Le nouveau patron de la Défense américaine loue l’Arabie saoudite et condamne l’Iran  20/04/2017

Le nouveau patron de la Défense américaine loue l’Arabie saoudite et condamne l’Iran











Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a salué le 19 avril le rôle joué au Moyen-Orient par l'Arabie saoudite, et affirmé la volonté américaine de contrer les efforts de l'Iran pour «déstabiliser» la région.

«Où que vous regardiez» au Moyen-Orient, «s'il y a des problèmes il y a l'Iran», a accusé le chef du Pentagone à Riyad, le 19 avril, après des rendez-vous avec le roi Salmane d'Arabie saoudite et le ministre de la Défense saoudien, le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane.

En revanche, Jim Mattis a loué les efforts de l'Arabie saoudite, chef de file des monarchies pétrolières du Golfe et puissance sunnite de la région, pour «restaurer la stabilité dans cette cruciale région du monde». «Il est dans notre intérêt de voir des forces armées et des services secrets saoudiens forts», a-t-il souligné.
Le conflit au Yémen

Pour autant, il n'a pas indiqué si les Etats-Unis comptaient renforcer leur soutien militaire à la coalition menée par l'Arabie saoudite, qui combat au Yémen les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran.

Les Etats-Unis cherchent avant tout au Yémen «à amener ce conflit dans des négociations sous l'égide des Nations unies, pour s'assurer qu'il se termine le plus tôt possible», a souligné secrétaire américain à la Défense.

Les responsables du Pentagone sont convaincus qu'il faut augmenter la pression militaire sur les Houthis pour les ramener à la table des négociations.

Mais les critiques internationales sur le grand nombre de victimes civiles occasionnées par les bombardements de la coalition arabe rendent plus difficile un engagement militaire accru de Washington au côté des Saoudiens et des Emiratis, les fers de lance de la coalition.

L'administration américaine n'a pas encore indiqué, par exemple, si elle allait revenir sur le gel de la fourniture de bombes à guidage de précision à l'Arabie saoudite, décidé en décembre dernier par l'administration Obama, inquiète du nombre de victimes civiles au Yémen.

Depuis l'intervention de la coalition en mars 2015, plus de 7 700 personnes (en majorité des civils) ont été tuées et 42 500 blessées dans le conflit au Yémen.

Toutes les médiations de l'ONU et sept accords de cessez-le-feu ont échoué.

L'administration Trump cherche à réchauffer les relations avec l'allié saoudien, qui s'étaient refroidies sous l'administration Obama. L'Arabie saoudite s'était notamment sentie marginalisée lors de la négociation de l'accord sur le nucléaire iranien, signé en juillet 2015 par le précédent gouvernement américain.
Donald Trump ne marche pas sur les traces de Barack Obama

L'administration Trump compte s'appuyer davantage sur Ryad pour mener sa politique au Moyen-Orient.

Le président des Etats-Unis a déjà reçu il y a quelques semaines à la Maison Blanche Mohammed ben Salmane. Et le président américain, pour l'instant peu friand de déplacements internationaux, pourrait se rendre en Arabie saoudite, selon Jim Mattis.

Riyad trouve une oreille désormais plus favorable à Washington avec l'administration Trump, qui ne cesse de dénoncer «l'influence néfaste» de l'Iran au Moyen-Orient.

«Nous devons empêcher l'effort de l'Iran pour déstabiliser» le Yémen et y créer «une nouvelle milice à l'image du Hezbollah», le groupe de combattants chiites libanais, a ainsi déclaré le secrétaire à la Défense américain.

Washington aimerait en outre que le royaume saoudien augmente sa participation à la campagne contre le groupe djihadiste sunnite Etat islamique (EI) en Irak et Syrie. La guerre contre l'EI reste «la priorité numéro 1» des militaires américains, a-t-il affirmé.

Jim Mattis s'est rendu à Ryad au premier jour d'une tournée au Moyen-Orient qui doit le mener également en Egypte, en Israël, au Qatar et à Djibouti en Afrique.

Certains experts conservateurs américains poussent la nouvelle administration américaine à travailler à la constitution d'un front commun contre l'Iran entre Israël et les pétromonarchies du Golfe qui, pour l'instant, n'ont pas de relations diplomatiques avec l'Etat hébreu.

https://francais.rt.com/international/37093-nouveau-patron-defense-americaine-loue-arabie-saoudite-et-descend-iran

Commentaires

1.Posté par Bahia le 20/04/2017 15:56 | Alerter
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Mais les pétromonarchies du Golfe sont Israel. Alors que Jim Matis continue à dormir sur les deux oreilles, il n'y a rien à craindre de la part de ces monarchies à deux sous. Ils sont les gardiens de la sécurité et la stabilité d'Israel. Que ces monarchies de pacotille continuent à se créer des ennemis pour pouvoir demander aux US et aux occidentaux de les protéger. Des pays aux ressources et richesses non négligeables qui ne peuvent se défendre eux-mêmes n'ont pas même pas le droit de s'appeler pays au sens propre du terme. Jim Mattis continuera à les flatter jusqu'à l'éternité et ils seront toujours contents comme des débiles. Les occidentaux vont les saigner jusqu'à la dernière goutte et ils risquent même de perdre leurs 'abayas'.
Qu'ils lisent ou relisent la fable de La Fontaine, 'Le corbeau et le renard'.

2.Posté par Zaheer le 21/04/2017 11:06 | Alerter
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Dire qu'il y a environ un an on nous conspuait lorsque qu'on disait que l'administration Trump sera pire que celle d'Obama. Vous êtes bien naïfs. Votre défendez des opportunistes, il est donc normal que vos positions soient si changeantes et fragiles...

3.Posté par Zaheer le 21/04/2017 11:36 | Alerter
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Vous défendez des opportunistes contre d'autres opportunistes. Votre ennemi est avant tout votre ego.

4.Posté par Saber le 21/04/2017 21:20 | Alerter
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'Le corbeau et le renard'. ?

Cette déclaration vaut bien quelques barils à bon marché.

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