L'euro dégringole face au dollar, entrainé par l'effondrement de la devise turque  10/08/2018

L'euro dégringole face au dollar, entrainé par l'effondrement de la devise turque


















L'euro chutait vendredi à un plus bas en treize mois face au dollar, entraîné par l'effondrement de la livre turque.

Vers 14H15 GMT (16H15 HEC), la monnaie unique européenne s'échangeait à 1,1443 dollar, contre 1,1527 dollar jeudi vers 21H00 GMT. Vers 13H30 GMT, l'euro est tombé jusqu'à 1,1415 dollar, son plus bas niveau depuis juillet 2017.

La devise européenne baissait face au yen à 126,91 yens après être tombé, vers 13H30 GMT également, à 126,44 yens, son plus bas depuis fin mai. Jeudi soir, un euro valait 128,05 yens.

Le dollar était en baisse face au yen à 110,90 yens, contre 111,08 yens la veille.

La livre turque vivait une journée noire vendredi, creusant ses plus bas historiques face au dollar. Vers 14H15 GMT, la monnaie turque valait 6,3400 livres pour un dollar, en baisse de 14%, quelques minutes après être tombée à 6,8703 livres pour un dollar (soit une baisse de presque 24% par rapport au cours de jeudi à 21H00 GMT).

Si la chute avait été freinée en cours d'échanges européens, la devise turque a de nouveau plongé après que le président Recep Tayyip Erdogan a appelé ses concitoyens à échanger leurs devises étrangères pour lutter contre la "guerre économique", alors que les marchés attendaient des mesures fortes pour soutenir la monnaie nationale.

Donald Trump, de son côté, a annoncé avoir autorisé le "doublement" des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium, alors que les relations entre les deux pays alliés, déjà tendues, se sont encore récemment détériorées avec le cas du pasteur américain Andrew Brunson, jugé en Turquie pour des liens présumés avec des groupes "terroristes".

La livre turque a entrainé l'euro dans sa chute, alors qu'un article publié par le Financial Times rapporte que la Banque centrale européenne s'inquiète d'une éventuelle exposition de certaines banques européennes, très présentes en Turquie.

"+Contagion+ est maintenant le maitre mot, alors que les marchés, entravés par la faible liquidité estivale, se demandent quelle sera la prochaine étape", a jugé Chris Beauchamp, analyste pour IG.

Des Allemandes Deutsche Bank et Commerzbank aux Italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo, en passant par l'Espagnole Santander, les actions de grandes banques européennes évoluaient dans le rouge vendredi.

Mais selon Derek Halpenny, analyste pour MUFG, les éléments attestant d'une contagion de la crise turque aux banques européennes restent "très limités".

Outre les tensions turco-américaines, les marchés s'inquiètent des orientations de la politique économique du président Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour contrer une inflation qui a pourtant atteint près de 16% en juillet en rythme annuel.

La livre turque, dont la valeur a fondu de plus d'un tiers depuis le début de l'année et qui évolue à ses plus bas historiques face au dollar, avait déjà perdu plus de 5% face au dollar jeudi.

"La raison de la faiblesse de la livre turque est la vision non orthodoxe de Recep Erdogan sur la politique monétaire, le président ignorant la sagesse populaire que des taux d'intérêt plus élevés sont nécessaires pour ralentir la courbe de l'inflation", a expliqué David Cheetham, analyste pour XTB.

Côté indicateurs, les analystes digéraient l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis, qui a avancé de 0,2% en juillet en données corrigées des variations saisonnières par rapport à juin, comme cela était attendu. L'inflation s'est maintenue à 2,9% sur un an, au plus haut depuis 2012.

Quant au Royaume-Uni, la croissance économique du pays a accéléré à 0,4% au deuxième trimestre, après un mauvais début d'année.

Mais "qui s'intéresse aux données économiques britanniques?", ont fait mine de s'interroger les analystes de Commerzbank, jugeant que l'évolution de la livre était uniquement déterminée par les développements sur le Brexit.

Les craintes d'une sortie du pays de l'UE sans accord pèsent de plus en plus sur la devise britannique. Vendredi, celle-ci baissait encore face au dollar, touchant un nouveau plus bas depuis juin 2017 à 1,2736 dollar. Elle se reprenait en revanche face à l'euro.

Vers 14H15 GMT, l'once d'or valait 1.216,18 dollars contre 1.212,45 dollars jeudi à 21H00 GMT.

La monnaie chinoise valait 6,8303 yuans pour un dollar contre 6,8210 yuans la veille à 15H30 GMT.

Le bitcoin valait 6.442,27 dollars, contre 6.507,67 dollars jeudi soir, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Cours de vendredi Cours de jeudi

14H15 GMT 21H00 GMT

EUR/USD 1,1443 1,1527

EUR/JPY 126,91 128,05

EUR/CHF 1,1367 1,1455

EUR/GBP 0,8965 0,8988

USD/JPY 110,90 111,08

USD/CHF 0,9931 0,9936

GBP/USD 1,2766 1,2824

(AWP / 10.08.2018 17h08) https://www.romandie.com/news/L-euro-d-gringole-face-au-dollar-entrain-par-l-effondrement-de-la-devise/944369.rom

Commentaires

1.Posté par Saber le 10/08/2018 21:52 | Alerter
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La guerre des monnaies de singes.

2.Posté par YYY le 10/08/2018 22:39 | Alerter
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La Turquie n'est pas la cause à elle seule.
Et les facteurs occultés qui causent la chute de l'Europe !?
Tel l'embargo sur l'Iran qui coûte énormément aux européens...
Telles les nouvelles sanctions projetées contre la Russie qui coûtent déjà aux économies européennes...
Telles celles contre la Chine en cours et à venir...

La Trompette piaille twitt twett, ils exécutent !? Et malgré ça, hop par dessus bord sans considéra-sion !!!
L'Amérique d'abord à bord, les autres par dessus bord.

De cette manière, ils pensent remettre le compteur de la dette à 0, (cad voler ceux qui ne sont pas américains et qui ont des dollars.
Avec 1 600 000 000 000 milliards = 1600 Mds$ de dettes en plus chaque année il y a de quoi s'inquiéter.
Sur les 10 prochaines années, la dette fédérale devrait augmenter de 21 000 Mds$ à 37 000 Mds$.
https://www.alterinfo.net/Le-roi-de-le-dette-fait-son-show_a140188.html

Sauf que certains fabriquent des bateaux de sauvetage, Le Brics, Le Yuan...
https://www.alterinfo.net/Transactions-financieres-une-partie-des-BRICS-tentent-de-court-circuiter-l-Occident_a140222.html

3.Posté par Saber le 11/08/2018 20:47 | Alerter
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Le PIB mondial s'élève à 60 000 Milliards de dollars environ et la dette du monstre us-sion est aux alentours de 1 600 000 Milliards de dollars. L'économie de l'empire en déclin n'a plus aucun sens comme l’Europe aussi.

4.Posté par YYY le 11/08/2018 22:41 | Alerter
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La situation des Usa est catastrophique comment peuvent-ils cautionner les dettes mondiales en dollars, c’est impossible.
La Bull financière va imploser et exploser. Les dragons Bull vont s’envoler.
Le monde court a grande vitesse vers sa perte.

5.Posté par Saber le 11/08/2018 23:28 | Alerter
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Le monde court a grande vitesse vers sa perte. ?

C'est bien pour ça que la haute finance sioniste veut supprimer le cash pour faire un reset sur la totalité de leurs dettes stratosphériques.

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