Procès Merah: le renseignement français voulait recruter le futur tueur jihadiste  16/10/2017

Procès Merah: le renseignement français voulait recruter le futur tueur jihadiste











Un ancien responsable du renseignement français a raconté lundi devant la justice que sa direction avait envisagé de recruter le jihadiste Mohamed Merah un mois avant qu'il ne tue sept personnes dont trois enfants juifs en mars 2012 dans le sud de la France.

L'ex-chef du renseignement intérieur à Toulouse (sud) a fait cette déclaration devant la cour d'assises de Paris, où comparaît le frère du jihadiste, Abdelkader Merah, pour complicité dans les assassinat commis à Toulouse et Montauban (sud).

C'est après un voyage de Mohamed Merah au Pakistan, entre août et octobre 2011, que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait voulu voir le jeune Toulousain pour parler de son parcours afghan.

Le jeune homme, fiché comme son frère Abdelkader par les services depuis 2006, avait déjà fait l'objet d'une enquête après son arrestation le 22 novembre 2010 à Kandahar par la police afghane.

Convoqué le 14 novembre pour un "débriefing préventif", Mohamed Merah est alors interrogé par deux spécialistes parisiens. Mais rien de suspect ne ressort des deux heures trente d'entretien.

"Son caractère dangereux n'est pas paru évident. Il leur a semblé naturel et ils ont jugé que l'on pouvait s'orienter, compte tenu de son esprit curieux et voyageur, vers un recrutement", a expliqué à l'audience le policier, précisant que le terme alors utilisé était celui "d'approche".
"Je n'étais pas choqué" par cette réaction mais "j'étais en désaccord complet" avec leur analyse Je n'imaginais pas approcher Mohamed Merah sans une judiciarisation" préalable. "Il fallait crever l'abcès" car "il restait trouble", a-t-il expliqué.

Les Parisiens emportent le dossier et promettent une note d'expertise qui sera remise le 21 février 2012, un mois avant le premier assassinat de Mohamed Merah.
Il y est notamment écrit: "Mohamed Merah a un esprit ouvert, malin. Il n'entretient aucune relation avec un réseau terroriste, il a un profil voyageur". La note se conclut par une demande de vérification de la fiabilité de Merah. "Mon refus a été net et catégorique et j'en ai fait part à ma hiérarchie", a commenté le témoin.

Après deux assassinats de militaires et une tentative d'assassinat le 15 mars 2012, l'ex-patron du renseignement toulousain explique avoir alerté sa hiérarchie à plusieurs reprises de sa conviction qu'il s'agissait d'un acte jihadiste.

Il donne les noms de douze suspects potentiels dont celui de Mohamed Merah, mais il n'est pas écouté, la piste d'un acte commis par un groupe d'extrême droite étant alors privilégiée.
Il faudra attente les quatre assassinats de l'école juive de Toulouse le 19 mars pour que la piste salafiste soit enfin prise au sérieux.

https://www.lorientlejour.com/article/1078545/proces-merah-le-renseignement-francais-voulait-recruter-le-futur-tueur-jihadiste.html

Commentaires

1.Posté par oh-daz le 16/10/2017 18:04 | Alerter
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Ce pauvre gars était salafiste tout comme moi je suis sherpa...

2.Posté par Zaheer le 16/10/2017 19:45 | Alerter
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Les faussaires fossoyeurs n'ont pas fini d'envoyer des gerbes sur les personnes qu'ils ont assassinés.
Ça les arrangent que les morts ne parlent pas...

3.Posté par AS le 17/10/2017 14:41 | Alerter
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foutage de gueule, il bossait pour la police via le capitaine de police hassane loubane

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