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sauvons le cameroun


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aujourd'hui au Cameroun et un peu partout en Afrique, les jeunes se font l'idée selon laquelle la réussite est davantage tributaire des facteurs subjectifs tel que:Le népotisme,le tribalisme,le favoritisme, le clientélisme et la corruption,cette idée est tellement encrée dans le esprits que oser soutenir le contraire relève presque de la témérité. ces facteurs sont ainsi absolutisés et accèdent de ce fait à la toute puissance, reléguant aux oubliettes du moins en arrière plan les valeurs comme l'effort, le travail, la compétence, le mérite.


Jules Fotso Kamga
Mardi 21 Septembre 2010

sauvons le cameroun
La génération « école supérieure» qui a gouverné le Cameroun après
l’indépendance, dont on disait qu’elle était limitée intellectuellement
pour véritablement élever le Cameroun vers les cimes qu’il mérite, a cédé
la place depuis 25 ans à la race des « Professeurs Docteurs Ingénieur ».
Mais alors qu’on pensait que le pays allait emprunter le TGV du
développement, il ne s’est jamais aussi mal porté.
Nos docteurs en doctorats, au contraire, donnent du Cameroun aujourd’hui une
image d’Etat idiot, qui ne sait pas où il va, et dans lequel les valeurs
nobles ont disparu. Ceux qui devaient être nos lumières nous ont plongés dans
les ténèbres de la bêtise humaine. Voici une petite palette des tares de ces
abêtisseurs du Cameroun.
Ils ont fait du diplôme une consécration
Ils usent leurs culottes à étudier, ils investissent les amphis d’ici et
d’ailleurs à accroître leur savoir, et ils engrangent de nombreux diplômes,
parfois brillamment. Mais dès qu’ils obtiennent un emploi, ils succombent aux
délices faciles du quotidien, caractérisés par le cycle travail espaces
intermédiaires (circuits, restaurants, auberges)-maison (télé, dodo). Ils
affichent désormais leurs diplômes comme de simples médailles rappelant leurs
exploits scolaires passés. Ils ne lisent presque plus, ils n’apprennent plus,
ils ne se remettent plus en cause, ils ne font plus de la recherche. Les
diplômes leur ont servi à acquérir des strapontins sociaux, un point c’est
tout. Ne leur demandez surtout pas ce qu’ils peuvent apporter au pays avec les
connaissances qu’ils sont supposés avoir acquises, ils ne vous diront rien,
parce qu’ils n’y ont jamais pensé.
Ils ne sont que des consommateurs d’idées
Pour nos docteurs en doctorats, leur rôle se limite à énoncer les
problèmes (et encore !), les solutions venant de là où elles sont conçues
d’habitude. Voyez comment des gens qui sont supposés mieux connaître les
réalités de leur pays, se font dicter les mesures économiques par des jeunes
cadres parfois sans expérience du FMI et de la Banque mondiale ! « Là-bas »
on en est au système LMD à l’université, c’est bon, on l’adopte chez
nous. Et quand quelques-uns d’entre eux essayent de produire de la
connaissance, ils sont carrément raillés, comme le fut Pr. Anomah Ngu avec ses
essais de vaccin contre le VIH/Sida. Seulement, en général, les solutions
fabriquées ailleurs sont inadaptables à notre pays, et comme nos docteurs en
doctorats n’en produisent pas, le résultat est celui que nous vivons.
Ils sont complexés
Un recteur à Douala visitait sa faculté de sciences avec son staff de grands
professeurs, et ce qu’il a relevé de grave c’est que les enseignants ne
s’habillent pas en costume et cravate, de même qu’un grand professeur de
sociologie de passage à l’université de dschang pour la dispense d’un cour
n’a pas manquer de fustiger le mauvais comportement vestimentaire de ses
collègues de cet université qui ne s’habillaient presque pas en costume,
