famille de Britel n'a eu  connaissance de son sort qu'une fois Britel libéré, presque une année  après sa première disparition, sans inculpation, en février 2003. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Tragiquement, alors qu'il  rentrait chez lui en Italie en mai 2003, Britel a été à nouveau arrêté  par les autorités marocaines, qui l'ont placé en détention et l'ont  forcé, sous la contrainte physique, à signer un aveu comme quoi il  était impliqué dans des actions terroristes au Maroc. Britel fut  finalement déclaré coupable d'actes en relation avec le terrorisme et  condamné à neuf ans. À ce jour, il est toujours emprisonné au Maroc. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b>Khadija Anna</b> : le soir  où Kassim était censé enfin quitter le Maroc, le 16 mai 2003, il y a eu  des attaques terroristes à Casablanca. Cet événement tragique a coûté  45 vies et a provoqué une enquête policière de grande envergure. Kassim  fut repris par l'administration marocaine alors qu'il était en train de  quitter le pays. Son arrestation faisait partie d'une vague  d'arrestations qui ont eu lieu immédiatement après ces attaques. Encore  une fois, Kassim disparut et je n'avais aucune idée de l’endroit où il  se trouvait, j'ai cherché dans tout le Maroc pour le retrouver. J'ai  interrogé à son sujet l'ambassade italienne et les autorités  marocaines, mais les deux nièrent savoir quelque chose. Je craignais le  pire car il y avait eu un accroissement des disparitions causées par le  gouvernement marocain ; des milliers de gens étaient emprisonnés, et  d'autres sont même morts durant des interrogatoires, entre les mains de  la police marocaine. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Plus tard, j'ai appris que  Kassim avait été secrètement détenu pendant quatre mois à Témara ; dans  le même centre de détention où il avait été détenu et torturé quelques  semaines plus tôt. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Après quatre mois de détention  et d'interrogatoires, Kassim est passé devant un prétendu tribunal qui,  selon son avocat, répondait à peine aux normes d'un procès équitable.  Il a été condamné à 15 ans de prison, mais en appel, sa peine a été  ramenée à neuf ans. Pendant ce temps, la presse italienne s'était  emparée de son histoire et avait présenté Britel comme le cerveau des  attentats de Casablanca – un mensonge dont même les autorités  marocaines ne l'avaient pas accusé. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Kassim est maintenant  incarcéré dans la prison Oukasha à Casablanca. Il est prévu qu'il ne  soit pas relâché avant septembre 2012, pourtant il n'a rien fait de mal. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b>ACLU</b> : En septembre  2006, après six années d'une longue enquête criminelle, en Italie, sur  l'implication supposée de Britel dans des activités terroristes, le  juge en charge débouta son affaire, pour manque total de preuve  associant Britel à de quelconques activités criminelles ou terroristes.  Depuis ce non-lieu, les membres du parlement italien et européen ont  adressé une pétition au gouvernement du Maroc pour qu'il gracie et  libère Britel immédiatement. A ce jour, les autorités marocaines ont  omis de répondre à ces efforts diplomatiques et depuis janvier 2007, le  gouvernement italien n'a toujours rien fait pour représenter les  intérêts de Britel. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b><img hspace="9" border="0" align="left" vspace="9" src="http://www.tlaxcala.es/images/gal_6281.jpg" alt />Khadija Anna</b>  : Des investigations officielles ont mis en cause quatre gouvernements  dans l' "extraordinary rendition" et la torture de mon mari. Le  gouvernement pakistanais l'a torturé si violemment qu'il a avoué être  un terroriste. La CIA l'a enlevé et l'a maintenu en détention au  Pakistan avant de le livrer illégalement à une torture certaine au  Maroc ; le gouvernement marocain l'a emprisonné et l'a torturé ; et le  gouvernement italien était complice dans toute l'affaire ; tous  savaient parfaitement bien ce qui se passait et ont fait peu, voire  rien, pour l'aider. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Le gouvernement usaméricain  est influent, ils doivent intervenir pour assurer la libération de mon  mari et le ramener à la maison, en Italie. Si le gouvernement  usaméricain intervient, je pense que l'Italie exigera que Britel soit  libéré et le Maroc s'exécutera. C'est le moins qu'ils puissent faire  étant donné leur implication dans son «&nbsp;extraordinary rendition&nbsp;». J'ai  déjà demandé une rendez-vous à l'ambassade usaméricaine au Maroc ou une  intervention pour libérer mon mari. Je me suis également rendue deux  fois à l'ambassade et j'ai parlé aux employés là-bas. Pas besoin de  vous dire qu'ils sont restés sourds à ma demande et je ne sais plus  vers qui me retourner. