Eric Zemmour définitivement condamné pour des propos anti-musulmans  19/09/2019

Eric Zemmour définitivement condamné pour des propos anti-musulmans





















La Cour de cassation a rejeté le pourvoi du polémiste contre sa condamnation par la cour d’appel de Paris le 3 mai 2018.

Le polémiste Éric Zemmour est définitivement condamné à 3000 euros d’amende pour provocation à la haine religieuse après des propos anti-musulmans tenus en 2016, après le rejet de son pourvoi en cassation.

Lors de l’émission "C à vous" diffusée le 6 septembre 2016 sur France 5, il avait notamment estimé qu’il fallait donner aux musulmans "le choix entre l’islam et la France". Il avait également affirmé que la France vivait "depuis trente ans une invasion" et que "dans d’innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées" se jouait une "lutte pour islamiser un territoire", "un jihad"

La cour d’appel avait estimé que ces deux passages "visent les musulmans dans leur globalité et contiennent une exhortation implicite à la discrimination". Il avait également été condamné à verser un euro symbolique à l’association CAPJPO EuroPalestine, qui avait engagé les poursuites, et 1000 euros au titre des frais de justice, ceux-ci venant s’ajouter aux 2000 euros prononcés en première instance en 2017.

Déjà condamné en 2011

Mardi, la Cour de cassation a estimé que la cour d’appel "a exactement retenu que, par leur sens et leur portée, les propos incriminés, qui désignaient tous les musulmans se trouvant en France comme des envahisseurs et leur intimaient l’obligation de renoncer à leur religion ou de quitter le territoire de la République, contenaient un appel à la discrimination". À l’issue de ce pourvoi, Eric Zemmour devra payer 2500 euros supplémentaires à l’association au titre des frais de justice.

Éric Zemmour a déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine, après avoir déclaré à la télévision que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait". En revanche, poursuivi pour avoir notamment affirmé dans un journal italien que les musulmans "ont leur code civil, c’est le Coran", il avait été relaxé en appel l’an dernier.


Affaire du clip de rap Gilets jaunes : Alain Soral condamné à deux ans de prison

Alain Soral condamné à deux ans de prison et 171 000 euros pour être le président d’Égalité & Réconciliation et à cause d’un rap Gilet jaune

Aujourd’hui, 19 septembre 2019, le tribunal correctionnel de Bobigny condamne l’écrivain Alain Soral à deux ans d’emprisonnement dont six mois assortis du sursis avec mise à l’épreuve pour une durée de trois ans. L’épreuve consiste en trois mesures : 210 heures de travaux d’intérêt général, soit pour un temps plein un mois et demi de travaux forcés, suppression de la publication incriminée sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et indemnisation des « victimes ». Le total des condamnations pécuniaires pourrait dépasser les 171 000 euros : 45 000 euros d’amende, publication du jugement dans le journal Le Monde pendant 15 jours (en estimant à 4 000 euros chaque publication, car le prix du caractère, espaces comprises, est astronomique) et surtout 10 000 euros à verser en réparation à chaque partie civile dont les frais d’avocats sont pris en charge par Alain Soral à hauteur de 1 000 euros (les parties civile étaient six (Licra, Uejf, SOS Racisme, J’accuse, Mrap et Ldh).

L’écrivain est condamné uniquement parce qu’en tant que fondateur et président de l’association Égalité & Réconciliation il est tenu pour être le directeur de la publication du site éponyme, responsable donc des publications incriminées. En fait de publication il s’agissait d’un clip de rap, le rap des Gilets jaunes. Un rap dans lequel rien n’apparaissait comme répréhensible au premier abord. Mais les associations qui avaient déclenché les poursuites sur citation directe prétendaient décoder les propos et images : le brasero d’un rond-point Gilet jaune devenait à leur yeux « un bûcher », le mot parasite était traduit comme volonté d’extermination totale et les photos de Rothshild, Attali, BHL et Drahi qu’on y jetait devenaient « l’oligarchie juive » dont « le projet de domination » apparaissait par la référence à la Palestine et à la chaîne i24news. Quinze secondes d’images sur un clip de quatre minutes et trente-deux secondes ont convaincu les magistrats de Bobigny. Isolées et surtout décodées, ces images et ces propos étaient par magie devenues diffamation du Juif, injure envers le Juif et provocation à la haine contre le Juif.

Avec de tels procédés le message est clair : personne dans ce pays, quels que soient les propos qu’il tient, ou même qu’il ne tient pas, qu’il les ait tenus il y a deux heures ou trente ans, qu’il les assume ou les nie, misérable ou chef de l’État (pensons au sort fait à Mitterrand sur la fin), plus personne n’est à l’abri de la calomnie. Vous et moi risquons d’être jetés publiquement en pâture à la vindicte des aveugles et des sourds qui tiennent ce malheureux pays. Les radios, les chaînes et la presse nous dénonceront à l’Opinion et armeront le bras du premier écervelé venu. Car comme le disait Hazziza : « Notre Justice à nous va passer. »

https://www.sudouest.fr/2019/09/19/eric-zemmour-definitivement-condamne-pour-des-propos-anti-musulmans-6586092-4697.php
https://www.egaliteetreconciliation.fr/Affaire-du-clip-de-rap-Gilets-jaunes-Alain-Soral-condamne-a-deux-ans-de-prison-56308.html

Commentaires

1.Posté par Ferux le 19/09/2019 22:06 | Alerter
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Pour sensiblement les mêmes faits : provocation à la haine raciale, Alain Soral a été condamné à vingt-quatre mois de prison, dont dix-huit mois ferme, et 45 000 euros d’amende !! Il fait vraiment bon d'être juif en France, ça ouvre même les portes de prison (Balkany patience, ta libération ne va pas tarder).

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