pour lui qui en avaient d’ailleurs une dizaine de costume, il fallait donner
le bon exemple aux jeunes intellectuelles. Et vous voulez que CICAM se porte
bien quand des dirigeants d’une université située dans la chaude capitale
économique du pays imposent des costumes trois pièces comme « tenue décente
» à des enseignants travaillant dans des amphis surchauffés? Parce que chez
les « autres », c’est ça la grande tenue, chez nous aussi ce doit être
pareil. Regardez ces « érudits » dans les débats (façon de parler), et
observez que leur argument massue préféré pour défendre une idée, c’est
«même en France ou aux USA, ça se passe comme ça». Notre pays n’avancera
jamais si nous pensons que ce sont les « autres » qui doivent décider de ce
qui est bon pour nous. Dire que nous pensions que ce complexe était dû à
l’illettrisme !
Ils renient leur savoir pour de la flagornerie
Lorsqu’un linguiste agrégé appelle l’épouse du chef de l’Etat «
Madame la présidente, Son Excellence… », On se demande si on ne rêve pas.
Qui d’autre que le linguiste devait tirer la sonnette d’alarme sur les abus
de langage au Cameroun ? C’est la même surprise désagréable qu’on a
lorsqu’une « sommité » du droit estime qu’on peut retoucher la
Constitution chaque fois qu’on le désire, comme un simple règlement
intérieur d’association. Un « grand » politologue officiant à l’IRIC
s’invite à tous les plateaux TV du Cameroun pour démontrer que la limitation
des mandats présidentiels est « antidémocratique ». C’est grave ! Nos
docteurs en doctorats n’ont plus aucun garde fou dans leur flagornerie à
l’endroit du Prince: même les connaissances sont tronquées pour ces bas
desseins. Pas étonnant que les taux de croissance et de chômage (les chiffres
sur la population aussi) tiennent plus de l’affabulation que de la statistique
réelle. Un pays peut-il avancer quand la science est sacrifiée à l’autel
des lubies de ses dirigeants ?
Ils sont lâches et irresponsables
Leur posture favorite lorsqu’ils font semblant de critiquer le pouvoir en
place, c’est d’imputer tous les maux de notre pays à l’entourage du
président. Couards comme ils sont, ils veulent faire croire aux Camerounais
qu’ils sont gouvernés par Dieu Le Père lui-même (l’infaillible),
simplement parce qu’ils redoutent d’éventuels « coups de tête ». Nos
agrégés en agrégations admettent volontiers qu’ils ne pensent pas, chacun
de leurs actes étant posé « sous la haute impulsion de… ». Aucune de leurs
interventions publiques ne peut s’achever sans qu’ils citent « Le chef de
l’Etat, Son Excellence… ». Quand ils se font interviewer dans leur bureau,
ils font tout pour que la photo de celui qui parle à travers leur bouche
apparaisse à l’image. Or, comme une seule personne ne peut produire des
idées géniales pour tous les secteurs de la vie du pays, on se retrouve dans
une situation où rien n’est fait nulle part. Et flop !
Ils se prostituent dans les sectes et réseaux
Pour accéder à des postes importants et/ou pour se garantir un «
enrichissement scandaleux », nos « longs crayons » adhèrent aux sectes et
réseaux qui pullulent (à découvert depuis l’avènement du Renouveau) dans
notre pays. Malheureusement pour eux, ils ne découvrent le vrai « mode
d’emploi » de ces cercles mystiques et maléfiques que lorsqu’ils sont
déjà à l’intérieur, et les voilà soumis aux pires humiliations : sodomie,
cession d’épouses aux « maîtres » pour besoins sexuels, etc. Ils roulent
carrosse, ils ont l’illusion de posséder un pouvoir puisqu’on se lève à
leur passage, mais comme les prostituées, ils souffrent dans leur chair et leur
psychique. Ils deviennent donc envieux de la liberté et de la tranquillité