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b>ACLU</b> : Depuis mars  2002, Britel a subi des tortures physiques et psychologiques et un  traitement cruel – comme des bastonnades sévères, l'isolation, la  privation de sommeil et des menaces de mort. Les expériences de Britel  font partie d'un large schéma de tortures et d'abus généralisés, commis  par le gouvernement des USA sous l'administration Bush. Une sérieuse  responsabilité pour des crimes commis au nom de la sécurité nationale  doit comprendre la reconnaissance et des réparations pour les victimes  de la torture. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b>Khadija Anna</b> :  Physiquement, Kassim est faible et a beaucoup de problèmes physiques  dus à la torture et aux abus qu'il a subis. Il en garde des traces, pas  seulement dans son âme mais aussi dans son coeur. Il se bat pour rester  en vie. Il se bat également pour les droits des autres prisonniers  détenus avec lui ; pour améliorer leurs conditions ainsi que les  siennes. Il a fait plusieurs grèves de la faim, seul ou avec d'autres  prisonniers – espérant attirer l'attention sur les conditions à  l'intérieur de la prison et pour protester contre sa torture. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Quand à moi, je suis toujours  fatiguée, et je suis toujours dans l'attente. Cela fait sept longues  années que Kassim a disparu. Ces années ont été si douloureuses, mais  je sais que l'injustice que j'ai vécu va bientôt se terminer. Je ne me  suis pas laissée aller à la haine ; Kassim, non plus. Au contraire,  nous attendons sa libération. Nous voulons vivre nos vies et retrouver  nos droits pour vivre dans la dignité comme tout citoyen et être  humain. Nous regardons vers l'avenir quand la vérité sera entendue,  quand nos droits seront restaurés et quand la justice sera enfin rendue. <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);">Pour en savoir plus : <a target="new" href="http://www.giustiziaperkassim.net/">www.giustiziaperkassim.net</a>  <br />  <p align="justify" style="color: rgb(51, 51, 51);"> <br />  <hr id="null" style="color: rgb(51, 51, 51);" />  <font color="#8c3800" style="color: rgb(51, 51, 51);"><b><font size="1">Source : <font size="1"><a target="new" href="http://www.aclu.org/intlhumanrights/nationalsecurity/40028prs20090625.html">aclu.org&nbsp;</a> </font><font size="1">et </font><font size="1"><a target="new" href="http://blog.aclu.org/2009/06/25/awaiting-an-end-to-injustice-rendition-victims-wife-speaks-about-accountability-and-torture/">blog.aclu.org</a> <br /></font> <br />Article original publié le 25/6/2009 <br /> <br /></font><a target="new" href="http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&amp;reference=1506"><font size="1">Sur l’auteur</font></a> <br /> <br /><font size="1">Isabelle Rousselot et Fausto Giudice&nbsp;sont membres de </font><a target="new" href="http://www.tlaxcala.es/"><font size="1">Tlaxcala</font></a><font size="1">,  le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette  traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter  l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et  la source. <br /> <br />URL de cet article sur Tlaxcala : </font><a target="new" href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8029&amp;lg=fr"><font size="1">http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8029&amp;lg=fr</font></a></b></font>
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   <title>Les occupants israéliens détiennent des solidaires étrangers</title>
   <updated>2009-07-03T11:37:00+02:00</updated>
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   <published>2009-07-03T11:37:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
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      <table align="center" style="width: 506px; height: 506px;">  <tbody>                  <tr>            <td align="center">              <div class="FreeArea">                <div class="VSpace_H_3px">              </div>              <img src="http://www.palestine-info.cc/fr/DataFiles%5CCache%5CTempImgs%5C2009%5C2%5CImages2009_News_2009_july_2_spiritship_300_0_300_0.jpg" alt />            </div>          </td>        </tr>          <tr>            <td class="artDetailContent">              <div class="VSpace_H_3px">            </div>              <div align="left" class="AuthorStyle_inside">Gaza – CPI</div>             <br />              <p class="artDetailContent_P">              <!