La Corée du Sud pourrait renvoyer le bouclier antimissile THAAD aux Etats-Unis  18/05/2017

La Corée du Sud pourrait renvoyer le bouclier antimissile THAAD aux Etats-Unis











Des responsables démocrates sud-coréens estime que Séoul pourrait rendre à Washington son système de défense THAAD, dont certains éléments ont déjà été déployés dans le pays, s’il s'avère que son installation viole la loi sud-coréenne.

«Il faut examiner les problèmes liés au système de défense THAAD, et notamment la possibilité de le renvoyer, s’il s'avère que la législation sud-coréenne a été violée lors de son déploiement», a déclaré Woo Sang-ho, du parti démocrate sud-coréen, cité par l'agence de presse RIA Novosti. Il a d'ailleurs souligné que le parlement sud-coréen n’avait pas examiné au préalable la question du déploiement du bouclier antimissile américain dans le pays. La décision de son installation n'avait qu'été annoncée en juillet 2016 après des négociations entre les Défenses sud-coréenne et américaine.

Le parti démocrate se prononce pour la suspension du déploiement THAAD en Corée du Sud car, selon ses députés, l’ancienne administration conservatrice n’a pas su convaincre la population de la nécessité de cette mesure et a agi unilatéralement, violant ainsi les lois sud-coréennes.

Les tensions autour du THAAD se sont intensifiées après les propos de Donald Trump, fin avril, selon lesquels Séoul devrait payer un milliard de dollars pour abriter le bouclier antimissile américain. La Corée du Sud a qualifié ces propos de violation des accords conclus entre les deux pays, selon lesquels Washington devait assumer tous les frais liés à ce déploiement, Séoul fournissant le territoire pour le THAAD.

Ce bouclier antimissile est capable d’intercepter et de détruire des missiles balistiques pendant leur vol hors de l'atmosphère ou dans l'atmosphère pendant leur descente. Selon Washington, le déploiement du système en Corée du Sud a pour objectif de faire face aux menaces émanant de Pyongyang qui se livre à de nombreux essais balistiques. Cette décision est loin de faire l'unanimité dans la région. La Chine et la Russie ont exprimé leur mécontentement, appelant les différents protagonistes de cette crise à la «retenue».

Les premières pièces du nouveau système anti-missile THAAD, arrivées en Corée du Sud le 26 avril, ont suscité des échauffourées entre la police et des manifestants s'opposant à son déploiement.

La Corée du Sud entend rouvrir un dialogue avec le Nord

Le ministère sud-coréen de l’Unification a déclaré le 17 mai la nécessité de rétablir la ligne téléphonique avec Pyongyang. «Le gouvernement estime qu’il est nécessaire de rouvrir la chaîne de dialogue intercoréen. Le ministère examine les moyens de son rétablissement», a dit un responsable sud-coréen sans préciser plus de détails.

En même temps, le nouveau président sud- coréen Moon Jae-In a évoqué une «possibilité élevée» de conflit avec le Nord et a prévenu que les programmes balistique et nucléaire du Nord «avançaient rapidement». «Je ne tolèrerai jamais les provocations du Nord et ses menaces nucléaires», a-t-il dit lors d'une visite au ministère de la Défense, appelant son armée à adopter une «position défensive infaillible».

Nord et Sud sont toujours techniquement en guerre, car le conflit de 1950-1953 a été ponctué par un armistice, et non par un traité de paix.

https://francais.rt.com/international/38545-coree-sud-renvoyer-thaad-etats-unis

Commentaires

1.Posté par Bina le 18/05/2017 22:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Pays colonisé par les yankees qui détruisent littéralement sa culture et ses traditions.Un pays qui sert de laboratoire géant à ciel ouvert aux yankees.......La Corée du Sud a été créée en 1948....le 4 juin 1886 signature du traité d’amitié et de commerce entre la France et la Corée.....comment est-ce arrivé je vous laisse le découvrir....l'histoire se répète toujours de la même manière avec les MÊMES protagonistes...bref...


Après avoir prêté serment devant l'Assemblée nationale le 10 mai 2017 (soit le lendemain du scrutin), le Président Moon Jae-in a immédiatement procédé à de premières nominations : Lee Nak-yon au poste de Premier ministre, Suh Hoon à la direction des services de renseignement (NIS), Im Jong-seok comme secrétaire général de la présidence et Joo Young-hoon comme responsable de la sécurité pour la présidence de la République. Le changement immédiat à la direction du NIS - ainsi que la volonté affirmée de mettre fin aux ingérences du NIS dans la vie politique sud-coréenne - est le signe manifeste d'une volonté de démocratisation, tandis que le choix d'un spécialiste des questions intercoréennes sous les précédentes administrations démocrates traduit l'idée que le NIS pourrait cesser d'être un bras armé des lobbies anti-Corée du Nord.

S'agissant plus généralement des relations diplomatiques, Moon Jae-in a exprimé la volonté de renouer le dialogue et les échanges Nord-Sud pratiquement réduits à néant après neuf ans d'administrations conservatrices (2008-2017), en poursuivant par le dialogue plus que par la coercition et les sanctions l'objectif de dénucléariser la péninsule coréenne. Il souhaite la reprise des réunions de familles séparées, la réouverture de la zone économique de Kaesong ainsi que du tourisme intercoréen dans les monts Kumgang.

Sur le déploiement du système américain de missiles THAAD, Moon Jae-in souhaite l'engagement d'une négociation avec les Etats-Unis et la Chine, la seconde étant fermement opposée au dispositif THAAD qui rompt l'équilibre stratégique en Asie du Nord-Est. L'installation de THAAD a été suspendue dès l'élection, après avoir été accélérée dans les semaines précédant le scrutin - tandis que l'administration Trump a exprimé sa volonté de faire participer davantage la Corée du Sud au paiement de ce dispositif de sécurité. Un sommet Moon-Trump est ainsi évoqué.

Par ailleurs, au moment où les différentes parties (notamment Pyongyang et Washington) ont parlé de la possibilité de renouer le dialogue sous certaines conditions (restant à préciser), il ne fait guère de doutes que tant la RPDC que les Etats-Unis font monter les enchères pour aborder d'éventuelles négociations dans la meilleure position possible - même si les initiatives prises de part et d'autre n'encouragent pas de retour au dialogue, tout du moins à court terme. Pour ce faire, sans doute faudra-t-il au moins attendre la fin des manoeuvres militaires en cours conduites par Washington et Séoul.

2.Posté par Bina le 19/05/2017 19:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Pour éviter les quiproquos et/ou une mauvaise interprétation sur le début de mon commentaire je vais juste rajouter un indice temporel, celui de la date de la révolution française ou/et le début de la séparation de l'église et l'état. Parce qu'il y a paradoxe et contradiction..... ..à cette époque c'était le Catholicisme qui était utilisé.........comme aujourd'hui avec l'Islam et les missionnaires/mercenaires de daesh 2en1 et l'EI (espions infiltrés).

Nouveau commentaire :


Publicité

Brèves



Commentaires