d’esprit des simples citoyens, ce qui engendre la méchanceté. Pas question
d’avoir le bien-être social en restant propre, sans endurer les humiliations
comme eux. On comprend ainsi aisément pourquoi le bonheur du peuple est le
cadet de leurs soucis. Mais dites, comment à ce niveau d’instruction nos
docteurs en doctorats ne savent-ils pas que rien sur cette terre ne s’obtient
sans contrepartie
Ils ne sont que des consommateurs d’idées
Pour nos docteurs en doctorats, leur rôle se limite à énoncer les
problèmes (et encore !), les solutions venant de là où elles sont conçues
d’habitude. Voyez comment des gens qui sont supposés mieux connaître les
réalités de leur pays, se font dicter les mesures économiques par des jeunes
cadres parfois sans expérience du FMI et de la Banque mondiale ! « Là-bas »
on en est au système LMD à l’université, c’est bon, on l’adopte chez
nous. Et quand quelques-uns d’entre eux essayent de produire de la
connaissance, ils sont carrément raillés, comme le fut PR Anomah Ngu avec ses
essais de vaccin contre le VIH/Sida. Seulement, en général, les solutions
fabriquées ailleurs sont inadaptables à notre pays, et comme nos docteurs en
doctorats n’en produisent pas, le résultat est celui que nous vivons.
Ils sont complexés
Un recteur à Douala visitait sa faculté de sciences avec son staff de grands
professeurs, et ce qu’il a relevé de grave c’est que les enseignants ne
s’habillent pas en costume et cravate. Et vous voulez que CICAM se porte bien
quand des dirigeants d’une université située dans la chaude capitale
économique du pays imposent des costumes trois pièces comme « tenue décente
» à des enseignants travaillant dans des amphis surchauffés? Parce que chez
les « autres », c’est ça la grande tenue, chez nous aussi ce doit être
pareil. Regardez ces « érudits » dans les débats (façon de parler), et
observez que leur argument massue préféré pour défendre une idée, c’est
«même en France ou aux USA, ça se passe comme ça». Notre pays n’avancera
jamais si nous pensons que ce sont les « autres » qui doivent décider de ce
qui est bon pour nous. Dire que nous pensions que ce complexe était dû à
l’illettrisme !
Ils renient leur savoir pour de la flagornerie
Lorsqu’un linguiste agrégé appelle l’épouse du chef de l’Etat «
Madame la présidente, Son Excellence… », On se demande si on ne rêve pas.
Qui d’autre que le linguiste devait tirer la sonnette d’alarme sur les abus
de langage au Cameroun ? C’est la même surprise désagréable qu’on a
lorsqu’une « sommité » du droit estime qu’on peut retoucher la
Constitution chaque fois qu’on le désire, comme un simple règlement
intérieur d’association. Un « grand » politologue officiant à l’IRIC
s’invite à tous les plateaux TV du Cameroun pour démontrer que la limitation
des mandats présidentiels est « antidémocratique ». C’est grave ! Nos
docteurs en doctorats n’ont plus aucun garde fou dans leur flagornerie à
l’endroit du Prince: même les connaissances sont tronquées pour ces bas
desseins. Pas étonnant que les taux de croissance et de chômage (les chiffres
sur la population aussi) tiennent plus de l’affabulation que de la statistique
réelle. Un pays peut-il avancer quand la science est sacrifiée à l’autel
des lubies de ses dirigeants ?
Ils sont lâches et irresponsables
Leur posture favorite lorsqu’ils font semblant de critiquer le pouvoir en
place, c’est d’imputer tous les maux de notre pays à l’entourage du
président. Couards comme ils sont, ils veulent faire croire aux Camerounais
qu’ils sont gouvernés par Dieu Le Père lui-même (l’infaillible),
simplement parce qu’ils redoutent d’éventuels « coups de tête ». Nos