--Start Article Content-->     <br />  <p style="font-size: 10pt;">Le  ministère des captifs et des libérés a catégoriquement condamné  l’enlèvement des solidaires étrangers par les occupants israéliens. Ces  solidaires empruntaient le bateau «&nbsp;L’esprit de l’humanité&nbsp;» acheminé  vers la bande de Gaza. Ils ont été traités de façon très barbare. <br />      <p style="font-size: 10pt;">Dans  un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu  une copie, hier jeudi, le ministère a dit que les voyageurs ont été  pris vers le port d’Ashdoud. Plusieurs d’entre eux ont été entraînés  vers la prison de Ramla, les yeux bandés, à l’instar des captifs  palestiniens. <br />      <p style="font-size: 10pt;">Le ministère a précisé  que Iva Batly et Kwifa, deux activistes défenseuses des droits des  captifs palestiniens, font partie des détenus. <br />      <p style="font-size: 10pt;">Kidnapper  les voyageurs et les traiter de cette façon sont une autre façon pour  rendre encore plus hermétique le blocus de Gaza et faire peur à toute  personne voulant venir porter secours au peuple palestinien de la bande  de Gaza. Cela constitue un crime pour lequel les occupants israéliens  doivent être sanctionnés. <br />      <p style="font-size: 10pt;">Enfin, le  ministère a appelé les peuples du monde de sortir dans les rues pour  condamner ce crime commis contre des personnes qui n’ont fait que  refuser le blocus injuste imposé sur le peuple palestinien. Il appelle  également et surtout les institutions internationales, juridiques et  humanitaires. <br /></td></tr></tbody></table>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les occupants israéliens pratiquent 18 incursions dans les territoires palestiniens</title>
   <updated>2009-07-03T11:35:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/notes/Les-occupants-israeliens-pratiquent-18-incursions-dans-les-territoires-palestiniens_b1467015.html</id>
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   <published>2009-07-03T11:26:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Moussavi: le prochain cabinet n'est pas légitime</title>
   <updated>2009-07-03T11:24:00+02:00</updated>
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   <published>2009-07-03T11:23:00+02:00</published>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Chavez annonce la suspension de la fourniture de brut au Honduras</title>
   <updated>2009-07-03T11:23:00+02:00</updated>
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   <published>2009-07-03T11:22:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
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      <table cellspacing="3" cellpadding="5" border="0" style="width: 498px; height: 321px;">  <tbody>                      <tr>                <td valign="top">                    <table cellspacing="0" cellpadding="2" border="0" align="left" width="200">                        <tbody>  <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgRow">  	  <td>                              <a onclick="window.open('PictureFrame.aspx?id=127757', null,'menubar=0,directories=1,resizable=1,scrollbars=1,statusbar=0,titlebar=0');" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_lnkImgNews" href="javascript:void(0)">                                  <img border="0" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgNews" src="http://www.almanar.com.lb/NewsSite/WebsiteImages/PicturesFolder/8c2dacec-7b56-4eb2-989c-37a6fb05450c_top.jpg" style="width: 177px; height: 166px;" alt /></a></td></tr>                        <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgCaptionRow">  	  <td style="padding-right: 5px; padding-left: 5px;" class="PictureCaption">                                                         <br /></td></tr>                  </tbody></table>                    <p align="left">                                            <span style="color: rgb(105, 7, 5);">                          03/07/2009                      </span><span class="ArticleDetails">  Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé la suspension de l'envoi  de pétrole vers le Honduras, qui bénéficie d'un accord de coopération  énérgétique avec le Venezuela, et ce, lors d'une allocution jeudi à la  <br /> télévision publique. <br /> &nbsp; <br /> Il a, en outre, précisant qu'un envoi de brut à destination de ce pays était initialement prévu la semaine prochaine.  <br /> &nbsp; <br /> "Une des conséquences, ce sera une augmentation des prix de l'essence" dans ce pays, a-t-il estimé.  <br /> &nbsp; <br />  Cette mesure est destinée à faire pression pour que Manuel Zelaya, un  allié du président Chavez, retrouve son poste de président du Honduras,  dont il a été  <br /> évincé par la force dimanche.  <br /> &nbsp;</span> <br /></td></tr></tbody></table>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La France à la conquête de l'Irak au lendemain du retrait américain</title>
   <updated>2009-07-03T11:21:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/La-France-a-la-conquete-de-l-Irak-au-lendemain-du-retrait-americain_a34041.html</id>
   <category term="Conflits et guerres actuelles" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1466986-1951906.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:21:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1466986-1951906.jpg" alt="La France à la conquête de l'Irak au lendemain du retrait américain" title="La France à la conquête de l'Irak au lendemain du retrait américain" />
