Missiles de l'armée française en Libye: Tripoli réclame des explications «urgentes» à Paris  12/07/2019

Missiles de l'armée française en Libye: Tripoli réclame des explications «urgentes» à Paris
























Le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, a demandé jeudi des explications « urgentes» à Paris, après que la France a reconnu que des missiles découverts dans un QG du maréchal Khalifa Haftar près de Tripoli lui appartenaient.

Dans une lettre, Mohamad Tahar Siala, ministre des Affaires étrangères du Gouvernement libyen d'union nationale de Fayez el-Sarraj, a demandé à son homologue français, Jean-Yves Le Drian, «d'expliquer de manière urgente le mécanisme par lequel les armes françaises découvertes à Gharyan sont parvenues aux forces de Haftar, quand ont-elles été livrées et comment?», selon un communiqué du ministère cité par l'AFP.

M. Siala a également souhaité connaître «les quantités d'armes» qu'aurait fournies la France au maréchal Haftar, et «dont l'existence [en Libye] contredit les déclarations du gouvernement français... de soutien au GNA, comme seul reconnu internationalement» .

Des Javelin appartenant à l'armée française

La France a admis mercredi que des missiles découverts dans une base des forces du maréchal Haftar près de Tripoli lui appartenaient, tout en réfutant les lui avoir fournis.

«Les missiles Javelin trouvés à Gharyan appartiennent effectivement aux armées françaises, qui les avaient achetés aux Etats-Unis» , a déclaré mercredi le ministère français des Armées, confirmant d'embarrassantes révélations du New York Times.

Le quotidien américain avait attribué mardi à la France la propriété de quatre de ces missiles américains antichar, découverts par les forces loyales au GNA à Gharyan, ville reprise fin juin au maréchal Haftar à 100 km de Tripoli. L'homme fort de l'Est libyen a lancé le 4 avril une offensive sur la capitale.

«Ces armes étaient destinées à l'autoprotection d'un détachement français déployé à des fins de renseignement en matière de contreterrorisme» , a détaillé le ministère des Armées, ainsi forcé de confirmer la présence de forces françaises sur le territoire libyen.

Ces munitions, «endommagées et hors d'usage» , étaient «temporairement stockées dans un dépôt en vue de leur destruction» et «n'ont pas été transférées à des forces locales», assure Paris qui se défend de les avoir fournies aux troupes de Haftar, sans pour autant expliquer comment elles ont fini sur cette base.
La France et Haftar

La France reconnaît avoir apporté du renseignement au maréchal Haftar dans l'Est et le Sud mais réfute tout soutien militaire dans son offensive contre Tripoli.

En 2016, trois militaires avaient péri lors d'une mission de renseignement dans l'Est.

En dépit d'un embargo de l'ONU, des livraisons d'armements continuent d'affluer des deux côtés, faisant peser la menace d'une guerre par procuration entre puissances régionales.

Depuis le début de l'offensive de Haftar le 4 avril, Les combats aux portes de la capitale libyenne ont fait 1.048 morts, dont 106 civils, et 5.558 blessés, dont 289 civils, selon un dernier bilan mardi de l'Organisation mondiale de santé.

Missiles français en Libye: Les armes n'étaient «pas entre des mains libyennes», assure Paris

Si la France a reconnu en être le propriétaire, les missiles découverts dans un QG du maréchal Khalifa Haftar, près de Tripoli, n’étaient « pas entre des mains libyennes », a assuré la ministre française des Armées, Florence Parly, ce vendredi sur Franceinfo.

« Les propos que l’on peut lire ici ou là sur le fait que ces missiles étaient entre les mains libyennes sont des propos tout à fait faux, ce n’était pas le cas », a-t-elle affirmé, alors que le Gouvernement libyen d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU, a demandé jeudi soir des explications « urgentes » à Paris.
Le gouvernement libyen réclame des explications

La ministre n’a pas expliqué pourquoi il était « faux » d’affirmer que les missiles étaient « entre les mains libyennes », alors que toutes les parties reconnaissent qu’ils ont été retrouvés dans un QG du maréchal Haftar.

Dans une lettre, le ministre des Affaires étrangères du GNA, Mohamad Tahar Siala, a demandé à son homologue français, Jean-Yves Le Drian, « d’expliquer de manière urgente le mécanisme par lequel les armes françaises découvertes à Gharyan sont parvenues aux forces de Haftar, quand ont-elles été livrées et comment ? », selon un communiqué du ministère.
Des missiles « stockés dans un endroit » pour y être détruits

« Ils n’ont jamais été transférés à quiconque, ils n’avaient qu’un seul usage prévu, c’était de contribuer à la protection d’éléments français qui faisaient du renseignement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », a répliqué vendredi la ministre française, en faisant valoir qu'« il y a eu en Libye de nombreuses attaques de Daech, y compris de façon très récente ».

« Ces missiles ont été mis hors d’usage, ils étaient donc stockés dans un endroit qui était destiné à permettre leur destruction », mais « pour des raisons qui tiennent aux événements qui se déroulent en Libye, ces missiles n’ont pas pu être détruits à temps », s’est justifiée la ministre française. Le New York Times avait attribué mardi à la France la propriété de quatre de ces missiles américains antichar, découverts par les forces loyales au GNA à Gharyan, ville reprise fin juin au maréchal Haftar à 100 km de Tripoli. L’homme fort de l’Est libyen a lancé le 4 avril une offensive sur la capitale.
La France a apporté des renseignements au maréchal Haftar, mais pas de soutien militaire

Dans sa lettre, le ministre des Affaires étrangères du GNA Mohamad Tahar Siala a également souhaité connaître « les quantités d’armes » qu’aurait fournies la France au maréchal Haftar, et « dont l’existence [en Libye] contredit les déclarations du gouvernement français (…) de soutien au GNA, comme seul reconnu internationalement », a-t-il dit.

La France reconnaît avoir apporté du renseignement au maréchal Haftar dans l’Est et le Sud mais réfute tout soutien militaire dans son offensive contre Tripoli. En 2016, trois militaires français avaient péri lors d’une mission de renseignement dans l’Est. En dépit de l’embargo, des livraisons d’armements continuent d’affluer des deux côtés, faisant peser la menace d’une guerre par procuration entre puissances régionales.

https://fr.sputniknews.com/international/201907121041649296-missiles-de-larmee-francaise-en-libye-tripoli-reclame-des-explications--urgentes--a-paris/
https://www.20minutes.fr/monde/2562703-20190712-missiles-francais-libye-armes-entre-mains-libyennes-assure-paris

Commentaires

1.Posté par oh-daz le 12/07/2019 10:22 | Alerter
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Tous ceux qui .." réclame des explications «urgentes» ..." sont des clowns ou des hypocrites; ou alors les deux...car
ce sont ces mêmes qui ont aidés et applaudis la france lorsqu'elle est venue mettre la Libye a feu et a sang en la
""libérant"" de Kadhafi...

2.Posté par Saber le 12/07/2019 22:42 | Alerter
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Les daechiens accompagnés de Clinton la folle dingue qui ont détruit le pays. Qu'ils soient maudits jusqu'au jour dernier.

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