agrégés en agrégations admettent volontiers qu’ils ne pensent pas, chacun
de leurs actes étant posé « sous la haute impulsion de… ». Aucune de leurs
interventions publiques ne peut s’achever sans qu’ils citent « Le chef de
l’Etat, Son Excellence… ». Quand ils se font interviewer dans leur bureau,
ils font tout pour que la photo de celui qui parle à travers leur bouche
apparaisse à l’image. Or, comme une seule personne ne peut produire des
idées géniales pour tous les secteurs de la vie du pays, on se retrouve dans
une situation où rien n’est fait nulle part. Et flop !
Ils se prostituent dans les sectes et réseaux
Pour accéder à des postes importants et/ou pour se garantir un «
enrichissement scandaleux », nos « longs crayons » adhèrent aux sectes et
réseaux qui pullulent (à découvert depuis l’avènement du Renouveau) dans
notre pays. Malheureusement pour eux, ils ne découvrent le vrai « mode
d’emploi » de ces cercles mystiques et maléfiques que lorsqu’ils sont
déjà à l’intérieur, et les voilà soumis aux pires humiliations : sodomie,
cession d’épouses aux « maîtres » pour besoins sexuels, etc. Ils roulent
carrosse, ils ont l’illusion de posséder un pouvoir puisqu’on se lève à
leur passage, mais comme les prostituées, ils souffrent dans leur chair et leur
psychique. Ils deviennent donc envieux de la liberté et de la tranquillité
d’esprit des simples citoyens, ce qui engendre la méchanceté. Pas question
d’avoir le bien-être social en restant propre, sans endurer les humiliations
comme eux. On comprend ainsi aisément pourquoi le bonheur du peuple est le
cadet de leurs soucis. Mais dites, comment à ce niveau d’instruction nos
docteurs en doctorats ne savent-ils pas que rien sur cette terre ne s’obtient
sans contrepartie
Ils sont tribalistes
La déclaration des « élites » du Mfoundi après les émeutes de février
2008 au Cameroun en est une illustration forte, qu’il n’est point besoin de
commenter. Dès que nos « savants » sont nommés à des fonctions de pouvoir
sur le plan national, ils courent festoyer au village natal. Comme pour dire
qu’ils sont ministres, députés, recteurs, DG ou autres pour leurs frères du
village. Ils soutiennent sans honte l’injuste système des « équilibres
régionaux » au détriment de la compétence, y compris dans les examens et
concours, et lors des recrutements et nominations à des postes de
responsabilité. Ainsi, « the right man at the right place » est purement une
vue de l’esprit au Cameroun, et l’évolution à reculons du pays est une
conséquence logique il y a qu’a voir le titre de l’ouvrage écrit par
Charles Atéba Eyene qui se réclame être un homme d’action : Les paradoxe du
pays organisateurs. Pour comprendre cette réalité spécifiquement propre au
Cameroun.
Ils sont menteurs et fourbes
Quand on affirme, pince-sans-rire, devant les caméras de télévisions que
les morts lors des émeutes de février 2008 doivent leur triste sort aux
bagarres entre casseurs et pilleurs qui ne s’entendaient pas lors du partage
du butin de leurs forfaitures ; ou lorsqu’on déclare triomphalement qu’il y
a eu « zéro mort » à Bamenda pendant les années de braise, alors que des
personnes sont mortes sous les balles des forces de l’ordre, c’est grave.
C’est grave parce qu’on est parent d’enfants, et même (hélas !)
enseignant, donc celui qui est supposé dire aux jeunes que le mensonge est un
vice. Le mensonge a tellement été banalisé dans notre pays par ceux qui ont
la charge de sa gestion, que le terme « politique » est désormais synonyme de
« mensonge ». Vous vous rendez compte qu’on a donné des quitus de « bonne
gestion » pendant des années à des DG d’entreprises étatiques, alors
qu’ils étaient en train de piller et tuer ces structures ? SNEC, CAMAIR,