     </div>
     <div>
      <span class="ArticleDetails">Le Premier ministre français François Fillon, accompagné d'un groupe de  chefs d'entreprises, a effectué une visite jeudi à Bagdad pour préparer  la conquête du vaste marché irakien au lendemain du retrait partiel des  forces d'occupation américaines. <br /> &nbsp; <br />  "Les gens qui m'accompagnent sont venus avec la ferme intention de  développer leurs activités en Irak. Naturellement, il faut que la  situation en terme de sécurité continue à s'améliorer", a-t-il affirmé  lors d'une conférence de presse commune avec son homologue irakien  Nouri al-Maliki. <br /> &nbsp; <br /> "Il n'y a aucune raison que nous ne  retrouvions pas la qualité des relations économiques qui furent les  nôtres dans le passé", a-t-il ajouté faisant allusion au fait que la  France fut un des meilleurs partenaires commerciaux de l'Irak en  particulier de 1980 à 1988. <br /> &nbsp; <br /> De son coté, M. Maliki a abondé  dans ce sens. "Nous ne partons pas de zéro. Nous reprenons, nous  retrouvons une longue histoire commune", a-t-il dit. <br /> &nbsp; <br />  Plusieurs accords, lettres d'intention et déclaration commune ont été  signés. Il s'agit notamment de coopération technique en matière de  sécurité intérieure et dans le domaine militaire.  <br /> &nbsp; <br /> &nbsp; <br /> En  matière économique, les discussions doivent se poursuivre en vue d'un  accord entre les institutions financières française et irakienne Coface  et  <br /> Trade Bank of Irak pour protéger les investissements. <br /> &nbsp;  <br />  Un accord a été signé sur la formation d'ingénieurs dans le secteur  routier et la constitution d'un conseil franco-irakien des chefs  d'entreprises présidé du côté français par le patron de Total,  Christophe de Margerie. <br /> &nbsp; <br /> Par ailleurs, la France s'est engagée  à aider l'Irak pour son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce  et à appuyer la signature d'un accord de partenariat entre l'Irak et  l'Union européenne.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Saad Hariri en Arabie saoudite pour parler du gouvernement libanais</title>
   <updated>2009-07-03T11:19:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Saad-Hariri-en-Arabie-saoudite-pour-parler-du-gouvernement-libanais_a34040.html</id>
   <category term="Politique Nationale/Internationale" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1466978-1951894.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:17:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1466978-1951894.jpg" alt="Saad Hariri en Arabie saoudite pour parler du gouvernement libanais" title="Saad Hariri en Arabie saoudite pour parler du gouvernement libanais" />
     </div>
     <div>
      <span class="ArticleDetails">Le Premier ministre désigné Saad Hariri est parti pour l'Arabie  Saoudite mercredi soir pour discuter des derniers développements liés  aux relations syro-saoudiennes et à la formation du gouvernement  libanais.  <br /> &nbsp;  <br /> A ce propos, l'ambassadeur saoudien au Liban Ali  Awad a exprimé son optimisme quant à l'avenir du Liban. Selon lui, "le  Liban entame une nouvelle phase dominée par la stabilité. Il y a des  indices locaux et régionaux rassurants, mais les Libanais doivent se  mettre d'accord et s'entendre sur les échéances actuelles".  <br /> &nbsp;  <br />  L'ambassadeur saoudien s'est dit confiant de la réussite de Saad Hariri  dans la formation du gouvernement, malgré les quelques obstacles,  soulignant qu'il est normal et nécessaire de renforcer les autorités du  Chef de la République.   <br /> &nbsp;&nbsp;  <br />Parallèlement à la position  saoudienne, la Syrie a exprimé son souhait que les Libanais réussissent  à former un gouvernement d'union nationale "capable d'agir sans  entraves". Le quotidien libanais As Safir a rapporté de sources  officielles syriennes que l'Arabie Saoudite ainsi que Saad Hariri ont  la même position sur ce dossier.  <br /> &nbsp;&nbsp;  <br /> Par ailleurs, une source  française informée a qualifié de positive la visite du Secrétaire  général de la présidence française Claude Guéant et du conseiller  diplomatique du président français Jean-David Levitte à Damas, il y a  deux jours.   <br /> &nbsp;  <br /> La source a nié que la Syrie soit attachée au  tiers garant au gouvernement libanais, affirmant que le président  Bachar el Assad tient à la formation d'un gouvernement d'union  nationale libanais, et qu'il est prêt à recevoir le Premier ministre en  charge &nbsp;Saad Hariri.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Hobduras: Multinationales pharmaceutiques impliquées dans le coup d'Etat</title>
   <updated>2009-07-03T11:14:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Hobduras-Multinationales-pharmaceutiques-impliquees-dans-le-coup-d-Etat_a34039.html</id>
