| bbc arabic - Le vice-ministre des Affaires étrangères israélien, Dani Ayalon, a démenti s’être excusé à l’ex-directeur des renseignements saoudien, l’émir Turki al-Fayçal avant une poignée de main rare entre les deux hommes lors d’une conférence à Munich. Al-Fayçal a dit avoir serré la main de Danny Ayalon après que ce dernier lui ait présenté ses excuses suite à l’humiliation qu’il a infligée à l’ambassadeur turc dans son pays. Un communiqué issu du bureau du vice-ministre des Affaires étrangères israélien a toutefois précisé "que celui-ci n’a pas présenté d’excuses au prince saoudien". Et d’ajouter : "pour ceux qui n’ont pas pris part à la conférence, nous leur proposons de voir l’enregistrement pour se rendre compte de ce qui s’est passé". Al-Fayçal a, toutefois, souligné qu’il a serré la main à Ayalon après que ce dernier lui ait reproché de l’avoir empêché de prendre place dans la tribune dans l’une des séances de la conférence. L’émir saoudien a affirmé par la suite que "la poignée de main ne signifie en rien une reconnaissance d’Israël par l’Arabie saoudite". Et de préciser dans un communiqué : "il ne faut pas mal interpréter ce fait ou le sortir de son contexte (…) ma forte opposition à Israël et ma condamnation des politiques israéliennes demeurent les mêmes". Al-Fayçal a expliqué que "cette poignée de main est intervenue après que le vice ministre israélien se soit ouvertement opposé à mon refus de s’asseoir à ses côtés lors de l’une des séances de la conférence internationale sur la sécurité à Munich", un forum mondial rassemblant les responsables de défense, de sécurité et des affaires diplomatiques. Et de souligner : "Ayalon m’a demandé de me présenter à la tribune et de lui serrer la main pour lui montrer que je ne lui voue aucune animosité, mais je lui ai fait un geste de la main, lui signifiant que c’est lui qui doit descendre de la tribune". Les agences de presse ont relayé cette poignée de main intervenue au milieu des applaudissements. Ayalon avait auparavant accusé l’émir saoudien d’avoir été derrière la décision de l’écarter d’une commission regroupant des parties régionales en vue de discuter de la sécurité du Moyen-Orient. Il était prévu que cette commission regroupe des représentants d’Arabie Saoudite, d’Israël, de Turquie, d’Egypte, de Russie et des Etats-Unis. La commission a été, néanmoins, scindée en deux sous-commissions : la première regroupe les responsables saoudien, égyptien et turc et la deuxième les responsables israélien, russe et américain. Ayalon a commencé son allocution en faisant remarquer, "il paraît que l’émissaire d’un pays qui a beaucoup de pétrole ait exercé des pressions sur les organisateurs pour diviser la commission parce qu’il ne veut pas s’asseoir à nos côtés. Ceci prouve l’absence de respect mutuel et de tolérance, un point faible qui est au cœur des problèmes de la région". Mais l’émir saoudien a exclu qu’il ait été derrière la division de cette commission précisant que ceci fait suite au comportement insolent du vice-ministre israélien envers l’ambassadeur turc. Et Ayalon de répondre : "Turki a mis en doute mon honnêteté, s’il ne s’est pas réellement opposé à ma présence à ses côtés, je l’appelle à me serrer la main". Les deux hommes se sont ainsi rapprochés l’un de l’autre, et la poignée de main a eu lieu. Bien que l’émir al-Fayçal, ancien ambassadeur d’Arabie saoudite à Londres et à Washington, n’occupe pas de poste officiel, il mène toutefois des missions diplomatiques pour le compte du gouvernement saoudien. GlobalNet/ Tunisie .
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