La Chine et Israël, futurs partenaires dans la production de viande in vitro ?  18/09/2017

La Chine et Israël, futurs partenaires dans la production de viande in vitro ?





Pékin a conclu un accord commercial avec Israël qui devrait lui permettre d'investir dans des sociétés spécialisées dans la recherche sur la viande artificielle, créée à partir de cellules animales. La Chine en est un marché potentiel considérable.

L'Etat d'Israël a signé le 11 septembre un accord commercial d'une valeur de 300 millions de dollars avec la Chine. Il devrait permettre à cette dernière de coopérer avec des compagnies israéliennes dans le domaine de la recherche sur les technologies permettant de réduire son impact environnemental.

Parmi les domaines concernés, on retrouverait notamment celui de la viande artificielle ou viande produite in vitro, selon le magazine Quartz. La production de cette viande, élaborée en laboratoire à partir de cellules animales, permettrait à terme de limiter l'impact environnemental de l'élevage intensif, responsable d'une part significative des émissions de gaz à effet de serre.

Par cet accord, la Chine, qui manifeste une volonté de plus en plus importante de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre, souhaite bénéficier en priorité de la recherche sur ces technologies. Israël compte en effet trois des huit entreprises du monde spécialisées dans la recherche et le développement de la culture de viande in vitro : SuperMeat, Future Meat Technologies et Meat the Future.

Quant à la Chine, qui a importé pour plus de 10 milliards de dollars de viande en 2016 selon le Centre du commerce international (une branche de l'Organisation mondiale du commerce), elle représente un marché potentiel considérable pour ce produit.

«C'est une formidable opportunité commerciale», s'est ainsi félicité Bruce Friedrich, réalisateur du célèbre documentaire choc Meet Your Meat et dirigeant du lobby américain The Good Food Institute, qui fait la promotion du développement d'une production alimentaire alternative, et notamment de la viande in vitro.

«Cet accord pourrait mettre la viande [in vitro] dans le radar des autorités chinoises qui ont la capacité d'investir des milliards de dollars dans ces technologies», a-t-il par ailleurs espéré.

L'accord, signé le 11 septembre à Pékin entre Israël et la Chine, a vocation, selon les deux pays, à permettre à leurs deux économies de se développer dans le secteur des nouvelles technologies environnementales, en permettant des coopérations entre des sociétés chinoises et israéliennes.

Du côté des défenseurs des droits des animaux, si certains se félicitent du développement de la viande in vitro comme alternative à l'élevage, d'autres militent pour une alimentation totalement végétalisée, peu importe que la viande provienne d'une culture de cellules ou d'un animal bien vivant.

https://francais.rt.com/economie/43311-chine-investit-dans-recherche-israelienne-viande-in-vitro











Commentaires

1.Posté par Bina le 18/09/2017 20:36 | Alerter
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Is***-hell est l'un des seul pays à consommer des poulets (OGM) de 4-5 kilos. Le poids normal d'une volaille est entre 700grammes et 1.6 kg.

Je ne sais pas si vous avez entendu parler du film yankee-coréen OKJA où le clonage d'un hippopotame et un cochon a été fait pour apporter plus de viande et combler une demande plus croissante.
Et bien, c'est une réalité. Les chinois et les coréens ont déposé le brevet et cette viande pourrait être bientôt commercialisée.

2.Posté par Bina le 18/09/2017 21:22 | Alerter
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Selon Muming Poo, directeur de l'Institut des neurosciences de l'Académie chinoise des sciences, la Chine envisage de lancer sa propre version de BRAIN, ou Brain Research through Advancing Innovative Neurotechnologies (Recherche sur le cerveau par le biais de progrès des neurotechnologies innovantes), à la fin de cette année.

Le projet China Brain était en phase de planification depuis trois ans et est à présent inclus dans le cadre d'un projet scientifique et technologique clé du 13e Plan quinquennal (2016-2020), a précisé M. Poo à China Business News.

En 2015, des scientifiques chinois ont proposé une recherche ciblée sur la base neurale de la fonction cognitive, avec comme objectifs supplémentaires l'amélioration du diagnostic et de la prévention des maladies cérébrales et la recherche sur l'intelligence artificielle grâce à l'informatique et à la simulation systémique.

D'après M. Poo, les investissements de la Chine dans le projet devraient être équivalents au montant alloué à l'initiative américaine BRAIN, annoncée par l'administration Obama en 2013, et la Chine devrait également encourager la participation du capital privé, bien que les détails restent encore à déterminer.

Les scientifiques estiment que le projet China Brain devrait permettre d'augmenter la compréhension des causes de la maladie d'Alhzeimer, de la dépression et d'autres maladies, et de contribuer également à l'essor de l'intelligence artificielle en Chine.

L'Académie chinoise des sciences a lancé son projet Mapping Brain Functional Connections (MBFC) en 2012 pour se concentrer sur l'analyse et la simulation des voies de connexion et la structure du réseau de fonctions spécifiques du cerveau.

Yang Xiongli, un universitaire de l'Université Fudan, pense quant à lui que la recherche et l'application sur le cerveau pourraient favoriser le développement de nombreux domaines.

À l'heure actuelle, la Chine est en retard dans les projets de recherche sur le cerveau. Wang Zuoren, chef adjoint du Parti à l'Institut des neurosciences, a ainsi précisé que les États-Unis investissent 5 milliards de Dollars par année dans les neurosciences -le capital privé est exclu- alors que la Chine investit seulement 200 millions de Yuans.

Dans un article publié le mois dernier, M. Poo avait écrit que la Chine avait pour ambition de jouer un rôle de premier plan dans la recherche sur le cerveau d'ici 15 ans.

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