   <category term="Actualité internationale" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1466975-1951890.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:11:00+02:00</published>
   <author><name>Observatorio Social Centroamericano    </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1466975-1951890.jpg" alt="Hobduras: Multinationales pharmaceutiques impliquées dans le coup d'Etat" title="Hobduras: Multinationales pharmaceutiques impliquées dans le coup d'Etat" />
     </div>
     <div>
      <p align="justify"><b>L'implication de facteurs politiques et  économiques liés à des laboratoires pharmaceutiques transnationales  semble aujourd'hui à Tegucigalpa&nbsp; une hypothèse pour expliquer la  tentative de coup d'état menée par l'extrême droite au Honduras.</b> <br /> <br />  <hr id="system-readmore" />    <p align="justify">La décision de ces mafias pharmaceutiques d'appuyer  le mouvement de déstabilisation contre le président Zelaya aurait vu le  jour quelques mois après l'adhésion à l'Alliance Bolivarienne pour les  Peuples d'Amérique. Au Honduras, plus de 80% des médicaments sont  fournis par les entreprises multinationales, dont les matières  premières pour la production sont importées à 100%, principalement des  États-Unis et d'Europe. <br /> <br />Les pays d'origine de ces médicaments  sont le Panama, le Costa Rica, le Guatemala et les États-Unis. Les  laboratoires des transnationales tels que Glaxo, Sanofi et Smiyh Kline  se trouvent au Panama, tandis que Pfizer et Stein sont situés au Costa  Rica, Novartis, Aventis et Bristol Myers au Guatemala.  <br /> <br />La  conclusion d'un accord commercial établi par les gouvernements de Cuba  et du Honduras concerne les échanges commerciaux dont l'importation de  médicaments génériques de l'île des Caraïbes afin de compenser le prix  élevé des médicaments que l'État hondurien doit acheter pour fournir  ses hôpitaux publics. <br />&nbsp; <br />Au début de l'année 2009, le gouvernement  du Honduras a essayé d'acheter des médicaments génériques, en  exploitant les accords conclus par l'ALBA, mais il s'est heurté aux  transnationales avec l'ordre des entreprises pharmaceutiques&nbsp; qui a  argumenté sur des aspects bureaucratiques&nbsp; afin de faire baisser les  importations provenant de Cuba à des prix accessibles. Les intérêts du  puissant lobby pharmaceutique nord américain et européen ne permet pas  d'ouverture à la concurrence cubaine ou à d'autres industries  nationales du marché des médicaments pharmaceutiques du Honduras. <br /> <br />Comme  détonateur final des actions de déstabilisation, un fait supplémentaire  a fait perdre la patience de l'industrie pharmaceutique transnationale  : le 24 Juin, les présidents de l'ALBA "se sont engagés à promouvoir un  modèle d'appropriation sociale des connaissances pour permettre de  surmonter des obstacles dans la production de biens essentiels à la vie  comme la nourriture et la santé, et a chargé&nbsp; en ce sens le Conseil des  ministres de l'ALBA de constituer sous 30 jours un groupe de travail  chargé d'examiner la documentation sur la propriété industrielle  coordonnée par le Venezuela. " <br /> <br />Cette décision a déclenché  automatiquement l'ordre d'accélérer le mouvement déstabilisateur  préalable aux élections démocratiques qui doivent avoir lieu dans le  pays dirigé par le président Zelaya.  <br />  <div align="justify"> <br />Le terrorisme pharmaceutique apparaît de  nouveau dans les coups d'État contre les gouvernements qui luttent pour  leur indépendance, comme dans d'autres moments dans l'histoire de  l'Amérique latine.</div> <br />Source : <a mce_href="http://www.aporrea.org/tecno/n137379.html" href="http://www.aporrea.org/tecno/n137379.html">Radio Apporea</a> <br /> <br /> <br />Traduit par Cédric Rutter et révisé par Magali Urbain pour <a class="link" href="http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=2130:les-interets-des-transnationales-pharmaceutiques-impliquees-dans-le-coup-detat-contre-le-president&amp;catid=6:articles&amp;Itemid=11">Investig'Action</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>Hezbollah: les piliers de la crédibilité de l'ONU s'effondrent</title>
   <updated>2009-07-03T11:03:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/Hezbollah-les-piliers-de-la-credibilite-de-l-ONU-s-effondrent_a34038.html</id>
   <category term="Diplomatie et relation internationale" />
   <photo:imgsrc>http://www.alterinfo.net/photo/imagette-1466955-1951858.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-03T11:02:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1466955-1951858.jpg" alt="Hezbollah: les piliers de la crédibilité de l'ONU s'effondrent" title="Hezbollah: les piliers de la crédibilité de l'ONU s'effondrent" />
     </div>
     <div>