CAMTEL, ONCPB, CNR, la liste est longue des entreprises mortes au Cameroun à
cause du mensonge et de la fourberie de nos « experts ».
Ils sont amnésiques Au début des années 1990, beaucoup de nos « érudits
» sont montés au créneau pour dire que le Cameroun n’était pas encore
prêt pour le multipartisme. Quelques semaines plus tard, les mêmes revenaient
sans honte expliquer la justesse du choix du chef de l’Etat de promulguer les
lois qui consacrent le multipartisme. En 1996, ils ont envahi les médias pour
présenter la nouvelle Constitution comme un modèle du genre en matière de
démocratie. Il n’y avait mieux nulle part : motions de soutien, marches
triomphales. Aujourd’hui, voici les mêmes qui reviennent, toute honte bue,
décrier « l’une des meilleures constitutions du monde ». Que dire de ce
professeur qui, plus jeune, avait vécu des grèves d’élèves au lycée à
Bonabéri et à l’université de Yaoundé, qui vient appuyer la thèse de la
manipulation des jeunes dans leurs récentes revendications. Il n’y a donc que
la jeunesse du Cameroun qu’il faut manipuler pour qu’elle réalise qu’elle
a faim ? Au Burkina, au Sénégal et ailleurs, les jeunes sont donc plus «
mûrs » qu’au Cameroun ! Une telle amnésie ambiante confine notre pays à
l’éternel recommencement, donc à la stagnation et au recul.
Ils sont faibles et manipulables
Il n’y a pas longtemps, on a dit aux Professeurs Docteurs Ingénieur du
Cameroun qu’il fallait devenir chef de village pour montrer qu’on «
maîtrise » une portion de la population, et obtenir ainsi une meilleure part
du gâteau national. Alors ça a été la ruée vers les chefferies dans les
villages du pays : quand on était vraiment éloigné de la famille régnante,
on mettait sa fortune à contribution pour porter au trône « sa » personne.
L’autorité traditionnelle a été fragilisée, décrédibilisée.
Demandez à ces trouillards de marcher à quatre pattes en invoquant de «
hautes instructions », et ils vont faire mieux : ils vont ramper. De petits «
indics » leur extorquent ainsi de fortes sommes d’argent sous prétexte de
pouvoir faire avancer leur dossier en haut lieu. Le plus grave c’est que des
maîtres d’EPS et de petits informaticiens conçoivent des slogans et des
arguments ridicules, et nos « profs » les répètent comme des perroquets.
Etre allé à l’école si longtemps pour n’être que des marionnettes,
c’est triste. Malheureusement l’incidence de cette réalité n’est pas
qu’individuelle ; le Cameroun en pâtit, car ces grands diplômés qui nous
dirigent sont tout autant manipulables par les étrangers. Et nos entreprises,
même de souveraineté, sont bradées ; les marchés et contrats de dupes en
notre défaveur sont légion.
Ils sont corrompus et voleurs
Jadis, on identifiait les gens qui avaient «beaucoup lu» par leur
détachement pour les biens matériels. Ils ne rêvaient que de reconnaissance
pour leurs performances dans leur domaine de connaissance. Aujourd’hui, les
super diplômés rêvent de grosses voitures, de châteaux, et de comptes
bancaires obèses. Même au sein des universités, on voit comment ils se
battent comme des chiffonniers pour décrocher des «missions juteuses». Quand
vous circulez dans nos grandes villes, on vous montre les immeubles construits
par, tel agrégé, ou tel expert avec l’argent volé à l’Etat. On s’est
même servi de l’argent destiné à stopper l’expansion du VIH/SIDA pour
bâtir de colossales fortunes. Si la lutte contre la corruption et les
détournements étaient réels dans notre pays, aucune université au monde
n’aurait une plus forte concentration de
Professeurs-Docteurs-Ingénieurs-Experts que nos prisons. Conséquence, comme
