L’Algérie reconnaît "Haftar" comme commandant général de l'armée libyenne  09/05/2017

L’Algérie reconnaît "Haftar" comme commandant général de l'armée libyenne










Les autorités algériennes et le Gouvernement d’entente nationale de Libye ont annoncé que le maréchal Khalifa Haftar était le commandant général de l’armée libyenne et affirmé que les tournées effectuées par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel dans nombre de villes libyennes étaient « organisées avec l’accord et en coordination avec les autorités libyennes».

«Haftar est indiscutablement le commandant général de l’armée libyenne… », a affirmé le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes en marge de la 11e réunion ministérielle des pays voisins de la Libye, tenue lundi au Centre international des conférences (CIC) « Abdelatif Rahal ».

Abondant dans le même sens, le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohammed Tahar Siyala a tenu à rappeler que « Khalifa Haftar est assurément le commandant général de l’armée libyenne ». Cette déclaration est de nature à mettre fin à la division au sein de l’armée libyenne, en l’occurrence entre Abdeslam Djadallah qui mène l’opération « Al-Bounian Al-Marsous » (architecture blindée) d’un côté, et le maréchal Khalifa Haftar qui conduit l’opération « Al Karama » (dignité).

S’agissant des menaces de la Commission de défense et de la Sécurité nationale au Parlement de Tobrouk au lendemain de sa visite effectuée au sud de la Libye, Messahel a dit: «Ma visite a été saluée par tous les Libyens. J’ai commencé par l’est, puis l’ouest et enfin le sud. A Benghazi, j’ai vu des scènes qui m’ont marqué».

«J’ai observé des scènes totalement différentes de celles rapportées par les médias. Certes il y a des problèmes, mais d’une intensité différente à celle dont certains en parlent », a-t-il également fait savoir, ajoutant avoir assisté à un match de football. C’est dire qu’il n’existe pas « un important fossé entre les habitants de l’est et ceux de l’ouest (Libye) ».

Par ailleurs, il a affirmé que l’Algérie et lui-même n’avaient pas de problème avec les Libyens, et que l’Algérie à travers ses efforts en faveur du règlement de la crise libyenne « ne recherche pas la gloire », dont l’objectif est la réconciliation des enfants du même pats.

Dans le même sillage, le chef de la diplomatie libyenne a indiqué que « Messahel est le bienvenu en Libye et la visite effectuée par notre frère et ami Abdelkader Messahel a été préparée et coordonnée avec le conseil présidentiel et le gouvernement d'Union nationale », ajoutant que «nous étions préalablement informés du programme et des régions où il devait se rendre».

Mohammed Tahar Siyala a aussi souligné l’importance de ces visites et des résultats obtenus, affirmant « nous nous en félicitons et sommes hautement satisfaits ».

Sur l’intervention étrangère, le responsable libyen a noté que «s’il n'y avait pas eu d'intervention étrangère pour appuyer certaines parties et des soutiens médiatiques en faveur de certains points de vue, les Libyens auraient réglé leur problème depuis longtemps», soutenant que « le problème n'est pas vraiment complexe mais quand on attise le feu, il est difficile de l'éteindre et c'est pour cela que nous avons fait appel aux pays voisins et aux Nations unies».

Ont pris par à la conférence de presse animée par Abdelkader Messahel, l’émissaire des Nations unies, chef de la mission pour la Libye, Martin Kobler et le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohammed Tahar Siyala.

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/522436.html

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