      <span class="ArticleDetails">Suite  au rapport du secrétaire général des nations unies sur la résolution  1701, dans lequel Ban Ki Moon a négligé les dangers des réseaux  d'espionnage israéliens opérant au Liban, le Hezbollah a critiqué le  parti pris flagrant du conseil de sécurité de l'ONU envers l'entité  sioniste.  <br /> &nbsp;  <br /> Il a estimé dans un communiqué qu'à chaque fois  que l'ONU couvre les crimes israéliens, un pilier de sa crédibilité  s'effondre.  <br /> Le Hezbollah a souhaité que le rapport du secrétaire  général des nations unies ait été plus clair dans sa condamnation des  actes israéliens qui transgressent et menacent la sécurité et la  souveraineté du Liban. &nbsp;&nbsp;  <br /> &nbsp;  <br /> &nbsp;  <br /> S'agissant des propos du  vice-secrétaire d'Etat américain Jeffrey Feltman sur le danger des  armes du Hezbollah sur le Liban et la région, le parti de la résistance  islamique libanaise a estimé que l'administration américaine pâtit du  fait que le Liban est devenu libre et indépendant par son armée, sa  résistance et son peuple. &nbsp;&nbsp;&nbsp;  <br /> &nbsp;  <br /> &nbsp;  <br /> Voici le texte complet du communiqué du département des relations internationales du Hezbollah:   <br /> &nbsp;  <br />  "En lisant le rapport du secrétaire général des nations unies sur la  résolution 1701, nous avons été attirés par le paragraphe lié à la  plainte déposée par le Liban à l'Organisation des Nations Unies sur les  réseaux d'espionnage israéliens découverts au cours des derniers mois  par les services de sécurité libanais. Nous n'avons trouvé dans ce  paragraphe aucune indication sur la gravité de cette violation  israélienne qui constitue une menace pour la sécurité et la stabilité  du Liban, et une agression permanente contre sa souveraineté.  <br /> A  la lumière des enquêtes documentées avec les collaborateurs qui ont  démontré que ces derniers avaient fourni aux Israéliens des  informations importantes et dangereuses liées à la sûreté personnelle  des Libanais, qu'ils soient responsables politiques, combattants ou  institutions sécuritaires, et vu que certains d'entre eux ont reconnu  avoir planifié des assassinats ou des attaques, il fallait utiliser ces  éléments pour condamner Israël et l'accuser ouvertement d'agresser la  souveraineté, la sécurité et la stabilité du Liban et de violer la  résolution internationale 1701. &nbsp;  <br /> &nbsp;  <br /> &nbsp;Israël, à travers ses  actes d'espionnage au Liban et ses réseaux de collaborateurs, n'est non  seulement responsable des crimes et des attaques menées lors de la  guerre de juillet 2006 et des guerres précédentes, mais il est aussi le  suspect numéro 1 d'un grand nombre de crimes qui ont visé la sécurité  intérieure du pays, et qui ont engendré des troubles et du chaos,  menaçant ainsi toute la stabilité politique libanaise. &nbsp;&nbsp;&nbsp;  <br /> A la  base de ce qui précède, nous avons souhaité que le rapport du  secrétaire général des nations unies ait été plus clair en exprimant la  gravité de ces actes israéliens, qui constituent une violation et une  menace de la sécurité et de la souveraineté du Liban. Mais au  contraire, le paragraphe est confus et discret, il &nbsp;ne reflète pas la  réalité et ne met pas en garde contre la gravité de ces actes, ce qui  prouve une fois de plus le parti pris flagrant des positions et des  rapports du secrétaire général des nations unies et du conseil de  sécurité à l'ennemi israélien, comme si leurs missions étaient de  couvrir et de justifier les crimes sionistes ambulants, au lieu de se  ranger du côté des peuples opprimés et agressés. Chaque fois que le  conseil de sécurité publie un communiqué justifiant les crimes  israéliens, un pilier de sa crédibilité s'effondre.  <br /> &nbsp;  <br /> &nbsp;Le  secrétaire général de l'ONU devait condamner les actes israéliens, et  imputer à Israël la totale responsabilité de ces crimes et de leurs  répercussions. &nbsp;  <br /> Les positions du secrétaire général de l'ONU se  croisent avec les positions américaines injustes et partiales, à  l'instar de Jeffrey Feltman, qui voit dans les armes de la résistance  une menace pour le Liban, et néglige le rôle de la résistance dans la  défense de la patrie et du peuple, dans la libération de la partie  majeure des terres libanaises occupées, et dans la destruction de  toutes les espérances du mandat américain et de la barbarie  israélienne. &nbsp;  <br /> Nous comprenons la douleur dont pâtit  l'administration américaine à la vue d'un Liban libre et indépendant  par son armée, son peuple et sa résistance. La reconnaissance de la  popularité du Hezbollah par la voix de Feltman n'est qu'une preuve que  le Hezbollah œuvre dans le cadre des aspirations de ce bon peuple. Ni  l'oppression américaine, ni la partialité de l'ONU vont nous sommer à  renoncer à la lutte contre le projet de l'hégémonie, du mandat et de  l'occupation". &nbsp; </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Alter Info
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   <title>Le vice-président américain en visite surprise en Irak</title>
