Le n°1 de la Ligue islamique mondiale dénonce l'"islam politique", une "menace"  17/09/2019

Le n°1 de la Ligue islamique mondiale dénonce l'"islam politique", une "menace"














"Tous les musulmans en Europe devraient respecter les constitutions"

Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM) Mohammed Al-Issa, a affirmé mardi que "l'islam politique" représentait "une menace", assurant que son organisation avait "adopté une vision nouvelle pour faire face au fanatisme", lors d'une conférence à Paris.

L'ancien ministre saoudien de la Justice est depuis 2016 le dirigeant de l'organisation panislamique sunnite basée à La Mecque. Cette organisation est souvent considérée comme le bras diplomatique du royaume saoudien et financé par ses pétrodollars, ainsi que comme un instrument de diffusion du wahhabisme, version saoudienne et très puritaine de l'islam.

"Nous soutenons totalement le contenu de discours du président français M. Macron en avril dernier quand il a parlé de l'islam politique", a déclaré M. Al-Issa lors d'une Conférence internationale pour la paix, qui réunit des hauts dignitaires religieux de nombreux pays musulmans mais aussi les responsables français des cultes catholique, juif, protestant et orthodoxe.

"Comme l'a dit le président, cet islam politique représente une menace et une (source de) division dans la société", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de la LIM, qui était traduit de l'arabe en français, a insisté sur l'importance pour les musulmans de France de "respecte(r) la constitution de leur pays, ses lois, sa culture".

"Tous les musulmans en Europe devraient respecter les constitutions, les lois et les cultures des pays où ils vivent", a-t-il ajouté. "Ils ne devraient pas accepter l'importation de fatwas et des idées étrangères".

"Nous sommes là pour renforcer les efforts de cohésion sociale de la République française et nous refusons totalement toute (...) immixtion dans les affaires intérieures de tout pays et notamment dans les affaires religieuses", a-t-il aussi déclaré, assurant que son organisation était "internationale", "indépendante" et n'appartenait "à personne".

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/1568737392-le-n01-de-la-ligue-islamique-mondiale-denonce-l-islam-politique-une-menace?fbclid=IwAR0xQEmxIMFL88A34HB9mnBpaN6JeY9wLqEBWAJewAqfWNGmwvxw3PnipcU

Commentaires

1.Posté par Ferux le 17/09/2019 22:36 | Alerter
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Rien de nouveau dans la stratégie des Saoud, pseudo musulmans larbins d’Israël, il s'agit à tout pris d'éloigner les musulmans de la politique tout en finançant et en imposant le wahhabisme en France face à leurs frères ennemis Les frères musulmans. Cette stratégie a été élaborée par un de leurs "oulémas" Rabi’ Al Madkhali. Il est l'auteur d'un livre intitulé "Lumières islamiques sur les croyances et les pensées de Sayed Qotb", qui dénonce ce théoricien des Frères musulmans.

"Tous ces oulémas sont les représentants de l'islam d’État saoudien, constate Pascal MENORET, auteur de L’énigme saoudienne (La Découverte). Leurs positions sur l'islam sont avant tout conditionnées par leur statut de fonctionnaires saoudiens et leur soumission aux programmes gouvernementaux, y compris la lutte contre le terrorisme. L'insistance sur le rituel, la longueur des vêtements et les ablutions est aussi une manière de détourner les jeunes de la politique…"

Le Rapport Europe n° 172 du Crisis Groupe, intitulé « la France face à ses musulmans » publié en mars 2006 voulant faire le bilan des émeutes dans les banlieues françaises décrit Rabi’ al Madkhali comme un leader de la «dépolitisation» d’une partie des musulmans français ; « Le salafisme cheykhisme : une religiosité de sortie du politique : Rabî’al- Madkhali, la référence principale du salafisme shaykhiste en France. (…) En effet, les premiers retours en France vers 1995 d’étudiants, dont l’Arabie Saoudite a financé les études sur son sol, conduisent à la constitution d’un salafisme résolument apolitique, le salafisme shaykhiste. Celui-ci relaie le discours des théologiens saoudiens dominé par le courant “madkhaliste”… »

Le directeur de l’observatoire des pays arabes, Antoine Basbous, dans son livre l’Islamisme une révolution avortée, en parlant de cette tendance « salafiste » pro-gouvernemental, il note que : « D’autre part leurs enseignements sont extrêmement favorables aux pouvoirs établis. […] Il est inconcevable de remettre en cause la personne du chef de l’exécutif, les croyants doivent se soumettre inconditionnellement à sa volonté, et nulle opposition au prince n’est tolérée. Ce devoir a été enfin énoncé par un courant salafiste très récent, l’école jamite, pour venir au secours de la dynastie. Fondée par Cheikh Amane Al Jami, elle est également animée par un professeur de l’université islamique de Médine, Rabi’ Al Madkhali : ce clan constitue le parti inconditionnel du pouvoir… »

Guillaume Dasquie auteur du livre Al Quaïda vaincra nous explique selon lui qu’il y a deux tendances salafistes et note que : « Cette distinction se retrouve naturellement en France dans la mouvance salafiste qui se divise principalement en deux tendances. L'une se réclame du Saoudien Rabi al Madkhali et Condamne les écrits de Sayyid Qotb. Elle se défend de faire de la politique et prône l'obéissance aux gouvernements en place. »

Jarret M. Brachman et William F. Mccants ont rédigé un rapport intitulé « Voler Le jeu d’Al Qaïda » publié en février 2006 par un centre d’étude de la prestigieuse académie militaire américaine de West Point. Ils y écrivent « Al Madkhali n’est ni vraiment connu en occident, ni plus très influent en Arabie saoudite. Mais dans les années 90, il y était une personnalité réellement prépondérante (il possède encore un large échantillon de partisans parmi les musulmans en Europe). Cette influence provient, pour beaucoup, de l’appui qu’il a reçu du gouvernement saoudien. Pendant et après la première guerre du Golfe, le régime saoudien fit face à une opposition féroce de la part des leaders de la Sahwa (un courant politique actif rangé par le Wahhabisme) pour avoir permis le stationnement des troupes U.S dans le pays. Ces chefs eurent énormément de suivants, particulièrement parmi les jeunes. Pour amortir leur appel, le gouvernement arrêta les têtes du mouvement et a fortement soutenu Al Madkhali, ce pilier du régime professait le quiétisme, et, encore plus, il détourna d’une manière effective les recrues potentielles de la Sahwa.
Ce rapport étant commandé par des experts politico-militaires à des universitaires, ils recherchent avant tout des plans d’actions à mettre en oeuvre, or Jarret M. Brachman et William F. Mccants après avoir compris les intérêts qu’ils peuvent tirés du madkhalisme énoncent : "Les Etats-Unis doivent sérieusement et discrètement soutenir les dignitaires et les structures religieuses qui pourraient efficacement concurrencer le mouvement djihadiste, en termes d’influence sur les masses ou bien de popularité parmi les jeunes. (…)".

Tous ces analystes savent que le coté politique de la prédication de Rabi’ Al Madkhali vise a appeler les musulmans à se soumettre sans condition aux chefs d’état arabes, ces experts savent aussi que tous ces chefs d’états étant leurs alliés, sous contrôle, assurant la pérennité de leurs intérêts, ils comprennent parfaitement bien que Rabi’ Al Madkhali oeuvre donc indirectement à réaliser leur stratégie de domination occidentale, en cassant tout esprit activiste et contestataire chez les musulmans.

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