Quand le mensuel VSD compare la SNCF à l'Etat islamique  20/11/2019

Quand le mensuel VSD compare la SNCF à l'Etat islamique
























Dans sa dernière édition, le mensuel VSD livre un édito fustigeant la grève des salariés de la SNCF contre la réforme des retraites, annoncée pour le 5 décembre. Une comparaison douteuse qui a fait réagir le transporteur ferroviaire.

«La SNCF utilise les salariés en France comme Daesh utilise les femmes et les enfants en boucliers humains en Syrie», peut-on lire en gros caractères rouges dans l’éditorial que le directeur du mensuel VSD s’est oublié à commettre dans sa livraison datée de novembre.

La rengaine des grévistes preneurs d’otage est loin d’être une nouveauté, mais la comparaison avec les coupeurs de têtes de l’organisation terroriste responsable de milliers de morts semble – heureusement – inédite.

Elle a fait sortir de ses gonds la SNCF, qui a annoncé le 20 novembre l’ouverture d’une action en référé sur le fondement de l'injure. «On ne pouvait pas rester sans réaction face à ces propos odieux», explique un responsable de communication du transporteur ferroviaire national cité par l’AFP. La CGT-Cheminots avait appelé dès le 18 novembre la direction «à réagir et à engager des suites juridiques à ce dénigrement inqualifiable», dénonçant avec ironie, dans un communiqué, un «édito plein de profondeur et tout en mesure».

«Le droit de grève est un droit acquis de hautes luttes par les salariés de notre pays, il n'entraîne pas la mort, il ne cherche pas la terreur. Il permet d'exprimer des revendications pour la satisfaction desquelles les salariés sacrifient une partie de leur salaire», avait ajouté le premier syndicat de la SNCF.

Réaction indignée du nouveau président de la SNCF Jean-Pierre Farandou, entré à la SNCF en 1981 comme chef de gare à Rodez (Aveyron) et président du directoire depuis le 1er novembre, a lui aussi réagi, déclarant dans le bulletin électronique de communication interne du groupe : «L’injure et la calomnie vis-à-vis de la SNCF et de ses agents sont inacceptables. Dans ce cas précis, cette comparaison est tout simplement scandaleuse. Face au dénigrement et aux insultes, je serai toujours là pour défendre l’honneur et l’intégrité des cheminots et de la SNCF.»

Apparemment peu conscient de l’énormité de ses propos, Georges Gohsn, directeur de la publication de VSD, en a remis une couche, en se disant selon l’AFP «étonné» de la démarche d’Agnès Ogier, la directrice de la communication de la SNCF, et en estimant qu’elle l’avait entreprise «sans doute pour faire la belle auprès des syndicats avec qui la direction négocie».


https://francais.rt.com/france/68143-quand-le-mensuel-vsd-compare-sncf-a-daesh


Commentaires

1.Posté par saidab le 21/11/2019 15:19 | Alerter
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Booofffff ! Du verbiage provocateur dans le vent. Comme si les salariés de la SNCF n'étaient pas LA SNCF ! Une question de prédisposition spirituelle : on distingue bien le corps de l'esprit ... ça permet de traiter les deux comme des parties indépendantes, de dissocier l'être pensé par autrui de l'être ressenti par lui-même, et ainsi de le déposséder de sa réalité temporelle, sur laquelle il peut agir, au bénéfice d'une virtualité conceptuelle sur laquelle il n'a pas de prise.

Pourquoi pensez-vous que les sociétés les plus progressistes soient aussi les sociétés les plus immorales, les plus perturbées psychiquement, les plus dévastatrices à l'échelle du globe terrestre ? Parce que leurs pensées les rendent capables d'annuler la réalité dans leurs consciences. Ainsi ne voient-ils pas les conséquences de leurs actions, ni les implications pour eux-mêmes de leurs projets funestes.

"En toute logique comportementale si, pour préserver ma position dominante, je n'exclus pas la terreur, c'est que je manque de conscience de moi, et des risques que je cours en pratiquant la terreur. Que je suis étanche, imperméable au questionnement et au remord. Que je n'ai la capacité ni d’apprendre de mon expérience ni de faire des déductions. Ni par conséquent de choisir de façon intuitive ou délibérée ce qui me fait du bien plutôt que ce qui ne peut que me faire du mal." https://www.alterinfo.net/UNE-HAINE-SANS-OBJET%C2%A0_a130547.html

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