   <updated>2009-07-03T11:00:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/notes/Le-vice-president-americain-en-visite-surprise-en-Irak_b1466946.html</id>
   <category term="" />
   <published>2009-07-03T10:59:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <table cellspacing="3" cellpadding="5" border="0" style="width: 475px; height: 392px;">  <tbody>                      <tr>                <td valign="top">                    <table cellspacing="0" cellpadding="2" border="0" align="left" width="200">                        <tbody>  <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgRow">  	  <td>                              <a onclick="window.open('PictureFrame.aspx?id=127731', null,'menubar=0,directories=1,resizable=1,scrollbars=1,statusbar=0,titlebar=0');" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_lnkImgNews" href="javascript:void(0)">                                  <img border="0" id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgNews" src="http://www.almanar.com.lb/NewsSite/WebsiteImages/PicturesFolder/92970914-bcdd-4480-b81d-be3292712a4e_top.jpg" style="width: 171px; height: 184px;" alt /></a></td></tr>                        <tr id="ctl00_ContentPlaceHolder1_imgCaptionRow">  	  <td style="padding-right: 5px; padding-left: 5px;" class="PictureCaption">                                                         <br /></td></tr>                  </tbody></table>                    <p align="left">                                            <span style="color: rgb(105, 7, 5);">                          </span><span class="ArticleDetails">Le vice-président américain Joe Biden est arrivé jeudi à Bagdad pour  une visite surprise, et ce, deux jours après le retrait des soldats  américains des villes irakiennes, c'est ce qu'ont déclaré des  responsables américains et irakiens. <br /> &nbsp; <br />  Biden est arrivé dans la capitale irakienne tout juste investi du  nouveau rôle confié par le président Barack Obama et consistant à  superviser la réconciliation politique entre les différentes  communautés. <br /> &nbsp;&nbsp;  <br /> De son coté, le chef de la diplomatie  irakienne Hoshyar Zebari, a qualifié cette visite de "très importante".  Il a également déclaré que "Biden aura des réunions avec le Premier  ministre Nouri al-Maliki et d'autres dirigeants importants". Mais, il  n'a pas précisé la durée de la visite. <br /> &nbsp; <br /> Biden, qui doit rendre  visite aux soldats d'occupation américaine, devait rencontrer outre M.  Maliki le président Jalal Talabani et le président du Parlement, Iyad  al-Samarraï, a indiqué son bureau à Washington.</span> <br /></td></tr></tbody></table>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Russie - Etats-Unis: les limites du redémarrage (Gazeta.ru)</title>
   <updated>2009-07-03T10:58:00+02:00</updated>
   <id>http://www.alterinfo.net/notes/Russie-Etats-Unis-les-limites-du-redemarrage-Gazeta-ru_b1466939.html</id>
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   <published>2009-07-03T10:57:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
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      L'ambiance des négociations  russo-américaines s'est significativement améliorée: les deux  monologues irrités ont cédé la place au dialogue, fût-il difficile,  lit-on vendredi dans le quotidien Gazeta.ru.   L'examen détaillé  des problèmes de la stabilité stratégique se heurte pourtant à des  difficultés importantes: le déséquilibre entre les parties en matière  de potentiels globaux et de doctrines stratégiques est trop marqué.  C'est pourquoi la première étape des négociations pourrait se terminer  sur un succès pour être probablement suivie d'une pause que les deux  pays seront incapables de combler.  <br />   Il existe une question  globale - le traité START - et un problème régional - l'Afghanistan -  sur lesquels les positions des parties sont tout à fait comparables.  Quant au reste, les convictions et les conceptions du monde de Moscou  et de Washington ont très peu d'éléments en commun.  <br />   Concernant  les problèmes globaux - le terrorisme, la prolifération des armements  nucléaires, le changement climatique et le déséquilibre économique -,  les tâches et les objectifs des parties concordent au niveau des  déclarations. Les tentatives faites pour instaurer une coopération  pratique révèlent presque partout une incompréhension mutuelle.  <br />    Les priorités régionales des parties sont différentes. La Russie  reconnaît l'importance de la liste américaine - l'Afghanistan, l'Iran,  l'Irak, le Proche-Orient et la Corée du Nord -, mais répond par son  propre inventaire - l'Ukraine, la Moldavie, le Caucase, l'Asie  centrale.  <br />   L'activité des Etats dans l'espace postsoviétique  ayant faibli, il ne s'agit cependant pas d'une révision de leur  politique, mais d'une évaluation réaliste de leurs capacités actuelles.  