ceux qui devaient avoir assez de distance avec le quotidien pour penser le
devenir du pays sont absorbés par la recherche des gains faciles, le Cameroun
est sur pilotage automatique.
Il faut préciser que les tares relevées ici ne sont pas exhaustives. Ce
qu’il y a de plus inquiétant, c’est que cette race de « docteurs en
doctorats » sans consistance est en train de se renouveler, ce qui est normal,
puisque beaucoup d’entre eux sont assez cyniques pour continuer à enseigner.
Une des preuves de ce nivellement par le bas est le comportement des moto
taximen : ils sont discourtois, imprudents, ils ignorent le code de la route,
pourtant on nous dit qu’ils sont en grande partie titulaires de licences et de
maîtrises.
Alors, quand les grands diplômés d’un pays donnent une telle image
d’ignorance de la vie en société, il y a de quoi croire que le peuple dont
ils sont supposés être les « éveilleurs de consciences » est d’une
idiotie proverbiale. Heureusement que cette déduction ne résiste pas à
l’affirmation de cette grand-mère qui disait toujours qu’il y a
l’intelligence de l’école, et il y a aussi l’intelligence humaine tout
court qui ne se mesure pas au nombre de diplômes. Il n’y a donc pas lieu de
désespérer du Cameroun, car un pays ne se construit pas uniquement avec des
agrégés, et les couches moyennes qui portent le pays à bout de bras, sont en
train d’apprendre à satiété ce qu’il ne faut surtout pas faire si on veut
faire avancer un pays. Expérience qu’elles mettront à profit lorsque
l’alternance se fera dans la manière de penser et de conduire le Cameroun.
Au vu de ce qui précède la jeunesse camerounaise doit elle se contenter de
fuir ou de rester inerte?
Depuis quelque temps déjà je rêve, d’un nouveau Cameroun ou il fera bon
vivre et pour ce faire il faudrait que les jeunes s’engagent résolument dans
ce combat qui celui tout les camerounais : la transparence dans les élections,
la lutte contre la corruption, la démagogie…
Le Cameroun est devenu un pays ou les jeunes ne rêvent plus, ils font des
cauchemars dans lesquelles ils se voient dans quelques années plus pauvres que
leurs parents. Voila ce qui explique le flux important des immigrations. Ces
jeunes camerounais vont par milliers chercher ce qu’ils n’ont pas pu avoir
dans leur propre pays.
Mais que fera cette jeunesse camerounaise dynamique et travailleuse
lorsqu’un gouvernement qui a échoué leur demandera de lui redonner une autre
chance en maintenant leur leader (le prince) au pouvoir en 2011 ? « Let and see
».
2011 devrait être l’année du rêve, l’année où nous retrouverons le
goût de vivre dans notre pays
2011 être l’année du nouveau départ d’une génération montante qui se
servira des erreurs des aînées pour réaliser des changements.
En 2011, les progrès scolaires doivent être assurées, il faudra revoir les
programmes, véritable creuset de la culture et d’éducation que nous voulons
inculquer à nos enfants, car l’éducation est sans aucun doute le point de
départ d’une civilisation ; du primaire à l’université, il faudra
rénover le système éducatif camerounais.
En 2011, il faudra réorganiser l’audio visuel, la presse, en leur octroyant
plus de liberté dans l’exercice de cette fonction qui à le quatrième
pouvoir ; il faudra lutter contre la corruption dès la racine en inculquant a
nos enfants des vrais valeurs sociales, il faudra aussi de l’équité dans le
système économique…
Bref le cameroun doit entrer en chantier en 2011, pour une reconstruction tant
au niveau matériel (routes, villes, écoles, hôpitaux…) qu’au niveau
spirituel et morale.
KENNEDY (JFK) disait : « ne vous demandez ce que votre pays a fait pour vous,
demandez vous ce que vous avez fait pour votre pays ».


