La Turquie dénonce le rôle de la diaspora juive dans les manifestations antigouvernementales  02/07/2013

La Turquie dénonce le rôle de la diaspora juive dans les manifestations antigouvernementales







ANKARA - Le vice-Premier ministre turc Besir Atalay a accusé la diaspora juive d'avoir participé à l'organisation des manifestations contre le régime islamo-conservateur turc, a rapporté mardi la presse turque.

Les incidents du parc Gezi (à Istanbul) (...) ont été orchestrés par la diaspora juive, qui a été active dans cet événement, a dit M. Atalay cité par le quotidien Hürriyet.

M. Atalay a également mis en cause la presse internationale et des forces étrangères, dont il n'a pas détaillé la composition, pour avoir participé à la déstabilisation de la Turquie lors de la fronde qui a secoué pendant plus de trois semaines la Turquie.

La Turquie n'est plus ce qu'elle était auparavant, a-t-il toutefois souligné, tout le monde est au courant de ce qui se passe.

Ces dernières semaines, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a, lui, pointé du doigt la responsabilité d'un lobby financier ou d'un lobby des taux d'intérêt, accusé d'avoir tiré profit de la contestation en Turquie, un pays émergent et une destination importante des capitaux étrangers.

Plus de 2,5 millions de personnes sont descendues dans la rue dans près de 80 villes du pays pendant les trois semaines qui ont suivi le 31 mai, selon des estimations de la police révélées dans la presse.

Ces manifestations dirigées contre M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir islamiser la société turque, ont coûté la vie à quatre personnes --trois manifestants et un policier-- et en ont blessé près de 8.000 autres, selon l'Association des médecins.

Les propos de M. Atalay interviennent alors que la Turquie négocie avec Israël l'indemnisation de neuf victimes turques d'un raid israélien meurtrier en mai 2010 sur un navire qui tentait de briser le blocus maritime imposé par l'Etat hébreu à Gaza.

Ce raid a profondément affecté les relations entre les deux pays, jusqu'à ce que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu présente ses excuses aux autorités turques en mars dernier.



Nouveau commentaire :



Publicité

Brèves



Commentaires