L'administration américaine n'acceptera certainement pas la volonté de  Moscou de disposer de prérogatives spéciales dans les pays limitrophes,  alors que la Russie ne renoncera jamais à ces prétentions. Les deux  positions se fondent sur les conceptions fondamentales des parties de  leurs intérêts stratégiques.  <br />   Moscou et Washington sont loin de  comprendre le fait que l'ensemble des questions régionales doit être  examiné dans un seul contexte. Et il ne s'agit même pas de la  coordination et des échanges. Tous les défis concrets peuvent se  réduire à un seul défi structurel: le maintien de la sécurité en  Eurasie qui a perdu son axe systémique suite à la chute de l'URSS et à  la fin de la confrontation idéologique.  <br />   L'approche américaine  en matière de relations bilatérales réside généralement dans le fait  qu'il est possible de tourner la page et de tout réécrire à partir de  zéro, ce qui explique notamment l'initiative du "redémarrage".  Washington est agacé par la fixation de Moscou sur le passé. Pourtant,  la Russie, tout comme l'Europe, considère le processus politique comme  continu et progressif. Les Russes doutent que la politique américaine  puisse changer non seulement sa forme, mais aussi son contenu. Et il  donc faut des arguments sérieux pour prouver à Moscou qu'il a tort.  <br />       Par Fedor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Rossia v globalnoï politike (La Russie dans la politique globale) <br />       Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.          <br />
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   <title>Russie-Chine: apogée des relations bilatérales (ambassadeur)</title>
   <updated>2009-07-03T10:51:00+02:00</updated>
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   <published>2009-07-03T10:50:00+02:00</published>
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      <img src="http://www.alterinfo.net/photo/1466924-1951822.jpg" alt="Russie-Chine: apogée des relations bilatérales (ambassadeur)" title="Russie-Chine: apogée des relations bilatérales (ambassadeur)" />
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      Les relations russo-chinoises  traversent actuellement la meilleure période de leur histoire, a  déclaré l'ambassadeur chinois à Moscou Liu Guchang à l'occasion de la  fin de sa mission en Russie.     "J'ai travaillé pendant cinq ans et huit mois à ce poste. J'ai eu la  chance d'être le témoin d'une période au cours de laquelle les  relations russo-chinoises ont connu le plus vigoureux essor de leur  histoire", a-t-il déclaré.  <br />      "Les relations russo-chinoises se sont converties en moteur du  développement économico-social des deux pays, de la protection de leurs  intérêts stratégiques et du soutien de la paix et de la stabilité", a  ajouté l'ambassadeur.  <br />      Le vice-premier ministre russe Alexandre Joukov a quant à lui fait  remarquer que "les relations de coopération se développaient  activement, et que leur niveau élevé répondait aux attentes des deux  pays ainsi qu'au partenariat stratégique nous unissant".  <br />      Selon lui, le président chinois Hu Jintao, au cours d'une visite  récente à Moscou, a confirmé cette "lune de miel" en louant "les  relations politiques unissant les deux pays".  <br />
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   <title>Tchétchénie: un attentat contre Kadyrov déjoué à Grozny</title>
   <updated>2009-07-03T10:48:00+02:00</updated>
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   <published>2009-07-03T10:48:00+02:00</published>
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      Un attentat visant le président  tchétchène Ramzan Kadyrov a été déjoué à Grozny, a annoncé jeudi le  ministre tchétchène de l'Intérieur Rouslan Alkhanov.     Dans une maison privée, a annoncé le général, "les policiers ont  anéanti le terroriste Saïd-Selim Abdoulkadyrov contre qui un mandat  d'arrêt fédéral avait été délivré et qui, selon certaines sources,  s'est rendu à Grozny avec l'intention d'y perpétrer un attentat contre  les dirigeants de la république et notamment le président Ramzan  Kadyrov".  <br />      Une complice du terroriste présumé a été blessée et arrêtée, a ajouté le général.    <br />      Encerclée dans la maison, la femme a ouvert le feu sur les policiers  blessant l'un d'eux, a précisé le ministre tchétchène. "Elle a été  arrêtée" par la suite, selon lui.  <br />      Selon la police, le terroriste abattu avait fait longuement partie de  l'entourage proche du mercenaire d'origine arabe Mouhannad.  <br />      Dans la maison qu'occupaient Abdoulkadyrov et sa complice, la police a  confisqué deux Kalachnikov, deux gilets pare-balles, des grenades et un  pistolet Makarov. D'après le général, le président Kadyrov contrôlait  personnellement l'opération.  <br />      "Il y avait ordre de capturer le terroriste vivant mais il a opposé une  résistance farouche et été tué dans un échange de tirs", a expliqué le  général Alkhanov.  <br />
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