Mardi 21 Septembre 2010


Commentaires

1.Posté par ndikitole le 21/09/2010 14:33 | Alerter
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Pauvreté, misère, charité des pays du nord et élections... La culture camerounaise en question!

Honnêtement, je pense que mon beau et grand pays le Cameroun est victime d'une manipulation cynique et odieuse sur la définition même de la notion de culture.

Contrairement à la croyance populaire soigneusement entretenue et divulgée par une certaine élite intellectuelle et autres ' hommes de culture ', la CULTURE d'un peuple dans le sens premier du terme se définie comme un ensemble de mécanismes, systèmes et structures mis en place afin d'assurer et de garantir pleinement l'ALIMENTATION, la PROTECTION et partant le BIEN-ETRE d'une population donnée.
Il nous apparaît donc d'après cette définition que la CULTURE d'un peuple est la fondation, la base, la colonne vertébrale sur laquelle se construit tout modèle de société dite évoluée.
La CULTURE serait donc la résultante d'une élaboration cognitive supérieure qui tiendrait en compte la notion de SENTIMENT COMMUN, de SOLIDARITE et d'ALTRUISME.
Cela étant il est important de remarquer ici que la CULTURE est le domaine exclusivement reservé des êtres humains car seuls ceux-ci possèdent les capacités intellectuelles,morales et physiques leurs permettant de tranformer leur environnement social, économique et politique en fonction des circonstances ponctuelles.
Bien entendu le côté artistique de la culture que nous connaissons tous ( musique, chants, danses, art plastique, art culinaire, littérature .....bref notre patrimoine culturel ) a pour objectif à travers de l'art, la recherche, la poursuite, l'appui et l'atteinte de cet objectif HUMAIN, JUSTE et NOBLE.
Des études anthropologiques comparatives récentes ont pu établir formellement qu'il existe une corrélation logique entre niveau de développement d'un peuple et culture d'un peuple ( ce qui expliquerait par exemple en grande partie les grandes réussites sociales, économiques et politiques enregistrées ces dernières années dans plusieurs pays du sud-est asiatique et plus proche de nous des pays comme le Botswana ou l'île Maurice; lesquels rappellons le dans les années 60 se situaient à la même échelle que la plupart des pays africains.
Au regard du contexte économique, politique et social dans lequel se trouve le Cameroun, la question logique qui nous vient à l'esprit serait de savoir: En quoi consiste la culture camerounaise? Quel est notre héritage culturel? ( à ne pas confondre avec patrimoine culturel ) car la culture camerounaise telle que nous la connaissons aujord'hui ( improvisation généralisée à tous les niveaux de la société et de l'appareil étatique, mendicité quasi endémique, népotisme, gabégie généralisée de ses dirigeants, tribalisme à outrance, corruption, détournements, médiocrité totale... ) n'apportera de toutes façons que désolation pour le peuple, et consolidera notre position de peuple et de nation immature, incapable de résoudre ses problèmes les plus élémentaires; confortant ainsi notre situation de dépendance de l'aide humanitaire et confirmant ainsi tous les préjugés existants sur les africains
Initiez un débat franc, ouvert et direct sur notre culture nous aiderait certainement à avancer sur la bonne direction.
Car ce ne sont pas les plus de 200 pseudo-partis politiques, les simulacres d'élections démocratiques organisées tous les 5 et 7 ans, les aides alimentaires de la communauté internationale, encore moins la cinquantaine de ministres, la cinquantaine de vice-ministre et autre cinquantaine de secrétaire d'état (effectif de membres de gouvernement le plus élevé du monde ! ) .... qui nous aiderons à sortir de la misère materielle et morale dans laquelle nous nous trouvons.
Imaginez un peu le nombre de projets sociaux, le nombre de plantations agricoles, le nombre d'exploitations avicoles que l'on pourrait mettre en place en réduisant un peu cet effectif pléthorique de ministres, vice-ministres et autres secrétaires d'état .
Cela nous éviterais par exemple d'importer pour notre consomation nationale les pattes de poules qui sont les ordures des abattoirs européens. Cela nous eviterait aussi de nous presenter chaque annéee à la tribune des Nations Unies avec le mème discours degoûtant, repetitif et humiliant sur les aides que doivent nous donner les autres pays du monde poru pouvoir enfin nourrir , soigner et éduquer nos enfants.

