Les propos de Macron sur le «pognon de dingue» que coûteraient les allocations suscitent un tollé  13/06/2018

Les propos de Macron sur le «pognon de dingue» que coûteraient les allocations suscitent un tollé














Dans une vidéo diffusée par sa conseillère en communication, le président prépare son discours aux dirigeants de mutuelles. Le passage sur le «pognon de dingue» que coûtent selon lui les minima sociaux a indigné, tant à gauche qu'à droite.

«On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens sont quand même pauvres», s'est indigné ce 12 juin Emmanuel Macron, dans une vidéo diffusée sur le compte Twitter de sa conseillère en communication, Sibeth Ndiaye‏. Les mots du président de la République, en train de répéter le discours qu'il devait tenir ce 13 juin à la Mutualité devant des dirigeants de mutuelles, ont choqué une grande partie de la classe politique française.




Le Parti socialiste et la France insoumise fustigent les «cadeaux» d'Emmanuel Macron aux «riches»

«Un président ne devrait pas dire ça», a par exemple jugé sur RFI Valérie Rabault, la chef de file des députés du Parti socialiste (PS) à l'Assemblée nationale, dans une référence au célèbre ouvrage sur François Hollande, publié dans la dernière année de son quinquennat. «Les propos et le ton [ne sont] pas adaptés à un président de la République française», a-t-elle ajouté.

«Macron flatte les égoïsmes et surfe sur les clichés – les pauvres ne font pas d’efforts, trop d’aides – afin de promouvoir une politique libérale qui ne fera qu’accroître la détresse et pauvreté», a également dénoncé le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure.




«Le CICE coûte un "pognon de dingue" (20 milliards), ne crée pas d'emploi, mais curieusement, Macron ne juge pas qu'il "déresponsabilise" et n'envisage pas de le supprimer», a pointé du doigt le communiste Ian Brossat, adjoint du maire de Paris en charge du logement.




Le leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, s'est lui aussi indigné : «Monsieur Macron, ce qui coûte un "pognon de dingue", c’est vous et vos cadeaux aux ultrariches. Il y a une solution simple pour en finir avec la pauvreté. Elle s’appelle le partage des richesses. Vous faites exactement l’inverse.»




Le député insoumis Adrien Quatennens s'est demandé ironiquement si le chef d'Etat, en évoquant le «pognon de dingue» que l'Etat dépense, n'entendait pas annoncer la fin de «tous les cadeaux faits aux riches sans contrepartie».




Les Républicains et le Rassemblement national unis dans la condamnation

A droite aussi, les propos d'Emmanuel Macron ne passent pas. «On est dans la continuité du "sans-dents" de François Hollande, avec la théâtralisation en plus», a pour sa part fustigé la porte-parole de Les Républicains (LR) Laurence Sailliet sur BFM TV. «Stop au mépris macroniste ! Stop à l’acharnement sur les plus faibles !», a lancé sur Twitter la porte-parole du parti Lydia Guirous.




Pour le vice-président de LR, Guillaume Peltier, interrogé sur LCP, ce qui coûte «un pognon dingue», c'est «tous les cadeaux qu'Emmanuel Macron fait aux puissants !».

«Ce qui coûte un "pognon de dingue", ce n'est pas l'aide aux Français modestes, mais ce que l'on verse chaque année à l'Union européenne, l'AME, les "mineurs" étrangers isolés, ou encore la fraude sociale et fiscale contre lesquelles on ne lutte pas sérieusement !», s'est similairement emporté le vice-président du Rassemblement national (RN, ex-Front national) Steve Briois.




Par ailleurs, le président des Patriotes, Florian Philippot, a osé un parallèle entre l'argent octroyé pour les aides sociales et celui accordé, selon lui, aux «copains du CAC 40».




La ministre du Travail Muriel Pénicaud a défendu ce même jour le chef de l'Etat sur France Info. Selon elle, Emmanuel Macron s'est exprimé dans un «langage parlé, de sincérité», en expliquant au sujet des minima sociaux qu'il avait expliqué par là «quelque chose d'essentiel, qu'il vaut mieux prévenir que guérir».

https://francais.rt.com/france/51570-propos-macron-sur-pognon-dingue-allocations-tolle-droite-gauche

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