L'ABSENCE REELLE DE BASE CULTURELLE solide justifierait pour ainsi dire tous les comportements INSTINCTIFS et PRIMITIFS observés dans toutes les couches de la société où chacun se bat avec les moyens dont il dispose et où tous les coups sont permis pour garantir la protection, l'alimentation et un bien-être relatif pour sa famille et son clan.
Le SALUT DU CAMEROUN EN CE DEBUT DU 21·siècle PASSERA ABSOLUMENT PAR LA REDEFINITION ET l'APPLICATION DE LA NOTION DE CULTURE .
La culture nous ne cesserons de le dire constitue l'élement distinctif d'un peuple, ' la carte de visite d'une nation'.
Une nation sans ossature culturelle établie se maintient grâce à un régime autoritaire qui se déguise avec tous les attributs de la démocratie, poussant le ridicule à son maximun et n'hésitant pas à se proclamer ' démocratie avancée ' espérant ainsi singer les pays de grande tradition démocratique.
Il y a quelques années, je suivais avec beaucoup d'interêt la ' dispute de clochers ' entre deux figures symboliques de la ' culture camerounaise ' : le ministre de la culture du Cameroun ( fonction ) Ferdinand Oyono et le grand artiste camerounais de renommée internationale ( profession ) Manu Dibango; malheusement ce fût une grande et belle occasion ratée de pouvoir enfin initier un débat d'idées de fond sur la question de la culture camerounaise; les deux protagonistes s'étant limités à des considérations d'ordre personelles, égoïstes et matérielles.
Pour terminez un mot sur la civilisation qui est l'application matérielle et technique de la culture d'un peuple. Ainsi donc sans culture, il n'y a pas de civilisation et sans civilisation il n'y a pas de developpement du peuple dans le sens le plus large du terme.
L'avenir du Cameroun et partant de l'afrique au sud du sahara en géneral passera par la redéfinition et l'application du CONCEPT DE LA CULTURE, car tout ce que nous intentons de faire actuellement n'est que ' cirque et cinéma '. Autrement dit ! la situation critique que traverse mon pays le Cameroun n'est pas une question de personne. ' L'homme-lion ' disparaîtra bien un jour comme en leur temps disparurent ' l'Homme-léopard ', 'L'homme-crocodile, L'homme elephant '...
Bien que les conditions de passation de relais demeurent entourer d'une mystérieuse nébuleuse et tenant en compte que la nature a horreur du vide; il sera immediatement remplacé par exemple par ' l'Homme-crabe ' ou par ' l'Homme- panthère ' ou par ' l'homme-zébu '... et le cycle infernal d'injustice, de pauvreté, de misère, de condition d'assistés permanents comme une malédiction divine impitoyablement, inexorablement suivra son cours.


à suivre...
Florent Bassomben
Ingenieur diplômé en techniques de television
University of applied sciences Wiesbaden ( Allemagne )

2.Posté par yvon le 09/11/2010 17:12 | Alerter
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@ Ndikitole

Je m`appelle Yvon, je suis ton fils, si tu peux entrer en contact avec moi le plus tot possible ce serait bien !

3.Posté par eva le 16/03/2012 19:45 | Alerter
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donc tu vis?

4.Posté par LISA le 31/03/2012 20:09 | Alerter
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C EST PAS POSSIBLE IL EST VIVANT...houra

5.Posté par LISA le 31/03/2012 20:14 | Alerter
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pourquoi?TU TE CACHES HEIN?

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